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˜˜˜˜˜˜heïnrik ♣ criminal mind
maybe life should be about more than just surviving


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28/07/2015 avengedinchains 1139 Rose Leslie sign by ALAS Mercenaire et voleuse 70
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Sujet: heïnrik ♣ criminal mind
Mer 8 Fév - 23:45



CRIMINAL MIND
astrid&heïnrik
La liste de cibles à attraper pour faire grossir le stock d’or est impressionnante. Elle a tout noté, ce n’est pas comme si elle avait le choix. Le gros crayon noir a pris un sale coup dans la gueule, pour tout dire. Mais il ne risque pas d’en faire tout un foin parce que les choses sont comme elles sont. C’est énervant, mais il n’y a rien de plus à en dire, parce que ça ne servirait pas vraiment à grand-chose. Faut dire qu’elle prend tout. Absolument tout ce qu’on peut bien lui confier. Elle n’est pas difficile ? Si. Horriblement. Mais l’appât du gain a toujours eu un pouvoir insupportable. Elle n’a jamais rien pu faire contre ça. Elle fait avec, si on peut vraiment le dire ainsi. Et il n’y a rien de plus à en dire parce que les choses sont comme elles sont. C’est pas toujours évident. Parfois, elle ne trouve pas ce qu’il faut, parfois, elle ne sait pas quoi faire. C’est énervant, mais... Qu’est-ce qu’elle pourrait en dire, hein ? La jeune femme aime l’or, tout ce que ça lui apporte. Ça brille, c’est joli, et elle le stocke dans un coin parce que c’est presque devenu un besoin, si on peut le dire comme ça. Mais au moins, à chaque arbre passé, la jeune femme peut tomber sur quelqu’un à ramener à la maison. C’est con, bien sûr, mais plus il y a de personnes à capturer, plus il devient possible d’en prendre un. L’idée est peut-être stupide mais les choses sont comme elles sont et il n’y a rien de plus à en dire. C’est mieux comme ça oui. Mais bon.

En parallèle à ça, il faut bien avouer que la jeune femme ne passe pas tout son temps à courir après eux. Sa vie ne se résume pas à la capture des gens, et c’est bien mieux comme ça. Parce que mine de rien, la rousse, elle aime crapahuter au cœur de la forêt. Lorsque les températures s’y prêtent, elle aime même aller se baigner dans la rivière. Elle profite de toutes ces petites choses qu’elle ne peut pas savourer dans le désert. Et elle serait bien stupide de ne pas le faire. La situation s’y prête, alors elle en profite. Elle ne le dit à personne bien sûr, il ne faudrait pas qu’on s’imagine qu’elle trahit la chaleur du désert. Mais ils seraient cons de ne pas encore avoir remarqué que son existence ne colle pas avec la force du désert. Son teint, sa peau et elle en passe. Il n’y a rien à faire contre ça. Et puis bon, tant qu’elle ne trahit pas sa tribu, elle ne devrait pas avoir le moindre problème, n’est-ce pas ? Et c’est bien mieux comme ça.

Un soupir s’échappe de ses lèvres. Ce n’est certainement pas en hiver qu’elle se risquerait à se baigner. Cachée sous une peau animale, elle se faufile entre les arbres alors que la neige s’est déjà mise à tomber. Le sol n’est recouvert que d’une fine particule mais une particule qu’il est difficile de négliger ou même d’ignorer. Elle traîne les pieds, pour faire voler la poudre blanche mais ça s’arrête là. Faudrait pas que ça s’infiltre dans ses chaussures pas assez épaisses et bricoler avec de la peau. C’est chaud mais les doigts de pieds ne sont pas aux mieux. Il faudrait qu’elle aille voir quelqu’un de plus expérimenté. Il n’y a même pas besoin d’imagination pour deviner l’odeur de ses pieds après coup. L’odeur n’est pas des plus agréables. Loin de là.

Quand un bruit se fait entendre dans son dos, elle se retourne d’un coup, faisant face à un homme. En vrai, elle n’a pas une liste si longue que ça, au moins pour se souvenir autant que possible de chaque détail. Ou du moins, pour parvenir à déduire de qui il s’agit. Là, pour le coup, l’homme qui lui fait face correspond à un esclave fuyard qu’on lui a confié quelques semaines avant. Elle bande son arc, le vise. Elle ne tire pas, bien sûr, il ne faudrait pas le tuer. Il rapporterait bien moins d’or. « On dirait que c’est mon jour de chance. Ton maître sera ravi de te retrouver, esclave ». Qu’il essaie de faire un mouvement brusque, et il tâtera du fouet.


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29/01/2017 Lynelf 137 Xavier Dolan Ava by nebula. / Sign' by okinell. (Bazz') Menuisier § Artisan et artiste 10


Sujet: Re: heïnrik ♣ criminal mind
Mer 22 Fév - 0:55

Criminal mind
Astrid & Heïnrik

Cela faisait bien une heure qu'il était assis là. Il prenait sans cesse des positions différentes, évitant ainsi d'avoir les jambes et les pieds engourdis. Heïnrik avait effectivement appris à ses dépends que s'il devait courir, il devait courir vite. Cela impliquait donc de ne pas être ralenti par cette sensation étrangement dérangeante que des milliers de bêtes microscopiques vous courent sous la peau. Le choc pas tout à fait passé, pas tout à fait oublié, il se préparait encore à tout. Sans se priver pour autant de faire ce qu'il aimait plus que tout : observer. Assis là, en tailleur, à moitié sur les feuilles fraîches et trempées, à moitié sur le bois sale et mouillé, il observait. Entre les herbes et les fougères, entre la terre et la poussière, se trouvaient deux araignées pas forcément très grosses, pas forcément très petites. Heïnrik les avait vu se voir par delà les quelques minuscules tas de neige qui commençaient à se faire un peu plus nombreux, maintenant que les flocons blancs descendaient à nouveau du ciel. Il les avait vu se reconnaître entre elles et hésiter un instant. Se regardant de leurs huit yeux attentifs au moindre mouvement. Il les avait vu s'approcher l'une de l'autre, plus lentement que d'habitude il lui semblait. Ralenties par le froid, peut-être, ralenties par le sol plus mou qu'auparavant, certainement. Il les avait vu se toucher, se tâter avant de se mettre à se battre de leurs pattes énormes, velues, haineuses, vénéneuses. Il les avait vu reculer, l'une repartant sur son chemin. L'autre la regardant de ses yeux férocement vengeurs. Mais Heïnrik en voulait plus. Alors il prit du bout de ses doigts musclés par le travail le corps de l'araignée couarde. Il la porta délicatement, tremblant légèrement face aux pattes qui s'agitaient violemment. Il la ramena, avec un petit sourire narquois, vers celle qu'elle avait fuit. Il se figea, silencieux tendis qu'elles mêmes appréhendaient la suite et hésitaient à repartir devant cet inattendu événement. Et le combat reprit. Peut-être plus féroce encore. Et il se frotta les mains devant le spectacle.

Heïnrik jubilait. Il avait froid mais cela ne l'importait pas. Il savait que ses vêtements étaient faits pour le préserver jusqu'à des températures bien plus basses. Il savait qu'il survivrait. Captivé comme il l'était, il n'entendit pas les premiers frottements annonçant une autre présence. Son inconscient lui indiqua qu'il y avait peut-être un autre animal. Sa conscience se dit que quelque chose d'autre pourrait entrer dans ce duel déjà si palpitant. Il avait confiance parce qu'il avait envie d'avoir confiance. Après tout, les animaux avaient fait de la forêt leur royaume. Il y avait si peu de chance que cela soit un autre être humain. Mais surtout, il voulait voir la finalité de ce qu'il avait devant les yeux. Il voulait voir l'une recroqueviller ses pattes et l'autre s'en aller dans toute sa fierté. Malheureusement, il ne vit rien de tout cela. Parce que le bruit se fait plus proche et qu'il ne peut plus l'ignorer. Parce que ce bruit est un peu trop régulier pour être un animal à la recherche de son futur repas. Il se lève alors en grognant légèrement. Les muscles de ses jambes doivent se réhabituer quelques instants à la lourdeur de son corps. Il regarde autour de lui, tend l'oreille. Quand un éclair rouge passe devant ses yeux. Ses paupières se ferment. Se rouvrent. Il hésite à rebrousser chemin. Mais il n'est pas certain de ce qu'il a vu. Et il ne veut pas rester dans le doute. Il a besoin de savoir que c'est bien ce qu'il croit. De confirmer que ce n'est pas ce qu'il croit. Il essaye de se faire le plus discret. Il marche de racine en racine. Il n'y a pas beaucoup de mètres à parcourir. Déjà, il la voit. La chevelure aux reflets rouille. Les signes du cataclysme. Sa bouche se tord, entre dégoût et déception de ne rien pouvoir faire contre ça. Il n'est plus qu'à quelques pas de la fille. Il peut sentir son aura. Déjà, il se dit qu'elle peut le contaminer. Il recule, instinctivement. Mais son pied se prend dans une branche. Ses bras s'agitent dans l'air. Comme les pattes de l'araignée qu'il tenait quelques minutes plus tôt. Et ses mains accrochent brusquement la terre gelée et la neige qui la surplombe alors que l'horreur se retourne sur lui. Son arc pointant sa flèche sur son corps. Heïnrik sent les battements de son cœur s'accélérer. Il ne peut pas se battre. Il ne peut pas se battre contre ça. Ses lèvres s'ouvrent et se ferment à maintes reprises. Mais les mots que la femme dit ne font pas sens. Il penche la tête sur le côté, les sourcils froncés. « Il y a erreur sur la personne, je pense. » Il essaye de se relever, lentement, les mains toujours bien en évidence. Le temps s'écoule au ralenti avant qu'il ne se retrouve enfin sur pieds. « Alors je vais repartir, d'accord ? Parce que, clairement, je sais pas de quoi vous parlez là, avec votre maître et votre esclave. Moi, je suis pas d'ici. J'ai rien demandé à personne. Je voulais juste passer un bon moment. » Il sourit maladroitement mais la joie n'y est pas vraiment. Il aurait aimé l'examiner. Sans doute l'aurait-il fait s'il l'avait trouvé les yeux vides de toute vie. Pour l'instant, il se dit principalement qu'il n'a pas de quoi se défendre et personne à portée de main pour le faire pour lui. Il commence à reculer doucement. Et à se dire que ces personnes aux cheveux n'apportent pas le malheur. Elles sont le malheur.


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28/07/2015 avengedinchains 1139 Rose Leslie sign by ALAS Mercenaire et voleuse 70
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Sujet: Re: heïnrik ♣ criminal mind
Sam 11 Mar - 15:22

» Criminal mind
Elle ne sait pas pourquoi il fait cette grimace. L’homme aurait reconnu un mercenaire et serait en train de craindre de perdre la vie ? Est-ce que c’est vraiment de ça qu’il s’agit ou est-ce qu’il n’est pas en train de se foutre de sa gueule ? En réalité, c’est surtout ce sujet précisément qui lui pose un réel problème. Incapable de savoir où il veut en venir, elle se tient à une certaine distance et essaie de jauger sa manière de se comporter ou de bouger son corps. Elle se demande plutôt comment elle va devoir s’y prendre pour le clouer au sol et le ramener dans le désert. C’est toujours la partie la plus compliquée : leurs faire comprendre qu’ils n’ont plus le choix que d’obtempérer. Les esclaves en fuite sont réclamés vivants ou morts. Là, à quelques pas de l’homme, il ne sait pas vraiment ce qu’il serait judicieux de dire ou de ne pas dire. Ce monde ne la met pas à l’aise, c’est vrai. Et dans certaines de ses décisions, la rousse sait qu’elle n’est pas forcément très juste. Mais la réalité, c’est qu’elle ne cherche pas à l’être et là, dans l’instant, la seule chose dont elle ait envie, c’est de le faire payer pour une fuite. Est-ce qu’elle se trompe d’individu ? Qui sait ? La description lui ressemble en tout point. Il est donc difficile d’imaginer qu’il s’agisse de quelqu’un d’autre. « Il y a erreur sur la personne, je pense. ». Elle l’observe, penche légèrement la tête sur le côté mais ne détourne pas le regard. Tout simplement parce que c’est la meilleure manière pour lui de se comporter comme un parfait crétin. Et aussi, la bonne façon de l’endormir suffisamment pour qu’elle tourne la tête et lui donne la possibilité de s’échapper. Il est là, devant elle, sous le joug de son arc, prêt en prendre une qui lui ferait largement comprendre qu’elle ne plaisante pas. Si les gens se font à chaque fois avoir par son corps de fragile, elle parvient toujours par leurs faire comprendre qu’il ne faut surtout pas se fier à ça. Qu’il faut qu’ils comprennent qu’ils ne sont que de petites créatures trop naïves. « Tu penses ? Et qu’est-ce qui te fait croire que je me trompe de personne ? ». Parce qu’il est facile de prétendre que ce n’est qu’une erreur de ce genre, mais ce n’est absolument pas comme ça que ça fonctionne. Et il est temps pour eux de s’en rendre compte, voilà tout. C’est une affaire compliquée, c’est vrai, mais il faut juste faire avec. Il est facile de tenter de prétendre qu’on n’est pas le coupable. Ce n’est pas comme dans le temps où on avait des appareils photos et la possibilité de prendre des photos de tout et de n’importe qui. Elle ne détourne pas le regard, alors qu’il tente de se relever.

« Alors je vais repartir, d'accord ? Parce que, clairement, je sais pas de quoi vous parlez là, avec votre maître et votre esclave. Moi, je suis pas d'ici. J'ai rien demandé à personne. Je voulais juste passer un bon moment. ». Un instant, elle doute, c’est vrai. Il dit ouvertement que ce n’est pas lui, il ne tente pas de l’agresser, ni rien. D’habitude, ils se jettent sur elle parce qu’ils sont persuadés qu’ils peuvent l’emporter. Mais ça s’arrête généralement là. Pour autant, qu’il puisse agir comme s’il ne savait pas de quoi elle parle, c’est une histoire tout de suite plus compliquée, à n’en pas douter. C’est étouffant, et énervant, en même temps. Et dans le fond, il ne sait absolument pas ce qu’il pourrait faire de tout ceci. Il n’y a aucune méthode magique. Et il est là, à reculer. Alors qu’il est parfaitement hors de question pour elle de le laisser faire. Mais elle baisse son arc, et c’est son fouet qu’elle attrape. Qu’il fasse encore un mouvement et il prendra un coup. C’est sûr. « Certains esclaves viennent de loin. D’où viendrais-tu, toi ? ». Il n’a pas vraiment la chance de s’expliquer comme il pourrait le vouloir, c’est vrai. Pour autant, Astrid ne cache pas que ça la laisse perplexe. C’est qu’il serait presque sincère, en réalité. Mais elle ne sait pas à quoi se fier parce que la situation est déjà bien assez compliquée comme ça. « Prouve le, et soit convaincant ». Il lui faudra du courage, en tout cas. Parce qu’elle ne risque pas de se laisser berner si facilement.


notes » w/ Heïnrik, en forêt, 08/02/2117

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29/01/2017 Lynelf 137 Xavier Dolan Ava by nebula. / Sign' by okinell. (Bazz') Menuisier § Artisan et artiste 10


Sujet: Re: heïnrik ♣ criminal mind
Lun 15 Mai - 2:41

Criminal mind
Astrid & Heïnrik

Il aurait dû aller vers les Calusa. Vers un terrain connu, un endroit sécurisé, surtout. Prendre une pause bien méritée. Il se tenait devant un spectre parlant posément et il ne pensait plus qu'à l'océan, les bateaux arrivant au port, les maisons semblant flotter sur l'eau. Heïnrik essaye de soutenir le regard de celle qui lui fait face. Pourtant, il a l'impression que ses iris peuvent entrer en lui et dissoudre son âme, le maudire éternellement, le laisser voguer dans un désert de malédictions. Il ne veut plus la regarder. Alors il reste face à elle, mais ses yeux cherchent une sortie de secours, un animal qui pourrait lui sauver la vie, des nuages qui pourrait la surprendre. N'importe quoi pourvu qu'il reste en vie. Elle lui pose ses questions, à moitié comme si tout était déjà joué. Le brun se demande un instant si la femme joue avec lui, veut simplement passer le temps et s'amuser un peu. Au final, il risque bien de finir de la même façon que s'il avait essayer de se battre : en morceaux de steaks bien saignants. « Je ne vous connais pas. Je me souviendrais de vous, je vous assure. Ce n'est pas que je crois que vous vous trompez, je sais que vous vous trompez. » Il se mord la lèvre alors que le dernier mot effleure sa langue. Ce n'est peut-être pas le bon moment pour jouer au plus malin.

Une fois relevé, il ne sait clairement plus quoi faire de son corps. Ce dernier lui crie de courir en sens inverse. Tenter le tout pour le tout. A défaut d'être un bon battant, c'est un bon coureur. Mais la flèche qui pointe vers son cœur l'empêche de faire plus que quelques pas en arrière. Elle est folle, cette envie de vivre, de survivre. Elle vous ferait faire n'importe quoi. Heïnrik n'en revient pas d'être en train de parlementer avec un enfant du malheur. Il a beau se dire que ce n'est pas la première fois, il n'en ait pas pour autant rassuré. Pour l'instant, sa vie n'a pas été des plus malheureuses. Mais sa vie n'est pas finie et a encore le temps de se détériorer. Ce qu'il fait là, ce qu'il a fait avec Abel, c'est jouer avec le feu. Un jour, il se brûlera et en crèvera. Et il l'aura cherché. Alors sa raison lui dit d'obéir à son corps et de s'éloigner d'ici le plus rapidement possible. Mais il n'en fait rien parce que ses yeux ne voit que la flèche et les mains qui la tiennent. Ces mains qui changent d'arme en quelques secondes pour agiter un fouet que Heïnrik aurait préféré ne pas imaginer sillonnant sa peau. Elle lui donne du temps pour s'expliquer et l'Iskaar doit se rappeler qu'il sait parler, qu'il peut convaincre, qu'il l'a déjà fait. Après tout, la majorité des gens à qui il en veut ne s'en doutent pas. Faire semblant, mentir, convaincre, c'est un peu la même chose, non ? Heïnrik y croit, a envie d'y croire, a besoin d'y croire. « Je viens d'une île au nord des Calusa. Vous connaissez ? L'île des Iskaar, il y fait froid et le temps qu'on a là, c'est rien du tout comparé à chez moi. Je suis menuisier de profession. C'est ma première fois à rester si longtemps sur le continent, ma première fois à m'aventurer si loin des côtes. Et, franchement, si j'avais été un esclave en fuite, je serais pas resté dans le coin. » Quel esclave pourrait se faire prendre comme il vient de se faire prendre ? C'était d'une telle stupidité que Heïnrik en aurait probablement rit s'il ne pensait pas sa vie être à un fil de prendre un tournant déplaisant. « Vous leur faites faire quoi d'ailleurs à vos esclaves ? Ils sont pas marqués ou quelque chose comme ça ? » Le brun se dit qu'à vouloir des esclaves, on fait en sorte qu'on sache qu'ils nous appartiennent. Enfin, le concept d'esclave le laissait un peu dubitatif, il devait bien l'avouer. Mais il n'était pas contre combler ce manque d'informations non plus. Le seul problème, c'est qu'il aurait aimé que ce ne soit pas avec une femme comme elle.


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HRP:
 

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28/07/2015 avengedinchains 1139 Rose Leslie sign by ALAS Mercenaire et voleuse 70
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Sujet: Re: heïnrik ♣ criminal mind
Dim 30 Juil - 11:29

» Criminal mind
Tu t’es déjà trompée, Astrid ? D’aussi loin que tu essaies de te tromper, tu as beau essayer de réfléchir, ce n’est malheureusement pas si simple que ça. Et tu n’as pas vraiment envie d’y réfléchir. Tout ceci remonte à bien trop loin, finalement. De toute manière, toi, tu es bien trop fière pour te concentrer sur tes faiblesses et tes erreurs. De manière générale, tu as tendance à t’éloigner de tous ces songes dès que tu en as l’occasion. Et c’est souvent plus facile comme ça, voilà tout. Rien n’est jamais facile en réalité. Dans son monde à elle, l’erreur était un signe de faiblesse, sur lequel Tom appuyait à longueur de temps dans l’intention de lui faire comprendre que ce n’était pas comme ça qu’il fallait se comporter. Alors face à cet homme qui sous-entend que ce n’est jamais arrivé et que tu te trompes de personnes, tu ne vois pas ce que tu pourrais vraiment dire. Tu n’es pas trop à l’aise avec tout ça, mais tu es déterminée à lui faire comprendre qu’il est celui qui se fourvoie. Parce que d’après toi, c’est la seule chose qui compte. Dans le fond, que ce soit lui ou non, tu t’en moques un peu. Si tu le ramènes et que le propriétaire ne fait pas la différence, est-ce que ça change quelque chose pour toi ? Il sera esclave et il devra obéir, que ça ait été son existence jusque-là ou non. Et surtout, que cela lui plaise ou non. Toi, tu t’en moques pas mal. « Je ne vous connais pas. Je me souviendrais de vous, je vous assure. Ce n'est pas que je crois que vous vous trompez, je sais que vous vous trompez. ». Tu le dévisages un instant. Est-ce qu’un esclave parlerait vraiment comme ça ? Tu n’en es même pas certain. Mais ça ne te concerne pas vraiment, finalement. Tu n’as pas à juger son comportement ou à déterminer si ses actions sont bonnes ou mauvaises. Ca ne te regarde pas vraiment, disons. Ton égo t’empêche de te tromper, en réalité. Mais c’est régulièrement plus fort que toi. Tu ne peux pas être parfaite, n’est-ce pas ? Et ce n’est pas faute d’essayer de l’être, finalement. Mais c’est une autre histoire, ça encore. Et tu ne préfères pas y réfléchir. Lui, il te tape un sur les nerfs à vouloir te dire que tu te trompes. Qu’il le dise à quelqu’un d’autre. Toi, t’es trop butée, en réalité. Alors, forcément, tu ne risques pas de baisser ton arc et de ne plus le tenir en joue. Mais tu finis par le faire parce que t’as envie de jouer avec autre chose, finalement. Et c’est une autre histoire que voilà. Tu te tiens là, avec ton fouet, bien décidée à t’en servir si cela vient à s’avérer nécessaire.

« Je viens d'une île au nord des Calusa. Vous connaissez ? L'île des Iskaar, il y fait froid et le temps qu'on a là, c'est rien du tout comparé à chez moi. Je suis menuisier de profession. C'est ma première fois à rester si longtemps sur le continent, ma première fois à m'aventurer si loin des côtes. Et, franchement, si j'avais été un esclave en fuite, je serais pas resté dans le coin. ». Tu n’as jamais entendu parler de ces îles. Enfin, si. Dire que non serait un lourd mensonge. Mais disons que tu n’en as entendu que quelques bruits et que tu n’as jamais vu personne de là-bas. C’est que ça ne t’intéressait pas vraiment, de connaître l’existence de ces personnes que tu avais si peu de chances de voir. Tu ne fais pas toujours attention aux choses qui ne te regardent pas. Voilà tout. Et en général, ça te va très bien comme ça. Est-ce vraiment si étonnant que ça ? Pour autant, il évoque un point que tu lui accordes volontiers. Un esclave ne serait pas resté dans le coin et n’aurait pas cet air nonchalant. Il aurait forcément la peur au ventre à l’idée d’y retourner ou de risquer les mines du bout des doigts. Encore un point que tu comprends. Mais tu n’as pas envie de lui céder du terrain ou de lui céder ne serait-ce qu’un point. Du coup forcément… Mais tu commences à te dire, au moins, qu’il est possible que tu te trompes vraiment. Mais l’avouer à voix haute est un peu plsu compliqué, finalement. « Vous leur faites faire quoi d'ailleurs à vos esclaves ? Ils sont pas marqués ou quelque chose comme ça ? ». Penchant la tête sur le côté, tu réalises qu’il n’a pas tort. Oui, en effet, les esclaves sont marqués. Un fin sourire se dessine sur tes traits alors que tu as finalement admis qu’il n’est pas l’esclave que tu cherches. Mais autant continuer sur cette ligne. Oui, autant jouer comme ça. Un peu. Juste un peu. « Alors vas-y, déshabille-toi et montre moi si tu es marqué ». Une lueur de défi ne quitte pas ton regard.

Spoiler:
 


notes » w/ Heïnrik, en forêt, 08/02/2117
 

heïnrik ♣ criminal mind

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