Partagez | 
 

˜˜˜˜˜˜Le temps est d'une subjectivité fatale •• Harlan
maybe life should be about more than just surviving

Aller à la page : Précédent  1, 2

Admin △ Underneath it's just a game
avatar
06/12/2015 Electric Soul 3386 Jon Kortajarena Electric Soul & Lux Aeterna ♥ Conseiller druide | Soigneur & orateur/diplomate 443
Admin △ Underneath it's just a game


Sujet: Re: Le temps est d'une subjectivité fatale •• Harlan
Ven 19 Mai - 17:38

Un murmure d'assentiment s'échappe de ta gorge en entendant sa réponse. Tu n'es peut-être pas aussi rassuré que si elle t'avait dit qu'elle ferait le voyage avec des sentinelles, certes, mais Ashiri est une adulte responsable. Même si tu as envie de la protéger, même si tu aimerais qu'elle ait davantage de sécurité, tu sais qu'il vaut mieux pour elle qu'elle vole de ses propres ailes. Et faire route avec des marchands n'est pas une mauvaise idée en soi. Elle pourra apprendre et peut-être même trouver des objets ou connaissances à échanger. Après tout, le commerce est la meilleure façon d'établir la paix et des relations harmonieuses, avec les mariages inter-tribaux. Assez égoïstement, tu n'es pas pressé de voir Ashiri saisir cette deuxième option. Pas seulement parce que tu risquerais de perdre ton héritière, mais aussi, simplement, parce que tu n'as pas envie de la voir s'éloigner. Mais tu sais que c'est un souhait égoïste. Si elle trouve le bonheur ailleurs, tu ne pourras jamais l'empêcher de partir, même si ça te blesse.

« Je vois. Ce n'est pas une mauvaise idée, c'est aussi une façon de voyager sans devoir trop s'éloigner, quand on tombe sur des commerçants venus de tribus éloignées. » Tu tournes la tête vers ton apprentie, ajoutes d'une voix un peu plus douce. « Fais quand même attention à toi sur la route. »

Cela va de soi, mais tu préfères le dire tout de même. Tu n'aimerais pas qu'il arrive malheur à Ashiri. L'idée te retourne les entrailles. Tu te sais trop peu communicatif, trop fermé, difficile à comprendre et prenant beaucoup de choses pour acquises alors parfois, tu tentes de faire un effort pour exprimer ce que tu ressens, quand tu estimes cela nécessaire. Ashiri n'a plus beaucoup de famille autour d'elle et tu veux qu'elle sache qu'elle pourra toujours compter sur toi.

Tu t'enthousiasmes à parler de ta fascination peu commune pour les Rahjaks et cela soutire un sourire, puis un rire à ton apprentie. Tu en serais presque gêné, si tu n'étais pas quelque part soulagé de voir cette humeur plus légère s'emparer d'Ashiri, plutôt que cette mine morose qui semble l'accabler aujourd'hui. Si tes opinions quelques peu étranges peuvent la tirer de ses réflexions morbides au sujet de sa mère, tu pourrais parler des Rahjaks des heures durant.

« C'est une façon de le dire, oui. » répliques-tu avec un sourire en notant son choix de mot peu offensant. « Et laisse-les nous croire fous...ils nous pensent aussi magiciens à cause de nos liens avec la nature et cela m'arrange plutôt bien. Quelqu'un m'a déjà demandé si je pouvais arrêter un tremblement de terre. » Sans parler des pauvres Rahjaks qui vous ont cru capables de leur voler leur soleil. Oh oui, passer pour fou auprès des autres tribus n'est pas un mal en soi. Ou ils surestiment vos capacités, ou ils vous sous-estiment. En tous les cas, vous restez imprévisibles, mystérieux, et cela est sans conteste un avantage pour surprendre un adversaire.

Tu vois Ashiri qui se frotte les épaules, signe que le froid l'a peut-être enfin saisie, et qu'elle peine à garder la chaleur qui s'échappe de son corps. Prenant pitié d'elle, tu proposes, une pointe d'humour dans la voix :

« Que dirais-tu de rentrer ? Je ne sais pas pour toi, mais devenir un glaçon n'est pas exactement mon futur idéal. »


Spoiler:
 

avatar
Invité
Invité


Sujet: Re: Le temps est d'une subjectivité fatale •• Harlan
Lun 29 Mai - 15:08

Le temps est d'une subjectivité fataleOn emporte en mourant ce que l'on a donné. -

Ashiri Rodakaar

Harlan Tikaani


A l'entente de ces mots, il y avait cette vague chaleureuse qui enveloppa son être friable. Ashiri ressentait les échos d'inquiétudes et de protections qu'émanait son mentor à son égard. Puis face à son sourire et son regard bienveillant, elle lui répondit de la même manière, le soulagement d'avoir un être cher à ses côtés. Son crâne s'abaissa légèrement en signe de compréhension, traduisant le fait que cette réflexion avait bien été assimilée et qu'elle ne le décevrait pas. Bien que pour eux, les actes pouvaient être plus significatifs que les mots, Ashiri avait toujours été plus ouverte à la parole et au fait d'exprimer ses pensées. Elle savait qu'Harlan avait le don de se confesser avec moins d'aisance, alors lorsqu'il définissait ses ressentis oralement, cela semblait davantage symbolique aux yeux de l'apprentie. Il avait montré, par de nombreuses occasions qu'elle pouvait compter sur lui. Depuis ses treize ans, il avait été l'épaule sur laquelle elle pouvait se reposer, même si elle tentait de jamais relâcher ses efforts. Harlan, avait été synonyme d'inspiration et d'aspiration, un homme qui la soutenait et dont elle se voyait mal lui tourner le dos. Et puis il n'avait pas à s'inquiéter. Peu importe où, quand et combien de temps, elle quittait le village, son âme appartenait aux Naoris. Ainsi, la jeune Rodakaar reviendrait toujours.

« Vraiment ? Arrêter un tremblement de terre ? » Un sourcil s'arqua, tandis qu'un air rieur et surpris peignit son minois. Le demande semblait grotesque, mais pour Ashiri, il s'agissait de la crédulité des Hommes à propos de la force de la nature et celle de l'homme. Elle trouvait ceci amusant que l'on puisse penser que leur culture, croyances et pratiques, puissent leur donner le pouvoir de manipuler leur environnement à leur guise. Malheureusement pour certains, ce n'était pas ainsi que les choses se déroulaient. Encore une fois, vouloir arrêter un tremblement de terre, serait contre-nature, puisqu'il s'agirait finalement d'entraver aux énergies naturelles. La nature ne pouvait pas s'arrêter de vivre parce que les Hommes étaient bien trop capricieux. Sauf que cette vision-ci, ne correspondait pas à celle des autres, ou du moins, certains. Et elle approuva finalement la réflexion de son mentor. Non pas qu'elle se fichait de l'avis des autres, justement, elle aimait prendre en compte les différents jugements qui s'offraient à elle, mais une étiquette ne définissait pas forcément ce que l'on était. Fous, magiciens et même, lâches, sont des titres que ses oreilles ont souvent perçus ces derniers temps... Sauf qu'elle ne le prenait pas personnellement à coeur. Cela pouvait être blessant pour son peuple, mais après, cela leur donnait en quelque sorte un avantage. Celui d'être sous-estimé ou bien ignoré, pour mieux surprendre.

Un rire étouffé jaillit de ses lèvres éteintes, avant d'adhérer à la proposition d'Harlan. « Moi non plus. » Cela se révélait compliqué en tant que glaçon de devenir conseillère ou encore, de pouvoir aider sa mère. Ainsi, elle se releva, fit glisser la neige qui s'était accrochée à ses vêtements d'un geste bref, avant de jeter un dernier coup d'oeil à la rivière. Ses poumons s'imprégnèrent une ultime fois de l'air glacial, avant que la druide repose son attention sur son mentor. « Harlan... Merci. » Aussi catégorique que conséquent de profondeurs et de sens, il y avait tout une signification dans ses remerciements, dont elle ne saurait par où commencer. Ashiri venait de résumer un petit mot l'immensité de ces années passées auprès de lui et de leurs importances pour elle. Par son regard, elle tentait de transmettre l'entièreté de sa reconnaissance et de l'affection qu'elle éprouvait. Car Harlan lui avait permis de rendre ce temps moins pesant, alimentant ce feu qui régnait au sein de ses entrailles. Il était d'ailleurs possible que sans lui, elle n'en serait pas ici, aujourd'hui. Ainsi, elle fit demi-tour, l'attendant patiemment, avant de rentrer calmement au village, l'esprit plus apaisé.

 

Le temps est d'une subjectivité fatale •• Harlan

Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

 Sujets similaires

-
» Un Temps pour chaque chose:Le Choix Judicieux
» "Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices ! ..."{Frédérick & Milena}
» Prix du petrole a travers le temps
» Arrêter le temps...
» Lit sa si t'a du temps a perdre mon chou =D

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Hundred :: Il était une fois des jolies histoires-