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˜˜˜˜˜˜{{ Some truths are hard to define {Richard, Elouan & Chris}
maybe life should be about more than just surviving

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23/05/2015 avengedinchains 1287 Andrew Lincoln ava by Exception / sign by Alas Chef de secteur devenu chef de la garde après le crash. 0
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Sujet: Re: {{ Some truths are hard to define {Richard, Elouan & Chris}
Dim 27 Aoû - 20:05

» Some truths are hard to define.


Tout ceci est ridicule. Pire encore. Tu ne sais même pas quoi en dire tellement c’est ridicule. Un chien et voilà que tout devient n’importe comment. Tu ne veux pas comprendre et tu n’as pas envie qu’on t’explique non plus. En plus de ça, ce qui semble visiblement échapper à Murphy, c’est qu’il ne s’agit pas du même animal. On ne parle pas du même chien, mais personne n’est en mesure de le comprendre, ici. Peut-être que finalement, c’est lui qui se trompe ? N’est-ce pas une éventualité comme les autres ? Cependant, là où tout ceci devient sincèrement ridicule, c’est dans le comportement de Murphy. Elle semble s’enflammer, se préparer à faire une erreur, se préparer à montrer les crocs alors que ça n’a pas de sens. Il cherche un petit chien et Antarès est assez gros pour qu’on ne fasse pas le lien. Tu comprends qu’elle ait peur mais tout ceci tourne sincèrement au ridicule. Le Natif ne te respecte plus vraiment non plus, en parlant de ton âge, encoreune fois. Tu lèves les yeux au ciel mais tu ne fais aucun commentaire. Visiblement, il ne semble pas fermer à la communication et c’est le point important. Et des deux, tu persistes à dire que tu es le plus calme, c’est vrai. Murphy veut lui crever les yeux, ça se voit à 3km.

Le point qui n’arrange rien, c’est le comportement de Chris, à côté. Il semble totalement perdu alors qu’au final, c’est à cause de lui que cette situation s’installe. Il fout le bordel et après, il fait l’idiot pour qu’on ne l’accuse pas ? Il semble totalement perdu depuis quelques temps. Tu as même sincèrement hésité à le laisser dans son coin et à le démettre de ses fonctions. Mais tu as besoin de tout le monde et tu ne pouvais donc pas vraiment te le permettre. Pour autant,il t’énerve beaucoup trop dans l’instant présent et il faudrait qu’il se reprenne pour que les choses s’arrangent. S’il ne le comprend pas, c’est qu’il n’y a rien à sauver. Chris est un abruti, de toute manière, et ça, il l’a compris depuis bien longtemps. Tout le monde a perdu quelqu’un qui lui est cher. Pour autant, il est ridicule de prétendre que tout va bien se passer comme ça. Ce n’est pas comme ça que ça marche et ça n’a jamais été le cas. Il faut sincèrement qu’ils le comprennent. Et quand il vient et te pince, t’as envie de lui écraser ton poing dans le nez. Mais tu ne veux pas te rabaisser à ça. ” Ne me touche plus jamais. “. Le ton est sans appel. Avec la tension qu’il y a ici, tu n’as pas envie de courir un quelconque risque. Mais s’il te pousse à bout, alors que tu commences à t’agacer de la situation, il va clairement te trouver avec facilité. Tu n’es pas son chien et tu n’es pas non plus son ami. Il ne peut pas se servir de toi. Impossible.

Le Natif ne comprend pas grand chose. Il ne sait pas non plus qui est Antarès, et demande d’où vient ce nom. Demande s’il s’agit de quelqu’un. ” C’est le nom du chien oui. “. Tu choisis de répondre calmement, les gens ont besoin de se calmer mais visiblement, ils en sont incapable. Tu fais donc ton maximum pour que les choses se passent au mieux, mais tu ne peux pas tempérer tout le monde. Surtout avec Chris qui est aussi imprévisible juste à côté de toi. Tout ceci est bien trop compliqué pour que tu réfléchisses calmement. Il faut que la situation s’arrange et pour ça, il faut faire le maximum. Mais ce n’est pas gagné. Pas du tout.

Mais il semble comprendre ton idée, cependant. Et propose qu’on aille chercher le chien et qu’il voit si c’est lui ou non. Bon plan, puisque de toute manière, ce n’est pas le bon animal. Bien sûr, son ton n’est pas le bon mais il faut aussi savoir faire une concession et le comprendre. Il n’est pas venu pour rien, il veut son chien et Chris lui a dit qu’il était ici. Forcément, il s’énerve face au comportement de Murphy. Tout ceci est compliqué. Trop compliqué. Et il faut reprendre les choses en mains. C’est compliqué, c’est tout. Mais il faut savoir faire ce qu’il faut. Que ce soit facile ou non. Mais ça ne l’est pas. Ca ne l’a jamais été, en réalité. Et il faut aussi le comprendre. Essayer de le comprendre. Mais ce n’est pas aussi simple que ça. Parce que Murphy n’est pas forcément emballée et qu’elle ne semble pas vraiment vouloir l’amener. Lui, il ne peut pas en prendre la responsabilité. Parce que mine de rien… Son amie ne lui pardonnerait pas, si l’animal venait à partir. Et toi, tu refuses de prendre un quelconque risque. Tu ne veux pas la perdre. Et en même temps, tu ne peux pas la laisser se comporter comme ça. Malgré tout, tu restes le chef de garde et à gueuler comme elle le fait, elle n’aide pas du tout. Quand tout ceci sera calmé, il faudra que tu lui en parles, il faudra que tu parles avec elle parce que… Oui, tout ceci ne peut pas continuer comme ça. Hors de question. Ce n’est pas comme ça que ça marche. Jamais.

Sauf que l’instant d’après, tout dégénère. Elle fonce sur l’homme, menaçante, une arme au poing. Et voilà qu’elle se met à le frapper, violemment, sans raison. Il faut à tout prix qu’elle se calme, à tout prix qu’elle se reprenne. Ridicule tout ça. Des enfants. T’as passé l’âge. Agacé, tu t’avances pour te manifester, pour que la situation s’arrange ou du moins, pour essayer de faire en sorte que cela s’arrange. Mais ce n’est absolument pas une réussite. Et tu as beau faire ce que tu voudrais, tu n’arrives à rien. Malheureusement, tu ne sais pas où donner de la tête, et tu ne sais pas non plus quoi faire. Alors tu te glisses dans le combat, pour les séparer mais tu finis par prendre un coup dans l’oeil ou plutôt, juste au dessus. Légèrement aveuglé par le sang qui ne tarde pas à couler abondamment, tu recules légèrement, un peu sonné. L’arcade est touché. Plus de peur que de mal. Mais tu retiens cependant que c’est Murphy qui vient de te mettre un coup et que tu ne sais pas vraiment quoi dire, pour le moment. Cela restera en toi, après ça. Et elle ne t’a jamais autant déçue…


notes » w/ Murphy, Elouan et Chris, près du campement Odysséen, le 13 février 2117

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17/04/2016 I/RiverSoul 393 Mark Ghanimé Lux aeterna Berger / Tisserand & Orientation 14
♆ bad things ♆


Sujet: Re: {{ Some truths are hard to define {Richard, Elouan & Chris}
Ven 29 Sep - 16:19



❝ Some truths are hard to define. ❞
Murphy C. & Richard C. & Elouan P. & Chris W. @Avoine
(13 février 2117)


Un rêve. Ailleurs. Des fous. Le Pikuni hésitait franchement à choisir entre ces trois solutions. Il ne parvenait pas à comprendre qu'une simple requête pu devenir aussi compliquée. On ne lui demandait pas non plus de céder son enfant à cette femme-là. D'ailleurs possédait-elle seulement un mari ou même un soupirant, Elouan en doutait grandement. Ce genre de comportement hystérique serait rédhibitoire dans son village, ou sujet à être examiné de près par un guérisseur ou même un chaman ! Il ne rechignait pas sur le fait que la brune leur fasse la démonstration d'un certain esprit, surtout face à Chris. Qu'il reconnaissait mais qui agissait un peu comme s'il eut consommé des substances hallucinogènes « Ok ... Nom du chien » Répondit-il finalement à l'homme plus âgé et plus sensé qui gardait son calme depuis le départ. Peu importe s'il a braqué l'arme sur le Berger, celui-ci peut le comprendre, et accepter aussi que son animal ait pu être rebaptisé, puisque sa dénomination ne se trouvait pas sur son front. Le terrien commençait aussi à envisager qu'une erreur se fut produite, il n'existait pas qu'un seul canidé perdu et sauvage dans ces bois. Celui qui l'a renseigné a pu commettre une étourderie, ce qui expliquerait cette situation insensée dans laquelle ils se retrouvent tous. Néanmoins le pikuni reste sur sa position, avant de prendre une décision, il ne délogera pas du lieu sans avoir aperçu Antarès ... Pissenlit, pour constater s'il se trouve en présence du même animal ou d'un autre.

Peut-être même qu'il se montrerait raisonnable Elouan, si la femme ne l'agaçait pas autant ! Maintenant elle lui hurle dans les oreilles  « Ce ... Vociférer pas mieux comprendre toi ... Parler correctement ... Avec idées claires  » La provoque-t-il légèrement, la sachant très chatouilleuse dès que ça atteint sa petite personne. Non il ne la connait pas depuis plus de trente minutes, mais il voit très bien de quel bois elle est faite. D'après lui.

Le froid de la lame se transmet sur sa peau déjà rafraîchit par ce temps d'hiver. Son épiderme qui s'entamera au moindre faux mouvement, par la faute de cette femme si agitée qu'elle pourrait lui percer le cœur d'un faux mouvement. Mais la colère l'envahit à un tel point que celle-ci annihile les peurs qui se terrent au fond de sa poitrine du Pikuni. Son regard vert se plante dans les prunelles de la furie, inébranlable, tel un jeu de miroir. Aucun d'eux ne cédera, une évidence se dégage lentement de cet affrontement. Dans son dos s'enfonce des milliers de petits bouts d'écorces durcis par le gel. Ça ne l'enchante pas le Berger, mais il en a vu d'autres. Bien qu'effrayante, face à une meute de loups affamés, la jeune femme ne fait pas le poids. Voilà ce que comprend certainement Avoine, qui se contente de niaquer un bout de tissu de son pantalon pour l'attirer plus loin. Bien sur elle résiste et le vêtement se déchire. Bonjour la future madame Bonhomme des neiges. Mais la voilà qui qui tente de lui écraser la mâchoire, trêve de plaisanterie, plutôt que de perdre du temps à lui répondre il ouvre sa bouche puis claque des dents pour attraper un de ses doigts.


Sous la poussée, il lâcha sa houppette - qui dissimulait une lame bien aiguisée -, choix stratégique pour éviter de dégainer, et d'enfoncer son arme dans la chair tendre - ? - de la brune. Il n'eut pas résisté à la tentation et lui déclinait la responsabilité de créer un incident qui s'aggraverait la situation entre leur peuples et porterait préjudices à ces tombés des cieux  « Moi moi moi moi  » Lui rétorqua-t-il puisque visiblement tout tournait autour de sa petite personne  « Pas vouloir  toi ... pour tout l'or du monde  » Précisa Elouan dans le cas ou tout ça ne paraitrait pas encore assez clair aux autres témoins. Tout ça augurait mal pour l'éventuelle vérification de la véritable identité de ce fameux Antarès. Pour se dégager, Il releva le genou en assénant un coup dans le ventre de l'Odysséenne. Ignorant si ses dent, endolories par le froid venaient de mordre la peau ou un tissu quelconque. Au même moment, l'homme plus raisonnable tenta de les séparer, mais dans sa puissante envie de contrer le Terrien, la brune lui porta un coup malheureux, mais particulièrement efficace. Elouan se voit alors aveuglé par des gouttes de sang qui lui éclaboussent le visage. Il aperçoit tout aussitôt un liquide carmin sur la joue de son adversaire ( Murphy ), et voit l'homme ( Richard ) derrière chanceler, le visage ensanglanté. Tout ça risque de très mal tourner, et de finir dans un bain de rouge, ce qui n'est pas la manière de faire du Berger. Il se veut plus discret afin d'éviter que les regards se fixent sur lui.

« Idiote » Accuse le Berger en empoignant Murphy par le col pour la soulever et la rejeter par terre dans le but de s'en défaire. Mais l'acharnée s'accroche à lui sûrement dans l'espoir de l'étouffer et l'entraîne dans une chute imprévue vers la terre, recouverte de son épaisse couche de neige. Tous les deux s'enfoncent dans ce manteau blanc qui s'infiltre par le moindre petit trou de leurs habits. Ils n'en n'ont cure roulant comme un ballot de foin sauvage sur une pente ascendante ... Tout en s'empoignant comme des chiffonniers, le premier obstacle auxquels ils se heurtent porte le nom de Chris. Celui-là même qui a renseigné Elouan à propos du chien. Il à au moins le mérite d'arrêter la roulade imprévue, mais le choc va certainement le faire plonger le nez en avant dans la neige, ce qui lui remettra peut-être un peu les idées en place. De son côté, Avoine, le grand patou blanc tourne autour de Richard, visiblement inquiété par l'odeur de l'hémoglobine que dégage sa blessure. L'animal, protecteur, gardien ne l'a pas identifié comme un ennemi et donne l'impression de vouloir le soutenir alors que tout se dégrade un peu plus loin ....

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01/11/2015 Glacy 1360 Brett Dalton tumblr (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 1004
- Whatever it takes -


Sujet: Re: {{ Some truths are hard to define {Richard, Elouan & Chris}
Sam 30 Sep - 21:17


Nullement réussi sûr qu'ils étaient là. Comme s'ils étaient encore des silhouettes trop floues dans ma tête. Ce qui était dans un coin de ma tête alors que je me retrouvais à m'approcher un peu plus. Comme si j'avais la nécessité de les toucher pour m'assurer qu'ils n'étaient pas des illusions que j'aurai créé mais des personnes réelles. Mes doigts qui s'agitaient dans l'air. Me ridiculisant sans doute un peu plus, donnant un peu plus l'impression que j'étais fou sans aucun doute. Ce qui n'était peut-être pas si loin de la vérité alors que je continuais de n'être pas réellement là. Si j'avais tous mes sens, ma raison cela n'aurait fait aucun doute que je n'aurai pas pincé mon supérieur mais à cet instant cette action semblait la plus naturelle à faire. Que pour me rendre compte qu'en effet que je ne rêvais pas, que je n'étais pas perdu alors qu'il était vraiment là. La réaction de Richard sans appel. Son ton sec qui tranchait dans l'air, qui me rappelait à l'ordre. Et alors que je m'accroupissais pour caresser le chien qui se trouvait autour de nous que je commençais enfin à revenir parmi eux. Pas complètement encore mais un peu plus que je ne l'avais jamais été.

Mon regard qui se tournait vers Murphy alors que je demandais simplement où était Antarès. Une question qui paraissait en soit stupide sachant que cette question était le sujet principale. Enfin non, la question n'était pas tant de savoir où était Antarès, la question était de savoir qui était le réel propriétaire d'Antarès. Comme s'il était une possession, un objet qui avait une valeur patrimoniale et non un être libre. En soit c'était pourtant ce qu'il était du point de vue légal, un meuble. Mais la question juridique n'avait jamais été considérée en réalité alors que seuls les sentiments comptaient. C'était les sentiments qui comptaient et au-delà de cela l'attachement porté à cette petite boule de poil blanche. Personne ne voulait le donner. Personne ne voulait le voir disparaître ou le voir être considéré autrement alors qu'Antarès était juste Antarès. Plus qu'une mascotte, plus qu'un compagnon canin alors qu'en effet le petit animal comptait. La question qui ne se serait jamais posée si je n'en n'avais pas parlé à Elouan. Une question qui ne se poserait pas non plus si je m'étais aussitôt rendu compte de quoi retournait la situation et si j'étais intervenu pour annoncer la vérité, pour confirmer que Murphy n'avait jamais volé Antarès dans l'intention de s'en accaparer. Murphy qui n'était punissable d'aucun délit alors qu'elle n'avait commis aucune action illégale si ce n'était celle de donner son affection à Antarès, de s'attacher à lui. Murphy que je ne réussissais même pas à aider alors que mon regard hagard se reposait tout simplement sur elle tandis que je commençais à comprendre qu'elle accusait Elouan de vouloir lui voler son chien. Mes sourcils qui se fronçaient alors que petit à petit les connexions se formaient, que des liens se tissaient et que je me retrouver à entrouvrir ma bouche. « Oh ! » Comme un poisson dont les yeux ne paraissent que plus globuleux. Une expression presque qualifiable alors que je la regardais, presque étonné, comme si cela ne faisait tout simplement pas de sens. A vrai dire, cela n'avait aucun sens alors qu'Antarès était tout simplement assimilé à Murphy, au campement.

N'ayant pas le temps de réagir alors que la scène se déroulait soudainement rapidement. Murphy qui se précipitait sur le berger pour le plaquer contre le tronc d'arbre le plus proche, sa lame entre ses mains plaquée contre sa gorge. Il aurait suffit d'une pression un peu trop fort qu'un filet de sang ne se mette à couler. Il aurait suffit que d'une coupure nette pour que sa gorge ne soit tranchée et qu'il ne vide de sang. Autant qu'elle pouvait tout autant décider de planter sa lame sur lui à plusieurs reprises. Tant façon dont la scène pouvait mal se terminer et que le cadavre d'Elouan ne se retrouve à glisser sur le sol. Une situation qui s'enchaînait sans que je ne puisse rien faire alors que je contentais de regarder la scène comme si j'étais figé. Comme si tout le reste du monde évoluait à une vitesse si effrayante que je ne réussissais pas à les suivre. L'impression donnée. Mais ce ne fut pas la lame qui rencontra la chair si ce n'était le poing de Murphy qui partait. L'impulsivité, une ère de violence là. La jeune femme qui perdait le contrôle. Un pas pris sur le contrôle de ses émotions. Richard qui se ruait dans sa direction pour tenter de les séparer. Faisant un pas en avant autant que mon cerveau tentait d'assimiler toutes les informations qui arrivaient. Tentant de reprendre le contrôle alors que je faisais un pas en avant. Et Richard qui n'en venait qu'à se recevoir un coup. L'expression de l'homme qui changeait alors que je pouvais que voir la déception se peindre sur son visage.

Le garde qui chancelait. Les corps qui se rencontraient alors que Elouan entraînait Murphy, que les deux êtres tombaient dans la neige roulant. Faisant un pas en avant comme si je m'apprêtais enfin à les arrêter à mon tour sans pour autant avoir réussi à reprendre le contrôle de tous mes moyens. Eux qui arrivaient très vite. Le corps d'Elouan qui heurtait mes jambes alors que je ne pouvais échapper à la chute. Ma tête qui tombait en premier dans la neige. La morsure du froid. La poudreuse qui se projetait sur mes vêtements. Le contact si ce n'était brûlant que glacial avec ma chair. L'à l'espace d'une seconde la tête enfoncée dans la neige à en manger complètement. Le temps qui semblait s'arrêter. Tout figé. Un silence complet qui résonnait au creux de mon esprit. Et peut-être qu'un réveil. Crachant des flocons alors que je relevais la tête. L'éclat de mon regard qui changeait alors qu'un peu plus empourpré dans la neige je les regardais s'agiter comme si tout de déroulait au ralenti. Retombant sur le dos alors que je roulais dans la neige avant d'écarter mes bras comme si je voulais dessiner un ange dans la poudreuse. Indifférent. M'arrêtant finalement alors que mes bras retombaient le long de mon corps. Regardant les premiers flocons de neige se déposaient contre mon visage. Un éclat dans mon regard. Mes paupières qui se fermaient doucement.

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06/12/2015 Lux Aeterna 29581 Sophia Bush Avengedinchains (vava) ; Oreste (image profil); Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 160


Sujet: Re: {{ Some truths are hard to define {Richard, Elouan & Chris}
Jeu 5 Oct - 0:25



❝ Some truths are hard to define. ❞
Murphy C. & Richard C. & Elouan P. & Chris W.
(13 février 2117)


Malgré son essence et appartenance militaires, Murphy n'était pas de ceux qui prônaient la violence comme première intention en cas de litige ou de désaccord. Au contraire même, elle aimait à croire que c'était sa capacité à discuter des sujets les plus délicats avec les concernés qui l'avait propulsée là où elle en était arrivée dans la hiérarchie. Elle était sanguine mais sensée et lorsque les situations l'exigeaient, lorsqu'elle se sentait investie de cette responsabilité qui était celle d'un soldat, d'un gardien de la paix et d'un générateur d'apaisement, elle avait toujours considéré être capable de faire la part des choses. Lorsqu'elle n'était pas concernée, lorsqu'elle ne représentait aucun parti, elle devenait la médiatrice, celle dont les épaules portaient le poids d'une responsabilité délicate : celle de l'objectivité, de la neutralité, du calme et de la raison. Elle était alors de ceux qui ne se laissaient pas ensevelir par les émotions haineuses ou colériques, se contentait d'apprivoiser ceux qu'elle voulait aider pour le faire au mieux. Mais lorsqu'elle était Murphy, lorsqu'elle se représentait elle-même, qu'elle défendait ses propres intérêts, elle devenait une furie perdue hors des sentiers de la raison. Quelqu'un pouvait toujours essayer de la maîtriser, elle ne comptait jamais lui rendre la tâche facile. Elle devenait la seule à défendre son point de vue et à se défendre elle-même, et elle le faisait alors avec toute la vigueur et l'aigreur dont elle était capable. Abandonnée la lieutenant calme et maîtrisée; c'était une Murphy brute, menacée et effrayée qui prenait le dessus.

Qu'un inconnu décrète à présent qu'Antarès était sa propriété la dépassait. Parce que c'était faux, tout d'abord, qu'elle avait beaucoup trop d'estime et d'affection pour Oona pour douter de la sincérité de l'adoption qu'elle avait proposé à l'Odysséenne. Parce que c'était de la faute de Chris, ensuite, que toutes les complications qui lui tombaient dessus semblaient trouver naissance dans les bêtises qu'il était capable de dire ou de faire. Enfin, cette allégation la dépassait pour la plus brumeuse des raisons, la plus inexplicable mais la plus puissante de toutes : elle considérait Antarès comme un membre à part entière de sa famille, cette famille qui semblait n'avoir eu de cesse de s'effriter depuis quelques mois et quelques années déjà. Il était devenu sans même s'en rendre compte une bouée de sauvetage, un compagnon silencieux, calme et attentif, bienveillant, à l’œil brillant et complice, aux aboiement protecteurs. Que quelqu'un puisse vouloir s'opposer à cette relation, qui qu'il fut, la mettait hors d'elle, et ce sentiment était d'autant plus exacerbé qu'il était éveillé par un homme qu'elle ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam mais remettait en cause et sa bonne foi, et son intelligence. Murphy n'avait pas été dupée; elle savait d'où venait Antarès, et elle l'avait recueilli trop jeune pour considérer l'idée qu'il ait pu voyager sur tout le continent avant qu'elle n'en fasse la connaissance. Si le Terrien ne l'avait pas provoquée, si Antarès n'était pas en jeu, si Chris n'était pas apparu... alors qu'elle aurait gardé ses coups et poignards pour elle.

Mais les choses étant telles qu'elles étaient, sa patience poussée à bout par un environnement qui semblait se dresser en total adversaire, Murphy finit par céder au chant des sirènes et ressortit son couteau pour violemment le dresser contre la gorge nue du provocateur. Si Richard parlait, elle ne l'entendait plus, obnubilée par le regard brillant de son adversaire. Dans sa tête raisonnaient toutes les remarques d'incompréhension de son ami et mentor; dans son esprit se repassaient ses haussements d'épaules par lesquels il avait répondu à toutes les tentatives qu'elle avait eues de le présenter à son animal. Sa priorité à lui, à ce moment précis, était sans aucun doute de préserver la tranquillité des lieux et la trêve bancale qui existait entre eux et les Natifs. Il avait raison, elle le savait et sa raison lui avait hurlé pendant de longues minutes de réfléchir à ces considérations avant de s'emporter. Mais Richard ne cherchait pas son bien-être à elle, encore moins celui d'Antarès. Il ne défendait pas ses intérêts et ne la défendait pas; la défendrait sans doute encore moins maintenant qu'elle avait levé la main sur un Terrien et contre ses conseils et directives. Elle avait désobéi à son supérieur. Elle avait désobéi à son ami. Elle avait désobéi à son mentor et à son modèle.

Pourtant, ce n'était pas les pensées qui lui traversaient l'esprit alors qu'elle fulminait, pendant ces quelques secondes silencieuses, à observer de près le visage de la menace, de la concurrence. Ce n'était pas pire que lorsqu'elle avait rencontré cet homme que connaissait Faust ? Elle n'avait fait qu'une bouchée de lui. Tennessee la comprendrait, si elle était là, ça ne faisait aucun doute. Elle défendrait Antarès aussi férocement qu'elle, et à elles deux, elles seraient capables de vaincre un homme, encore. Un homme de mauvaise foi, un homme incapable d'entendre sa vérité, un homme prêt à lui arracher l'un des êtres qui comptaient le plus à ses yeux. Il la provoquait, encore, la faisait passer pour une gamine capricieuse et égocentrique, ne comprenait pas qu'elle se défendait autant qu'elle défendait son canidé et ce à quoi elle considérait avoir le droit ici, même elle, l'étrangère en ces lieux nouveaux. Elle sentait une prise sur son pantalon, imaginait Antarès à ses côtés et essayer de la raisonner, ne réalisait pas qu'il n'était pas là et que c'était pour le mieux. « Comme si c'était une option », fulmina-t-elle entre ses dents, « je suis pas une marchandise. » Elle eut à peine le temps de répondre qu'une douleur vive la força à se plier en deux. Ses yeux s'embuèrent par un réflexe physiologique qui lui coupa le souffle et la rendit encore plus amère. Elle ne sentait plus personne la tirer par l'épaule derrière et ce n'était que maintenant qu'elle avait perdu l'avantage qu'elle s'en rendait compte. Toujours pliée sur son ventre, le visage déformé par une grimace de douleur, elle jeta un coup d'oeil derrière elle et ne vit que le pourpre écarlate qui tranchait avec l'immaculé de la neige, qui s'échappait des doigts que Richard avait portés à son œil. Ses lèvres s'entrouvrirent mais aucun son ne s'en échappa. Elle ne savait pas quoi dire ou faire, espérait secrètement qu'elle n'était pas responsable de la blessure, se retenait d'exprimer toute la panique qui la submergeait mais hésitait à courir à sa rencontre pour l'aider à gérer le flot de sang et s'assurer que la plaie était anodine. « Richard... ! » Elle avait froid à la jambe, jeta un coup d'oeil à terre pour y voir chus plusieurs morceaux de jean et quelques gouttes fraîches de sang, mais son visage brûlait de rage, d'inquiétude, de peur, de cette raison qui commençait à reprendre le dessus et à lui crier qu'il était encore temps de faire marche arrière.

Il avait suffi d'un moment, d'un seul moment, quelques secondes tout au plus, pour qu'il prenne le dessus pour de bon. Une insulte et elle se retrouvait jetée à terre, dans la neige brûlante de froid. Ses seuls réflexes la firent l'empoigner dans sa chute et elle roulait déjà pour reprendre le choses en main. Sa lame était tombée dans l'épaisse couche de neige et elle n'avait plus que ses mains gelées pour se défendre. Elle remarqua à peine Chris, contre qui ils butèrent, et s'évertuait continuellement à soit reprendre le dessus, soit le conserver. Ça semblait être une lutte sans fin mais Murphy n'était plus sûre de vouloir y mettre fin. Elle avait l'impression qu'il n'y aurait qu'en se prouvant capable de l’abîmer qu'il l'écouterait; ou bien qu'il n'y avait que de cette façon qu'elle pourrait se débarasser de cette menace qu'il représentait. Enfoncée dans l'épaisse couche de neige, sur le dos, Murphy gelait autant qu'elle crevait de chaud. La fureur s'opposait à la crainte, la violence s'opposait au glaciaire de l'hiver mordant. Sa main droite s'était serrée autour de la gorge de l'homme pour le priver d'air, la droite s'agitait pour essayer d'amortir les coups qu'il lui assénait. Elle devinait au goût âcre que l'hémoglobine laissait sur sa langue que ce n'était plus seulement de la neige qu'elle avalait. Ce n'était probablement plus seulement de la sueur qui glissait sur son visage. Elle tourna brusquement la tête sur la gauche et, la vue à moitié bloquée par la neige, devina Chris qui remuait dans la neige à côté. Elle se serait volontiers moqué de lui dans d'autres circonstances, mais elle profita de ce moment de flottement entre les deux partis pour relever brusquement son genou et lui offrir un de ces coups vicieux dont elle était spécialiste. Elle en profita pour aussitôt repasser au-dessus et tenter une nouvelle fois de l'immobiliser, lui crachant au visage en passant. Il était au moins aussi arrangé qu'elle, du sang coulant jusque dans sa barbe naissante, mais Murphy lui asséna un énième coup de poing. « T'auras jamais Antarès, tu comprends ? TU L'AURAS JAMAIS ! »
 

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