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˜˜˜˜˜˜{{ Some truths are hard to define {Richard, Elouan & Chris}
maybe life should be about more than just surviving

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06/12/2015 Lux Aeterna 30561 Sophia Bush Avengedinchains (vava) ; Oreste (image profil); Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 190


Sujet: {{ Some truths are hard to define {Richard, Elouan & Chris}
Dim 15 Jan 2017 - 4:03



❝ Some truths are hard to define. ❞
Murphy C. & Richard C. & Elouan P. & Chris W.
(13 février 2117)


Voilà, il semblait à Murphy qu'elle avait enfin trouvé un rythme correct lorsqu'il s'agissait de passer du temps avec Richard. Elle avait peu à peu appris à s'imposer lorsqu'il s'agissait de planifier des patrouilles, et Richard arrivait à trouver un peu plus régulièrement qu'auparavant quelques créneaux qui leur permettaient de se retrouver. Il étaient encore loin de se voir tous les jours ou toutes les semaines, mais chaque pas en avant était considéré comme un petit miracle par la brune. Ce jour-ci, leurs retrouvailles étaient à nouveau liées à une patrouille. Murphy devait avouer qu'ils n'étaient probablement pas les plus efficaces ou les plus attentifs lorsqu'ils patrouillaient ensemble, mais elle aimait penser qu'il n'étaient pas non plus les plus maladroits. Ils s'étaient habitués aux patrouilles et connaissaient le terrain environnant le campement par cœur, savaient les recoins particulièrement sensibles et, au contraire, les emplacements plus à découvert qui permettaient de voir un peu plus à la ronde. Depuis qu'ils étaient là, plus d'un an déjà, ils avaient tous eu le temps de s'habituer à leurs rôles, et Murphy devait admettre qu'elle avait gagné en confiance lorsqu'il s'agissait de patrouilles. Elle vénérait encore chaque jour Richard de l'avoir intégrée aux patrouilles, elle qui mourrait d'un ennui certain aux postes de garde qu'on lui avait imposé pendant de trop nombreux mois. Mais même les patrouilles n'allaient pas sans quelque routine. Tous les patrouilleurs avaient du parcourir des centaines de kilomètres à pied rien qu'en protégeant le camp, et la grande majorité de ces distances s'était faite sans incident aucun. Mais Murphy le savait, ce n'était pas une raison pour autant de considérer comme acquise cette sécurité qui semblait les envelopper depuis quelques temps au campement. Elle n'était probablement que le fruit de chance et de hasard, et ces derniers n'étaient pas suffisants pour s'assurer une quiétude à long terme. Ils tendaient le dos, tous, et attendaient malgré eux que quelque chose ne se produise. Quoiqu'il arrive, Murphy le savait, ils n'y seraient probablement pas préparés. Mais ils pouvaient au moins faire semblant, au moins s'imaginer le pire et s'entraîner au pire pour se parer au maximum à ce qui pourrait leur tomber dessus...

Chacune des patrouilles qu'ils pouvaient effectuer, pourtant, était différent de ses prédécesseures et de celles qui allaient lui succéder. Murphy savait qu'il suffisait parfois d'un seul détail pour que toute la donne change. Une seule chute accidentelle pouvait vous coûter la vie. Un seul ours qui vous trouvait pouvait vous dévorer tout entier. Alors, même avec Richard, elle gardait un œil vigilent sur tout ce qui les entourait, et elle savait que son ami en faisait tout autant. C'était une habitude, se disait-elle. Ils savaient ce qui méritait leur attention; ils savaient quels bruits devaient les inquiéter et quelles pistes méritaient leur attention. Pour le reste... et bien, pour le reste, ils avaient le droit de faire quelques écarts et de partager un ou deux mots. Ou trois ou quatre. Ou toute une conversation, d'ailleurs. « Alors, toujours pas attaqué par des pissenlits pendant ton sommeil ? » Elle contourna un arbre, chacun de ses pas faisant crisser l'épaisse couche de neige qui s'était installée sur la forêt depuis de bien longues semaines déjà. Fièrement, elle tenta de passer la main dans ses cheveux mais ne rencontra que le bonnet qu'elle avait redescendu jusque sur son front. « Je les tiens bien, mes filles. Elles feront rien tant que je leur ordonne pas... » Mais il suffisait d'un bruit, d'un geste, d'une forme obscure qui se profilait un peu plus loin, et Murphy se paralysa subitement en attrapant le bras de Richard. Ce n'était pas un animal; elle devinait clairement une silhouette humaine quelques dizaines de mètres plus loin, et en un regard bref échangé avec son ami, elle comprit que son œil aiguisé avait perçu la même chose qu'elle. Quelle que soit cette personne et malheureusement pour eux, elle avait clairement du entendre leurs pas dans la neige et les quelques mots qu'ils avaient échangés, même si ça ne lui était parvenu que sous forme de bruissements et de murmures indistincts. Sans se préoccuper une seule seconde du message que cela pourrait renvoyer, Murphy dégaina son couteau -celui qui était aller s'enfoncer dans la chair d'un immense animal qui avait failli la dévorer quelques semaines plus tôt. Elle jeta un coup d'oeil à Richard et lui signifia par un signe bien connu des militaires qu'elle allait s'avancer. La neige crissait sous ses pas; pour la discrétion, c'était peine perdue. « Vous êtes qui ? Et qu'est-ce que vous foutez là ? » Sa voix avait raisonné dans les hauteurs des arbres ensevelis sous la neige. Elle plissa les yeux en continuant de s'approcher de la silhouette, Richard dans son sillage, son poignard tendu devant elle. Il n'était pas l'un des leurs et probablement pas l'un des jeunes non plus. Il s'agissait bel et bien d'un Terrien, constata-t-elle alors qu'ils continuaient de s'approcher. L'inconnu semblait seul, et cette première constatation allégea subitement Murphy d'un poids qui s'était écrasé sur ses épaules dès qu'elle avait compris que Richard et elle n'étaient pas seuls en ces lieux. Mais autre chose l'angoissait : ils étaient bien trop proches du campement pour que cette rencontre relève du hasard total. Quelque chose se tramait.

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Sujet: Re: {{ Some truths are hard to define {Richard, Elouan & Chris}
Mer 25 Jan 2017 - 10:55



SOME TRUTHS ARE HARD TO DEFINE
richard&murphy&elouan&chris
Certaines choses ne changent pas. Richard, chef de secteur devenu chef de la garde, ne parvient as à trouver un peu de temps pour ses proches. Disons que si, il en trouve mais dans des conditions de travail. Il se plonge dans tout ça, il tente d’oublier certains détails comme de savoir que ses enfants sont là dehors, quelque part. Enfin… Il sait où ils sont mais il n’est pas avec eux et ce n’est pas forcément facile à comprendre. Il n’est pas toujours facile de trouver les mots, les moments. Il aimerait passer plus de temps sur l’autre campement mais il sait en parallèle que là-bas, ils n’apprécieraient pas forcément. C’est compliqué disons et ça ne risque pas vraiment d’aller en s’arranger. Mais il fait avec parce que de toute manière, il ne se voit pas aller là-bas et complètement imposer sa présence. Tout comme il ne se voit pas non plus les forcer à venir le rejoindre dans le coin. Il y a certaines choses qu’on ne peut pas faire, et puis, il y en a qu’on doit prendre le temps de bien faire. Il doit déjà parvenir à gagner leurs confiances avant de faire quoi que ce soit. Et puis, son intention n’est pas mauvaise. C’est juste qu’il ne sait pas vraiment comment s’y prendre. Alors il s’occupe, il fait le maximum pour ne pas avoir à se tracasser avec ses songes, pour ne pas avoir à se perdre parce que par moment, il y parviendrait presque. Il se perd parfois, voilà tout. Mais il tente toujours de reprendre les choses en mains. Ou du moins, il essaie, la plupart du temps. Mais il n’est pas toujours facile de garder le cap quand la situation nous échappe considérablement.

Au moins, avec Murphy et Skylar près de lui, il parvient à garder la tête hors de l’eau. Du moins, quand il ne se prend pas la tête inutilement avec son meilleur ami mais de ce côté-là, c’est perdu d’avance. Il ne sait plus vraiment où il en est, vis-à-vis de lui, certains jours. Mais ce n’est pas le sujet du jour. Concentré sur l’amie qui se tient à côté de lui, il n’a pas envie de penser aux idées noires. Pourtant, c’est toujours plus facile à dire qu’à faire et ça aussi, il le sait. Il n’a pas vraiment envie d’y penser, de réfléchir, de se pencher sur la question. De toute manière, il ne voit pas à quoi cela pourrait bien servir. « Alors, toujours pas attaqué par des pissenlits pendant ton sommeil ? ». La voix de la jeune femme à son côté le ramène à la réalité. Il lui sourit, alors qu’elle se penche à nouveau sur l’histoire de ces stupides pissenlits, souvenir d’un échange qu’ils ont pu avoir par le passé. Mais il faut bien rire, de temps à autre, surtout en pleine patrouille, quand rien ne nous permet vraiment de le faire, finalement. Et puis bon, ça lui rappelle aussi l’échange particulier qu’ils ont eu ensemble, situation un peu bancale quand ils ont parlé d’un semblant de rébellion. Il n’a pas les bons termes, et il ne sait pas non plus vraiment de quoi il s’agit mais il ne se fait pas beaucoup d’illusion sur la question. Il s’inquiète peut-être pour rien, mais évidemment, quand ça touche son amie, il ne se sent pas toujours à l’aise et il ne sait pas non plus toujours ce qu’il faut faire pour que les choses se passent bien. Ce n’est pas simple, si on peut le dire. « Visiblement tout va bien. Mais si mes troubles du sommeil viennent de là, je vais t’assommer chaque soir », il plaisante, évidemment. Mais il est vrai qu’il ne dort pas très bien ces derniers temps. Oh, le but de tout ceci n’est pas non plus de l’inquiéter hein. Mais il faut dire ce qu’il en est quand c’est nécessaire. Si on peut le dire ainsi, bien sûr. « Je les tiens bien, mes filles. Elles feront rien tant que je leur ordonne pas... ». Bien sûr. Il aimerait beaucoup voir de quoi il s’agirait tiens. Mais il n’a pas le temps de lui répondre alors que Murphy lui attrape le bras. En levant le nez, à son tour, il remarque la présence, non loin d’eux. Avec la neige, il les a forcément entendu. Ca, et puis il a pu voir un chien, non loin, qui a forcément remarqué leur présence. Murphy lui laisse entendre qu’elle va avancer et lui, de son côté, il ne voit pas vraiment ce qu’il pourrait faire pour que la situation s’arrange.

« Vous êtes qui ? Et qu'est-ce que vous foutez là ? ». Il désapprouve le ton, ou du moins, les mots utilisés. Il n’est pas vraiment disposé à le lui faire remarquer pourtant. Le but de la situation n’est pas de la contredire ou de la rappeler à l’ordre. Après, il est peut-être celui qui pose problème, celui qui n’utilise pas les bons termes, il ne saurait pas vraiment dire ce qu’il faut ou ce qu’il ne faut pas faire. Les choses ne sont pas faciles. Et sans doute ne le seront jamais. Mais c’est ainsi, quoi qu’on en dise. Il n’y aura sans doute rien de plus à faire pour que ça s’arrange. Mais bon, là n’est pas le sujet. Ils sont près du campement et cet homme n’a pas grand-chose à faire là. Alors à moins que sa raison ne soit légitime et qu’il ne la donne, il faudra faire le nécessaire pour l’éloigner. L’arme à feu à la taille de Richard est une des rares du campement. Avantage d’un homme haut gradé. Et au moins, entre ses mains, il sait qu’elle ne causera pas d’accident. « Qu’est-ce que vous nous voulez ? ». Son ton est un peu plus posé, au moins. Du moins, se permet-il de le croire. Il ne prend pas non plus le risque de se la jouer trop cool ou d’avancer trop près. A quoi bon hein ? Et il y a ce chien qui bien que grand et agréable à regarder, pourrait se mettre à courir et à les attaquer. Bien qu’il ressemble à Antarès, il ne faut pas se fier à l’apparence d’un animal.

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Sujet: Re: {{ Some truths are hard to define {Richard, Elouan & Chris}
Lun 6 Fév 2017 - 1:16



❝ Some truths are hard to define. ❞
Murphy C. & Richard C. & Elouan P. & Chris W. @Avoine
(13 février 2117)


La porte grince entrebâillée sur le seuil de la maison. Le berger pose sa main pour la pousser vers l'intérieur. Qui se trouve ici ? Qu'a t-il pu découvrir ? Elouan à laissé au matin la guerrière Athna - Alysha - et l'homme des étoiles de la seconde arrivée - Chris -, sans avoir récupéré son foutu chien. Il ne pouvait cependant traîner davantage dans la forêt car il devait s'occuper du corps de Grâce. Le pikuni l'a abandonnée morte sur le sol humide de sa demeure, bien cachée dans sa cave. Pas un bruit ne s'élève, il découvre la pièce déserte. La cave grande ouverte. Il descend les escaliers en courant. Puis s'arrête Médusé. Personne. L'inquiétude le taraude, quelqu'un a t-il constaté son crime, emporté le cadavre ? Pourtant en arrivant il à croisé les gens de son village. Aucun ne porta sur lui un regard accusateur. Alors il retourne dans la grande salle, cherche, fouille, déplace, jure un peu trop fort puis se dirige vers l'extérieur. Mais là toujours pas d'indices, la serrure intacte ne montre aucune signe d'effraction. Avoine son fidèle patou à décidé de se faire doré par le soleil d'hiver. Rien dans l'attitude du canidé ne montre une quelconque méfiance. Et dans la neige il ne distingue aucune trace de pas. Ou alors elle à été recouverte depuis un moment.

Voilà un mystère qui le rendrait malade, et surtout parce que dans l'instant il contrôle plus rien. Et ça le déstabilse grandement. Pourquoi n'irait-il pas faire un tour dans le village tout en laissant traîner ses oreilles pour glaner quelques renseignements ? Elouan s'appuya contre le mur, il s'attelait à controler sa respiration afin qu'elle reste calme. Il ne devait pas se trahir, éviter de faire un mauvais pas, de dire un mot de trop. Son voison chez qui il venait de passer auparavant ne lui avait fait aucune réfléxion. Les bêtes se portaient bien, il acceptait de s'en occuper encore quelque jours, le temps que le berger aille fouiller du côté des ces débarqués d'ou venait Chris. Mais là tout de suite, il ne pouvait laisser un mort se promener comme ça dans sa tribu sans savoir quand celui-ci réapparaitrait, ou et dans quel état ? Quel merdier ! Serrant sa houppette il claqua de la langue pour que son fidèle compagnon le rejoigne. Direction la place marchande, certainement il y dégoterait un indice, il se promenait toujours une comère prête à déverser son fiel pour faire voyager les râgots, et lui le berger savait prêter écouter comme personne quand il partait à la pêche aux indices.

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VIVANTE ! Oui Grâce était vivante, une sacrée épine dans le pied qui se présentait là. Mais le bon côté restait qu'elle ne se souvenait de rien. Sans doute devrait-il l'affronter dans le futur, qui sait si elle ne retrouverait pas la mémoire ? En attendant il décida de s'éclipser pour ne pas trop tenter le diable en se retrouvant trop souvent devant les yeux cette dernière. Maintenant il marchait depuis un bout de temps avec Avoine à ses côtés. Il ne se séparait jamais de l'animal, ce dernier étant devenu comme son ombre donnait parfois l'impression de pouvoir anticiper les gestes du berger. Aucune magie dans tout cela. La trotte s'avérait longue, mais il devenait essentiel pour lui de retrouver son cabot en fuite. Un seul chien pour la prochaine transhumance, même expérimenté ça rendait le travail difficile et trop tendu. Et le pikuni ne pouvait se permettre de perdre encore plus de brebis depuis le tremblement de terre. Il connaissait moins bien ce territoire, il n'y venait que peu, il paraissait que les Naoris vivaient aussi non loin de là. Mais il savait qu'il se rapprochait car il entendait des voix. Notamment un peu haut perchée. Il se dissimula dans les arbres pour observer les visages et les attitudes.

Malheureusement le gros patou blanc, pour ses propres raisons, décida de se dévoiler. Il avança en provoquant le craquement d'une branche, attirant ainsi l'attention sur eux. Avoine passa inaperçu mais pas Elouan. Du moins au départ, ça ne servait à rien de se cacher alors il avança, le plus tranquillement possible, tandis que l'animal fut remarqué par l'homme qui accompagnait la femme venant de l'interpeller. Bien qu'il ne maîtrisa pas leur langue, il en connaissait assez pour savoir ce qu'on lui demandait. Avoine tournait autour des deux personnes, le museau en l'air il semblait renifler quelque chose d'intéressant.  « Vouloir mon chien ... Perdu » Commença t-il en imaginant que ce serait assez clair pour les deux autres. Le Berger s'appuyait sur sa houppette de façon à pouvoir dégainer la lame effilée,  cachée ,qui s'y dissimulait si jamais on venait à le menacer. Un geste en traître ne le dérangeait nullement tant qu'il s'en tirait indemne. Par contre l'autre tenait un étrange instrument à la mains qu'il ne connaissait pas, n'augurant rien de bon. Le grand blanc aboya avec plus de conviction tout en sautant autour de la femme. cependant il ne montrait pas les dents. « Chr.. l'homme chez vous dit ... parler à Antarès ... toi être ? » Demanda t'il directement à la femme qui accaparait les attentions du grand patou. Puis ses yeux se dirigèrent vers l'autre « Rendre à moi ! »


Dernière édition par Elouan Poe le Dim 9 Avr 2017 - 23:11, édité 2 fois

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Sujet: Re: {{ Some truths are hard to define {Richard, Elouan & Chris}
Lun 6 Fév 2017 - 22:39



❝ Some truths are hard to define. ❞
Murphy C. & Richard C. & Elouan P. & Chris W.
(13 février 2117)


Murphy accueillait chaque moment passé aux côtés de Richard comme une chance et un rappel à la réalité. Car c'était cette réalité là qu'elle appréciait plus que tout; parler de pissenlits mangeurs d'hommes sans se préoccuper de ce que pouvait leur apporter le lendemain. Elle était fatiguée de réfléchir à l'avenir et de le craindre plus encore qu'elle s'attristait du passé. Cette patrouille aurait pu ressembler aux centaines qu'elle avait déjà effectuées depuis qu'ils étaient ici, mais la simple présence de son mentor et ami changeait la donne. Le monde était plus léger à ses côtés, parce qu'il était l'une des seules personnes capables de la faire se sentir parfaitement en sécurité, enfermée dans une bulle de confort qui n'était pas sans lui rappeler sa vie d'autrefois, passée là-haut à surplomber cette planète dont ils foulaient à présent le sol. « Visiblement tout va bien. Mais si mes troubles du sommeil viennent de là, je vais t’assommer chaque soir », plaisantait l'ancien chef de secteur sur le même ton qu'elle. Tout ça, c'était tout ce dont elle avait besoin. Elle espérait cette patrouille calme, car elle voulait profiter de chaque minute passée à ses côtés. Elle savait que ces parenthèses n'étaient jamais éternelles, et elle savait aussi à quel point la vie et tout ce qui l'accompagnait, ici, était fragile. Elle apprenait peu à peu à accepter cette réalité-là, celle de l'immédiat et du jour présent, parce qu'elle n'avait aucun réel pouvoir sur l'avenir. Ici, les paramètres qu'ils ne maîtrisaient pas étaient bien plus nombreux que là-haut, où tout était minutieusement orchestré pour rendre capable leur survie dans un espace qui ne leur avait jamais facilité les choses. Ici, ils vivaient dans un monde ouvert, dans un monde conditionné par des variables dont ils avaient au mieux à peine conscience. Murphy n'avait pas oublié le tremblement de terre de l'été précédent, qui lui avait fait réalisé à quel point les craintes qu'elle avait eues jusque-là étaient fondées. Leur survie dépendait au moins autant du hasard que de leurs habilités à y faire face. Tout ce qu'ils pouvaient faire était s'entraîner et s'imaginer au pire pour s'y préparer, mais le reste était entre les mains de cette nature menaçante et de ce maître du destin qu'était le hasard. « Bonne idée », approuva-t-elle Richard, amusée, « comme ça moi, tu m'aideras à dormir ! » Car le sommeil était devenu, comme bien des choses ici, une denrée rare...

Mais même cette simple patrouille n'arriverait pas à être aussi naïve qu'elle l'aurait aimée. Ils n'étaient pas seuls, et les muscles de la brune s'étaient brusquement contractés sous l'inquiétude. Qu'est-ce qu'un inconnu pouvait faire si près de leur campement ? Était-ce un Naori ? Était-il seul, ou se retrouvaient-ils malgré eux au milieu d'un guet-apens ? Oublié la légèreté de l'instant et les résolutions de profiter du moment présent. Le moment présent venait brusquement de virer à l'opposé de la tranquillité. Le sourire amusé de la patrouilleuse s'était transformé en une mimique crispée. Agressive, elle l'était peut-être; très probablement, même. Mais elle ne comptait pas laisser cet inconnu les menacer si tel était son but. Et le but du Terrien, à dire vrai, elle n'en avait aucune fichtre idée. Il pouvait être là pour les meilleures comme les pires raisons. Peut-être connaissait-il l'un d'entre eux comme elle connaissait Oona ou Isdès; ou peut-être était-il là en repérage pour lancer une attaque sur le campement. Jusqu'à preuve du contraire, tout était possible ici, et elle comptait bien faire comprendre à l'inconnu qu'ils n'étaient pas aussi naïfs qu'il le pensait sûrement. « Qu’est-ce que vous nous voulez ? » répéta Richard de façon bien plus diplomatique et non sans faire naître un sentiment de gêne chez la brune, qui venait de se faire remettre en place par celui dont elle chercherait toujours l'approbation. Elle lui jeta brièvement un regard penaud et reporta tout aussi vite son attention sur le Terrien au loin. La brune eut un mouvement de recul maladroit, bloquée par l'épaisse couche de neige, lorsqu'un chien clair fit son apparition. Il était bien plus grand et impressionnant qu'Antarès, et Murphy réalisa subitement que toute l'affection qu'elle portait à son propre chien ne s'étendait pas aux canidés qui lui étaient inconnus. L'animal était à présent à leurs pieds et leur tournait autour, et la patrouilleuse eut un mouvement maladroit et apeuré qui la fit rencontrer le bras de Richard. Elle n'arrivait pas à bouger comme elle le souhaitait dans cette neige, et la bête les reniflait de la plus inquiétante des façons. Murphy ne comprenait absolument pas ce qui se passait, ce qui l'angoissait encore davantage. « Vouloir mon chien ... Perdu » lâcha le Terrien qui s'était approché d'eux. La brune manqua de le traiter de stupide en lui expliquant qu'il était juste là, à leurs pieds, à leur renifler le derrière. Elle baissa doucement son arme mais ne la lâcha pas pour autant. Faire preuve de civisme, d'accord, mais faire preuve de négligence, jamais. C'est le chien qui la surprit à nouveau en aboyant dans le silence de la forêt. Il s'acharnait subitement sur elle, qui essayait tant bien que mal de l'éloigner à coup de larges gestes maladroits, glissant sa lame vers l'intérieur de son poignet pour ne pas blesser l'animal -était-il totalement stupide ou simplement humaine de s'assurer du bien portant du chien ? « Chr.. l'homme chez vous dit ... parler à Antarès ... toi être ? » Elle releva brusquement la tête en entendant le nom de son chien. Son regard était noir d'inquiétude et d'irritation, comme si on venait de s'attaquer personnellement à elle. Elle se tourna vers Richard pour essayer de voir s'il comprenait quelque chose à cette histoire, puis reporta à nouveau son attention sur le chien qui continuait de lui sauter dessus, et surtout sur son maître, qui avait piqué sa curiosité. « L'homme ? Quel homme ? Qui a parlé d'Antarès ? » Elle ne répondait pas à la question de l'inconnu parce qu'elle ne la comprenait pas. « Rendre à moi ! » Elle réalisait progressivement que ce qui devait rendre le chien si enthousiaste à sa compagnie était l'odeur qu'Antarès avait pu laisser sur elle. Mais qu'on lui réclame son chien, son plus fidèle compagnon... elle ne le tolérait pas. « C'est MON chien ! » hurla-t-elle en se désignant du pouce. « Vous y toucherez pas ! » Et intérieurement, elle se félicita de l'avoir laissé aux bons soins de Tennessee, qu'elle imaginait dans ses laboratoires en train de gâter Major de morceaux de pommes.

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23/05/2015 avengedinchains 1396 Andrew Lincoln ava by Exception / sign by Alas Chef de secteur devenu chef de la garde après le crash. 66
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Sujet: Re: {{ Some truths are hard to define {Richard, Elouan & Chris}
Mar 21 Fév 2017 - 15:58



SOME TRUTHS ARE HARD TO DEFINE
richard&murphy&elouan&chris
Face à ce natif, Richard ne s’inquiète pas vraiment. Peut-être pourrait-il le faire, mais il préfère se concentrer sur le fait qu’ils sont deux contre un. Il connaît Murphy et ses capacités et bien qu’il ne puisse pas déterminer de quoi l’homme en face d’eux est capable, il ne risque pas de chercher bien loin parce que cette situation est déjà bien assez compliquée. Observateur, le chef de garde n’ose pas vraiment bouger. De toute manière, il ne voit pas non plus ce qu’il pourrait dire ou faire. La situation est déplaisante mais il se doit de faire avec parce qu’il n’a guère le choix. Face à cet homme qui s’est aventuré trop près du campement, il attend. Le moindre mouvement brusque pourrait provoquer une situation contradictoire. Le chien pourrait attaquer, l’homme vouloir le défendre… En clair, nombreuses sont les possibilités de voir la situation dégénérer. Lorsqu’il parle un instant de son chien perdu, l’homme ne sait pas quoi lui dire. A priori, le chien est là, juste à côté d’eux, et il n’est pas vraiment utile de réfléchir plus longtemps. Peut-être qu’il se tromper aussi, c’est tout autant une possibilité que le reste. Mais il ne risque pas de l’évoquer à voix haute. Alors quand il voit l’animal à côté d’eux et qu’il lui fait penser à Antarès, il ne sait pas trop quoi dire. Est-ce qu’il parle de lui ? Il ne connaît pas tous les détails, et certains points peuvent malencontreusement lui échapper. Pour autant, il aurait bien du mal à envisager que ça pourrait juste venir de là. Le problème, c’est qu’il n’imagine pas vraiment Murphy être d’accord avec une telle offre. Elle ne lui rendra pas son chien, même s’il s’agit réellement du sien. C’est une affaire compliquée mais il sait qu’elle s’y est attachée. Et pour cette raison, elle ne reviendra jamais en arrière. Pourtant, à côté de ça, il n’a pas non plus envie de crier au mec de s’en aller. Après tout, il vient avec une raison, et il ne se montre pas vraiment arrogant ou violent. Du moins, pour le moment, mais il imagine facilement qu’il pourrait faire le nécessaire si la réponse qu’il obtient est négative. Son chien s’est perdu, aurait trouvé la route de Murphy et se serait habitué à elle ? Disons qu’à ses yeux, ça manque encore un peu de sens. Face à une situation qu’il ne comprend qu’à demi-mot, il ne parvient pas vraiment à déterminer ce qu’il doit en penser. Ses mots sont décousus, ses phrases bancales mais il parle une langue qui n’est juste plus la sienne. Alors Richard tente de comprendre mais c’est maladroit. Surtout que dans le fond, il s’adresse principalement à son amie qui a attiré le chien à elle.

Il observe la scène, ce sent un peu mis à l’écart, mais il ne risque pas de laisser tomber les choses parce qu’il les observe du mieux qu’il peut. Il regarde, de loin, prend ses distances, ne parvient pas vraiment à agir différemment. Il ne se sent pas forcément concerné et en même temps, il sait qu’il doit rester là pour pouvoir garder ses arrières, pour pouvoir l’aider si cela s’avère nécessaire. Parce que oui, tout sera bien plus simple ainsi. S’il n’a toujours pas d’arme au creux des mains, il ne cache pas que l’homme en face de lui ne lui inspire pas une grande conscience. Il n’est absolument pas à l’aise avec ce qui se passe. Et ce n’est sans doute pas près de changer immédiatement. Il ne sait pas, il ne parvient pas à déterminer tout ça et de toute manière, il n’en a pas vraiment envie, non plus. Tout est compliqué, si on peut le dire comme ça. Du bout des doigts, sa main s’écrase sur l’épaule de son amie pour qu’elle garde son calme alors qu’elle s’emporte et se met à crier. Il faut qu’elle comprenne, un minimum, la situation. Il est préférable que le chien en question ne soit pas là, en tout cas, c’est vrai. Mais pour le reste, ce n’est pas parce que l’homme vient et réclame que d’un seul coup, les autres vont se mettre à s’exécuter. Ce n’est absolument pas comme ça que les choses se passent. Il comprend sa douleur ou du moins, cette craint qu’on puisse lui prendre cet animal auquel elle s’est attachée. Pour autant, elle n’ira certainement pas prétendre que tout ceci est logique. Parce que c’est loin, très loin d’être le cas. Tant qu’il n’y a pas la moindre explication à tout ceci, ils ne peuvent pas en rester là, c’est tout ce qu’il sait. Et c’est tout ce qui se trouve être réellement important. « Calme toi Murphy… ». Il se veut réconfortant, mais il ne l’est pas vraiment, et il le sait. Dans la situation actuelle, pourtant, il ne sait pas vraiment ce qu’il pourrait faire ou ne pas faire, finalement. Ses options manquent, et il ne peut pas non plus tuer cet homme juste parce qu’il réclame… Quelque chose qui semble lui appartenir, finalement. « Comment nous prouver que c’est votre chien ? Après tout… Vous ne semblez pas vraiment lui manquer, si c’est le cas ». Il le fixe, se demandant alors ce qu’il sera bien capable de répondre à cela.


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Sujet: Re: {{ Some truths are hard to define {Richard, Elouan & Chris}
Dim 12 Mar 2017 - 0:05



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(13 février 2117)


Des êtres tombés du ciel, des étrangers, des débarqués ou tous les autres adjectifs dont on pouvait les affubler, ça restait des humains qui leur ressemblaient. Leur enveloppe  en tout cas, après pour l'habillement ça se discutait sérieusement, et finalement pour la langue ça laissait grandement à désirer. De son côté il reconnaissait certaines similitudes, il arrivait à capter un sens, mais ne parvenait pas toujours à tourner sa demande de la façon dont il le désirait. Le berger aimait que le contrôle fut bien assit dans sa main. Pourtant il buttait parfois sur des situations ou il devait s'adapter, comme celle dans laquelle il se trouvait présentement. Il devinait que s’énerver le desservirait particulièrement, il fallait observer avant d'agir. Avant de prendre note de sa présence, ces deux-là partageaient une conversation qui les mettait de bonne humeur. Son arrivée, ses mots changeaient drôlement la donne, Le pikuni s'apercevait que la jeune femme possédait un tempérament assez tempétueux. Une grande confiance émanait d'elle et pourtant dans son regard il pouvait distinguer une étrange crainte. Visiblement elle tenait à ce chien et pour le récupérer sans doute devrait-il proposer quelque chose de précieux en échange. Du moins en dernier recours, parce que sinon dans son fort intérieur il la traiterait tout simplement de voleuse. Mais le lui dire tout haut ne serait certainement pas très judicieux. Alors il tentait de garder une certaine façade, car à n'en pas douter il se trouvait en infériorité pour le moment. Pour ce qui était du nombre dans tous les cas.

Et à coté il y à l'homme qui lui semblerait plus consistant. Plus à l'écoute, plus raisonnable. Mais ça pouvait ne se révéler qu'une apparence car pour le moment, tout n'en était qu'à une entrée en matière. Chacun se dévoilerait petit à petit, comme le remarquait chaque fois dans de tels cas, le berger. Si on creusait un peu plus les mots, les attitudes différaient, alors Elouan se fixait sur le plus important : éviter tout ce qui touchait un nerf sensible. Le Pikuni fit donc un pas vers eux sans rien dire, apaisant au mieux son visage, il ne ne pouvait néanmoins pas empêcher ce petite tic qui lui battait au coin des lèvres quand il se découvrait particulièrement contrarié. Le Terrien planta son bâton dans la neige, puis montra la paume de ses mains. Rien pas d'armes, forcément, elle se cachait à sa portée, si jamais une besoin impétueux de la prendre venait à se présenter.  « Avoine, Avoine hod op*  » Murmura t-il à son chien qui aussitôt se retrouva assit sur le derrière en face de Murphy, sans pour autant arrêter de renifler l'odeur de la jeune femme, ainsi que d'émettre par moment une douce plainte à peine audible. « Calme ... Paix » S'exprima t-il après que l'autre homme eut fait en sorte que la Brune récupéra son calme. Malheureusement il lui paraissait évident que la moindre étincelle ré-allumerait le feu rapidement. Et si il venait de loin, il comptait bien repartir avec sa bête quoi qu'il lui en coûta, même s'il s'avérait qu'il dû trancher la gorge à chacun traitreusement, pour se réapproprier toutes les heures de travail passé à le dresser.

Elouan ramène la main vers sa poitrine « Mauvais dialecte ... Alors recommencer » Le pikuni pesait ses mots, le regard s'attardait sur ses deux interlocuteurs, leur donnant autant d'importance à l'un comme à l'autre. Elouan tournait chaque parole dans sa tête, espérant lui donner la bonne interprétation, et leur donner la sienne aux demandes qu'il lui imposait. Il n'appréciait pas du tout de devoir prouver un fait ,parce qu'il savait pertinemment d'après Chris, et d'autres ayant échangés avec ces arrivés du ciel, qu'ils ne trimballaient aucun animal la-haut « Comment prouver ? » le Pikuni renvoyait la question à l'homme. Oui comment ça se passait chez eux ? Devait-il procéder à une coutume bizarre pour se faire ? « Dites comment faire ? Amenez le ici ». A moins que la jeune femme ne le refusa, effrayée de lui rendre un animal qu'elle s'octroyait simplement parce qu'il se trouvait sous son nez. « Moi Berger, travail avec lui » Ensuite il pointa du doigt le grand berger blanc « Gardien ... Troupeau ... Beaucoup de temps pour apprendre » Le berger espérait ainsi avoir souligné l'importance pour lui de repartir avec son animal. Mais les autres exigaient d'en savoir plus, surtout le pourquoi de sa présence en ces lieux du canidé, sans ce maître qu'il prétendait être. « La terre tremblée ... mon chien peur ... »

Maintenant Elouan estimait avoir prouvé sa coopération, que c'était leur tour d'accepter de lui offrir un geste. Que feraient-ils à la fin de ce canidé ? il ruinerait toute son éducation, et qui sait si déjà s'il ne faudrait pas la reprendre sévèrement, pour que ce dernier soit prêt pour la prochaine transhumance ? Maintenant il se tourna délibérément vers la fille nerveuse. Le pikuni se méfiait particulièrement d'elle. Elle possédait ce caractère emporté qui venait ruiner tous les efforts des autres quand on s'approchait d'une solution. « Un homme grand, brun, Chris ... Il m'a dit ici demander Antarès » Peut-être que ce prénom lui rappellerait quelqu'un, certainement même, puisque ce dernier, rencontré prêt du pont le renseigna à propos de ses recherches. Et Elouan ne lui accordait pas le droit à celle-là, de refuser de lui rendre. Si elle en désirait un, il pourrait toujours lui en proposer un plus jeune dont elle s'occuperait comme elle le souhaiterait. « Venir jusqu'ici pour lui, habiter les plaines, besoin ... je le reprendrais il est à moi ... Choisir un bébé si vouloir  » En terminant il durcit son ton par devers lui, car cette difficulté à se faire entendre correctement le perturbait un peu, comme s'il se fut trouver en prison avec un  bâillon sur la bouche.
* Stop


Dernière édition par Elouan Poe le Dim 9 Avr 2017 - 23:14, édité 1 fois

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Sujet: Re: {{ Some truths are hard to define {Richard, Elouan & Chris}
Dim 12 Mar 2017 - 22:37



❝ Some truths are hard to define. ❞
Murphy C. & Richard C. & Elouan P. & Chris W.
(13 février 2117)


Son chien ? Un inconnu voulait mettre les mains sur son chien ? Son sang n'avait fait qu'un tour, et la main bienveillante que Richard avait posée sur son épaule n'avait pas suffi à la calmer. Un mec qu'elle ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam, et qui, pour autant qu'elle sache, pouvait être un Naori comme un Athna, s'imposait à eux en réclamant la petite boule de poils qui avait égayé la vie de la brune depuis l'été. Ce sont les quelques mots de son mentor qui finissent par la raisonner. Elle était un peu trop sanguine, et Murphy, et elle en oubliait parfois que certaines situations pouvaient parfois se résoudre seulement avec quelques mots. Elle doutait que ça puisse être le cas ici, pourtant, mais elle remerciait le hasard d'avoir mis Richard à ses côtés pour l'accompagner dans une telle rencontre. Elle lui jeta un bref regard avant de se taire, laissant tout loisir à Richard de reprendre la situation en main. Il était sans aucun doute le plus neutre des trois, dans cette affaire. Au moins, se disait-elle pour se calmer, si l'inconnu n'était pas là par hasard, ce n'était pas pour attaquer le campement en pleine nuit et égorger la moitié des leurs. Il cherchait son chien, ou tout du moins, celui qu'il décrétait être son chien. Car non, Antarès ne serait plus jamais le chien de n'importe qui d'autre qu'elle-même. Il y avait eu plusieurs occasions déjà qui lui avaient permis de réaliser l'ampleur de l'affection qu'elle portait à l'animal; celui où  elle avait du remonter dans le nord pour le rendre à sa propriétaire et où elle n'avait eu d'autre choix que de se faire à l'idée de la séparation, et puis celui où Oona lui avait annoncé avec un petit sourire que leur duo ne pouvait être séparé et qu'elle lui confiait l'animal. A temps complet. Personne, donc, ne lui prendrait Antarès. Il était bien chez eux, avec elle et avec Tennessee, à gambader de poste en poste et à ramener des lapins à Cassandre, à dormir calmement sur son lit ou à chercher la fraîcheur nocturne devant l'abri de Tennessee. Même Richard ne pouvait pas nier ces évidences-là. En lui jetant ce petit regard furtif, Murphy espérait très fortement qu'il défendrait Antarès aussi férocement qu'elle aurait continué à le faire s'il ne l'avait pas retenue dans ses élans d'inquiétude.

Elle jeta un regard fier et satisfait à l'inconnu lorsque le chef de gardes sous-entendit qu'Antarès était très heureux chez eux et que personne ne manquait à son bonheur. Elle faillit éclater dans un « dans un ta gueule ! » peu élégant mais se retint de justesse, les bras croisés en toisant le Terrien, comblée par l'intervention de Richard. Le chien qui lui faisait sa fête depuis quelques minutes finit par s'installer calmement devant elle sous l'ordre de l'inconnu, qu'elle remercia d'un regard un peu perdu. Pour être capable de rappeler son chien comme ça, il devait vraiment tenir à Antarès. Sinon il n'aurait eu qu'à lui demander d'attaquer, et Murphy aurait pu être transformée en stock de viande en quelques minutes. Ce chien-là semblait plus féroce que Major, peut-être parce qu'il était adulte, mais peut-être aussi et surtout parce qu'il semblait aussi éloigné de lui qu'un conseiller pouvait l'être d'un rebelle. Ils étaient les mêmes, et pourtant si différents... « Je le ramènerai pas ici. C'est pas un objet de troc, c'est mon chien, et il est très heureux là où il est. » Sûrement en train de supplier Ten du regard de lui glisser un énième morceau de pomme, que la bouclée lui donnerait avec un petit sourire que Murphy ne lui connaissait que face à la petite bête au poil clair.

Ses sourcils étaient froncés lorsque l'inconnu reprit la parole. Il n'en démordait pas, et Murphy ne comptait pas abandonner non plus. Elle n’amènerait pas Antarès ici pour le voir partir, que cet homme ait autrefois été le maître de l'animal ou non. Elle se refusait à le voir partir, parce qu'Oona, lorsqu'elle lui avait glissé cette unique phrase avec un sourire dont elle se souvenait encore, lui avait promis des années de tendresse auprès d'un animal pour lequel elle ne se serait jamais sentie capable d'éprouver la moindre affection. Antarès avait totalement changé la donne. Avec quelques autres surprises que l'été lui avait apportées, il lui avait prouvé que cette Terre n'était pas qu'un unique océan de malheurs mais aussi une mer de promesses, si on prenait le temps de l'observer un peu plus longtemps et de s'y risquer, de s'y engager pour de vrai.

La patrouilleuse jeta un regard largué à Richard lorsque leur opposant lâcha le prénom de Chris. Ses poings s'étaient serrés comme par réflexe. Dans quel merdier les avait-il encore mis ? Il la détestait à présent au point de vouloir lui arracher l'un de ses meilleurs amis ? Mais pour qui se prenait-il ? Qu'il veuille s'éloigner d'elle était une chose, qu'il l'attaque de cette façon en était une autre. « Vous avez demandé Antarès, je vous le donnerai pas, je veux pas d'un autre chien, le débat est clos », lâcha-t-elle le plus calmement possible mais non sans que son regard ne lance quelques flammes alarmées. « Et puis il s'occupe pas d'animaux, il les chasse. » Antarès, gardienner des troupeaux ? Et puis quoi encore ? Il apprenait à peine à chasser depuis quelques mois et Murphy lui avait évité les épaisses couches de neige tout l'hiver. Qui plus est, Oona lui avait fait un descriptif de ce pour quoi ses parents étaient réputés, et le gardiennage n'en faisait absolument pas partie. C'était un pisteur, un traqueur, un chasseur. Et elle-même lui avait rajouté l'attribut de cajoleur, mais c'était là un autre débat. Antarès ne contenterait jamais l'homme présent devant elle, ce qui ne représentait qu'une raison de plus de lui refuser de lui rendre le chien. « Je suis désolée que Chris vous ait fait venir jusqu'ici. Vous pourrez vous en plaindre auprès de lui. » Son ton était sec alors qu'elle essayait, grâce à la présence de Richard, de garder son calme. Elle ne pouvait pas le nier, l'homme en face d'elle faisait preuve de bien plus de sang-froid qu'elle, mais c'était parce qu'elle savait qu'elle était à deux doigts de perdre son chien, et que c'était une idée qui lui était intolérable. Il y avait encore des moments où Murphy avait besoin d'un parent pour la défendre et la sortir indemne des situations les plus alambiquées, là où elle ne pouvait pas le faire elle-même. Elle jeta donc un regard implorant à Richard, comme pour le supplier de mettre fin à cette histoire.

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Sujet: Re: {{ Some truths are hard to define {Richard, Elouan & Chris}
Mer 12 Avr 2017 - 9:20

» Some truths are hard to define.


La situation est délicate, étouffante. Richard n’a pas envie de voir la tristesse sur les traits de son ami et pourtant, il sait que la situation ne se prête pas à une amélioration immédiate. Ce n’est absolument pas comme ça que ça va se passer et ce n’est d’ailleurs pas prêt d’arriver. Tout est trop compliqué. Beaucoup trop. Et là pour le coup, il ne sait même pas ce qu’il est supposé faire. Il ne connaît pas cet homme, et il ne peut pas vraiment prendre sa défense parce que ce n’est pas dans sa nature et que ce n’est donc pas prêt d’arriver. Mais ça reste étouffant, perturbant. Et pour le coup, il ne sait même pas ce qu’il pourrait être supposé faire avec ça. En réalité, il ne sait même pas où donner de la tête avec ça parce que pour le coup, il ne sait même pas ce qu’il pourrait bien dire pour que ça se passe bien. Les solutions sont inexistantes finalement. Et c’est la seule chose qu’il sait. La seule chose qu’il soit en mesure de comprendre, sans doute. Et il a beau demander à Murphy de se calmer, ce n’est malheureusement pas aussi simple que ça, ce n’est malheureusement pas comme ça que ça se passe et désormais, il faut juste faire avec. Il n’a pas envie de se montrer déplaisant, comme il n’a pas non plus envie de blesser quelqu’un. De faire du mal autour de lui. Mais il a l’impression que peu importe ce qu’il pourrait bien faire, ça ne l’aidera pas à aller de l’avant. Bien sûr, demander à la jeune femme de se calmer, ne l’aidera qu’à moitié. Elle gardera peut-être son calme un instant, mais ce ne sera absolument pas suffisant. Parce que de toute manière, ce n’est pas aussi simple que ça. On ne peut pas demander à quelqu’un de faire quelque chose et s’attendre à ce qu’elle le fasse parfaitement. Tout ce que Richard veut, c’est qu’ils s’écoutent, qu’ils parviennent à souffler un peu et à ne surtout pas se précipiter pour rien. A quoi bon hein ? Un pas après l’autre, une respiration après l’autre. Il ne sert à rien de s’emporter sans rien savoir. Mauvais dialecte hein ? A n’en pas douter.

Mais pour le coup, il a raison sur le fait qu’il n’est pas aussi simple que ça de prétendre que l’animal lui appartient ou non. Le faire venir serait une solution et en même temps, on ne peut pas prétendre que ce soit si simple, parce que ce n’est pas forcément comme ça que ça fonctionne. Sur le coup, il rejoindrait l’idée de Murphy. Ce n’est pas un objet, on ne le compare pas avec un autre, on ne l’observe pas. Le chien a l’air heureux ici, c’est vrai. Mais en fin de compte, lui, il ne connaît absolument rien. Il s’en fout de l’animal. En réalité, sans lui, il y aurait moins de problème. Mais il ne le dit pas parce que là n’est pas la question. Et que puisque l’animal n’est pas un objet, ils ne vont pas se le passer comme un ballon. Pour autant, le caractère de Murphy n’aide pas dans la situation actuelle’. Il comprend qu’elle puisse ne pas vouloir lui rendre l’animal. Elle s’y est tellement attachée que ça n’a rien d’étonnant. Pourtant, à côté de ça, il trouve son comportement enfantin et ridicule. Il ne sait juste pas comment il pourrait le lui dire. Tout ceci ne rime pas à grand-chose, pour lui. Mais là, il ne va certainement pas se mettre du coté de son amie alors qu’elle s’affiche comme étant une gamine. Elle en serait presque à taper des pieds, à n’en pas douter. « A quoi ressemble ce chien ? ». Il pose la question simplement. S’il décrit une autre bête, alors ce sera différent. Et puis bon, que le chien devant eux ressemble à Antarès ne change rien. Richard imagine qu’il n’y a pas qu’une seule race d’animal par ici. « Et Murphy, comment est-ce que tu as eu Antarès ? ». Et voilà qu’il se retrouve médiateur dans une situation qui l’emmerde profondément. Mais s’il laisse faire, Murphy risque de le buter avant même qu’il n’ait été capable de comprendre tout ce bordel.

Quand Chris vient sur le tapis, il lève les yeux au ciel. Et celui-là, il peut pas se contenter de se mêler de ses propres affaires ? Comment est-ce que Murphy fait pour encore le supporter hein ? Là pour le coup, il est plus irrité qu’initialement. « Chris, il devrait fermer sa gueule de temps en temps », murmure-t-il. Non mais sans déconner. Okay, l’homme vient de loin et il n’a pas envie de perdre son temps, c’est assez normal. Mais ça ne change absolument rien et Richard ne risque pas de le laisser « gagner » juste parce qu’il vient de loin. Ce n’est certainement pas comme ça que ça fonctionne. « Tout ça reste assez ridicule. », lâche-t-il un peu plus fort. Il n’avait qu’à mieux surveiller ses chiens.


notes » w/ Murphy, Elouan et Chris, près du campement Odysséen, le 13 février 2117

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Sujet: Re: {{ Some truths are hard to define {Richard, Elouan & Chris}
Lun 8 Mai 2017 - 22:45



❝ Some truths are hard to define. ❞
Murphy C. & Richard C. & Elouan P. & Chris W. @Avoine
(13 février 2117)


Silencieux, face à deux inconnus, les secondes paraissaient explosives, parce que le Pikuni pouvait lire comme un livre ouvert le visage de la brune. Déjà il comprenait avant qu'elle n'ouvrit la bouche une fois encore, qu'il ne pouvait pas attendre d'elle une seconde de se montrer raisonnable. Forcément, ces enfants de la lune, tombés du ciel, ne possédaient pas d'animaux. Il ne savait pas du tout ce que ça impliquait pour les terriens, le bien d'autrui ne semblait ne rien vouloir dire pour eux. Et hop ça s’appropriait un sol pour y vivre, du terrain pour leur propre chasse sans même s'informer auprès des autochtones. Et pourquoi le faire puisque d'après les rumeurs entendues ces miraculés du ciel imaginaient que la terre continuait sans une seule respiration humaine depuis leur départ. Quelle déception pour eux maintenant qu'ils devaient assimiler que tout leur appartenait pas. Elouan ne les voyait pas d'un bon œil, mais après la rencontre avec Chris, et malgré le caractère plutôt incontrôlable de celui-ci, il ne les mettait plus tous dans le même sac. Mais quand même ils se porteraient cent fois mieux sans leur présence. Ça ne provoquait que des problèmes, comme ce tremblement de terre, oui le voilà prêt à leur faire porter le chapeau dans sa contrariété. Cependant chez lui rien ne transparaissait véritablement à son expression plutôt énigmatique.

De loin il eut préféré que ce fut l'autre homme dont dépendit l'animal qu'il devait récupérer. Non pas qu'il s'imagina qu'il puisse finir par chanter ensemble autour d'une bouteille, mais il semblait évident qu'il préférait un dialogue sensé plutôt que se comporter en tête de mule. La femme prenait à la fois des attitudes de fierté quand pourtant dans ses prunelles se reflétait aussi la crainte. Il ne remettait pas en cause qu'elle puisse aimer cette bête, Tout comme lui eut pu le faire en recueillant un canidé vagabond. Mais il n'eut pas refusé de le rendre à qui de droit, sous ce prétexte idiot, parce que toutes les bêtes finissent par aimer la main qui les nourrit. Surtout quand ils n'ont pas été éduqués pour devenir sauvage. Simple et évident non ? Mais pour s'exprimer afin d'expliquer ça à la récalcitrante, alors qu'il ne possédait que le beaba de son langage, autant se frapper la tête contre un arbre. « Pas troc, je ne donne rien que ma gratitude et un bébé que tu pourras garder toute ta vie puisque tu aimes ... que toi le soigner,  ... je le ramène à la maison, amène le pour que je le voir ... s'il te plait » ça lui arrachait un peu la gueule  à Elouan, mais il pouvait faire profil bas jusqu’à sa violence explose sans prévenir. Et si le plus vieux n'eut pas été avec eux, il aurait déjà fait son affaire à la demoiselle qui n'arborerait plus un air aussi triomphant.

Il continuait à se montrer diplomate mais il devenait de plus en plus évident que la femme ne ferait pas un seul effort. « Qui être le chef chez vous ?  » Questionna le berger en imaginant que ça pourrait arranger le problème en passant par une plus haute autorité, il pointa sa houppette vers Richard « Vous ? » juste à ce moment ce dernier lui demanda de décrire l'animal en fuite, perdu, puis visiblement retrouvé. Et ça bien qu'il trouva que ce  fut du temps gâché, Elouan l'acceptait beaucoup mieux. L'Odysséen voulait s'assurer de sa sincérité. Après tout Le Pikuni pourrait prétendre reconnaître n'importe quoi, la bête ne le contredirait jamais à moins qu'elle ne tenta de le mordre. Dans ce cas ça ne signifierait pas qu'il mentirait, juste que les débarqués le gâtaient trop. Mais en signe de bonne volonté Le Berger accéda à la demande de l'homme.  « Et bien si pas posséder de la potion magique lui être petit mais avec du caractère  » Elouan se pencha pour montrer une hauteur qui ne dépassait pas le genou. « Il aime trop courir après les lapins mais surtout.... il aime manger des pissenlits... Cet idiot ... Très bon garde » Oui voilà pourquoi sa fille souhaita le baptiser avec ce nom, et que depuis il donnait des prénoms de plantes à tous leurs animaux. Habitude qui les faisait toujours beaucoup rire quand ils vivaient encore ensemble.

Bon certainement en hiver on ne trouvera pas de pissenlits pour confirmer ses dires, mais il désigna Avoine qui pour l'instant daignait rester assit sur son derrière mais ne quittait pas des yeux les deux autres inconnus. « Ils se reconnaîtront si vous amenez ...  » Mais sa voix disparue comme avalée par la froidure de la neige. Les voilà qui réagissaient au prénom de Chris, une bonne chose il ne parlait donc plus exactement dans le vide le Pikuni. Cependant l'autre question de Richard accrocha son esprit, en ramenant les bras vers lui tout en s'appuyant sur son bâton il fixa des yeux perçants vers Murphy « Oui ou trouver ton chien ... et qui Antarès ? lui s'occuper du mon chien ? » Ca devenait quand même de plus en plus confus pour le Berger, essayaient-ils de le perturber ? De le distraire ? Ah non il ne se laisserait pas faire, et claqua deux ou trois fois impatiemment de la langue ce qui fit se relever Avoine toutes oreilles dressées, plein de vigilance.  « Chris je l'ai rencontré sur le pont ... Ridicule ? ... Non » Voilà que tout le monde s'énervait, les choses menaçaient de vraiment mal tourner. Il devrait probablement faire en sorte de s'en sortir indemne, puis de revenir par la suite en catimini, telle une ombre, récupérer son dû.

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Sujet: Re: {{ Some truths are hard to define {Richard, Elouan & Chris}
Mar 9 Mai 2017 - 8:38


Mon regard qui dérivait sur les arbres qui se trouvaient devant moi sans que je les vois. Il semblait clair que j'étais perdu. Mes doigts qui effleuraient le tronc des arbres alors que je me retrouvais à tourner ma tête comme vers la droite. Je savais que je devais me décider. Je devais me décider et trouver quelle direction j'allais prendre, choisir entre la droite et la gauche. Pourtant j'avais envie d'aller tout droit. C'était plus simple de suivre un simple fil rouge, d'aller toujours droit. Ce serait plus facile. Tournant la tête pour jeter un regard derrière moi. Il n'y avait personne, juste de l'obscurité. Tout était sombre autour de moi. Pas de lumière si ce n'était des ténèbres environnantes. Mes doigts qui cherchaient les couteaux que j'avais toujours avec moi. Mauvaise habitude. Jouant avec les lames l'espace d'une seconde avant d'opter pour la droite après un moment d'hésitation. Et maintenant quoi ? Maintenant il fallait que je trouve la sortie. Alors je me remis à avancer, tentant de trouver mon chemin, tentant de trouver un échappatoire mais il n'y avait rien. Je ne voyais rien alors que la pénombre masquait tous les détails autour. Et pourtant je savais qu'il y avait des arbres autour du moins je m'en doutais, c'était ce que je croyais. Mais je n'en n'étais pas totalement sûr. Plus l'impression de devenir fou alors que je ne trouvais pas la sortie. L'impression que des heures s'étaient écoulées depuis. Et je continuais de tourner en rond. Je comprenais pas. C'était pourtant simple mais à chaque fois qu'un chemin s'ouvrait, je n'en venais qu'à m'heurter un nouvel obstacle. Un chemin sans issue. Et devant un gouffre. Sauter ou tomber. Commençant à me reculer, jetant un regard derrière. Il n'y avait rien derrière. Il n'y avait pas d'autre choix. Il me fallait sauter. Prenant une inspiration. Un simple saut. Un aller sans retour. Et la seconde d'après je sautais...

... et je tombais sur le sol. La tête la première dans l'herbe.
L'obscurité avait disparu. Soulevant la tête, clignant des yeux face aux rayons aveuglants du soleil. Je ne comprenais pas. Une seconde perdue alors que je me forçais à m'asseoir,
à me repérer. Mon regard qui passait autour alors que je reprenais ma respiration. Il ne faisait pas nuit, à vrai dire il faisait jour. Totalement jour. Tentant de me rappeler ce qui s'était passé. Mais le problème était que je ne me rappelais pas réellement ce qui s'était passé, si ce n'était que je me retrouvais désormais là en pleine journée. L'écho de la rivière. L'écho de bruit de voix. Me forçant à reprendre ma respiration alors que les battements de mon coeur s'accéléraient. Tentant de me rappeler ce que j'avais fait avant. Le vide. Un trou noir. Tentant de réfléchir, tentant de me souvenir ce que j'avais fait auparavant, me rappelant parfaitement que j'avais été me coucher après avoir fini ma garde de nuit. Et après plus rien. L'idée d'être somnambule qui me traversait l'esprit avant que je ne la repousse. Non je ne marchais pas dans mon sommeil. J'avais sans doute voulu retrouver Faust et je m'étais endormi, que j'avais rêvé. Tentant de me raccrocher aux souvenirs, à l'image de la jolie blonde. Jolie blonde que j'avais bel et bien tenté de retrouver après avoir averti mes supérieurs. Faust que j'avais bel et bien tenté de trouver des traces avant de me poser un espace d'un instant. Ce qui n'effaçait pas l'idée que j'avais marché pendant mon sommeil. Ce dont je ne me souvenais toutefois pas alors que des blancs s'inscrivaient dans mon esprit, alors que j'étais par intermittence de plus en plus confus depuis la mort de Robb. Non pas que cela s'arrangeait.

Me remettant debout. Tentant de prendre ma respiration alors que même encore là j'étais encore confus. Tentant de me diriger vers les sources de voix, tentant de me repérer. Bien que la vérité était que je reconnaissais le coin. M'avançant pas moins jusqu'à apercevoir Elouan, Richard et Murphy. Des silhouettes un peu flou que je réussis à distinguer un peu plus en m'approchant plus près. Des éclats de voix qui me parvenaient alors qu'il ne semblait pas pour autant certain qu'ils m'aient vu m'approcher ou m'aient reconnu. Ce que je m'imaginais. Ce dont je tentais de me convaincre alors que je n'étais pas vraiment certain de me trouver ancrer dans la réalité. Non pas que j'étais très discret alors qu'à première vue je faisais plutôt peu, étant plutôt hagard, perdu. Ce qui semblait être désormais un de mes états perpétuels à vrai dire. Entendant alors mon prénom. Mon regard qui se posait sur Elouan qui avouait m'avoir rencontré au niveau du pont. Ce qui était vrai. Et si je n'avais pas saisi un mot de la conversation, je ne pouvais qu'avoir un mauvais pressentiment alors que j'avais découvert que ce n'était jamais bon signe quand on parlait de moi. Ce qui pouvait être tantôt inquiétant alors que je ne pouvais que me demander réellement pourquoi ils parlaient de moi. Non pas que j'étais réellement sûr qu'ils étaient là. Ne pouvant que me demander s'ils me voyaient. Agitant ma main devant les yeux de Murphy qui se trouvait non loin de là, tentant d'attirer leur attention en claquant aussi des doigts bien que c'était certain qu'ils m'avaient déjà repéré. « Vous savez, cela ne sert à rien de parler à la troisième personne, je suis là... Je suis juste là. » Montrant l'espace devant moi comme pour signifier que j'étais bel et bien là. Tentant de m'accrocher aux branches que je pouvais trouver alors qu'autant que possible je ne pouvais qu'apparaître un peu plus comme un fou, ou plutôt comme quelqu'un de particulièrement déboussolé.

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Sujet: Re: {{ Some truths are hard to define {Richard, Elouan & Chris}
Mar 9 Mai 2017 - 20:36



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Murphy C. & Richard C. & Elouan P. & Chris W.
(13 février 2117)


Plus les minutes défilaient, plus il semblait à Murphy qu'aucune issue n'était accessible, et plus elle s'échauffait. Elle qui savait pourtant se montrer diplomate dans les situations les plus délicates avait oublié ses bonnes manières et défendait bec et ongles son chien. Elle en avait obtenu la garde de la plus droite et douce des façons; Oona lui avait confié l'animal dans un geste qui ne respirait que bienveillance et générosité. Elle n'avait pas gagné qu'un chien à ce moment, elle avait aussi été témoin de la naissance d'une amitié nouvelle, un peu timide mais incroyablement sincère. On ne lui enlèverait pas Antarès, et on ne briserait pas ce lien qui l'unissait à Oona. Car oui, c'était ce que cherchait à faire ce Terrien, peut-être même malgré lui, mais elle ne le laisserait pas faire aussi facilement. Viscéralement, elle défendrait la place d'Antarès auprès, et viscéralement, elle défendrait tout l'altruisme qui entourait l'arrivée de l'animal dans sa vie. Il était hors de question qu'on l'accuse de voler, et encore moins qu'on l'accuse de voler un être vivant, celui qu'elle considérait aujourd'hui comme l'un de ses amis les plus fidèles, un espoir nouveau monté sur petites pattes au pelage clair. Heureusement que Richard était avec elle, pensa-t-elle durant une brève seconde de lucidité; sa seule présence était ce qui la retenait de sauter sur l'inconnu pour le frapper de toutes ses forces jusqu'à ce qu'il admette qu'elle avait raison sur toute la ligne. Ce n'était plus seulement une question de fierté, c'était une question de défense pure et simple. On ne cherchait pas à lui arracher un ami sans s'attendre à la voir se battre. Il avait beau la brosser dans le sens du poil avec un poli « s'il-te-plaît », Murphy ne gardait en tête que ses intentions. Si elle ramenait le chien ici comme il le demandait, il y avait des chances qu'elle ne le revoit plus, et c'était une option totalement inconcevable à ses yeux. Elle avait raison sur toute la ligne et elle le savait; elle savait que ce chien était né sous le regard d'Oona et qu'elle seule pouvait avoir légitimité à confier l'animal à quiconque, et elle savait qu'elle en était maintenant la fière maîtresse. Pas propriétaire, d'ailleurs, maîtresse. Peut-être que ses arguments sonnaient comme la défense d'une propriété et peut-être qu'elle devrait donner le choix à Antarès de son réel foyer, mais elle avait une peur inavouable de le voir la quitter. Elle était trop habituée à l'abandon pour le laisser l'abattre encore une fois de sa violence vicieuse. « Je veux pas d'un bébé ! » Elle vociférait, désespérée à l'idée que cet argument ne trouve pas d'issue qui la satisferait. « Arrêtez de parler de sa maison, sa maison c'est ici ! » Elle resta un instant sans voix lorsqu'il demanda qui était le chef, et finit par serrer les dents si fort que sa mâchoire manqua sûrement de sauter. Elle en avait marre d'être infantilisée de tous les côtés, et c'était encore plus insupportable lorsque celui qui utilisait cette parade était celui qui était incapable d'écouter ses arguments. « J'ai l'air trop jeune pour être la chef, c'est ça ? Ou c'est parce que je suis une nana ? Ou parce que je suis trop petite, ou parce que je vous donne pas raison ? C'est quoi le problème, exactement ? » Elle s'avança d'un pas, menaçante, le sang bouillonnant. C'est Richard qui, une fois de plus, l'appela au calme de sa voix posée. Elle ferma les yeux un instant pour essayer de réguler sa respiration. Le sang lui était monté aux joues, elle pouvait le sentir, et ses poings s'étaient serrés malgré elle. Son teint perdit sans doute un peu de couleurs lorsqu'il mentionna l'addiction de son chien aux lapins. C'était du classique Antarès, ça. « J'ai eu Antarès de la plus correcte de la façon, on me l'a donné. Je le rendrai pas. » Bornée, têtue, obtuse, elle était sans doute tout ça à la fois, mais qu'on ne compte pas sur elle une seule seconde pour abdiquer. « Antarès c'est mon chien ! MON chien ! » Elle se désigna du pouce comme pour être sûre qu'il comprenait à quel point elle était sérieuse. « Et ils se reconnaîtront pas parce qu'ils se connaissent pas ! » Et voilà, comme pour couronner le tout, que le nom de Chris avait fait son apparition dans la conversation. Il arrivait à les emmerder jusque dans des situations aussi délicates que celle-là, et Murphy comprit en deux secondes qu'il en était même responsable.

Et si, c'était ridicule. Chris avait délibérément donné le nom de son chien à un étranger, donc oui, c'était ridicule. A croire que toute raison ou prudence l'avait quitté en même temps que Robb. Elle n'était plus réellement furieuse envers le Terrien, mais à présent bel et bien envers Chris, qui était finalement le seul responsable de tout ce merdier. Son regard fut finalement attiré par une silhouette derrière le Terrien. Il ne lui fallut pas plus d'un dixième de seconde pour pousser un râle accablé et porter ses deux mains à son front, désespérée. « Ça y est, voilà le messie ! » Ses bras étaient lourdement retombés contre son corps alors qu'elle s'était reculée d'un pas pour retrouver le réconfort de la proximité de Richard. « Merci de nous accorder ta présence, ô roi des gaffes et noble fouteur de merde », ironisa-t-elle avec une petite révérence d'un sarcasme impitoyable. « Tu parles de mon chien à qui veut l'entendre ? Maintenant il veut me le prendre ! T'es content, je suppose ? » Elle avait à peine remarqué dans lequel il avait fait son entrée; de toute façon, le Chris qui avait été son ami avait disparu en même temps que Robb, et elle ne pouvait plus qu'admettre que le temps l'avait habituée au fantôme qui l'avait remplacé.

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23/05/2015 avengedinchains 1396 Andrew Lincoln ava by Exception / sign by Alas Chef de secteur devenu chef de la garde après le crash. 66
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Sujet: Re: {{ Some truths are hard to define {Richard, Elouan & Chris}
Dim 28 Mai 2017 - 19:27

» Some truths are hard to define.


Tout peut devenir si compliqué quand on regarde un peu plus autour d’elle. Richard est perplexe, face à une histoire autour d’un chient dont on tente de déterminer la provenance. Qui est son maître hein ? Pauvre petite créature qui ne demande qu’à manger à sa guise. Et là, on essaie de quoi ? De lui faire comprendre que ce n’est pas à lui de choisir. Il a grandi avec l’un et un autre l’a trouvé ? Le chef de garde ne voit pas ce qu’il pourrait bien dire face à une situation qui le laisse parfaitement perplexe. Il ne sait pas quoi faire, en réalité. Il aimerait être présent pour son amie mais franchement, qu’est-ce qu’il est supposé lui dire ? Qu’il ne faut pas qu’elle s’inquiète ? S’il prouve que c’est son chien, est-ce qu’il pourra vraiment se permettre de lui dire qu’il se trompe ? Si c’est son chien, est-ce qu’on peut vraiment lui reprocher de vouloir le récupérer ? Tout ceci n’a pas le moindre sens, c’est un fait. Il ne veut pas la blesser et en même temps, s’il est contraint de faire quelque chose qu’elle n’est pas capable de comprendre, qu’est-ce qu’il pourrait en dire ? Il veut l’aider mais il doit juste faire avec les moyens qu’il a et ça ne rend pas la situation plus supportable, voilà tout. En tout cas, hors de question d’amener le chien ici tant que la situation est maladroite et bancale. Il ne sait pas si c’est son chien alors non, il ne bougera pas du campement. A moins qu’il n’échappe à Tennessee mais au vu de l’amour de la jeune brune pour le chien – équivalent à celui de Murphy – ça lui paraît impossible. Mais il doit calmer la situation, alors d’une pression un peu plus forte sur la main de son ami, il l’empêche d’avancer. Elle s’énerve, parle fort et s’attaque à une situation qui n’a pas de sens. Et il est absolument hors de question pour lui de laisser ça dégénérer. Elle est trop sanguine, trop énervée. Et par sa présence, il est supposé désamorcer la bombe de l’action. « Calme toi Murphy. Tu ne vois pas qu’il ne maîtrise juste pas la langue et qu’il a reconnu l’arme que j’ai ? ». Son ton est sec mais face à la rage de la jeune femme, il sait qu’il n’a pas vraiment le choix. Elle doit se calmer, mais elle ne comprend pas. « Je ne suis pas le chef non. Et le chien dont nous parlons est grand, ce n’est pas celui que vous cherchez ». Il parle vers l’homme, aimerait qu’il comprenne. Visiblement, ils ne parlent pas du même animal. Ce qui règle considérablement la donne, bien sûr. « Antarès est le nom du chien. C’est quelqu’un qui le lui a donné, nous ne l’avons pas trouvé ». Lui faire comprendre que ce n’est pas le même chien risque d’être un peu compliqué. Dans le fond, Richard se met à imaginer qu’il sera plus facile de faire venir l’animal ici.

Mais avant qu’il ne prenne la parole, voilà que Chris apparaît, comme s’il avait senti qu’on parlait de lui. Richard lève les yeux au ciel, il tombe bien, alors que Murphy est sans doute disposée à lui crever les yeux. Le chef de garde a bien du mal à déterminer pour quelle raison il s’est mêlé d’une chose qui ne le concerne pas, comme ça. Pourquoi est-ce qu’il a ouvert sa grande gueule hein ? Tout ceci n’a pas le moindre sens. Et ça ne peut visiblement pas continuer comme ça. « Ouais t’es là, mais l’idéal, ça aurait été que tu n’ouvres pas ta gueule à tout va. Ca aurait éviter ce genre de problème ». Le ton est froid, l’amabilité s’est envolé. Lui aussi, il perd sa patience, c’est ça le problème. Murphy ne mâche pas ses mots non plus, bien sûr, et ça n’a rien de bien compliqué, ça n’a rien de vraiment étonnant et c’est sans doute mieux comme ça. Qu’il se pointe comme une star, c’est plus irritant que le reste, en tout cas. Il faut que la situation se calme, ou que les choses s’arrangent. Il ne faudrait pas que ça dégénère maintenant, sans la moindre raison. Tout ceci n’aurait pas de sens. Murmurant, à Murphy, il essaie de trouver une solution. « Tu devrais aller chercher Antarès. Ce gars parle d’un autre chien, en plus de trop ouvrir sa bouche, Chris s’est gouré ». Il est sûr de lui, peut-être un peu trop. Mais il a envie d’y croire, c’est tout.


notes » w/ Murphy, Elouan et Chris, près du campement Odysséen, le 13 février 2117

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Sujet: Re: {{ Some truths are hard to define {Richard, Elouan & Chris}
Dim 25 Juin 2017 - 19:25



❝ Some truths are hard to define. ❞
Murphy C. & Richard C. & Elouan P. & Chris W. @Avoine
(13 février 2117)


A cette seconde précise, absolument rien ne semblait relier la garde au berger, en dehors de ce mystérieux canidé qui se retrouvait vivre chez l'un alors qu'il venait de chez l'autre. Voilà qui résumait à peu près la situation sans fioritures. Bien entendu on pouvait y rajouter quelques épices, en commençant par les caractères explosifs des deux protagonistes. Ainsi que leur refus de céder face à ce qu'ils croyaient leur appartenir. Si jamais un animal a appartenu à qui que ce soit en exceptant les bouts de papiers qui ne valent quelque chose que pour les humains. Les animaux eux n'y ayant jamais apposé leur patte, ni partager leur avis. S’ils demeurent auprès de celui qui se proclame leur maître, on peut imaginer qu'il s'agit d'un desiderata personnel de leur part. Sinon ils s'en choisissent un autre ou s'en vont. Dans ce cas on serait bien avisé de se rendre à leur jugement. Malheureusement voilà une pratique peu répandue - A part chez les Naoris ? -, et le ton montait chez L'Odysséenne qui ne cachait pas sa rage - ou son désespoir -, alors que le ton du Pikuni devenait mordant, accusant sa détermination. Bien qu'il garda encore un air affable, la froideur de son regard eut transformé n'importe qui en glaçon s'il se fut retrouvé avec des pouvoirs magiques !

Il ne doutait pas un instant qu'elle se fut bien occupée de Pissenlit - Son véritable prénom ne lui déplaise -, mais elle démontrait fort peu de sagesse dans la situation présente. Ni elle, ni lui ne pouvaient pourtant imaginer cet ingrédient secret qui rendait la recette encore meilleure. Oona la pourvoyeuse de chiot descendait directement de la filiation d'Elouan puisqu'il s'agissait de son unique enfant. Murphy se dressait contre le père pour préserver ce que sa fille lui céda, ne pouvant ignorer le lien existant entre La brune et le jeune chien. A côté d'eux se dressait un autre personnage, distribuant la sagesse comme de la poudre de perlimpinpin, estimant cet accrochage des plus ridicules. Protecteur envers la femme, ce qu'admirait le berger avec force, aussi le traitait-il avec le plus de respect possible. Cela n'empêcha pourtant pas la femme de partir soudainement en vrille en lui reprochant les supposées idées qu'il se ferait à son sujet. Toutes plus idiotes les unes que les autres. Enfin presque, parce qu'il du plonger au fin fond de sa patience pour ne pas tout bonnement s'en aller lui foutre une bonne correction à cette fille mal élevée. Mais comme le berger ne pouvait rien revendiquer à son sujet, il prit une longue inspiration avant de lui répondre d'une voix légèrement narquoise.

« Pas histoire de Femme  » Commenca-t-il à expliquer. Bien entendu il ne va pas entrer dans les détails sur les tribus qui vivent dans le coin. Le croirait-elle seulement que les femmes se retrouvent parfois à diriger et prendre des décisions. Elle le traiterait aussi bien de menteur « Chez nous on écoute les plus vieux, respect ... Ils ont la sagesse, Pas s'énerver pour petite contrariété. Calme ... Bonne Analyse ... » Alors qu'il termine de prononcer ses paroles la voilà qui prétend avoir reçu le canidé d'une autre personne. Mais l'attention d'Elouan fut reprise par l'homme avant qu'il ne sut répliquer quoi que ce soit à Murphy. le Berger tout en rapprochant la houppette de sa poitrine se concentra sur les mots de Richard. Tout ça le mélangeait. Il resta silencieux quelques instant tâchant de mettre ses idées en place « Antarès pas être celui qui possède le chien ? Ou vous changer nom ?  » Ce qui fondamentalement ne gênait pas le Pikuni, il souhaitait juste assimiler à quoi se rapportait exactement cet intriguant Antarès. « Pourquoi dire ... de venir ? Il dire trouver chien  » Elouan fronçait les sourcils, essayaient-ils de lui faire prendre des vessies pour des lanternes ? Tout simplement parce qu'il représentait le terrien ennemi qu’il fallait le plus souvent abattre ? Allait-il d'ici quelques minutes défendre chèrement sa vie ?

Ça le laissait un peu sur le carreau Elouan, la tournure de l'aventure. Il ne manquait pas d'envie de leur tourner le dos pour s'en revenir plus tard en pleine nuit afin d'en avoir le cœur net. Seulement à cet instant précis, tel un hasard belliqueux qui joue à la tragédie, une silhouette s'extirpa des arbres. Chancelante. Quelle ne fut pas la surprise du Berger de reconnaître Chris, celui par qui les "conseils" donnés l'amenèrent droit à la carcasse de l'Odyssée. « Chris ... » S'exclama-t-il en même temps que les deux autres, plus irrités encore visiblement par l'arrivé du troisième larron. Maintenant la femme s'excitait sur ce dernier. Ce qui paraissait injuste au Pikuni qui en profita pour rectifier « Femme ... Moi demander à lui pour chien, et lui répondre ici Antarès ... Chez vous le chien » Oui finalement ça tournait toujours autour de la même chose, chacun restant campé sur ses positions. Et comme l'ingrédient explosif  se baladait désormais parmi eux ça risquait certainement de dégénérer. « Oui ! Oui faire comme dire l'homme sensé » Le berger pointa Richard de son bâton mortel « Aller chercher l'animal ... si trompé, pas lui, je verrais.. Je partirais. Sinon prendre » Elouan termina sa déclaration assez rudement parmi le tohu-bohu de l'arrivée du rebelle alors que le Patou blanc le reconnaissant se dirigea en trottinant vers lui avec entrain.

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01/11/2015 Glacy 1449 Brett Dalton murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 76
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Sujet: Re: {{ Some truths are hard to define {Richard, Elouan & Chris}
Lun 26 Juin 2017 - 11:02


Je n'étais pas sûr qu'ils étaient réellement là. J'avais du mal à discerner réalité et mensonge. Illusion et hallucination. Mes mains qui passaient devant eux, s'agitant dans l'air. Comme pour être certain qu'ils ne me voyaient. N'ayant pas réellement remarqué s'ils avaient réagi ou non, s'ils s'étaient rendus compte de ma présence ou non. Je n'étais pas non plus réellement sûr que j'étais là réellement, ni même qu'ils étaient là réellement, eux. J'avais juste l'impression d'être perdu. Ou plutôt de flotter. Oui, je semblais flotter. Comme si mon corps n'avait pas réellement de contenance. Ce que je semblais croire à cet instant. Ce que je croyais à cet instant. Ce qui était faux. Evidemment. Ce n'était qu'un mensonge inventé par mon esprit. Ce que je croyais à cet instant. La vérité était que j'étais bel et bien là. J'étais là, et ils l'étaient aussi. Ils étaient réels autant que j'étais réels. La seule différence est qu'ils avaient pleine possession de leurs moyens. Je n'avais pas une pleine possession de mes moyens loin de là. Je me trouvais juste là. Hagard. Doutant de tout comprendre. Doutant qu'ils étaient là. Me demandant si je rêvais ou pas. Une nouvelle question. Il y avait toujours des questions. Il y avait toujours des points d'interrogation. Je n'avais pas toutes les réponses. J'en avais quasiment aucune. J'avais même du mal à me souvenir de comment j'étais arrivé ici. J'avais du mal à me souvenir. Les images, les mots, les silhouettes et les souvenirs s'entremêlaient, dansant dans mon esprit. Un esprit que plus confus alors que je me trouvais là à agiter ma main devant eux. Un geste sans doute un peu ridicule alors que je n'avais aucune idée de ce qui se passait réellement. Je n'avais aucune idée dans quoi j'avais mis les pieds.

Murphy qui criait. Des mots lourds de sens. Par intermittence, j'avais l'impression qu'elle criait toujours. Pas seulement rancunière. Elle avait le sang chaud. Elle s'inclina et un petit sourire moqueur se dessina sur mon visage, comme si je me demandais ce qu'elle faisait. Je n'avais pas réellement compris ce qu'elle disait. Je ne comprenais pas réellement, comme si j'avais l'impression que les mots résonnaient en écho dans ma tête seulement un sur deux. J'avais du mal à comprendre. Au-delà de cela, c'était comme si une autre histoire se dessinait alors que sans m'en rendre compte je n'arrangeais pas la situation. Elle parlait sans que je comprenne ses mots. Le nom d'Antarès qui résonnait. Je tournais mon regard. Ma tête qui pivotait légèrement. Vaine tentative de repérer le petit chien blanc. Il ne semblait pas être là. Tentant de le repérer toutefois alors que je me détournais du petit groupe pour regarder autour. Peut-être qu'il était caché. Mais il n'était pas là. Au contraire il était le sujet des conversations.

Un petit chien qu'Elouan pensait qu'ils avaient volé. Un petit chien qu'il pensait avoir été volé parce que son chien avait disparu. Un autre chien. Pas celui-ci, ni Antarès. Un fait qu'il pensait être vrai alors que j'avais parlé de lui au berger. Tentant de trouver un terrain de conciliation pour que nous nous comprenions. Une conversation ambigus alors que les mots étaient détournés, n'avaient plus le sens qu'ils avaient avant. Et Murphy à côté continuait de s'énerver, sans avoir conscience dans l'état dans lequel je me trouvais. Aucun d'entre eux ne semblait avoir réellement idée dans l'état auquel je me trouvais alors qu'ils se contentaient de s'énerver un peu plus. Enfin Murphy s'énervait. Le ton froid de Richard qui résonnait. Glacial. La froideur de mise. Mon regard qui se posait sans lui sans s'attarder réellement. Comme si je n'avais pas compris ses mots. Enfin je les avais compris, je les avais entendu mais à cet instant ils n'avaient aucun sens. Ils existaient. Mais j'étais trop perdu dans les abysses pour me rendre compte dans l'enjeu de la conversation. Pour autant, je ne pouvais que ressentir cette amertume qui semblait existait. Un air chargé d'hostilité alors que je me détournais. Comme si je n'étais pas intéressé par la conversation. Ne cherchant qu'Anatrès du regard. Me demandant où le petit chien blanc avait filé.

Richard qui avait à vrai dire proposé à Murphy d'aller le chercher pour dissiper le malentendu. L'homme tentant de calmer les troupes, éviter de déclencher une guerre. M'approchant de Richard alors que je pinçais soudainement sa peau comme pour m'assurer qu'il était vivant. Une affirmation.  « Je rêve pas. » Visiblement ce n'était pas le cas. Mon regard qui se posait sur Elouan que j'avais reconnu, un sourire qui se dessinait sur mon visage avant que je n'en vienne à m'accroupir au près du sol. Deux pattes qui se posaient sur moi. Une langue râpeuse qui glissait sur ma joue alors que mes bras s'enroulaient autour du patou blanc. Caresses rendus alors que doucement j'assimilais les personnages aux noms. Elouan. Son chien. Des bribes de souvenirs fragmentés qui remontaient à la surface alors que je détournais le regard pour les reposer sur Muphy et Richard. Perdu certes mais la gravité de chacun n'en venait qu'à me conduire à me demander ce qui se passait. L'éternelle question. Cherchant Faust du regard avant que la réalité me frappe à la figure, revenant vers moi tel un boomerang. Prenant une inspiration puis une expiration. Tentant de reprendre mes esprits non sans lâcher le patou blanc auquel je m'accrochais.   « Qu'..» Des mots qui résonnaient. Grimaçant alors que je tentais de formuler un fil de pensée correcte, tentant de formuler des mots corrects et une phrase. « Qu'est-ce que vous faites là ? » Reprenant mon souffle. Détournant le regard. Cherchant le patou blanc et un autre petit chien bien connu, objet de toutes conversations. Comme si je recommençais à zéro à chaque fois alors que je semblais avoir perdu mes facultés motrices, où chaque étape devenait compliquée. « Un. Deux. Un. » Des mots qui résonnaient alors que je tentais de faire sens à ce qui se passait là. « Où est Antarès ? »

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06/12/2015 Lux Aeterna 30561 Sophia Bush Avengedinchains (vava) ; Oreste (image profil); Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 190


Sujet: Re: {{ Some truths are hard to define {Richard, Elouan & Chris}
Ven 30 Juin 2017 - 23:13



❝ Some truths are hard to define. ❞
Murphy C. & Richard C. & Elouan P. & Chris W.
(13 février 2117)


Murphy n'arrivait pas à se faire à l'idée qu'on puisse la séparer d'Antarès. C'était ridicule, peut-être, surtout venant d'elle, si facilement impressionnable face à la faune de ce monde, mais elle ne pouvait tolérer la perspective de perdre son compagnon de voyage. En quelques semaines à peine, son chien était devenu une part d'elle, un part de son quotidien, et lui rappelait encore chaque jour tout ce que ce nouveau monde pouvait lui apporter de beau et de doux, il lui rappelait les nouvelles promesses offertes par ce nouveau foyer. Qu'on lui arrache cet espoir lui paraissait insoutenable, et sa raison l'avait abandonnée dès qu'elle avait réalisé la tenacité avec laquelle son adversaire s'opposait à elle à présent. Si elle ramenait son fidèle compagnon à quatre pattes ici, elle courrait le risque de le voir retrouver un maître qu'elle ne lui avait jamais connu. Elle faisait confiance à Oona, savait qu'il était né chez elle, mais ne pourrait rien contre un malentendu ou l'orgueil démesuré d'un homme qui pourrait continuer à soutenir qu'Antarès était sien. Elle grommela des remarques à peine audibles lorsque le Terrien affirma qu'il ne s'agissait ici pas de femmes, mais elle ne pouvait s'empêcher de sentir attaquée et offensée de toutes parts. Même Richard ne comprenait probablement pas la situation comme elle la vivait elle. Il n'était pas attaché à Antarès et le lui avait déjà bien fait comprendre. A cet instant précis, tout ce qui devait compter au regard de l'ancien chef de garde était le maintien d'une certaine diplomatie. Elle qui d'ordinaire préférait user de ces cartes-là les avait abandonnées avec sa raison. Elle était devenue plus sanguine et obtuse encore qu'à l'accoutumée parce qu'elle avait l'impression que le moment était particulièrement critique et que la moindre démonstration de faiblesse de sa part pourrait lui coûter Antarès.

En quelques mots pourtant, Richard sut la remettre à sa place. Elle lui lança un regard en coin, la mâchoire contractée par tout l'effort que son silence lui demandait. L'inconnu semblait faire exprès de la provoquer, mais pendant quelques secondes, les mots de son mentor raisonnèrent suffisamment en elle pour qu'elle garde, une fois n'est pas coutume, toutes les remarques et insultes qui lui venaient à l'esprit. Malgré lui sans doute, il la rassura en expliquant qu'ils ne parlaient très probablement pas du même chien. Ainsi, Richard était à ses côtés -ou tout du moins, le cartésien était de son côté, même si elle était bien incapable, elle, à cet instant précis, de recueillir toutes les informations pour en déduire le déductible. Murphy se raidit lorsqu'elle entendit Richard proposer d'aller chercher Antarès. Finalement, il n'était peut-être pas de son côté; ou peut-être tout simplement doutait-elle de l'issue de la rencontre si la bête entrait dans la fosse aux lions. Et si, pour une raison ou pour une autre, c'était vraiment le chien qu'il cherchait ? Et s'il n'en avait cure, s'il souhaitait repartir avec un chien, même s'il n'était pas celui qu'il était venu chercher ? Elle fusilla du regard Richard et ravala sa fierté pour lâcher dans un murmure à sa seule attention un très vague « je sais pas... » qui trahissait toute son indocilité face à la requête de son ami.

Mais vint les interrompre un Chris apparemment tout étourdi, mais pour lequel Murphy fut incapable de toute compassion. Il n'était plus seulement celui qui lui avait tourné le dos, il était devenu, quelques instants, celui qui avait délibérément engendré un merdier pareil. Elle se demandait d'ailleurs ce qu'il faisait encore à la tête de la rébellion s'il était capable de lâcher ce genre d'informations à un inconnu et avec une telle désinvolture. Laisser échapper la présence d'un chien sur leur campement pouvait paraître bien négligeable à côté de tous les enjeux portés par la rébellion, mais à son regard, la maladresse, quelle se manifeste sous n'importe quelle forme, était une tare plus que pesante mais menaçante lorsqu'on menait un groupe rebelle, supposé agir dans l'ombre et avec la plus grande des précautions. Car après tout, peut-être qu'il n'y avait pas de taupe parmi eux; peut-être que c'était juste Chris qui parlait de trop à des personnes plus que mal choisies. S'il avait mentionné Antarès à un Terrien, il était plus que capable de partager ses idées rebelles avec le Conseil. Elle soupira en écho à la remarque de Richard et se frotta le visage alors que toute patience la quittait. Elle resta figée dans son geste lorsque Chris s'approcha d'eux et pinça le chef de gardes; ses yeux s'ouvrirent en soucoupe alors qu'elle fixa le brun, outrée. « Tu sais que normalement, c'est toi que t'es censé pincer pour vérifier ça ? » Murphy prêta à peine attention au chien qu'il venait de trouver en manqua l'asphyxie par la suite de soupirs incontrôlés qu'elle accorda à l'assistance. « Mais t'as mangé un champignon pas net ou quoi ? » Chris semblait vraiment perdu par tout ce qui se passait, y compris par la réalité la plus simple. « Il est pas là. » La réponse était sèche, nette et sans appel. Elle n'était toujours pas prête à ramener sa boule de poils protégée ici, pas dans une situation pareille, pas dans une cacophonie pareille. « Tu comprends vraiment rien ? Ce mec veut me prendre Antarès ! » Elle tourna violemment la tête vers le Terrien qui venait de l'appeler de ce qu'elle considérait être comme l'une des plus réductrices des façons. Son regard se plissa alors que sa main s'était serrée sur son poignard et il ne lui fallut guère plus que la requête froide de l'inconnu pour qu'elle perde tout sang-froid. Elle se rua vers lui, tous muscles contractés par la haine, et le poussa violemment de ses deux mains contre un arbre, peu inquiète de l'arme qu'il portait. L'avant-bras écrasé contre ses muscles pour altérer sa respiration, elle posa la pointe de sa lame contre sa gorge et le fixa de son regard sévère, impassible et impitoyable. « Je ramènerai pas Antarès, tu m'entends ? Je ramènerai pas Antarès ! » Elle sifflait entre ses dents avec une hostilité dont elle n'avait pas fait preuve depuis des mois. En défendant la présence d'Antarès parmi les siens, il semblait qu'elle défendait sa propre vie. Mais elle ne se satisfaisait pas de ces gestes encore trop cordiaux, et, rangeant sa lame vers l'intérieur de son poignet, elle lui asséna un coup de poing motivé par toute la rage qu'elle avait refoulée jusqu'à présent. Ses doigts s'écrasèrent violemment contre la mâchoire de l'homme et lui cracha au visage. « Vous nous haïssez au point de nous voler les nôtres ? Jamais t'auras mon chien ! Jamais t'auras notre chien ! Tu nous prendras rien ni personne ! » Un nouveau coup partit et elle ne s'enquit même pas de la résistance que rencontra son coude dans la manœuvre. Elle pouvait avoir frappé Richard ou Chris par mégarde, à cet instant précis, peu lui importait. Elle comptait bien faire comprendre à cet homme qu'il n'était pas maître de tout ici, même sur cette Terre où il était né.

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{{ Some truths are hard to define {Richard, Elouan & Chris}

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