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˜˜˜˜˜˜White Damn ✤ Tennessee
maybe life should be about more than just surviving


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Sujet: White Damn ✤ Tennessee
Dim 15 Jan - 3:57


White Damn
Tennessee & Thaïs.
(© gif + css by disturbed)


Thaïs resserrait son manteau lourd autour de ses épaules tout en réprimant le tremblement qui agitait son corps de brindille depuis le début du voyage. Il faisait incroyablement froid. La gosse ne se souvenait pas avoir déjà eu froid ainsi. Ses pieds traînaient dans la neige, ils prenaient plus de temps à se dégager qu’à faire un pas en avant. Le ‘lentement mais sûrement’ la hantait comme une de ces vieux cantiques qu’on entend et dont on ne peut jamais se débarrassait. Le souffle givré emportait jusqu’à son flot de pensée cohérent. La princesse des glaces s’enfonçait dans la brume aveugle avec pour seul guide les silhouettes capuchonnées devant elle. Ce trajet, elle le connaissait, ou du moins elle le croyait, mais force était de constater que jamais elle n’avait emprunté le même pour aller à l’Odyssée. La première fois, ils s’étaient égarés jusqu’au cœur des marécages, au retour ils étaient passés bien trop au nord pour éviter l’erreur de nouveau. Puis cette fois avec Anatole ne comptait sûrement pas, sauf si les Odysséens avaient réussis à construire un nouveau vaisseau. Finalement, Thaïs devait s’en remettre entièrement aux mains des Odysséens avec qui elle était partit et elle s’en félicitait … partiellement. Seul le craquement des pas se faisait entendre pour être ensuite étouffé par l’étendue gelée. Les paroles même mouraient au travers des écharpes au contact de la main blanche de l’hiver. Le silence dans les landes immaculées. Il n’avait cessé de neiger depuis Noël, le paysage s’en ressentait, elle ne reconnaissait plus rien. Ce n’est que lors d’une énième pause que l’orpheline put se repérer. À quelques pas du camp qu’ils avaient installés à la hâte, un monticule offrait une vue sur les marécages où les septuples rivières s’y plongeaient, et plus loin à l’horizon, la fumée de l’Odyssée qui serpentait de la même façon mais vers le ciel.

Les mains emmitouflées dans des gants pas assez épais, elle remonte son sac en inspirant en grand. C’était beau, quand même. Le ciel se déclinait dans un dégradé de blanc qui rendait difficile de discerner la terre des azurs. Une énorme boule de verre qu’on secouait pour qu’il neige. Revenant sur ses pas, elle rejoint les quelques Odysséens qui se passaient les restes du banquet qu’ils avaient pu ramener. L’adolescente avait profité de l’occasion, voilà plusieurs mois qu’elle se répétait qu’il fallait qu’elle se rende sur place pour enfin avoir le cœur net sur ce qui était arriver à -hum- hé bien, à un bon nombre de personnes. Une sorte d’état des lieux qu’elle n’avait pas eu le courage d’effectuer plus tôt. Pourtant des noms trottaient dans sa caboche plus facilement que d’autres, un en particulier qu’elle avait cru retrouver pour Noël mais qui ne s’était pas montré. Elle avait beau se dire que ça n’aurait pas été son genre de toute façon, son égo en avait pris un coup. Il aurait pu faire un effort, pour elle. Elle allait lui tirer l’oreille devant tous ses copains et il l’aura bien mérité.

Attrapant de la viande séchée, elle se recroqueville sur elle-même pour profiter d’un peu de chaleur de son propre corps. Les quenottes mâchouillent distraitement alors que ses étoiles translucides s’attardent sur la compagnie. Elle n’était pas la seule à avoir profité de l’opportunité pour rendre visite à leurs cousins de l’espace. Mais elle se sentait seule, la gosse. Trop habituée à être entourée des siens, à chercher les visages familiers, elle ne rencontrait que bonnets et sourcils gris parsemés de flocons. Des inconnus. Elle en oubliait toutes ses résolutions, tous ses beaux discours sur leur similarité, le sentiment l’étouffait, elle était cernée par des étrangers. Ça va passer, se répétait-elle, c’est juste le trajet, le froid et le désert blanc qui parle. Dans sa détresse silencieuse, elle repéra une brune dont la frimousse avait marqué une impression. Elles s’étaient rencontrées dans une situation pour le moins particulière la journée précédente seulement. Mais, Thaïs avait désespérément besoin de se changer les idées de ce monstre qui bouffait sa cage thoracique, et elle se souvenait l’indulgence qu’elle avait eu même après lui avoir repeint le portrait, assez littéralement. Elle s’avança donc vers elle, un sourire léger pour se présenter, comme une question. « T’en veux ? » Bien sûr qu’elle n’était pas venue les mains vides ! Elle lui tendait un autre bout de viande pratiquement identique à celui qu’elle grignotait déjà. Enlevant son sac, elle le dispose au sol pour s’asseoir dessus, à côté de la brune. « Je voulais dire que … Enfin, je suis désolée pour le lapin d’hier » Ce n’avait pas eu l’air de la blesser hier mais la gamine était sûre que des excuses même futiles étaient de meilleurs goûts. Expirant, les joues s’empourprant légèrement, heureusement cachées par les épaisseurs, elle avait peur de tomber à court de discussion. « En réalité, j’ai une question, si tu veux bien. Il y avait quelqu’un, de l’Odyssée, que je croyais allais venir. Tu connaitrais pas un Sadik ? » Il fallait bien commencer quelque part. Thaïs réalisait avec effarement qu’elle n’avait aucune idée de qui Sadik était proche. L’enfant était partie comme si elle se dirigeait vers un second camp des cents où tout le monde se connaîtraient, grossière erreur.

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Sujet: Re: White Damn ✤ Tennessee
Dim 22 Jan - 18:07


Thaïs & Tennessee


Doucement le camp des cent s'éloignait dans son dos sans qu'elle ne se retourna. Tirée Quasiment de force à cette célébration par Murphy, La bouclée se félicitait d'être venue. Elle venait de constater que les camarades de Tristam se débrouillaient comme des chefs, et que certes il pourraient bien leur donner quelques leçons quant à l'adaptation sur cette terre sauvage. Bien qu'elle ne connu aucun d'eux, quelques têtes firent émerger plusieurs souvenirs décolorés dans son esprit. A travers chacun de ses jeunes cobayes elle pouvait déceler une petit étincelle de son défunt ami. Comme des post-retrouvailles. Toujours en mouvement, la Brune cavalait dans le groupe comme une enfant, partageant des jeux invisibles avec Antarès. Attentive, dès qu'elle remarqua de légers signes de fatigue chez ce dernier elle le prit dans ses bras, puis ralenti doucement l'allure se retrouvant presque bonne dernière. Quelques uns de leurs hôtes les accompagnaient le long du retour. Certains pour s'assurer de leur sécurité, ou même bavarder avec de vieilles connaissances retrouvées, rebrousseraient en chemin. D'autres accompliraient l’entièreté du trajet afin de séjourner quelques jours parmi eux. Peu intéressée par toutes ses allées et venues, Tennessee projetait ses pensées vers ses actions futures tout en berçant doucement son petit compagnon à quatre pattes contre elle.

Mais la belle poudreuse s'invita recouvrant la truffe déjà humide du jeune chien. A petits pas sautillants, pour distraire son passager, La Bouclée rejoignit Murphy, pour que cette dernière puisse le mettre à l'abri. Mais avant de s'en défaire, offrit au petit quelques mets conservés dans ses poches, dans l'espoir que ce ventre bien rempli le plongerait dans un profond sommeil réparateur. Après avoir échangés quelques paroles avec son amie Garde, Tennessee s'éloigna craignant que le son de leur voix ne retarda le repos de l'animal. Tendant ses paumes vers le ciel l'Odysséenne observait les petits flocons fondre sous la chaleur dégagée par son corps, alors que ces éternels coquins lui infligeaient des piquantes morsures de glace. Du bout de sa langue elle goutta ceux qui se posèrent sur ses lèvres avant que d'enfoncer ses dix doigts dans les poches de sa veste pour éviter qu'ils ne se colorent d'un joli bleu. Endurante elle ne se plaignait pas de la durée de cette longue escapade. Car habituée à circuler dans la nature un peu plus souvent qu'elle ne le devrait, la bouclée se mettait parfois à chantonner distraitement tout en donnant des coups de pieds vigoureux aux endroits ou la neige s’amoncelait un peu trop, rendant leur passage plus difficile.

Mais ni elle, ni les autres ne pouvaient prétendre au rang de surhomme, aussi un arrêt s'imposa afin de se sustenter pour se reconstituer une bonne réserve d'énergie. Elle aperçue un jolie rocher qui n'attendait que son joli fessier pour y prendre place, et s'y installa, patiente dans l'attente du départ. Tennessee s'amusait à dessiner des figures géométrique avec ses pieds quand une petite ombre lui masqua ses œuvres, accompagnée d'une voix rendue grésillante par le froid. Elle leva les yeux, fronçant les sourcils pour mieux distinguer la petite personne qu'elle supputait, avec justesse, se trouver à ses côtés. Tiens, tiens « Miss Alice et son Lapin ... » Mais elle ne refusa pas l'offrande. Tennessee se rappelait avec amusement cet épisode un peu cadavérique. Elle n'appréhendait pas la vie de la même manière que la plupart des gens. Elle ne considérait pas la jeune fille comme un être plus faible, ou plus adorable que la plupart d'entre eux. Elle saisit donc le morceau de viande pour le porter à sa bouche et le consommer avec appétit. « Merci » Elle ne proposa rien en échange, ses poches désormais vides, à part une vieille pomme destinée à Antarès, rien de bien appétissant à se mettre sous la dent.

« Barf le lapin était mort alors faut pas être désolé pou lui, il s'en fichait lui d'être cuit à la broche, d’atterrir sur ma tronche ou de se faire déchirer par des chiens enragés » Parce que la bouclée ne se senti pas encolérée d'avoir servi comme cible d'une vengeance un peu aléatoire, elle n’interprétait pas les mots de la jeune inconnue de la bonne façon. Mais certes, elle ne l'épargnait pas par une soudaine bonté de cœur. Après souhaitait-elle répondre à une question ?  Une petite moue apparue sur la bouche de la Mécanicienne, pourvu qu'on ne vint pas lui parler d'états d'âmes pour finir en pleure ensuite. Répondre à ce genre d'attente l'agaçait plus que tout, puisqu'elle ne possédait aucune réponse satisfaisante. Mais il s'agissait d'autre chose qui la prit au dépourvu. Avec spontanéité elle s'exclama « Si... Lui aussi m'a agressé en tentant de m'assommer » Se rappela t'elle en parlant au présent sur un ton amusé car elle adorait taquiner l'archiviste du temps ou il parcourait encore cette terre. Brusquement avec ses talons elle effaça les traits exécutés sur le sol enneigé. « Il n'a pas pu venir ... Et je crains que tu ne puisses pas le voir quand on arrivera à l'Odyssée, c'était ton ami ? »


Dernière édition par Tennessee Brontë-Sand le Dim 9 Avr - 22:20, édité 1 fois

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Sujet: Re: White Damn ✤ Tennessee
Dim 19 Mar - 13:05


White Damn
Tennessee & Thaïs.
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« Miss Alice et son Lapin ... » Elle grimace, entre le sourire et l’excuse, trop incertaine des intentions de l’appellation. La mademoiselle a perdu son assurance grisante, ses mimiques de reine sur son château, et que, loin de son petit royaume, elle n’a que les doutes pour la tenir au chaud. Thaïs tend un de ses bouts de viandes qu’ils distribuent plus loin pour donner l’illusion à leur mâchoire que le ventre est rempli, espérant que l’offrande de paix excuserai le geste maladroit. Pourtant, elle n’ira pas plus loin. Ce pauvre lapin aux tripes exposées lui arrache encore un sourire, et la gosse en retire presque une fierté d’avoir déridé ses grands visages fatigués de l’Odyssée. La brunette s’en saisit, peu rancunière, et l’orpheline en profite pour s’assoir à ses côtés. « Finalement, il n’aura échappé qu’à la broche. » Souffle-t-elle en se souvenant de deux chiens se partageant leur dîner du soir. Au moins, ils auront eu leur festin de noël, eux aussi.

Finalement à bout de sujets futiles, et comme son interlocutrice ne semble pas non plus adepte du blabla en vain, un regard à droite et à gauche, et elle se lance dans la question qui lui brûlait les lèvres. Elle sait, la gosse, que les cents avaient passés les deux dernières années à s’enquérir auprès des leurs des morts et des survivants. C’était la raison principale que les uns arrivaient à s’adresser aux autres sans s’entre-déchiqueter. Mais Thaïs avait depuis longtemps fait le tour de son entourage restant. Sadik, elle le savait pour l’avoir constaté de ses propres yeux, avait atterri sans problème. Alors pourquoi est-ce que cet archiviste de malheur avait-il dénié leur invitation ? Pour la punir ? Ils ne s’entendaient plus si bien, ils avaient pris des chemins séparés, et leurs mots finissaient souvent par s’enflammer. Flouée, elle ne compte pas lui murmurer ses inquiétudes, thaïs, mais faire gronder la tempête. Pourtant, elle n’y peut rien, elle a besoin de s’assurer que c’est bien l’égo qui l’a retenu à son camp. Elle se sentirait trop bête de débarquer et crier à l’affront s’il avait été obligé par un patron ou le conseil ou peu importe ce qui règne encore là-bas.

À travers les vêtements lourds, elle vit Tennessee tressaillir au nom mais elle ne le prit que pour de la surprise. Elle le connait donc. Et il l’avait assommé. Un rire s’étrangla dans sa gorge, il faudra qu’elle apprenne le fin mot de cette histoire, surtout après le discours passionné qu’il lui avait fait juste parce qu’elle avait osé lever son arc vers lui, prise par surprise. Monsieur n’était pas si innocent non plus. « Vraiment ? Rencontrer des gens devient de plus en plus dangereux. » Surtout si ça impliquait de manquer de se prendre quelqu’un ou quelque chose dans la gueule à chaque fois. La bonne humeur est de court terme alors que la suspicion s’installe dès les prochaines phrases. « Comment ça ? » Les scénarios commencent à s’entasser dans la caboche, des ours, des maladies, des voyages sans queue ni tête. Certains devenaient fous, sur Terre, et décidaient de tout plaquer, trop happés par la beauté qui les entouraient pour se souvenir du danger, et ils partaient, les idiots, se faire dévorer. Mais Sadik était trop rationnel, pas vrai ? Trop terre à terre, elle ne pouvait pas l’imaginer partir comme ça. Alors ça devait être autre chose, trop de boulot peut-être, tout simplement. « Oui, c’est mon ami. Enfin, sur l’Odyssée en tout cas, maintenant je ne sais pas trop, c’est compliqué. Il nous aime pas trop, nous, les délinquants, tu vois ? » Les accents qui s’écorchent contre le mot qu’il avait utilisé, délinquants, ça passait encore mal. Une respiration, elle se reprend. « Si, c’est mon ami. » Qu’elle affirme comme si elle le décidait elle-même que maintenant. « Alors, il est où si c’est pas à l’Odyssée ? » On lui a déjà dit qu’elle était parano au morpion, alors elle veut pas s’avancer, elle veut pas poser la vrai question : il est encore en vie ?

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Sujet: Re: White Damn ✤ Tennessee
Mer 26 Avr - 21:27


Thaïs & Tennessee


Quand elle compare des faits la bouclée ne le prononce jamais à mauvais escient. Elle se ne rapproche pas de ceux qui se présentent tel un miroir défectueux renvoyant une fausse image d'eux-mêmes. Tennessee elle ne tente pas de se cacher, elle ne ressent aucune honte envers sa propre personne. Aussi traduit-elle ses pensées comme elles surgissent dans son cerveau. Pas toujours avec beaucoup de tact comme on le lui reproche souvent, parce qu'elle ne voit pas très bien à quoi ça sert de tourner autour du pot. Autant mettre l'essentiel sur la table, bien en face pour tout le monde. Évidement dans ce cas précis le lapin n'a pu courser dans un trou pour se sauver, mais pour se retrouver dans un tel état entre les mains de la Demoiselle, on peut affirmer sans se tromper qu'il était bel et bien retard ! Maintenant ce qui intrigue la mécanicienne serait de découvrir si la petite s'y connait en pièges, du genre de ceux qui lui évoqua Baelfire. Bien que ses vêtements fussent rougis par un sang séché qui vire désormais au noir, que l'on pourra par la suite gratter pour vérifier s'il ne se décolle pas comme une vieille croûte, son esprit à l'Odysséenne batifole déjà ailleurs. En accord avec l'affirmation de la sauvageonne elle s'enquiert « Est-ce toi qui l'avait attrapé ? » Qui sait si l'adolescente ne pourra pas lui glisser quelques trucs pour mieux réussir à mettre la main sur une proie.

Cependant, tout comme Tennessee, la tortionnaire de lapinous se lance à la pêche au nouvelles. Le prénom de l'archiviste prend possession de l'instant présent, provoquant une étrange révolution dans la tête de la bouclée. Pourtant elle ne peut affirmer qu'il était son ami, malgré ses étranges manières elle appréciait sa compagnie et surtout il ne refusa pas de l'aider quand elle le lui demanda. Les yeux dans le vague, dans ses souvenirs au milieu d'une fuite d'abeilles mutantes, Tennessee ne capte pas l'attente anxieuse de son interlocutrice. Quand la bouclée n'étudie pas les petites mimiques dansantes sur le visage d'une personne, elle peut devenir très directe, trancher dans le vif, sans aucune préparation. Sur le coup elle n’a pas détaillé sa réponse, juste lancé quelques petites graines poussant dans l'esprit de son alice. Qui peut dire désormais si ce sont pas des plantes carnivores qui se développent dans sa caboche ? « Yep mais ça à toujours été non ? Y en à qui ne pardonnent pas des peccadilles et d'autres se retrouvent projeter sur terre comme des Robinson. Parfois les étrangers bien que dangereux peuvent se montrer beaucoup plus solidaires » Oui elle parle bien des terriens sans le dire expressément. Parce que grâce à eux elle avance beaucoup moins en aveugle dans ce monde. Notamment  Gen, Baelfire et Harlan.

Sur le *comment ça*, échappé des lèvres de l'adolescente, elle s'imagine Tennessee que son Alice désire des détails sur l'incident. « Oh je sais pas trop, avec un livre je pense ...  » la bouclée ne pourrait le certifier, elle se remémore surtout les milles étoiles qui papillonnaient devant ses prunelles. Et faut dire que au moment du choc elle n'y à pas porté grand intérêt, juste couru derrière ce drôle de zouave. Elle termine le dernier morceau de viande séché offert par l'adolescente, alors que cette dernière évoque leur statut de délinquants, ce qui la fait avaler de travers, car depuis longtemps elle se met en porte-à-faux face à cette allégation. « Oui je sais pas ... ce qu'il en pensait vraiment, parce qu'il m'a aidé quand j'ai essayé de vous localiser, je devais retrouver quelqu'un ... » La mécanicienne elle ne s'éternise pas sur ces personnes : Roland disparu, Tristam Mort devant ses yeux. Pour eux elle les soutiendra ces supposés criminels, mais elle n'en manifeste rien. Puisque seulement elle réalise qu'elle se prépare asséner une très mauvaise nouvelle. L'âge d'Alice ne compte pas véritablement pour Tennessee, elle ne la traitera pas autrement qu'une autre, elle ne lui révélera que la vérité toute crue. « Si il n'est pas là c'est qu'il est mort » Elle ne donne pas plus d'explication la bouclée, mais si la gamine en demande elle le fera. « Je pourrais te montrer ou il est enterré si tu veux »

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Sujet: Re: White Damn ✤ Tennessee
Jeu 7 Sep - 22:42


White Damn
Tennessee & Thaïs.
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« Est-ce toi qui l'avait attrapé ? » Question imprévue, qui prend au dépourvu. « Non, je chasse pas, jsuis juste dans la cuisine pour aider. Gamora est notre chasseuse, c’est elle qui me l’a donné avec toute une autre bande mais l’hiver c’est plus dur. Enfin, tu dois savoir, c’est pareil chez vous, non ? » Peut-être bien qu’elle pourrait, la gamine, faire jouer de cet arc qu’elle trimballe pour aider le camp à se nourrir mais achever des boules de poils tous les jours, non merci. Est-ce que c’est tellement mieux de les foutre dans l’eau bouillante en leur arrachant les entrailles ? Au moins, ça, elle sait le faire.

Sadik s’incruste sur la langue, l’absent qui inquiète, qui rassemble à ses dépens. Thaïs, elle ne sait pas exactement pourquoi il l’irrite autant, pourquoi elle laisse ses actions avoir autant d’effet sur son humeur. Le banquet, les cadeaux, Noël s’était coloré aux teintes nostalgiques, magiques qu’ils avaient oublié. Parfait ou presque, des silhouettes manquantes, dont la sienne, et la sienne était la seule dont elle pouvait trouver un semblant de réponse. Tennessee le connait, au moins un peu, mais sa façon de parler force Thaïs à se concentrer pour suivre le train de pensée qui semble partir à droite puis à gauche, et légèrement en zigzag, ponctué par des métaphores. Pas totalement sûre de saisir les détails, le message général passait. Elle clame qu’il est parti, et quand l’ado demande plus, la réponse la prend au dépourvu. Avec … un livre ? Non, mais ça ne devrait pas l’étonner. Est-ce qu’il existe un objet plus important au monde pour l’archiviste ? Celui qui ne traitait pratiquement qu’avec des bases informatiques et soupirait continuellement sur la sensation d’une bonne page entre son pouce et son index, il retrouvait ce plaisir ici. Ça lui tirait un sourire, cette image de lui qui se tirait avec pour seule compagnie un peu de littérature, pourtant ce n’était pas ce qu’elle demandait. Tennessee devait se méfier d’elle, qu’elle croyait la gamine. Elle devait avoir peur de révéler des informations, ou est-ce seulement la voix parano dans la cabosse qui parle ? Alors elle lui donne des raisons de lui faire confiance, elle explique pourquoi elle demande. Son ami. C’est dur à dire quand leur dernière rencontre a mal fini, ce qu’elle laisse échapper parce que sa langue a l’honnêteté qu’elle maîtrise pas toujours.

« Oui je sais pas ... ce qu'il en pensait vraiment, parce qu'il m'a aidé quand j'ai essayé de vous localiser, je devais retrouver quelqu'un ... » « Vraiment ? » Qu’elle relève la tête brusquement, les mirettes qui brillent d’espoir que la sorte de grand-frère bienveillant n’avait jamais vraiment disparu. « Désolée, j’avais peur qu’il- … enfin qu’il me déteste aussi, quelque part. J’en fais partie après tout. » De la mauvaise graine. Jamais sentie coupable pour que ce qu’elle a fait, pas les délits de ce temps-là, mais ceux d’après, ceux pour survivre, si. « J’espère que tu as trouvé ton ami. » Tout le monde a perdu quelqu’un, beaucoup plus que quelqu’un. Et ils savent que ça n’ira que de pire en pire alors on apprend à vivre avec. Mais des fois, seulement des fois, on a de bonnes nouvelles et on trouve ce qu’on cherche alors Thaïs elle espère honnêtement que la brunette avait fini par mettre la main sur ce quelqu’un, juste pour prouver à l’univers que c’était encore possible. « Si il n'est pas là c'est qu'il est mort » La bombe explose. Faut pas dire que tu t’y attendais pas, Thaïs. Elle a la bouche scellée, la gorge aride. Les mains s’enfournent dans les poches alors qu’elle recule d’un pas. C’comme un grand vide, un long bip dans le cerveau. « Non, je sais pas, non. » Ya trop de cimetières dans sa vie, elle voit plus l’intérêt. « Est-ce que t’es sûre ? S’il est juste parti, il peut revenir. Je sais, je sais, c’est peu probable mais ça arrive des fois. » Vraiment ? « Qu’est-ce qui s’est passé ? »

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Sujet: Re: White Damn ✤ Tennessee
Lun 9 Oct - 18:09


Thaïs & Tennessee


« Moi j'ai essayé de chasser avec une lance de fortune que j'avais confectionné, mais je n'ai encore rien attrapé à part ton lapin. Toutes ces bestioles à quatre pattes bougent beaucoup trop... Si elles pouvaient rester juste un moment immobiles » Un instant qui durerait même  plusieurs minutes pour plaire à Tennessee. Cette dernière admire les chasseurs et un jour elle espère qu'elle pourra les imiter. Son regard qui s'élève vers le ciel pour vérifier qu'aucun volatile ne les menace, capte quelques objets au loin. Elle fronce légèremnt les sourcils pour les distinguer un peu mieux, si elle s'écoutait elle se lèverait en plantant là, la petiote, pour vérifier de plus prêt. Cependant Murphy lui à bien fait la leçon avant de venir, puis surtout elle l'amuse cette petite terreur « Je ne sais pas trop si c'est pareil, probablement, mais pour le moment vous êtes certainement plus habiles » La mécanicienne fait un peu bande à part, elle s'éloigne souvent en prenant la poudre d'escampette, elle ne vérifie que très peu qui s'occupe à quoi, tout en le devinant très bien. De son côté l'Odysséenne inspecte les alentours, rapporte du bois, des fruits, invente mille petits objets pratiques avec ce qu'elle chine un peu partout. Tant que personne ne lui fera de remontrance, elle ne cessera pas son manège, et encore elle apprécierait de voir qu'on ose lui ordonner quoi que ce soit.

« Oui vraiment » Pourquoi mentir ? Réconforter la gamine ? La mécanicienne ignore le lien qui relie ces deux-là, et même qu'elle puisse le subodorer un millième de seconde, elle ne déviera pas d'un pouce de ses certitudes. Mais il y à la un fil qui traîne dans les paroles d'Alice, tout cousu de fil blanc. Comme un panneau de signalisation que même la bouclée se doit de respecter « Oh il ne m'a jamais de parler de vous, mais à bien y songer, il a accepté bien plus vite que je n'imaginais de me porter secours, aussi devait-il y voir l'occasion de peut-être retrouver quelqu'un  » ¨Plus de détails elle n'en fournira pas. Les étoiles et la lune scintillent bien trop loin pour que l'Odysséenne en capture une afin d'allouer un peu d'espoir à la gavroche. Malheureusement Tennessee ne distribue pas des bonbons magiques sortis de ses poches aux enfants perdus, cependant elle rajoute se basant sur son expérience personnelle « Mais il n'était pas aussi borné que ça quand on arrivait à trouver la faille, et tu m'as l'air maligne comme un singe. Alors je suis certaine qu'il devait beaucoup t'aimer même s'il prétendait le contraire » Une phrase lascive s'attarde sur son ami décédé, l'expression de Tennessee tourne à la mélancolie sombre au souvenir de Tristam. Ses mains se rejoignent se tordant lentement « Oui je l'ai trouvé ... Il est mort » Lui aussi. Un nuage clopine au-dessus de leur tête qui ramène l'obscurité et le froid.

Comme la terre où l'on enfuit les morts, qui désirerait franchement s'y attarder ? Evidemment que Tennessee le sait, elle a porté la dernière poignée de terre sur sa dépouille, et pourquoi l'inviterait-elle à venir le visiter sur sa tombe ? Son franc parler s'éteint dans sa gorge quand elle perçoit le lumignon vacillant des iris de la galopine. Certaines flammes doivent être préservées aussi blessantes soient-elles « Oui je suis certaine, il a arrêté de respirer dans mes bras » Et ça il y aurait trente-six façons de le raconter mais le résultat ne varierait pas d'un iota. Doucement sa main s'insinue sous ses hardes salies par le cadavre poilu destiné à la marmite. Elle en retire un carnet usé que ses longs doigts fins tendent à la gamine « C'était à lui, si tu y comprends quelque chose tu peux l'avoir » Parce que Tennessee augure que Sadik danserait de joie si quelqu'un de précieux venait en possession de ses multiples notes, essais, charabia ... « On était en mission, du côté de la rivière pour chercher un meilleur terrain pour s'installer. On devait se rendre dans l'ancien métro mais pour traverser c'était galère... Alors l'idiot il a rien trouvé de mieux que de se balancer à une liane pour y arriver. Dans la foulée il à ameuté un essaim d'abeilles mutantes » La bouclée frissonne encore à cette vision « Il s'est fait piqué, il à gonflé, il était allergique, on est revenu aussi vite qu'on à pu ...  » Voilà. On se retrouve sur la terre tout heureux, pour finir confrontés à des dangers devenus inconnus ou insoupçonnés dans l'espace...

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Sujet: Re: White Damn ✤ Tennessee
Lun 27 Nov - 14:15

White Damn
Tennessee & Thaïs.
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Il semblait que les deux brunes aient les mêmes dispositions à la chasse. Thaïs, on arrête pas de lui dire que quand on sait tirer à l’arc, on sait chasser, mais il suffit qu’elle mette un pied dehors pour réaliser que ce n’est pas vrai, pas vrai du tout. Elle laisse échapper un rire en imaginait la scène que lui dépeint Tennessee.  

L’inquiétude se glisse sur les traits, avec une pointe de soulagement alors qu’elle lui raconte comment Sadik avait décidé de l’aider à les retrouver eux, le groupe de délinquants qu’il avait dépeints si durement lors de leurs dernières rencontres. Un souffle d’espoir qu’il n’en pensait pas tant finalement, que ses mots avaient dépassés sa pensée comme les siens. Un espoir cruel quand l’autre n’est plus là, quand le fantôme s’embellit seulement pour mieux blesser de son absence et des mots non-dits, des excuses silencieuses qui pèsent sur la poitrine à présent. Elle reste vague, la messagère des morts, mais l’enfant n’en demande pas plus. Elle n’est pas sûre de vouloir confirmation qu’il s’agissait d’elle, elle n’est pas non plus sûre de voir sa théorie d’un Sadik plus attentionnée qu’elle ne s’en souvenait détruite à peine née. Elle se berce de douces illusions la cent, elle le sait et l’accepte.

Il est mort. Enfin, les mots tombent. Elle s’y attendait, la gamine, aussi elle réagit à peine, si ce n’est les poings enfoncés dans les poches plus profondément. L’silence qu’envahit, elle cherche ses sentiments, elle cherche la vague mais le deuil, elle commence à l’apprivoiser, à se connaître, et la Shacksfil réalise que comme toujours, le chagrin l’atteindra que bien plus tard, lorsque l’idée arrivera à un seuil qu’elle pourra appréhendre. « Désolée. » Pourquoi elle est désolée ? Les tripes qui se tordent, les mirettes sur le visage quasi inexpressif de l’Odysséenne, elle est désolée Thaïs, qu’elle ait trouvé un ami de cette façon, elle est désolée que ça soit leur vie maintenant, elle est désolée qu’elles se tiennent comme deux poteaux qu’en ont vu d’autres et que ce type mort qu’elles connaissaient ne soit pas, même proche, la pire chose qu’il leur soit arrivé.

Elle lui donne un carnet, usé jusqu’au faux-cuir, conservé derrière ses vêtements. L’envie de l’ouvrir tout de suite traversa son esprit mais elle se retient, par pudeur ou peur, et le glisse dans sa veste, contre son cœur. Un merci silencieux s’articule sur les lèvres gercées.

À sa demande, Tennessee conta le dernier épisode de monsieur Sadik, aussi peu courageux qu’inconscient, effrayé de l’extérieur et pourtant complètement ignorant de ces propres limites.
Un rire nerveux qu’elle ne retient pas alors qu’elle parle des abeilles. Un rire qui grandit, incontrôlable, pur. Quand elle se calme, elle a le regard qui rêve, qui se souvient. « Il a toujours été comme ça, mais dans l’Odyssée au moins il n’avait pas autant d’occasions d’être si con. Mince, j’arrive pas à me dire qu’il ne sera pas là quand j’arriverai chez vous. » Comme si l’idée venait de lui tomber dessus.

Thaïs, elle n’avait pas mis son sac à dos et suivi la délégation en plein hiver par une lubie étrange, elle cherchait son analyste boudeur en priorité, se disant que c’était une bonne occasion de se rendre sur place et de se faire une idée de ces fameux adultes qui affolent tout son camp. Elle comptait sur lui, la gamine, pour la loger, la nourrir, lui montrer le coin. Elle avait tout prévu, même envoyer un message pour son retour qui ne serait qu’à des semaines de là, mais pas de vérifier que son ami était toujours vivant. Erreur de débutante.
« Je ne connais personne d’autre » Qu’elle souffle en se prenant la tête. Son regard glisse vers la silhouette de Murphy plus loin, occupée à autre chose alors qu’il semblerait que le groupe se préparait à reprendre son chemin,  elle avait été gentille avec elle, peut-être qu’elle pourrait … ? Voilà, Shacksfil, tu vas devoir mendier un peu d’attention pour un toit.

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White Damn ✤ Tennessee

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