Partagez | 
 

˜˜˜˜˜˜Dans nos corps, la violence de nos âmes.
maybe life should be about more than just surviving


avatar
22/07/2016 Lynelf 511 Naya Rivera Blondie -> Ava' | Quiet Riot (Bazzart) -> Signa' Chasseuse • Chasse + Maniement des armes 0
amours orphelins ❣ espoirs cendrés


Sujet: Dans nos corps, la violence de nos âmes.
Sam 14 Jan - 23:43

Dans nos corps,
la violence de nos âmes.
Astrid & Alysha

Le temps. Cet enfoiré. Il passe trop vite. Trop lentement. Jamais le bon tempo. Grâce à lui, j'ai rencontré des gens qui m'ont gardé la tête hors de l'eau. A cause de lui, je considère que ma vie s'est particulièrement détériorée depuis quelques temps. Il m'a empêché de sauver mon frère. Il m'a empêché d'arrêter mon père. Il m'a empêché de parler à ma mère avant qu'il ne soit trop tard. Il a rendu mes voyages interminables, me rendant particulièrement associable. Je l'étais sans doute déjà un peu avant. On va dire que ça ne s'est pas arrangé. Il a fait en sorte que mon excursion dans le désert soit la plus longue possible. Il m'a retardé pour que je rencontre les gens les plus infâmes que j'ai jamais rencontré -à quelques rares exceptions près. Il m'a presque tué dans les marais, me rendant vulnérable à un de ceux qui ne devraient pas avoir quitté les étoiles. Plus récemment encore, il m'a fait planter ma dague dans le corps d'un ami. Une des seules personnes que je peux appeler ainsi. La seule probablement. Je sais qu'il n'en a pas fini avec moi. On me traitera de dingue, si je dis que j'en veux au temps. Le temps, cette valeur immuable. Voyons, Alysha, le temps n'y est pour rien ! C'est toi. Toi seule, la responsable. Vérité que je n'ai pas envie d'aborder. Qu'on me laisse porter le déshonneur sur un autre, s'il vous plaît. Et même s'il ne vous plaît pas. Je sais prendre mes responsabilités. Mais il y a certaines choses qui auraient pu être évitées.

Comme celle qui se tient devant moi. Deux fois que je quitte le village des Pikuni en trop peu de temps. Deux fois que je croise une « demoiselle » que j'aurais mieux vue six pieds sous terre. Ou la tête explosée en l'air. Est-ce que je ne peux pas rentrer chez moi ? Est-ce que je ne peux pas retrouver la mer et les oiseaux qui, eux, m'attendront éternellement ? Qui, eux, n'essaieront pas de rendre ma vie la plus désastreuse possible ? Loin de moi l'idée de m’apitoyer sur mon sort -je réserve cela aux soirées alcoolisées- mais il faut bien dire ce qui est. Les cheveux de la rousse ne sont que des souvenirs de chez elle. De chaque reflet s'échappe une histoire. Terrible. Sanguinaire. Épuisante. Exaspérante. Ma main s'échappe vers mon collier. Elle touche la bague qui s'y accroche et qui ne me quitte plus depuis plusieurs mois déjà. Si longtemps. Seule rescapée qui m'importe de mon séjour dans la cité des mercenaires, esclavagistes et autres joyeusetés de ce genre. Dernière représentante de mon frère à présent. Merci, petit tremblement de terre.

Je ne crois pas qu'elle m'ait aperçu, pour l'instant. Et même si c'était le cas, est-ce qu'elle se souviendrait de moi ? Je ne suis qu'une de ses victimes parmi tant d'autres. Mjeivi souhaiterait sans doute que je ne fasse rien. Va-t-en, Alysha. Elle ne mérite pas ton attention. Elle ne mérite pas ton temps. Douce ironie. Le seul problème ? Mjeivi n'est pas là. Et c'est sans doute pour ça que, déjà, je vois mes jambes changer de direction. Je ne veux pas l'éviter. Je veux qu'elle se souvienne de moi. Qu'elle sache que je me souviens d'elle. Que je n'oublierai pas. Que je lui ferai payer à la moindre occasion. Est-ce que c'est là mon occasion ? Aujourd'hui, dans la plaine menant chez les Pikunis ? Ces chers pacificateurs. Peut-être. Il n'y pas des milliers de façons de le savoir. Tu n'es pas là, mon frère, pour te montrer solidaire ou le contraire. Et parce que je ne sais pas ce que tu aurais pensé ou ce que tu aurais voulu, je fais à mon habitude. Je suis mes envies. Celles à qui je me fie plus qu'à ma raison. Ma seule envie, à présent, c'est de lui rappeler mon existence. Je ne vois pas pourquoi je ne le ferai pas. Rien, ni personne, ne m'encourage à ne pas le faire. Je tapote Fa et Ya, fidèlement accrochées à mes hanches. Elles me soutiendront s'il le faut. Je me prépare à lui parler comme on se prépare à la guerre. Une petite voix me dit que c'est peut-être lui accorder trop d'importance. Mais on est jamais trop prudent. Je ne suis pas encore près d'elle que ma voix s'élève. « Toujours à la recherche d'une victime ? Vous n'en avez jamais assez, pas vrai ? » Je m'approche doucement. Peut-être n'aurais-je pas dû partir directement dans la provocation. J'ai essayé d'être aussi gentille que possible. J'ai raté le coche dès le moment où je n'ai pas commencé par la saluer. J'ai du mal à saluer ce qui ne mérite pas de salut. Mais je n'ai rien dit qui ne révèle la raison de ma prise de parole. Je veux voir si elle se souvient. Et si ce n'est pas le cas, eh bien... Elle s'en souviendra demain.


© Gasmask

Admin
avatar
28/07/2015 avengedinchains 1168 Rose Leslie sign by ALAS Mercenaire et voleuse 24
Admin


Sujet: Re: Dans nos corps, la violence de nos âmes.
Mar 24 Jan - 21:12



DANS NOS CORPS, LA VIOLENCE DE NOS AMES.
astrid&alysha
Astrid est une voleuse. Un trait de son caractère auquel Tom tenait tout particulièrement. Il lui a plusieurs fois laissé entendre qu’un parfait mercenaire est quelqu’un qui sait voler. Non pas dans les airs mais bel et bien dans les poches. Oh, il ne prétendait pas qu’il faut être criminel pour être un bon chasseur de primes. Mais par-là, il laissait entendre qu’un voleur sait se faufiler près de ses cibles, qu’il sait se faire discret et manipuler son entourage pour obtenir ce qu’il veut. Et c’est un peu ce qu’un mercenaire doit faire, finalement. Elle n’ira jamais prétendre que c’est la seule et unique chose qu’elle fait puisqu’il s’agirait là d’un lourd mensonge. La rousse ne passe pas son temps à voler les affaires des gens parce que de toute manière, il faut aussi qu’elle se concentre sur son principal métier. N’est-ce pas la base de toute chose ? Le vol rapporte mais ça ne rapporte clairement pas suffisamment pour l’égo qu’elle se trimballe. Les bourses qu’elle peut parfois obtenir sont bien plus importantes à ses yeux. Et ça ne risque pas de changer. Impossible, même, et c’est aussi simple que ça. Il n’y a, par ailleurs, rien de plus à en dire.

Traînant les pieds, Astrid ne risque pas de réussir à faire le point sur les choses. Elle n’a pas grand-chose à faire aujourd’hui, prétextant qu’elle avait une ronde à faire en cas où elle croiserait un homme de sa liste de fuyards. En réalité, elle avait juste envie de sortir et de profiter. L’hiver est une saison qui lui plaît, qui lui chatouille l’estomac. Bien sûr qu’il y fait froid, elle en a conscience et elle ne risque pas d’aller contre ça. Tout ceci n’aurait pas le moindre sens ou le moindre intérêt. Mais le froid, l’hiver et la neige… C’est sans doute ce qu’elle préfère, pour une raison qui échappe à bien des personnes. Beaucoup trop de personnes, d’ailleurs. Elle ne le nie pas. Elle est particulière, la jeune femme, et elle n’ébruite pas tout ça parce qu’elle sait que les gens sont pas foutus de comprendre de quoi elle parle. Si elle se met à crier sous tous les toits qu’elle aime le froid, elle a peur qu’on mette en doute son rattachement à la cité du désert. Enfin… Sans doute ne s’agit-il pas vraiment d’une crainte réelle. Mais elle préfère se méfier de beaucoup de choses. C’est aussi simple que ça. Tout lui paraît plus facile ainsi. Et par moment, elle a envie d’y croire et de se pencher sur le sujet. Est-ce si incroyable ? Dans un lieu comme celui-ci, il est réellement préférable de se méfier de ce qui nous entoure, de faire attention à ce qu’on pense ou à ce qu’on dit. Tout peut être rapidement vu comme de la trahison, elle a déjà été amenée à s’en rendre compte. Et puis bon, elle-même n’est pas quelqu’un de raisonnable, quand on lui met une bourse dans la main. Un peu d’or et on obtient de nombreuses choses avec elle. Mais elle ne l’ébruite pas, parce que oui, elle continue de se permettre de refuser quelques petites choses. N’est-ce pas normal ? Il ne faudrait pas non plus que les gens s’imaginent qu’ils peuvent aller jusqu’à imaginer qu’elle vit dans un bordel hein.

Saoirse ? Oh, sans doute à la maison, à râler en prétendant que la maison est toujours aussi dégueulasse ou en vadrouille au cœur de la cité. C’est tout aussi possible, elle ne le cache pas. Mais elle ne s’y attarde pas non plus, parce qu’elle n’y voit pas l’intérêt. Il ne sert à rien d’agir comme si les choses étaient susceptibles de lui échapper alors que ce n’est pas le cas. Il y a cette étrange confiance qui s’est installée entre elles et elle s’y attache, tout simplement. Oh, ce n’est pas toujours évident et elle n’oublie pas que la fille est une esclave mais au moins, la relation facilite quelques petites choses. Pour autant, si elle vient à prétendre à un peu de liberté, elle ne ratera pas son coup et lui fera comprendre que certaines choses ne se passent pas comme il le faudrait. Ce qui n’est pas plus mal.

Un soupir s’échappe des lèvres de la jeune femme alors qu’elle s’étire doucement. Le froid se faufile sous ses vêtements et ce n’est pas très agréable. Mais elle serre les dents, imaginant cela suffisant. Et de toute manière, que pourrait-elle y faire hein ? Ses vêtements en peau d’animaux sont suffisamment chauds ou du moins, elle se permet de croire qu’ils le sont suffisamment. Alors elle resserre le tout et ça va déjà un peu mieux. « Toujours à la recherche d'une victime ? Vous n'en avez jamais assez, pas vrai ? ». La voix la fait se retourner. Elle ne s’y attendait pas. Elle ne pensait pas avoir de la compagnie. Elle soupire, elle lui veut quoi ? Non, son visage ne lui dit rien. Devrait-il ? Et de quoi est-elle supposée avoir assez hein ? Elle n’a pas la moindre réponse et elle ne sait rien. Elle déteste quand on l’accuse de quelque chose – visiblement, c’est le cas, vu le ton employé – et qu’elle ne sait pas de quoi il s’agit. « Puis-je savoir de quoi il est question ? ». L’arc ? Non, pas besoin. Du moins, l’autre en face d’elle ne s’approche pas au point de vouloir la blesser physiquement avec une arme. Ses lames ne sont pas loin et surtout… Elle n’oublie pas son entraînement, là-bas, dans l’arène. Qu’elle tente quelque chose.
AVENGEDINCHAINS

avatar
22/07/2016 Lynelf 511 Naya Rivera Blondie -> Ava' | Quiet Riot (Bazzart) -> Signa' Chasseuse • Chasse + Maniement des armes 0
amours orphelins ❣ espoirs cendrés


Sujet: Re: Dans nos corps, la violence de nos âmes.
Lun 30 Jan - 0:07

Dans nos corps,
la violence de nos âmes.
Astrid & Alysha

Sa réplique me scie sur place. Je ne m'attendais pas à ce que cela me fasse si mal. Elle ne se rappelle vraiment pas. Elle ne se souvient vraiment pas de moi. La bague de mon frère pèse de plus en plus lourd autour de mon cou. Elle s'enfonce entre mon cœur et mes poumons. Elle m'asphyxie aussi rapidement que la colère et l'amertume sillonnent dans mon sang. Je ne sais pas pourquoi cela me tue tellement qu'elle ne se souvienne pas. Mais j'ai mal. Et comme à chaque fois que j'ai mal, ce n'est pas la tristesse qui prend le dessus. C'est la rage et l'envie de dévastation. Mon souffle sort de mes narines dans un long soupir retenu trop longtemps. J'ai froid mais mes mains ne sont pas gantées. Hors de question que je me promène aussi près de la civilisation sans être prête à riposter. Sauf qu'en la voyant si près de moi, ses yeux questionnant ce que sa bouche vient déjà de demander, je sais déjà que je ne riposterai pas. Je ne me défendrai pas. J'attaquerai. Je n'ai plus la force de me battre avec des mots après avoir croisé cette saleté d'Isha. Je n'ai même plus l'envie d'essayer. Encore moins avec celle qui se tient devant moi. Rahjak jusqu'au bout des ongles, elle connaît la violence. Peut-être même mieux que moi. Et je m'en fous. Je veux me saouler de blessures. Je veux crier en sentant mes muscles se bander. Parce qu'elle est celle qui m'a fait vivre son petit Enfer. Celle qui m'a fait perdre mon argent et surtout mon temps. Et bon sang que je n'aime pas perdre mon temps. Parce qu'à chercher ce que j'ai perdu ce jour-là, j'ai peut-être raté l'opportunité de le croiser, lui. Si j'apprends un jour qu'il s'est caché dans le désert toute sa vie... Non, il ne l'aurait pas fait. Il n'aurait pas survécu. Parce que les Rahjaks, bien que si méprisables, ont pour seul mérite de ne pas laisser les lâches s'en sortir indemnes. Je compte sur eux pour ça. Je ne compte sur eux que pour ça. Ce qui ne m'empêche pas de les trouver abjects pour absolument tout le reste. « Les meurtres, les enlèvements, le sang, les vols. Vous n'en avez jamais assez pas vrai ? » Ma main glisse doucement vers Fa et, quand elle touche le manche, elle s'y agrippe, presque avec désespoir.

J'aurais dû. J'aurais dû, ce jour-là, quand je l'ai vu en possession de tous mes biens, certains de mes plus précieux, j'aurais dû la tuer. Ça aurait réglé le problème. J'aurais pu tout récupéré. Mais je n'ai pas eu le temps. Je n'ai pas eu la force. J'avais juste envie de m'en aller. Partir le plus loin possible de cet endroit de malheur. Cette cité qu'ils appellent maison. Que j'appelle fosse de l'horreur. Et maintenant que je la vois, emmitouflée dans ses couches de peaux, je me dis que j'aurais dû prendre le temps de lui régler son compte chez elle. Ma seule consolation est que ce sera peut-être plus facile aujourd'hui, dans le froid auquel ils ne sont pas habitués, là-bas. Il ne faut simplement pas penser au fait que les températures basses, je n'aime pas trop ça non plus. Ne penser qu'à ses cheveux rouges étalés sur le sol. Mon point sur sa joue. Ma dague dans sa poitrine. Ma main sur ma bague. Ma langue aidant ma bouche à lui déverser ma haine alors que ma colère se déchaîne.
J'aimerais me dire que mon frère serait heureux de voir que je ne me laisse pas faire. Que je n'oublie pas et que je riposte. Mais au fond, je ne fais pas ça pour lui. Parce qu'il ne me pardonnerait pas. Non, je fais ça pour moi. Pour me rappeler que je ne suis pas complètement futile. Pour elle. Pour qu'elle se souvienne de tout ce qu'elle m'a pris. De tout ce qu'elle prend. Je fais ça pour notre père inexistant, pour qu'il goûte de mon expérience lorsque ce sera son tour. Mais je ne fais pas ça pour mon frère, qui me crierait probablement dessus de toute ses forces, s'il était à mes côtés. Qui me dirait combien je suis stupide, trop impulsive. La personne la plus stupide se trouve pourtant devant moi. Elle me regarde de ses yeux bleus. Elle me nargue de ses sourcils arqués. Et je n'ai qu'une envie, c'est lui rappeler tout ce qu'elle est. Et surtout tout ce qu'elle n'est pas. « Je vous aurais bien demandé de me rendre ce que vous m'avez volé mais je suis déjà certaine que vous les avez revendu. » Mes dents se serrent. De toute façon, il est trop tard. Quand j'y étais, ce que j'avais m'aurait servi à rester plus longtemps, à chercher plus longtemps. Mais je ne compte plus y retourner. Hors de question que j'y remette les pieds. Il n'y a rien pour moi, là-bas. Il n'y a que des malfrats, tout ce qui s'entend avec un malfrat et tout ce qui s'est fait pris au piège par un malfrat. Rien de ce que je veux retrouver. « Alors je suppose que je n'ai plus qu'à vous faire payer. » Mon sourire se fait suffisant. Il n'y a rien de plus effrayant que la confiance de l'autre. Autant la montrer. Qu'elle soit là ou non ne fait pas grande différence.


© Gasmask

Admin
avatar
28/07/2015 avengedinchains 1168 Rose Leslie sign by ALAS Mercenaire et voleuse 24
Admin


Sujet: Re: Dans nos corps, la violence de nos âmes.
Jeu 16 Fév - 10:01



DANS NOS CORPS, LA VIOLENCE DE NOS ÂMES
astrid&alysha
Astrid a commis bien des méfaits. Elle n’a jamais été une enfant de cœur et les bourdes elle les a très souvent multipliées. Elle s’en moque en réaltié. Qu’on la juge ou non, qu’on fasse ce qu’on veut. Mais ça ne change rien. Elle oublie parce qu’elle se moque des choses qu’elle vole, à moins que ça n’ait un véritable intérêt pour elle. Elle observe de loin, elle vole ce qui brille et elle le remplace par de l’or. Oui, elle en possède beaucoup chez elle, elle ne le cache pas. Ses actions sont telles qu’elle s’en amuse, la plupart du temps. Une marche, une main qui se glisse dans une poche et qui en retire parfois des choses bien. Ce n’est pas toujours le cas. Parfois, c’est dégueulasse. Y en a qui ont un peu de bouffe, y en a qui n’ont pas le moindre sens mais les choses sont comme elles sont, et il n’y a pas grand-chose à faire. La jeune rousse ne risque pas de se prendre la tête. Parce que bordel. Les choses sont un peu compliquées. Elle se retrouve face à une situation qu’elle ne peut pas maîtriser et sur laquelle elle ne risque pas de faire le point. Rien n’est simple, en réalité. Et peut-être qu’on pourrait se mettre à dire qu’elle n’a aucun cœur. C’est que ce n’est pas si loin de la vérité que ça. Elle ne cherche pas à comprendre ce monde. Il ne l’intéresse pas vraiment. Elle n’est pas qu’une fille qui aime les paillettes. Elle aime le gain, et c’est une attirance contre laquelle elle ne peut pas aller. Elle se moque des songes des gens. De ce qu’ils imaginent lorsqu’elle agit. De ce qu’ils pensent. Elle fait les choses comme elle le souhaite et putain ouais, qu’on la voit comme une égoïste si on le souhaite. On n’est pas si loin de la vérité que ça. Elle avant le monde. Ça a toujours été comme ça. Et ça ne risque pas de changer. Juste parce que les gens en ont envie. Qui sont-ils pour décider de ce qui est bon ou non ? Alors, elle, elle ne leurs prête pas une grande attention. Elle observe de loin et quand ça dérape, elle fait une remarque. En général, ça s’arrête là. Mais elle, elle semble s’imaginer qu’elle peut dire ce qu’elle veut, qu’elle peut se permettre de prétendre qu’elle a raison. Qu’elle a quelque chose à dire et que la rousse doit l’entendre. Ridicule, franchement. Mais… Bon, qu’elle parle, si ça la démange tant que ça.

« Les meurtres, les enlèvements, le sang, les vols. Vous n'en avez jamais assez pas vrai ? ». Vilaine Astrid. Elle est donc coupable de tous les maux possibles. Elle est détestable dis donc. Vilaine rousse. Elle lève les yeux au ciel, se demandant si l’autre s’attend à ce qu’elle s’excuse d’une quelconque manière. Elle risque d’attendre très longtemps. Elle la jauge du regard, alors que sa main se glisse sur son arme. Elle se retient difficilement de rire. Parce que dans la situation actuelle, franchement ? Tout ceci est ridicule. Oh, elle a bien saisi sur quel mot elle a pu insister. Elle n’est pas stupide. Elle lui aurait donc volé quelque chose ? Aucun souvenir. Ce ne devait donc pas être un objet très marquant ou même intéressant, si on veut avoir son avis. Les objets importants, intéressants et qui rapportent vraiment, elle s’en souvient, oui. Mais là pour le coup… Elle ne devrait pas chouiner parce qu’elle lui a volé sa camelote, franchement. Qu’elle ne se plaigne pas alors qu’elle a sûrement pris le parti de s’aventurer dans la cité de feu. Certes, elle aurait pu la voler en extérieur mais la cité, c’est son terrain de chasse préféré alors elle ne se fait pas trop d’illusion. Qu’elle ne se plaigne pas alors que ce qui est arrivé… Elle en est un peu coupable non ? Si elle ne fait pas attention à ses affaires, elle ne peut pas reprocher à quelqu’un de s’être servi. Parole de voleur. « Tu envisages vraiment d’attaquer un mercenaire, fillette ? ». Fillette. Elles ont sans doute un âge assez proche. Mais là n’est pas le sujet. Il faut qu’elle comprenne à qui elle se frotte. Astrid sait se battre, mieux que bon nombre de personnes. Elle apprend depuis qu’elle est gosse dans l’arène avec les gladiateurs qui se battent pour leurs vies. Le contexte a fait qu’elle a appris très vite ou du moins, qu’elle a appris auprès des meilleurs. Que cette fille ne s’imagine pas que la confronter, ce sera facile. Elle, elle ne refuse jamais une bataille. « Je vous aurais bien demandé de me rendre ce que vous m'avez volé mais je suis déjà certaine que vous les avez revendu. ». Ah bah ça c’est sûr. Encore que la rousse se garde bien de lui dire qu’il est tout aussi possible qu’elle ait tout jeté au final, si elle s’est dit que ça n’avait pas le moindre intérêt. Oui, c’est le genre de chose qui arrive. Alors pour le reste, elle s’en fout pas mal. « Encore faudrait-il que je sache de quoi il est question ». Jusqu’à preuve du contraire, elle ne sait pas encore si c’est véritablement elle qui a tout pris ou s’il s’agit de quelqu’un d’autre. Et il faut aussi qu’elle comprenne ça. On n’accuse pas quelqu’un sans savoir vraiment si on accuse la bonne personne. Elles se sont croisées ou autre ? Qu’est-ce qui lui permet de confirmer ça ? Bon, après, elle se connaît elle-même et de ce fait, elle sait très bien qu’elle peut être la responsable de tout ça.

« Alors je suppose que je n'ai plus qu'à vous faire payer. ». Astrid glisse les mains dans son dos, dans une position qui pourrait laisser entendre qu’elle joue l’innocence, ou quelque chose qui s’en rapproche. Sauf que sa main se glisse sur un tout petit couteau attaché dans sa taille, derrière elle. Est-ce qu’elle en aura besoin ? Elle ne sait pas vraiment. Pour le moment l’autre parle énormément, mais elle ne fait rien. Elle ne fait aucun geste et c’est dérangeant à mort. « Et bien vas-y, et quand tu perdras la vie, tu te souviendras que tu as commencé ». Elle aussi, se permet d’afficher un sourire suffisant. Si cela l’amuse, et bien soit. Cela ne change absolument rien pour elle.


avatar
22/07/2016 Lynelf 511 Naya Rivera Blondie -> Ava' | Quiet Riot (Bazzart) -> Signa' Chasseuse • Chasse + Maniement des armes 0
amours orphelins ❣ espoirs cendrés


Sujet: Re: Dans nos corps, la violence de nos âmes.
Lun 10 Avr - 0:54

Dans nos corps,
la violence de nos âmes.
Astrid & Alysha

Sa question ne m'ébranle pas. Une mercenaire. Un vendeur. Une prostituée. Jusqu'au plus insignifiant, ils sont finalement tous les mêmes. Et je me fous de son statut. La seule chose qui m'importe c'est ce qu'elle a fait. Ce que j'ai ressenti ce jour-là. Ce que je ressens encore aujourd'hui. Elle paiera. Et si aujourd'hui je dois perdre alors je perdrai. Et je reviendrai. Mais elle paiera. De ça, j'en fait la promesse. Je hausse à peine les épaules lorsque je lui répond. Mes yeux pourraient le faire à ma place. « Il y a un début à tout. » Mais ce qui m'énerve le plus, c'est qu'elle ne se souvient pas. Je veux qu'elle se souvienne. Si ce n'est de moi, de ce qu'elle a fait. Et me dire qu'elle ne se  souvient pas parce que ce n'était sans doute « qu'un méfait de plus » me met hors de moi. Je sens déjà la colère qui revient en force. Elle ne s'est pas calmée depuis Isha. Elle ne s'est jamais calmée depuis Mjeivi. Elle ne se calmera probablement jamais. Pas avant que je ne le retrouve, lui. Et je ne veux surtout pas qu'elle se calme. J'ai besoin d'elle pour vivre. J'ai besoin d'elle pour survivre. J'ai besoin d'elle pour ne pas devenir folle et sombrer dans l'insurmontable. La colère et la vengeance sont mes deux meilleures amies. Et je compte sur elle pour ne jamais m'abandonner. Les mots de la rousse m'irritent les oreilles, m'irritent le cerveau, m'irritent le sang. Son aplomb me fait bouillir, me rend nerveuse. Parce que je n'en peux plus de ce calme. Je veux que ça bouge. Je veux que ça vole. Je veux que les plaies s'ouvrent et que le sang jaillisse. Je veux ne plus penser à rien d'autre qu'à mon corps et à son corps. A mes muscles et à ses os. Je veux qu'il se passe quelque chose avant qu'il ne se passe plus rien. Avant qu'il soit trop tard et que mes tendons se crispent et deviennent incontrôlables. « Tout. Vous m'avez tout volé. Comme la sale Rahjak que vous êtes. » Je crache les mots avec véhémence et avec soulagement. Ils sont bien mieux dehors que dedans et je savoure leur goût à mes tympans. Leur sonorité m'émeut. « Des babioles les plus inutiles à tout ce qu'il me restait de ma famille. » Je gronde plus que je ne parle, à présent. « Des bijoux et des bouts de vêtements. Des objets qui ont plus de valeur que toute votre tribu. » Plus de valeur qu'elle et moi.

Je respire comme je peux. Je me concentre sur ce que j'ai à faire. Ce que je vais faire. J'imagine des dizaines d'attaques différentes jusqu'à trouver celle qui me convient. Il faut que j'évite le corps à corps dès le début. Je connais mes atouts et je connais surtout mes faiblesses. Il ne faut pas que je la sous-estime non plus. Bien que j'ai un malin plaisir à l'imaginer aussi forte qu'un mollusque contre mes dagues. Son petit sourire, déjà presque victorieux, me ferait bien gerber. Ma main droite entoure doucement Ya. Et les mots sortent avec une lenteur tout aussi étouffante. « Aujourd'hui n'est pas le jour de ma mort. » J'observe ses prunelles tout en calculant l'angle qu'il me faudra prendre. « Mais peut-être que c'est le tiens. » Et Ya s'envole vers son épaule tandis que Fa est déjà entre mes doigts et que mes pieds sautent vers la droite. Puis Fa s'enfonce à son tour mais je vérifie à peine si mes lames atteignent leur cible. Je suis concentrée sur le corps qui me fait face. Occupée à bouger, ne pas rester en place, rester en vie. Les pirouettes s'enchaînent rapidement, j'attrape son bras au bout d'un moment. Le tordre, c'est tout ce qu'il me faut. Mais les épaisseurs de vêtements ne me rendent pas la tâche facile. Et la sueur sur mon front n'est rien comparée aux battements de mon cœur, à la fois réguliers et vivaces comme jamais. Je me contorsionne pour récupérer Ya entre mes doigts. Je tranche l'air en me relevant. Je veux voir le sang gicler.



©️ Gasmask


HRP:
 

Admin
avatar
28/07/2015 avengedinchains 1168 Rose Leslie sign by ALAS Mercenaire et voleuse 24
Admin


Sujet: Re: Dans nos corps, la violence de nos âmes.
Mar 9 Mai - 9:34

» Dans nos corps, la violence de nos âmes
Le statut de mercenaire ne veut pas dire quelque chose pour tout le monde. Pourtant, Astrid n’ira pas prétendre qu’il y a une onde particulière derrière tout ça, et il ne risque pas de négliger tout ça. C’est indéniable, en tout cas. Comment est-ce qu’on est supposé voir quelqu’un qui n’hésite pas à vendre des gens ? Ne vivant que pour l’or qu’elle gagne ou qu’elle vole, on ne doute que très rarement de sa manière d’agir. Elle est comme ça, c’est tout et ça ne risque pas de changer. De toute manière, elle est libre de faire ce qu’elle veut non ? Et ce n’est certainement pas l’avis des gens qui va y changer quelque chose. On ne peut pas déterminer le passé de quelqu’un. Deviner ce qu’il a fait, comment il est devenu qui il est. Ainsi, la fille devant elle ne sait pas qu’elle a un niveau un peu supérieur de la moyenne. Mais là n’est pas le sujet, évidemment. Et il faut parfois savoir se centrer sur le reste, que ce soit évident ou pas, d’ailleurs. Elle ne va pas lui faire un cours sur ce qu’elle fait de sa vie, ce qu’elle a fait et tout ça. Elle ne voit pas vraiment à quoi ça pourrait bien servir et ce n’est pas Astrid qui ira craindre un quelconque combat. Au contraire, elle serait même disposée à lui refaire le portrait. Clairement. « Il y a un début à tout. ». Ah mais bien sûr, si elle s’en fout, il n’y a aucun souci, elles peuvent se battre. Astrid ne la connaît pas, elle est peut-être très douée, elle est peut-être capable de la défoncer d’une manière ou d’une autre. Elle n’a pas particulièrement envie de savoir ce que ça peut donner et en même temps, ce n’est pas comme si elle avait le choix. Elle ne peut pas partir. Et de toute manière, elle n’en a pas vraiment envie. Qu’elle râle, cette fille, parce que quelque chose lui a été volé, il n’y a aucun problème. Mais elle sera déçue si elle imagine qu’elle va l’emporter. « Tout. Vous m'avez tout volé. Comme la sale Rahjak que vous êtes. ». Ah bah c’est sûr qu’avec tout le sable du désert, parfois, ils ont ce petit côté un peu sale. Mais ils sont comme ils sont, on ne va quand même pas le leurs reprocher, non ? « Le sable sur le corps, ça veut pas dire qu’on est sale hein ? ». Mais bon, elle voit bien où elle voulait en venir, elle n’est ps stupide. Elle trouve juste plus facile d’en rire parce que cette fille, devant elle, elle tourne au ridicule. Oui, elle s’est fait voler un truc, est-ce qu’on va vraiment lui faire chier pour aussi peu ? Elle lui a volé un truc ? Très bien et alors ? Ce n’est sûrement pas la première fois qu’on lui prend un truc et pas non plus la dernière fois. Il faut qu’elle comprenne que si elle laisse traîner les trucs, ça va lui retomber dessus. « Des babioles les plus inutiles à tout ce qu'il me restait de ma famille. ». Elle lève les yeux. C’est encore plus stupide. Comment peut-on perdre des trucs auxquels on tient ? C’est encore pire. « T’avais qu’à y faire plus attention ». Bah quoi ? Elle ne va quand même pas se mettre à ramper alors qu’elle est la seule responsable de ce qui lui arrive non ? « Des bijoux et des bouts de vêtements. Des objets qui ont plus de valeur que toute votre tribu. ». Là, la rousse est incapable de se retenir de rire, parce que toute son histoire est vraiment ridicule. Ca n’a d’ailleurs pas le moindre sens, quand on y réfléchit. Parce que si c’était vraiment le cas, oui, elle s’en souviendrait. Clairement. « Si c’était le cas, ça m’aurait rapporté pas mal d’or. Et je m’en serais donc souvenue. C’est pas le cas ». Mais ça, pour un peu moins l’énerver, elle aurait peut-être dû le garder pour elle. Elle devient juste ridicule. La colère s’empare de sa bouche et lui fait dire n’importe quoi. Et tout ça n’a plus le moindre sens.

« Aujourd'hui n'est pas le jour de ma mort. ». Ah bon ? En tout cas, ce n’est pas non plus le jour de la mort de la rousse. Et en général, elle gagne. Et puis bon, la mercenaire n’a pas d’état d’âme et souvent, les guerriers des autres tribus entretiennent un certain code d’honneur. Alors oui, elle risque de tomber de haut. De très haut. Le fairplay, ça, elle ne connaît pas. « Mais peut-être que c'est le tiens. ». Peut-être oui, mais elle ne va pas mourir dans les mains de cette idiote. Il en est absolument hors de question. Elle lui fera pas ce plaisir. La bataille entre les deux femmes commence rapidement. Elle essaie de la charcuter, et Astrid, elle trouve ça marrant. C’est vrai. C’est chiant aussi, comme situation, parce qu’elle ne cache pas que ça faisait longtemps qu’elle ne s’était pas battue. Faut juste qu’elle fasse attention à ne pas se faire mal. L’autre bouge tellement, est tellement acharnée qu’elle finit par lui couper l’épaule. Une grimace se glisse sur ses traits, elle a assez joué. Ecartant les mains de cette idiote, elle finit par lui mettre un coup de tête en plein dans le nez. Et c’est une baston qui commence vraiment. Les deux femmes étant bien déterminées à l’emporter. « Dans tes rêves. »

Spoiler:
 


notes » w/ Alysha, dans la plaine, le 14 janvier 2117.

avatar
22/07/2016 Lynelf 511 Naya Rivera Blondie -> Ava' | Quiet Riot (Bazzart) -> Signa' Chasseuse • Chasse + Maniement des armes 0
amours orphelins ❣ espoirs cendrés


Sujet: Re: Dans nos corps, la violence de nos âmes.
Ven 2 Juin - 0:05

Dans nos corps,
la violence de nos âmes.
Astrid & Alysha

Je laisse passer sa remarque sur le sable et la saleté. Elle joue à la plus maline. Ça m'arrange. Ça la rend encore plus facile à détester. Ça fait monter ma colère, mon adrénaline. Ça me fait trembler, aussi. Et j'ai du mal à me contenir. Alors quand elle critique mon manque d'attention, avant de parler d'or, j'explose un peu plus. Elle ne comprend rien à rien et j'aimerais déjà voir sa tête exploser contre un tronc d'arbre. « De l'or ? C'est tout ce à quoi vous pensez, hein, quand on vous parle de valeur. J'en ai rien à foutre de l'argent que tu t'es fait. Moi, je te parle de vraie valeur. Et vous en avez pas. » Mais mon frère en avait et, avec lui, tout ce qu'il a touché. Il a laissé ses empreintes sur ses bagues et ses empreintes sont son âme. Je ne suis pas prête à perdre tout ça. Parce qu'il est déjà partit et ne pas prendre soin de ses bagues et autres objets qui lui tenaient à cœur ne voudrait pas dire que je le laisse partir, ça voudrait dire que je n'ai plus rien pour me rattacher à lui. Que je n'ai plus rien pour le sentir à côté de moi quand j'en ai besoin. Alors oui, c'est carrément égoïste. Mais ça ne lui fait pas de mal et ça me fait du bien. J'en ai besoin. Et qu'on se mette en travers de mon chemin, ça m'horripile. Ils se croient supérieurs à tout le monde mais ils ne sont rien. « Je sais que c'est toi. Je t'ai vu. » J'en suis sûre, ça ne pouvait qu'être elle. Je n'ai pas été assez rapide, je n'ai pas voulu déclencher d’esclandre dans une ville que je connaissais pas, où je ne connaissais personne, mais je le sais, c'est elle.

Je lui crache mes mots au visage et le combat commence. Assez rapidement, j'arrive à la toucher avec ma lame. Et le sourire envahit mon visage. Il n'est pas grand, à cause de l'effort, mais il est bien présent et je ne le cache pas. Sauf que la satisfaction d'avoir le dessus est de courte durée. Je me retrouve rapidement assez près de la rousse pour qu'elle arrive à me mettre un coup de tête. En plein dans le nez. Sous le choc, je recule de quelques pas, tandis qu'elle me répond. Je m'accroupis, au risque de prendre un deuxième coup, pour pouvoir me relever, lui mettre un coup de poing dans les côtes et tenter une troisième attaque avec la lame sortie de ma botte. Je ne sais déjà plus trop si je gagnerai mais je ne me laisserai pas battre facilement. Je veux au moins lui laisser un petit souvenir et plus gros il sera, plus contente je serai. Je la ferai payer autant que je peux pour elle et sa tribu. A défaut de pouvoir tous les exterminer, je peux au moins essayer d'en découdre avec une des leur.



©️ Gasmask


HRP:
 

Admin
avatar
28/07/2015 avengedinchains 1168 Rose Leslie sign by ALAS Mercenaire et voleuse 24
Admin


Sujet: Re: Dans nos corps, la violence de nos âmes.
Jeu 6 Juil - 19:34

» Dans nos corps, la violence de nos âmes
Astrid le sait, son appréhension au niveau de l’or est colossale est déstabilisante pour de nombreuses personnes. Elle n’y peut pas grand-chose, ça a toujours été plus fort qu’elle et ça ne risque pas vraiment de changer. La rousse aime l’or, elle aime avoir toutes les libertés possibles. C’est la seule chose qui compte pour elle, de toute manière, et ça ne risque pas de changer, parce qu’elle n’en éprouverait pas réellement de besoin, elle ne voit pas à quoi ça pourrait bien servir. La mercenaire n’apporte pas d’attention particulière aux gens ou en tout cas, on lui a régulièrement appris à ne pas le faire. Tom voyait plus d’attrait à l’or, parce que ça pouvait permettre à la jeune femme d’obtenir tout ce qu’elle voulait et d’oublier ce qu’elle ne pouvait avoir. Une famille, de l’amour. Il n’était pas disposé à lui donner ça, il n’en avait pas la force et il n’en était pas prêt. Il ne savait même pas ce que c’était, sans doute, et elle, elle n’a pas vraiment cherché plus loin. Où pouvait bien se trouver l’intérêt de l’amour, quand on désire rendre quelqu’un meilleur hein ? En Astrid, il imaginait quelqu’un de plus fort que lui. Sans doute est-ce un niveau qu’elle est parvenue à avoir, elle ne saurait le dire, sans doute ne le pourra-t-elle jamais. Mais ça aide à se sentir bien, ça aide à se convaincre que tout va bien. « De l'or ? C'est tout ce à quoi vous pensez, hein, quand on vous parle de valeur. J'en ai rien à foutre de l'argent que tu t'es fait. Moi, je te parle de vraie valeur. Et vous en avez pas. ». L’or compte, et si elle ne le comprend pas, c’est parce qu’elle ne vient pas du désert. Oui, en dehors, on procède par troc, on ne cherche pas vraiment à amasser une certaine fortune pour améliorer son train de vie. Elle n’y porte pas vraiment attention, et ils sont libres de faire ce qu’ils veulent mais qu’ils ne s’étonnent pas si certaines de leurs affaires viennent à disparaître, dans ce cas. Forcément, dans le désert, ils voient les choses différemment. La jeune femme hausse les épaules. Elle s’en moque pas mal de ses vraies valeurs. Elle se demande si elle croit que ça la touche, si elle imagine que ça l’atteint d’une quelconque façon. Et elle se fatigue à l’écouter parler, finalement. Elle ne va pas hésiter bien longtemps à mettre fin à tout son blabla, c’est même certain. Et c’est mieux comme ça, il faut la ramener sur terre et lui rappeler que tout n’est pas rose. Rien ne l’a jamais été. Il faut qu’elle le réalise, et surtout, qu’elle l’accepte. Faut qu’elle arrête de se prendre pour ce qu’elle n’est pas, c’est tout. « Je sais que c'est toi. Je t'ai vu. ». La rousse lève les yeux au ciel. Elle ne va donc pas l’accepter hein ? Elle va continuer à tourner les mêmes idées continuellement, c’est ça ? Bordel, elle est lassante à souhait. « J’ai compris, t’es triste, tu vas t’en remettre ? ». Elle lève les yeux au ciel, agacée.

De toute manière, Astrid ne se tracasse même pas à nier ce qu’elle peut bien dire. Au contraire, pour elle, elle est la coupable. Mais… Cela ne change absolument rien. Elle sait ce qu’elle a fait, ou en tout cas, elle sait que c’est parfaitement son genre. Et c’est quoi ce sourire sur ses lèvres hein ? Pendant un instant, la rousse se demande si elle croit vraiment qu’elle va l’emporter facilement. Si c’est ce qu’elle imagine, elle risque d’être carrément déçue. Astrid ne prétend pas qu’elle va toujours gagner mais elle ne cache pas que… Oui, elle sait se battre, alors la victoire n’est pas garantie pour la brune en face d’elle. Et c’est le point qu’elle ne semble pas comprendre. Le coup de tête dans le nez, elle ne l’a pas volé, c’est vrai. Oh bien sûr, ça ne lui plaît pas et elle ne se laisse pas faire. Elle se bat, fait de son mieux, montre les dents, se rebellent et fait le maximum pour foutre le bordel. Si un coup passe, et même deux. Elle pare le troisième alors qu’elle attrape son arme. Non, ça ne fonctionne pas comme ça, hors de question, même. Elle pare, rend le coup. Et la sentence commence. Plusieurs coups, et une fois que la brune tombe à terre, elle sort son fouet pour l’entraver du moindre de ses mouvements. « Tu vois ma jolie. Avant de venir gueuler, t’aurais dû t’entraîner. Je suis une Rahjak, pas une Naori dans un champ. Je sais me battre ». Là, alors qu’elle bouffe la terre à même le sol, Astrid se permet de sourire doucement. Elle a gagné et bien sûr, elle le sait.


notes » w/ Alysha, dans la plaine, le 14 janvier 2117.
 

Dans nos corps, la violence de nos âmes.

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» "L’amitié, c’est un seul esprit dans deux corps." [Pv. Calypso]
» Quelque part dans le Val d'Anduin [Flashback PV Sefir]
» Corps de verre et coeur de pierre
» Open your wings and flies towards the light. Butterfly. | Eden & Marissa
» SSS's Time ( Solo )

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Hundred :: no one came back :: La plaine-