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˜˜˜˜˜˜all this bad blood here, won’t you let it dry? + alysha
maybe life should be about more than just surviving


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18/12/2016 fio 588 Emily Bador fly (ava) + crack in time (signa) + r.meisel (text) chaman (savoir, éloquence) 72
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Sujet: all this bad blood here, won’t you let it dry? + alysha
Jeu 12 Jan - 22:57

Quelques jours ont passé depuis les négociations, mais le voyage jusqu’au village des Naoris est trop long pour repartir immédiatement après. Ainsi, quelques jours séparent les deux évènements, comme un moment de flottement que tu compte apprécier à sa juste valeur. Toi, si curieuse, tu es prête à faire n’importe quoi pour sortir de chez les Pikunis pour aller rôder aux alentours, découvrir d’un peu plus près ces mystérieux hommes tombés du ciel… et puis pourquoi pas en apprendre un peu plus sur le village, leurs traditions, leurs secrets. Tellement de choses qui te traversent l’esprit – rien ne pourrait gâcher ton petit séjour, excepté peut-être une certaine rencontre.

Tes pieds foulent le sol de la place marchande d’où te parviennent mille et un sons mais tu n’écoutes pas, tes yeux sont concentrés un peu plus loin, vers le dehors. Tu ne souhaites que t’échapper et aller te promener dans les environs, peut-être dépasser la plaine. Tu n’as rien prévu de concret mais c’est ça qui te donne envie. Tu n’as pas à te soucier des conventions, des attentes qui pèsent sur tes épaules, de tes obligations de chaman. Aujourd’hui tu as décidé d’être libre, et quiconque t’en empêcherait le payerait cher, très cher.

Et puis il a fallu que tu reconnaisses son visage. Elle, elle qui déjà une fois t’avait manqué de respect, entraînée par l’alcool qu’elle avait dû ingurgité juste avant.  Elle qui avait osé remettre en question tes capacités, le fondement même de ton identité. Alysha. Rien que prononcer son prénom remplit ta bouche d’un goût amer, signe de ta rage. Tu n’avais pas réagi – du moins, tu t’étais contentée de t’énerver mais n’avais rien fait pour le lui faire payer, si bien qu’à présent elle doit se penser hors d’atteinte. Oh, mais tu ne compte pas lui faire ce plaisir… Tu n’as fait qu’attendre le bon moment pour pouvoir te venger de son humiliation. Et, comme si les esprits avaient senti ta rancœur, l’occasion se présente enfin. Tu pinces les lèvres avant d’aborder un sourire empli de mauvaise foi, dégustant ta victoire à l’avance.

« Et bien. Je ne pensais pas te trouver ici, Alysha. Depuis quand les Pikunis laissent-ils entrer des sauvages au sein de leur village ? » Tu croises les bras, tes yeux envoyant des éclairs. Sans alcool, elle est probablement incapable de te tenir tête. Et même si c’est le cas – n’importe qui sait que se mesurer à toi est suicidaire.

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22/07/2016 Lynelf 511 Naya Rivera Blondie -> Ava' | Quiet Riot (Bazzart) -> Signa' Chasseuse • Chasse + Maniement des armes 0
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Sujet: Re: all this bad blood here, won’t you let it dry? + alysha
Dim 15 Jan - 2:18

All this bad blood here,
won't you let it dry?
Isha & Alysha

Je ne suis même pas encore dans le village que j'ai déjà envie de repartir. Mais je ne peux physiquement pas aller jusqu'à chez moi. Je sais très bien que, parfois, on ne trouve pas d'eau pendant des kilomètres. Et j'en ai besoin. Alors me voilà. Je ne sais pas encore bien si je vais taxer, acheter ou simplement emprunter à très longue durée. Si ça se trouve, le buffet est encore en place et je n'aurai même pas à me poser la question. Mais plus j'avance, plus je me dis que les « festivités » sont toutefois belles et bien finies. Il n'y a plus cette tension qui sillonnait l'air tel un serpent affamé à la recherche de sa proie. Tant mieux. Les quelques minutes que j'ai contemplé m'ont largement suffi. Entre les enfants du ciel incapables de comprendre le moindre mot, aussi inutiles que des poissons, les Rahjaks couverts de sang, insultants dès leur arrivée, les Naoris faisant office de pots de fleurs mouvants et les autres tribus qui n'acceptaient pas totalement la présence de leurs ennemis mais ne levaient pas non plus le plus petit doigt pour leur dire de dégager, dans la grande majorité. Je ne m'inquiétais pas d'avoir manqué l’événement du siècle. J'étais contente de m'être échappée avant qu'on ne se mette à soigner des gens qui n'étaient clairement pas nos alliés. Je ne comprenais pas ce qui leur passait par la tête, parfois, à mes compagnons. Pourquoi soigner des gens qui profiteront de la plus petite faille pour nous attaquer ? Ne pas les soigner aurait été l'occasion de réduire un peu leurs rangs. Ça n'aurait pas fait de mal, franchement. Mais non. Il fallait qu'on leur montre que nous étions de bonne foi. A la bonne heure. J'avais au moins esquivé les interminables discours de la chaman Naori, que je ne pouvais pas encadrer.

Dwyaen aurait préféré que je reste un peu plus longtemps, je suppose. Si ça avait été le cas, je ne l'aurais pas croisé à ce moment-là, je ne l'aurais pas pris pour une bête, je ne l'aurais pas pris en chasse et je ne l'aurais pas quasiment tué. Oui, il aurait certainement été plus heureux ainsi. J'espère qu'il va mieux, à présent. Honnêtement, je suis assez fière d'avoir réussi à le toucher en mouvement et d'aussi loin. Je crois qu'il l'a compris. Mais je m'en veux aussi. Ce n'était clairement pas mon intention de le toucher lui. J'ai eu l'impression de détruire un peu notre relation, également. Me fera-t-il à nouveau pleinement confiance ? Était-ce moi qui faisait fuir toutes les personnes les plus importantes à mes yeux ? Non. Le problème ne pouvait pas venir de moi. Le problème, c'est lui et tout ce qu'il a laissé en nous abandonnant. Et si je suis comme ça, c'est sa faute à lui. Il est la cause de tellement de choses qu'il pourrait bien être la cause de tout, ça reviendrait au même. Ma seule satisfaction est qu'un jour, je le trouverai. Je l'exterminerai en le regardant dans les yeux et en lui rappelant tout ce qu'il a perdu, tout ce qu'il a causé, tout ceux qu'il a déçu. En attendant, j’aire dans le village qui lui a servi de deuxième maison. Je passe furtivement dans les allées, j'inspecte les ruelles autant pour la nourriture que pour les gens eux-mêmes. Je n'ai pas envie de croiser certaines personnes. Les Pikunis ne sont pas ma famille et ne le seront jamais. Leur tribu entière a touché le bas de mon estime quand une d'entre elle a brisé tout ce que nous avions. Pas de rédemption. Je ne pardonne pas facilement. Encore moins quand ceux qui devraient se faire pardonner ne se donnent même pas la peine d'exister. Je n'ai croisé aucun d'eux. Sans doute pour le mieux.

Je commence à me dire que je vais pouvoir partir d'ici tranquillement. Aucune embrouille. Aucune dispute. Aucun mot plus haut que l'autre. Alysha, l'exemplaire. Comme jamais elle n'en a eu l'air. Sauf que cela aurait été bien trop beau pour être vrai. Parce que je ne suis pas exemplaire et que je ne le serai jamais. Parce que je n'ai encore trouvé personne qui ne le soit. Ou qu'elles ne sont plus là. Et que peut-être elles ne l'étaient pas. Preuve qu'être exemplaire n'est pas pour tout le monde ? La petite Isha qui m'interpelle. Je ne vais pas lui jeter la pierre, cela dit, pas pour ça. Parce que j'ai eu envie de lui cracher mon venin à la seconde où ses tâches de rousseur ont envahi mon champ de vision. Sa douce voix me rappelle à quel point je l'exècre. Cette voix. Ces mots qui sortent de cette bouche. Elle, toute entière. J'ai l'impression de sentir le sang couler le long de mes oreilles rien qu'avec le supplice que son ton me fait endurer. Ce n'est franchement pas le jour pour me chercher. J'ai faim. Et je mangerais de tout. « Depuis qu'ils laissent passer les jacasseuses prétentieuses qui se croient prophétesses, sans doute. » Me traiter de sauvage ne me fait pas plaisir, parce que cela vient d'elle. Je sais, au fond, que je le suis. Je ne m'en cache pas particulièrement. Parfois, c'est plus difficile de l'admettre. Pas la plupart du temps. « Au fait, je suis terriblement désolée de t'annoncer que j'ai dû partir plus tôt que prévu lors des négociations. Je n'ai donc pas pu entendre l'une de tes si nombreuses, longues et aberrantes tirades. » Madame la Chaman comprendra-t-elle un jour qu'elle n'est pas désirée ? Il faut qu'elle redescende de son petit piédestal sur lequel elle s'est elle-même élevée, ou je l'en ferai descendre de la plus douce des façons.


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Sujet: Re: all this bad blood here, won’t you let it dry? + alysha
Dim 22 Jan - 20:37

Petite attaque sur tes visions qui te fait grincer des dents. Mais est-ce tout ce dont tu es capable Alysha ? Remettre en question ta capacité de voyante, connue de tous au village Naori, cette capacité à la fois synonyme de pouvoir et de malheur… C’est bien bas, et tu ne peux t’empêcher d’esquisser un sourire narquois, même lorsqu’elle rajoute une pique quant à tes soi-disant nombreuses, longues et aberrantes tirades. Toi, tu entends surtout la jalousie, cette jalousie qui semble la dévorer toute entière à en juger sa capacité à toujours trouver quelque chose à te reprocher.

« Mais tu n’as pas à t’excuser ma jolie. Mes discours s’adressent généralement à des personnes aux connaissances importantes. Une femme comme toi n’aurait rien pu saisir, il était préférable que tu n’y assistes pas. Tu vois, je n’aurais pas voulu que tu te sentes, disons… inférieure. » Tu craches tes mots à sa figure, emballés dans une politesse hypocrite. Chez les Naoris tu dois en permanence te comporter calmement, arborer un air faussement serein pour ne pas attiser la foudre de ceux qui t’estiment indigne de ta profession. Mais tu n’es pas chez les Naoris, et tu n’as pas de rôle à tenir. Tu peux balancer ta haine, tu peux te comporter comme une garce, tu peux écraser les gens comme s’il s’agissait de misérables insectes sous ton talon. Ces personnes ne sont ni tes amis, ni ta famille, ni ta tribu. Tu ne leur dois rien, et surtout pas à Alysha et sa jalousie maladive, Alysha et sa perpétuelle recherche d’attention. Toujours à critiquer tes discours, ta capacité à diriger les personnes par la parole… Mais qui est-elle pour parler ? Une pauvre Calusa, tout juste bonne à manier quelques armes. Face aux personnes possédant le savoir comme toi, elle doit se sentir si misérable. Pas étonnant qu’elle cherche toujours à te rabaisser – elle doit avoir développé une sorte de complexe d’infériorité, la pauvre petite. Lors de votre première rencontre, c’était l’alcool qui l’avait poussée à te prendre à part pour te cracher ses quatre vérités à la figure. Aujourd’hui, elle était sobre, et c’était à présent la rage qui t’animait. La rage d’avoir été remise en question par une insignifiante, la rage d’avoir à supporter de pareilles remarques en dehors de ta tribu. Tu n’as pas le temps pour ces conneries. À présent, c’est toi qui as le dessus, et tu comptes bien la démolir.

« Mais après tout, c’est ce que tu es, n’est-ce pas ? Une Calusa insignifiante, tout juste bonne à servir de décor lorsque les autres s’occupent de régler les différents conflits. Pour être franche, je n’ai même pas remarqué ton absence, ni ta présence en fait. Tu as peut-être du culot mais en attendant, tu n’es d’aucune importance lors des vrais échanges. » Tes lèvres s’étendent pour former un rictus moqueur. Tu commences en t’échauffant, cherchant à atteindre les points faibles de la chasseuse sans crainte de dépasser les limites. Tu n’as jamais été connue pour être raisonnable.

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Sujet: Re: all this bad blood here, won’t you let it dry? + alysha
Dim 29 Jan - 1:14

All this bad blood here,
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Isha & Alysha

Elle me rabaisse. Comme si tout ce qu'elle pouvait faire pour se sentir plus intelligente que moi était de me dire que je n'étais rien face à elle. Face à tout le monde. Mais tout ce que je vois, c'est elle et son incapacité à se remettre en question. Mes membres tremblent d'excitation. L'adrénaline m'est familière. Mon amie quand je l'utilise pour m'activer dans ma chasse ou mon combat. Dans ces cas-là, j'ai l'impression de pouvoir la contrôler. Plutôt bien, même. Sauf qu'ici, devant celle dont la présence seule me fait frissonner de rage, dont l'évocation du nom me fait siffler les oreilles, je ne suis plus certaine de rien. La colère est si forte que je pourrais bien lui cracher à la figure juste pour marquer la fin d'une phrase. Je veux la voir à terre. Figurativement comme littéralement. Je veux la voir se rouler par terre, en compagnie de la poussière insignifiante mais persistante qui lui ressemble tant. Je veux voir les pleurs rougir son nez fin et les sanglots obstruer sa gorge. Je veux voir ses yeux s'écarquiller de surprise malheureuse quand elle comprendra que non, elle n'est pas indispensable. Qu'elle est inutile. Que si certains me sont peut-être supérieurs, ils le sont encore plus pour elle. « Ma chère petite prétentieuse, si prétentieuse Isha. » Mes mots sont lourds et lents. Peut-être que j'espère ainsi qu'ils rentreront mieux dans son petit crâne. « Tu sauras, pour ton information et bien que ton savoir te paraisse si infiniment grand, que ce que tu appelles les vrais échanges ne servent finalement pas à grand chose. »

Je sens mon ton augmenter de volume. Je lui déverse toute ma rancœur accumulée, à écouter des pourparlers qui n'aboutissent à rien, qui sont brisés à la moindre occasion, qui sont faits avec des Hommes plus malhonnêtes que tous les Rahjaks et pirates réunis. Parce que le problème vient d'elle, de ses discours plus longs et mirobolants les uns que les autres mais aussi de tout ce qu'elle représente aux yeux des autres. Alors qu'elle n'est pas plus importante que nous. Que moi. « Parce qu'au final, qui protégera les siens quand tes discours ne serviront plus à rien ? Quand ces vrais échanges n'auront fait que repousser le problème et que lorsque tout le monde se réveillera bien au chaud chez lui et décidera qu'il est enfin de changer les choses, décidera de prendre les armes ? Ce ne sera pas toi, tes mots qui ne te servent qu'à masquer ton inutilité, ni ta fierté mal placée. » J'ai envie d'attraper Fa et Ya et de lui transpercer son corps si fragile. J'ai envie de me prendre la tête et de crier ma rage. J'ai envie de lui arracher la langue et de lui mettre en collier. J'ai envie de tout ça mais je ne fais que serrer le poing. En petite partie parce que nous sommes encore chez les Pikuni. En très grande partie parce que je ne veux pas être la première à perdre le contrôle, à en venir aux mains alors qu'elle voue un culte à ces paroles qu'elle croit toutes puissantes. Je veux la prendre à son propre jeu. Même si le combat est mon jeu à moi. Même si le combat lui prouverait à quel point je suis loin d'être inférieure. Et certainement pas face à elle.


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Dernière édition par Alysha Jovayuj le Ven 3 Fév - 23:19, édité 1 fois

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18/12/2016 fio 588 Emily Bador fly (ava) + crack in time (signa) + r.meisel (text) chaman (savoir, éloquence) 72
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Sujet: Re: all this bad blood here, won’t you let it dry? + alysha
Ven 3 Fév - 23:00

Si tu pouvais explorer son corps pour en trouver les moindres failles, les moindres défauts, les moindres faiblesses, tu le ferais sans hésiter, quitte à laisser des cicatrices pour lui rappeler qui a l’avantage entre vous deux. C’est toi et ce sera toujours toi. Tu n’en doutes pas un instant, c’est aussi évident que la Terre qui tourne autour du Soleil, aussi évident que la Nature est généreuse à qui sait le mériter. Tu hoches la tête, lentement, ne considérant ses paroles qu’à moitié. Oh, la prétention… Voilà donc ce qu’elle te reproche. Trop prétentieuse ? On confond bien souvent la prétention et l’assurance. Toi, tu sais bien que tu n’es pas prétentieuse. Tu connais tes atouts, tes capacités, tes dons. Si les esprits t’ont choisie toi parmi tous ces Naoris, c’est bien pour une raison. Et ce n’est pas la parole d’une Calusa maladivement envieuse qui changera quoique ce soit.

Néanmoins, la haine qu’elle insuffle dans ses paroles te heurte. Tel le sifflement d’un serpent, elle déverse son venin dans les airs, espérant te voir flancher. Toi t’es solide, t’as rien à craindre d’une personne comme elle. Mais la voir si mal, si amère, c’est bien étrange. T’as presque l’impression de voir ton reflet, toi en train de cracher tes mots à la figure de ceux qui ont osé te sous-estimer et dire du mal de toi, toi hurlant parce que tu ne sais rien faire d’autre que ça. Toi et Alysha n’êtes pas si différentes, tu t’en rends compte. Mais aussitôt que l’idée traverse ton esprit tu la rejettes. Jamais tu n’admettras ressembler à quelqu’un que tu méprises autant.

« Et encore une fois tu parviens à prouver que tu es d’une infinie bêtise. Je ne sais pas comment tu fais à chaque fois pour te surpasser, mais chapeau ! Je n’ai même pas besoin de chercher pour prouver que tu n’as rien compris à ce monde. » Tu accompagnes tes paroles d’un sourire en coin, mesquin, supérieur. Tu la toises de toute ta hauteur. « Parce qu’en ce monde, il n’y a que les sauvages pour continuer de penser que c’est par le sang que l’on règle les conflits. Moi, je pense qu’il n’y a pas de société plus primitive que celle qui se construit sur les cadavres. En tuant, on se condamne soi-même à la mort. Les royaumes bâtis sur les corps de centaines de personnes finissent toujours par s’effondrer : l’histoire nous l’a prouvé. »

Tu marques une pause, la fixant de tes yeux sombres comme la nuit, brûlant d’une lueur nouvelle, le feu de ton âme. Alysha, elle ne comprend rien. Tu vois bien qu’elle n’a jamais rien su faire d’autre qu’utiliser ses armes pour pourfendre ses adversaires. La violence est bien jolie mais c’est un signe de faiblesse. Les plus grands esprits communiquent et les plus simples se contentent de se battre. Elle a monté le ton, mais tu es la plus forte à ce jeu. Ta gorge brûle à force de gueuler. D’une voix plus ferme, tu reprends.

« Tu peux tuer quelqu’un et les plus sots te nommeront victorieuse. Mais la mort est un sort bien trop paisible à mes yeux. Les mots sont bien plus puissants. Je peux détruire, ruiner, condamner, enterrer n’importe qui. Toi, tu te contentes de tuer, mais je ne t’en veux pas pour ça. Certaines personnes n’ont juste pas l’opportunité de saisir la nuance entre les deux. Tant pis pour toi. » Tu sens tes poings picoter, signe de ton adrénaline. Les conflits oraux sont ton champ de bataille, là où tu peux pleinement exercer ton art. Tu n’as pas l’intention de céder face à Alysha. La connaissant, tu es même quasiment persuadée que ce sera la première à abandonner et à sortir ses chères et précieuses lames pour pouvoir se cacher derrière. Tu n'attends que ça.

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Sujet: Re: all this bad blood here, won’t you let it dry? + alysha
Jeu 9 Fév - 16:23

All this bad blood here,
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Isha & Alysha

Elle est repartie dans ses discours qui n’en finissent pas et chacun de ses mots s’enfonce un peu plus en moi. Se fraye un chemin et s’accroche à mes globules rouges. Fait bouillir tout mon être, tous mes muscles, toutes mes pensées. Je n’en peux plus de sa voix, je n’en peux plus de ces mots qu’elle récite parce que c’est tout ce qu’elle a appris dans sa petite vie. Ils se protègent trop, les Naoris. Et après, ils se permettent de nous prendre de haut, de nous dire de ne pas nous battre, des compromis, faites des compromis. Aimez-vous les uns les autres. Sauf que quand quelqu’un menace de tuer toute votre famille, d’envahir vos terres et de détruire toute votre vie, les mots n’y feront rien. Les mots ne sont qu’éphémères. Les cicatrices brûlent à jamais. Ceux qui préfèrent les belles paroles, comme la petite Isha, sont ceux qui ont trop peur de se battre. Qui savent qu’ils n’auront aucune chance face à une lance.

Je le vois dans ses yeux, elle croit tellement en ce qu’elle dit que c’en est à vomir et ses mots me blessent plus que je ne le voudrais. Il faut que je fasse un effort phénoménal pour ne pas lui crier dessus de rage. Pour ne pas pleurer de colère. Mais mon corps tremble si fort que je risque fortement de lâcher prise rapidement. Parce que je n’en peux plus d’elle et de son ton qui se veut important et que, putain, non, je ne suis pas douée avec les mots. Je n’ai pas envie de l’être. Je veux la faire souffrir de mille et une façons mais pas avec ma langue. Avec mes doigts et mes ongles sur sa peau qui s’effeuillera bien plus joliment qu’une rose. Ce sera le seul moment où elle sera belle. La belle morte silencieuse. Je me raccroche à ses pensées bienfaisantes sans me demander si elles sont vraiment bien saines. Elles sont rassurantes, ça me suffit. J’en ai besoin. C’est tout ce qui compte.  

Je respire difficilement. Son visage se floute un instant et je ferme les yeux pour me calmer. Quand je les rouvre, je décide que je ne peux plus continuer sans, au moins, m’occuper les mains. Sinon mes doigts finiront sur sa gorge et j’ai beau n’entendre que sa voix pitoyable, je n’oublie pas totalement où nous sommes. J’effleure l’étui de mes dagues et je prends l’aiguille accrochée à ma ceinture. Elle est petite, je ne peux pas me battre avec ça. Toujours est-il qu’elle peut faire mal et que, surtout, elle me rassure. Peut-être aussi que j’espère la voir ciller, Isha. J’avoue que ça ne m’embêterait pas. « Mais toute l’humanité n’est-elle pas bâtie sur des cadavres ? J’espère que tu ne crois pas être arrivée là un jour de beau matin, dans un monde de paix et de beauté. » J’arque un sourcil mais je ne lui laisse pas le temps de répondre. Elle parle déjà beaucoup trop. « Tu ne serais pas là si la Terre n’avait pas été détruite, tu devrais leur dire merci à ces cadavres. » Moi, je ne les remercie pas. Ils auraient clairement pu éviter cette erreur de la nature qui se tient devant moi. Elle ne serait pas si horrible si elle savait se taire. Dommage.

« Nous sommes tous condamnés à la mort. Ne crois pas que tu pourras défier les astres avec ton air supérieur. Au moins, en combattant, on a plus de choix quant à la façon dont on partira. » Je préfère mourir en emportant avec moi le corps d’un ennemi plutôt que de déblatérer des paroles qu’il ne comprendra peut-être même pas. « Et la mort n’est pas un sort paisible pour ceux qui veulent vivre. Mais, encore là, il faudrait être ouverte d’esprit et ne pas prendre ses paroles comme vérité générale. » Impossible pour elle, donc. Peut-être pour moi aussi. C’est un autre débat. « Cela dit, je n’avais pas parlé de mort. On peut combattre sans tuer. On peut utiliser des lames avec parcimonie. Les blessures physiques restent au moins aussi longtemps que celles psychiques. Et en plus, elles laissent des traces pour qu’on ne les oublie pas. » Tout en disant cela, je joue avec l’aiguille dans ma main. J’en imagine le bout piquer un à un les petites taches sur ses joues, puis tout son corps et tous ses muscles y compris sa langue, puis ses yeux pour qu’il ne reste plus rien d’elle et qu’elle me supplie de la tuer de cette mort qu’elle pense si paisible.


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Sujet: Re: all this bad blood here, won’t you let it dry? + alysha
Dim 12 Fév - 0:52

Elle bouillonne. Tu la vois trembler, à deux doigts de craquer. Elle commence à jouer avec une aiguille sûrement pour s’occuper les mains, se distraire un peu de la terrible vérité : tu as raison et elle a tort. Peut-être que jouer avec son aiguille la rassure, booste un peu plus sa confiance car après tout, elle s’est elle-même forgée dans la douleur et le combat. Voilà pourquoi elle est si aveugle, ignorante. Tu ne peux pas lui en vouloir pour ça, et pourtant, en l’écoutant déblatérer ses longs discours pour justifier sa violence et tout le sang versé, tu n’as qu’une seule envie, c’est de la pousser et de lui crier dessus. Mais tu te contentes d’afficher d’un air dédaigneux et de repousser tes cheveux derrière tes épaules.

« Nos ancêtres ont fait des erreurs, Alysha. Ils ont mis à feu et à sang notre planète sans en connaître les limites, ils ont voulu la contrôler. Ils étaient fous et violents, se sont entretués. Leur sang a maculé la terre, et regarde le résultat : des animaux à deux têtes, des plantes qui brillent la nuit… Ce que les hommes du ciel appellent radioactivité, je l’appelle punition. La terre punit ceux qui détruisent leur prochain. On en paie le prix. Je n’ai pas à remercier de cadavres pour ça. » Tu plantes ton regard dans le sien, à la recherche de la moindre faille, de la moindre faiblesse. Elle s’attend à te voir tomber, à ce que tu fasses une erreur sans se rendre compte que c’est elle qui se trompe. Tu n’as pas passé toutes ces heures à étudier pour rien. Le passé, c’est ton domaine. Elle n’aurait jamais dû te remettre en question.

Tu marques une pause, penches la tête. Elle parle de combat, de façon de mourir plus noble que d’autre. Mourir, c’est mourir. Ce n’est pas une fin en soi. Ton peuple t’a toujours dit que tu te réincarneras en un nouvel esprit, plus sage, plus persévérant. Tu as toujours espéré que tu prendrais la forme de ton animal totem, la lionne, pour être aussi puissante qu’elle. Elle parle de blessures, du fait que cela laisse des traces. Tu souris et lui tends ton bras, un air faussement doucereux sur le visage.

« Et si je t’autorise à m’infliger une blessure sur mon bras tout de suite, penses-tu que je ne l’oublierai jamais ? Que j’y associerai toujours ton visage furieux et pincé ainsi que ton étroitesse d’esprit ? » Ton sourire s’agrandit, mais tu ne bouges pas, le bras toujours en avant. Tu n’attends que ça : qu’elle finisse enfin par craquer, qu’elle ait finalement recours à la violence comme elle le clame depuis le début. Parce que ça signifiera que tu as raison, et alors tu auras gagné. Et tu n’attends que ça de gagner. De prouver qu’elle a tort, qu’elle aura toujours tort. « Moi je pense que non. Car c’est nous qui choisissons d’associer des souvenirs à nos cicatrices. Si on leur donne de l’importance, alors ils seront importants. Et si on leur donne du pouvoir, alors ils pourront nous contrôler. Mais si tu me blesses à l’instant et que j’en garde la moindre trace, sache que je n’en ferais rien. Il s’agira juste d’une énième cicatrice et avec un peu de chance j’oublierai même qu’elle existe. »

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Sujet: Re: all this bad blood here, won’t you let it dry? + alysha
Mar 28 Fév - 2:34

All this bad blood here,
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Isha & Alysha

Mes muscles se tendent à nouveau alors qu'elle fait ce geste qui me fait crier et gémir de l'intérieur. Ce geste que j'ai toujours identifié et identifierai toujours comme étant celui d'une personne qui veut se montrer importante alors qu'elle ne l'est pas. Dans une situation où le besoin de se montrer plus grande et plus intelligente que l'autre est si fort qu'il ne faut pas seulement le montrer par les mots mais aussi par les gestes les plus subtils. Ses cheveux qu'elle repousse en arrière, c'est ça qui me tue. Et ce n'est pas parce que j'ai sorti mon aiguille que je joue au même jeu qu'elle. Non. Parce que je n'ai pas besoin de me sentir puissante pour l'être. Elle vomit son discours de son ton mielleux et je la regarde d'une moue faussement ennuyée. Je me mords les lèvres pour ne pas lui dire que les plantes qui brillent la nuit, il y a pire comme résultat. Elle serait capable de tous mes les énumérer, les pires résultats. Et alors, on en finirait pas. « Tout ce que je dis, c'est que tu ne serais pas là sans eux. Nous tous ne serions pas là sans eux. Tu vis parce qu'ils sont morts. Tu vis grâce à leurs erreurs, aussi terribles soient-elles. » Je lève les yeux au ciel. Parce que les erreurs qu'ils ont fait, nous serions capables de les recommencer. Et ce n'est pas en ignorant les conflits ou en essayant vainement d'apaiser des esprits déjà trop échauffés que cela s'arrangera. Il faut éliminer la nuisance dans ces cas-là. C'est tout ce qu'il y a faire. Comme je le ferai avec mon père. « Et la Terre détruit ceux qui détruisent la Terre. Elle se fout de qui on tue tant qu'on ne la tue pas, elle. Au contraire, nous sommes les microbes sur sa peau. Tous autant que nous sommes. Certains plus virulents que d'autres et c'est bien pour ça qu'il faut les éliminer avant qu'il ne soit trop tard. »


Je suis à bout de souffle. Je prends de lentes respirations par le nez pour rétablir un rythme normal. C'est fou comme un microbe pareil peut nous énerver autant, simplement en existant. Et son air, de plus en plus condescendant au fil de la conversation, me fait probablement éclaté des vaisseaux dans les yeux. Parce que je ne vois plus que rouge, comme son sang que j'imagine magnifiquement bien couler sur mes mains après lui avoir tailladé la gorge. Elle me tente avec son bras tendu. Je vois dans ses yeux qu'elle n'attend que ça. Que je perde le peu de contrôle qu'il me reste. Et, si ce n'avait pas été elle, je serai déjà partie depuis longtemps me défouler ailleurs, pour ne pas tuer mon interlocutrice et démarrer quelque chose de plus grand que moi, que je regretterai malgré moi, après avoir eu le bonheur de voir sa bouche enfin close. Et elle m'énerve. Elle me fait tellement rager, bouillir de l'intérieur. Mes pupilles plantées dans les siennes, j'attrape son poignet d'un geste vif. Je le serre juste assez pour qu'elle ne puisse pas se dégager. Je fais glisser l'aiguille sur sa peau, juste assez fort pour laisser une trace qui ne disparaîtra pas. Et tandis que l'aiguille coule sur son bras, je lui réponds. La voix tremblante d'énervement mais plus calme qu’auparavant. « Tu veux parier ? Oh, tu ne te souviendras sans doute pas de mon visage -et pour ça j'en suis navrée, mais tu te souviendras de la rage. La colère. La tienne comme la mienne. Tu te souviendras de ton impuissance. Tu te souviendras des sentiments. » Si elle avait pu se souvenir seulement de mon visage, elle en serait heureuse. « Si je la fais assez longue et assez profonde sur ton frêle petit bras, tu la verras au quotidien. Peut-être que tu n'y penseras pas quotidiennement au bout d'un moment. Peut-être que tu l'oublieras quelques temps. Et puis tu prendras ta douche et tu te souviendras de ce moment. Elle te grattera légèrement et tu te souviendras de moi. On te demandera d'où elle vient et tu te souviendras de la peur que tu as eu en voyant le sang fuir ton corps. » Si elle se croit experte en Histoire, je suis experte en cicatrices. Elle n'a pas assez vécu, elle n'a pas assez souffert. Peut-être que si ça avait été le cas, elle se la fermerait. Mon inconscient me glisse que je ne me la ferme pas, moi. Ce n'est pas pareil. « Crois ce que tu veux. Mais je t'assure qu'il te faudra beaucoup de cicatrices traumatisantes avant que tu oublies pourquoi tu as celle-ci. » Et je lâche son poignet. J'hésite à lui enfoncer l'aiguille dans l’œil ou à la ranger. Je finis par la garder entre mes doigts. Qu'elle pense ce qu'elle veut. Elle m'empêche réellement de la tuer sur le champ.


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Dernière édition par Alysha Jovayuj le Mar 2 Mai - 1:51, édité 1 fois

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Sujet: Re: all this bad blood here, won’t you let it dry? + alysha
Lun 6 Mar - 19:55

« La pire erreur que l’on puisse faire, c’est croire que nous devons quelque chose aux hommes du passé. » Tes yeux noirs fusillent les siens. Qu’est-ce qu’elle croit, qu’il y a une relation de cause à effet entre les erreurs du passé et vos existences ? « Je vis parce que c’est le cycle de la vie. Tu vis aussi grâce à ce cycle. Il n’est en aucun cas question de devoir remercier qui que ce soit pour ça. » Ton nez se plisse, comme si une mauvaise odeur était parvenue à tes narines. C’est vrai qu’Alysha a la désagréable odeur de la violence et du sang, sûrement parce qu’il a maculé trop de fois sa peau. Elle a trouvé sa voie dans le sang, elle n’a jamais usé son esprit. Tout ce qu’elle connaît c’est la violence et les meurtres et la douleur et le sang. Toi, tu sais bien que la vie n’est pas un champ de bataille. Il y a trop de choses à découvrir pour se contenter de se battre les uns contre les autres. Mais ça, il n’y a pas tout le monde qui le saisit.

Ton sourire commence à être douloureux, parce que ton corps est habitué à ça, même quand c’est pour faire semblant. Toi tu hurles, tu rugis mais tu souris pas, c’est pas dans tes habitudes. Mais cette douleur est bonne à endurer si ça fait frémir Alysha, si ça trouble ses instincts bestiaux, trop primitifs. Alors tu continues de sourire juste pour le plaisir de la voir craquer, parce que tu sens que le point de rupture est proche, qu’il te manque qu’un tout petit truc pour la pousser dans le fond du précipice avant de te déclarer vainqueur de cette joute. Parce que tu vas la vaincre, coûte que coûte, parce qu’il y a pas d’autre issue possible. La parole l’emporte toujours sur la violence, c’est comme ça que ça marche.

Et puis elle attrape ton poignet, rapide comme un aigle, violente comme un fauve. T’as à peine le temps de retenir ton souffle. Elle fait parcourir l’aiguille sur ta peau et tu sens qu’elle laisse une trace entre tes taches de rousseur, mais tu peux pas détacher ton regard du sien. Parce que c’est un jeu de dames et il est pas question de flancher. Tu la regardes sans ciller, pleine de détermination parce que tu refuses de la laisser croire qu’elle a le dessus sur toi, ne serait-ce qu’un seul instant. Elle espère probablement te voir grimacer, peut-être gémir ? Tu gardes ton sourire narquois, ton air supérieur, tout ce qui l’énerve tant. Quand bien même la douleur te parcoure toute entière, quand bien même t’aies envie de hurler. Tu vacilles pas. Tu restes droite, les pieds plantés dans la terre, ton regard dans le sien, austère, puissante. Quand enfin elle te lâche tu peux encore sentir l’étreinte de sa main sur ton poignet, la pression de ses doigts sur ta peau, la pointe de l’aiguille sur ta chair. Mais tu laisses rien paraître et ton bras retombe mollement.

« Quels sentiments ? Quelle rage ? Quelle colère ? Je ne ressens rien, moi. Peut-être une pointe d’agacement, parce que discuter avec quelqu’un d’aussi primaire que toi ne mène à rien… Mais ce sera jamais ce que tu espères Alysha. Parce que t’as beau faire naître des rafales de haine en moi, jamais je m’abaisserai à me consumer pour ta petite personne. Je suis pas à ton niveau, je suis pas aussi pitoyable. » Tu lèves le bras, lui montres cruellement la cicatrice qu’elle vient de te faire. Elle en est si fière, comme s’il s’agissait d’une pièce d’art particulièrement jolie, ou d’un arc particulièrement bien équilibré. Mais c’est qu’une vulgaire cicatrice. « Qu’importe le temps, à chaque fois que je me doucherais, jamais je ne penserais à toi. Je ne te ferais pas cet honneur. Oh peut-être que je la verrais, cette cicatrice. C’est même très probable. » Tu rapproches un peu le bras de tes yeux, fais mine d’observer ta peau. Oh, en temps normal, tu aurais sûrement grimacer… Mais plutôt mourir que de lui faire ce plaisir. « Mais jamais je me rappellerais de notre dialogue. Je me dirais probablement qu’il s’agit d’une cicatrice due à une chute, ou alors la griffure d’une branche. Mais jamais je t’accorderais autant d’importance pour t’associer à ce qui fait désormais parti de mon corps. Même pas un instant. Alors je te le redemande : de quels sentiments parles-tu ? Parce que là, tout ce que je vois, c’est une petite coupure. »

Oh, Alysha. Si elle avait été un peu plus intelligente, vous vous seriez probablement bien entendues. Mais elle ne pense qu’avec ses poings et c’est tout ce que tu détestes. Alors à défaut de la raisonner, tu peux toujours la descendre, la traîner au sol jusqu’à ce qu’elle ouvre les yeux. Pas sûr d’y arriver. Pas sûr qu’elle puisse voir quoique ce soit, même avec les yeux ouverts.

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Sujet: Re: all this bad blood here, won’t you let it dry? + alysha
Mar 2 Mai - 2:00

All this bad blood here,
won't you let it dry?
Isha & Alysha

Je la regarde de bas en haut et, un instant, j'ai vraiment l'impression d'être supérieure à elle. Mon ombre atteint des parcelles de son corps et je la regarde s'égosiller tranquillement. On dirait presque qu'elle ne parle plus que pour me contrer, en oubliant que de bons arguments peuvent être utiles. Elle ne peut quand même pas penser réellement ce qu'elle dit. Je la savais idiote mais pas à ce point là. La petite Isha bat des records, aujourd'hui. Dommage que nous n'ayons aucun moyen d'immortaliser cela. « Le cycle de la vie ? Vraiment ? » Mon rire est loin d'être joyeux, il est puissant et magnifiquement dégoûté. « Mais ma pauvre fille, la vie n'est pas un cycle. La vie, c'est une ligne droite qui en croise d'autres et qui donne naissance à d'autres lignes droites. Dis-moi, au moins, que tu sais d'où tu viens. Tu sais, le vagin de ta mère ? Qui vient elle-même de celui de la sienne ? Et ainsi de suite. Donc oui, c'est tes ancêtres. Et s'ils n'avaient pas fait les erreurs qu'ils ont fait, leurs lignes droites n'auraient pas croisées les mêmes autres lignes droites et tu ne serais pas là à me raconter des foutaises qui ne volent pas plus haut que ton petit corps de Naori. » J'inspire. J'expire. Je suis essoufflée, comme si j'avais couru des kilomètres. Je suis épuisée aussi. Comme jamais je ne l'ai été. Mentalement.

Je ne me contrôle plus et je n'ai peut-être plus envie de me contrôler. J'en ai marre de lui parler, marre de tourner en rond alors que tout ce que je veux c'est lui faire mal. Physiquement. Et c'est probablement tout ce qu'elle veut aussi, de toute façon. Elle jubile à l'idée de me voir opter pour la solution la plus facile. Grand bien lui fasse. Je mets mon cœur à l'ouvrage. Ma peau sur la sienne me donne des frissons de délectation. J'en veux plus. Son sang qui coule jusqu'à mes doigts m'hypnotise. Je veux oublier son sourire et sa tête haute. Je veux ses membres d'un bout à l'autre de la plaine. Je rêve de ses dents qui se couvrent de sang et de la grimace qui emplira son petit visage tacheté. Elle me donne envie de vomir quand je la vois, debout devant moi. Accroupie, les jambes tordues, les bras disloqués, le visage tuméfié, je lui rendrai son sourire hypocrite. Pourtant, quand son bras retombe, le sourire n'a pas sa place. Elle reste de marbre, fait semblant de ne pas avoir mal. Elle fait la forte pare qu'elle croit l'être. Mais c'est bien son sang qui coule et ses paroles qu'elle déverse dans un flot continu de haine. J'écoute. J'y suis bien obligée. Je n'entends qu'elle. Certains de ses mots s'insinuent en moi et y resteront, probablement. Je continue de la regarder sans ciller. Elle est dans son délire de puissance. Au fond, je sais qu'elle se souviendra.

« Tu dis que tu ne t'abaisseras pas à te consumer pour moi et pourtant tu restes là, à me parler et à m'expliquer point par point pourquoi tu as raison et pourquoi j'ai tort. Si tu me crois si bête, alors pourquoi t'acharnes-tu ? Moi, je crois que je suis déjà ancrée en toi. Là où tu ne m'oublieras pas. » Et il y a intérêt parce que je sais déjà que je ne pourrai jamais l'oublier et, demain encore, je rêverai sans doute d'elle et de tout ce que j'aurais pu lui faire à un autre moment, à autre endroit. « Soit. Tu te diras tellement fort que cette cicatrice n'est rien que tu arriveras peut-être à te convaincre toi-même. Mais si c'est le cas alors rassure-toi, je serai là pour que tu te souviennes de moi. » Je ne cache même plus son importance à mes yeux. L'indifférence ne me sert à rien. La haine m'empêche de sombrer. Je me ferai un plaisir à la détester chaque jour de ma vie s'il le faut. Rien à foutre qu'elle se croit supérieure à moi parce que madame croit pouvoir m'oublier. Je préfère me souvenir d'elle et assouvir mes besoins quand le temps sera venu. Peut-être alors, comprendra-t-elle que les mots ne lui servent à rien quand un couteau vous transperce la gorge. « Je t'attendrai, patiemment. Dès que je te verrai, je ferai en sorte que tu te souviennes. S'il le faut, je te marquerai à nouveau. Ce sera avec plaisir. Et les souvenirs, ils reviendront. Et les sentiments, ceux que tu caches, là, ils reviendront aussi. » Tu ne m'échapperas pas. Ces mots, je ne les dis pas. Je veux qu'elle les ressente. J'aimerais qu'elle ait peur. J'espère qu'elle a peur. Dans tous les cas, elle se souviendra. J'en fais le serment. Je n'aurai peut-être pas le monopole de sa vie mais j'aurai des heures, des jours et j'aurai le temps qu'elle passera à soigner cette blessure. Un jour, j'aurai le temps qu'elle passera à s'éteindre doucement.


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Sujet: Re: all this bad blood here, won’t you let it dry? + alysha
Mar 27 Juin - 23:08

Elle est dans ses retranchements, essoufflée, tandis que tu conserves ce sourire narquois, incapable de changer d’expression comme si tu craignais ce qu’afficherait ton visage si tu laissais tomber le masque de sûreté. Alors tu souris, tu souris encore et tu soutiens son regard farouche, espérant faire plier cette flamme qui lui est propre, ce besoin inassouvi de domination qu’elle cherche en vain en venant te trouver à chaque fois. « Tu n’as aucune idée de ce qu’est la vie, Alysha. Toi, tu ne connais que la mort. » Tu lui cracherais presque dessus, pour les crimes qu’elle a commis, pour les crimes qu’elle commet en ce moment-même en te regardant droit dans les yeux, pour les crimes qu’elle continuera de commettre après votre échange. Pour ça, tu la méprises autant qu’elle méprise ton mode de vie et tes croyances. « Je sais d’où je viens. Je sais le chemin que les esprits ont tracé pour moi. Toi, en revanche, je vois bien que ce n’est pas le cas. T’es perdue Alysha. Ta vie c’est pas une ligne. C’est un cercle dans lequel tu tournes en rond indéfiniment parce que les esprits t’ont délaissée. » Elle s’en fiche des esprits, tu le sais. Ça n’effleure même pas son esprit qu’elle puisse les contrarier – et tant mieux d’ailleurs, car elle ne représente qu’une perte de temps.

C’est ce qu’elle t’exhibe, te reproche. Ton acharnement à lui répondre. Le pire, c’est que tu ne puisses pas lui reprocher d’avoir tort. Pourquoi t’es encore là à lui expliquer ce qu’elle n’entendra jamais, à lui répéter les mêmes choses qu’elle n’admettra jamais ? Qu’est-ce que t’attends ? Qu’est-ce que t’espères ? Tu sais bien que le dialogue n’a pas lieu. Et pourtant t’es encore là et ça te brûle le cœur de l’admettre. Elle dit que tu ne l’oublieras pas. Une partie de toi rugit : bien sûr que tu l’oublieras ! Et pourtant elle a laissé des marques indélébiles en toi, depuis votre première rencontre déjà. Sa rage s’est répercutée en écho dans la tienne, se mêlant à tes élans de fureur dans tes heures les plus sombres. Tu ne l’as pas oublié depuis le temps – cette nouvelle confrontation le prouve. Qu’est-ce qui te dit que ça ne sera pas la même chose cette fois encore ? « Pour la première et dernière fois dans ta misérable vie, tu as raison. Je perds mon temps avec toi. Ça ne me sert à rien de rester à parler avec quelqu’un qui ne veut pas entendre raison et qui s’acharne dans sa bêtise. Même un esprit éclairé comme le mien ne peut pas changer cela. » Et tu fais un pas vers elle, bien décidée à retirer de sa tête toutes les idées qu’elle se fait sur ce qu’elle représente pour toi. Parce qu’elle ne représente rien pour toi et qu’elle ne représentera jamais rien d’autre que ça. Qu’elle n’a aucune influence sur toi et qu’elle n’en aura jamais – tu ne lui permettrais pas et surtout, tu ne te le permettrais pas. Qu’elle t’ait marqué auparavant, soit, mais jamais tu ne te permettrais de la laisser te marquer à nouveau. Elle n’a pas cette emprise sur toi. Elle ne l’a plus.

« Tu peux m’attendre aussi longtemps que tu veux, je ne te laisserais jamais m’approcher d’aussi près. Tu ne m’atteints pas. Tu ne m’atteindras jamais. » Tu ne peux pas admettre l’importance qu’elle a à tes yeux. Tu ne peux pas t’abaisser à son niveau. Tu te dois d’être inatteignable, inaccessible. Elle ne mérite pas de croire qu’elle puisse te toucher. « Tu vaux rien Alysha. T’es juste un insecte sur ma route et si je t’écrase pas sous mon pied c’est parce que j’ai trop pitié de ton existence. »

Ton regard planté dans le sien, tu y sondes les tréfonds de son âme, essayant d’y imprimer ton expression sévère et décidée. Tes lèvres sont retombées, ta mâchoire s’est serrée pour afficher un visage dur, fermé à toute expression. T’es inébranlable, à l’image de la pierre. Quelques instants passent comme si tu attendais quelque chose, l’ombre d’une réponse, n’importe quoi qui pourrait te faire renoncer, mais tu te reprends à temps et tu passes à côté d’elle, bousculant son épaule fermement pour laisser l’empreinte de ta peau sur la sienne. Car si tu gardes cette cicatrice, tu veux que ce fragment de peau reste brûlant pour le restant de ses jours.

Tu peux entendre tes pas résonner à force que tu t’éloignes de ce conflit désormais enterré. Tu ne veux plus jamais la revoir, ne plus subir ni les feux de son regard méprisant ni les lames de ses répliques meurtrières. Qui sait ce qui se passerait si vos chemins se croisaient à nouveau… Tu pries pour que les esprits t’évitent une nouvelle confrontation car tu ne sais si ton esprit sera assez robuste pour subir ça. Tu as tout déjoué, les accusations, les insultes, les piques… Pour laisser place à un sentiment plus profond que la haine elle-même, plus brûlant encore. Pourtant, tes pas se stoppent et tu te retournes pour lui lancer un regard que tu espères être le dernier.

« Je t’oublierai Alysha. » Ta voix est moins forte, tout juste assez pour que tu sois sûre d’être entendue. Ton adieu sonne comme une promesse. Tu t’es jurée de ne plus la laisser interférer dans ta vie et pourtant, tu t’es retournée une dernière fois pour la regarder. Dès le moment où tu en prends conscience, tu tournes les talons et tu te fonds dans la masse des Pikunis – tu ne veux pas qu’elle voit le rouge qui se mélange à tes taches de rousseur.

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Sujet: Re: all this bad blood here, won’t you let it dry? + alysha
Sam 2 Sep - 3:04

All this bad blood here,
won't you let it dry?
Isha & Alysha

Je suis sur le point de craquer. Je le sens. Je la sens, ma limite. Mes muscles se tendent, vibrent, se tendent à nouveau. Ils ne savent plus quoi faire parce qu'ils n'ont qu'une envie : réagir. Ma gorge est fatiguée. Ce n'est pas elle, d'habitude, qui se bat. C'est tout le reste du corps, normalement, qui prend la relève et me sauve de ces débats interminables. Si nous n'avions pas été là, elle ne serait même plus en vie, la petite Naori. J'espère qu'elle le sait. Peut-être qu'elle est plus forte que moi sur le terrain des mots. Elle ne l'est pas sur le terrain tout court. « La mort fait partie de la vie. » Je pensais pourtant qu'elle au moins saurait ça. Après tout, ce sont eux qui croient que la mort n'est qu'une simple renaissance. Elle devrait même le savoir plus que moi. Pour ce qui est de ce que je crois, la mort est simplement inévitable, que ce soit la nôtre ou celle des autres. La mort est partout. Alors tuer ne me dérange pas, non. Surtout si c'est pour rendre la vie de certains plus agréables. Y compris la sienne, parfois, malheureusement. Elle me rabâche son refrain sur les esprits. Ma seule réponse est de lever les yeux au ciel, pour lui montrer à quel point cela m'atteint. Les esprits ne m'ont pas délaissée : ils ne m'ont jamais eu.  

Je la regarde comme si je regardais un tas d'insectes puants. C'est ce à quoi elle me fait penser et cela m'aide grandement à ne pas lui montrer à quel point elle me blesse. Cela m'aide aussi à ne pas me l'admettre totalement. Elle pense pouvoir me rabattre plus bas que terre mais ce n'est rien comparé à ce que je pourrais lui faire. A ce que je lui ferai, la prochaine fois que j'en aurais l'occasion. Je ne peux empêcher un rire moqueur de sortir lorsque j'entends les mots « esprit éclairé comme le mien ». Son amour-propre est si grand. Ça aurait été quelqu'un d'autre, je n'aurait rien dit. Après tout, s'aimer, ça doit être bien aussi. Mais là, ceux qui lui ont dit qu'elle était autant intelligente qu'elle ne le croit l'ont rendue encore plus imbécile. « Ton esprit n'est éclairé que par tes taches de rousseur. Et tu me fais perdre mon temps parce que tu ne veux pas admettre que tu as tort... Ou que j'ai raison. » Parce qu'elle est aussi têtue que moi et ce point commun n'est qu'une raison de la détester un peu plus fort. Elle se plante alors devant moi, comme si elle croyait m'impressionner. Elle me souffle presque dans les narines pour m'expliquer à quel point je suis faible et à quel point elle est forte. J'ai plus l'impression qu'elle veut se convaincre de quelque chose. Je sais ce qui l'attend, peu importe ce qu'elle me dit là.

Je ne dis rien. Je lui souris. Ou plutôt, je me pince les lèvres pour m'empêcher de lui cracher dessus et de faire bien plus. Elle dit avoir pitié. Elle dit pouvoir m'écraser alors que c'est elle l'insecte et que je suis l'animal, le mammifère qui la détruira. Alors oui, je t'attendrai, petite Isha. Et que tu me laisses approcher ou non n'a aucune importance. Tu n'auras pas le choix. Elle me bouscule avant que je ne lui réponde mais elle ne pourra pas ignorer ce sentiment d'être pourchassée. Elle l'oubliera parfois. Je l'oublierai parfois. Et puis, un jour, cela nous rattrapera. Et cette fois, je serai prête. Je serai patiente. J'attendrai qu'on soit au bon endroit. J'attendrai mon heure comme j'attends mes proies avant de les achever. Son coup d'épaule fait mal, oui. Elle a les os pointus, la petite. Mais le plaisir de savoir ma cicatrice sur son bras est tellement euphorisant que je n'en tiens pas compte. Et je préfère me focaliser sur ça plutôt que sur ses mots qui font sauter mon cœur et surtout humidifient mes yeux. Elle ne me verra pas comme ça. Je fais bien, d'ailleurs, parce qu'alors que je la regarde partir en l'insultant silencieusement, elle se retourne à nouveau. Sa petite promesse me fait à moitié sourire, malgré les tremblements qui menacent de me faire tomber. C'est un sourire méchant que je lui montre. Un sourire plein de promesses, lui aussi. « Je me rappellerai à toi. Ne t'en fais pas, Isha. » C'est un serment. Elle ne pourra pas m'oublier comme je ne pourrai pas l'oublier. Qu'on le veuille ou non, nous sommes maintenant liées.

Alors, enfin, elle se retourne. J'attends qu'elle disparaisse au loin, d'être absolument certaine que même si elle se retourne à nouveau, elle ne verra rien, pour relâcher mes épaules et tous mes muscles. Ces derniers s'éteignent un court instant. Je tombe à genoux et je retiens tant bien que mal ces larmes que je ne veux pas laisser sortir à cause d'elle. Des larmes de frustration, de colère. Des larmes de dépit et de fatigue, aussi. Les sanglots sont puissants, pourtant. Et je dois calmer ma respiration avant de pouvoir me relever. Avant de repartir, loin de ce maudit village Pikuni. J'aurais définitivement dû rester chez moi, aujourd'hui.



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