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˜˜˜˜˜˜Au silence fourbi ✤✤ Scylla
maybe life should be about more than just surviving


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12/07/2015 3356 Clément Chabernaud schuylers (vava) me (signa) Qui aurait crû que ce maigrichon était un garde ? Personne, pas même lui-même. Il est bien meilleur à planter ses tournesols en paix. 10
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Sujet: Au silence fourbi ✤✤ Scylla
Dim 1 Jan - 21:59


au silence fourbi
scylla ≈ noah
(css by @disturbed)


Noah, il a l’harmonie fracassante des contradictions plongeantes. Entre ses sourires de cruel, il porte l’amour en banderole et crame dans les noirceurs. Mais, chez Noah, l’enfant de ses oui et de ses non, il y a une chose où tout le monde se rejoint, c’est un con. La connerie à l’état pure, elle coule en cristal dans ses veines. Il se fait pantin pour faire languir les marionnettistes, pis il s’invente bourreau et murmure les requiem mortuaires. Ça lui prend comme ça, comme une envie de pisser. T’as perdu la tête, mon pauv’ garçon.

Il glisse dans l’aurore. Ya la silhouette qui se dandine devant lui et il devine déjà où mène ses pas. Cet endroit maudit. Comme l’enfoiré désespéré qu’il est, il l’a suivi, sa magnifique boule de colère de sœur. Elle se tient là, si loin et si proche, les fils d’or au vent. Son petit fantôme personnel, il peut tendre le bras, mais entre ses doigts elle s’évapore, toujours. Inatteignable. Les vrilles de sables errantes perdent ses émeraudes puis la voilà qui réapparait, la forme floutée, comme un mirage enflammé. Il a les paupières qui le démange, ça fait un moment qu’il a pas pisté qui que ce soit à la lumière du jour. Créature de la nuit, il supporte de moins en moins le soleil. Il faut croire qu’il a jamais su se réhabituer au désert depuis son retour, ou que le tapis d’or se secoue aussi fort qu’il peut pour faire partir l’occupant malvenu. L’ombre protège, l’ombre le porte. Le lâche connaît les recoins, connaît son corps dans les moindres pourpoints. Oh, il pourrait être bon, le poltron. Un espion aux hauteurs sans peurs, mais il manque d’ambition. Il se cache pour lui et ses petits sentiments. Il esquive dans le secret de la nuit.

Elle est rentrée. La tête rapatriée derrière un mur, il se demande ce qu’il fout là, la cabosse remplie de doutes. Mais, par-dessus l’amas gris qui tord son ventre, il y a cette paire d’yeux infinie qui peinent à seulement le regarder, et ça le hante, le grand-frère. La rage s’actionne dans ses entrailles, contre lui, contre elle, contre tout. Merde, presque deux ans qu’ils se tournent autour en chien de faïence. Et bordel, la porcelaine va péter.

Les talons tournent. Le blessé se rend sourd au cœur ignoré. Il a un plan foireux sur le feu et il va le suivre jusqu’au bout comme un damné. C’est aux portes de la cité qu’il la retrouve. Scylla, sur son cheval, toute équipée à voguer plus loin en paix, se découpe dans l'astre brûlant. Lorsqu'elle peut l'apercevoir, le beau comédien porte son sourire si particulier où un sarcasme est toujours se dissimuler. Ce masque, il l'applique si souvent qu’il lui est plus familier que son propre visage. Comme toujours, la flegme suinte de tous ses pores alors que sa jument s'acquitte du travail sans plus demander de commandes à son cavalier. Les côtes rafistolés depuis la sortie éducative chez les pikunis, il ne pourrait pas être plus confortable, sur sa vieille selle, à trottiner pour rattraper la frangine, comme s’ils avaient organiser un pique-nique sur les flancs d’un sable mouvant. Alors pourquoi tu serres les dents ?
Il arrive enfin à sa hauteur, les agates qui se baladent dans l’horizon vide. « Alors, par où on va ? » Qu'il s'exclame. Salaud sans gêne, il s’impose comme une fleur. Faut dire qu’il est mignon avec son air innocent. Ya le défi qui brille dans ses billes, elle le vira pas comme ça. « Tu vas bosser, non ? Tu dis toujours que je sais pas de quoi je parle, ben c’est le moment. Jveux voir ce que tu fais pour gagner ta vie. » La voix trop enjouée pour être vrai, il vend ses idéaux à la pelle, le bougre de pacifiste. Quitte à se retrouver sur le trottoir, il balance à la gueule de ce gamin de vingt ans qu’il fut, les mirettes débordantes d’eau fraîche et de pâquerettes, ces quelques mots d’amour, le poing levé. « Allons chasser de l’esclave ! » Et dire qu’il est sobre. Est-ce qu’elle peut voir la torture qui retient chaque geste pour mieux le pousser dans l’excès ensuite ? Noah, il n’est pas suicidaire, mais il a l’autodestruction ancré dans les os. Il a jamais su où s’arrêtait le sacrifice. Et il s’en fiche, il s’en fiche autant qu’il en est obsédé. Parce qu’il y a les bouts cassés qu’il a jamais su recoller et au temps désespéré, les méthodes désespérés. C’est pas ce qu’ils disaient, les anciens ? Si elle savait, si elle devinait les mots qu’ils disent jamais, que toutes les simagrées n’ont qu’une dictature, qu’une raison qui tient dans des syllabes inavouables : tu me manques.

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11/11/2016 Appletini/Maude 122 Bridget Satterlee MØRPHINE. Mercenaire ; botanique & combat 0


Sujet: Re: Au silence fourbi ✤✤ Scylla
Mar 3 Jan - 20:51

au silence fourbi
Scylla & Noah

Tu as l'esprit dans le brouillard, de millions de petites pensées qui virevoltent dans ton crâne alors que tu te laisses guider par ton cheval ... Brave bête, tu commences à leur faire confiance, enfin, après presque une année complète à maudire cette façon de voyager. Tu aurais bien besoin de repos, tu en es consciente, mais tu n'as pas voulu prendre de vacances ... Pas de pause, tu ne peux pas te le permettre. Du moins, c'est ce que tu persistes à croire. Tu es légèrement à cran depuis un moment et c'est surement dû au manque de sommeil. Cependant, il aura toujours des fugitifs à attraper et de l'argent à gagner. Tu as choisi de partir plus tard qu'à l'habitude, te permettant de gagner quelques heures de sommeil supplémentaires qui ne te feraient pas de mal.

Le regard dans le vague, tu l'aperçois néanmoins du coin de l'oeil, cette silhouette voguant à ta rencontre. Tu serres les dents, tu te crispes ... Tu n'as qu'une envie, accéléré le pas, mais tu ne t'y résous pas, comme retenue par une force invisible, intouchable ... Qui te rend amère. Il te rattrape, bien plus vite que tu ne l'aurais cru au premier abord. Ce regard, cette arrogance, ses manières. Tu as envie de l'envoyer bouler. De le laisser en plan. Tes poings se serrent sur la corde de ton harnais, alors que tu retiens ton cheval, qui agité doit sentir ton mal-être. « Tu peux bien aller par où ça te chante, moi, je prendrai la direction opposée. » Que tu craches, plus durement que tu l'aurais désiré. Sentiment de liberté bafoué. Il essaie de justifier sa présence. Il échoue lamentablement. Tu ne veux pas de lui ici, pas maintenant et il doit en être pleinement conscient, pourtant, il reste, il s'impose. Tu ne l'as presque pas regardé, tu n'as pas osé. Tu ne sais plus comment l'aborder et visiblement, lui non plus ne sait plus comment te prendre. Il t'exaspère plus qu'il ne le devrait en temps normal ... Mais les temps ont changé. Tu soupires. Son attitude insouciante t'énerve et tu lui foutrais bien ton poing dans la gueule. Il risque de tout faire planter. « Tu ne vas rien chasser du tout. Et c'est la pure vérité, tu ne sais pas de quoi tu parles et ce n'est pas en traînant dans mes pâtes que tu apprendras quelque chose » ... Tu veux simplement qu'il parte. Tu as de la difficulté à lui pardonner, à lui parler et à faire comme si tout était normal et pourtant, cela ne semble pas le déranger lui ... Et cela te fait mal. Si seulement il savait ce que tu as ressenti lorsqu'il est parti, lorsqu'il est revenu et ce que tu ressens toujours maintenant. Tu te voiles la face derrière un masque de haine et d'indifférence, car tu es trop lâche pour lui avouer ce que tu ressens vraiment. Tu es trop lâche pour lui cracher au visage tout ce qu'il t'a fait subir, à quel point il t'a fait mal. Lâche. Ça fait deux ans déjà et jamais tu n'as osé crever l’abcès. Tu l'évites tout simplement et cela devient de plus en plus compliqué. Mais bordel qu'est-ce qu'il fout ? Tu stoppes ton cheval, brusquement. Surprenant Noah qui ne s'arrête que quelques pas plus loin, devant toi. Il doit rebrousser chemin pour se retrouver de nouveau à ta hauteur, ce qu'il fait. « Mais qu'est-ce que tu fais ? » Tu veux savoir ... La vraie raison de sa présence. Tu n'es pas dupe et il ne peut plus se cacher derrière ses faux-semblants ... Tu sais aussi bien que lui jouer la comédie et tu en as marre de cette comédie. « Pourquoi ? » T'as plus envie de jouer le jeu.
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Dernière édition par Scylla Saada le Sam 4 Mar - 1:30, édité 1 fois

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12/07/2015 3356 Clément Chabernaud schuylers (vava) me (signa) Qui aurait crû que ce maigrichon était un garde ? Personne, pas même lui-même. Il est bien meilleur à planter ses tournesols en paix. 10
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Sujet: Re: Au silence fourbi ✤✤ Scylla
Dim 12 Fév - 15:48


au silence fourbi
scylla ≈ noah
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Elle est la belle aux yeux fureurs. Elle le réduit au silence des idiots, celui où les mots se jonglent dans le mauvais sens, perdent leur importance. Elle est l’enfant qui a grandi. Trop vite. Trop seule. Et il est l’absent qui ne l’avoue pas, qui cherche encore ce qui n’est plus là. Parce que Scylla détient le pardon, elle le protège de toutes ses dents, carnassière blessée, elle a mis le truand à ses pieds à coup de regards enflammés.

La monture se prélasse, vieille jument aux amitiés durement gagnées, indifférente aux humeurs du maître agité. Celui qui, de sa bouche salace, déverse des horreurs sur le ton des civilités. Au rythme des sabots dans le sable soulevé comme un éther doré, Noah s’impose à sa sœur sans une once de remords et, même, avec une malice heureuse de se savoir être le problème le plus ennuyant, pénible, stupide à ses yeux. Que ne ferais-t-on pas pour être premier chez eux qu’on aime ? Il déguste ce qu’il sait être la seule partie plaisante de son plan bancale : la surprise boudeuse dans les prunelles chocolat. « Tu peux bien aller par où ça te chante, moi, je prendrai la direction opposée. » Qu’elle s’insurge sèchement. Outch. Non pas qu’il ne s’y soit pas complètement attendue, ou qu’il ne la croie pas suffisamment rancunière pour ne pas mettre en exécution ce plan, mais Noah ne peut se retenir de lever les yeux au ciel, la moue amusée. Tout pour cacher la plaie Sans quitter ses manières délurées, l’intrus de met à déblatérer sur les raisons de sa présence, cachant sous l’ironie les notes de la vérité. Comprendre, le frère veut comprendre, mais comment le dire sans avouer mille autres choses qui ne sont pas prêtes à passer devant les tribunaux des orbes tranchantes de la sœur. Jusqu’à finalement exploser dans une envolée lyrique sur la chasse aux esclaves. Bouts de chairs, bouts d’argents. Marchandises, fuyards aveugles, carcasses déjà mortes.

Ils fuient, entre deux coups bas, les regards se décroisent. Il cherche sur les traits encore poupins à déchiffrer les tourments réels, mais il esquive lorsque son attention reporte sur lui. Jeu du chat et de la souris. « Tu ne vas rien chasser du tout. Et c'est la pure vérité, tu ne sais pas de quoi tu parles et ce n'est pas en traînant dans mes pâtes que tu apprendras quelque chose » Il se penche soudainement, acrobate sur la selle, pour contempler la princesse échue avec le sérieux qui pèse sur la face. Elle est si jeune. Il oublie, toujours, comme elle est jeune. Les mots absents sont sa réponse, l’attente et le silence sont son jugement. Deux pions du même jeu à deux différentes époques, des deux différents côtés, ennemis manqués. Le frère pleure, le traître hurle, le traqué juge. Ne sait-il donc rien ? Ou sait-il mal ? Mais l’homme apprend. Le voyage se veut pour le nouveau-né, pour apprendre à travers d’autres yeux, pour reconnaître ses propres préjugés et le voilà qui nageait à pleine bouffées dedans. « Il faut bien commencer quelque part. » souffle les mots entre les lippes blêmes. Pis elle lui coupe la chique. Évaporée, la gosse, un instant il croit qu’elle a mis sa menace à exécution et qu’elle se faisait la malle sans lui. Mais non, elle s’était juste arrêtée et Noah dût tirer sur les rennes pour lui faire face.

Elle a la mine sérieuse et les questions lourdes. Qu’est-ce qu’il fait ? Il n’en sait fichtrement rien mais il en peux plus de rien faire alors le voilà, à débattre au milieu de nulle part. Ce serait si facile de retourner à la cité et à leurs habitudes de s’ignorer. Trop facile. Une routine d’égo butés qui les a conduits à deux ans de grogneries étouffées. Il avance la jument d’un pas mais garde la distance assez grande. Comme si l’imposeur voulait lui redonner l’espace qu’elle réclamait, o ironie. « Donne-moi une chance, Scy’. » Il est sincère, le bougre, mais comment savoir maintenant ? « Je veux voir ce que tu fais parce que t’as raison, j’ai aucune idée de quoi je parle, j’ai jamais vu que l’autre côté. Mais, si tu aimes ça, ça doit pas être si horrible. Alors, apprend-moi à voir comme toi, dis. Et je promets d’être sage. » Il sourit doucement, il a perdu le sarcasme quelque part en route. « Tu sais que je partirai pas. On peut rester ici et choper une insolation ensemble ou faire ce tu dois faire et rentrer aussi sec. Alors … où on va ? »

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11/11/2016 Appletini/Maude 122 Bridget Satterlee MØRPHINE. Mercenaire ; botanique & combat 0


Sujet: Re: Au silence fourbi ✤✤ Scylla
Sam 4 Mar - 2:45

au silence fourbi
Scylla & Noah

Tu sens sur ton son regard, pesant et absent à la fois. Mais tu es entêtée, tu l'as toujours été et tu refuses de le regarder. Obstinée, tu portes ton regard au loin, sur les vides étendues de sable que tu devrais normalement parcourir à l'instant, mais tu n'as pas réussi à l'éviter, à le fuir. Lâche, tu aurais été de le faire ... Mais c'est tellement plus simple de céder à la lâcheté. Moins douloureux. Tu es dure, sèche avec lui. Mais après tout, n'est-ce pas tout ce qu'il mérite pour le moment ? Tes certitudes sont ébranlées, tu ne sais trop. Tu n'as toujours eu qu'un seul souhait, recollé les morceaux ... Mais il n'est pas simple de réparer quelque chose une fois qu'il s'est brisé. C'est encore plus cruellement vrai lorsqu'il s'agit du coeur. Il ne suffit pas de le rafistoler comme le corps peut l'être. Meurtri et salement amoché. Reconstruis à l'aide de matériaux plus résistants. Robuste. Solide. Il est difficile à percer à présent et c'est cet être à tes côtés, ton grand frère, qui en fait maintenant les frais.

Il persiste, il est tenace ... On dirait bien qu'il n'a pas envie de te laisser tranquille et cela te fait grincer des dents. Tu es mécontente et il le sait surement. Comment pourrait-il l'ignorer. Tu n'as jamais été douée pour dissimuler tes émotions. À quoi bon. Il n'est pas proche, pas assez pour que tu lui donnes une raclée. Eh puis, même si tu as envie de te défouler sur lui, vous auriez simplement l'air de deux idiots qui roulent sur le sol dans le sable devant la cité. Alors, tu te retiens, écoutant attentivement ce qu'il te dit. Même si tu refuses toujours de le regarder dans les yeux. Peut-être as-tu peur de ce que tu pourrais y capter. Miroir de l'âme qui reflète la vérité bien plus que les mots. Tu sens l'urgence dans sa voix, la sincérité. Il est sincère le bougre et cela te déstabilise. Il te demande une chance. Le mérite-t-il vraiment ? As-tu envies de lui laisser cette chance ... De le laisser entrer à nouveau dans ta vie, pleinement. Pour le moment, ce n'est rien, mais ça ouvre la porte à un millier d'autres choses et tu n'es pas encore certaine d'en avoir envie. Tu as de la difficulté à rester en place. À maintenir cette position. Tu bous de l'intérieur et tu n'arrives pas à calmer les pensées qui fusent dans ton esprit agité. Tu finis par poser le regard sur lui. Le revenant. Alors qu'il cesse finalement de parler, attendant un signe quelconque de ta part. Tu évites néanmoins son regard, essayant d'évaluer sa sincérité. Ton regard s'accroche sur ses lèvres. Ce sourire, doux sourire. Tu détournes le regard. Incertaine. Tu prends une inspiration, espoir vain de t'éclaircir les idées. « Tu peux bien choper une insolation si tu veux. Moi s'est pas mon intention. » Tu croises les bras, refusant pour le moment de répondre à sa demande, mais ne l'ignorant pas pour autant. Tu ne sais toujours par quoi lui répondre. Tu as peur en acceptant qu'il t'accompagne d'avoir à affronter de vieux démons et tu n'es pas certaine d'être prête pour ça.

On dit que pour avancer dans la vie, il faut affronter ses peurs et ses démons et visiblement, ce n'est pas ce que tu souhaites ... Pourtant, tu ne pourras pas vivre indéfiniment dans une telle situation. Elle te consume déjà à petit feu et cela continuera aussi longtemps que tu t'obstineras. Tu cèdes, au nom d'une force supérieure qui te pousse à agir de la sorte. C'est ce que tu aimerais bien prétendre. « Tu peux venir ... Mais ne fais pas des promesses que tu ne pourrais tenir. Toi, sage ? » On dirait presque de l'humour. Es-tu prête à reprendre le dessus et à oublier certaines choses, du moins, le temps d'un voyage ? « Par contre, je te jure, si tu te mets dans le pétrin, je t'abandonne en route, tu devras te débrouiller. » Pas besoin d'un boulet en plus de celui que tu devras ramener ... Et là, tu ne rigoles pas.
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Sujet: Re: Au silence fourbi ✤✤ Scylla
Jeu 13 Avr - 20:35


au silence fourbi
scylla ≈ noah
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Franchement, il se demande ce qu’il fout là, Noah. Mais il se demande ça un peu trop souvent ces derniers temps alors il ignore la question et fonce tête baissée. Au milieu du désert, persécuteur et persécuté par la langue acérée de sa sœur, son portrait craché. Elle détourne le regard et il sait plus quoi penser. Ils jouent à un jeu sans règles, la famille de paumés, trop fiers pour s’avouer les choses simples. Se tortillant sur sa selle, il joue la grande comédie parce que s’il ne le faisait pas, s’il se laissait transparaître en toute franchise, lui et ses doutes, ils finiraient par dépérir sur cette dune sans qu’un mot ne traverse leurs lèvres. « Tu peux bien choper une insolation si tu veux. Moi s'est pas mon intention. » Qu’elle lui balance, les bras serrés contre elle, butée et magnifique. Il attend, sans un mot, retenant presque son souffle. Elle évite la question, elle le laisse là, suspendu sur son fil à deux doigts de se casser la gueule. C’est sa torture à elle, et l’impatient ronge son frein, maudissant les mimiques qui trahissent ses angoisses sur son visage. « Tu peux venir ... Mais ne fais pas des promesses que tu ne pourrais tenir. Toi, sage ? » Les émeraudes brillent soudainement. « Tu peux parler mademoiselle, je me souviens d’une gamine qui m’a juré droit dans les yeux être sage et n’avoir jamais touché le pot de confiture ... »  Arrogant, Noah a le sourire éclatant. Elle a raison, il est loin d’être un ange mais, même s’il aime sa sœur, Noah a appris à ses dépens qu’elle n’en est pas un non plus. Bien que prêt à jouer les bon grands-frères, à ramper pour gagner des prémices de pardon, le Saada garde sa fierté. Il peut juste pas s’en empêcher, elle reste la gamine qu’il a à moitié élevé. « Par contre, je te jure, si tu te mets dans le pétrin, je t'abandonne en route, tu devras te débrouiller. » Il fait trépigner sa jument, le buste de nouveau bien droit et les rênes en mains. « Je ne sais pas comment je ferais sans ton amour débordant, sisi. » Un clin d’œil et le cavalier est en route. Au bout de quelques mètres, il laisse la blonde lui passer devant pour mener le chemin. « T’as rien dit, qu’est-ce que c’est ce boulot exactement ? » Des tas de choses lui sont passés par la tête, aucune qu’il n’a réellement eu le courage de suivre jusqu’au bout. Mais il n’est pas naïf, on envoie pas les mercenaires hors de la cité pour bronzer au soleil. Un seul coup d’œil sur les armes que Scylla a emporté confirme ses doutes. Il ouvre la bouche, prêt à sortir un sarcasme bien pesé, mais la referme, il ne veut pas provoquer une nouvelle joute verbale. Ce n’est pas à elle qu’il en veut, ce n’est pas elle qu’il méprise.

***
Après une heure de chevauchée, le drôle de couple se découpe dans l’horizon. Mais ils ne sont plus seuls. Les mines de sels se dressent comme une sombre fourmilière, surpeuplée de fouets et d’esclaves, de Rahjaks punis et de maîtres férus. Noah avale difficilement sa salive, essayant d’ignorer la sensation de milles couteaux s’enfonçant dans sa chair, et l’irrésistible envie de fuir. « L’endroit est charmant. Vraiment. »

Spoiler:
 

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11/11/2016 Appletini/Maude 122 Bridget Satterlee MØRPHINE. Mercenaire ; botanique & combat 0


Sujet: Re: Au silence fourbi ✤✤ Scylla
Mer 10 Mai - 19:48

au silence fourbi
Scylla & Noah

T'as le regard dur, tu l'observes, Noah, sans broncher. Imperturbable, du moins, tu essaies. Il a quand même le donc de te mettre hors de toi, mais t'as pas l'intention de le laisser gagner. Non. Décidément, il use des mots avec intelligence et il semble lui-même, décidé à te faire sortir de tes gonds ... Déterrer de sous terre cette histoire datant de votre enfance ? Pourquoi donc ... Tu lui lances un regard noir, préférant ne pas répondre à ce qui, en temps normal serait une plaisanterie, mais qui, dans votre situation, sonne différemment. Tu ne sais pas comment le prendre et tu préfères passer par-dessus, n'ayant rien de gentil à ajouter à tout ça. Tu n'as pas envie d'un charmant moment passé autour du feu à vous remémorer les bons souvenirs, car inévitablement, les mauvais resurgiraient aussi et ça, t'en a pas du tout envie. Tu grimaces, alors qu'il en rajoute une couche, préférant débiter des blagues plutôt que de te prendre au sérieux. T'as presque envie de lui foutre un coup en arrière de la tête et de le laisser en plan, dans les vapes, coucher sur le sable et sous le soleil brûlant. Il l'aurait bien cherché après tout. Néanmoins, tu te contentes simplement de tourner les talons et tu reprends la route, sans un regard de plus en direction de ton insolent grand frère.

[...]

Vous avez chevauché pas loin d'une heure sans vous arrêtez. Dans le silence, un silence pesant que tu n'as toutefois pas eu envie de briser. Tu n'avais rien à ajouter et le fait que Noah ne prononce pas un seul mot, t'avais plutôt satisfait. Déjà que sa présence à tes côtés n'avait rien pour te plaire. Et finalement, comme le silence ne pouvait pas durer éternellement, à l'approche des mines, Noah ne put retenir un charmant commentaire. Tu lui lances un regard en coin, plissant les yeux sous le soleil tapant. « Si tu trouves cet endroit si charmant, on peut s'arranger pour que tu y restes quelques heures ... Ou quelques jours. » Tu sautes de ton cheval, atterrissant sur le sol devant la mine. « C'est comme tu veux. » Tu laisses ton cheval derrière toi, et accessoirement, Noah aussi, qu'il fasse bien ce qu'il veut, t'es pas sa mère et tu te rapproches des mines. Préférant le faire à pied et espérant trouver rapidement quelque chose qui te permettra de retrouver l'esclave que tu cherches ... Ou du moins, qui te mettra sur sa piste. Il devait pas être en grande forme physique vu comment on traitait les esclaves dans la mine et pour le coup, il avait pas dû se rendre bien loin et n'avait pas dû aller très vite non plus. Si tu tombais sur une bonne piste, tu le retrouverais rapidement. Quoique avec Noah coller aux basques, c'était une tout autre histoire.
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Sujet: Re: Au silence fourbi ✤✤ Scylla
Sam 9 Sep - 21:12

Ce RP est archivé pour n'avoir pas reçu de réponse depuis trois mois. Merci de contacter un membre du staff si vous souhaitez néanmoins le continuer

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Sujet: Re: Au silence fourbi ✤✤ Scylla
Dim 24 Sep - 21:02


au silence fourbi
scylla ≈ noah
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Tout a des allures de bombes à retardement. Syclla elle instaure cette ambiance froide, cette ambiance où chaque pas de Noah se fait fragiles, hésitants. Il cherche à plaisanter, il veut retrouver, le frère dépassé, cette intimité qu’a été leurs et qu’elle ne cesse de nier. Dans la poitrine, il ignore le grondement sourd de la rancœur qu’elle nourrit, elle qui fout le doute, est-ce qu’elle a vraiment tout abandonné ? L’espoir de sa famille, est-ce qu’il est le seul abruti à agiter des bras et des jambes pour reconstruire un pot cassé ? Plus les mois passent, plus les années s’étirent, plus la culpabilité se mue en rage et abandon. À deux doigts d’abandonner, ce petit trip c’est sa dernière chance. Le Saada sait qu’il n’a plus grand-chose à donner, qu’après ça, il s’étendra et laissera les racines s’étriper s’ils le veulent, crever comme des étrangers, chacun de son côté. Il pue le désespoir, le gamin. Elle pue le dérisoire, la gamine.

Alors il s’effondre dans un mutisme qui amuse la petite sœur, ou au moins semble lui convenir. A lui aussi, qu’il essaie de se persuader. Qui sait ce qui passerait à travers les lèvres torturées. Plus encore que dans le mutisme, il s’enfonce dans son masque et son rôle, trop conscient du fragile à fleur de peau qu’elle écorche de ses mots maladroits avec la pire des intentions : aucune. Elle ne s’en rend même pas compte de ce qu’elle lui fait, ou elle s’en fiche, qu’il se dit. Le sarcasme en bataille, l’esclavage en tableau, il commente la beauté des lieux où elle les a transportés. Les mines de sels broyaient la misère. Ça grouille autour d’eux. Elle propose, l’insidieuse, de le laisser là. Voix rauque, il claque en se laissant à son tour tomber au sol. « Je connais déjà, merci. » Elle devait s’en douter, maintenant qu’elle connaissait les us et coutumes. Noah avait passé plusieurs fois par l’étape des mines au début de sa formation, quand ils espéraient encore le raisonner. Mais à l’adorable tête blonde, il murmurait toujours qu’il était parti chasser les fennecs dans l’espoir de lui en rapporter un.

Elle s’éloigne déjà, comme sur la piste de quelque chose, ou plutôt quelqu’un vu la profession qui lui colle aux basques. Pendant qu’elle se drape dans son ignorance, les mains s’emparent des rennes de deux cheveux et les attache à côté d’un bassin. Après une caresse à sa jument pour du courage, il rattrape enfin la blonde. « Je pourrais réellement aider tu sais, si tu me disais enfin qui on cherche. Ou pour qui on le cherche. » Adossé contre le mur, les bras croisés, la nonchalance est feinte. « Ça t’arrives de penser à ce qu’ils deviennent, ceux que tu kidnappes ? » La curiosité, elle, n’est pas feinte et le frère s’est efforcé de ne laisser transparaître aucun jugement dans la question. Il aurait tout aussi bien pu lui demander ce qu’elle comptait bouffer le soir-même.
 

Au silence fourbi ✤✤ Scylla

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