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˜˜˜˜˜˜'cause i'm only human after all, don't put your blame on me. (sully)
maybe life should be about more than just surviving


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Sujet: 'cause i'm only human after all, don't put your blame on me. (sully)
Dim 25 Déc - 18:23


   
'cause i'm only human after all,
don't put your blame on me.
sully & serghei



Il a l’souvenir brûlant de l’ombrage pourpre sur ses lèvres tuméfiées. L’souvenir cuisant de l’orage sur sa joue constellée. Ange récalcitrant elle avait d’nouveau eu l’culot de s’laisser bercer, se laisser absorber pour finir par le rejeter. Détrônant le bel enfoiré. Muse abandonnée dans un baiser volé, astre captif d’un récif corrosif. Elle s’était laissée dompter par l’animosité, bouffée par l’animalité. Alors que lui s’penchait sur ses lèvres réceptives. Naïve poupée qui se pâmait contre sa bouche condamnée, l’dévorant d’ses grands iris écarquillés. Il s’faisait vif, attentif. Ingénieux, capricieux. Attractif, abusif. Vaporeux et abrasif. Il s’rendait indispensable, pensant s’attacher les battements d’ce palpitant frémissant. Il sentait les souffles s’accélérer pour mieux s’lacérer. Sans s’épargner, juste pour s’blesser, s’faire miroiter des vérités insensées. Il y croyait lui, mais elle y croyait déjà plus l’ingénue. Quand avidement il vibrait contre la pulpe de ses lèvres, délivrant de son souffle agité, d’la caresse de sa langue emportée, les messages inconscients d’son palpitant.
Sully, soufflait-il de son mensonge terni.
Sully, embrassait-il de ses lèvres givrées, gercées d’agonie.
Sully, suppliait-il pour pardonner son hérésie.

Puis la môme avait paniqué. N’appréciant probablement pas, dépréciant l’aide offerte par ce renégat. Elle s’est agité la poupée, s’dérobant à l’étreinte essoufflée. S’faisant belle éphémère, vent blizzard, vent blasphème, esquivant c’qu’il offrait dans son déploiement d’humanité. L’coup est parti si violemment qu’Serghei il est resté bouche bée. Médusé. Les yeux exorbités. Dévorant la fauve de son mal-être soudain imprégné. D’son geste anodin elle a balayé tout ce qu’il venait d’énoncer, d’proférer, de promettre et d’admettre.
Poupée j’veux t’aider.
Poupée j’veux m’racheter.
Poupée, j’suis pas serein.
J’veux plus rien. J’veux tes reins.
Poupée j’crois qu’tu m’plaîs.

Mais rien n’franchit la barrière de ses lèvres mortifiées. Vénus s’en est retournée, Vénus s’en est allée. L’regard en cavale, l’cœur en dédale. Elle n’touche pas aux voyous. Aux miséricordieux qui prie pour l’purgatoire, l’antichambre de l’enfer pour éviter d’se faire avoir.

Sully elle l’met dans l’inconfort, l’sortant d’sa zone, l’expulsant dans ses remords. Il regrette finalement, il aurait pas du s’approcher. S’attacher sans pouvoir s’détacher. Il préfère esquiver la comète enflammée, dont les regards l’font déchanter. Ce soir il s’est posté en haut d’sa barrière, loin d’son point de chute, préférant tourner, garde éveillé, s’lever pour bouger, marcher. N’surtout pas rester planté, sous l’regard courroucé d’la lune malveillante.  Son regard s’étend sur l’noir béant absorbant les plaies vives qui s’colorent du pourpre enivrant, qui suintent de morphine, de cyanure et d’arsenic. Elle est toxique la belle folie, déposant l’aconit rougeoyant d’ses mèches flambantes devant les yeux endormis du brun. Quand il s’éveille au matin. Ses matins d’aube crépusculaire. Quand l’monde s’endort et qu’Serghei s’réveille.

Il erre au pied d’la barrière, l’arme au poing qui ricoche entre ses mains, faisant cliqueter la crosse pour rythmer son chemin. Il piétine dans la poussière du sol, regardant ses pieds, regardant au loin, dans les limbes sombres, l’apparat d’Nyx. L’manteau d’la nuit ne l’effraie pas, croyant toujours y voir l’immense ciel qui s’déployait depuis l’Odyssée, l’seul paysage qu’ils aient connu les enfants d’la galaxie. Sous l’froid les brindilles craquent. Baguettes de givre qui s’pare de glace. L’sol est couvert d’une nappe de froid, qui recouvre sous ses pas, l’épaisse brume d’hiver qui remonte du ventre de la Terre.

Et puis l’temps se précipite, le rythme lancinant brisé d’un bruit qui fait frémir l’silence des morts. Il y a des vivants là bas derrière. Les fantômes de la nuit qui s’cachent dans la bruyère. Les nuits sont longues, aucun n’est quitte, l’danger n’a d’prix que pour celui qui le perçoit l’premier. Ce soir c’est lui qu’on a pioché, dans la loterie des maigres guerriers. Il n’a que l’pacifisme des humiliés, la couardise des enfoirés. Il n’a qu’les tripes pour s’rebeller, s’enfoncer dans le nuage cotonneux, s’aventurer au milieu des arbres tortueux. Où guette le prédateur humanisé, l’Terrien irrationnel qui vient assassiner les sentinelles. S’jetant sur le gamin, enfant d’la nuit, enfant d’la brume, il a l’couteau émoussé dans sa main et la rage qui crispe son visage peint.

   
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Sujet: Re: 'cause i'm only human after all, don't put your blame on me. (sully)
Lun 26 Déc - 5:13



'cause i'm only human after all, don't put your blame on me.


SERGHEI & SULLY ♒︎ Les visages qu'on a croisés, qu'on a perdus, les gens qu'on a aimés puis qu'on n'aime plus, les amis qu'on a laissés derrière, la vie qui perd de ses mystères, les évidences qui vous lacèrent et puis qui tuent.

Mémoire ancrée. Soupir forcé. Le soleil s’éteint sous les éclats stellaires, sous la lune bipolaire. La galaxie apparaissant sous la poudre des étoiles, imposant à l’ange décharné la réflexion de sa propre cruauté. L’infini se taisant en corps frigides dans ses pensées livides. De cette proximité intentionné, de ce baiser aux effluves salées. De ce gars aux divers fracas. Ce dernier s’imposant dans ses veines sans l’intention d’en sortir, s’invitant sur son palais pour être tout ce qu’elle goute dans la nuit à l’intérieur de sa bouche. La poupée est attirée, c’est un fait. Ne pouvant s’apaiser de cette frénésie de possession mutuelle qu'en absorbant et en assimilant jusqu'à la dernière particule le corps et l'âme l'un de l’autre, ne pouvant justifier les florilèges de son sacrilège. Emplie de vice et de craintes, elle ferme les portes de l’enfer pour apitoyer le paradis, cherchant simplement une porte de sortie. Une porte de sortie pour chaque envie. Une porte de sortie pour chaque folie. Car la beauté est empoisonné de ce venin si particulier. L’attachement et la haine, en elle, étaient aussi vastes que l’espace, rien que des météorites, pas d’atmosphère. Qu’une violence sans quiétude, qu’un refus avec certitude. La faiblesse de se savoir désirée, l’horreur de se savoir encore dépendante pour un gars indépendant. Sully elle ne croit plus aux sentiments, elle les refuse catégoriquement. Car ça fait mal d’y croire, car ça fait mal de s’y éprendre, car ça fait mal de s’y confondre. Et Sully elle a merdé, elle a envoyé valser les désirs précipités, les saveurs d’une bouche si sucrée pour se renfermer dans cette sécurité sous la tornade de sensations, sous le désespoir de son isolation. Elle l’a giflé ce gamin insubordonné pour le laisser étonné loin de toute proximité avant de simplement se barrer, loin de la tentation, loin de cette passion. Se figeant dans sa culpabilité et ses regrets pour avorter la moindre anxiété. Puis elle s’est échappée, fuyant l’effervescence des rescapés, se cachant sous la moindre vision de cet idolâtré. Elle avait tout fait pour l’effacer. Simplement l’écraser de ses souvenirs défaits. Cependant la nuit ne pouvait la teinter sous l’obscurité et l’affront n’était plus que prématuré. Les astres ayant besoin de s’écraser pour persister. Les astres s’éveillant sous les lumières bipolaires pour surveiller. La poupée elle avait quitté sa tente avec cette appréhension, discrète fauve en embuscade. Bête terrorisée de confronter ses responsabilités. Elle s’était élevée sous le clair obscur, s’asseyant dans un soupir à cette place imposée, son regard se verrouillant sur l’étendue. Regard alerte face à cette détresse. Prunelles figées sur ce but pour pas tomber sur l’origine de toutes ses peurs acidulées. Mais sa crainte allait bientôt s’accentuer sous les nuisances incessantes. Sous la mélodie d’une lutte sans interdit. Les premiers poings s’écrasant au loin dans des échos distants. Des bruits lourds, emplis de velours.

Vacarme infâme. Turbulence d’incohérence. L’ingénue elle n’a rien vu. Elle s’est perdue dans la contemplation des étoiles éperdues pendant quelques secondes distordues. Ni la silhouette désincarnée de cette tentation outrepassée, ni l’étranger qui venait terrasser les enfants de la lune avec son amertume. Rancunier aux désirs carnassiers, de se venger de ceux qui s’étaient baignés dans la facilité pendant tant d’années, aux milieux des astres en désastres. Gamin de la terre, orphelin de cet enfer. Mais elle l’entend l’écho incessant d’un combat sanguinolent. Mélodie de ce sursis. Refrain de cette tragédie. La poupée elle s’éveille, elle se réveille sous les tambours de cette discorde, sa carcasse se mouvant sous l’adrénaline hostile, sous les bruits en désordre. Ses phalanges glacées rattrapant cette lame aiguisée, se cramponnant à ce méfait, elle glisse avec rapidité sur le mur la fauve. Les iris désabusées, agitées. Le palpitant sur le point d’imploser. Elle ne réfléchit plus aux choix prédisposés, elle résonne comme une nuisance, une médisance. Petite poupée faite de papiers. Petite poupée aux couleurs rosées. Elle s’élance face à ce point de non retour, ne se doutant pas de ce compte à rebours qui sonnent sous les tintements des coups durs. Elle se rue, elle se fait perdue sous les silhouettes tordues. S’approchant en craignant, s’accrochant en blêmissant. L’instant devenant véhément. Puis ce moment où le tourment reprend sous les traits convalescents. Sous le visage insolent, sous le toucher béant. Sully elle perd son apesanteur sous la douleur de cette rancoeur. Mais son coeur se teinte de noirceur. Tandis qu’elle le voit la curiosité emplie d’agressivité qui abat sa sentence sur sa déchéance. Brisant la porcelaine, torturant son haleine. L’enfant sous la nuit désincarnée, l’enfant de ce but rancunier. L’hostilité dans ses veines creusées. L’idolâtré il reprend la supériorité dans cette lutte acharnée, éteignant son humanité pour muer en ce meurtrier. Pour redevenir ce gamin condamné pour ces pêchés. Il frappe à son tour dans ce jeu de vautours. Mais l’adversaire n’est que calvaire. Lame émoussée entre ces phalanges aiguisées, prête à attaquer. La poupée elle était restée en retrait jusqu’à ce que ses prunelles tombent sur le tranchant de cette dentelle. Paralysée par cette scène, spectatrice de cette ritournelle. Et la peur était devenue obscène. La pudeur des sentiments se taisant sous la terreur de ce coeur. L’agonie devenant folie. La réflexion n’étant plus une solution, la fauve elle se moque de la condamnation. Ses pensées agitées, ses battements irisés. Plus rien n’était sensé. Les secondes s’égrainant sous le poignard lancinant. Le terrien suivant ces instincts en se préparant à tuer le malsain. Le temps semble arrêté, le sablier s’immobilisant sous la panique de l’idyllique. Son corps tremblant, son palpitant s’abimant sous son souffle décadent. Sully elle oublie tout. Elle est à bout. Et elle se met debout devant le fou. Puis tout devient flou. Tandis qu’elle s’écrase dans un coup violent contre Serghei, sa carcasse repliée, son palpitant tétanisé. Puis ce regard déstabilisé sur ses émeraudes déterminées. L’étranger il la scrute dans son infirmité, dans son hérésie démesurée. Ses phalanges tenant l’objet de son atrocité, bien incrusté dans la chair de la suicidaire. Bien entaché dans sa hanche déchirée. Et la poupée, elle blêmit dans un sourire étrange tandis qu’elle sent ce contact chaud sur sa peau. Son regard s’abaissant lentement sur cette chaleur d’horreur. L’ange immaculé perdant de sa splendeur sous les effluves métalliques, sadiques. De son sang qui se répand lentement sur son corps béant. La douleur la rongeant insatiablement. Elle reprend conscience l’incohérence sous la souffrance. Sa conscience se taisant sous les échos de sa convalescence. Cette déchirure la tordant, la rongeant. Elle gémit enfin Sully, sa bouche s’entrouvant sous la famine de ce mal ambiant. Ses jambes tremblantes, sa carcasse se distordant, son palpitant battant vivement.

Petite poupée faite de papiers, qu’est ce que tu as fait ?

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Sujet: Re: 'cause i'm only human after all, don't put your blame on me. (sully)
Mar 27 Déc - 17:27


   
'cause i'm only human after all,
don't put your blame on me.
sully & serghei



Poupée poupée qui suit l’cours de ses pensées. Môme balafrée qu’sa folie fait subsister. Elle l’a gavé, elle l’a soûlé, d’ses lèvres incarcérées. Geôlière au souffle ambré, prisonnière aux yeux fanés, carnassière aux phalanges brûlées. Elle a frappé d’ses doigts d’poupée démontée, désarticulée, le squelette en porcelaine, les ongles arrachés d’avoir été trop rongés sous la pression. La belle condamnée s’est rebellée, éclatant les barrières de l’atmosphère, repoussant sa brute aux lèvres meurtrières. Déchirant l’baiser, asséchant l’brasier. Lentement, amèrement, il avait déglutit en la voyant filer, se détourner dans cette nuée de flammes passagères, au parfum éphémère.

Poupée familière, elle est redevenue cette poupée étrangère.

Il n’avait pas voulu s’attarder, retournant s’enfermer dans le mutisme de son utilité statufiée, s’postant quotidiennement sur le rempart, observant comme ce soir, les artifices de l’obscurité, lui faire croire, lui faire miroité, qu’ses yeux se jouaient de futilité. La vue bouchée, les sens obstrués, défiant la brume de s’installer. Parfois il levait l’nez pour se dérober à cette tâche ingrate, contemplant l’astre hivernal qui brillait chaudement sur ses enfants, les couvant d’son œil infernal, celui qui voit tout, qui sait tout. Celui qu’Serghei fuit, parce qu’il est certain qu’il fut témoin d’cette nuit. Il frémissait sous l’arc astral, la voûte givrée, grisée d’étoiles chamarrées. Et dans ses rêves de crétin il s’imaginait qu’le ciel était percé, que le velours noir laissait passer des ondes de lumières clairsemées, juste pour l’illusionner, lui faire miroiter qu’derrière ce rideau lourd, y’avait l’Eden des fous, des sinistrés, des parias et des bâtards impardonnés.

Et puis y’avait eu l’souffle insatisfait. L’pourpre d’une lame rouillée, dentelle égorgée. Il s’était levé d’un bond l’veilleur frigorifié. Marcheur dans la nuit, statut animé, il avait dévalé l’muret pour se tenir prêt, l’arme déverrouillée, l’œil aux aguets. Désamorçant l’cran d’arrêt avant de s’faire plaquer, de s’faire trancher, esquivant l’cri guttural presque bestial de l’obscurité animée. Il se meut à la manière des coléreux, laissant luire la dent fauve, sa lame dans les rayons lunaires qui donnent à la scène des airs d’apothéose infernale. L’assassin des rejetons des étoiles. Ces terriens artificiels nés dans l’espace. Qu’on les massacre, qu’on les éradique, hurlent quelques hérétiques, quelques marginaux qui n’supportent pas l’poids des vaisseaux, des monstres de fers, créatures de l’enfer. L’combat à l’inégalité d’la faveur obscure, Serghei perdant pied dans c’bourbier nocturne. Il suffoque sous les coups qui pleuvent, n’pouvant esquiver que ce qu’il peut discerner. L’poignard ruisselle du sang des précédents, s’tordant pour attaquer, pour évider l’enfant. Sentinelle candide, il était préparé à s’défendre, certainement pas à pourfendre. L’corps à corps ne lui permet plus d’jouer sur la distance des balles, il s’défait de l’arme métallisée pour tenter d’s’emparer d’la nuque de l’attaquant. La lutte essouffle le corps malmené, l’môme refroidi par la longueur de sa nuit. Les yeux ternis, salis d’son infortune. Il paye son sursit, il paye son amertume.

Môme à l’égoïsme aiguisé, il veut pas crever, il veut pas clamser. C’voyou qui saigne les rubis, qui croque les diamants. Il a l’temps d’comprendre que l’poignard converge vers son cœur en cavale, son palpitant qui menace déjà d’expirer sous la poussière de ses péchés. Judas, renégat, paria. L’beau masque de peinture blanche est criant d’cette vérité, comète échouée sur la terre, il a l’air blafard des vampires en chasse, menaçant d’son unique canine étincelante, l’vaurien désarmé.

Et la lune rousse se lèvre entre eux deux.
Se teintant de rouge, se teintant d’vermeille. Elle est écorchée de nouveau la merveille. Elle pétrifie d’surprise les deux ennemis, l’un voyant son acte accompli, son sacrifice récompensé. Il a l’regard malveillant, les yeux luisants d’une satisfaction qu’Serghei connait bien.
La satiété.

Et Sully, jolie naufragée, elle s’laisse échouer. Titanic de chair plongeant contre l’iceberg glacé des bras dépossédés d’Serghei. L’corps est lourd, les courbes de plomb, elle se fait statue d’airain, Vénus d’étain. L’malfrat laissant là ses beaux dégâts, le témoin d’son acte divin planté dans la hanche atrophiée d’une poupée démantelée. La chute est longue, le brun démuni. Il comme elle s’effondre, touchant l’sol vernis d’givre. L’arc sous son cou tremble doucement alors qu’son corps s’élève et s’abaisse dans un effort dément. Elle cherche le prix d’sa vie, quémandant l’oxygène pour enflammer l’kérosène. Il la regarde s’éteindre la comète empoisonnée, il la regarde suffoquer, les yeux braqués vers le manteau cotonneux, le manteau des cieux. Il tâtonne dans l’ombre cherchant l’manche planté au côté de la rouquine. Les phalanges paniquées, les mouvements décomposés, il le ressent pas lui ce sentiment d’satiété. Il le ressent plus comme il l’aurait souhaité. Pourtant elle est en train d’se tuer. Elle disparaît au cœur d’la forêt, tué par un fou, un fou comme lui, un fou sans alibi.
Laisse la crever Serghei, laisse la clamser, comme ça c’est fait.

Mais l’gosse est ailleurs, l’esprit en branle, l’souffle en bataille, l’cœur en balance. La peur au ventre, lui tenant les entrailles. « T’es complètement inconsciente ?! J’t’ai pas demandé de venir te suicider sous mes yeux putain. » braille-t-il à la sourde oreille, comme si cette fois elle allait comprendre, enfin apprendre qu’on n’sauve pas les enfoirés, qu’on n’se tue pas pour quelqu’un qui veut vous tuer. Elle a les yeux qui déraillent, la bouche qui divague, qui souffle dans l’froid des mots qu’il ne comprend même pas. Il s’oppose à la nuit, reposant doucement la nuque bancale de la gamine sur ses genoux. Il a l’attitude des prieurs, des confesseurs. Rejetant sa nature de pécheur.

Il a pas retiré la lame émoussée qui s’répand comme du poison, qui entrave la guérison. Il sait qu’il ne peut pas y toucher. Sans quoi l’élan vital va s’déverser, s’écouler pour venir geler la rose d’hiver aux lèvres déjà bleutées. Venir enterrer Vénus dans un cercueil glacé. Il maintient c’visage entre ses paumes, continuant d’s’époumoner pour la maintenir éveillée. Ne pas chavirer, ne pas sombrer, ne pas s’noyer. « Non non non Sully, ferme pas les yeux, d’accord ? Reste là, idiote, reste avec moi. » La pulpe de ses doigts tentent de réchauffer les pommettes enneigées, dénuées d’leur rose habituel, d’leur folie en ritournelle. Sous ses yeux s’rejoue la douloureuse prise de conscience de son acte parjure. Le requiem d’une catabase infinie, qui s’illustre dans l’imminente agonie d’Sully. Il l’a déjà vu, ce dénouement tragique. Il l’a déjà vu, cet étiolement fatidique.

Serghei il est penché sur l’corps qu’il a sacrifié, sur l’corps qu’il a scarifié.
Serghei il a l’goût amer de son péché aux bords des lèvres, prêt à l’dégueuler, prêt à l’abhorrer.
   
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Sujet: Re: 'cause i'm only human after all, don't put your blame on me. (sully)
Mer 28 Déc - 3:51



'cause i'm only human after all, don't put your blame on me.


SERGHEI & SULLY ♒︎ Les visages qu'on a croisés, qu'on a perdus, les gens qu'on a aimés puis qu'on n'aime plus, les amis qu'on a laissés derrière, la vie qui perd de ses mystères, les évidences qui vous lacèrent et puis qui tuent.


Adrénaline insipide. Drogue perfide. Poupée au coeur déchiré, aux souvenirs entachés. Elle ne peut plus supporter la perte ou la défaite. Les visages familiers ne semblant plus qu’être étrangeté. Qu’un écho lointain et floué par l’amnésie bien enracinée. Et sous son coeur qui se laisse terrasser par la peur, elle accoure trop près de la rancoeur pour évacuer sa laideur. Culpabilité accumulée, torts répétés. Ange qui ne veut pas s’attacher mais qui est déjà bien entachée, elle ne devient plus que cruauté. Sa chair servant de bouclier. Sa colère se taisant sous la douleur carnassière. Elle chute, elle lutte pour le regain de liberté, pour sauver ce qu’il reste de son humanité. Protégeant en se fracassant. Se sacrifiant pour un insolent. Et elle tombe sous les décombres. Sur la poussière glaciale, sur les flocons cocons. Elle qui rêvait tant de fois que ses draps deviennent de la neige et que leur blancheur froide l'enveloppe dans l’hiver. Ce fantasme devenait bien réel sur les couleurs vermeilles sous le repos de sa carcasse d’entailles. Elle disparait Sully dans la froideur et dans la noirceur sous la lune en apesanteur. Cachée sous les flots démontés de cette souffrance mordante, rongeante. Elle est simplement aspirée dans cette chute infinie sans possibilité de répit. Prison de verre, cauchemar de chair. Le corps tremble, le souffle s’assemble dans la psalmodie de cette survie. En une mélodie venimeuse, en un requiem blême. Poésie morbide de cette respiration tumultueuse, dangereuse. Poupée a le regard envolé, le coeur agité sous les astres bipolaires, le visage blafard sous l’espoir noir. Nuit enveloppante, faucheuse dansante. Elle a les cils papillonnants sous le regard de l’inconscient qui se mure en tremblements. Ambre captivante, façade déchirante. Un simple sourire sur ses lèvres bleutées. Fierté d’avoir réussi. A sauver sa vie. Sans se douter que c’était lui qui lui avait volé sa vie. Triste ironie. Mais l’atrocité s’enlise dans cette anxiété entière, alors que ces phalanges glacées cherchent le manche de la lame sur sa peau refroidie. Subissant les accoups de ces émotions floues. « T’es complètement inconsciente ?! J’t’ai pas demandé de venir te suicider sous mes yeux putain. »  Arrogance démente, la fauve elle sourit une fois de plus, face à l’incohérence du convalescent. Ses joues blanches s’élevant sous ce rictus béant. Il ne comprend pas l’insolent. Il ne comprend pas le pourquoi du comment. Pourquoi se sacrifier pour cet enfoiré après tout? Il n’avait fait que la blesser puis la mutiler de son toucher. Pourquoi s’acharner à sauver ce que l’on ne peut sauver ? Mais Sully elle ne lui donne pas les clés de ses pensées, elle se mure dans ce silence particulier, respirant comme une forcenée. L’éclat lunaire de sa gorge s’élevant sous ses tressaillements. Inspire encore poupée, expire à t’en épuiser. Serghei il l’attrape la poupée ensanglantée pour la reposer sur ces genoux tremblants, maintenant sa nuque contre ces muscles tétanisés. Et elle soupire la jolie, tentant de se maintenir dans cet équilibre futile, scrutant de ses émeraudes vacillantes les  plaies du gamin. Lacérations bénignes. Cicatrises infimes. Et pourtant ses doigts à la beauté acide viennent s’étioler sur l’une des coupures dans un effort malsain. Tandis qu’elle gémit sous la déchirure qui mord un peu plus son bassin. Puis sa gorge se desserre sous la confusion de l’altération de cette douleur, en un simple crève coeur. « Un merci … aurait suffi. »  

Mais l’enfant ne l’écoute plus, il la retient allègrement entre ces mains. Tenant son masque de poussières, sa façade carnassière de ces phalanges meurtrières. Le calvaire n’ayant pas de répit dans toute cette folie. Il veut la garder près de lui le déni mais la jolie s’éparpille. Ses paupières se fermant par instant, son coeur s’offusquant en un trop pleins de battements. Blanche colombe qui se loge dans les linceuls de givre. La mort se faufile mais elle est ivre. Ivre de ce bonheur étrange, de cet éclat persistant dans son palpitant insuffisant. « Non non non Sully, ferme pas les yeux, d’accord ? Reste là, idiote, reste avec moi. »  La chaleur se loge sur ses pommettes tandis qu’il tente de réanimer les couleurs de ses joues. Ses doigts cherchant la rougeur timide, la maladresse tendre, la confusion livide. Mais elle est vide Sully, elle se vide. Se saignant non pas pour sa liberté, mais pour le protéger. Qui aurait cru que cette rejetée se sacrifie pour un rescapé… La poupée elle réouvre les yeux, son souffle se perdant lentement, sa cage thoracique s’élevant plus futilement. Son sang se répandant sur les flocons immaculés. Et elle sourit encore la tarée, de cet air léger. Ses traits s’élevant sous sa naïveté. « Je vais pas crever… Serghei. »  Ses doigts viennent rattraper ces phalanges dans un mouvement lent, sa carcasse ressentant déjà toute la fatigue accumulée. « La mort ne veut pas de moi… rappelles toi. » Elle balbutie, elle gémit. Elle se raccroche à lui. Ancre délectable, infâme. Elle supplie, elle prit. Pour rester encore un peu en vie. La faucheuse ne l’attirant plus aussi férocement tandis qu’elle se tient dans les bras de cet enfant. Sully n’est plus que cet être pur et désincarné, entoué d'atomes brillants comme de microscopiques éclats de diamant, accompagnés, de la poussière céleste et des cendres lunaires qui flottent au loin. La mort voguant à proximité regardant cette scène avec ce rictus mauvais. Se nourrissant des sentiments délabrés de ces deux aimants. Migrant son regard pétillant sur la funambule qui glisse lentement sur le fil du rasoir jusqu’à cet arrogant qui tient la ballerine entre ces bras ballants. Danse macabre, ballet âpre. Puis ce poignard elle le scrute cherchant à l’enfoncer pour taire l’incrédulité de cette gamine ensanglantée. Mais la poupée elle rattrape la lame avant qu’elle ne parvienne à l’étioler. Elle la tient avec ses doigts figés, ses prunelles s’orientant sur la laideur de cette plaie. Et elle retient son gémissement entier tandis qu’elle essaye de la bouger, ne trouvant plus la force de la retirer. Mordant sa bouche acidulée pour taire l’horreur de la douleur. Le sang se répandant plus furieusement sur sa chair déchirée. Elle écrase sa tête en arrière sur les genoux de Serghei, son souffle dérapant contre ses lèvres. « Va chercher de l’aide. »  Et elle quémande la jolie que le rejeté vienne enfin l’aider. Car elle avait besoin de lui la poupée. Elle avait eu bien trop besoin de lui dans son sursis.

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Sujet: Re: 'cause i'm only human after all, don't put your blame on me. (sully)
Sam 7 Jan - 23:02


   
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sully & serghei



L’battement de cil est futile. Presque docile. Elle s’éprend du froid la comateuse, laissant l’givre étoilé bercer son épiderme glacé. L’beau sacrifice de son cœur en précipice. Ses grands yeux n’s’accrochent plus à la voûte céleste, ils sont perdus dans l’désastre noircissant d’une encre aux relents d’cyanure, aux effluves cuivrés. Ça s’écoule lentement, ça découle tristement, s’éparpillant en une fresque de mauvais augure sur le flan de Sully. Sully l’endormie, Sully l’agonie. « Un merci … aurait suffi. » marmonne l’enfant cotonneuse. Elle s’étend dans l’drap terreux d’la terre qui l’accueil à bras ouverts, délivrant l’cercueil de ses linceuls. Poupée d’plomb, soldat doté d’une rose rouge, dont l’pourpre s’étend, s’étend encore, dévorant sa peau d’albâtre, se répandant pour nourrir la poussière. La belle fleur d’poison, grisante condamnation. Il s’démène Serghei pour pas que l’froid s’impose, la décompose la comète naufragée. Pourquoi t’as échoué là poupée, pourquoi t’as fini là ? Elle s’noie dans les décombres, parmi les ombres qu’elle ne maîtrise pas. Elle a l’ivresse mélancolique, esclave d’un despote dont elle ignore les vices.

Il tâtonne, quémandant l’aube d’une rougeur, l’simple rose de l’aurore sur ses pommettes fanées au sourire abandonné. Il est naïf, corrosif, dépendant d’un mal qu’il ne peut soulager. Elle a rouvert ses grands yeux verts, à la sourde litanie familière, printanière. Ses grands yeux qu’Serghei dévore, enragé d’la voir souffrir encore. « Je vais pas crever… Serghei. »

T’vas crever, c’est c’que j’voulais.

Les mots sont lents, démunis, teintés d’ce souffle qui se ternit. « La mort ne veut pas de moi… rappelles toi. » Ses doigts frémissant s’éprenant de ses phalanges décrépis. Il a son épiderme hivernal, ses doigts rougis, gercés, durcis. Cette même paume qu’elle détient comme un point d’ancrage, elle est l’auteur de tout c’carnage. Poupée l’pilier auquel tu t’es accrochés, il est maculé d’sang, teinté d’l’argent des lames, du verre des armes. Poupée t’es désarmée, t’es mortifiée, t’es mutilée. L’souffle en décomposition, l’corps à l’abandon. Elle se crève un peu plus cherchant le poison infiltré, l’arme blanche fichée dans sa peau elle tente de la mouvoir, perdue dans les affres de son espoir. Mais l’mal est trop violent, trop virulent, arrachant d’sa bouche l’gémissement étouffé d’ceux qui font les puissants.

« Touche pas putain. » L’gosse râle contre Sully, reprenant ses doigts qui se carapatent pour toucher l’objet planté. Elle est coriace, elle est têtue. S’laissant retomber quand le mal l’affaiblie trop, s’laissant porter sur les genoux du veilleur atterré. Il n’peut plus la tuer, il a juste la désagréable appréhension de devoir la sauver. « Va chercher de l’aide. » quémande-t-elle, ses mots en vapeur dans l’apesanteur. Et il secoue la tête le dégénéré, l’enfoiré, l’affamé. Il secoue la tête sous l’incompréhension, l’refus d’l’abandon. « Crève pour qu’j’te laisse là. T’crois quoi ? Il va revenir l’autre fou, il va t’finir quand j’serai plus là. » Sa mâchoire se crispe, pauvre adolescent qu’la vie n’a confronté qu’à la moitié d’ce genre de situation. Poupée t’es folle, t’es folle à lier. T’es folle à en crever.

Il est paniqué Serghei, cherchant à calmer les émotions qui l’assiègent. Tâtonnant pour retirer sa veste miteuse et trouée. « J’les écoute pas les suicidaires moi. J’commence à les connaître. » Ses lèvres grappillent un sourire éphémère, recouvrant rapidement le corps refroidi de Sully, n’osant pas s’écarter de peur de la laisser choir, toute seule dans l’noir.

La scène a des relents d’déjà vus, des accords sombres qui se répercutent avec un passé qu’un seul des deux peut se rappeler.
Poupée j’peux pas t’laisser. T’ignores pourquoi mais moi j’le sais. J’t’abandonne pas, j’t’abandonne plus.

Il essaie d’gagner du temps, racolant quelques paroles, s’acquittant de quelques secondes. « T’sais c’est l’genre de fille qui débarque au milieu d’la nuit dans ta tente. L’genre de nana relou qui vient t’coller avec ses pieds parce qu’elle à froid. » Ses doigts s’perdent sur l’front de l’enfant couchée, dont les yeux se perdent dans le manteau astré. Il écarte les mèches flambantes, l’rictus amusé pour la faire décrocher, lui permettre d’oublier l’mal qui sévit quelques centimètres plus bas, la plaie endormie qu’il accapare de ses récits. Oublie Sully, t’sais si bien l’faire. Regarde le Sully pour n’pas flancher. Pour n’pas sombrer.

Ses grands yeux noisettes ont l’blasphème du pardon, l’ventre noué de découvrir ce qu’il a fait. Son inavouable méfait. Sully putain si tu savais.

L’pourpre qui s’écoule à l’goût amer des bouts d’verre, la gorge nouée l’enfoiré, il paye pour ses calomnies.

   
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Sujet: Re: 'cause i'm only human after all, don't put your blame on me. (sully)
Dim 8 Jan - 4:19



'cause i'm only human after all, don't put your blame on me.


SERGHEI & SULLY ♒︎ Les visages qu'on a croisés, qu'on a perdus, les gens qu'on a aimés puis qu'on n'aime plus, les amis qu'on a laissés derrière, la vie qui perd de ses mystères, les évidences qui vous lacèrent et puis qui tuent.



Ballerine de glace, muse d’audace, elle se casse entre les phalanges agaces. Enveloppée dans des draps opaques, des tissus cotonneux, elle ne se relève plus sous les enjeux. Elle tait toutes les pensées mensongères pour ne plus se mettre de barrières, car elle est bien à terre l’infirmière. Effilochée sur les flocons, ensanglantée sur la poussière carnassière. Ne s’attachant qu’à l’ancre familière de cet incendiaire. Chaleur tourmentée qui ne cesse de s’époumoner pour ramener le brasier de ses joues empourprées. Simplement repeindre de frêles couleurs sur l’ange scarifié. Artiste incompris, ahuri, il ne lache plus la poésie de sa fresque démunie. Petite poupée qu’il a façonné dans le passé, et qu’il s’étonne encore à saigner sans en comprendre les faits. Il perd sa rationalité quand il la voit s’éteindre dans l’obscurité de cette nuit agitée, il abandonne son souffle régulier pour se retrouver en apnée. Car il est sensé tenir le couteau de son échafaud, c’est lui le meurtrier qui vient graver des  sourires sur ses joues de princesse pour évacuer sa détresse. Alors pourquoi il se tient là à la maintenir comme ça ? Barre toi, laisse moi. Comme ça, comme la dernière fois. Finis moi.  L’illogisme même de cette incohérence s’évacue dans la brise infernale, dans un sifflement bestial. Les astres admirant encore le divertissement de ces deux convalescents qui s’entrechoquent à leurs dépends. Plaignant l’étoile qui perd de son éclat, de sa lumière sous les effusions métalliques qui s’étalent sur sa chair. Pauvre amnésique au visage idyllique, aux plaies sadiques, elle ne se doute pas de la perfidie car ses souvenirs ne sont que vides livides, des cases entachées par un brouillard imparfait. Un blizzard entier qui maintient chaque vérité, chaque clé à ce trou creux, à ce néant venimeux. Alors elle se maintient au trou de son bassin, à cette coupure qui suinte toute sa vitalité pour lui rappeler que la vie n’a rien de si aisée. Que tout est fait d’imprévus, de malentendus, de cohue. Ce monde lui prouvant encore une fois qu’ils n’étaient rien que des vauriens. Chaque geste n’ayant de vrai impact, de vrai contact. Ils n’étaient que du vent qui s’effritait sous le temps. Une âme de perdue pour une multitude d’esprits distordus. Si elle crevait à qui cela importait. Elle n’avait pas de réelle identité, pas de réel intérêt sauf en ce pauvre gars qui la regarde de son incapacité las. Lui qui continue à essayer de sauver ce qui ne peut être sauver. Il en tremble presque de la voir aussi blessée. Mais elle est déjà déconnectée, ressentant que la douleur insipide qui se nourrit de ses veines corrosives. Enveloppée dans le manteau de fraicheur, dans les bras de ce crève coeur. Elle vogue la danseuse acide sur un équilibre perfide. Se maintenant à une réalité sans teintes, sans contrastes. Alors elle essaye la poupée de se maintenir encore dans ses vacillements, dans ses tremblements, étant bien trop lache pour tomber dans le firmament. Elle s’accroche à l’épave de ce poignard pour le retirer, pour le dépouiller de sa peau souillée. Mais cette tentative vaine la bousille, l’écrase un peu plus dans cette vulnérabilité. Elle chute l’ingénue dans les méandres de cette souffrance aiguë. Relâchant les gémissements de tous ses ressentiments.

« Touche pas putain. » Et il rage le mirage contre les dédales de cette asociale. Serghei il n’ose plus la lâcher, il rattrape ses doigts gelés, ses phalanges rougies et durcies par ce simple déni. Il la maintient contre lui pour pas qu’elle s’enfuie, car ça lui nuit de la voir ainsi. Ces traits se tirant sous la vérité irritante, il est dépossédé de tout ce confort aisé, de cette facilité à simplement paraitre plus léger. Car l’univers repose sur ces épaules abaissés. Et Sully ça la réchauffe légèrement, ça la provoque précipitamment sous les battements éreintants de son palpitant. Cette inquiétude gerçant un sourire sur ses lèvres d’amertume. Mais la nuit l’affaiblit et elle supplie pour sa vie. Et Serghei il lui refuse cette liberté, il ferme toutes les possibilités, ne lui offrant plus le choix de décider. « Crève pour qu’j’te laisse là. T’crois quoi ? Il va revenir l’autre fou, il va t’finir quand j’serai plus là. »  Pauvre fou qui utilise des mots déviants, il continue à se faire insolent. Pourtant l’ange déchu reste pendu à cette décision bourrue. Ne pouvant qu’accepter les faits au vue de son immobilité. Mais tout s’enchaine bien trop vite sous la vision de ce bourreau d’échos. L’égaré tremblant de cette anxiété accumulée, ne cachant plus ces traits tourmentés sous cette vision lacérée. Il se tue aussi Serghei à feu doux, se torturant, se maudissant du sang qui se répand. N’ayant plus le temps pour se satisfaire d’une échappatoire dérisoire. Pantin désarticulé il ne tient plus les fils de sa poupée. Il est juste paumé sous la confrontation de ces émotions. Et il s’éparpille le futile pour sauver les cendres de la livide. Se mouvant lentement pour enlever sa veste. «  J’les écoute pas les suicidaires moi. J’commence à les connaître. » Sully elle n’écoute plus vraiment, elle s’endort légèrement. Le noir l’aspirant, la consumant. La mort se cachant sous les traits de Morphée pour l’attirer dans des draps de soie. Elle est aspirée malgré la chaleur de ce tissu qui se dépose en étoffe sur sa carcasse lasse. «  T’sais c’est l’genre de fille qui débarque au milieu d’la nuit dans ta tente. L’genre de nana relou qui vient t’coller avec ses pieds parce qu’elle à froid. » Mais elle sourit sous cette taquinerie, se reconnectant difficilement à cette utopie. Son coeur s’empourprant de précipitations divines. Ce n’est qu’un début pourtant puisque l’inconscient qui achète le temps avec ses moqueries, revient la happer de sa léthargie. De ces doigts il efface les mèches fauves sur sa tempe, caressant doucement sa peau blafarde pour la maintenir éveillée, pour que le jade vienne se mélanger à l’ambre décomposé. Et Sully elle suit lentement l’encre noir de ces prunelles, amenuisant son âme en peine en la contrastant avec son palpitant sans haleine. Un sourire léger se répercutant sur sa bouche acidulée, elle brille un peu la poupée de cette joie éphèmère. « Ca avait pas l’air de te déranger … la première fois… Je crois même qu’en m’endormant j’ai senti une partie de toi qui était bien … réveillée. » Et à son tour elle le taquine, ne se rendant pas compte de ce qu’elle disait, cherchant simplement à rester éveillée. Son regard toujours rivé dans les teintes printanières, ses phalanges caressant lentement ces doigts. Puis Sully elle fait une connerie. Elle profite de la proximité pour s’insérer dans cette intimité qui n’est pas sienne, de sa main de libre, elle attrape le visage de l’initié pour simplement déposer ses lèvres sur l’arête de son nez. Comme un rappel à leur ritournelle. Comme un souvenir de leurs éclats vermeilles.
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Sujet: Re: 'cause i'm only human after all, don't put your blame on me. (sully)
Jeu 2 Fév - 21:28


   
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Il psalmodie des conneries, d’la pure taquinerie juste pour la garder envie. La garder la poupée au sourire dévasté. Les lèvres scellées dans le mutisme de la nuit froide qui fait bleuir les roses de sa bouche. Elle a le regard céleste de ceux qui s’évadent quand il faut rester, ne surtout pas se laisser glisser, ne pas s’évaporer dans l’éphémère de l’atmosphère. Et sous ses doigts fébriles d’enfant vulgaire, Serghei il a l’paradoxal désordre, le désaccord sentimental, celui de ceux étouffé de pitié, dégueulant de remords ou pourrissant de culpabilité. Si t’as pu la faire pleurer, fais la rire, fais la sourire bordel de merde. Et sous ses mèches en désordre il veut voir les joues rosies de Sully, il veut voir ses lèvres s’empoisonner d’un sourire arraché à la force de son humour décadent.

Souris Sully, prouve moi que j’suis pas juste un pourri.

La commissure de ses lèvres s’étire très légèrement, bouffant le palpitant de l’inconscient. Lui trouant l’estomac. De quel droit tu permets ça ? De quel droit tu t’offres c’que t’as lâchement détruit ? «Ca avait pas l’air de te déranger … la première fois… Je crois même qu’en m’endormant j’ai senti une partie de toi qui était bien … réveillée. » rétorque l’étrange poupée, aiguisée de malice, guérie de sa gêne. Elle lui décoche un rire, un rire vrai, un rire serein. « Putain t’as du culot. »

Et puis la comète elle écrase sa jolie bouche sur son nez en trompette. Contact tyrannique, presque sadique. A quoi tu joues princesse ? voudrait-il s’égosiller. Mais l’cœur n’y est pas, quand Vénus déploie sa candeur, laissant sur l’arcade de son nez un toucher plus brûlant que le givre. Elle réveille l’infortune des hommes, elle fait craquer les étincelles, ravivant quelque chose qu’on n’explique pas. « C’quand les meufs me collent trop t’sais, ça s’contrôle pas. » marmonne-t-il dans une justification dont la vérité lui importe peu.

J’te désire, j’te veux. Et alors ? Qu’est ce que j’y peux ?

Le manteau de la nuit est lourd, froid. Il râle un peu, ne pouvant prendre le risque de veiller sur elle jusqu’au matin, jusqu’à c’que dans l’aube béante se réveille enfin le camp et ses médecins. Il pose ses yeux sur la plaie poisseuse, dans laquelle remue encore la lame de fer. Dans une grimace il cesse de cogiter, relevant précieusement la nuque de la gamine blessée. Il y glisse l’un de ses bras, venant soulever de l’autre les jambes de l’infirme. Il prend bien garde à laisser la plaie de l’autre côté, ne voulant rien endommager, rien complexifier. « Bon allez poupée, on dégage, sinon t’vas crever et j’pas très envie d’avoir ça sur la conscience. » Sa langue n’a même pas le temps d’achever, tant ses propos suintent d’un mensonge pénible à conserver dans la situation actuelle. J’voudrais pas te tuer une seconde fois, crois moi.

Il soulève habilement le corps de Sully, la jolie plume déshabillée de sa folie ce soir. Si personne n’est de garde ce soir, il doute d’avoir les compétences pour la soigner. Au moins aura-t-il la tendresse d’la garder éveiller.


   
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Sujet: Re: 'cause i'm only human after all, don't put your blame on me. (sully)
Ven 17 Fév - 3:55



'cause i'm only human after all, don't put your blame on me.


SERGHEI & SULLY ♒︎ Les visages qu'on a croisés, qu'on a perdus, les gens qu'on a aimés puis qu'on n'aime plus, les amis qu'on a laissés derrière, la vie qui perd de ses mystères, les évidences qui vous lacèrent et puis qui tuent.
Ames entrelacées. Astres écrasés. Ils ont chuté, ils sont tombés de leurs constellations vermeilles, de leurs étoiles aux lumières merveilles. Arrachés de leurs galaxies, volés à leurs familles. Pillés, pliés, éteintes. Plus d’éclat, seul des dégâts. Des décombres amers d’une rancune carnassière, d’une violence meurtrière. Enfants du paradis qui se retrouvent en enfer. Dans ce calvaire où leur lutte n’est que misère. Ils s’acharnent, ils se désincarnent, ils ne sont que vacarme. Naufragés aux espoirs déchirés, ils cherchent encore à exister dans ce refrain aiguisé. Dans cette existence où le danger n’est que banalité. Labyrinthe d’hostilité où ils prennent chaque virage sans se douter que jamais ils ne trouveront l’issue tant escomptée. Car ils ont le rêve dans le coeur et le cauchemar dans les veines. Leur maladie c’est leur vie. Vie indomptée, vie fragilisée, vie dépaysée. Ils devaient s’élever entre les hautes lumières, pas sur ce sol précaire. Où seul le sang se répand. Et poupée elle est touchée, elle est blême à cause de cette vie délabrée. La lame de cette vérité elle est enfoncée dans sa chair, elle est plongée dans cette carcasse à l’envers. Elle brille sous la nuit austère, sous le givre amer. Sous les yeux de ce travers qui cherche encore à sauver cette galère pour évincer son calvaire. Cette culpabilité qui ronge chacune de ses veines creusées. Ce pêché qui cesse de le hanter lorsque Morphée vient le border. Il en perd pied ce meurtrier d’avoir déraciné cette fleur fanée. Il voudrait recoller les pétales envolées, juste lui rendre sa splendeur à cette horreur. Car elle n’est qu’une candeur qui donne chaud au coeur. Une douceur qui fond sous la froideur des moeurs. Elle n’est qu’une sucrerie éclatée par la folie, petite poésie qui a abandonné le rythme de sa mélodie, elle se fait mélancolie sous la lune ahurie par cette dramaturgie. Et elle fuit loin du vacarme de cette arme qui l’empoigne, qui la déracine de cette agonie. A cause de cette voix qui retentit,  qui rit, qui l’affaiblit, qui la supplie.

S’il te plait reste en vie.

Il se fait écho son échafaud pour étioler son pardon. « Putain t’as du culot. » Mais la belle elle se fait dentelle avant qu’il se fasse cruel. Sa bouche se rompant sur son nez, elle caresse, elle embrasse ce naufrage de cette douceur mirage. Un sourire comme seul orage sur ses traits sages. « C’quand les meufs me collent trop t’sais, ça s’contrôle pas. » Il se justifie et elle sourit. Un peu plus. Car c’est ainsi. Cette poupée elle se languit du poison de cet avorton. Mais vite elle se reteint la jolie sous le déni de cette souffrance emplie d’insolence. Car le temps s’écoule et son sang brise la pureté de ce givre gelé. « Bon allez poupée, on dégage, sinon t’vas crever et j’pas très envie d’avoir ça sur la conscience. »  Et le meurtrier il abaisse son masque de lâcheté se maquillant de celui opposé. Le menteur se changeant en sauveur, en crève coeur qui veut encore entendre les plaintes de sa douleur. Il la soulève avec lenteur, cherchant à épargner ce dommage collatéral qui gémit tout son mal, il l’attrape et elle dérape. Ses phalanges s’accrochant à sa nuque, elle essaye de se faire légère cette couturière mais chacun de ces pas résonnent comme son trépas. Son corps n’étant plus qu’un poids, qui lui inflige d’autres tracas. Le mal se répandant allègrement le long de ses membres tremblants. Mais Serghei il n’écoute plus les plaintes de cet astre dépaysé, il avance sans se soucier de sa respiration accablée. Son but n’étant plus une futilité. La poupée elle ferme les paupières, elle se laisse guider malgré sa fierté, ne pouvant plus le réprimander. Elle vogue sur cette léthargie rancunière, Morphée tentant de l’échapper à la réalité, mais Sully elle refuse cette folie, elle se tient à son propre mépris. Et les minutes s’effilent tandis que le noir se profile. Elle s’endort presque ce tort sous sa carcasse qui se tracasse. Mais sa chair se retrouve face à un contact froid et elle ouvre péniblement ses prunelles sous son désarroi. Un visage étranger la scrutant dans son entièreté. Sa bouche s’entrouve doucement mais les mots restent bloqués dans sa gorge serrée tandis que l’inconnu commence déjà à s’agiter  sur son corps déchiré. Sully elle panique, elle s’enlise, elle se rattrape à son vice. Phalanges tétanisées qui viennent se raccrocher à ceux de son meurtrier. Elle le cherche, elle l’oppresse. De son toucher salé, de ses doigts ensanglantés. Ses repères étant complètement faussés, elle devient abstraite cette défaite. Puis ce contact sur sa plaie. Ce cri qui vient froisser le silence entier. Elle a mal la dédale. Elle souffre le martyr et elle renferme son emprise sur la paume de l’infâme. Puis cette voix qui ne rajoute qu’un peu plus à son effroi. « C’est mauvais, je vais devoir agir vite alors distrais la parce qu’elle va douiller. » Et Sully elle redoute l’agonie. Elle se renferme dans sa paralysie. Ses prunelles verdâtres cherchant l’ambre du désastre. Elle n’est plus tension cette fascination. Elle n’est plus qu’oppression qui refuse sa condamnation.
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Sujet: Re: 'cause i'm only human after all, don't put your blame on me. (sully)
Dim 9 Avr - 22:26


   
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Ses phalanges en cage de fer sur sa hanche, il dilapide la distance qui le sépare de camp. Il fait ce qu’il peut pour engloutir le temps qui vient à manquer. Traînant le corps affaiblit, les os de porcelaine de l’enfant à la chair tuméfiée.
Bordel tiens l’coup.

Et il martèle sa tempe au prix des mots qu’il n’a jamais pu offrir, l’soir où la gamine se vidait de son sang, là haut, sous le regard affolé des étoiles impuissantes. « Reste là, reste avec moi putain. » L’corps s’affaisse de plus en plus lourd, à mesure que l’esprit s’endort sous la couche hivernale du froid qui transit les deux vagabonds de la nuit. En marche vers la rédemption, en marche vers l’absolution.

Ils marchent à travers le camp désert, où sont assoupi les pauvres pécheurs de ce monde, les envoyés, les troubles faits, les orgueilleux, les impunis, les rebelles et les fuyards. Et parmi eux y’a ce lâche, ce gosse furieux, que le rachat brûle aux tripes, qui hurle à l’astre froid son indigeste crime. Libérez moi.

Lourdement, rompu de fatigue, il enchevêtre le corps de la gamine au sien, la posant lourdement sur le maigre plumard des médecins. Le visage au dessus du sien, l’souffle éreinté d’avoir trop accéléré, craignant d’arriver trop tard, craignant d’arriver à temps. Ses poumons se creusent difficilement, manquant d’air, alors que sous ses yeux l’oxygène peine à s’infiltrer dans la poitrine détraquée de la muse à demi éthérée. Le souffle vital s’écoule de ses lèvres aussi rapidement que l’hémoglobine vermeille qui s’échappe de la plaie démantelée.

« C’est mauvais, je vais devoir agir vite alors distrais la parce qu’elle va douiller. »  Le médecin assoupi s’est éveillé, alors que Sully plonge dans le coma de son demi sommeil. L’activation dans la tente est trop lente, Serghei s’impatiente, trépignant contre le corps frémissant de l’agonisante. Celle qui trépasse, silencieusement, l’cœur bancal, la veine saillante, battant contre sa gorge déjà mourante.

Elle meurt à nouveau.
Putain là sous ses yeux.

« Hé ho là, p’tain écoute moi. » Ses phalanges s’écrasent mollement contre ses joues bleuies d’froid. Elle a la couleur des hématomes, des poupées brisées, des gamines noyées qu’on tire des eaux de rivières. « T’vas douiller poupée, mais j’suis là. » L’souffle a la rapidité de la situation qu’ils viennent d’enclencher. Le temps s’écoule ostensiblement, déversant, dégueulant son cours, sans que le monde ne puisse s’arrêter pour souffler.
Serghei il bouffe le temps.

Agitant ses phalanges sous le nez de la môme, il finit par les coincer entre ses lèvres poussant jusqu’à ses dents, faisant de sa mâchoire la guillotine de ses doigts crevés de poussière.
« Sully si t’as mal, t’mords de toutes tes forces. »

L’ton est rauque, la gorge baignée de l’acidité de ses actes passés. Les yeux défoncés de l’absurdité de ce qu’il lui demande.
« T’mords comme si t’voulais m’tuer. Et j’te promets qu’ça va passer. »

De l’autre main ses phalanges se referment contre les doigts givrés de la princesse étendue sur son lit de mort.

Cette fois j’te laisse pas crever.
Cette fois j’veux ressentir un putain de dixième de c’que t’as pu souffrir.



   
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05/10/2015 Electric Soul 5516 Jensen Ackles Tag & tumblr Traître en cavale & rebelle anti-esclavagiste anti-royaliste (ex-mercenaire, ex-gladiateur) | Combat & maniement des armes 490
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Sujet: Re: 'cause i'm only human after all, don't put your blame on me. (sully)
Dim 4 Juin - 9:28

RP archivé suite au départ de Sully
 

'cause i'm only human after all, don't put your blame on me. (sully)

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