Partagez | 
 

˜˜˜˜˜˜Time to wake up, time to get up ¤Chrisaïah¤
maybe life should be about more than just surviving


avatar
Invité
Invité


Sujet: Time to wake up, time to get up ¤Chrisaïah¤
Ven 23 Déc - 18:23



Time to wake up, time to get up
¤ 20 décembre 2116 ¤


Isaïah Stowaway & Chris Wilson
J’avais réussi à l’éviter pendant presque trois mois et je ne m’en portais pas plus mal. Pourtant, lorsqu’il y a quelques jours, Devos et moi en étions venus à parler de Chris et du fait qu’il n’était plus que l’ombre de lui-même, je m’étais dit que je ne pouvais pas le laisser comme ça, sans venir lui secouer les puces. J’avais beau le haïr de toutes mes forces, il n’en restait pas moins une personne dont le sort me préoccupait. J’avais clairement un cœur et celui-ci finirait par me perdre, j’en avais conscience. Mais je ne pouvais pas rester-là avec ce que l’autre informaticien m’avait dit. Ce n’était pas possible. Oui, d’un côté, savoir qu’il souffrait me faisait du bien car cela me prouvait qu’il avait un cœur. Mais… Je ne voulais pas non plus qu’il reste indéfiniment l’ombre de lui-même. Même s’il avait tendance à m’enfoncer dès qu’il le pouvait, même si je lui avais déjà dit à au moins mille reprises qu’il pouvait toujours crever que cela ne me ferait ni chaud ni froid. La vérité c’était que ce n’était pas le cas, et je m’en rendais compte. J’avais cogité pendant plusieurs jours, quand même, après ma conversation avec Devos, et j’avais fini par admettre que oui, il fallait que j’aille le voir, que j’aille lui parler. Je ne pouvais pas le laisser comme ça.

Mais admettre quelque chose et le faire… Il y avait un monde. Un monde immense, et je ne savais pas trop comment m’y prendre. Ce que je savais, par contre, c’était que j’allais apprécier, pour une fois, être dans une situation de relative force par rapport à lui. Car j’étais persuadée que ça serait le cas, même si, le connaissant, comme je le connaissais, les choses pouvaient toujours tourner à son avantage. En tout cas, j’allais m’accrocher comme un oursin à son rocher à la domination que je pourrai exercer. Comment allais-je m’y prendre ? Je n’en savais encore rien, mais j’aviserais le moment venu. De toute façon, avec Chris, il ne me servirait à rien de prévoir un plan d’attaque. A rien

Je pris donc la direction de l’endroit où il dormait, ayant entendu dire qu’il ne faisait pas de garde ce jour-là. C’était assez étrange, mais sans doute était-il trop à l’état de loque humaine pour se rendre utile. Pour une fois que ce n’était pas moins qui étais dans cet état d’esprit, cela me changeait agréablement. Sans m’annoncer, je pénétrais dans ses appartements. « Mais ça pue le phoque, ici ! » m’exclamai-je sans pouvoir m’en empêcher. Heureusement que je n’avais pas prévu d’être délicate avec lui… Je m’avançai encore, jusqu’à atteindre son lit où il était installé, les yeux rivés sur le plafond. Sans ménagement, je lui poussai les jambes pour m’installer. Vu l’état dans lequel il était, il ne l’aurait sans doute pas fait de lui-même. Je m’assis sur le bord du lit et repris la parole. « Bon, raconte. Il t’arrive quoi, là ? » J’étais un peu au courant de l’histoire. Enfin… Juste que Robb un de ses amis était mort et… Ca s’arrêtait là. Je ne connaissais rien des circonstances mais Chris avait plutôt intérêt à parler. De toute façon, je ne partirais pas tant qu’il ne m’aurait pas tout raconté et que je n’aurais pas la certitude qu’il allait commencer à se secouer les puces. Et j’étais, clairement, prête à le pousser à se lever pour lui foutre un coup de pied au cul. Rien ne me ferait plus plaisir.

avatar
01/11/2015 Glacy 1449 Brett Dalton murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 76
- Whatever it takes -


Sujet: Re: Time to wake up, time to get up ¤Chrisaïah¤
Sam 24 Déc - 11:06


Les minutes avaient passé. Les jours avaient passé à leur tour. Puis les mois. Mais pourtant rien n'avait permis de revenir sur cette triste réalité, de changer ce qui s'était passé. Robb était toujours mort. Enterré au campement des 100. Son corps reposant désormais six pieds sous terre après qu'il ait donné sa vie pour me sauver. J'aurai dû être mort à sa place. Une phrase qui ne me quittait pas jour après jour. Après la disparition de Faust, sa mort n'avait été que la goutte d'eau qui avait fait débordé le vase. Sans ses repères, je me sentais seul. J'avais toujours cru qu'ils seraient là, les connaissant depuis l'enfance mais non, je ne pouvais plus voir leurs visages, ni entendre leurs rires. Et cette douleur ne me quittait pas. Pourtant je n'étais pas le seul à connaître cette douleur. On avait tous perdu des êtres qui nous étaient chers tout comme Murphy qui avait connu cette sensation d'imaginer toujours le pire alors qu'on recherchait Faust dans la forêt. Mais il n'y avait pas qu'elle. Ailina avait aussi perdu Rhys. Ailina que j'avais retrouvé et qui tout comme moi devait être au plus bas alors que le jeune homme était sans aucun doute son âme soeur. Mais il n'y avait pas que la jolie blonde, qui n'avait pas seulement une place importante dans mon coeur, qui connaissait peine et désolation, il y avait aussi Rachel. Mini-Miller. Sans doute était-elle en pire état que moi alors qu'elle avait perdu elle aussi cet homme qu'on adorait tous deux, un homme qu'elle considérait comme un frère. Et pourtant, alors même que je connaissais leur douleur, qu'on aurait pu se soutenir, même là je n'avais réussi à me résoudre à aller à leur campement. Incapable d'y retourner alors que le campement des 100 représentait les dernières images que j'avais eu de Robb avec son enterrement. Impossible d'y retourner alors que depuis mon départ je m'étais enfoncé dans une certaine folie, mutisme. Si Cassandre avait été là pour me guider jusqu'à l'infirmerie, si j'avais pu voir à quel point Murphy, Tennessee, mais aussi Devos étaient déterminés à me ramener, il n'en restait pas moins que je savais qu'ores et déjà cela ne servait à rien. Si j'étais là, pourtant bien plus ancré dans le monde réel que jamais, il n'en restait pas moins que je n'étais qu'un homme qui attendait que la mort l'emporte.

L'espoir que tout s'arrête pour que la douleur que je ressentais à chaque instant et qui avait été décuplé s'arrête. Si je ne pensais pas connaître une telle peine alors que c'était moi-même qui en avait dit à plus d'un pour les forcer à se relever comme à Murphy que c'était justement cette douleur qui nous maintenait en vie, nous faisant sentir vivant, il n'en restait pas moins que j'en venais à regretter ses mots. Des mots que je regrettais comme d'autres actions. Ma tête chargée de regrets et de douleur. Des regrets que je n'aurai jamais pensé connaître alors que je m'étais toujours débarrassé de toutes traces de remords d'un coup de moment. Il avait fallut que cela arrive pour que je regrette, pour que je me rende compte à quel point je tenais à eux. Mais encore là cela ne servait à rien. Il était trop tard pour revenir en arrière ou pour même espérer changer le passé.

Condamné à continuer de vivre. Condamné à continuer de respirer même alors que plus rien n'avait d'intérêt à mes yeux. Chaque mouvement que j'exécutai n'était effectué que par pur automatisme alors qu'en grande partie, je n'en venais qu'à rester silencieux et éviter les autres. Me refermant sur moi-même. Nullement apte à commander le rébellion. Et même y penser n'avait plus aucun intérêt. Rien ne l'avait alors que je me retrouvais juste à revenir dans cette tente. Sans doute avaient-il eu tellement pitié face à mon état que c'était pour cela qu'ils m'avaient dispensé de patrouille. Comme si cela comptait. Alors je me retrouvais là, allongé sur ma couche, regardant le plafond même s'il n'y avait rien à voir. Rien n'avait changé. Nulle mouche n'en n'était venue à voler. C'était toujours le même plafond aux mêmes teintes et cela depuis le début. Des heures que je le fixais d'un regard vague, sans aucun but et non rien n'avait changé. Rien ne changerait même jamais.

Je ne détournais même pas la tête en entendant l'écho de bruits de pas. Immobile. « Mais ça pue le phoque, ici ! » Ne tournant même pas la tête en entendant cette voix que trop familière. Il y aurait un moment j'aurai réagi et aurai aussitôt envoyé des piques à la jolie brune. Je l'aurai sans doute même chassé à coups de pied mais, même sa remarque ne me fit pas réagir. A vrai dire celle de Murphy, Ten ne m'avaient pas fait réagir non plus la première fois alors pourquoi là. Ne trouvant même pas la force de lui répondre alors que je restai là, toujours la tête levait vers le plafond, ce regard fixe, ce corps immobile. Le bruit de pas d'Isaïah alors qu'elle s'approchait sans ménagement pour me pousser les jambes qui retombèrent pour dire mollement. La couche grinça alors qu'elle s'installa à côté de moi. « Bon, raconte. Il t’arrive quoi, là ? » Encore des questions. Toujours ces mêmes questions. A croire qu'ils ne pouvaient pas comprendre que je ne souhaitais pas y répondre, pourtant je savais d'un autre côté que tous savaient pourquoi j'étais comme ça. Cela ne faisait aucun doute que tous connaissaient une partie de l'histoire et s'étaient formés leur propre opinion sur le sujet. Comme si cela importait. Ils ne savaient rien et je ne souhaitais rencontrer leurs regards chargés de compassion. Doutant pas moins que la jolie brune puisse exprimer la moindre compassion à mon égard après ce que je lui avais fait. Et ce n'était pas comme si j'avais envie de lui parler, encore moins à elle. Ne daignant même pas tourner la tête pour la regarder alors que pendant quelques secondes un silence s'installa avant que je n'en vienne à prendre la parole d'une voix terne. « Va-t-en. » Des mots qui ne sonnaient même pas comme un ordre. Non, il n'y avait rien qui n'en ressortaient, ni même réellement une demande bien que c'était ce que je voulais, qu'elle s'en aille. Il n'en restait pas moins que c'était Isaïah dont on parlait, doutant qu'elle le fasse.


avatar
Invité
Invité


Sujet: Re: Time to wake up, time to get up ¤Chrisaïah¤
Lun 13 Fév - 14:43

Time to wake up, time to get up
¤ 20 décembre 2116 ¤


Isaïah Stowaway & Chris Wilson
Il me faudrait plus que son silence pour me faire dégager. La vérité, c’était que j’étais inquiète pour lui. Je n’avais pas l’habitude de le voir comme ça, aussi éteint. Et ça m’atteignait, que je le veuille ou non. Et je ne le voulais pas, justement. Mais c’était comme ça, et je devais faire avec. Et je devais tenter, par tous les moyens en mon pouvoir de le secouer pour qu’il accepte de se bouger enfin. Pour comprendre ce qu’il se passait dans sa tête. Je fus presque surprise qu’il ne me repousse pas lorsque je poussai ses jambes pour m’asseoir sur le bord de son lit. C’était une loque. Clairement, et j’insistai pour qu’il me raconte ce qui n’allait pas. Je voulais comprendre, j’étais comme ça. Même si une partie de moi restait en colère contre lui, continuait de le haïr, il était une personne importante dans ma vie et je continuais, et je continuerais toujours à m’inquiéter pour lui. Aussi, lorsqu’il finit par me demander de partir, je n’en fis rien, au contraire. Je posai une main sur son tibia pour attirer son attention. « Hey, Chris… C’est à moi que tu parles là… Non, je ne vais pas partir. Pas tant que tu ne te seras pas secoué le cocotier. Tout le monde s’inquiète, pour toi… » dis-je, d’une voix un peu adoucie. Tout le monde, c’était peut-être un peu exagéré. Mais, en tout cas, les autres rebelles s’inquiétaient pour lui. Je le savais parce que j’avais parlé avec Devos. Que, maintenant… Mais la question n’était pas là. « Que s’est-il passé ? » demandai-je encore.

Il me connaissait. Il savait que j’allais insister jusqu’à savoir, jusqu’à comprendre. Jusqu’à ce qu’il bouge. D’autant que, dans quelques jours, nous étions censés partir pour le campement de nos jeunes, et que je me doutais qu’il y avait une personne au moins qu’il voudrait voir : Ailina. Peut-être d’autres, aussi, des personnes qui avaient été proches de son ami, mais je n’en étais pas certaine. Pour la jeune femme que nous avions en commun, en tout cas, c’était sûr et certain. « Tu ne peux pas rester comme ça, Chris. Ce n’est pas possible. » J’ignorais ce qu’il se disait au sujet de la mort du jeune homme. Accidentelle ? Intentionnelle ? Mais ce qui était sûr pour moi, c’était que Chris n’y était pour rien. J’en avais l’intime conviction. « Je sais qu’on est pas toujours d’accord, toi et moi, mais je n’aime pas te voir comme ça. » Je parlais sans doute dans le vide, pour l’instant. Mais je n’allais pas abandonner. Abandonnant son tibia, ma main vint prendre la sienne et la presser pour l’assurer de mon soutien. S’il regardait mon visage, il n’y verrait pas de compassion, pas de pitié. Pour lui, jamais. J’aurais pu, certes, jubiler de le voir ainsi accablé par le chagrin, mais il n’en était rien. J’étais, oui, triste pour lui. Mais ce que mon visage montrait, c’était l’inquiétude. Une inquiétude sincère. Après tout, je ne mentais que très rarement, je n’étais pas forcément très douée pour ça. Je préférais les demi vérités.


Spoiler:
 

avatar
01/11/2015 Glacy 1449 Brett Dalton murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 76
- Whatever it takes -


Sujet: Re: Time to wake up, time to get up ¤Chrisaïah¤
Dim 19 Fév - 17:24


Evidemment, elle ne partie pas. Au lieu de cela, elle s'approcha un peu plus, posant sa main sur mon tibias pour retenir mon attention, pour attirer mon regard. Ce qui réussit. N'en venant qu'à relever légèrement la tête, clignant des yeux alors que je tournais tout légèrement la tête vers elle en espérant qu'elle ne tente rien de plus et sorte de là. Mais je doutais qu'elle le fasse, bien qu'au lieu de cela elle avait attiré mon attention. « Hey, Chris… C’est à moi que tu parles là… Non, je ne vais pas partir. Pas tant que tu ne te seras pas secoué le cocotier. Tout le monde s’inquiète, pour toi… » Si sa voix était adoucie, ce qui pouvait attirer que mon attention alors que ce n'était pas son genre de me parler ainsi, il n'en restait pas moins que je savais qu'une partie de ses mots étaient faux. Pas tout le monde ne s'inquiétait. Autant qu'il était sûr que la plupart du campement n'en n'avait rien à faire comme Richard, Elijah et d'autres. Du moins c'était ce que je pensais. Certes au contraire, Devos, Murphy, Ten et même Isaïah apparemment s'inquiétaient. Mais pour autant le fait qu'ils s'inquiètent m'importait peu à vrai dire. Rien n'importait de tout cela et encore moins ce qu'elle pensait. A vrai dire je doutais vraiment qu'elle s'inquiète, en doutant réellement alors que ce n'était pas son genre. Pour autant c'était une note de sincérité que j'avais entendu de sa voix. Peut-être qu'elle était sincère ou peut-être pas, mais il n'en restait pas moins que cela ne m'intéressait pas ou juste un peu. Tout simplement que je n'avais pas envie de lui parler à elle ou à d'autres, n'ayant pas encore raconté ce qui s'était passé à qui que ce soit, et je doutais que je commence à me confier à elle. Je ne pensais pas pouvoir le faire, et je doutais même que l'idée que je puisse me confier à elle existe, n'y croyant pas. Mais autant que je lui avais dit de partir, et qu'elle ne le souhaitait pas, elle n'en vint qu'à prendre la parole de nouveau. « Que s’est-il passé ? » Encore cette question. Ils se posaient tous cette question. Ils me  posaient toute cette question. Elle. Devos. Murphy. Ten. Murphy. Encore Murphy. Surtout cette dernière. Je savais à près tout que Murphy s'inquiétait mais il n'en restait pas moins que non, je n'avais tout simplement pas envie de leur raconter. Et je commençai aussi à en avoir marre de subir cette question. « Cela te concerne pas. Juste va-t-en. » Froid. Lassé aussi de cette question qu'ils continuaient de poser sans vouloir comprendre que je n'avais pas envie de répondre à cette question, ne voulant tout simplement pas en parler. Pour autant, je savais qu'elle voudrait continuer d'insister jusqu'à je craque.

« Tu ne peux pas rester comme ça, Chris. Ce n’est pas possible. » Elle continuait de parler et malgré tout j'entendais ce qu'elle disait même si je n'arrivais à me focaliser sur chacun des mots qu'elle disait. A vrai dire cela importait peu de ce qu'ils pensaient. Après tout si je voulais en rester là, cela ne regardait que moi, et non pas tout le monde, loin de là. « Je sais qu’on est pas toujours d’accord, toi et moi, mais je n’aime pas te voir comme ça. » « C'est bon, tu n'as pas besoin de t'inquiéter pour moi. » Me relevant légèrement alors qu'elle était toujours là. « Non tu peux y aller sincèrement, je me débrouille parfaitement bien... puis, ce n'est pas comme si c'était ton problème pour toi ou pour les autres ? Si ? Tu devrais être contente, tu m'as pas dans les pattes ? » N'en venant qu'à rajouter une couche. Légèrement sarcastique alors que c'était comme si elle réussissait à faire réapparaître un petit peu ce que j'étais. Secouant la tête. Non elle ne réussirait pas. « Va-t-'en Isa. »



avatar
Invité
Invité


Sujet: Re: Time to wake up, time to get up ¤Chrisaïah¤
Lun 27 Fév - 18:25

Time to wake up, time to get up
¤ 20 décembre 2116 ¤


Isaïah Stowaway & Chris Wilson
M’en aller ? Et puis quoi encore ? « Tsss tsss tsss » sifflai-je entre mes dents. Il me connaissait vraiment mal, ma parole. J’avais déjà du mal à partir quand j’en avais envie, mais alors le faire lorsque je n’en éprouvais pas le désir… C’était juste impossible. Néanmoins, je pouvais comprendre qu’il puisse vouloir que je m’en aille. « Bien entendu… Je vais te laisser seul à te morfondre, à ruminer je ne sais quoi. Tu me connais donc si mal que ça ? Ce n’est pas parce qu’on passe notre temps à nous bouffer le nez que je vais te laisser dans cet état. » Et, au contraire, plus il me demander de le laisser et plus j’avais l’intention de rester. Le voir ainsi changeait tout ce que je pouvais bien penser de lui. D’une certaine façon, cela rééquilibrait nos rapports et, clairement, c’était appréciable. Pour moi, en tout cas. Je n’aurais pas voulu revenir en arrière le moins du monde. Pas même lorsqu’il insista encore, prétextant que ce n’était pas mon problème, ni celui des autres. Sa détresse me brisait le cœur. « Non. Je ne partirai pas. Et non, ça ne me plait pas de te voir comme ça. Au contraire. » Au contraire, oui. Je détestais ça. Je n’allais pas partir sans avoir essayé.

Mais comment ? J’aurais pu lui dire que Devos était venu me voir, mais non. Je comptais bien garder la discussion que j’avais eue avec mon collègue informaticien secrète. Comme il m’avait dit, c’était à lui d’en parler aux autres membres de la rébellion, quand bien même je savais que Chris en faisait partie puisqu’il avait si maladroitement tenté de me recruter quelques temps auparavant. A comparer le Chris de ce jour-là au Chris d’aujourd’hui… Je me rendis compte que je préférais réellement quand il me prenait la tête. « Non. Tu veux que je t’avoue un truc ? Je n’aime pas te voir comme ça. » Et encore, c’était en dessous de la vérité. « Parle-moi, Chris. On est au-delà de ces considérations, toi et moi. Rien de ce que tu pourras dire ne changera ce que je pense de toi. » Même s’il avait tué son ami, ce dont je doutais clairement, cela n’influencerait pas négativement mon opinion de Chris. Au pire, tout ce qu’il risquait, c’était que je revois positivement mes à priori à son propos, et que nos relations s’apaisent un peu par la suite. « Il s’est passé quoi, avec Robb ? » demandai-je à nouveau, à voix douce, presque caressante. « Je te l’ai dit, je ne te laisserai pas. Clairement, tu as besoin qu’on s’occupe de toi. » Je lui aurais bien sorti qu’il fallait qu’il se change, en allant chercher des vêtements pour lui, mais… Pas tout de suite. Le faire parler, déjà, et si vraiment il ne voulait pas parler, j’en arriverais à cette extrémité.

avatar
01/11/2015 Glacy 1449 Brett Dalton murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 76
- Whatever it takes -


Sujet: Re: Time to wake up, time to get up ¤Chrisaïah¤
Ven 3 Mar - 11:23


« Tsss tsss tsss » Plus j'insistais et plus elle semblait s'accrocher à cette idée qu'elle ne partirait pas. Elle n'était pas juste obstinée ou juste déterminée à m'enquiquiner jusqu'au bout, non à cet instant elle me faisait juste penser une sangsue. Une sangsue dont je voudrai me débarasser. Sans doute qu'à cet instant j'aurai préféré l'écraser comme on écraserait un insecte de la pointe de sa chaussure. Mais de l'autre côté c'était en raison de ses relations, de ses intéractions même violentes parfois que je continuais de rester éveillé, que je ne sombrais pas totalement. « Bien entendu… Je vais te laisser seul à te morfondre, à ruminer je ne sais quoi. Tu me connais donc si mal que ça ? Ce n’est pas parce qu’on passe notre temps à nous bouffer le nez que je vais te laisser dans cet état. » Entre nous il n'y avait jamais eu un geste amical. Cela n'avait été que l'histoire d'une nuit qui avait eu des conséquences que bien compliquées. Cela n'était toujours que passion et violence. Chacun des mots et de nos gestes le faisaient ressentir. Chaque moyen était bon pour faire mal à l'autre. Oh pourtant autant que j'avais tenté de lui remonter le moral alors qu'elle était au plus bas, elle semblait désormais à son tour prête à me rendre la pareille ne voulant pas me laisser dans cet état autant qu'elle puisse me détester. J'esquissai pas moins un sourire sarcastique, doutant de ces propos, doutant qu'elle veuille vraiment m'épauler et me remonter la morale. Et ce fut une nouvelle fois que je lui demandais de partir de nouveau, insistant sur le fait que ce n'était pas ses problèmes. Cela était la vérité, cela ne la concernait pas. Cela ne concernait pas un centième du campement et si une part de mon esprit pouvait accepter le fait que ceux qui se disaient être mes amis puissent s'inquiéter, il n'en restait pas moins que cela ne passait pas. Je n'avais pas envie de parler. je n'avais pas envie de raconter mon histoire et encore moins à la jolie brune. Mais évidemment elle n'était pas du même avis. « Non. Je ne partirai pas. Et non, ça ne me plait pas de te voir comme ça. Au contraire. » « Tu me touches. Oh non j'avais oublié, je n'ai pas de coeur ! » Ironique. Sarcastique. Tout n'était que froideur. A vrai dire je faisais tout pour éteindre chaque petite étincelle de chaleur, préférant rester dans cette obscurité glaciale.

« Non. Tu veux que je t’avoue un truc ? Je n’aime pas te voir comme ça. » Je levais les yeux au ciel, doutant de pouvoir à cet instant croire ce qu'elle voulait me raconter. Et la vérité était que je ne voulais pas y croire, ne voulant pas de sa prétendue amitié, ne voulant pas de ses regards compatissants qu'ils portaient tous. « Et bien j'aime me voir comme cela. Donc maintenant que tu sais que cette situation me dérange pas, je pense que tu peux partir. De toute manière, tu connais le chemin de sortie. » Je continuais d'insister autant qu'elle le faisait. Me redressant légèrement pour la pousser un peu, non sans aller jusqu'à la faire tomber au sol, n'ayant pas l'intérêt bien que l'idée m'avait autant traversé. Une éventualité si elle ne parte pas. Bien que je ne pouvais que me demander si ce n'était pas le plan de la jolie mécano que je me lève pour la jeter dehors, pour m'obliger à me lever de ma couche. Alors aussitôt je me laissais retomber sur les couvertures comme un enfant qui bouderait. « Parle-moi, Chris. On est au-delà de ces considérations, toi et moi. Rien de ce que tu pourras dire ne changera ce que je pense de toi. » « Est-ce que ce le moment où tu me sors que tu m'as pardonné, que tu m'aimes à la folie et que je te manque ? » Lui jetant un regard narquois et je ne pensais pas une seule seconde qu'elle pensait cela, qu'elle m'appréciait à ce point après que je l'avais jeté dehors comme l'on lancerait un vulgaire déchet de sa poubelle. Mais comme un robot, elle ne semblait juste pas vouloir se détourner de son but, ce qui n'en vint qu'un peu plus à m'agacer.

La colère refaisant surface sans que je m'en rende compte alors qu'elle prenait la parole d'une voix douce. « Il s’est passé quoi, avec Robb ? » A vrai dire la colère était clairement là alors qu'au son de ses derniers mots, j'en venais qu'à attraper son poignet violemment, allant sans doute laisser une marque rouge autour de sa peau. « Cela te concerne pas Isa ! Maintenant dégage de là ! » « Clairement, tu as besoin qu’on s’occupe de toi. » Mon visage qui se retrouvait quasiment au contact du sien, plus menaçant que jamais alors que ses mots n'en n'étaient que venus à déclencher cette rage incontrôlable qui était toujours là, sous la surface. Le seul point positif qu'elle pourrait trouver à la situation était que j'en étais venu finalement à sortir de mon mutisme, alors qu'elle avait déclenché une réaction de ma part. « Tu m'as pas attendu je crois ! Je t'ai dit de dégager là ! T'es pas ma mère à ce que je sache, et tu es la dernière personne du camp à qui je voudrais parler de Robb ! » N'en venant finalement qu'à me mettre à exécution alors que je la poussais violemment, lui attrapant les jambes même si bien entendu c'était une évidence qu'elle allait se débattre, la traînant jusqu'à l'extérieur. Avant de rentrer à l'intérieur, commençant de nouveau à m'agiter nerveusement alors que non seulement elle m'avait tiré de mon lit, mais que les images de Robb venaient de nouveau transparaître de mon esprit. Mon pied qui partait alors que j'en venais à renverser le peu d'objets qui se trouvaient là.

Admin △ I'll dream you real
avatar
05/10/2015 Electric Soul 5932 Dan Stevens Avengedinchains ♥ & tumblr Professeur de litté/philo sur l'Odyssée, s'occupe des cultures sur Terre | Education & notions d'agriculture 42
Admin △ I'll dream you real


Sujet: Re: Time to wake up, time to get up ¤Chrisaïah¤
Dim 4 Juin - 10:01

Ce rp est archivé pour n'avoir pas reçu de réponse depuis plus de trois mois. Si vous souhaitez néanmoins le poursuivre, merci de MP un membre du staff

Admin - Tears of the phoenix
avatar
12/10/2014 Brimbelle 47074 Jessica Chastain Lux Aeterna Médecin / Herboriste 344
Admin - Tears of the phoenix


Sujet: Re: Time to wake up, time to get up ¤Chrisaïah¤
Sam 9 Sep - 21:00

Ce RP est archivé pour n'avoir pas reçu de réponse depuis trois mois. Merci de contacter un membre du staff si vous souhaitez néanmoins le continuer

Contenu sponsorisé


Sujet: Re: Time to wake up, time to get up ¤Chrisaïah¤

 

Time to wake up, time to get up ¤Chrisaïah¤

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Torrhen Tully - Time to wake up
» Seize the Time!An essay by Cynthia McKinneySeptember 19, 2008
» Session time out...
» Damon Moon - "It's time to forget about the past"
» 08. Remember that time is money - Benjamin Franklin

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Hundred :: Il était une fois des jolies histoires-