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˜˜˜˜˜˜Dis-moi, aimes-tu les Rahjaks ? | Erza
maybe life should be about more than just surviving

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15/06/2015 332 Colin Farrell avengedinchains ancien esclave, participe à la rébellion Rahjak 10


Sujet: Dis-moi, aimes-tu les Rahjaks ? | Erza
Lun 19 Déc - 19:22

Il y avait des nuits plus difficiles que d’autres. Celle-ci était relativement pénible. Allongé dans son lit miteux de l’auberge, dès qu’Eirik fermait les yeux, des cauchemars horribles l’envahissaient. Le monde semblait se briser, sa tête devenait lourde et il entendait les cris des autres esclaves de la mine. La puanteur de son souvenir l’envahissait et il se retenait de vomir. La nuit fut horrible, ponctuée de cauchemars, de sursaut. Finalement, au milieu de la nuit, il ne s’endormit plus. La tête remplie de cris, il se leva et alla s’appuyer contre la fenêtre, observant le paysage hivernal au loin. L’homme dormait en pantalon, sans rien sur le torse. Malgré la fraîcheur de la nuit, il était brûlant, ignorant s’il avait de la fièvre ou pas. Vu qu’il tenait bien debout et ne délirait pas, il ne pensait pas souffrir de la fièvre. Eirik s’approcha de ses affaires, en sorti un sachet d’herbe et ne manqua pas d’en prendre quelques-unes, d’en mâcher avant d’arroser tout ceci d’une gorgée d’eau. Il était encore trop tôt pour partir. Il attendrait que le soleil se lève, cela n’était qu’une question d’heures. Eirik refusa de se recoucher, il s’assit par terre, faisant l’inventaire de ses affaires et aiguisant son couteau. Il avait de la patience à revendre et des suites dans les idées quand il s’y mettait.

L’homme s’assoupit et se réveilla en sursaut. Sa main était sur son couteau et il ne bougeait pas, prêt à se battre. Il était extrêmement tendu et balaya la zone du regard. Tout allait bien, il était en sûreté. Il relâcha son couteau et se leva. Il était temps qu’il bouge et se décida à s’habiller. L’étoffe rugueuse glissa sur son torse couvert de cicatrices. Des vestiges de son passé qu’il fuyait. L’homme était dans une brume étrange et décida de remballer ses affaires avant de descendre à l’étage. Il dévora son petit déjeuner et partit chercher son étalon dans l’écurie. Il se refusait encore à le nommer. Peut-être parce qu’il n’y voyait pas l’intérêt. Il ne donnait pas autant d’importance à un animal. Certes il était utile, mais il l’avait récupéré juste pour faire plaisir à Tabatha, rien de plus. Eirik termina de préparer l’animal gris et le sortit de l’écurie avant de grimper sur son dos. L’étalon était agité et vif. La nuit l’avait bien reposé et il se montrait particulièrement énegique. Un vrai animal de course. Le Rahjak s’était habitué à ce tempérament vif et le laissa marcher quelques minutes d’un pas rapide. Il savait d’avance que s’il ne cédait pas cela à l’étalon, le cheval serait impossible et ce serait pénible. Il le ralentit rapidement, longeant la rivière. Il avait dans l’idée de pêcher un poisson si possible. Cela lui ferait un repas consistant pour le soir.

Eirik n’était pas le pêcheur de l’année, mais c’était une idée. S’il ne se débrouillait pas un minimum, il risquait de mourir de faim. Il devait se montrer ingénieux. Eirik comptait repartir bientôt pour rejoindre la rébellion et voir ce qui se faisait. L’homme se dirigea vers le pont, décidé à le traverser. Il était dans ses pensées, mais tout de même attentif de ce qui l’entourait. Les sens à vif, il se demandait bien s’il rencontrerait quelqu’un durant son voyage. Le Rahjak n’était pas d’humeur. L’homme était dans son manteau chaud qu’il avait acquis ici, certainement pas dans le désert. Le froid le gelait, mais il tenait bon. Il crut distinguer une silhouette au loin et fit ralentir sa monture. Soudainement, Eirik se sentit à découvert. Il stoppa son étalon et ne bougea plus. « Qui va là ? » Il parlait en trigedasleng. Son accent particulier qui ne disparaîtrait jamais, relevait assez rapidement qu’il n’était pas Athna, Calusa ou encore moins Pikuni. Malgré tout, il avait réussi à survivre malgré que sa tête soit mise à prix. Eirik pouvait paraître inoffensif et sans défense. C’était le but, si on le croyait faible, on hésitait à l’attaquer ou penser qu’il était un homme en fuite. Le Rahjak se demanda si la personne qu’il distinguait était une cent. Il espérait que non, il en avait assez des gamins du ciel.

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28/02/2016 Glacy 725 Jessica Parker Kennedy bazzart esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée 52
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Sujet: Re: Dis-moi, aimes-tu les Rahjaks ? | Erza
Mar 20 Déc - 13:43


J'avais dû me trompé quelque part. Il n'y avait pas d'autres possibilités. Me répétant de nouveau ce que m'avait dit Varghause. Répétant de nouveau à voix haute les indications qu'elle m'avait donné. Je devais suivre la rivière en partie avant de remonter vers le nord-ouest. Sauf que j'avais l'impression d'être partie, ayant tout sauf l'impression de me trouver au bon endroit ou d'aller dans la bonne direction. Je le savais pourtant que j'aurai dû lui parler pendant plus longtemps, que j'aurai dû insister pour qu'elle m'accompagne encore plus loin. Mais non, il avait fallut que je lui certifie que j'étais sûre de moi, que je ne me perdrais pas. La colère et la peur se saisissant de nouveau de moi tout aussitôt. En colère contre moi-même alors que je savais que n'être pas sûre de moi ne pourrait que me conduire à me faire prendre. Je risquais gros, je le savais. Ils pouvaient me rattraper à tout moment et maintenant j'en venais qu'à m'inquiéter un peu plus. Et si à cause de ce temps que j'avais perdu, ils me rattrapaient. J'en avais peur en effet, encore plus particulièrement depuis que j'étais de nouveau seule. Si je n'avais pas rencontré seulement Varghause mais aussi une créature mythique à mes yeux qui était une personne venue du ciel, il n'en restait pas moins qu'à force ils ne pourraient que me rattraper si je prenais toujours autant de temps. Me forçant à me réveiller, sifflant plus longuement pour qu'Argo accélère l'allure. Et ce dernier ne vient qu'à s'exécuter, répondant aussitôt à mes ordres alors que le lien qui s'était tissé entre nous ne s'était que plus que jamais développé. Je secouai la tête de nouveau, c'était certain que je devais faire demi-tour et au plus vite. Ce que j'acceptai finalement de faire après l'espace de quelques secondes d'hésitation, en venant qu'à accepter cette réalité, j'étais perdue et à moins que je ne fasse pas demi-tour pour retrouver un point de repère alors tout risquait de se compliquer. Je ne comptais pas finir ici, ni même accepter que l'on me rattrape, préférant autant me passer la corde au cou plutôt que de mourir là ou même les laisser me mettre la main dessus. Alors je continuais, me mettant en mouvement, apercevant soudainement ce point de repère que j'avais déjà vu auparavant. Le pont. Si je repartais de là alors peut-être que tout se passerait bien. Non ? J'hésitai encore. Un espace bien trop découvert à mon goût. Acceptant pas moins ce qui se passait alors que j'en venais qu'à m'avancer un peu plus, non sans avoir sifflé de nouveau après que quelques secondes se soient écoulées. Forçant Argo à se stopper soudainement à l'orée de la forêt. Est-ce qu'il fallait vraiment que je reparte du milieu ? Peut-être que si je m'éloignais là cela le ferait aussi. Hésitante. Soudain je me figeais un peu plus en apercevant une silhouette se dirigeait dans ma direction. Un homme sur un étalon qui était particulièrement aux aguets. Je notais ses traits, sa couleur de peau, comprenant aussitôt qu'il n'était pas d'ici. Mes yeux ne le lâchant pas alors que je continuais de réfléchir. Il avait les traits distinctifs d'un homme du désert. Un rahjak comme moi. M'en inquiétant légèrement. Mercenaire ou esclave ? S'il paraissait aux aguets, il n'en restait pas moins qu'il ne semblait pas porter d'armes non plus. Non, il était trop inquiet, trop aux aguets. Mon instinct me dictant que je le connaissais, qu'il était comme moi en soit.  Néanmoins, je restais là hésitante encore sur ce que j'allais faire jusqu'à ce qu'il vienne à prendre la parole d'un coup. « Qui va là ? » Il parlait dans notre langue et aussitôt, après un instant, je m'approchai, prenant le risque de m'avancer à découvert d'elle. M'approchant du pont vers lui, sur Argo, encore hésitante, levant mes mains en l'air pour lui montrer que je n'étais pas un danger pour lui. A vrai dire j'espérai juste qu'il ne le soit pas non plus pour moi alors que je continuais de m'avancer dans sa direction doucement, restant pas moins jugé sur Argo plutôt que descendre à terre. Je sifflai de nouveau et il s'arrêta à quelques mètres de lui. « Tu es comme moi. » Je n'en doutais pas, en étant même quasiment sûr. Pour autant connaissant la méfiance des rahjaks, je savais qu'il ne serait pas pour autant plus aimable à mon égard, n'en viendra même sans doute qu'à être plus que méfiant. Et je savais que je prenais des risques réellement. « Je suis une rahjak moi aussi. Une esclave... » Dévoilant le tatouage à l'encre rouge marqué sur ma peau, sur ma chair qui prouvait mon statut et ne me conduirait qu'à être reconnu par tous là-bas et même ici. Et je savais que c'était risqué comme de le dévoiler ainsi.  « ... en fuite. Comme toi n'est-ce pas ? » Si ma voix était hésitante, il n'en restait pas moins que j'en étais quasiment certaine, doutant que mon instinct puisse me tromper en effet, doutant qu'il soit quelqu'un d'autre ou même un mercenaire. Non, j'en étais sûre. « Mon prénom est Ezra. Toi ? » Je savais que je prenais des devants vraiment, mais il fallait le faire et à cet instant je savais que je ne pouvais pas me tromper, préférant croire mon instinct que les voix dans ma tête alors qu'en effet, j'en venais qu'à me dévoiler un peu plus, tentant le tout pour le tout.

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Sujet: Re: Dis-moi, aimes-tu les Rahjaks ? | Erza
Mer 28 Déc - 23:12

Eirik ne savait pas à quoi s’attendre et clairement, il était sur les nerfs. Il ne savait absolument pas ce qui l’attendait. Il voyait une silhouette s’approcher, une femme de toute évidence. Elle semblait aussi aux aguets que lui. L’homme ne manqua pas de l’interroger sur qui elle était. Sa réponse ne le satisfaisait absolument pas quand elle affirma être comme lui. Il la détailla plus soigneusement, observa sa peau foncée, son air si différent des trois tribus de la région. Il y avait quelque chose en elle qui rappelait la dureté du désert. Qu’ils étaient bien naïfs les vagabonds qui se croyaient à l’abri, ce n’était qu’un mirage. Ils pouvaient faire semblant, mais tout en eux rappelait le passé. Il ne répondait rien, ne cessait de la détailler pour voir si elle était réellement comme lui. Cela pouvait tout autant être un piège. Les Rahjaks étaient des individus vicieux qui ne manquaient pas de moyens. On n’irait jamais lui faire croire le contraire. Cette femme se dévoila en tant que Rahjak et dès qu’elle prononça le mot esclave, cela fut comme un électrochoc. Eirik fit approcher sa monture nerveuse de cette femme. Il regarda sa marque, leva son regard foncé sur elle alors qu’elle parla de fuite. « Où est ton maître ? » Il refusait de répondre à sa question. Il ne dirait pas qu’il était en fuite. Cela faisait des années qu’il était en fuite. Il ne pouvait pas le dire ainsi, pas alors qu’on le recherchait. Oui c’était un être particulièrement superstitieux pour le coup. Il ne voulait pas attirer le malheur sur lui en disant la vérité. On ne pouvait l’accuser de rien s’il ne répondait pas.

Il la détailla soigneusement et se demanda où était le piège. Il devait y avoir un piège, forcément. Il ne pouvait pas croire à la bonté humaine, encore moins à la bonté de quelqu’un de son ancienne tribu. En tout cas, elle semblait sincère car elle continuait de parler. Il ne la lâchait pas du regard. Eirik serait prêt à attaquer, voire la tuer pour survivre. Elle ne serait pas le premier ni le dernier cadavre qu’il ferait. Erza, un prénom qui ne le choquait pas. Cela pouvait être vrai comme faux. « Je suis n’importe qui. » Et personne à la fois, un pion entre les mains des maîtres esclaves. Il avait été un paquet de viandes, rien de plus. Il avait un prénom qui pouvait être utilisé. Mais que valait réellement un prénom dans ce bas monde ? Il doutait même que ce soit sa mère qui l’ait choisi. Il n’avait jamais demandé car il s’en fichait, un peu comme sa couleur de cheveux ou de yeux. Clairement, Eirik n’était pas facile et était extrêmement méfiant. Il s’attendait au pire à tout moment. D’une légère pression des rênes, il fit reculer sa monture. Histoire de mettre de la distance entre lui et la dénommée Erza. Elle semblait honnête, mais il avait croisé bien des manipulatrices et des menteuses dans sa vie. Lui mentir et le regarder droit dans les yeux, il avait connu cela.

La chute n’était que plus douloureuse. Il se demandait comment elle pouvait lui prouver qu’elle ne mentait pas et la vérité était qu’elle n’avait aucun moyen, sauf sa bonne parole et la bonne humeur d’Eirik si on pouvait dire les choses ainsi car il n’était jamais d’une excellente humeur. Il se demandait si la marque d’esclave était une vraie, mais il fallait bien avouer que personne n’allait se faire passer esclave juste par pur sadisme. Il y avait des tordus, mais tout de même. « Ne te dévoile pas aussi facilement. Nous ne sommes pas tous aussi patients. » Il refusait de se dévoiler, mais la prévenait. Il avait entendu des rumeurs, des gens qui chassaient les esclaves en fuite, les têtes cherchées pour ainsi remporter un peu d’argent ou qu’importe ce qu’on leur donnait en retour. Soit cette femme le cernait très bien, soit elle était bête. Mais Eirik savait quelle image il renvoyait. Il était bien trop usé, le regard lasse. Un homme de son âge dans une autre tribu n’avait jamais l’air aussi usé par la vie. C’était comme si le brun avait eu le temps de vivre bien des vies avant celle.ci. Il ne fuyait pas, intrigué par cette femme pleine de mystère qui semblait gentille. Mais elle n’était pas encore née la femme qui l’amadouerait. Il pouvait juste éviter de la blesser et c'était déjà pas mal pour des gens comme eux, des déserteurs.

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Sujet: Re: Dis-moi, aimes-tu les Rahjaks ? | Erza
Jeu 29 Déc - 20:04


Il ne répondit pas, ignora ma question, ce qui ne fut qu'à mes yeux un aveu de sa part. Je ne me trompais pas, il était comme moi. Il était un esclave en fuite. Mon instinct me le criait. Toutes les voix dans ma tête me disaient qu'il était en soit mon frère. Ils l'étaient tous. Mais lui était plus expérimenté. Je pouvais voir à son regard une certaine fatigue, en déduisant aux expressions de son visage qu'il était en fuite depuis plus longtemps que moi. Et je pouvais que comprendre qu'il soit sur mes gardes alors que lui dévoiler mon tatouage au lieu de m'avoir permis d'accéder à un terrain neutre, n'avait qu'accentué sa méfiance. Méfiant il le paraissait alors qu'il ne me croyait pas, ou peinait à le faire. Peut-être me prenait-il pour un espion à la solde des mercenaires. Quelqu'un qui se prétendait être un esclave en fuite pour vendre les autres. Je savais que c'était possible. Du moins certains esclaves m'avaient contés ces histoires, les ayant entendu au bordel de la bouche d'autres mais peut-être trop naïve, je n'en venais qu'à penser que c'était des histoires. Comme celle qu'on utilise pour effrayer les enfants afin qu'ils ne s'aventurent pas au-delà des murs de la cité. Celles qu'on racontait pour s'assurer que tout esclave resterait à sa place. La peur des mercenaires était toujours là et elle lui collait sans doute à sa peau aussi. Alors dans un sens je ne m'étonnais pas face à l'expression de méfiance qui était apparue sur son visage, me doutant que je devrais faire mes preuves et pas seulement pas que mon ancien peuple était de nature à être sceptique. « Où est ton maître ? » Ce fut sans hésiter que je lui répondis, me doutant que je devrais passer par là pour gagner sa confiance. Du moins j'espérai gagner sa confiance alors que rien n'était trop sûr. Peut-être pêchais-je même par excès alors que j'en venais à me dévoiler un peu plus sans rien attendre en retour. C'était peut-être une erreur mais à cet instant je ne pouvais pas juste me fier aux leçons de sagesse alors que pendant un bref instant j'étais heureuse pour ainsi dire de trouver quelqu'un comme moi, qui ne pouvait que me comprendre. Une vision certes naïve auquel je m'accrochais. « Je dirai à la cité mais je pense qu'il est ma poursuite. Il n'est pas du genre à lâcher l'affaire et je doute qu'il n'y ait que lui sur mes traces. » Pendant un instant mon regard se voila alors que je pensais à Shanareth qui elle devait s'être aussi mise à ma recherche. J'espérai qu'elle ne me trouverait pas, je l'espérai autant que je le redoutais. Mais là n'était pas le moment pour cela et face à cette rencontre inattendue, j'en venais aussitôt à reporter mon attention sur lui.

M'annonçant comme étant Ezra avant de lui demander son prénom tout aussitôt. Ma méfiance apparente avait laissé place à la curiosité. La curiosité qui l'emportait comme toujours comme cette quasi certitude qu'il était comme moi qui dans un sens me ravivait. J'avais envie d'en savoir plus. L'envie de savoir comment il avait fait pour survivre, pour s'enfuir. L'envie de savoir s'il avait pu trouvé un endroit, si la peur disparaissait à un moment. En soit ce n'était que des hypothèses, des scénarios que j'avais formé dans ma tête alors que j'en étais venue à me convaincre qu'il était aussi un esclave en fuite. J'en étais tellement sûre que cela paraissait impossible qu'il soit quelqu'un d'autre ou qu'il puisse même être un ennemie. N'ayant soudainement que l'idée qu'il puisse être de mon côté parce qu'en soit il était comme moi. Et si je savais que je devais rester sur mes gardes, je ne pouvais m'empêcher de prendre les devants. N'en venant qu'à mon tour à lui demander son prénom quasiment aussitôt. « Je suis n’importe qui. » Pendant un instant cette réponse me plongea dans une certaine réflexion alors que je l'observais sans un mot se reculer et mettre un peu plus de distance entre lui et moi. Jouant avec une mèche des cheveux avant que je ne reprenne la parole, comprenant aussi que cela serait peut-être un peu plus difficile que prévu de gagner sa confiance que je ne le pensais. « Tu sais je ne compte pas vendre ton prénom ou te dénoncer. Tout ce que je souhaite est mettre le plus de distance possible entre moi et cet enfer alors crois-moi, je ne compte pas me jeter dans les bras des mercenaires pour leur dire que j'ai repéré quelqu'un comme moi. Je n'y aurai aucun intérêt. » A vrai dire j'aurai pu me jeter dans les bras d'une certaine mercenaire mais je m'y refusais même alors que sa silhouette dansait dans mon esprit, fruit de la tentation. « Mais je comprends. » C'était sincère alors que je comprenais en effet qu'il puisse être méfiant et sur ses gardes. Néanmoins décidée à briser la glace, j'étais autant déterminer à patienter qu'il s'ouvre à son tour et me fasse confiance. Bien que d'un autre côté j'espérai que cela ne durerait pas des siècles alors que le mantra que je m'imposais d'être toujours en mouvement résonnait à mes oreilles de nouveau. C'était le seul moyen de succéder et de réussir.

« Ne te dévoile pas aussi facilement. Nous ne sommes pas tous aussi patients. » « Les gens parlent. J'ai entendu des histoires... » M'arrêtant l'espace d'une seconde, pensive avant que je n'en vienne à rouvrir les yeux pour rencontrer le regard usé de l'homme qui se trouvait en face de moi. « Rassure-toi je ne me dévoile pas aussi facilement sauf avec les personnes que j'estime être digne de confiance. Tu es comme moi. Cela me suffit pour savoir que je peux te faire confiance même si ce n'est pas réciproque pour le moment. » Un sourire s'esquissa sur mon visage alors qu'il y avait toujours cette étincelle d'espoir alors  que je ne comptais pas m'arrêter, prenant jour pour jour. « Et je sais que rien ne prouvera ce que je dis si ce n'est peut-être les détails de mon histoire et encore tu estimeras sans doute que je les ais inventé, alors peut-être serait-il plus simple que tu écoutes ton coeur. »

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Sujet: Re: Dis-moi, aimes-tu les Rahjaks ? | Erza
Mar 3 Jan - 22:59

Elle semblait plus jeune que lui, difficile de lui donner un âge. Elle semblait plus proche de la vie que de la mort, contrairement à lui qui sentait presque la faucheuse sur son épaule. Il lui demanda sans aucun détour où était son maître, se demandant bien ce qu’elle allait dire. Elle semblait si prête à partir qu’il se demandait comment elle avait pu survivre si longtemps. Il espérait que c’était juste parce qu’il semblait être comme elle et encore. Il se demandait vraiment s’ils étaient pareils. Eirik espérait ne pas paraître si faible, si fragile. Bon elle était une femme. Les femmes n’étaient pas les égales des hommes, c’était un fait, c’était ainsi qu’on lui avait appris à Rahjak. Il savait bien qu’ailleurs, les autres tribus pensaient différemment, mais pour lui c’était un mythe, tout simplement. Néanmoins, il ne montrait jamais son désaccord sur ce sujet à voix haute. Même à une pseudo compatriote, d’accord, elle avait la marque sur le corps, mais il restait méfiant encore. Il la regarda alors qu’elle avoua que son maître était à la cité et qu’elle devait être suivie. « Par des mercenaires ? » Un nid à problèmes, comme lui. Il se dit soudainement qu’ils devraient bouger, le principe de survie dirons-nous. Eirik restait pourtant à l’écouter, il déciderait plus tard de partir. Il avait encore un peu de temps. Il ne voulait pas dire son prénom, trop facile. Oh il l’avait dit à certains, mais des gens qu’il jugeait un peu de confiance. Elle, il n’arrivait pas encore à se décider. Il le dirait en temps voulu.

« Parfois ils font des offres tordues. Ils offrent des mirages aux plus faibles. Mais de ne t’en fais pas, je ne dois pas être le plus important sur leur liste. » Il y avait probablement des gens qui avaient plus de valeur que lui, il l’espérait bien en fait. Il hocha discrètement la tête quand elle affirma comprendre, tant mieux. Sinon il aurait pu mal le prendre. Eirik décida de la prévenir et se trouva bien gentil de le faire. Il se demandait quel genre d’histoire elle avait entendu, mais en fait il ne voulait pas le savoir. « La confiance s’acquiert avec le temps. J’ai vu bien des gens qui se disaient frères se vendre pour une bouchée de pains. Tu sais comment sont les nôtres, sans pitié. Nous ne sommes pas comme les tribus d’ici. » Il avouait implicitement la vérité, sans jamais vraiment la citer. Les Rahjkas étaient probablement les plus cruels. Ceux qui enchaînaient les leurs, les ennemis. Ils étaient le cauchemar des tribus de la région, même si on décrivait les athnas comme des guerriers sans pitié. Mais il n’y avait pas de comparaison quand on croisait les calusas ou les pikunis. Même si les naoris étaient bien fourbes et cachaient leurs jeux. Les Rahjaks étaient clairement cruels. Le désert forgeait de force les âmes et si on ne s’y pliait pas, on mourait, tout simplement. C’était la loi du plus fort. « Les histoires vont et viennent. Nous disons ce que nous voulons bien dire. Ton histoire doit être passionnante, mais j’ai passé l’âge d’écouter, bougeons. »

Il fit tourner sa monture et pressa ses flancs. L’étalon gris bougea avec élégance, rapide et vif, content de bouger. L’homme n’avait pas envie faire du sur place avec cette femme. Il allait nul-part, quittant son trajet pour se rendre à son point précis. Il préférait parler en évoluant sur sa monture. « Que faisais-tu à la cité ? » Il était curieux et c’était le signe qu’elle avait éveillé son intérêt. Il ne la repoussait pas complètement. Il la regarda un instant, puis concentra son attention sur la route. Il veillait à garder une certaine distance avec la femme. Elle pouvait être une guerrière très bien déguisée, on ne savait jamais. Mais il ne le pensait pas vraiment même s’il ne dit rien. Il se demandait si elle allait lui répondre, lui renvoyer la question qu’il venait de lui poser. Il se demandait quand elle allait perdre patience. Il était curieux, mine de rien.

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28/02/2016 Glacy 725 Jessica Parker Kennedy bazzart esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée 52
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Sujet: Re: Dis-moi, aimes-tu les Rahjaks ? | Erza
Jeu 5 Jan - 20:48


« Par des mercenaires ? » J'esquissai un sourire forcé, comme pour m'excuser. En effet, ce n'était pas des anges qui étaient à ma recherche, non les mercenaires avaient sans aucun doute en eux une part bien plus ténébreuse tout autant que j'avais pu de la lumière en eux comme j'avais pu en voir chez Shanareth. « Oui. Mon maître en est un et j'en sans doute du en offensé un autre...» ou plutôt une autre. Cela ne faisait même aucun doute qu'aux yeux de la dangereuse et jolie brune cela serait bien plus qu'une simple offense mais bel et bien un acte de trahison. Non s'ils avaient des limiers alors cela ne ferait aucun doute qu'ils enverraient les meilleurs dans ma direction, pour me retrouver. Peut-être même le faisaient-ils déjà ? Ou peut-être étaient-ils tout simplement assez compétents pour me retrouver ? Oh cela ne faisait même aucun doute qu'ils étaient assez compétents pour le faire alors qu'on les entraînaient pour cela, alors que souvent les mercenaires se retrouvaient en dehors de la cité pour accomplir leur noir destin et continuait de répandre d'une manière ou d'une autre la peur. La peur qu'ils nous attrapent. La peur de mourir. Une peur suffisamment forte pour nous retenir à l'intérieur de la cité. Prisonnier entre ses murs où ils pouvaient sans aucun problème continuaient à nous contrôler, eux les dirigeants au pouvoir. Je ne regrettais pas d'avoir fui. Personne dans ce monde ne voudrait être un esclave. Personne ne voudrait être considéré comme une chose. Mais maintenant j'étais libre. Et toutes les émotions tourbillonnaient dans ma tête. Si me faisait certes bizarre de revoir quelqu'un d'autre qui était comme moi, j'étais tout autant contente de le rencontrer malgré son animosité et sa méfiance plus que perceptible. Je n'étais pas seule. Et c'était peut-être autant extraordinaire que nous nous étions retrouvés, que le destin nous avait poussé l'un vers l'autre pour s'assurer qu'on se rencontre. J'étais certaine que l'on était pareil alors que nous étions juste des esclaves. Mais nous étions avant tout libres. Et sans doute juste pour avoir survécut, je ne pouvais m'empêcher de vouloir exprimer sans aucun doute une certaine joie et une grande curiosité. Les questions ne pouvant s'empêcher de se bousculer dans la tête alors qu'en effet, j'en avais de beaucoup à lui poser encore et encore. Comme si en dehors de la cité je pouvais enfin satisfaire ma curiosité.

« Parfois ils font des offres tordues. Ils offrent des mirages aux plus faibles. Mais de ne t’en fais pas, je ne dois pas être le plus important sur leur liste. » C'était peut-être le contraire pour moi, à vrai dire. Ou du moins c'était certain que j'étais en haut de la liste tant pour Roan que pour Shanareth. Je savais qu'ils ne s'arrêteraient pas, je doutais qu'ils le fasse même. Je valais trop pour eux. Et c'était peut-être le problème. Je n'étais plus cette catin de bas étage dont personne ne pourrait s'apercevoir l'absence si ce n'était les clients. Pourtant à cet instant j'aurai espéré bénéficier de cette sécurité qu'il disposait peut-être, souhaitant bénéficier de cet anonymat afin d'être certaine de ne pas être traquée. Mais j'avais accepté l'idée que j'allais devoir vivre avec, que la peur serait toujours là quoique que je veuille. « La confiance s’acquiert avec le temps. J’ai vu bien des gens qui se disaient frères se vendre pour une bouchée de pains. Tu sais comment sont les nôtres, sans pitié. Nous ne sommes pas comme les tribus d’ici. » « Nous ne sommes pas comme eux, non. » Notre peuple ne ressemblait en rien en le leur. Nous étions différents. Peut-être même trop différent alors jamais nous leur ressemblerons. Me perdant dans mes pensées alors qu'il en venait à reprendre la parole, reprenant contact avec la réalité. « Les histoires vont et viennent. Nous disons ce que nous voulons bien dire. Ton histoire doit être passionnante, mais j’ai passé l’âge d’écouter, bougeons. »  J'hochai juste la tête, comprenant que là n'était pas le moment de parler. Laissant passer avant de me mettre à le suivre d'un commun accord. C'était ce qu'il fallait faire, continuer de bouger encore et encore. Il n'y avait pas d'autre option. C'était ce que l'on devait continuer de faire alors j'hochai juste la tête avant de le suivre, acceptant qu'il ne veuille entendre cette histoire, manquant même de sourire alors qu'il ajoutait être trop vieux pour cela. Je sifflai de nouveau cette fois-ci plus longuement alors qu'Argo en venait à son tour se mettre en route, me décidant de le suivre. Il savait sans doute où allait, connaissant à mon avis les lieux bien mieux que moi alors j'acceptais de le suivre même sans hésiter, lui faisant confiance en effet. Tout en le suivant je tournais la tête alors qu'il venait à parler.  « Que faisais-tu à la cité ? » J'hésitai un instant, ne pouvant m'empêcher d'hésiter, bien que je savais tout autant que je n'avais rien à perdre en lui racontant mon histoire, d'autant que je ne comptais pas y retourner, sachant tout aussi que je ne perdrais rien désormais. N'en venant qu'à prendre alors la parole d'un ton détaché. « Je travaillais quand j'étais petite dans un atelier de couture mais ...mon maître avait des exigences en plus et il a fait tantôt de moi son esclave domestique jusqu'à ce que je tente de le tuer. Alors il m'a fait comprendre ce qu'il m'en coûtait avant de me vendre à l'un des bordels de la cité, jusqu'à ce que je ne tente de m'enfuir. Mais je me suis fait prendre avant de quitter la cité par une mercenaire et elle m'a revendu à Roan. Roan chez qui j'étais une esclave domestique. J'ai fui la cité. Et maintenant je suis là. Libre. Loin de cet enfer. » Reprenant mon souffle alors que mon regard se reportait au loin, se faisait même soudainement vague. De nouveau prisonnière de la cité en quelque sorte alors que je me perdais dans mes pensées.

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15/06/2015 332 Colin Farrell avengedinchains ancien esclave, participe à la rébellion Rahjak 10


Sujet: Re: Dis-moi, aimes-tu les Rahjaks ? | Erza
Mer 11 Jan - 11:16

Eirik ne savait pas comment réagir quand elle lui apprit que son maître était un mercenaire et qu’elle avait dû offenser un autre. C’était vraiment le pire scénario au monde, mais il décida de rester muet. Il n’avait pas vraiment apprécié ce qu’il avait entendu, mais préférait ne pas en rajouter une couche. Faisait-il bien de parler à cette esclave en fuite ? Pas vraiment, mais il ne comptait pas rester éternellement avec elle, de ce fait les effets seraient moindres. Du moins c’était clairement ce qu’il espérait pour le coup. Il décida de bouger, trop lasse pour écouter l’histoire d’une inconnue. Elle hocha la tête et ils se mirent en route, dans le silence. Eirik réfléchissait, évaluait la situation qu’il trouvait franchement merdique pour le coup et ce n’était rien de le dire. Il se décida alors à lui demander ce qu’elle faisait dans la cité, sans se gêner. Il se contredisait quelque peu, mais s’en fichait. Il avait besoin d’assouvir sa curiosité et de voir ce qu’elle avait dans le coffre, ce qu’elle avait vécu cette femme légèrement plus jeune que lui. Il était presque convaincu qu’il n’y avait pas de grande différence d’âge entre eux, mais c’était quelque peu difficile de l’affirmer à cent pour cent. De toute manière, cela ne les ferait pas avancer de savoir l’âge de l’un et l’autre. Eirik était détaché et froid, mais c’était parce qu’il savait que certaines informations ne servaient à rien pour survivre. C’était un fait, tout simplement.

Alors elle lui raconta une histoire, une histoire parmi tant d’autre, une histoire qui existait et qui avait existé chez plein de femmes avant et après elle. Eirik ne fut pas vraiment triste, il l’écouta, tout simplement. Son histoire avait quelque chose de fascinant, de triste et cela fut déjà la fin. L’homme la regarda quelques secondes et l’imagina se balader dans ses souvenirs comme lui l’avait fait tant de fois. Les souvenirs étaient tous ce qui leur restait de cette ancienne vie. De cette vie compliquée, de labeur, de souffrance. Il resta silencieux quelques secondes. « Une fois qu’on goûte à la liberté, plus rien ne nous ramène dans l’enfer. On préfère mourir. » Même si Eirik avait douté, s’était présenté à Rahjak après des années d’errance et que Kyran l’avait sauvé, mais il ne le précisa pas. Cette fuyarde novice n’avait pas besoin de le savoir. Elle n’avait pas besoin de savoir le long cheminement qu’on faisait au bout d’un moment. « Ce Roan, c’est lui le mercenaire ? » Eirik était parti depuis trop longtemps de la cité pour se souvenir des noms. Ce n’étaient devenus que des mirages dans sa tête, rien de plus. Il se montrait étrangement enclin à parler. Le fait qu’elle ait été dans un bordel ne le choquait pas, les femmes assez belles finissaient là-dedans. Il ne savait pas si c’était pire que dans les mines.

Parfois une condition plutôt qu’une autre ne vous apparaissait pas forcément salutaire. Elle était tout autant démoniaque et destructrice. Aucun mot ne réparait les blessures, juste le temps qui faisait avec, rien de plus. On devait faire avec et serrer les dents, tout simplement. Un bref soupir lui échappa alors qu’il prit une petite route discrète dans la forêt. « Si ce que tu dis est vrai, les mercenaires ne t’oublieront jamais. » Et ils gagneront, mais il ne le précisa pas. Il décida de ne pas en rajouter une couche dans son malheur. Il ne pouvait pas l’aider car il n’aidait pas les esclaves, ce n’était pas un sauveur, mais un destructeur. Cette destruction, il la faisait avec Kyran, prévoyant ainsi de faire tomber le régime actuel qui sévissait à Rahjak et de sauver tous les esclaves. Une utopie ? Probablement, mais c’était ce qui permettait de rester en vie alors il s’en fichait bien.

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Sujet: Re: Dis-moi, aimes-tu les Rahjaks ? | Erza
Sam 14 Jan - 16:19


« Une fois qu’on goûte à la liberté, plus rien ne nous ramène dans l’enfer. On préfère mourir. » J'hochais juste la tête. Je savais qu'il avait raison. C'était même certain alors qu'à l'instant que j'avais passé les portes de la cité d'une manière ou d'une autre, j'avais refusé de revenir en arrière. Préférant en effet mourir que d'y retourner, peu y importait le prix. Comme s'il était bien plus tentant de  se laisser emporter par la mort que de retourner là-bas. Et c'était la vérité. Je ne comptais pas y retourner. Et pourtant dieu savait que j'avais pourtant abandonné des gens auquel je tenais que j'y crois ou non. Je tenais à Shanareth et si elle me manquait, il n'en restait pas moins que même si elle me le demandait, je ne reviendrai pas là-bas. Ce qu'elle ne ferait pas. On avait aucun avenir ensembles dans la cité. Et je savais tout autant que je je ne pourrai pas lui demander non plus de tout abandonner pour moi, pas alors que pour elle ce serait sans doute pire. Si j'avais accepté la réalité, il n'en restait pas moins que la vérité était telle qu'en effet je préférai mourir que de renoncer à cette liberté devenue si précieuse en l'espace de quelques secondes. Une petite chose fragile que je comptais bien protéger alors que je ne comptais pas retourner en cage, ni même retourner auprès de Roan. Tout plutôt que cela. N'en venant qu'à raconter mon passé, n'en venant qu'à me confier à ce parfait inconnu. Je n'avais pas peur de parler du passé, de parler mon histoire bien qu'en soit je ne le connaissais pas. Je lui faisais juste confiance tout simplement. Ayant confiance en mon instinct, ayant confiance en lui, ne pensant pas qu'il me vendrait ou quoi alors au lieu de cela, je n'en venais qu'à me confier, qu'à raconter des bribes du passé sans pour autant tout dire. « Ce Roan, c’est lui le mercenaire ? » « Oui. » Prenant le temps d'annoncer ces mots, bien qu'il aurait pu suffire que j'hoche la tête tout autant. Mais parfois il était juste plus simple de prononcer des mots que juste d'esquisser un mouvement. Il n'avait pas fallut longtemps pour qu'il devine qui je fuyais mais d'un autre côté ce n'était pas bien compliqué de deviner qui était le méchant de l'histoire. Bien que des méchants, il y en avait en effet plusieurs. Toutefois il n'en restait pas moins que Roan n'était qu'un parmi tant d'autres, un mercenaire qui me traquerait comme le ferait certainement Shanareth. Une raison de plus pour ne pas arrêter de bouger. Une raison de plus pour ne pas stopper ma course.

Je le suivis alors qu'il en venait à emprunter un chemin discret qui s'enfonçait dans la forêt. Le suivant alors qu'il savait où allait à ma différence. Ici, j'étais surtout perdue, ayant un peu de mal à trouver mes repères bien que je continuais de tenter de suivre les indications que m'avait conseillé Varghause. Mais tout aussi, je pourrai sans doute lui demander des conseils. Je ne connaissais même pas encore son prénom à vrai dire.  « Si ce que tu dis est vrai, les mercenaires ne t’oublieront jamais. » « Non... je ne pense pas. » Je doutais même qu'ils le fassent un jour même quand je serai morte. Mais ce n'était pas suffisant et soudainement j'étais surtout plus curieuse qu'autre chose alors que dans un sens je n'avais toujours pas les réponses que je souhaitais. « Mais assez parlée de moi, qu'en est-il pour toi ? » J'étais toujours autant curieuse que depuis le début. Je voulais toujours savoir et connaître des réponses alors qu'en effet, j'attendais. Ne pouvant que me poser plus de questions sur cet étranger qui était pourtant en quelque sorte mon frère. Un esclave comme moi qui venait de m'aider, en qui j'avais en soit confiance même si je ne savais rien de lui. Néanmoins, tout autant que je savais qu'il était méfiant plus que tout, je ne pouvais m'empêcher de vouloir lui poser d'autres questions même si je savais que cela risquait de le brusquait. Il risquait de se renfermer de nouveau, sans doute encore trop méfiant bien que pour le moment il me laissait l'accompagner. Ce qui pouvait aussi être un piège. Néanmoins je n'en venais qu'à chasser mes doutes, pour me concentrer sur lui tout en guidant ce fidèle compagnon qui me servait de monture. « Je ne sais toujours même pas ton prénom ! » C'était la vérité et si j'avais été légèrement moqueuse, il n'en restait pas moins qu'en effet, un prénom serait toujours mieux. Bien que savoir le prénom d'un autre était aussi une chose dangereuse comme je savais par expérience. « Je t'ai dit toute mon histoire et je ne sais rien de toi. Et je sais que tu ne me fais pas confiance, avec tout ce blabla autour des mercenaires mais vraiment je suis curieuse. Pourquoi as-tu fui, toi ? Depuis combien de temps es-tu là ? Est-ce que tu en as déjà croisé ? Est-ce que tu as gardé contact avec des personnes de la cité ? Est-ce... Okay, je sais,.. j'ai des dizaines de questions et c'est pas pour te faire tomber dans un piège, je suis juste curieuse. Après tout on peut maintenant se procurer toutes les informations qu'on veut, on peut être libre, faire ce que l'on veut même s'ils seront toujours derrière nous. Je veux pas avoir de regrets. Je compte pas retourner là-bas et je compte pas demander à chaque minute si la personne qui se trouve devant moi est un mercenaire qui se fait passer pour un autre. Je sais que cela veut peut-être rien dire pour toi, mais on est pareil. On est d'anciens esclaves, on est des frères. On a vécu la même chose d'une manière ou d'une autre. Tu peux me faire confiance, vraiment. »

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Sujet: Re: Dis-moi, aimes-tu les Rahjaks ? | Erza
Mar 31 Jan - 16:18

Eirik se sentait sous tension même s’il tentait de le cacher. Cette femme n’avait rien de méchant, mais elle semblait remplie d’interrogations. Le brun n’était pas sûr d’être capable de tout gérer. Tant qu’il n’explosait pas et ne venait pas jusqu’à l’étrangler, cela devrait aller. Bien sûr que les mercenaires ne les oublieraient jamais. C’était totalement utopique. Peut-être si les dits mercenaires mouraient et encore. Plusieurs se faisaient concurrences pour choper en premier les fuyards et remporter les primes qui étaient tout de même leur gagne-pain. Eirik pensait qu’ils en resteraient là, il aimait bien le silence, mais il se trompait lourdement. Il se mura encore plus dans son silence quand elle lui demanda pour lui. Il ne savait pas quoi dire. Il ne savait pas ce qu’elle voulait entendre. Il se sentait étrangement maladroit pour le coup. Même si maladroit n’était pas l’adjectif qu’on donnerait à Eirik. Le brun restait silencieux et peut-être que cela créerait un problème. Erza lui demanda son prénom et il décida de céder là-dessus. « Eirik. » Un prénom parmi tant d’autres, rien d’intéressant. Il n’était personne, sauf une âme en perdition sur cette terre. Il avait l’impression d’avoir fait un grand pas. Lui l’homme d’habitude de nature renfermé. Il venait de parler sans se gêner, même s’il avait juste prononcé un mot. Non franchement, ce n’était pas demain la veille qu’il allait tenir une grande conversation, bien au contraire. Au moins Erza faisait la conversation pour deux.

Eirik s’était habitué avec le temps à ce genre d’individus qui pouvait parler sans aucune pause. A contrario de lui qui semblait chercher chaque mot. Il la regarda vivement quand elle dit qu’ils étaient frères. Il avait un frère, un frère vivant avec qui il parlait peu. Il n’avait pas vécu la même chose qu’Erza. Il avait passé la majorité de sa vie dans une mine et quelques temps comme gladiateur avant de retourner dans les mines pour y mourir, sauf qu’il n’y était pas mort. Il pinça les lèvres, mécontent. Son regard foncé se voila légèrement. « Nous ne ferons jamais ce que nous voulons. Nous portons des chaînes éternelles qui jamais ne se déferont. » Il était légèrement pessimiste quand il s’y mettait, mais c’était sa marque de fabrique. Il était clairement morbide, voire lucide sur tout ceci. « J’ai fui car j’allais mourir. Je ne voulais pas mourir dans une mine… Cela aurait été grotesque. » Cruel aussi, mais il ne le dit pas. « Je suis ici depuis assez longtemps pour savoir que cette région n’a rien à voir avec ce que nous avons connu. » Il la regarda avec sérieux. Il avait croisé des gens d’autres tribus, vu d’autres mœurs, d’autres mentalités. Cela ne lui avait pas convenu, il n’avait rejoint aucune tribu. Il aurait pu, il connaissait après tout Baelfire.

Mais non. Eirik était un Rahjak dans l’âme. La chaleur du désert brûlait en lui et la manière de penser des pikunis, calusas ou athnas, si différente pouvait-elle être, ne lui convenait pas. « Je n’ai gardé aucun contact avec personne. Nous sommes des cibles vivantes, se fréquenter n’apporte que du malheur et mettrait plus rapidement les mercenaires sur notre piste. » Il mentait, bien sûr. Il y avait son frère, Amalrik, il y avait Kyran, Ozvan, mais il mentait, c’était mieux ainsi. Il ne pouvait pas dévoiler la vérité, pas seulement car il se méfiait, mais parce que c’était dans sa nature, tout simplement. « N’oublie jamais que nous sommes Rahjaks, aussi misérables qu’on soit pour les nôtres. Les autres tribus nous voient Rahjak, entendent notre accent. Nous représentons quelque chose. » Même s’ils avaient souffert. Ils avaient appartenu à la cité, même s’ils avaient été à un rang très bas. Il était évident qu’ils auraient une vie bien meilleure dans les tribus du coin, mais Eirik doutait être capable de s’insérer un jour dans une tribu. « Le monde est assez vaste pour que nous puissions vivre. » Et non pas survivre comme autrefois. Eirik aspirait à vivre, même si c’était franchement difficile dans son cas. Les hallucinations se calmaient à peine et la moindre contrariété pouvait le rendre extrêmement violent et instable. Une bombe à retardement très menaçante.

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Sujet: Re: Dis-moi, aimes-tu les Rahjaks ? | Erza
Mer 1 Fév - 18:52


Sans doute allait-il me prendre pour une folle ou me tourner le dos. La vérité était que je parlais beaucoup, énormément. C'était bien plus que de la curiosité, j'étais juste en soit contente de me retrouver en contact avec un autre être humain alors que cela n'avait pas été le cas depuis ce qu'il me paraissait des décennies. Je n'étais pas connue pour être une solitaire, je n'étais pas habituée à la solitude à vrai dire alors que j'avais toujours été entourée par d'autres esclaves. Dans les rues de la cité rahjak, il y avait toujours des personnes pour passer à côté de vous, pour marchander ou échanger des bribes de conversation. Si je ne le connaissais pas, il n'en restait pas moins qu'il me suffisait de me rendre sur la grande place pour être face à une foule de personnes, pour devoir tracer un chemin dans la foule en évitant les marchands, les mercenaires ou même les simples passants. Il fallait toujours se frayer un chemin en soit et le silence ne se faisait entendre que dans les ruelles méconnues ou lorsque les mercenaires frappaient. Alors la peur était là et le silence omniprésent. Et si je pouvais faire face au silence, étant habituée tout de même à rester seule comme lorsque Roan partait en mission, il ne restait pas moins que je voyais du monde. Ici, c'était différent. Et il était juste difficile de ne pas vouloir parler face à l'étranger qui se trouvait en face de moi. Un étranger qui n'était pas moins un esclave, un rahjak. Et tout autant que j'avais envie d'en savoir plus, voulant apprendre à le connaître, c'était plus que cela alors que j'avais juste ce besoin de parler avec quelqu'un de vivant. Et c'était autant étrange alors que j'étais tout aussi habituée à être discrète, à rester silencieuse alors que je restais une esclave. Je n'avais jamais eu le droit de la parole sauf lorsqu'on m'autorisait, sauf au bordel où les règles n'étaient pas tout à fait les mêmes. C'était différent, une époque à cet instant. Et si cela faisait longtemps, il n'en restait pas moins que même si je ne regrettais plus de ne plus être au bordel, j'avais toujours ce besoin de communiquer comme si cela faisait juste part de la nature humaine. Alors je continuais de lui poser des questions, n'hésitant pas à pousser le trait en parlant sans doute plus longuement que je l'aurai fait habituellement. J'étais curieuse aussi. Et son silence dans un certain sens ne me donnait qu'un peu plus envie de le questionner, je savais autant que ce n'était pas sûr qu'il veuille m'adresser la parole.

Pourtant face à ma détermination, il en vient à prendre la parole finalement pour lâcher un mot. Un prénom. « Eirik. » Cela aurait pu être rien, mais c'était faux alors que chaque prénom comptait et en me le dévoilant, il me prouvait qu'il ne me considérait pas comme un adversaire. Alors qu'il commençait légèrement à s'ouvrir même à moi, un sourire n'en vient qu'à apparaître sur mon visage. Contagieux. Ne me rendant pas à quel point compte j'avais commencé à sourire plus souvent. Décidée à profiter pleinement de la vie, et à ne pas me poser de questions. J'étais libre plus que jamais même si la peur qu'ils me rattrapent était toujours là. A vrai dire autant que nous pouvons prétendre à sourire, il n'en restait pas moins qu'Eirik avait raison, nous portions des chaînes. « Nous ne ferons jamais ce que nous voulons. Nous portons des chaînes éternelles qui jamais ne se déferont. » Et s'il était sans doute pessimiste, je ne pouvais pas lui reprocher. Il avait vécut bien plus que moi. Prenant la parole quoique légèrement hésitante ou plutôt timide. « Pourquoi as-tu fui ? » Tentant de nouveau la question même si je n'étais pas sûre qu'il allait me répondre, en doutant, mais pourtant ille fit alors qu'il prenait la parole d'une voix certes amère. « J’ai fui car j’allais mourir. Je ne voulais pas mourir dans une mine… Cela aurait été grotesque. Je suis ici depuis assez longtemps pour savoir que cette région n’a rien à voir avec ce que nous avons connu. » « J'ai pu voir cela aussi, tout est désertique par chez nous et peut-être qu'on est comme laissés à nu là-bas, alors que là, tout parait plus vivant et peut-être aussi plus menaçant parce qu'en soit on n'est pas d'ici, on ne le sera jamais. » C'était la vérité. On pouvait prétendre être quelqu'un d'autre, mais il n'en restait pas moins que nous restions des rahjaks, des esclaves de fuite même.

Et peut-être que c'était parce que je m'étais livrée en détail qu'il s'ouvrit un peu plus, paraissant être un peu plus confiant ou du moins avoir accepter l'idée que je n'étais pas l'ennemie. Eirik reprit alors la parole et je l'écoutais, me doutant que ces moments seraient sans doute rares. « Je n’ai gardé aucun contact avec personne. Nous sommes des cibles vivantes, se fréquenter n’apporte que du malheur et mettrait plus rapidement les mercenaires sur notre piste. » J'hésitais à l'interrompre pour lui donner mon opinion, y renonçai alors qu'il reprenait la parole comme si ces conseils étaient trop importants pour que je le laisse se renfermer sur lui. « N’oublie jamais que nous sommes Rahjaks, aussi misérables qu’on soit pour les nôtres. Les autres tribus nous voient Rahjak, entendent notre accent. Nous représentons quelque chose. » J'hochai la tête avant de prendre la parole, osant l'interrompre non sans m'être assuré qu'il n'allait pas parlé dans les quelques secondes qui allaient suivre. « Je sais que des... amis, je ne sais pas si je peux les considérer comme des amis ou des alliés mais ils m'ont aidé à sortir de là-bas, et m'ont assuré que si je les voyais un de ces jours en dehors des murs je pourrai prendre contact avec eux. Mais... je ne compte pas m'attarder et je ne sais pas si on peut même seulement penser s'arrêter à un endroit parce que justement nous sommes des rahjaks, des esclaves, qu'ils peuvent toujours nous rattraper... t'es-tu un jour posé toi ? » Curieuse de savoir sa réponse. « Le monde est assez vaste pour que nous puissions vivre. » « Je doute qu'il le soit assez pour qu'ils nous rattrapent pas mais je peux que l'espérer... est-ce que tu as pensé à rejoindre des tribus ? On m'avait parlé des athnas et des calusas, à vrai dire je pense plus me diriger vers l'... ouest ? mais je ne sais pas, tout est nouveau, déconcertant... »



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Sujet: Re: Dis-moi, aimes-tu les Rahjaks ? | Erza
Lun 20 Fév - 22:17

Il lui avait répondu et avait décidé de dire la raison de son départ. Ce n’était plus un grand secret après tout et progressivement, il se détendait. Il comprenait ce qu’elle voulait dire, le paysage était différent, les saisons aussi. Parfois il avait froid et il n’avait connu cela que la nuit dans le désert, jamais le jour. Il avait découvert la neige, sa plus grande fascination avec la mer. Il l’écoutait parler d’amis. Peut-être bien avait-il des amis, sûrement même, mais il préférait cacher cela. Eirik se méfiait encore et ne se dévoilerait pas facilement. Le fait qu’elle soit une femme ne facilitait pas les choses. Il était naturellement méfiant envers les femmes. Trop d’histoire avec les rares femmes qui avaient peuplé sa vie. Pouvaient-ils réellement s’arrêter quelque part ? Non, lui ne le ferait jamais. « Jamais, jamais assez longtemps pour que je laisse une trace. » Cela ne le rendait pas tant triste que cela. Il faisait sa vie, à sa manière. Il avançait de manière particulière et cela lui convenait. Eirik avait laissé tomber l’idée d’intégrer une tribu. Cela lui paraissait utopique car il ne se voyait pas s’insérer dans un système. Il était bien trop cassé pour cela. « As-tu envie de te poser ? » Il partait du principe qu’elle ne s’était posée nul-part, mais peut-être se trompait-il. Il n’en savait rien. Eirik se disait étrangement qu’elle était plus jeune que lui et pourrait mieux s’intégrer dans une tribu si elle le désirait.

L’homme préférait voyager et rester prêt à mener une petite révolution pour sa tribu natale. Il voulait que les esclaves disparaissent. Que ce système injuste ne soit qu’un très mauvais souvenir. Mais entre vouloir et pouvoir, il y avait souvent tout un monde. Il réfléchit l’idée de rejoindre une tribu et secoua la tête. « Je suis trop âgé. Je ne servirais à rien, je suis fatigué. » C’était vrai. Chacun occupait une place dans la tribu, mais lui ? Il avait plus le rôle d’un ancien. Son corps usé en était le témoignage, ainsi que son visage marqué par les années. Il savait qu’il pouvait tenir, mais Eirik savait aussi qu’entrer dans un moule était hors de question. Il était trop caractériel pour cela et terriblement instable. A la moindre difficulté, il pouvait se briser et détruire les autres autour de lui. « Les athnas et les calusas sont très différents. As-tu déjà vu la mer ? » Il pensa aux calusas, à l’eau non loin, oui cela donnait du rêve, mais leurs tempéraments n’allaient clairement pas avec le sien. Eirik regarda Erza. « Tu es encore en âge de concevoir. Un homme voudra probablement de toi. » C’était cela sa réalité et elle ne changerait pas. L’homme se souvenait du sort réservé aux femmes. Il avait lâché sa compagne de route du regard. Si elle concevait un enfant, il ne serait pas esclave, il serait… Quelque chose de particulier. Peut-être bien s’attachait-il à ce bout de femme qui parlait. Elle dégageait quelque chose. Eirik n’arrivait pas à mettre le doigt dessus.

Il éprouvait une forme d’agacement, mais aussi, une once de protection pour Erza. Et c’était déjà énorme chez lui. Son humeur fluctuante semblait apaisée. Le fait qu’elle parlait énormément semblait endormir son agressivité évidente. Et chose étonnante, elle semblait le respecter. Il ne savait pas si elle le respectait réellement, mais il se sentait à sa place et non pas monstrueux comme d’habitude. Il avait de plus en plus envie de voir la mer et l’image flottait dans son esprit. Il regarda le ciel, encore clair et propice à la marche. Les chevaux semblaient tenir le coup, même l’étalon tempétueux qu’il chevauchait ne se plaignait pas. Une aubaine pour une fois.

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28/02/2016 Glacy 725 Jessica Parker Kennedy bazzart esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée 52
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Sujet: Re: Dis-moi, aimes-tu les Rahjaks ? | Erza
Jeu 23 Fév - 15:58


J'avais tellement de questions. Et je continuais d'avoir ce petit espoir qu'il puisse s'être posé quelque part. A vrai dire quoique je pouvais dire, j'avais en effet ce petit espoir aussi tragique qu'il soit de pouvoir espérer de me poser quelque part. Avoir un chez soi. A vrai dire, la seule demeure que j'avais eu était la cité en quelque sorte. J'étais certes passée de demeure en demeure, passant celle de Basile où j'étais une esclave domestique, une esclave chargée des tâches couturières au bordel. Le bordel qui malgré tout avait été une sorte de seconde maison où j'avais perdu mon innocence, mon insouciance pour découvrir que les secrets et que le plaisir de la chair payait. Puis j'avais de nouveau changé de demeure pour rejoindre celle de Roan, de force de nouveau. Ce n'avait jamais été voulu. Et si j'avais autant changé d'endroit cela n'avait été que dû à mon désir de partir, à ma volonté de fuir cet endroit. En fait, la vérité, était qu'il n'y avait qu'un seul endroit où j'avais pu me sentir bien lorsque j'avais été aux côtés de Shanareth. C'était avec la mercenaire, la jolie brune et non aux côtés de Roan que je m'étais sentie pour le mieux. Et pourtant alors que j'avais fui, brisant sans aucun doute mon coeur et le sien, je n'en n'étais venue qu'à laisser tous ces endroits passagers loin de moi. Des endroits que l'on pouvait considérer comme des maisons, des endroits matériels auquel je m'étais accrochée d'une manière ou d'une autre. Et maintenant que j'avais fui, même alors que je n'avais plus rien, j'espérai pourtant encore trouver un endroit matériel où je pourrai me poser. Peut-être était-ce autant pour cela que je voulais savoir, que j'avais posé cette question auquel il me répondit. « Jamais, jamais assez longtemps pour que je laisse une trace. » Si je ne le montrais pas, je ne pus m'empêcher d'une certaine manière d'être découragée, déçue. J'avais espéré. J'avais cru que cela était possible pourtant tout autant je savais que cela n'était pas possible. Je n'étais pas un simple membre de l'une des tribus, j'étais un esclave en fuite. Et pour cela, pour les liens que j'avais avec Roan et Shanareth, ils continueraient de me traquer. Ce n'était pas une simple affaire d'état, pour eux c'était une affaire personnelle. Sachant tout autant qu'il avait raison, alors qu'il valait mieux éviter de laisser sa trace quelque part. « As-tu envie de te poser ? » « Je l'aimerai oui... j'avais pensé à la tribu des calusa, une druidesse... Varghause m'a aussi conseillée de me réfugier chez les athnas, mais je ne sais pas... j'imagine que j'espère un jour pouvoir me poser mais je ne suis pas sûre que ce soit possible. » La vérité.

Et alors que nous abordions le sujet, il apparaissait plus que clair qu'il n'était pas du même avis que moi. Lui n'en venant qu'à prendre la parole de nouveau. « Je suis trop âgé. Je ne servirais à rien, je suis fatigué. » Un sourire amusé éclaira mon visage alors que j'en venais à prendre la parole. « Tu ne parais pas si vieux que cela. » C'était vrai. M'approchant de quelques pas de lui alors que je n'en venais pas moins qu'à prendre la parole. « Par ailleurs, on sait tous deux qu'on sera toujours utile. Certes plus en tant qu'esclave, mais justement à cause de cela on sait nous servir de nos mains, à la différence d'autres. Je veux dire, on est libre maintenant, on peut faire ce que l'on veut ! Tu devrais pouvoir faire ce que tu souhaites aussi. » Continuant de lui parler, précisant mon attirance pour les calusa. Appréciant un peu plus cette conversation alors que je savais que d'une manière comme d'aucun autre il me comprenait. Nous étions passés par le même scénario, et si nous n'avions pas emprunté la même route cela ne faisait aucun doute que nous étions les mêmes. Nous étions des esclaves. Des esclaves errants désormais, en fuite. Nous savons ce que c'était de vivre dans la cité, et désormais plus que jamais je savais qu'il me comprenait. Une oreille attentive dont j'avais sans doute besoin à ce moment. « Les athnas et les calusas sont très différents. As-tu déjà vu la mer ? » Je secouai la tête. « Non. Jamais. J'ai entendu des histoires mais c'est tout. Toi ? » Curieuse. Peut-être avait-il été jusqu'à là-bas, peut-être était-il allé partout. Il pouvait sans doute m'aider. Je le savais. Nous pouvions nous entraider et d'une certaine façon nous le faisons sans doute déjà.

« Tu es encore en âge de concevoir. Un homme voudra probablement de toi. » Je restais pour le coup surprise alors que mon regard se portait sur lui, face aux mots qu'il venait de prononcer. Surprise, oui. Me sentant frissoner alors que je reprenais la parole, pas moins sincère. « J'ai peut être été une catin mais j'ai toujours fait mes choix. C'est vrai un homme pourrait vouloir de moi, mais après tout ce que j'ai vécu, je ne pense même pas à cette idée. Et cela n'a rien à voir parce que j'ai connu des moments passionnés avec des hommes et des femmes. Cela me parait juste ... je ne sais pas... déplacé... je suis une ancienne esclave, une ancien catin mais pour autant je ne compte pas vendre mon corps une nouvelle fois, et je suis certaine qu'il y a bien d'autre manière qui me permettront d'être accepté par les autres. »


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Sujet: Re: Dis-moi, aimes-tu les Rahjaks ? | Erza
Dim 12 Mar - 20:50

Il ne savait pas ce qu’elle voulait entendre, mais il décida de dire la vérité. Il ne se poserait pas, à cause de son passé et de qui il était. Peut-être qu’elle, elle pouvait. Ils n’étaient pas tous pareils. Il lui demanda alors si elle voulait se poser et tourna la tête vers elle quand elle affirma que oui. Il réfléchit aux futures tribus envisagées. « Mentalement, les athnas ont quelque chose qui nous ressemblent. Les calusas ont la mer… Je ne les connais pas » Mais ils n’étaient pas eux. « Une druidesse… Tu as parlé à une naori ? » Aucun reproche dans sa voix, juste une curiosité évidente. Il en avait entendu parler, mais n’avait jamais eu le temps de s’intéresser à eux. Il se demandait si Erza allait s’établir dans une tribu et dans laquelle. Parler avec une femme de sa tribu lui faisait du bien. Il avait l’impression qu’elle le comprenait mieux que quiconque. Elle savait ce que les esclaves vivaient, pouvait le comprendre. Son humeur si ombrageuse s’adoucit. Il refusait d’aller dans une tribu et invoqua son âge. Le sourire d’Erza le crispa légèrement alors qu’elle affirma qu’il ne faisait pas si vieux. Il la regarda alors qu’elle parla de leur utilité, de ce qu’ils valaient. Il en avait valu des choses, mais pas ce dont elle parlait, assurément pas. « Je mourrai avant toi, crois-moi. On ne peut rien tirer de moi, sauf la mort. » Son regard s’assombrit légèrement. Il avait tué, il avait cela dans le sang et n’hésitait pas.

Il était une bombe à retardement fatigué et instable. Sans les plantes, les voix continueraient de murmurer et peut-être même lui diraient-elles de tuer Erza. Mais il admirait son courage et son envie d’aider les autres. « Tu pourras faire ce que tu veux. » Elle n’était visiblement plus la prostituée du bordel, oui il l’avait sous-estimé, clairement. Il était toujours ainsi. Il ne voyait pas la réelle valeur des gens. « J’ai vu la mer. L’eau est si différente du désert… » La fascination se faisait entendre dans sa voix. Il aimait la mer si différente du désert, son exact contraire. Il avait voyagé, profité de sa liberté et admiré cette mer si impétueuse et dangereuse. Néanmoins, il avait toujours pris garde aux pirates Iskaars. Méfiant jusqu’au bout. Eirik voyait Erza comme une femme et naturellement, il lui rappela son rôle. Si elle le pouvait, il valait mieux pour elle de trouver un homme et d’enfanter. Ce serait mieux que rien, selon lui, vu l’ancien statut qu’elle portait. Il vit bien son air et se demanda s’il l’avait froissée. Néanmoins il n’arrivait pas vraiment à se sentir mal après ce qu’il venait de dire. Il le pensait, alors pourquoi s’en cacher sincèrement ? Lui n’en voyait pas l’intérêt. Il n’avait que très rarement, voire jamais, honte de ce qu’il disait. « Je ne vois pas en quoi enfanter est quelque chose de déplacé. » Eirik haussa simplement les épaules, ne réagissant même pas au fait qu’elle ait passé des nuits avec des femmes.

Il s’en fichait complètement. Il n’avait pas aimé depuis bien longtemps, ni même touché le corps de quelqu’un. Il n’avait pas le temps pour ce genre de batifolage. Il n’avait plus le temps pour ce genre d’amusement. Il voulait juste vivre, rien de plus. « Tu es maligne, tu sauras te faire accepter sans te faire épouser et enfanter. » Chacun était maître de ses choix et cela la regardait. Lui aurait trouvé bien qu’elle se marie, mais il n’était pas son frère, jamais de la vie. Alors il n’allait pas insister sur ce sujet. L’homme stoppa sa monture et s’étira. Parler lui donnait faim. « Il faudrait manger. » Il ne lui proposait pas clairement de manger avec lui, mais d’un côté oui. Il était un peu fier, voire trop. Il aurait pu la chasser avec un coup de pied au cul, mais ne l’avait pas fait. Il se sentait d’humeur franchement généreuse pour le coup. Il ne savait pas si elle avait des réserves, lui oui. Peut-être pourraient-ils chasser. Eirik s’appuya sur le pommeau de la selle, dévisageant Erza. Il se demandait bien ce qu’elle allait dire.

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28/02/2016 Glacy 725 Jessica Parker Kennedy bazzart esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée 52
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Sujet: Re: Dis-moi, aimes-tu les Rahjaks ? | Erza
Mar 14 Mar - 17:32


« Mentalement, les athnas ont quelque chose qui nous ressemblent. Les calusas ont la mer… Je ne les connais pas. Une druidesse… Tu as parlé à une naori ? » Je pouvais entendre la curiosité dans sa voix. Devenant un peu plus évident au fil de la conversation qu'il commençait à me faire confiance, ne me donnant pas l'idée qu'il voulait me tuer alors qu'au lieu de cela il me paraissait un peu plus simple de me confier à lui. Et cela même alors que je ne le connaissais pas réellement, hormis à travers les bribes de conversation qu'il acceptait de me confier. « Oui. Son prénom est Varghause ? Elle est déjà venu à la cité. Est-ce que tu la connais ? » Autant curieuse bien que j'en doutais alors qu'il ne semblait pas connaître aucun naoris à l'exception des athnas. Rebondissant sur ses propos alors que je reprenais la parole, n'en venant qu'à ressentir au passage ce frisson dans mon dos. « Que veux-tu dire par les athnas nous ressemblent ? » Ne pouvant m'empêcher de penser à la brutalité des nôtres, à la torture, au sang qui coule, aux coups de fouet qui claquent dans l'air. Fermant les yeux une seconde pour chasser les images, manquant de placer ma main sur mon coeur comme pour éloigner le mauvais sort alors qu'au lieu de cela je n'en venais qu'à adresser qu'une courte pensée au seul Dieu que je priais. Comme s'il pouvait m'aider, me guider même alors que je me trouvais en dehors de la cité, même alors que pour lui je pouvais être devenue une paria.

Et autant que la conversation continuait sur notre utilité au sein des tribus, je ne pus que voir le crisper. Si j'avais tenté de détendre l'atmosphère en lui assurant qu'il n'était pas si âgé que ça, je ne pus que comprendre qu'aussitôt que c'était un sujet disons sensible. « Je mourrai avant toi, crois-moi. On ne peut rien tirer de moi, sauf la mort. »  « Tu ne sais pas ça. » Tentant de le réconforter, attristée par sa façon de voir le monde alors qu'en effet il ne pouvait pas prédire l'avenir. Rien ne disait qu'il mourrait avant moi alors que la menace des mercenaires planait autant sur moi que sur lui. Et étrangement, je persistais à penser qu'ils me rattraperaient avant lui. S'il était un fantôme je ne l'étais pas. « Est-ce que tu crois en Dieu ? » En doutant, ne pouvant m'empêcher de lui demander alors que je continuais de vénérer le seul dieu que la cité vénérait, le dieu du soleil. Continuant de le vénérer même alors que j'avais vécu une vie de misère, continuant de croire que c'était des obstacles qu'ils avaient mis sur ma route pour tester ma valeur. Comme s'il avait voulut autant me récompenser alors qu'il m'avait permis de rencontrer Shanareth, m'avait permis de fuir la cité. Non, je ne regrettais rien, et continuais de croire en lui autant que cela pouvait paraître stupide.

« Tu pourras faire ce que tu veux. » Je lui adressais un sourire alors que c'était en effet ce que j'espérais, ce que j'avais toujours espéré. Continuant d'espérer que je pourrai enfin devenir la personne que je voudrais être, comme j'avais toujours prévu de le faire. Et si cela ne m'avait pas été permis, j'étais désormais libre, ce qui n'était pas rien. Ne pouvant que m'imaginer découvrir le monde, voir de mes yeux ce qu'ils parlaient tous. « J’ai vu la mer. L’eau est si différente du désert… » Et il paraissait si captivé que je n'osais l'interrompre, ne pouvant que tenter d'imaginer ce qu'il avait vu. Reprenant quelques instants après que pour aborder un sujet plus sensible, alors qu'autant je n'en venais qu'à me refermer. Je n'étais plus une catin, et enfanter n'était pas juste une idée au programme pour le moment. Certes je n'étais plus une esclave, mais autant que je n'avais imaginé cette idée par peur de faire de lui ce que j'étais, de peur qu'il se retrouve abandonné comme je l'étais, je ne pouvais m'y résoudre à penser. C'était comme si c'était un espoir trop futile pour que je puisse l'accepter alors que la vie me paraissait trop tirée par les cheveux pour que je pense enfin me poser. Trop près de la cité encore. Toujours cette même peur. Toujours ces mêmes démons que je tentais de faire face.  « Je ne vois pas en quoi enfanter est quelque chose de déplacé. » Et étrangement je ne pus m'empêcher de rire en entendant ses mots. Ma colère qui retombait alors qu'en effet je ne pouvais que rire de ses mots, décidant d'en rire plutôt que d'en mourir.  « On voit que tu n'as jamais été une femme esclave alors. » Un sourire moqueur s'esquissa sur mon visage alors que oui j'en venais de rire que de cette situation, de cette cité qui nous avait retenu prisonniers si longtemps.

« Tu es maligne, tu sauras te faire accepter sans te faire épouser et enfanter. » « Merci. » En soit je n'avais pas à le remercier mais ces paroles me réchauffaient alors qu'enfin, je trouvais un allié. L'homme qui n'étais pas sans me rappeler Ozvan. Le suivant jusqu'à ce qu'il stoppe sa monture soudainement.  « Il faudrait manger. » J'hochai la tête en n'en venant qu'à entendre mon ventre gargouillait. Rougissant légèrement, un peu gêné à l'idée que je n'avais aucune idée si je pourrais lui être utile ou pas alors que je n'avais pour ainsi dire jamais chasser, que je ne connaissais pas ces lieux.  « Oui. Est-ce que tu sais chasser ? tu connais le coin ? » Curieuse, de nouveau légèrement anxieuse alors que je me trouvais dans cette part du monde que je ne connaissais pas. Ne pouvant m'empêcher de nouveau de me poser des questions. Questions que la conversation avait éclipsé, que sa proposition de manger avait fait resurgir aussitôt. Le regardant alors que je ne venais qu'à attendre de lui quelque chose, prête pas moins à aider.


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15/06/2015 332 Colin Farrell avengedinchains ancien esclave, participe à la rébellion Rahjak 10


Sujet: Re: Dis-moi, aimes-tu les Rahjaks ? | Erza
Lun 8 Mai - 15:14

Eirik avait toujours été curieux, mais il avait appris avec le temps que c’était un trait de caractère qui pouvait lui coûter très cher s’il n’y prenait pas garde. Varghause, le prénom ne lui disait rien, il secoua la tête. « La cité… J’y ai vu des gens, mais il y a fort longtemps. » Il était fort probable que les gens qu’Erza et lui connaissent, ne soient pas les mêmes. Lui était parti depuis si longtemps de la cité, qui y restait-il qu’il connaissait encore ? Il n’en savait rien et ne chercherait pas à le savoir en réalité. Eirik fixa Erza quand elle l’interrogea pour les athnas. « Ils sont durs, comme nous. Ils ne sont pas aussi cruels, mais nous nous ressemblons. » Lui en tout cas le pensait. Il se sentait proche des athnas, probablement bien plus qu’il ne l’avouerait jamais. Malgré tout, il n’irait jamais rejoindre cette tribu, ce n’était pas dans ses intentions. Eirik était quelqu’un de dur et il ne doutait pas qu’un jour, il mourait. Il avait accepté ce fait, sauf qu’il ne mourait pas. Il restait vivant, encore et toujours. Sans gêne, il l’avoua à Erza. Il crut un instant qu’elle fut attristée pour lui, mais eut du mal à le croire, alors il n’y prêta pas attention alors qu’elle affirma qu’il ne savait pas ça. En effet, il ne le savait pas. La question de la femme le surprit, mais Eirik n’hésita pas une seule seconde avant de répondre et dit la vérité. « Non. J’ignore ton histoire, mais le Dieu Soleil m’a confiné à un destin plus que…merdique. » Et ce n’était pas Lui qui l’avait sorti de l’enfer.

L’homme ne savait pas si Erza croyait, tant mieux pour elle, mais lui non. Il avait cessé à un moment de croire. Quand il avait vu trop d’amis mourir, trop de vieux dépérir dans les mines de sel. Quand il avait laissé la femme qu’il aimait s’enfuir. Peut-être que finalement le brun n’était qu’une bête assoiffée de sang qui attendait d’étancher sa soif folle. Il n’en savait rien. Eirik aborda de manière très maladroite le fait qu’Erza pouvait enfanter. Il ne comprenait pas sa réaction et le dit. Il se récolta un rire. L’homme la regarda alors qu’il entendait son rire. Il ne savait pas s’il devait lui trancher la gorge pour cela. Une lueur mauvaise passa dans son regard. Une voix dans son esprit murmura qu’elle n’était pas une menace, inutile de la tuer. En effet, il n’avait pas été une femme. Eirik ne répondit rien à cela, sous peine de dire des choses encore plus dures qu’auparavant. Il décida même de lui faire un compliment, pour dire comment elle avait réussi à l’apaiser et qu’il décide de ne pas la tuer. Il décida de chasser et de partager ce moment avec la brune. Il l’entendit gargouiller, mais ne dit rien, comme il ne dit rien sur sa gêne apparente. « Je sais chasser. Dois-je partir du principe que tu ne sais pas ? » Il ne la jugeait pas, pour l’instant du moins. Eirik se redressa légèrement, faisant craquer involontairement des os usés par le temps.

« Je connais la forêt. » Même plus que bien. Il y avait rôdé de nombreuses fois. L’homme descendit de selle tout en souplesse malgré son apparence rustre qui pourrait laisser supposer que ses os ne tiendraient pas le rythme qu’il s’imposait. « Allons attacher les chevaux. Posons des pièges, il doit avoir quelques lièvres. » Malgré le froid. L’homme se mit en marche, entraînant derrière lui son étalon gris qui le suivait sagement. Le brun l’attacha soigneusement, précis et fouilla ses affaires pour voir s’il avait de quoi faire un piège. « C’est difficile de chasser durant cette période. Mais on a un peu d’espoir. Il faut essayer de trouver un coin où un animal irait, soit pour boire, soit pour se nourrir. On devra patienter. On posera plusieurs pièges à plusieurs endroits. Et peut-être, on sera chanceux. » Il se tourna vers elle. Il se demandait bien à quoi il devait s’attendre avec une femme comme elle. Eirik savait qu’il ne devait pas s’attacher. Le destin pouvait défaire bien des rencontres, comme des vies.

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