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˜˜˜˜˜˜{{ Hunger of the pines {Elias ♥}
maybe life should be about more than just surviving

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20/01/2016 avengedinchains 786 Tom Hardy ava SWAN ; signa by alas guerrier 40
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Sujet: Re: {{ Hunger of the pines {Elias ♥}
Dim 27 Aoû - 19:44

» Hunger of the pines
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Elias, t’as un caractère de merde, des manières de merde et en plus de ça, t’es incapable de mettre un peu de chaleur dans ta voix. Pourtant, tu essaies de le faire, tu essaies de faire le maximum pour ne pas passer pour un gros crétin mais ce n’est pas vraiment une réussite. Murphy, c’est une fille étrange et des comme elle, t’en as pas vu beaucoup. C’est mieux comme ça hein, tu préfères profiter de chaque instant, profiter de ce que tu as entre les mains. Mais ce n’est pas toujours aussi simple que ça. Et tu le sais. T’as pas vraiment la capacité moteur pour être patient ou pour être délicat aussi. La preuve avec cette débarquée que tu juges trop facilement avant même d’essayer de la connaître. Quelqu’un d’autre aurait sans nul doute agi différemment. Toi, tu trouves déjà bien de lui avoir sauvé la vie. N’est-ce pas le plus important ? En plus de ça, t’es un “prince” voilà que tu lui offres tout un ours pour sa peau et sa nourriture. Que tu sois gentil ou non, est-ce que c’est véritablement une raison pour lui en vouloir de quelque chose ? C’est dans tes habitudes, dans ta manière d’être et ce n’est donc pas cette fille qui débarque comme une fleur qui va changer tout ça. Tu as un caractère de merde ? Et alors ? Qui a dit quelque part que tu étais quelqu’un de gentil ? Tu as peut-être un bon fond, à la rigueur, mais ça s’arrêterait là. Moïra disait régulièrement que tu étais un monstre, quelqu’un de mauvais mais qu’elle t’aimait comme ça et que ce n’était pas de ta faute. Elle disait aussi qu’elle devait aimer les monstres mais que tu étais plus délicat à son contact. Elle t’aimait, et c’est la seule chose que tu dois retenir. Dans la situation actuelle, le point amusant, c’est qu’elle te rend tes piques. De par ta manière d’être et de parler, les gens ne te tiennent jamais tête. Si ce n’est Isdès et quelques rares personnes mais en général, ça s’arrête là. Et là, cette femme, elle te tient tête, elle a du répondant. Et ouais, ça te plait, quoi que tu en dises. Mais bien sûr, ce n’est pas ça que tu diras, si on te questionne. Elle reste ridicule et chiante. Malgré tout. Mais… Ouais, amusante aussi. C’est compliqué.

« Tu me prends pour une conne, en plus ? ». Au moins, elle a deviné que tu n’es pas en train de lui dire que tu es amoureux d’elle d’une quelconque manière. Visiblement, elle n’est pas trop stupide. Mais il est amusant de voir cette expression sur son visage. Et ça, tu ne peux pas vraiment le nier. Tu n’allais quand même pas te mettre à lui parler normalement. Tu restes l’homme que tu es, un peu insupportable, carrément froid et désagréable. Et tu n’as pas envie de changer parce que les gens se mettraient à croire que tu as du coeur ou que tu peux être aimable. Tu ne l’es pas. T’es qui tu es et ça te va comme ça. Tu ne risques pas de changer. On t’a souvent reproché d’être qui tu es et aujourd’hui, on l’a fini accepté. Pourquoi chercher plus loin ? ” Non, moi gentil “. Quelle belle ironie. On t’a défini bon nombre de fois. Jamais ce mot ne s’est glissé dans la bouche de quelqu’un. Et tu ne t’en es jamais plaint.

T’es quand même surpris à l’idée qu’ils n’aient rien de bien pour faire du feu aucun objet pour rendre leur vie plus facile. T’es pas là pour juger mais rien qu’au niveau des habits, y a un niveau supérieur. Donc ça aurait pu être pareil. Mais non, visiblement. Sinon, elle n’agirait pas comme ça. Pourtant, tu lui poses la question, sait-on jamais. « Non ». Bon bah voilà. Triste quand même. Mais tu ne sais vraiment pas comment c’était là-haut alors forcément, tu ne risques pas de trouver les solutions sans te renseigner. Et en même temps, t’as pas vraiment envie de poser les bonnes questions. Tout ça ne te concerne pas et t’as pas envie de manifester de l’intérêt. « On avait pas de feu, tout marchait à l'électricité. ». Un mot que tu ne connais pas et dont tu ne sais même pas quoi faire. C’est supposé être quoi ça ? Un terme de l’ancien temps ? T’en as franchement pas la moindre idée. ” Ce truc chauffe ? “. T’as quand même un peu envie de savoir. Tu ne sais rien de ce qu’elle dit. Tu te demandes même si c’est un plat ou une sorte de couverture qui réchauffe le corps ? Aucune idée. Mais elle triche si elle se met à user de termes que tu ne connais pas. Elle joue comme toi, à utiliser un langage que tu ne maîtrises pas.

Le feu prend forme et tu te dis qu’elle se débrouille bien sur ça, au moins. Un ours, c’est une autre histoire. Mais elle a du mérite, tu le lui accordes. Tout en gardant pour toi au passage, tu ne vas quand même pas lui dire ça. Elle prendrait un peu trop la confiance. « Tu restes un peu ? ». La question te surprend un peu, alors qu’elle s’est assise dans la neige et que tu envisageais plutôt de partir. T’imaginant que c’est le moment de la laisser seule. Alors son invitation te laisse perplexe, clairement. Pourquoi devrais-tu rester ? A quoi ça servirait, finalement ? T’en as pas la moindre idée. Ce n’était pas prévu mais tu as le temps, t’es libre de tes mouvements. Disons que tu ne vois pas vraiment l’intérêt que tu pourrais avoir à rester là. Qu’est-ce que ça pourrait t’apporter ? Tu restes là un instant, surpris, à la regarder, en attendant de connaître la raison de son envie de rester. Elle ne semble pas beaucoup t’apprécier et t’es pas du genre à t’afficher. « Tu pourrais profiter d'un peu de viande. T'as faim ? ». De la viande, tu en as aussi chez toi. Mais elle veut que tu restes et tu n’as aucune obligation. Tu peux bien manger un peu de la viande que tu as tué. En plus de ça, tu ne caches pas que c’est le moment où elle a le meilleur goût. ” Tant que toi pas brûler viande “. Parce que si c’est pour qu’elle la brûle, ça ne t’intéresse pas forcément. Toi, tu aimes qu’elle soit saignante, tendre. Qu’elle fonde en bouche. Tu te laisses tomber dans la neige, le derrière protégé par les fourrures que tu portes. T’es bien installé, autant que possible, du moins. Et tu attends de voir ce qui pourrait bien se passer. Avec elle, t’as l’impression que tout pourrait arriver. « Yumi na choj ogeda op. Danger, nami ? ». Elle connaît quelqu’un. Tu la fixes un instant et tu ne peux que l’avouer. On n’apprend pas ta langue sans la parler, sans l’entendre. Elle ne veut pas te dire de qui il s’agit et tu en es bien triste. Mais… Il y a bien quelqu’un. Les secrets ne sont jamais vraiment bons mais il y en a un là, juste là, tu le vois.

Tu ne lui poses aucune question parce qu’elle ne te répondra pas et qu’au moment où tu pourrais le faire, un bruit non loin te fait te redresser. Tu soupires quand tu vois la viande s’envoler dans un tas de neige et lève les yeux. Et elle a encore ce stupide poignard ridiculement petit. Toi, tu sors ta dague de sous ta fourrure et le regard menaçant tu observes autour de vous. Le bruit est léger, la menace l’est tout autant. Tu fouilles dans ton manteau et en sors un petit couteau. Un détail. Tu le jettes vers la source de bruit et t’avance quand tu entends une chut. Derrière le buisson, tu trouves un renard, sans doute attiré par l’odeur de la viande. Mort désormais. Tu reviens vers la femme avec ta nouvelle victime. ” Ca pouvoir faire bon chapeau contre froid “. T’espère qu’elle a pas balancé la viande dans un tas de merde. Sinon, là, tu vas vraiment être de mauvaise humeur.


notes » w/ Murphy, en forêt, 20/12/2116

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06/12/2015 Lux Aeterna 30609 Sophia Bush Avengedinchains (vava) ; Oreste (image profil); Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 201


Sujet: Re: {{ Hunger of the pines {Elias ♥}
Lun 4 Sep - 2:09

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❝ Hunger of the pines ❞
Murphy Cavendish & Elias Caroll
(20 décembre 2116)


Murphy était probablement la dernière personne à se faire des amis de simples connaissances. Pire encore, elle était de ceux qui redoutait même les plus inoffensifs; un mélange, sans doute, de ce qu'on lui avait appris au sein des rangs militaires et de son caractère méfiant. Pourtant, il y avait des signes qui ne pouvaient pas tromper; des gestes qui offraient aux plus soupçonneux l'opportunité de croire à la bonté de leur prochain. Murphy avait passé le cap de la méfiance avant même d'avoir eu le temps de redouter Elias. Les présentations s'étaient faites à travers l'abattage d'un animal affamé, d'un Danger aux crocs aiguisés. Les minutes qui avaient suivi avaient continué à tisser ce lien étrange. Elle ne lui aurait très certainement pas confié sa vie s'il avait du choisir entre les leurs, mais il avait démontré d'une bienveillance curieuse qu'elle ne parvenait toujours pas à s'expliquer. Une voix lui hurlait à l'oreille qu'il était inconscient pour elle de baisser sa garde de la sorte et que parce qu'elles brouillaient les esprits, ces tactiques pouvait être encore plus vicieuses. Elles étaient les meilleurs armes des penseurs et des cruels, de ceux qui voulaient lire la surprise et l'incompréhension dans le regard de ceux à qui ils arrachaient la vie. Tout ça, Murphy le savait. Elle n'était pas née de la dernière pluie et n'était pas subitement devenue naïve et candide. Une part d'elle restait sur ses gardes et ses muscles constamment contractés, prêts à contribuer à sa fuite si elle s'avérait nécessaire, en étaient la meilleure preuve. Mais il lui avait offert fourrure et viande, s'était occupé lui-même de les arracher à la bête, en avait profité pour lui prodiguer quelques conseils silencieux, et n'avait pas profité de ses moments de faiblesse pour lui trancher la gorge. Il lui avait bien jeté quelques regards douteux lorsqu'elle avait rendu son petit déjeuner dans la neige, mais n'avait pas bougé. Si une certitude gonflait dans son esprit, c'était justement celle qu'elle n'avait pas à redouter Elias; en tout cas pas ici et pas maintenant, pas tant que cette balance étrange entre eux demeurait inchangée.

« Toi, gentil ? » ricana-t-elle une seconde. Malgré le fait qu'elle était encore propriétaire de tous ses membres et de chaque millilitre de son propre sang, Murphy n'aurait très certainement pas usé de cet adjectif pour décrire Elias. Il était taciturne et lui rappelait Isdès dans la façon qu'il avait de prendre la parole seulement lorsqu'il le considérait avisé ou nécessaire. Mais à la façon qu'il avait présentement de la regarder, il était plutôt très sérieux vis-à-vis de cette allégation. « Ça te fait deux erreurs d'anglais, il faudra vraiment que tu revoies ton vocabulaire. » Elle le fixa silencieusement, l'air grave, pendant quelques instants, alors qu'il reprenait la découpe de la viande.

Mais les corps se fatiguaient d'un tel travail, encore plus dans le gel de ce début d'hiver. Ses doigts hurlaient de froid et l'air brûlait sa trachée à chacune de ses inspirations. Il était temps pour eux de faire une pause bien méritée, peut-être de partager quelques denrées si Elias considérait bien justement mériter une partie de ce qu'il venait d'arracher des os de la bête qu'il avait abattue. L'Odysséenne détestait l'idée d'être redevable de quoi que ce soit à qui que ce soit, encore plus lorsqu'il s'agissait d'un inconnu ou de quelqu'un qui n'était pas des siens. Elias remplissait ces deux critères qui avaient tendance à l'inquiéter et même maintenant, elle espérait encore arriver à lui faire entendre raison. Même en le forçant à reprendre l'équivalent de la moitié de ce qu'ils avaient récupéré de l'animal abattu, elle lui devrait toujours la vie; mais ce serait un tout petit moins que si elle ramenait toute la viande chez elle et, dans son esprit, cette frêle différence semblait prendre toute son importance. Elle releva finalement les iris du feu qui prenait confortablement entre eux et l'observa un instant, médusée par sa seconde question. C'était lorsque les questions abordaient ce genre de choses que les différences se creusaient entre Natifs et Célestes, et la brune se surprit à chercher ses mots pour tenter d'expliquer le terme sur lequel il semblait butter. Mais elle n'était pas physicienne ou électricienne, Murphy, et il lui vint à l'esprit un vieux cours où on lui avait parlé d'électrons et de différences de potentiels, mais ces termes ne faisaient qu'embourber le premier dans le mystère qui l'entourait. Ses lèvres s’entrouvraient pour se refermer aussitôt, et le cycle perdura quelques instants au bout desquels elle considéra avoir trouvé un bon compromis. « Ça crée de l'énergie, donc oui, ça chauffe... comme de brûler du bois. » Elle attrapa une épaisse branche humide qu'elle avait laissée près d'elle et attisa le feu en jouant avant les plus petits branchages, en dessous, et les premières cendres nées des flammes. Il prenait doucement et ils pourraient bientôt cuire un peu de viande et surtout, se réchauffer. C'était sans doute qui l'avait le plus épuisée pendant le processus qui venait de se tramer à quelques mètres de là; ne trouver qu'un air glacé et s'imposer l'interdiction de moufles pour gagner en dextérité. Elle finit par s'installer à terre en continuant de titiller un peu le brasier pour qu'il ne se lasse pas déjà de les réchauffer. Elle sentit l'eau glacée prendre le chemin jusqu'à son intestin et frissonna en invitant, malicieuse, Elias à la joindre dans son repas improvisé. « J'ai encore jamais brûlé de viande » répondit-elle, un brin fanfaronne, non sans garder pour elle les cuissons un peu aléatoires qu'elle se réservait lorsqu'elle quittait le camp et l'équipe de cuisiniers. Trop ou pas assez cuite, la viande qu'elle préparait n'avait jamais été cuite deux fois de la même façon, mais elle s'en accommodait. Les deux seules conditions étaient de ne pas tomber malade et d'être suffisamment nourrie. Elle savait apprécier le peu de gourmandises que lui offraient le monde et cette Terre, mais elle s'était accommodée depuis toujours à la nourriture comme carburant; son plaisir gustatif se réveillait seulement progressivement et maintenant que Cassandre lui apprenait à apprécier les mets dont ils disposaient depuis qu'ils étaient ici. Elle espérait qu'elle ne ferait aucun affront à Elias si elle ne savait pas préparer sa viande comme il l'aimait. Elle lui devait au moins cette minute de gourmandise.

Elle resta un peu bête lorsqu'elle prit la parole dans une langue qui n'était pas la sienne et qu'elle espérait brusquement être celle d'Elias. Le doute s'empara d'elle lorsqu'il la regarda sans répliquer. Peut-être qu'Oona aurait honte d'elle à cet instant précis, peut-être qu'elle avait sorti des inepties monstrueuses ou incompréhensibles. Elle ne se morfondit pas une seconde de plus, pourtant, et se levait déjà pour aller cueillir leur repas sur les morceaux de muscles découpés qui avaient trouvé leur place dans la neige fraîche. Une tranche de viande dans chaque main, Murphy finit par se redresser brusquement et jeter la viande, qui tomba dans un bruit feutré à côté de sa source, dans un tas aussi propre que celui dans lequel ils avaient entreposé le reste de la viande en attendant que l'Odyssée ne rameute des collègues pour l'aider à l'amener chez eux. Elle dégaina l'un de ses couteaux, les sens aux aguets, entendant de plus en plus clairement la neige crisser sous le déplacement de ce qu'elle espérait être un être sans danger. Probablement pas un Homme ou un animal à la carrure imposante, car il ferait bien plus de bruit. Mais ça ne correspondait pas non plus à lapin; ils l'avaient habituée à écraser la neige de façon à peine perceptible. C'était quelque chose entre les deux, et Murphy ne savait que trop bien que la taille d'un animal ne déterminait pas son potentiel de menace. Elle lança un regard par dessus son épaule pour voir Elias s'avancer vers elle, l'air féroce. Il s'arrêta alors qu'ils étaient épaule contre épaule et prit les choses en main en lançant sa dague, sembla-t-il, à l'aveugle. Un bruit feutré laissa tout de suite entendre que la cible avait été atteinte et Murphy jeta n coup d'oeil surpris à l'Athna, qui déjà s'enfonçait à travers les arbres pour récupérer la victime quelques mètres plus loin. Il revint vers elle avec une bête rousse qu'il avait saisie par la peau du cou sans aucune autre réaction que ce qu'il prévoyait de faire de ce qu'elle devinait, pour en avoir déjà croisé, être un renard. « Il est mort ? » Mais le sang qui dégoulinait à grosses gouttes de la plaie dans laquelle était encore plantée l'arme d'Elias ne pouvait tomber personne. « Je m'en occupe » lâcha-t-elle abruptement en arrachant l'animal des mains de l'homme. Elle allait lui prouver qu'elle était plus à l'aise sur ce gabarit. « Occupe-toi de cuire la viande, comme ça tu seras sûr que je la brûlerai pas... » Elle désigna les deux tranches de muscle rouge qui contrastaient avec l'immaculé de la neige fraîche. Son sourire taquin l'admettait pour elle, Murphy savourait particulièrement cette situation où Elias se retrouvait aux fourneaux et elle au dépeçage. Elle choisit une zone propre non loin du feu, auquel elle faisait dos, et posa l'animal avant d'à nouveau stériliser sa lame et de commencer à s'occuper de la bête. « Un chapeau, vraiment ? Et pourquoi pas une écharpe ? » Elle approcha son visage de la queue touffue de l'animal, qui ne craignait aucune contamination, et lança un regard à Elias, tout sourire. « Ça me va bien au teint ? » Elle gloussa une seconde et reprit son sérieux, les mains poisseuses, alors qu'elle se concentrait pour arracher la fourrure le plus proprement possible, se remémorant les directives de Cassandre une à une. « Ça se mange, comme viande ? » demanda-t-elle alors qu'elle pouvait jurer déjà sentir le doux parfum de la viande en train de rôtir sur les braises. « Tu le gardes, lui. Comme ça je me suis occupée de ton animal et toi du mien. » Elle s'affairait, hâtive mais soigneuse, espérant secrètement impressionner Elias, ou au moins lui prouver qu'elle n'était pas la damoiselle en détresse qu'il avait dû penser jusque-là.

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20/01/2016 avengedinchains 786 Tom Hardy ava SWAN ; signa by alas guerrier 40
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Sujet: Re: {{ Hunger of the pines {Elias ♥}
Sam 21 Oct - 21:46

» Hunger of the pines
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]« Toi, gentil ? ». L’ironie même du terme. Tu n’as jamais été gentil d’aussi loin que tu sois en mesure de t’en souvenir. D’ailleurs, il te semble que ta mère t’a déjà dit que lorsque tu étais bébé, tu passais ton temps à pleurer et qu’elle ne parvenait presque pas à dormir ou presque. Comme s’il s’agissait d’un jeu pour toi et tu n’as jamais été en mesure d’aller contre ça ou même de faire autrement. Les choses ne se sont jamais passées autrement et certaines choses n’auraient jamais pu mieux se passer. Alors en grandissant, tu as continué à poser problème et tu n’as jamais été en mesure de faire autrement. Tu es un enfant à problème devenu un adulte à haut risque. Si tu peux au moins le dire comme ça mais tu n’en es même pas certain. La réalité, c’est que tu n’as absolument pas envie de te prendre la tête avec ça. Tu trouves presque ça plus facile. Alors oui, peut-être que tu as juste essayé d’être drôle, peut-être que tu as juste cherché à faire l’intéressant, en lui laissant entendre que tu étais gentil. Et en même temps, ne l’es-tu pas un peu ? Est-ce qu’on peut vraiment dire que tu es une mauvaise personne alors que tu as toujours fait de ton mieux pour tout ça ? Tu n’as jamais tué de sang froid un innocent, non sans en avoir un jour éprouvé l’envie. Et cette fille là, qui a eu la fâcheuse tendance de lui taper sur les nerfs, elle aussi elle t’a un peu poussé à bout aujourd’hui. Si dans certaines mesures, elle a sû se montrer délicate et intéressante, pour le reste du temps, elle n’en reste pas moins particulière et un peu chiante. Mais… C’est supportable. Ou du moins, ça a fini par devenir supportable. Ce qui est déjà un assez bon début. Quant à ta gentillesse, tu choisis de ne pas revenir dessus. A quoi bon ? Tu sais que tu ne l’es pas, et elle sait que tu ne l’es pas. Pas besoin de te connaître pour lire ça sur ton visage, n’est-ce pas ? « Ça te fait deux erreurs d'anglais, il faudra vraiment que tu revoies ton vocabulaire. ». Des erreurs d’anglais, tu en fais plein. En réalité, puisque tu n’as jamais vraiment fait d’effort pour apprendre à parler cette langue, tu n’as juste pas cherché plus loin. Et tu estimes justement que c’est beaucoup plus facile comme ça. Tu n’as pas envie de te prendre la tête mais oui, tu trouves ça plus facile. Le silence comme seule réponse, ça donne des facilités à un échange aussi bidon. Et puis bon, est-ce que ce n’est pas un peu de ta faute si tu n’es pas capable de faire une phrase correcte quand tu ouvres la bouche ? Ce n’est pas ta langue et tu estimes déjà que c’est un grand pas de ta part de faire un effort quand tu parles cette langue maladroite.

« Ça crée de l'énergie, donc oui, ça chauffe... comme de brûler du bois. ». Aucune idée de quoi il s’agit mais si ça chauffe, tu supposes que ça peut être nécessaire et suffisant comme information. En tout cas, tu aimerais vraiment pouvoir voir ce genre de chose. Non que tu sois en mesure de manifester un quelconque intérêt pour tout ça hein. Tu n’es pas d’un naturel très curieux et tu détestes porter un quelconque intérêt sur quelque chose. En fait, tu réalises toujours très facilement que porter un quelconque intérêt sur quelque chose, ça amène un point de faiblesse. Stupide ? Oui sans doute que c’est le point de vu des gens à ce sujet, mais tu trouves plus facile de ne pas t’attarder, en général. Serrer les dents, hausser les épaules, ça attire moins l’attention. C’est plus facile. Pour toi, du moins. Tu as appris à te dissimuler sous bien des attraits. Et au moins, comme ça, tu n’attires pas les regardes des crétins. Du moins, pas de tous les crétins. « J'ai encore jamais brûlé de viande ». Oui, tu sous estimes toujours un peu les débarqués mais est-ce que tu peux t’en vouloir ? De ce que tu as pu entendre, ils n’ont jamais mangé de viande là haut, ou du moins, quasiment jamais. Alors forcément, ça amène une situation bancale à laquelle il est bien plus facile de ne pas penser. ”Alors toi continuer”. Tant qu’à faire.

« Il est mort ? ». Penchant légèrement la tête sur le côté, tu continues de la regarder. Est-ce qu’elle vient vraiment de te demander s’il est mort ? Tu soulèves davantage le cadavre pour le lui montrer. ” Mort oui.”. Et il n’y a sans doute pas plus mort que ce cadavre. Mais à quoi bon chercher plus loin hein ? Tu lui donnes la réponse et tu estimes que c’est plus facile comme ça. Le poil roux de l’animal est couvert de sang. Liquide qui tombe même sur le sol. « Je m'en occupe », dit-elle en t’arrachant l’animal des mains. Tu l’observes, te demandant où elle veut en venir. Ne peut-elle donc résister à aucune carcasse ? L’as-tu mal jugée alors qu’elle est juste encore plus bizarre qu’il ne t’a semblé jusque là ? Tu ne saurais le dire. « Occupe-toi de cuire la viande, comme ça tu seras sûr que je la brûlerai pas... ». Un fin rictus se dessine sur ton visage alors que tu fais exactement ce qu’elle dit. C’est que tu l’apprécierais presque, quand elle donne des ordres. Les femmes avec du caractère, c’est toujours ce qui t’a plu. Mais ce n’est qu’une complaisance de caractère, tu ne cherches pas plus loin et tu ne vois pas à quoi bon réfléchir à davantage. Tout est mieux comme ça. « Un chapeau, vraiment ? Et pourquoi pas une écharpe ? ». Tu hausses les épaules, ce n’est qu’une idée comme les autres. Il faut bien protéger les oreilles en période d’hiver. Mais ce n’est qu’une idée. Si elle ne la partage pas, tu ne chercheras pas plus loin. Lorsqu’elle approche la queue de son visage, tu ne comprends absolument pas ce qu’elle fait ni où elle veut en venir. Quel est l’intérêt de faire ça ? « Ça me va bien au teint ? ». Bah là pour le coup, tu ne vois même pas de quoi elle parle. Voici donc un mot qu’il n’a jamais utilisé jusque là. Mais tes lacunes, tu les détestes. Alors tu te contentes une nouvelle fois d’un haussement d’épaules. Comme si cela pouvait suffisamment répondre aux questions. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne pourtant. Mais… De toute manière, tu ne vois pas ce que tu pourrais lui dire de plus. En tout cas, elle semble se trouver très drôle. Donc c’était une blague ? T’es un peu paumé avec cette langue parfois.

« Ça se mange, comme viande ? ». Un nouvel haussement d’épaule. Bien sûr que ça se mange. En réalité, selon toi, tout se mange. Il y a juste une manière différente de manger certaines choses. Mais ça, c’est un détail auquel tu n’as pas envie de faire référence. Disons que ça prendrait beaucoup trop de temps pour que tu puisses vraiment lui expliquer ça. Et tu t’en fous un peu. Elle n’a pas besoin de savoir que certaines viandes ont besoin d’être faisandé pour être meilleur et tout ça. ”Tout se mange”.

« Tu le gardes, lui. Comme ça je me suis occupée de ton animal et toi du mien. ». Tu as l’impression qu’il y a comme une arnaque. Là où tu gagnes un renard, elle remporte un ours. Tu n’auras qu’un repas et elle… Non, il ne vaut mieux même pas faire le compte. Pour autant, puisqu’il s’agit là d’un cadeau, c’est un peu différent. Tu n’as rien demandé en échange en fin de compte. ” On fait comme ça alors “. Tu t’en moques un peu en fin de compte.

Spoiler:
 


notes » w/ Murphy, en forêt, 20/12/2116

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06/12/2015 Lux Aeterna 30609 Sophia Bush Avengedinchains (vava) ; Oreste (image profil); Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 201


Sujet: Re: {{ Hunger of the pines {Elias ♥}
Dim 22 Oct - 2:37

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❝ Hunger of the pines ❞
Murphy Cavendish & Elias Caroll
(20 décembre 2116)


L'homme qui lui faisait face était rustre, bougon, peu loquace. Il était de ces mystères qui poussaient Murphy à la prudence, parce que le silence laissait trop de place aux suspicions. Son regard parlait plus que ses mots, parce qu'il était sévère et sans appel. Il la jugeait sur le moindre de ses actes, et on ne peut pas dire qu'elle lui avait offert les plus impressionnants d'entre eux. Les circonstances de leur rencontre parlaient déjà d'elles-mêmes; elles avaient introduit tout le déroulement de leur entrevue. Murphy ne s'était jamais sentie aussi maladroite que face à un Terrien, et Elias n'était pas le premier qui pouvait témoigner d'une telle gaucherie. Mais en réalité, si elle ne l'avait pas croisé, elle ne serait probablement plus qu'un produit en pleine digestion dans l'estomac d'un animal repu d'une humaine. Pourtant, il semblait lui avoir suffi de quelques longues minutes pour oublier cette aventure-là. Une pensée remplaçait l'autre, et elle avait été absorbée par un dépeçage bien trop impressionnant et par les caprices de son propre système digestif.

Quand le temps du repos était arrivé, l'esprit s'était apaisé. Parce qu'il lui avait sauvé la mise et s'apprêtait à lui offrir de la viande pour un régiment, elle n'arrivait toujours pas à voir en Elias une menace potentielle. Elle aurait du, pourtant, si elle avait été un tant soit peu raisonnable. Mais au lieu de ça, elle le charriait comme elle aurait charrié un vieil ami. Lui, gentil ? Les fossettes s'étaient creusées au-dessus de l'écharpe, les yeux brillaient de malice. Il ne disait rien, lui, la fixait sans piper mot. Peut-être que c'était un truc des montagnes, ça, compter ses mots, ne les utiliser que lorsqu'ils étaient vraiment utiles. Peut-être que chez eux, tout était censé passer par le regard. Quand elle comprenait ce langage, c'était une idée qui ne déplaisait pas à l'Odysséenne. Il n'était pas gentil comme certains l'entendraient. Il n'était pas loquace, pas affable ou amical. Il ne souriait pas à la première occasion. Son sourire devait valoir de l'or, s'il en avait un. Elle chercha une seconde les rides qu'il aurait pu creuser au fil des ans, ne les trouva pas; mit cette absence de preuve sur le compte de la barbe qu'il arborait. Était-il aussi mystérieux avec les siens ? Murphy se surprit à penser qu'il pourrait très bien s'imaginer la tuer; elle serait sans doute incapable de le lire dans son regard. A quoi ressemblait sa vie, à lui ? Avait-il des amis, une famille ? Riait-il parfois ? C'était, comme c'était aussi le cas avec Isdès d'ailleurs, des questions dignes des plus grands mystères du monde. Était-elle celle qui leur inspirait une pareille retenue ? Ils avaient dépassé le stade des premières politesses, non ? Il lui avait sauvé la vie, après tout, l'avait épargnée d'un destin de steak. Allez, elle lui cuirait un peu de viande, au bourru. Il la bénissait presque, et c'était bien la première fois qu'un Terrien lui laissait carte libre pour une responsabilité pareille. Elle pourrait s'en vanter auprès de Richard, tiens -si un jour ils arrivaient à se retrouver pour construire leurs putains d'arcs qui attendaient de voir le jour depuis des mois.

Mais la forêt ne comptait pas leur laisser de répit si facilement. A peine assis, déjà ils se redressaient, comme s'ils étaient montés sur ressorts. Elias passait devant elle, ressortait des buissons avec une bête dégoulinante de sang. Mais Murphy, hésitante, préféra tout de même s'assurer de l'état de l'animal. A la question, il l'observait, la dévisageait presque. Elle se sentit bête, à poser des questions pareilles. Lui redressa le cadavre, s'assurant presque qu'elle était dans sa ligne de mire et qu'aucun doute ne puisse subsister dans son esprit de débarquée un peu fêlée. Oui, la bête rousse était bien morte, et à la grimace qu'elle fit, le Terrien pût sans aucun doute deviner que le message était reçu cinq sur cinq. Elle ne resta pas prostrée dans son dégoût des cadavres bien plus longtemps. A force d'habitude, les rictus d'aversion s'atténueraient jusqu'à disparaître, elle n'en doutait pas. Mais pour créer la nouvelle habitude, il fallait bousculer l'ancienne -et Murphy, là-haut, n'avait jamais mangé de viande. C'était une nouveauté arrivée avec la terre sous ses pieds. Un être vivant que l'on abattait pour son propre besoin, son propre confort. Une minute avant, l'animal mort gambadait encore dans sa forêt, et c'était une bien drôle d'idée que de s'imaginer ces choses-là. Le sang chaud ruisselait du cadavre et tombait dans une flaque de neige qu'il faisait progressivement fondre. Mais elle allait prendre les choses en main, cette fois, jusqu'au sens propre. Le flot de paroles parût dérouter le Terrien comme l'animal sauvage avait dérouté Murphy. Chacun ses conforts et inconforts. Il souriait, observait, haussait les épaules. Elle le dévisagea en baissant l'animal, dont le sang continuait à goutter à terre. « Les couleurs chaudes, ça me va, pourtant, normalement... » soupira-t-elle avant de commencer à s'afférer à la mission qu'elle s'était donnée et de laquelle il semblait, lui, n'avoir rien à redire. Elle aimait l'idée de le mettre à la cuisine et d'inverser les rôles. C'était suffisamment rare comme situation pour qu'elle la relève. Peut-être qu'il ne la pensait pas totalement incompétente, alors. Peut-être qu'elle n'arrivait pas tout à fait à déchiffrer son regard silencieux. L'arrangement était donc trouvé, et quelques longues minutes plus tard, la viande était cuite -pas brûlée, encore saignante, fondante, parfumée au feu de bois. Il n'était pas mauvais cuisinier, se surprit-elle à penser en l'observant par-dessus les hautes flammes, et elle n'était pas mauvaise dépeceuse.

Ils mangèrent un peu, parlèrent un peu moins, repartirent chacun avec leurs recettes du jour. Aucune viande n'avait été brûlée ou gâchée. Il fallût plusieurs heures à la patrouilleuse pour revenir sur ses pas avec des bras solides pour l'aider à transporter toute la viande qui lui avait été offerte. Elias n'était plus là, les restes du renard non plus, et Murphy sourit. Elle avait gagné un peu plus de temps sur cette Terre, un nouvel allié, mais aussi une grande couverture en peau de carnassier. Les estomacs seraient moins vides ces prochains jours, et les nuits de l'hiver à venir seraient moins froides.



RP terminé !

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