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˜˜˜˜˜˜{{ Hunger of the pines {Elias ♥}
maybe life should be about more than just surviving

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20/01/2016 avengedinchains 748 Tom Hardy ava SWAN ♥ ; signa by alas guerrier 11
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Sujet: Re: {{ Hunger of the pines {Elias ♥}
Dim 27 Aoû - 19:44

» Hunger of the pines
Elias, t’as un caractère de merde, des manières de merde et en plus de ça, t’es incapable de mettre un peu de chaleur dans ta voix. Pourtant, tu essaies de le faire, tu essaies de faire le maximum pour ne pas passer pour un gros crétin mais ce n’est pas vraiment une réussite. Murphy, c’est une fille étrange et des comme elle, t’en as pas vu beaucoup. C’est mieux comme ça hein, tu préfères profiter de chaque instant, profiter de ce que tu as entre les mains. Mais ce n’est pas toujours aussi simple que ça. Et tu le sais. T’as pas vraiment la capacité moteur pour être patient ou pour être délicat aussi. La preuve avec cette débarquée que tu juges trop facilement avant même d’essayer de la connaître. Quelqu’un d’autre aurait sans nul doute agi différemment. Toi, tu trouves déjà bien de lui avoir sauvé la vie. N’est-ce pas le plus important ? En plus de ça, t’es un “prince” voilà que tu lui offres tout un ours pour sa peau et sa nourriture. Que tu sois gentil ou non, est-ce que c’est véritablement une raison pour lui en vouloir de quelque chose ? C’est dans tes habitudes, dans ta manière d’être et ce n’est donc pas cette fille qui débarque comme une fleur qui va changer tout ça. Tu as un caractère de merde ? Et alors ? Qui a dit quelque part que tu étais quelqu’un de gentil ? Tu as peut-être un bon fond, à la rigueur, mais ça s’arrêterait là. Moïra disait régulièrement que tu étais un monstre, quelqu’un de mauvais mais qu’elle t’aimait comme ça et que ce n’était pas de ta faute. Elle disait aussi qu’elle devait aimer les monstres mais que tu étais plus délicat à son contact. Elle t’aimait, et c’est la seule chose que tu dois retenir. Dans la situation actuelle, le point amusant, c’est qu’elle te rend tes piques. De par ta manière d’être et de parler, les gens ne te tiennent jamais tête. Si ce n’est Isdès et quelques rares personnes mais en général, ça s’arrête là. Et là, cette femme, elle te tient tête, elle a du répondant. Et ouais, ça te plait, quoi que tu en dises. Mais bien sûr, ce n’est pas ça que tu diras, si on te questionne. Elle reste ridicule et chiante. Malgré tout. Mais… Ouais, amusante aussi. C’est compliqué.

« Tu me prends pour une conne, en plus ? ». Au moins, elle a deviné que tu n’es pas en train de lui dire que tu es amoureux d’elle d’une quelconque manière. Visiblement, elle n’est pas trop stupide. Mais il est amusant de voir cette expression sur son visage. Et ça, tu ne peux pas vraiment le nier. Tu n’allais quand même pas te mettre à lui parler normalement. Tu restes l’homme que tu es, un peu insupportable, carrément froid et désagréable. Et tu n’as pas envie de changer parce que les gens se mettraient à croire que tu as du coeur ou que tu peux être aimable. Tu ne l’es pas. T’es qui tu es et ça te va comme ça. Tu ne risques pas de changer. On t’a souvent reproché d’être qui tu es et aujourd’hui, on l’a fini accepté. Pourquoi chercher plus loin ? ” Non, moi gentil “. Quelle belle ironie. On t’a défini bon nombre de fois. Jamais ce mot ne s’est glissé dans la bouche de quelqu’un. Et tu ne t’en es jamais plaint.

T’es quand même surpris à l’idée qu’ils n’aient rien de bien pour faire du feu aucun objet pour rendre leur vie plus facile. T’es pas là pour juger mais rien qu’au niveau des habits, y a un niveau supérieur. Donc ça aurait pu être pareil. Mais non, visiblement. Sinon, elle n’agirait pas comme ça. Pourtant, tu lui poses la question, sait-on jamais. « Non ». Bon bah voilà. Triste quand même. Mais tu ne sais vraiment pas comment c’était là-haut alors forcément, tu ne risques pas de trouver les solutions sans te renseigner. Et en même temps, t’as pas vraiment envie de poser les bonnes questions. Tout ça ne te concerne pas et t’as pas envie de manifester de l’intérêt. « On avait pas de feu, tout marchait à l'électricité. ». Un mot que tu ne connais pas et dont tu ne sais même pas quoi faire. C’est supposé être quoi ça ? Un terme de l’ancien temps ? T’en as franchement pas la moindre idée. ” Ce truc chauffe ? “. T’as quand même un peu envie de savoir. Tu ne sais rien de ce qu’elle dit. Tu te demandes même si c’est un plat ou une sorte de couverture qui réchauffe le corps ? Aucune idée. Mais elle triche si elle se met à user de termes que tu ne connais pas. Elle joue comme toi, à utiliser un langage que tu ne maîtrises pas.

Le feu prend forme et tu te dis qu’elle se débrouille bien sur ça, au moins. Un ours, c’est une autre histoire. Mais elle a du mérite, tu le lui accordes. Tout en gardant pour toi au passage, tu ne vas quand même pas lui dire ça. Elle prendrait un peu trop la confiance. « Tu restes un peu ? ». La question te surprend un peu, alors qu’elle s’est assise dans la neige et que tu envisageais plutôt de partir. T’imaginant que c’est le moment de la laisser seule. Alors son invitation te laisse perplexe, clairement. Pourquoi devrais-tu rester ? A quoi ça servirait, finalement ? T’en as pas la moindre idée. Ce n’était pas prévu mais tu as le temps, t’es libre de tes mouvements. Disons que tu ne vois pas vraiment l’intérêt que tu pourrais avoir à rester là. Qu’est-ce que ça pourrait t’apporter ? Tu restes là un instant, surpris, à la regarder, en attendant de connaître la raison de son envie de rester. Elle ne semble pas beaucoup t’apprécier et t’es pas du genre à t’afficher. « Tu pourrais profiter d'un peu de viande. T'as faim ? ». De la viande, tu en as aussi chez toi. Mais elle veut que tu restes et tu n’as aucune obligation. Tu peux bien manger un peu de la viande que tu as tué. En plus de ça, tu ne caches pas que c’est le moment où elle a le meilleur goût. ” Tant que toi pas brûler viande “. Parce que si c’est pour qu’elle la brûle, ça ne t’intéresse pas forcément. Toi, tu aimes qu’elle soit saignante, tendre. Qu’elle fonde en bouche. Tu te laisses tomber dans la neige, le derrière protégé par les fourrures que tu portes. T’es bien installé, autant que possible, du moins. Et tu attends de voir ce qui pourrait bien se passer. Avec elle, t’as l’impression que tout pourrait arriver. « Yumi na choj ogeda op. Danger, nami ? ». Elle connaît quelqu’un. Tu la fixes un instant et tu ne peux que l’avouer. On n’apprend pas ta langue sans la parler, sans l’entendre. Elle ne veut pas te dire de qui il s’agit et tu en es bien triste. Mais… Il y a bien quelqu’un. Les secrets ne sont jamais vraiment bons mais il y en a un là, juste là, tu le vois.

Tu ne lui poses aucune question parce qu’elle ne te répondra pas et qu’au moment où tu pourrais le faire, un bruit non loin te fait te redresser. Tu soupires quand tu vois la viande s’envoler dans un tas de neige et lève les yeux. Et elle a encore ce stupide poignard ridiculement petit. Toi, tu sors ta dague de sous ta fourrure et le regard menaçant tu observes autour de vous. Le bruit est léger, la menace l’est tout autant. Tu fouilles dans ton manteau et en sors un petit couteau. Un détail. Tu le jettes vers la source de bruit et t’avance quand tu entends une chut. Derrière le buisson, tu trouves un renard, sans doute attiré par l’odeur de la viande. Mort désormais. Tu reviens vers la femme avec ta nouvelle victime. ” Ca pouvoir faire bon chapeau contre froid “. T’espère qu’elle a pas balancé la viande dans un tas de merde. Sinon, là, tu vas vraiment être de mauvaise humeur.


notes » w/ Murphy, en forêt, 20/12/2116
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06/12/2015 Lux Aeterna 29545 Sophia Bush Avengedinchains (vava) ; Oreste (image profil); Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 160


Sujet: Re: {{ Hunger of the pines {Elias ♥}
Lun 4 Sep - 2:09



❝ Hunger of the pines ❞
Murphy Cavendish & Elias Caroll
(20 décembre 2116)


Murphy était probablement la dernière personne à se faire des amis de simples connaissances. Pire encore, elle était de ceux qui redoutait même les plus inoffensifs; un mélange, sans doute, de ce qu'on lui avait appris au sein des rangs militaires et de son caractère méfiant. Pourtant, il y avait des signes qui ne pouvaient pas tromper; des gestes qui offraient aux plus soupçonneux l'opportunité de croire à la bonté de leur prochain. Murphy avait passé le cap de la méfiance avant même d'avoir eu le temps de redouter Elias. Les présentations s'étaient faites à travers l'abattage d'un animal affamé, d'un Danger aux crocs aiguisés. Les minutes qui avaient suivi avaient continué à tisser ce lien étrange. Elle ne lui aurait très certainement pas confié sa vie s'il avait du choisir entre les leurs, mais il avait démontré d'une bienveillance curieuse qu'elle ne parvenait toujours pas à s'expliquer. Une voix lui hurlait à l'oreille qu'il était inconscient pour elle de baisser sa garde de la sorte et que parce qu'elles brouillaient les esprits, ces tactiques pouvait être encore plus vicieuses. Elles étaient les meilleurs armes des penseurs et des cruels, de ceux qui voulaient lire la surprise et l'incompréhension dans le regard de ceux à qui ils arrachaient la vie. Tout ça, Murphy le savait. Elle n'était pas née de la dernière pluie et n'était pas subitement devenue naïve et candide. Une part d'elle restait sur ses gardes et ses muscles constamment contractés, prêts à contribuer à sa fuite si elle s'avérait nécessaire, en étaient la meilleure preuve. Mais il lui avait offert fourrure et viande, s'était occupé lui-même de les arracher à la bête, en avait profité pour lui prodiguer quelques conseils silencieux, et n'avait pas profité de ses moments de faiblesse pour lui trancher la gorge. Il lui avait bien jeté quelques regards douteux lorsqu'elle avait rendu son petit déjeuner dans la neige, mais n'avait pas bougé. Si une certitude gonflait dans son esprit, c'était justement celle qu'elle n'avait pas à redouter Elias; en tout cas pas ici et pas maintenant, pas tant que cette balance étrange entre eux demeurait inchangée.

« Toi, gentil ? » ricana-t-elle une seconde. Malgré le fait qu'elle était encore propriétaire de tous ses membres et de chaque millilitre de son propre sang, Murphy n'aurait très certainement pas usé de cet adjectif pour décrire Elias. Il était taciturne et lui rappelait Isdès dans la façon qu'il avait de prendre la parole seulement lorsqu'il le considérait avisé ou nécessaire. Mais à la façon qu'il avait présentement de la regarder, il était plutôt très sérieux vis-à-vis de cette allégation. « Ça te fait deux erreurs d'anglais, il faudra vraiment que tu revoies ton vocabulaire. » Elle le fixa silencieusement, l'air grave, pendant quelques instants, alors qu'il reprenait la découpe de la viande.

Mais les corps se fatiguaient d'un tel travail, encore plus dans le gel de ce début d'hiver. Ses doigts hurlaient de froid et l'air brûlait sa trachée à chacune de ses inspirations. Il était temps pour eux de faire une pause bien méritée, peut-être de partager quelques denrées si Elias considérait bien justement mériter une partie de ce qu'il venait d'arracher des os de la bête qu'il avait abattue. L'Odysséenne détestait l'idée d'être redevable de quoi que ce soit à qui que ce soit, encore plus lorsqu'il s'agissait d'un inconnu ou de quelqu'un qui n'était pas des siens. Elias remplissait ces deux critères qui avaient tendance à l'inquiéter et même maintenant, elle espérait encore arriver à lui faire entendre raison. Même en le forçant à reprendre l'équivalent de la moitié de ce qu'ils avaient récupéré de l'animal abattu, elle lui devrait toujours la vie; mais ce serait un tout petit moins que si elle ramenait toute la viande chez elle et, dans son esprit, cette frêle différence semblait prendre toute son importance. Elle releva finalement les iris du feu qui prenait confortablement entre eux et l'observa un instant, médusée par sa seconde question. C'était lorsque les questions abordaient ce genre de choses que les différences se creusaient entre Natifs et Célestes, et la brune se surprit à chercher ses mots pour tenter d'expliquer le terme sur lequel il semblait butter. Mais elle n'était pas physicienne ou électricienne, Murphy, et il lui vint à l'esprit un vieux cours où on lui avait parlé d'électrons et de différences de potentiels, mais ces termes ne faisaient qu'embourber le premier dans le mystère qui l'entourait. Ses lèvres s’entrouvraient pour se refermer aussitôt, et le cycle perdura quelques instants au bout desquels elle considéra avoir trouvé un bon compromis. « Ça crée de l'énergie, donc oui, ça chauffe... comme de brûler du bois. » Elle attrapa une épaisse branche humide qu'elle avait laissée près d'elle et attisa le feu en jouant avant les plus petits branchages, en dessous, et les premières cendres nées des flammes. Il prenait doucement et ils pourraient bientôt cuire un peu de viande et surtout, se réchauffer. C'était sans doute qui l'avait le plus épuisée pendant le processus qui venait de se tramer à quelques mètres de là; ne trouver qu'un air glacé et s'imposer l'interdiction de moufles pour gagner en dextérité. Elle finit par s'installer à terre en continuant de titiller un peu le brasier pour qu'il ne se lasse pas déjà de les réchauffer. Elle sentit l'eau glacée prendre le chemin jusqu'à son intestin et frissonna en invitant, malicieuse, Elias à la joindre dans son repas improvisé. « J'ai encore jamais brûlé de viande » répondit-elle, un brin fanfaronne, non sans garder pour elle les cuissons un peu aléatoires qu'elle se réservait lorsqu'elle quittait le camp et l'équipe de cuisiniers. Trop ou pas assez cuite, la viande qu'elle préparait n'avait jamais été cuite deux fois de la même façon, mais elle s'en accommodait. Les deux seules conditions étaient de ne pas tomber malade et d'être suffisamment nourrie. Elle savait apprécier le peu de gourmandises que lui offraient le monde et cette Terre, mais elle s'était accommodée depuis toujours à la nourriture comme carburant; son plaisir gustatif se réveillait seulement progressivement et maintenant que Cassandre lui apprenait à apprécier les mets dont ils disposaient depuis qu'ils étaient ici. Elle espérait qu'elle ne ferait aucun affront à Elias si elle ne savait pas préparer sa viande comme il l'aimait. Elle lui devait au moins cette minute de gourmandise.

Elle resta un peu bête lorsqu'elle prit la parole dans une langue qui n'était pas la sienne et qu'elle espérait brusquement être celle d'Elias. Le doute s'empara d'elle lorsqu'il la regarda sans répliquer. Peut-être qu'Oona aurait honte d'elle à cet instant précis, peut-être qu'elle avait sorti des inepties monstrueuses ou incompréhensibles. Elle ne se morfondit pas une seconde de plus, pourtant, et se levait déjà pour aller cueillir leur repas sur les morceaux de muscles découpés qui avaient trouvé leur place dans la neige fraîche. Une tranche de viande dans chaque main, Murphy finit par se redresser brusquement et jeter la viande, qui tomba dans un bruit feutré à côté de sa source, dans un tas aussi propre que celui dans lequel ils avaient entreposé le reste de la viande en attendant que l'Odyssée ne rameute des collègues pour l'aider à l'amener chez eux. Elle dégaina l'un de ses couteaux, les sens aux aguets, entendant de plus en plus clairement la neige crisser sous le déplacement de ce qu'elle espérait être un être sans danger. Probablement pas un Homme ou un animal à la carrure imposante, car il ferait bien plus de bruit. Mais ça ne correspondait pas non plus à lapin; ils l'avaient habituée à écraser la neige de façon à peine perceptible. C'était quelque chose entre les deux, et Murphy ne savait que trop bien que la taille d'un animal ne déterminait pas son potentiel de menace. Elle lança un regard par dessus son épaule pour voir Elias s'avancer vers elle, l'air féroce. Il s'arrêta alors qu'ils étaient épaule contre épaule et prit les choses en main en lançant sa dague, sembla-t-il, à l'aveugle. Un bruit feutré laissa tout de suite entendre que la cible avait été atteinte et Murphy jeta n coup d'oeil surpris à l'Athna, qui déjà s'enfonçait à travers les arbres pour récupérer la victime quelques mètres plus loin. Il revint vers elle avec une bête rousse qu'il avait saisie par la peau du cou sans aucune autre réaction que ce qu'il prévoyait de faire de ce qu'elle devinait, pour en avoir déjà croisé, être un renard. « Il est mort ? » Mais le sang qui dégoulinait à grosses gouttes de la plaie dans laquelle était encore plantée l'arme d'Elias ne pouvait tomber personne. « Je m'en occupe » lâcha-t-elle abruptement en arrachant l'animal des mains de l'homme. Elle allait lui prouver qu'elle était plus à l'aise sur ce gabarit. « Occupe-toi de cuire la viande, comme ça tu seras sûr que je la brûlerai pas... » Elle désigna les deux tranches de muscle rouge qui contrastaient avec l'immaculé de la neige fraîche. Son sourire taquin l'admettait pour elle, Murphy savourait particulièrement cette situation où Elias se retrouvait aux fourneaux et elle au dépeçage. Elle choisit une zone propre non loin du feu, auquel elle faisait dos, et posa l'animal avant d'à nouveau stériliser sa lame et de commencer à s'occuper de la bête. « Un chapeau, vraiment ? Et pourquoi pas une écharpe ? » Elle approcha son visage de la queue touffue de l'animal, qui ne craignait aucune contamination, et lança un regard à Elias, tout sourire. « Ça me va bien au teint ? » Elle gloussa une seconde et reprit son sérieux, les mains poisseuses, alors qu'elle se concentrait pour arracher la fourrure le plus proprement possible, se remémorant les directives de Cassandre une à une. « Ça se mange, comme viande ? » demanda-t-elle alors qu'elle pouvait jurer déjà sentir le doux parfum de la viande en train de rôtir sur les braises. « Tu le gardes, lui. Comme ça je me suis occupée de ton animal et toi du mien. » Elle s'affairait, hâtive mais soigneuse, espérant secrètement impressionner Elias, ou au moins lui prouver qu'elle n'était pas la damoiselle en détresse qu'il avait dû penser jusque-là.
 

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