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˜˜˜˜˜˜CASSIAN&JO, howlin' for you
maybe life should be about more than just surviving


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Sujet: CASSIAN&JO, howlin' for you
Jeu 15 Déc - 21:43

howlin' for you
  cassian & jo
I must admit, I can't explain any of these thoughts racing through my brain.
There's something wrong with this plot, the actors here have not got a clue.

It's true, baby I'm howlin' for you. Y'avait plus rien à faire, nan. Puis ils l'avaient laissé seul, le pauvre. Ils l'avaient laissé seul et il avait rien à faire. Puis il avait réussi à dormir, cette nuit-là, il était plus fatigué, Jo. Il avait plus envie de dormir, pas aujourd'hui, pas maintenant, pas le temps.
Et y'avait juste le temps pour partir, ouais, parce qu'il y avait presque personne sur le camp, y'avait personne, puis il connaît personne, Jo, y'a personne avec qui il peut passer la journée, à étendre les fringues et à faire à bouffer. 'Autre chose à faire que couper du bois.
Puis il avait rien à faire à part partir dans la forêt, parce que c'est un bohnomme, Jo, il a pas peur des arbres, il a pas peur des terriens, nan, c'est un vrai homme. Il a besoin de personne pour l'accompagner dans la forêt, nan.
Et il est parti, pas gaiement, mais il est parti. Personne n'a dû remarquer, ils s'en branlent de moi, les autres. Tous des pétasses, t'façon.
Et il est là. Il se fond pas trop dans le décor, le con, avec sa boule à zéro et son teint cadavérique. Y'a rien à faire, nan. Et les arbres ont l'air de se moquer de lui, en fait, de sa solitude, de sa déguaine. Parce qu'il est ridicule, Jo, mais il le sait pas, et c'est pire.
Puis ils se tourne les pouces, il s'assoit par terre, il se crée son propre camp entre les feuilles mortes et les racines. Puis ça pique, sur sa joue, et il fronce les sourcils, quand il en vient à toucher la plaie sur sa joue, plaie de la veille, plaie dans son âme.
Il a mal à la tête, le pauvre, il a mal au coeur. Et il s'étale de tout son être, la tête contre la mousse pourrie, les bras le long du corps. Et il regarde en l'air, il regarde le ciel. Il sait pas trop quelle heure il est, j'en ai rien à foutre, de toutes façons.
Puis y'a le vent qui souffle dans les feuilles, le vent qui souffle dans sa tête, et il arrive plus à penser, il arrive plus à réfléchir. Mais il en a pas besoin, de toutes manières. Il a pas besoin de réfléchir, nan. Il a déjà beaucoup trop réfléchi, tout seul. Il peut plus être seul. Même si les autres sont chiants. Parce qu'il aime pas les relations humaines, il est seul, ouais, mais c'est pas un loup solitaire, nan, il a pas la carrure, il fait pas assez peur.
Il fait peur à personne, nan, pas physiquement. Lui, il fait peur par les mots, parce que les autres, au camp, c'est des tapettes, puis ils méritent pas mon temps. Mais y'a peut être personne qui mérite son temps, si on va dans ce sens. Y'a personne capable de l'intéresser. Personne.
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Semeur d'épidémies éthérées


Sujet: Re: CASSIAN&JO, howlin' for you
Lun 26 Déc - 23:03

Il connaît bien cette partie de la forêt. Une zone de tout péril à l'atmosphère aigre, hantée par des meutes de prédateurs dégénérés, colonisée par une flore de baliveaux rabougris et de lichens pâlots. Il règne ici un micro climat intéressant, une tiédeur aux allures équatoriales et un pique de radio activité, à en juger par l'étonnante profusion d'espèces difformes. Un véritable festin pour son âme de naturaliste. Un biotope exceptionnel, mais dont l'immersion nécessite quelques vigoureuses précautions. L'empoisonneur Rahjak a l'habitude de fouler ces sous-bois qui semblent tout droit sortis des songes fiévreux de ses patients à l'agonie. Il a pris le temps de mettre au point toute sorte de prévention contre les dangers latents.

A plusieurs jours de marche, vers l'occident du pays des dunes, cette région se trouve terrée dans une dépression du relief particulièrement aiguë, bizarrerie géologique qui a toujours enflammé son imagination fertile. Longtemps, Cassian s'est figuré un mystérieux effondrement des soubassements terrestres, peut-être dû à la présence de galeries souterraines qui remonteraient à l'époque de leurs ancêtres délicieusement braques. Il s'est imaginé des abris construits de mains d'homme, composés d'alliages miroitants et de matériaux aux chimies bafouées. Malgré de nombreuses excursions dans les parages néanmoins, jamais il n'a découvert la moindre brèche, le plus infime passage susceptible de mener au centre de la Terre. Ces théories ne sont que fumées, rien qu'un artefact de son esprit déchaîné. Cassian est parfaitement lucide à ce sujet. Mais il demeure toujours un doute qui le taraude, lors de ses déambulations ici bas.

Ce matin, il lui a fallu du temps pour démonter son bivouac haut perché dans les frondaisons. Il a pris quelques heures de repos, mussé dans une toile de jute improvisée hamac, emmailloté de moustiquaires à vocation à lui épargner les raids de diptères voraces comme l'intrusion dans son couchage d'autres nuisibles de toute écaille. A l'aube, le Sorcier a repris sa route vers l'Ouest. Il est reparti sur la piste de mystères voilés, et plus concrètement à la recherche d'espèces végétales capables de réanimer de grands fléaux tels que la peste et le choléra. Le jour durant, il a ainsi lanterné au pied de bosquets ombrageux, à proximité d'eaux stagnantes et dans des futaies faméliques, à demi immergées par des potages d'humus et de boues. Dans son cahier de route, il a épinglé quelques spécimens, a ébauché toute une série de croquis d'observation et a réparti le fruit de sa cueillette entre flacons et pochettes de fibres entretissées. Lorsque le soir s'est avancé, Cassian s'est mis en quête d'une région à peine plus hospitalière pour planter son bivouac, bifurquant azimut des enfants du ciel. S'il ne compte pas sur des rencontres opportunes, il sait que le tapage du campement, associé aux multiples rondes qu'effectuent les débarqués contribue à éloigner le menu fretin des prédateurs. Si sa curiosité excessive l'a déjà poussée à se trouver en vue des premiers baraquements, jamais Cassian n'a poussé le vice jusqu'à quitter le couvert de la végétation. Ce ne serait pas dangereux, mais complètement absurde compte tenu des doux contentieux qui lient enfants du ciels et Rahjaks. Le Sorcier s'accorde un sourire tout en crocs au souvenir flottant des pourparlers de novembre.

Quelques copieux kilomètres le séparent encore du campement des Skaïkrus. Marchant à pas de loup, l'enfant du Désert est aux aguets quand le craquement d'un rameau échoué suspend sa foulée. D'un regard oblique, il embrasse le décor mystique de la forêt qui se fond dans le vif argent du jour déclinant. Ses prunelles noires, après avoir prospecté minutieusement les alentours, se braquent subitement en direction d'une forme étendue, jusque là tapie dans son angle mort. Un corps ? Un corps. Cassian se régale à l'avance à l'idée de croiser la route d'un macchabée skaïkru qu'il pourrait dépouiller à loisir d'éventuels effets sophistiqués, lesquels le tiendraient en haleine de longues veillées dans l'obscurité de son atelier. De surcroît, il ne se priverait certainement pas d'un petit examen médical dans les règles de l'art. Ces organismes venus de l'espace sont parfois truffés de technologies microscopiques. A ce titre, il s'en rapproche, la curiosité plus forte que sa méfiance maladive. Déception. Il se trouve qu'une amplitude respiratoire soulève régulièrement le buste efflanqué du cadavre, pas encore tout à fait digne du tombeau. Il respire. Il bouge. Désormais en visu, le Rahjak ne cherche plus à se dissimuler et s'approche du corps étendu, coté tête. Le spectre d'un sourire matois affleure sur son visage.

"Moi qui croyais à un cadavre abandonné là." Lâche t-il avec une intonation nébuleuse, employant avec fluidité un gonasleng lardé d'accents terriens. Il ne cache pas sa déception, à vrai dire, et se permet d'étudier la physionomie de l'imprudent avec la froide patience d'un légiste qui réfléchit déjà en termes de cisaille. C'est un bien drôle d'oiseau. Le crâne rasé, les traits fins, filiforme, on croirait un enfant qui a grandi trop vite, un gosse élastique qu'on aurait écartelé et qui serait resté pantelant. Il a l'air d'un petit teigneux, mais l'expression abandonnée qu'a surpris le Rahjak, lorsqu'il s'est furtivement rapproché, trahit quelques remous intérieurs. Que fait-il ici, si loin de son périmètre, à se promener en solitaire sur les sentes d'une Terre radioactivée ? D'un index rêveur, Cassian longe le tranchant de la serpe d'herboriste qui pend à sa ceinture, quand bien même l'idée de l'occire proprement lui est capricieuse. Bien trop risqué à son goût. Par ailleurs, peut-être que le reste de la meute traîne à proximité.

"Ton campement est loin." Fait-il remarquer d'une voix trop paisible.

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Sujet: Re: CASSIAN&JO, howlin' for you
Ven 3 Mar - 13:32

howlin' for you
  cassian & jo
I must admit, I can't explain any of these thoughts racing through my brain.
There's something wrong with this plot, the actors here have not got a clue.

There's something wrong with this plot. Puis il était bien, hein, il était allongé, là, dans le silence, dans le bruit de la nature, sans ces cons au camp qui crient dans tout les sens. Et il aime bien le chaos, Jo, il aime bien, mais pas tout le temps. Pas quand c'est des petites meufs qui lui cassent les oreilles.
Et il entend des bruits, parfois, mais il bouge pas. Il se croit pas invincible, non. C'est juste qu'il est trop concentré sur les feuilles mortes qui dansnet au rythme du vent près de lui pour avoir peur de mourir. J'ai peur de rien moi, peur de rien. Et cette réflexion dans sa tête le fait sourire. C'est un dûr à cuire, Jo. Un petit dûr à cuire.
Y'a des pas, de derrière. Quelqu'un ou quelque chose qui s'avance. Enfin, un signe de vie.
Moi qui croyais à un cadavre abandonné là. Il pouffe de rire, Jo. Parce qu'il est loin d'être mort. Il est plein de vie. Puis il se redressse, se tient là, allongé, s'appuyant sur ses coudes, lançant un regard accompagné d'un sourire à l'inconnu. Raté.
Puis il a l'air de pas mal le reluquer, le mec, il le regarde bien. Y'a un problème ?
Et il le voit caresser bizarrement son espèce de truc en métal, un sourcil levé à l'extrême. Ton campement est loin. Et Jo sourit avant de reposer sa tête contre les feuilles, lorgnant les arbres nus, au dessus de sa tête. Si près mais si loins. C'est le but.
Et il attend un temps, perdu dans les branches, avant de reposer son regard sur l'étranger. Et toi, qu'est ce que tu fous là ?
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13/09/2016 Anticarde 2240 Evan Peters Freckles sloth- soeur d'armes (crackship) - Tumblr (gif profil + signe) - Ashiri ♥ (picspam) Sorcier - Médecine & apothicaire spécialité Poison. 0
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Sujet: Re: CASSIAN&JO, howlin' for you
Sam 1 Avr - 22:08

Un rire fuse, aux lèvres de l'inconnu. Droit dans ses bottes, Cassian se tient immobile, imperturbable, antipathique cariatide. C'est un son qui ne lui plaît pas, le rire. C'est insaisissable, un rire, c'est terriblement imprévisible, aussi. Décibels discordantes, aboyées, éructées ou allongées dans l'espace, jaillissant du larynx avec tantôt la furia d'une rivière en crue, tantôt la mollesse acidulée qui sied aux goguenardises, c'est une musique à part entière, un air principal, une gamme descendante qui happe toutes les oreilles, qui sait se détacher pour survoler le tintamarre d'une foule, qui relègue le reste d'une rumeur ambiante au rang d'accompagnement, de basses. Jo rit. Cassian ignore pourquoi. Lui qui arbore une indifférence à peine ondée par l'ironie ou le mépris, lui qui considère l'émotion et l'expression comme des aveux précieux que l'on jetterait en pâture au tout venant, demeure à quia devant tant de spontanéités.

L'échalas se redresse vaguement, faisant crépiter son linceul de feuilles mortes. Il ne semble pas méfiant, nullement inquiété, pas même surpris. Une réaction typique de ces skaïkrus qui ont vécu longtemps dans leurs murs d'acier trempé et de tôles rivetées, sous le joug de signaux sonores intempestifs, de portes escamotables, de lumières artificielles, menés par des protocoles sophistiqués, dans la solitude de leur espèce. Là-haut, nulle contrainte de survie, pas l'ombre d'une rivalité tribale, nulle nécessité de se prémunir contre une nature toute puissante, furieuse d'avoir repris ses droits longtemps brimées et qui, détraquée par les ondes radioactives, s'est mise à vomir sur terre, dans les profondeurs des jungles comme dans les combes des vallées, des hordes de carnassiers difformes et de monstres souffreteux. En se rappelant les confidences de William, Cassian songe que leurs contraintes devaient être d'une toute autre nature.

"Y'a un problème ?" Lâche l'enfant du ciel, décomplexé, n'arborant nulle défensive, ne jugeant même pas opportun de retrouver la détente de ses jambes. Il demeure à demi-allongé, vaguement dérangé. Une indolence qui pique la curiosité de l'homme du désert, qui l'amuse passablement, aussi. Cassian observe alors quelques secondes de silence, dans lesquelles retentissent les premiers frémissements de la nuit. Déjà, la brise a fraîchi. A terre, hérissées par les reliefs de l'humus craquant, les ombres s'allongent comme des échines de fauve.
"Comment peut-on être aussi insouciant ? Je n'ai jamais vu de skaïkrus si loin. En cette heure tardive. Sur leurs territoires." Répond t-il, évoquant par là les déferlantes de prédateurs qui chassent en cette saison. Son timbre de voix n'a rien de menaçant, quand bien même arbore t-il ses grands airs de moralisateur. Si sont mots ont l'écho lugubre, son visage peu expressif ne laisse rien présager d'un tempérament plus enjoué.

Le skaïkru est équipé de manière rudimentaire. Apparemment, sa présence ici relève plus du hasard d'une promenade bucolique que d'une expédition d'éclaireur organisée. A t-il remarqué que le soir tombait ? Même à grandes foulées, il ne pourra regagner son camp avant la nuit noire. L'empoisonneur s'égare alors en conjectures. Il se demande s'il a à faire à une tête brûlée qui aurait mis de la distance avec ses pairs de manière irraisonnée, au nom d'un ultime coup de sang. A moins qu'il n'ait suffisamment quadrillé le secteur pour savoir se frayer une route dans la forêt, transfigurée par l'obscurité, comme en sont capables les pisteurs Naoris. Certes, Cassian ne s'est pas gêné pour le toiser, mais le crâne rasé ne demeure pas en reste. Il lui rend la pareille sans détour, use d'une familiarité qui ne dépareille pas son air teigneux. Pour toute réponse, le Rahjak se met à jouer fugitivement de la serpe, et la lame rutilante accroche les quelques rayons obliques du couchant dont les particules piégées lancent des éclats orangés. "Je fais la cueillette." Articule t-il alors, amusé par le caractère inoffensif, presque risible de ce simple mot. "Enfin, là en l’occurrence, je cherche un endroit pour planter mon bivouac. Mais je te laisse volontiers ce lopin de terre là..." Lâche t-il avec une inflexion sarcastique. "Pas très avisé à mon goût." Jetant un coup d’œil alentour, Cassian finit néanmoins par amarrer son arme d'herboriste à sa ceinture, sous le pan de sa cape, dissolvant toute illusion de menace. Le crépuscule approche à pas de loup. Le temps n'est pas à la chamaillerie. Il lui faut se mettre en quête d'une zone sécure qui pourrait accueillir son campement, une portion de terre sous le vent, en retrait des sentes animalières, dérobée des curiosités du monde.

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05/10/2015 Electric Soul 5933 Dan Stevens Avengedinchains ♥ & tumblr Professeur de litté/philo sur l'Odyssée, s'occupe des cultures sur Terre | Education & notions d'agriculture 8
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Sujet: Re: CASSIAN&JO, howlin' for you
Dim 4 Juin - 9:31

RP archivé suite à la suppression de Jo

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