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˜˜˜˜˜˜Etre naïf se paie cher. [Antanas et James]
maybe life should be about more than just surviving

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06/10/2016 Mr Hyde 83 Sam Way Cosmic light Pêcheur 20


Sujet: Etre naïf se paie cher. [Antanas et James]
Mar 13 Déc - 23:34

Le soleil venait de se lever sur la côte calusienne et James a entreprit d’aller explorer un peu la forêt. L’hiver approchant, il ne peut plus pêcher tous les jours en raison de l’eau devenant trop froide, même avec des vêtements de protection. Pour cette raison, et étant le seul homme avec son père à s’occuper de la famille, il lui arrive parfois de tenter de chasser, bien que ce soit un art dans lequel il n’excelle pas du tout. En dépit de cela, il est toujours très volontaire et plein de ressource, tentant pour pallier à cela, de cueillir des fruits, des légumes, des champignons ou toute chose à peu près comestible.

James sait bien sûr qu’il n’est pas assez utile, et que même une femme peut le faire, mais il tente d’aider à sa manière. Il semblerait que seule la pêche soit son domaine de prédilection, et coupé de cela, il lui est difficile de trouver réellement sa place. Tandis qu’il se balade dans la forêt, en direction de la tribu Pikuni, il rencontre plusieurs types de fruits. Quelques baies, qui ne seront pas très nourrissantes, mais sûrement apprécier par ses frères et sœurs. A la main, il porte un sac tressé et dans le dos un autre, dans lequel il a entreposé quelques produits plus lourds ou plus fragiles. Se penchant lentement, il tente de ramasser des champignons, qui bientôt ne pousseront même plus à cause de la terre qui gèle.

« Heya » (bonjour) qu’il parvient à dire après avoir aperçu un homme. Un nomade semblerait-il, bien qu’encore une fois, ce soit difficile à dire. Comment peut-on deviner s’il ne vient pas juste d’une tribu éloignée comme la tribu Naori ? Peu familier avec les autres tribus, James n’a pas vraiment conscience qu’au sein de ces bois, le danger est partout.

L’homme est vêtu d’une chemise un peu ternie par le temps avec par-dessus un veston de cuir maintenu avec de la corde en place. Le type de vêtement que l’on fait soi-même, sans avoir eu recours a quelqu’un d’autre. Dans la plupart des tribus, les savoirs faire sont assez bien répartis pour que tout le monde puisse donner un coup de main. Ainsi, certains sont plus doués avec la création des tissus, des vêtements et des ornements, comme d’autres comme lui, sont plus à l’aise avec la pêche, la chasse, la cuisine ou d’autres capacités.

Cet homme en revanche, à la manière d’Adriel, qu’il a rencontré récemment, semble se débrouiller par lui-même. Sur le dos, il porte un sac de fortune, et son apparence informe qu’il doit marcher depuis un certain temps dans la forêt, ses joues présentant des traces de boue. La forêt, avec cette heure de la journée semble presque sombre et inquiétante.

Voyant que l’homme approche, James se contente de reculer, se rendant compte de manière surprenante qu’il n’est pas du tout arrivé à l’endroit où il le souhaitait. L’idée était de marche non loin du village des Calusas, mais il semblerait que lui comme son cheval se soit laissé dévier un peu trop loin. Il doit être sortit depuis trois heures déjà, son cheval attaché non loin a un arbre. Lentement, il recule regardant autour de lui les ruines un peu inquiet.

« Tu as un beau butin. » que mentionne l’homme, une voix un peu éraillé. Dans son regard on peut y voir de la défiance, et l’envie d’attaquer. Peu combatif, James n’en sait pas moins comment réagir, et lentement il cherche son couteau à sa taille pour pouvoir riposter en cas de besoin.

C’était sans compter que l’homme face à lui fait sans doute 15 centimètres de plus, et au moins 10 kilos de plus. De nature assez fine, il n’est pas rare de rencontrer des adversaires plus forts que lui.

« C’est…juste des légumes. » qu’il tente de mentionner, reculant cette fois-ci plus vite. A mesure qu’il recule, l’homme avance, plus franc et plus vite, son poignard à la main en prévision d’un coup violent. James, qui ne trouve derrière lui qu’une vague sensation froide sous ses mains, devine qu’il vient de se faire emprisonné à l’intérieur d’une ruine, derrière lui un mur de pierre. Tâtant la matière, il tente de juger la hauteur de ce mur, envisageant peut être de le sauter pour pouvoir s’enfuir. Son cheval non lui pourrait lui permettre de s’évader rapidement, car il semblerait que le nomade lui, soit à pied.

« Tant mieux, ça veut dire que tu peux me les donner alors ! »

Sans plus tarder, l’homme fonce et James n’arrive qu’à esquiver l’attache en pivotant. Au même moment il cris assez fort :

« Non ! » tout en essayant de se dégager de l’homme qui vient de lui empoigner le bras.

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05/10/2016 Ipiutiminelle 186 Hugh Jackman So' Guerrier & Chasseur > ₪ Combat au corps à corps et armes blanches. Doué aux armes de jets et à l'arc. ₪ Chasseur ₪ Eleveur et dresseur d'oiseaux de proie pour la chasse et la livraison des messages. ₪ 0
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Sujet: Re: Etre naïf se paie cher. [Antanas et James]
Dim 18 Déc - 23:45

Être naïf se paie cher#James Isaï

« La chance est un oiseau de proie survolant un aveugle aux yeux bandés »

[ Serge Gainsbourg ]


Quatre heure s'étaient écoulées depuis que j'avais quitté le village des Pikunis après le Grand Conseil et je n'avais pas fait l'ombre d'une pause. Après une semaine à n'être sédentaire dans leur village, j'avais commencé à étouffer et même mes quelques excursions de chasse n'avaient pas suffit à calmer mon envie des grands espaces. Je n'avais pas envie de rentrer sur mes propres terres, pas encore...

Loin de l'effervescence du village, je revivais, tout simplement. Il y avait eu trop de monde, trop de gens au même endroit pendant trop longtemps. Parfois j'avais juste besoin d'être un peu seul et de m'isoler. Parmi mon peuple, j'étais loin d'être l'unique être un peu taciturne et solitaire et pourtant nous n'étions pas moins un peuple solidaire et je ne dérogeais pas à cette règle tacite. Marcher, n'avoir d'autre but que de faire un pas de plus devant l'autre. Une incroyable sensation de liberté... J'avais en tête de me rendre au village des Calusas avant de rentrer en mon domaine. L'air de la mer serait sans doute suffisant pour me dépayser un peu et me ressourcer et puis... j'avouais avoir une soudaine envie d'un bon poisson des mers salées. Ceux que nous trouvions dans nos rivières de montagne étaient bien différents et j'étais sûr que les miens seraient heureux d'un peu de diversité. De plus... j'avais envie de me procurer du cuir de poisson et sans doute aussi quelques petites choses pour l'éducation de mes rapaces. Si j'avais confié la plupart de mes prises aux Pikunis pour leur grand banquet, j'avais tout de même quelques peaux que je pourrai aisément négocier. Après tout... eux n'avaient eu besoin que de la viande et j'en avais profité pour préparer quelques petites choses durant mon séjour presque obligatoire chez eux. Repartir au loin alors que le Conseil se rassemblait aurait été stupide, j'avais donc pris mon mal en patience pour être arrivé bien trop tôt par un étrange concours de circonstance et une rencontre des plus... mouvementée avec un jeune cent du nom de Taël.

Alors que j'approchais des ruines de ce qui était une ville d'un autre temps, je souris. C'était sans doute l'endroit rêvé pour faire une pause si toutefois l'endroit était dépourvu de brigands. Pour l'avoir mainte fois explorée par le passé, je savais que parfois des bandes errantes y établissaient résidence et dévalisaient le passant. Moi... j'avais toujours su tirer mon épingle du jeu même si parfois j'avais dû battre en retraite de peur de ne pouvoir voir un nouveau matin se lever. J'avais beau être un guerrier, je n'en n'aimais pas moins la vie et je savais lorsqu'il fallait me retirer.

Alors que je passais les premières maisons à moitié effondrées, je ne peux que constater le silence qui régnait en ces lieux. Je me serai presque cru dans un lieu de culte... Cela faisait bien trop longtemps sans doute que je n'avais pas savouré l'atmosphère d'une ville déserte, même si de ville ici... il ne subsistait que quelques traces d'un passé révolu. Un vieux puits qui devait avoir connu de meilleurs jours portait pourtant une corde neuve et je m'approchais non sans jeter de petits coups d’œils aux alentours de peur qu'il ne s'agisse d'une embuscade. Rassuré, je fis coulisser la vieille poulie rouillée en y accrochant ma gourde faite de peau au préalablement ouverte afin de recueillir le précieux liquide. Il me restait approximativement encore le même temps de trajet jusqu'au village que je souhaitais atteindre, soit quatre heure, mais j'avais tout le temps devant moi et j'envisageais de plus en plus de faire étape au moins une nuit en cet endroit. Profiter d'une nuit en solitaire après toute l'agitation que j'avais connu ces derniers temps me paraissait être une idée des plus tentantes.

Alors que je buvais quelques gorgées de l'eau pure que je venais de puiser, j'entendis soudainement un cri perçant... On aurait dit la voix d'une jeune femme tant cette voix me paraissait aiguë. Un non... Penser que ce n'était pas une agression vu l'endroit où je me trouvais aurait été une perte de temps. Jamais un non n'était positif quand il était crié de cette manière. Fermant ma gourde, je la fixais rapidement et sortant ma dague longue, je me précipitais dans la direction que j'avais déterminée être celle de la source sonore qui m'avait tirée de mes pensées.

En arrivant sur place, je vis un cheval à l'attache près d'un piquet en piteux état... et je perçus des bruits de lutte dans une masure qui était étrangement bien conservée, mais dont la porte depuis longtemps devait reposer en poussière... enfin bien conservée... elle n'avait plus de toit et les larges bandes sombres sur sa façade présageaient d'un lointain incendie. Je n'hésitais pas et franchi le seuil pour tomber nez à nez avec une étrange scène. Un jeune homme tentant de défendre chèrement son sac, ou sa vie, je ne savais trop... et un homme hagard à l'odeur pestilentielle... un homme pas si frêle que cela à ce que je pouvais en juger. Sans doute n'était-il pas sans défense.

« Je peux vous aider messieurs ? »

C'était bien entendu une question qui ne demandait pas réponse. Il était évident que ce qui se passait ici n'était pas net et j'avais comme l'intime conviction que le jeune homme n'était pas l'agresseur. Il n'avait pas non plus le type de celui qui volait le pèlerin et c'était fait prendre... Je n'avais pas pour habitude de jouer au premier regard, mais... cela me semblait si clair en cet instant. Pouvais-je réellement me tromper ? Le plus âgé des deux était armé, mais ma lame qui scintilla sous la lumière du soleil déclinant laissait présager que je n'étais pas dépourvu non plus d'un certain atout.

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06/10/2016 Mr Hyde 83 Sam Way Cosmic light Pêcheur 20


Sujet: Re: Etre naïf se paie cher. [Antanas et James]
Sam 24 Déc - 1:02

L’homme face à James semble plus que déterminé à obtenir son butin, et il le démontre assez bien en forçant sur le bras de James pour l’obliger à lâcher le sac. Il est assez rare qu’il rencontre des pilleurs, et en réalité, le jeune calusa n’a pas vraiment imaginer cette possibilité. Après tout, il se trouve dans les bois entre le village des pikunis et celui des calusas, donc en terre plus ou moins favorable et pas hostile. Comment pouvait-il savoir qu’un solitaire viendrait le voler ?

Bien que ce ne soit pas la question, la naïveté du jeune pêcheur est toujours très problématique au quotidien. Plus d’une fois, il s’est mis en danger en faisant confiance aux mauvaises personnes, ou simplement en ne se méfiant pas assez de certaines. Peut-être que c’est chez lui un manque de discernement, qui l’entraîne bien trop souvent à son goût dans des situations compromettantes. De nature plutôt calme, il est certain que le jeune homme n’a rien d’un combattant hors pair, et qu’il n’a pas non plus le profil de l’aventurier le plus redoutable. Et cet aspect n’échappe malheureusement pas aux autres hommes qui s’amusent de cela en lui cherchant des problèmes pour tout et n’importe quoi. Bien évidemment, James n’est pas non plus un empoté, et il sait bien se battre, il sait manier les armes et se débrouille même pas mal en corps à corps. Autant dire qu’il n’est pas non plus un novice, et que si l’homme face à lui tente quelque chose de trop insensé, il répliquera fermement.

Après quelques secondes d’hésitations, l’homme agrippe fermement le sac en marmonnant d’une voix un peu grave :

« Lâche le et je te ferais aucun mal ! » Comme une sorte d’avertissement avant de l’attaquer pour de bon. James ne prend pas cette réplique à la légère, et bien au contraire d’obéir, il tire sur le sac après avoir donné un coup de pied dans le genou de son agresseur. C’est cependant la seule chose qu’il parvient à faire réellement, car il entend au loin la voix d’un homme. Curieux, et surprit, il tourne la tête vers la source audible pour voir un homme se tenir non loin des ruines.

L’homme au loin les fixe et semble intrigué, et prêt à bondir pour attaquer l’un deux. Mais lequel ? Il possède de long cheveux châtains, et des yeux clairs, peut-être du vert ? Il faut avouer que le jeune calusa n’a pas vraiment le loisir de le contempler, et très vite il reporte son attention sur son agresseur qui tire sur le sac non sans peine. D’ailleurs il parvient à grommeler d’une voix sourde :

« dégage de là toi, on t’a rien demandé ! » Un langage cru pour un personnage très raffiné il faut dire. Après quelques secondes, James parvient néanmoins à apercevoir dans la main de l’homme une arme scintillante avec le soleil. Un couteau, ou un poignard au vue de la taille, et il est certain que s’il ne lâche pas ce cas, c’est sa vie qui en paire le prix.

Comme il n’est pas non plus stupide, il relâche le sac en reculant, levant les mains en l’air pour affirmer qu’il capitule. Qu’est-ce donc que quelques légumes comparer à sa propre vie ? Il n’est pas prêt de se battre pour si peu, bien que son côté tétu ressorte un petit peu.

« C’est bon tu peux le prendre… » qu’il dit, un peu déçu, ce n’est pas ce soir qu’il va ramener de quoi manger chez lui…Il se tourne légèrement vers l’autre étranger, un regard à moitié méfiant, et à moitié en recherche d’un peu d’aide. Ne peut-il pas intervenir ? Profitant de ce moment d’hésitation, son agresseur avec le sac en main, James parvient à attraper son arme de son étui afin de se préparer en cas de besoin. Il n’a pas non plus envie d’être surprit par une menace.
« Pars maintenant que tu as eu ce que tu voulais. » qu’il s’en aille au lieu de rester là pantelant. L’homme, sûrement frustré de ne pas avoir sa dose de combat grogne et plonge sur James pour le frapper d’un bon coup de poing dans l’épaule. Il n’est pas venu que pour voler il semblerait, mais également pour frapper.

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Sujet: Re: Etre naïf se paie cher. [Antanas et James]
Ven 30 Déc - 11:37

Être naïf se paie cher#James Isaï

« La chance est un oiseau de proie survolant un aveugle aux yeux bandés »

[ Serge Gainsbourg ]


L’homme plus âgé qui semble être l’agresseur de l’autre me demande de partir de sa voix charmante. Je m’étais douté que je n’étais pas le bienvenu bien avant qu’il me le dise. Quel criminel voulait qu’un sauveur de sa victime se présente ? Quel criminel voulait d’un héros ? A notre époque de toute manière il y avait peu de héros. Depuis des générations maintenant, la loi du chacun pour soi régnait. Oh bien sûr j’exagérai sans doute, parfois il y avait encore de l’entraide, mais pour beaucoup d’hommes, seule leur vie, et éventuellement celle de leur famille primait. Les Athnas étaient par exemple un peuple assez solidaire en comparaison de bien d’autres peuples. Mais… solidaires envers notre propre tribu, essentiellement. Je me contente de sourire en réponse et je fais un pas vers eux. Déjà l’agresseur présumé ne me regarde plus, concentré comme il est sur le butin qu’il compte acquérir. Le petit jeune se débat, mais pas suffisamment. J’ai l’impression qu’il a peur de prendre un mauvais coup. Je surprends son regard sur moi… presque suppliant de l’aider. Même sans ce regard, j’avais eu l’intention d’intervenir, depuis les premiers bruits que j’avais entendu en vérité. C’était peut-être fou d’agir ainsi… mais j’étais ainsi fait.

L’homme dévoile une lame et le petit jeune renonce. Bien avant qu’il ne dise un mot, je l’avais déjà compris. Dans sa voix j’entends l’amertume et la défaite alors que ses mains lâchent brusquement son sac. L’autre homme fait un pas en arrière avec la force de l’inertie et grogne. Il semble encore mécontent. Tout dans son attitude indique la tension de ses membres, et de son lui tout entier. Il ne va pas partir. J’en ai la certitude et ce n’est pas le cure-dent que le plus jeune sort qui va faire la différence. Alors qu’il plonge, j’interpose mon bras et je cueille avec l’avant de ce dernier son propre bras, retenant de justesse son coup  et l’amoindrissant. Il a touché l’épaule de sa victime, mais bien moins fort qu’il n’en n’avait eu l’intention. Je repousse cette dernière légèrement. L’homme me fait maintenant face et le rictus sur son visage indique toute la haine et la colère que mon action lui inspire. Il charge sur moi de toute sa puissance, mais la colère est mauvaise conseillère et je l’évite sans peine. Comme un taureau il renâcle et charge à nouveau. J’ai l’impression que sa fureur l’empêche de savoir ce qu’il fait. De réfléchir, tout simplement. Je ne sais pas s’il fut un guerrier avant, mais… je ne le pense pas. Il est tellement brute, sans stratégie… enfin même des guerriers peuvent être ainsi. Je le sais, je l’ai déjà vu. A-t-il été banni de sa tribu autrefois ? Possiblement. Je ne compte pas entamer la causette avec lui.

Avec un geste ample, il tente d’enfoncer sa lame dans ma poitrine mais je le pars de la mienne et je dévie sa lame en coulissant dessus. De ce fait… j’entame sa paume. Il hurle en se tenant sa pauvre main meurtrie et son regard est comme fou alors qu’il lâche enfin sa lame pour me foncer dessus à mains nues en hurlant. L’odeur du sang est très présente… Je frémis sous son assaut mais je parviens à empêcher le plus gros des dégâts d’une de ses mains. L’autre cueille fortement mon torse, mais malgré ma grimace je tiens bon. Je frappe sa mâchoire d’un grand coup et il titube en arrière, sonné. Pour faire bonne mesure, je me ravance vers lui et lui assène un bon coup supplémentaire sur la tête. Il s’écroule au sol inconscient. Sortant une corde de mon sac, je l’attache. Je ne compte tuer personne en cette fin d’après-midi. Je ramasse le sac tombé au sol et je me tourne vers le seul autre homme encore conscient dans la petite maison délabrée à part moi. J’espère qu’il ne va pas avoir peur de moi… Sur mes mains… du sang, mais pas le mien. Je soupire. Je regarde à nouveau l’être à terre et essuie mes mains sur ses vêtements avant de me relever et d’approcher enfin du plus jeune.

« Je crois que ceci est à toi »

Je m’arrête à un mètre de lui et je lui tends son bien… attendant de voir comment il va réagir à ce que je viens de faire… Je sais oh combien les gens peuvent se choquer avec la violence, même si elle est pour les aider, même si elle est pour eux… et ma stature n’est pas la plus petite du monde. J’ai déjà vu nombre de fois la crainte dans les yeux des autres en me regardant.

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06/10/2016 Mr Hyde 83 Sam Way Cosmic light Pêcheur 20


Sujet: Re: Etre naïf se paie cher. [Antanas et James]
Dim 22 Jan - 14:01

Certaines personnes sont faites pour se battre et d’autre pour éviter les ennuies assez docilement. James fait sans nul doute partie de la seconde moitié, bien que sa naïveté l’empêche de réaliser quand le danger approche. Ce n’est malheureusement pas la première fois qu’il se retrouve dans une situation pareille, et pourtant, il semblerait qu’il oublie à chaque fois de se méfier.

Quoiqu’il en soit, l’homme en face de luis emble déterminé à se battre, et la violence au fond de ses yeux trahit l’état de ses pensées. Bien qu’il soit venu pour le voler, il aurait aimé plus de résistance, ce que James n’est pas capable de lui offrir. Parfois, se battre pour quelque chose est plus beau et plus agréable encore que la chose en elle-même, une phrase cruellement vrai dans ce cas précis. Bien conscient de la condition physique de l’homme, le jeune calusa abandonne immédiatement le combat en laissant tomber son sac sur le sol, dès qu’il voit une lame apparaître. Il n’est pas fou, et il ne se battra sûrement pas pour quelques denrées alimentaires pour perdre la vie. Sa vie lui est tout de même précieuse, et bien qu’il est bon combattant, il n’a aucune chance face à lui.

Son bon mètre quatre-vingt-dix accompagné de larges épaules puissantes sont certes un avantage énorme, mais la lame qui scintille face aux rayons du soleil l’est encore plus. Et James dans tout cela ? Il n’a rien d’autre que ses mains, sa carrure féline et fine, et son dos collé encore contre ce mur de pierre délabré.

D’une manière un peu soudaine un autre homme approche, les cheveux longs et un regard clair, semblant venir en aide au calusa. Du moins, le regard du pêcheur semble le lui demander, car visiblement il ne pourra pas s’en sortir sans un peu d’aide. Le combat n’en est pas vraiment un, et son sauveur esquive habilement quelques coups de l’assaillant, sans grande difficultés. Peut-être que l’ermite n’est pas très bon combattant, ou que sa force ne lui sert à rien exploitée ainsi. James voit bien le problème du combat, aucune réflexion, il s’épuise vite en courant et assenant des coups trop forts, ne s’économisant pas. Le type d’attaque qui est non-stratégique, mais qui fais des dégâts si la personne en face n’est pas souple et active. Heureusement pour eux deux, l’homme l’est est esquive de nouveau un coup à la poitrine, qui aurait pu le tuer facilement. Avec cette force et cet angle de trajectoire, la lame se serait enfoncée en plein dans son torse, et les dégâts auraient été irréparables, surtout en pleine forêt.

Non sans quelques difficultés, le sauveur parvient à mettre à terre l’ermite fou, ce dernier sonné demeure allongé de tout son long dans les ruines de la maison. Sans vraiment se retenir, James soupire soulagé, et content également que l’homme qui lui est venu en aide ne soit pas blessé. Très vite, ce dernier attache les mains de l’assaillant pour le maintenir tranquille, bien qu’il soit encore à mille lieux d’ici, sûrement encore sonné.

Après avoir ramassé son sac, l’homme approche lentement de lui pour lui tendre, une distance assez raisonnable ce qui ne le met pas en panique. Après ce qu’il vient de se passer, il vaut mieux être méfiant non ? Timidement, James tend la main pour récupérer le sac, hochant la tête en guise de remerciement silencieux. Mais cela ne suffit pas, il ne compte pas partir sans lui dire merci, il lui doit la vie après tout. C’est un détail important dans ce monde, lorsqu’on doit la vie à quelqu’un, on ne l’oublie pas comme ça. Les terriens ne sont pas des personnes sans honneurs ici, pas moins les calusas.

« C’est à moi oui. Merci d’être venu m’aider, j’étais coincé. Je te dois la vie. » Son regard franc se pose dans les yeux de l’homme, un mélange de reconnaissance et du sens de responsabilité. James est quelqu'un d'honorable qui sait ou est sa place, bien que parfois dans son monde. « Je ne l’oublierai jamais. » Et peut être qu’un jour, il pourra lui rendre la pareil, d’une manière ou d’une autre.

« Je m’appelle James, James Isaï, et toi ? » Néanmoins, il jette quelques coups d’œil à l’homme par terre, ne le perdant pas de vue. On ne tourne jamais le dos à un ennemie, une règle qu’il connaît par cœur.

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Sujet: Re: Etre naïf se paie cher. [Antanas et James]
Lun 30 Jan - 11:44

Être naïf se paie cher#James Isaï

« La chance est un oiseau de proie survolant un aveugle aux yeux bandés »

[ Serge Gainsbourg ]

Je crois qu’il est un peu gêné sous mon regard, mais au moins n’a-t-il pas de mouvement de recul face à moi. Il me confirme d’une petite voix timide que le sac qu’il récupère de mes mains lui appartient. C’était une question rhétorique de ma part, il y avait peu de chance que le sac appartienne à l’homme que j’avais attaché, mais je ne dis rien. J’ignorais s’il me devait vraiment la vie où si l’autre serait finalement parti sans rien lui faire en emportant son butin, mais je lui souris simplement.

« De rien »

Qu’aurais-je pu dire de plus ? Je n’étais pas un homme des plus bavards et je me voyais pas m’étendre des années sur une action qui avait finalement duré si peu de temps, bien que, comme dans tous combats, le temps m’ait paru bien plus long et ralenti qu’en réalité. C’était bien là le propre des escarmouches, quoi que parfois, on ne se rendait même pas compte de ce qu’il s’était passé tellement cela avait été vite. Heureusement pour moi, en cet instant j’avais eu toute conscience. Je hoche la tête simplement quand il me dit qu’il ne l’oubliera jamais et je tourne les talons, prêt à partir quand il me retient d’une phrase… sa présentation, son nom. Je lui fais à nouveau face et je le jauge du regard comme si je cherchais si je devais ou non lui apporter le mien. Quelques secondes semblent étirer le silence et je finis par lâcher d’une voix basse et douce.

« Antanas, Antanas Avallon… Athna »

Je pourrai lui dire que mes amis me nomment Nasta, mais d’amis nous ne le sommes pas encore. Pour l’heure nous ne sommes que deux étrangers qui apprenons peu à peu qui est l’autre. Quelque peu en arrière de lui, sur le côté, l’homme attaché n’a pas repris conscience et c’est tant mieux. S’étendre sur un nom ou une identité devant un ennemi n’est jamais bon. Mieux vaut qu’il ne sache pas où chercher dans un premier temps… Quoi que je l’aie vaincu une fois, peut-être n’oserait-il pas retenter ? Cela dit certains ruminent longtemps leur vengeance. J’ai moi-même eu mes propres quêtes par le passé… dont celle de venger mon meilleur ami.

Lui ne m’avait pas évoqué sa tribu, mais je savais qu’il n’était pas de mon peuple tout comme il ne ressemblait pas à un pikuni. Ses vêtements étaient presque caractéristiques et son sac… Je n’avais pas vraiment de doutes bien qu’il ait pu avoir fait des échanges. Pour autant que j’en savais il pouvait être un nomade ou un exilé plutôt qu’un calusa comme je le pensais. Il va peut-être me trouver bourru… sans doute devrais-je lui demander s’il va bien, l’inviter à prendre son repas avec moi comme je comptais le faire en faisant étape dans ces ruines. J’hésite et finalement je reprends la parole. Puisqu’il m’a tutoyé, je ne me gêne pas pour en faire autant.

« Je comptais manger un morceau, tu veux te joindre à moi ? De préférence loin de … »

Je lui désigne l’être que je n’ai aucunement l’intention de détacher d’un geste ample de la main. Pour moi il peut mourir ici de faim et de soif, je ne lèverai pas le petit doigt pour lui surtout que le libérer maintenant ne ferait que mettre ma nuit en danger et peut-être aussi celle de sa proie précédente. Si l’autre veut en faire son affaire, c’est lui que ça regarde. Moi je ne suis ni vendeur d’esclave ni intéressé.


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06/10/2016 Mr Hyde 83 Sam Way Cosmic light Pêcheur 20


Sujet: Re: Etre naïf se paie cher. [Antanas et James]
Lun 13 Fév - 16:46

L’homme face à James n’est pas horriblement impressionnant, quoiqu’un certain charisme se dégage de lui. Il n’inspire pas la méfiance, car après tout, il vient bien de lui sauver la vie, ou du moins un combat douloureux. Quoique cet homme puis être, ce n’est pas un bandit, et il a un certain sens de l’honneur pour s’être battu afin de protéger ses intérêts. Ce n’est pas le cas de tout le monde, la loi étant plutôt chacun pour soi ici.

Autrement dit, bien que le jeune calusa soit distant et un peu timide, ce n’est simplement que par l’habitue des choses. Etant assez naïf, comme quelques minutes avant leur discussion, il a depuis toujours appris à se méfier un peu des gens. Du moins essayer de se méfier. Mais James fait partir de ces personnes qui croit en l’être humain, et qui voit le bien en tout un chacun. Il est évident que c’est une façon d’être dangereuse dans ce monde, plutôt branché combat et animosité.
L’homme se présente, et le jeune brun hoche la tête doucement comme pour dire : enchanté. Il lui est reconnaissant pour tout ce qu’il a fait. De plus, il ne rencontre pas du monde nouveau tous les jours, étant plutôt quelqu’un de renfermé. Rencontrer un athna, si loin de sa tribu est à la fois surprenant et intriguant. Ne voulant pas être trop curieux, il n’ose pas demander néanmoins, se disant qu’au fond, ce n’est pas ses affaires. Et si son sauveur a rencontrer son chemin près des ruines, peu importe la raison, c’est une chance pour lui.

« Je veux bien me joindre à toi oui. Je suis un calusa. » Histoire de donner le même nombre d’informations que lui. Cela dit, sa dégaine ne laisse pas trop de doute. Un jeune homme de la mer. James est la configuration type des calusas, le teint halé par des heures à rester au soleil, ses yeux aussi bleus que la mer, et ses cheveux s’éclaircissant pas endroit. Le soleil a laissé des marques sur sa peau, tout comme l’odeur saline qui lui colle à la peau tout le temps. Il ne fait aucun doute que le jeune homme vient de la mer, et y vit à temps plein.

Un bref coup d’œil à son agresseur il avance dans la direction opposée, sans vraiment de scrupules. L’homme l’aurait sans doute tué sans remords un peu plus tôt, il ne compte pas lui offrir une chance de se libérer. S’il est assez débrouillard, il pourra toujours détacher ses liens en les frottant énergiquement contre un arbre. Une technique très douloureuse, qui risque sans doute de lui arracher la peau des mains et poignées, mais efficace pour le type de lien qu’il possède. Il ne le condamne pas à mort, juste à une douleur assez violente.

Lentement, il avance en récupérant son cheval par la bride afin de l’entraîner un peu plus loin dans les bois. La forêt n’est pas trop dense, et circuler est assez simple, malgré l’obscurité qui commence à arriver. Très vite, ils devront allumer un feu pour y voir quelque chose. James, bien que peu aventurier ne craint même pas de rentrer de nuit, connaissant le chemin depuis ici jusqu’à chez lui.

« Ici c’est bien. » qu’il dit quelques minutes plus tard, un endroit assez discret mais pas anodin. De ce point-ci, ils ne pourront pas se faire encercler en pleine nuit par des brigands. Un choix à la foi stratégique et esthétique, puisque ce coin de forêt est vraiment beau avec ses immenses arbres. Sans plus attendre il pose son sac sur le sol et prend quelques pierres pour créer un foyer pour le feu. Quelques instants, il a l’impression de répéter les mêmes gestes qu’il a entreprit pour Adriel, sur la plage, quelques semaines plus tôt. Un effet de déjà vue le prend, mais il ne s’en formalise pas et commence à rassembler du feu.

« Tu es bien loin de ta tribu ici. Pourquoi ? » Voilà, sa curiosité l’a gagné. Mais après tout, isl ne sont pas là pour se regarder dans le blanc des yeux.

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Sujet: Re: Etre naïf se paie cher. [Antanas et James]
Mar 14 Fév - 14:56

Être naïf se paie cher#James Isaï

« La chance est un oiseau de proie survolant un aveugle aux yeux bandés »

[ Serge Gainsbourg ]

Je ne sais pas s’il était vraiment ravi d’accepter mon invitation ou non mais en tout cas il l’avait fait. C’était un petit jeune, ou du moins il m’apparaissait ainsi, vingt-cinq,  peut-être trente ans. Il semblait avoir la vigueur pleine et entière de son âge et me confirma venir du peuple navigateur, mais je n’en avais pas vraiment douté. J’acquiesçais simplement à l’information en silence. Il n’avait pas la stature épaisse, mais il devait être souple, c’est ce que je me disais en l’observant. Mais il ne me semblait pas être un habitué des combats. Un pécheur peut-être ? Mais pourquoi se retrouver ici dans ces ruines, si loin d’un hypothétique bateau, si loin de ce qui pouvait représenter toute sa vie ? J’avais entendu dire qu’un pêcheur ne s’éloignait jamais d’un port sans son bateau. Il devait sans doute être autre chose, mais quoi ? Être quelq’un qui parlait peu ne m’empéchait pas d’être curieux. Un instant je me demandais si sa peau goûtait autant le soleil qu’elle en donnait l’impression. J’étais presque aussi hâlé que lui, mais mes cheveux, eux, étaient aussi sombres qu’ils l’avaient toujours été. Chez nous le sel de la mer ne montait pas jusqu’à nous. Nos montagnes si belles… parfois j’en étais nostalgique mais j’aimais aussi voir du pays comme on visite un ami. Parole étrange si l’en est pour un être qui se targuait d’être solitaire…

En tout cas il avait une certaine force de caractère et de la jugeote mon petit être sauvé car il laissa en plan son agresseur après un dernier regard comme pour s’assurer qu’il ne nous suivrait pas ou qu’il était bien attaché, je ne sais trop. Nous nous éloignâmes des ruines trop exposées pour gagner la forêt proche et nous trouver une zone au sol plus ou moins plat afin d’établir un couchage. Personnellement, j’aurai pensé dormir au cœur des ruines, je l’avais déjà fait, mais je le laissais agir à sa guise, un petit sourire amusée aux lèvres. Il semblait vouloir bien faire, je n’allais pas le contrarier. Pour moi que je dorme sur un tapis de mousse ou sur un sol de pierre ne changeait pas grand-chose. J’avais l’habitude des nuits spartiates. Mais était-ce son cas ? En tout cas il semblait avoir les notions nécessaires pour faire un bon feu. Sans rien dire j’entrepris de tailler des branches pour les placer au dessus du foyer afin de pouvoir faire tourner à la broche un lapin ou deux pour notre diner. Assis sur une souche, je travaillais en silence. J’aimais le silence entrecoupé par les bruits de la nature et de deux hommes qui s'affairent. Le petit jeune, James quelque chose, finit par ne plus tenir je crois et il me posa la question qui devait sans doute trotter dans sa tête depuis notre rencontre.

« Tu veux savoir si j’ai été exilé c’est ça ? Et bien non. J’aime être ailleurs que dans les montagnes parfois et j’étais dans la région. Avec le conseil au village Pikuni, je me suis dit que je pouvais aussi bien faire un détour par le village des Calusas avant de rentrer. Je faisais étape ici. Je pense troquer quelques peaux et j’ai quelques plantes qui pourraient intéresser, je pense. Curiosité satisfaite petit poisson ? Toi aussi tu es loin de ton océan… enfin plus loin qu’un marin en tout cas »

Une question pour une rendue. J’avais terminé les piques et je plaçais les deux Y vers le haut pour soutenir la barre du milieu que je posais à côté de moi. Avec la force de l’habitude, j’ôtais la peau du lapin et j’enfilais ce dernier sur la pique. Il faudrait que le feu monte un peu avant d’espérer le cuire, cela je le savais. J’espérais que ce petit bout d’homme aimait aussi la viande, avec les Calusas, c’était un peu quitte ou double, certains ne juraient que par le poisson. Je mis la pique portant son lapin en place et j’entrepris alors de préparer la peau afin de l’ajouter à celles que j’avais déjà à échanger. Il n’y avait pas de petit profit et je n’avais pas envie de la reprendre jusque dans mes montagnes. Chez les Calusas je me déchargerai de tout ce qui me restait afin que mes pas soient plus légers pour rentrer.

« Les nuits sont de plus en plus froides, l’hiver est rude cette année »

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Sujet: Re: Etre naïf se paie cher. [Antanas et James]
Ven 24 Fév - 13:14

Une fois sur place, le jeune calusa s’occupe du foyer pour le feu de manière un peu habituelle. Il n’est pas d’une nature très curieuse, plutôt le type de gars qui se contente d’être discret, distant. En revanche, il n’a pas envie de traîner avec quelqu’un qu’il ne connaît pas, alors il lui pose la question la plus évidente à ses yeux. Que fait cet homme si loin de sa tribu, proche du village des calusas ? Les tribus sont connues pour être assez nomades évidemment, le commerce étant presque obligatoire afin d’avoir une variété dans la nourriture ou les objets.

C’est le cas lorsque les tribus ont besoins de peaux épaisses pour l’hiver, ils requièrent souvent l’aide des tribus du nord, là où les animaux ont une fourrure plus épaisse. A l’inverse, le sel et les produits marins sont des denrées que les calusas fournissent au quotidien à ceux enclavés dans les terres. Seulement, bien que les terriens soient assez nomades, l’homme en face de lui n’a pas vraiment l’air d’être le type commerçant. Un guerrier peut être ? Il ne saurait le dire, mais sa présence ici n’est sûrement pas pour venir bronzer.

Il écoute donc attentivement, le fixant un moment puis regardant ce qu’il a sur lui, avisant sa version des faits. Il a appris à être méfiant, du moins, un minimum. Et un homme qui prétend vouloir échanger des choses doit être au moins en possession de ces choses. La version semble crédible, et le surnom qu’il lui donne le fait sourire légèrement. C’est presque un euphémisme de l’appeler poisson. James vie presque tout le temps dans l’eau, sa peau tannée par le soleil en est le témoin direct. L’océan est un peu comme sa maison au final.

« Tu viens souvent chez les calusas ? Je ne voyage pas souvent, mais la mer était trop mauvaise pour aller pêcher, alors j’ai décidé d’aller cueillir des fruits. » Il faut bien aider comme on peut, et bien souvent la mer est trop mauvaise pour s’y risquer, même en fin connaisseur. Autant aider sur terre. D’ailleurs, la tempête devrait arrivée sur les côtes bientôt, ce n’est qu’une question d’heures, au matin sans doute.

Une fois le foyer fait et le feu allumé, le lapin est mis en place pour être manger. Il faudra attendre un peu de temps, mais le dîner est en route donc James s’assoit par terre fatigué. Cette entrevue avec son agresseur lui a retiré plus d’énergie qu’il ne pensait. C’est aussi le moment idéal pour rencontrer définitivement son sauveur, et apprendre à le connaître.

« Tu es un commerçant des athna ? Ou tu fais autre chose ? Moi je suis pêcheur. » Et navigateur, et sculpteur, et créateur. Mais bon, la réelle mention reste pêcheur, une chose presque évidente lorsqu’on regarde James. « Comment c’est passer la rencontre chez les pikunis ? » Bien qu’il ne soit pas nomade, il aime se tenir un peu au courant des avancées politiques entre les tribus. C’est toujours bien de savoir si une guerre se prépare ou non, après tout.

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Sujet: Re: Etre naïf se paie cher. [Antanas et James]
Ven 24 Fév - 18:18

Être naïf se paie cher#James Isaï

« La chance est un oiseau de proie survolant un aveugle aux yeux bandés »

[ Serge Gainsbourg ]

Venir souvent chez les Calusas ? Je ne sais pas, tout dépend de ce que l'on appelle souvent je suppose. Je suis souvent sur les routes, mais j'avoue que le village de pécheurs n'est pas celui que je visite le plus. Ça faisait un certain temps que je n'y étais plus revenu d'ailleurs. Je ne suis pas pour rester trop longtemps au sein d'un village et quand je le fais, je préfère naturellement le mien. Je ne suis pas certain que lui dire ne le vexerait pas alors je ne dis rien. Cueillir des fruits en hiver est... particulier mais s'il le dit... Il y a bien quelques fruits d'hiver oui, mais je ne penserai pas qu'ils auraient tenus avec le gel. Je hausse un sourcil.

« Tu dois avoir du talent pour trouver encore de beaux fruits en cette saison. Je pensais qu'il ne restait plus rien »

Il aurait pu parler des fruits de la mer, ces petits crustacés qui semblaient si bons à certains gens de mon peuple mais qui me laissaient moi indifférent. Mais il s'était éloigné de la mer et ne devait donc parler que des fruits de la terre. Des pommes ? Des myrtilles ? Je pensais que la saison déjà était bien trop avancée. Y avait-il quelque par par ici un micro-climat à cause de l'océan proche ? Nous aussi dans nos montagnes les choses étaient parfois bien différentes que de part le reste du monde. Combien n'avaient-ils pas été surpris en essayant de monter nous voir ?

« Quelques fois,  je ne déteste pas cet endroit »

Non je ne détestais pas ses terres, et sa mer sur laquelle je n'avais jamais moi-même voyagé, mais simplement je ne pensais pas que je pourrai un jour vivre sur une terre sans relief. J'avais besoin de mes montagnes, elles avaient comme une résonance en moi que je ne retrouvais pas ici. Le peuple des Calusas était un peuple bien plus ouvert que le mien, ouvert au commerce et aux autres. Ils étaient un peuple de navigateurs et d'explorateurs là où nous étions plus sédentaires. Du moins pour la plupart d'entre nous.

« Non pas commerçant, mais je chasse seul ou avec mes oiseaux. J'aime bien voyager, voir ailleurs. Après je change ce que je ne garde pas. C'est ce que je fais quand je ne suis pas en campagne. Pour mon peuple je suis ce qu'on appelle un guerrier »

Si je n'avais pas aimé rentrer au sein de mon peuple, on aurait parfois pu me prendre pour un ermite. Certains me targuait d'être un peu ours ou un peu rustre, mais ce n'était pas parce que je n'aimais pas les gens. Nous étions, je crois, tous un peu particuliers chez les Athnas, mais une chose était certaine, je ferai tout pour défendre mon peuple et les miens. Je serai pour toujours un protecteur de ma tribu. Les liens de mes ancêtres étaient forts.

« Attendue... il n'y a pas eu de grands rebondissements. C'était plus de l'ordre du paraître que de la recherche de vérité. Une affaire de politique oh et il y a eu un accord commercial aussi »

J'avais été un peu déçu de la tournure du Grand Conseil et je crois que cela se sentait dans mes paroles. Seulement je m'y étais attendu. Ce n'était pas dans l'intérêt de nos nations d'entrer dans une nouvelle guerre, quant aux Rahjaks, il était évident qu'ils n'allaient pas avouer un crime de cette nature, même s'ils étaient responsables. Quant à savoir s'ils n'étaient ou non, je n'en avais aucune idée, mais ils avaient été attaqués sur le chemin et je commençais à me demander si toute cette affaire n'était pas finalement un coup monté pour que nous nous déchirions tous.

« Je crois que finalement ce n'était utile que pour ça... les apparences. Ça n'a rien apporté et rien changé seulement... ils en ont besoin. S'ils ne l'avaient pas fait, les gens se seraient plaints. Maintenant... ils vont juste se plaindre qu'au final tout est pareil... »

Je haussais les épaules tout en retournant la broche du lapin. Un délicieux fumet commençait à embaumer l'air et je souris en regardant les flammes danser dans l'air. La nuit tombait et déjà l'air se rafraichissait grandement mais ce petit feu était bien agréable.

« Tu as eu beaucoup d'émotions aujourd'hui, tu sembles épuisé...  »

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06/10/2016 Mr Hyde 83 Sam Way Cosmic light Pêcheur 20


Sujet: Re: Etre naïf se paie cher. [Antanas et James]
Mer 15 Mar - 21:52

James n’est pas ce qu’on peut appeler un bon chasseur ni même un bon cueilleur. Il est plutôt branché pêche, mais bien que ce soit tout son monde, et que le jeune homme vit pratiquement dans l’océan, cette activité n’est pas possible en tout temps. L’hiver, le temps est moins clément et l’eau vraiment trop fraiche pour être praticable à la nage. C’est donc par pirogue et en essayant de combattre les vagues qu’il pêche la plupart du temps quand il fait trop froid. Bien sûr, cela n’est possible que quand la mer est assez praticable pour ne pas y mourir, car à quoi bon pêcher si c’est pour finir par être la proie au final ?

Alors, pour être honnête, il ne comptait pas trop trouver des fruits en plein hiver. Mais rester chez lui à tourner en rond ne l’aide pas non plus à y voir clair, ni à se sentir utile. Déjà que la plupart du temps, il se trouve un peu moins bien que les autres. « Je…disons que je n’avais pas réfléchis à ça avant d’entreprendre le voyage. » Néanmoins, le climat proche de la côte lui a permis de trouver quelques éléments, rien de merveilleux, mais quelques racines qui sont comestibles. L’hiver n’est jamais simple, ni pour les animaux, ni pour les terriens. Une brève pensée s’envole vers le skaikru, et James se demande comment ils font pour survivre sur un territoire et dans un monde où ils ignorent presque tout.

Il sourit amusé, un peu gêné au final. Antanas semble être un homme agréable, mais discuter est toujours une entreprise délicate avec quelqu’un d’aussi renfermé que le calusa. Ainsi, il laisse plutôt le soin à son sauveur d’entreprendre la conversation, écoutant attentivement ce qu’il lui dit. Même s’il ne parle pas beaucoup, ça ne l’empêche pas d’écouter et de se forger une idée sur l’homme qu’il a en face de lui. L’homme semble bon chasseur, et les proies qu’il met à chauffer au-dessus u feu en sont la preuve la plus évidente !

James n’a jamais chassé quoique ce soit, sauf des poissons parfois assez gros pour lui arracher un bras. Le sport est différent, mais le but reste le même, chasser pour pouvoir se nourrir. D’une certaine manière, il sait que s’il avait vécu dans les terres, il aurait sans doute finis chasseur, ou trouver une occupation similaire. Mais qui sait, peut-être que l’océan lui aurait manqué ?

« Je pêche seul aussi. C’est dangereux, beaucoup pense qu’un jour je finirais par me noyer à cause d’un danger. Mais, je ne sais pas faire autrement. » Sauf avec son père, son mentor et l’homme qui lui a appris presque tout, y compris l’amour de l’océan. Mais en dehors de lui, et simplement parce qu’il lui voue un respect sans nom, il ne pêche avec personne. Ce détail pour autant, il ne compte pas l’avouer encore à l’inconnu. Il n’aime pas réellement se dévoiler facilement.

« Les rassemblements sont plutôt pour maintenir les relations plutôt que pour un but précis. Sans ça, la guerre est presque assurée. Alors… ça ne m’étonne pas vraiment au fond. » Bien qu’il ne soit jamais allé dans un rassemblement, James suit la politique scrupuleusement. Connaître ses amis est une chose, mais ses ennemis encore plus. Et il sait combien les relations entre deux tribus peuvent être fragiles. Il a déjà combattu pour son peuple, et il sait que parfois, tout se joue à très peu de choses.

« Peut-être que les choses changeront. Cela leur permet au moins de se forger une opinion. C’est difficile d’avoir une opinion claire sur un peuple qu’on ne connaît pas, ou simplement savoir quelles sont les intentions de quelqu’un. » Des paroles assez sages qui le font sourire et grimacer d’amusement. Il pourrait presque en rire, car finalement, c’est bien lui qui s’est laissé piéger un peu plus tôt par un homme. Les apparences sont trompeuses, et James a encore du mal à les remettre en questions.

Un bref hochement de tête affirme à l’homme qu’en effet, il est épuisé. Mais, il ne fermera qu’un seul œil cette nuit, ne voulant pas risquer quoique ce soit. « J’ai faim aussi, j’ai hâte que ce soit prêt. » Un sourire adorable, trahissant la sensibilité du jeune homme, brute et jamais vraiment cachée. James est ce petit rayon de soleil qui transperce tout et se dévoile au monde timidement, mais de manière éclatante.

« Je dormirais après. Tu as de la famille ? »

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Sujet: Re: Etre naïf se paie cher. [Antanas et James]
Dim 26 Mar - 11:19

Être naïf se paie cher#James Isaï

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[ Serge Gainsbourg ]
Je le regardais intrigué en me demandant comment on pouvait ne pas penser à l'hiver en décidant soudainement de trouver des fruits durant cette saison si particulière. Ce n'était pas comme si c'était un détail qui se cachait, comme si la nature tentait de faire croire qu'il n'existait pas, non. Au contraire, s'il y avait une chose de bien avec la nature, c'était sans doute qu'elle était plus honnête que les hommes. Du moins la plupart du temps. J'avais entendu dire que dans les déserts, elle pouvait parfois être traître et dissimuler des pièges dans son sol. En forêt le plus grand danger était plus les hommes qui la parcouraient et certaines créatures, que la nature elle-même. Je choisis cependant de taire mes remarques inopportunes sur son manque de réflexion. Je ne pensais pas qu'il avait sincèrement que je lui rappelle que ne pas se préparer était bêtise même si bien entendu on ne pouvait pas se préparer à tout. Je me contentais de retourner encore et encore le lapin sur sa broche de fortune jusqu'à ce qu'il me paraisse prêt. Il me restait quelques épices, peu car je préférais voyager assez léger, et je les ajoutais avant de le cuire quelques minutes de plus afin que le met se pare d'une saveur plus délicate malgré la frugalité des conditions de notre campement.

« Seul ne veut pas dire imprudent. Tu ne dois pas cesser de craindre les éléments, mais pas pour autant penser que les poissons seront un jour ceux qui te mangeront. Sinon tu ne vivras plus »

Être un pur solitaire était délicat, dangereux même, mais quand on avait un peuple auquel se rattacher malgré tout, les choses devenaient plus faciles. Il était sans doute plus judicieux de vivre avec des gens, même si ce n'était pas là notre préférence première et ne pouvoir s'isoler que difficilement, que de vivre seul et de ne jamais pouvoir se reposer et s'apaiser parmi les siens. Ne pas avoir d'attaches... C'était sans doute ce qui pouvait le plus rendre fou un homme.

« Tu parles vrai mais malheureusement je crois que certaines préfèrent imaginer que se faire une opinion réelle. Combien croient vraiment dans les Rahjaks ? Combien ont sincèrement envie de connaître les peuples d'au-delà des étoiles ? Il y a trop de mensonges et de faux semblants »

Je n'ai pas l'intention d'attenter à la vie de celui que j'ai sauvé mais je ne sais pas s'il me fait confiance. Moi en le regardant, je ne sens pas de menaces immédiates pour ma personne. J'aurai envie de lui faire confiance... A tort ou à raison. De toute manière mon oreille est habituée à mes nuits solitaires de part les mondes et j'ose espérer sentir si jamais on tentait d'attenter à ma vie dans mon sommeil. Il ne me semble pas bien épais cet homme du peuple de la mer, mais on a pas besoin d'être épais pour trancher la gorge d'un homme endormi. Je n'ai pas senti en lui la vilenie mais se fier aux apparences chez les humains n'est pas toujours la meilleur option ni la plus sage.

« C'est prêt, je suis désolé...je ne possède qu'une gamelle... Il nous faudra la partager sauf si tu en possède une dans ta besace »

Je sors une petite gamelle en bois du sac que je transportais un peu plus tôt et sortant une dague dissimulée à ma cheville, je tranche les deux cuisses du lapin pour commencer que j'y place. A lui de se servir qu'il ait un contenant ou non. De toute manière pour manger un tel plat, il n'y a guère besoin de beaucoup plus de matériel que ses doigts. Ce soir je n'ai ni légumes ni riz, juste cette viande juteuse aux odeurs des plus alléchantes. Je sens d'ailleurs déjà mes papilles pétiller... La faim m'habite à un point élevé.

« Mon peuple est ma famille. Je me battrai pour lui jusqu'à mon dernier souffle. Je n'ai ni frères ni sœurs, mais j'ai un cousin »

Et quel cousin puisqu'il était le chef de notre peuple. Je n'avais cependant que peu de contacts aujourd'hui avec lui. Nos vies étaient bien trop différentes... Même issus du même village, nous ne nous croisions finalement que bien peu sur une année. Notre enfance était bien loin désormais et nos joutes amicales également. Ce n'était pas que nous étions en froid, simplement nos vies étaient parallèles et non entrecroisées.

« Et toi as-tu une famille nombreuse ? Une femme peut-être ? »

Avait-il quelqu'un qui attendait son retour en sa demeure, s'inquiétant de ne pas le voir revenir ce soir ? A moins qu'il avait prévu initialement de ne pas rentrer cette nuit dans sa quête du Saint-Graal des fruits ? Moi personne ne m'attendait jamais vraiment. Mon peuple avait pris l'habitude de me voir disparaître durant des semaines. Personne ne s'inquiéterait avant bien longtemps si je ne rentrais pas. Même si j'avais choisi cette vie, parfois cela me faisait quand même un pincement au cœur de savoir que personne ne m'attendait jamais.

Je portais la cuisse de lapin à ma bouche et la saveur qui explosa dans ma bouche me fit saliver. C'était délicieux... Il était vraiment des plus gouteux et ses épices ? Un régal. Attentif je surveillais mon jeune ami du coin de l’œil pour voir s'il appréciait lui aussi cette cuisine un peu sauvage.

« Un délice, qu'en penses-tu ? »

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Sujet: Re: Etre naïf se paie cher. [Antanas et James]
Mar 18 Avr - 22:49

La discussion autour de la pêche amuse légèrement James qui sourit timidement. Son père ne serait sans doute pas d’accord avec le bel Antanas sur sa façon de penser. Il se souvient encore le premier jour où il l’a emmené, alors très jeune, en pleine mer pour la première fois. James savait à peine marcher, et pourtant l’eau était déjà son élément préféré, bien avant la terre ferme. Son père lui avait alors inculqué les bases de la pêche, de la navigation, bien que le jeune enfant ne comprenait pas grand-chose. Mais bout à bout, avec le temps les choses sont devenues plus simples, puis ensuite des automatismes.

Le jeune calusa a appris à regarder le sens du vent, à repérer les vagues qui sont susceptibles de faire chavirer une pirogue, et surtout ne jamais s’aventurer seul en pleine mer. Des choses basiques mais qui sont un enseignement proche des règles de combat que les guerriers connaissent. Ne jamais tourner le dos à un ennemi. James sait qu’il ne doit lui non plus jamais oublier que l’océan aussi beau soit-il est une source de danger.

« Mon père ne serait pas d’accord avec toi. Il dirait qu’être avec quelqu’un d’autre est toujours une sécurité de plus. Ce qui pourrait te sauver la vie. » Un sourire amusé se pose sur ses lèvres, bien qu’au fond cette discussion ne mène pas très loin. Discuter de pêche et de survie est un peu trop sérieux pour cette soirée.

Cependant, la politique est un enjeu clef dans la vie de tous les villageois. Peu importe la tribu au final, ils ont tous pour but ultime de vivre selon leur propres règles. Bien que le jeune pêcheur ne soit pas trop branché sur ces questions-là, il pose tout de même la question.

« Je crois que la politique est faite pour cela. Porter des masques, faire croire à l’autre ce que l’on vaut, c’est qu’une question d’honneur. » Il baisse lentement la tête, dégustant son repas un peu pensif, après avoir pris une gamelle dans son sac. Peu importe au fond, que la politique ne soit qu’affaire de faux-semblants, elle est nécessaire à la survie de tous.

« Mais, elle reste utile. Sans elle je suis sure qu’on s’entretuerait bien plus. » Le repas s’écoule un peu sereinement, autour d’eux les bruits de la nuit et le sifflement de l’air créant une sonorité particulière. James n’a jamais vraiment été habitué à dormir en pleine nature, du moins dans une forée. Habituellement, c’est le bruit des vagues qui berce ses nuits, et l’odeur marine qui le réveille. Dans une forêt, tout est un peu plus compliqué et les ombres bien différentes.

« C’est super bon oui. » qu’il parvient à murmurer entre deux bouchées, évitant partiellement les questions précédentes. Non pas qu’il ne veuille pas répondre, mais plutôt qu’il était trop occupé à manger pour répondre. Après un bref silence il répond donc, le regard un peu passionné, bien qu’amusé. Un léger rire s’échappe de ses lèvres :

« J’ai une famille, mais pas de femme non. Je…je n’aime pas les femmes. » Il rougit légèrement, bien que la nuit doit sans doute camouflée ce détail. Néanmoins, on peut apercevoir de la gêne dans sa voix, car le jeune homme sait mieux que personne que cette préférence n’est pas appréciée par tous. « J’ai deux sœurs, Molly et Argane, et un frère, Kylian. On vit tous avec mes deux parents. »

Sa famille est pour lui un peu toute sa vie, en dehors bien sûr de son amour pour l’océan et le dessin. Mais tout de même, elle réside en gros plan dans son cœur. « Ils sont géniaux. Mais je sais que je devrais partir, tu sais vivre ma vie, avoir une maison à moi. » Et de plus en plus il commence à y songer, bien qu’au fond, quitter le nid, même tardivement est effrayant. Sa famille lui manquera cruellement, même s’il décide de rester sur la falaise des calusas.

« Tu aimes ton peuple. Moi aussi, mais je ne pourrais pas m’engager comme toi je suppose. Je suis pas vraiment un guerrier. Tu as quelqu’un dans ta vie ? » Peut être que lui a une femme, qui sait ? Même s’il ne l’a pas mentionner plus tôt.

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Sujet: Re: Etre naïf se paie cher. [Antanas et James]
Sam 10 Juin - 16:57

Être naïf se paie cher#James Isaï

« La chance est un oiseau de proie survolant un aveugle aux yeux bandés »

[ Serge Gainsbourg ]

Je fronçais les sourcils avec l'impression que mon jeune compagnon n'avait pas compris mes paroles. Je lui disais que ce n'était pas parce qu'il était seul qu'il devait se montrer imprudent et il me parlait qu'être avec un autre était synonyme de sécurité. Je partageais cela dit son avis sur le fait qu'avoir un peuple vers lequel se tourner et ne pas être un pur solitaire était une bonne chose. Avoir de la compagnie en déplacement ne me répugnait pas en permanence, parfois j'aimais cela mais j'accordai aussi une grande importance à me retrouver. En cela j'étais sans doute paradoxal.


« L'autre n'est pas toujours sécurité, il peut être risque ou danger. Mais oui, c'est parfois mieux de ne pas être seul. Par contre lorsque tu l'es, tu ne dois pas vouloir flirter exagérément avec le danger, mais ne pas oublier non plus de vivre. Une sorte de juste milieu, tu comprends ? »

Je vis dans son attitude plus que dans son regard qu'il ne souhaitait peut-être pas s'étendre plus sur la politique ou de grandes questions de fonds. Je n'en avais pas plus envie que lui et je n'étais de toute manière pas homme de politique. Je n'étais pas un porte parole de mon peuple et malgré que je sois le cousin de notre chef, je n'avais jamais pris part à ce genre de considération. Je me contentais simplement d'être moi et de faire ce que je croyais juste et de défendre les miens lorsque cela s'avérait nécessaire. Je ne partageais pas l'entière méfiance des Athnas envers les enfants du ciel, mais je n'en étais pas non plus fou. J'étais en réalité assez curieux et les aider un peu à survivre en ce monde me paraissait être une bonne chose. Sous mes dehors un peu abrupte, j'étais peut-être un peu trop tendre.

Je souris quand à la faveur d'une confidence il m'avoue ne pas aimer les femmes. J'ai connu une femme d'expérience par le passé mais bien plus d'hommes ont foulés mes draps. Pas tant cela dit je ne suis pas le plus coureur des hommes. Je le regarde pensif avant de lâcher simplement dans la nuit qui se refroidit un petit :

« Intéressant »

Moi je ne je me suis pas confié de la sorte à lui, du moins pas encore et alors que je range les vestiges de notre repas, il me questionne sur ma vie. Juste retour des choses. J'attends un peu comme choisissant les mots que je vais dire et ce faisant je le détaille. Il est jeune et son faciès est plaisant. Son corps est fin mais je pense deviner une musculature légère propre à ceux qui luttent contre les éléments. Il est plaisant assurément. Prenant dans ma besace une flasque d'un alcool produit par les miens, je lui tends avant de répondre.

« Je n'ai jamais trouvé la personne avec laquelle je voudrais vraiment lier ma vie. Comme toi il semblerait que j'aie une préférence pour les hommes mais... Il est rare de trouver plus qu'une aventure au détour du chemin »

Tellement préféraient se construire une vraie vie de famille auprès d'une femme peu importe leurs préférences et d'autres préféraient la liberté plus que tout. J'avais longtemps pensé faire partie de cette dernière classe mais alors que les années passaient, je me prenais à avoir envie de trouver un jour une personne avec qui me poser. Je n'étais cependant pas sûr d'être fait pour cela. Jamais je n'avais éprouvé assez d'affection envers un autre ou une autre pour vouloir tout abandonner et lier ma vie à la sienne. Jamais. J'en venais à me demander si seule la solitude serait à jamais ma compagne. Elle... et mes oiseaux.

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06/10/2016 Mr Hyde 83 Sam Way Cosmic light Pêcheur 20


Sujet: Re: Etre naïf se paie cher. [Antanas et James]
Mar 27 Juin - 22:21

La discussion se porte sur le danger et il faut dire que l’homme en face du pêcheur semble très réfléchi. C’est une nécessité sans doute pour un homme qui voyage beaucoup et qui est un guerrier, il faut apprendre à être plus craintif et se méfier de tout. Bien sûr, le danger ne peut pas être évité entièrement mais veiller à quelques règles de base est en effet un bon début. Pour ce qui concerne notre jeune calusa, cela fait plusieurs années qu’il ne va plus pêcher avec quelqu’un. Il préfère le calme de l’océan et pouvoir être seul au monde. En réalité, Antanas n’a pas tort, être seul est un risque énorme, mais c’est également son seul échappatoire, un exutoire en quelque sorte.

« Tu as raison oui, il ne faut pas prendre de risques volontairement. »

Bien sûr, la discussion change un peu vite sur les préférences de James. C’est un peu gêné qu’il avoue préférer les hommes, ce qui n’est pas forcément aux goûts de tous. Il est habitué à ne pas le crier sur tous les toits. De toutes les manières, il sait pertinemment qu’au vue de sa sexualité très inexistante, il n’est sûrement pas l’homme le plus intéressant. C’est avec surprise néanmoins qu’il écoute son nouvel ami lui avouer qu’il partage ses préférences. Un sourire un peu rassuré illumine son visage à la manière d’un enfant qui vient d’être rassuré.

« Tout dépend du chemin qu’on entreprend. Pour l’instant, j’ai pas rencontré beaucoup de choses. » Peut être une petite perche, mais il ne fait pas vraiment ça pour lui donner pitié ou quoique ce soit. C’est plus dit sur le ton de la discussion, il n’est pas vraiment impatient. Bien sûr, James n’est pas vierge, mais il n’a pas connu beaucoup d’hommes dans sa vie pour le moment. Peut-être que cela changera au vue de sa dernière rencontre avec le bel Adriel.

« Tu as su jeune que tu préférais les hommes ? » Lentement il sort de son sac son carnet de dessin et se met à dessiner l’homme en face de lui. C’est devenu comme une habitude pour le jeune pêcheur de dessiner les gens qu’il rencontre. Immortaliser l’instant et essayer de faire en sorte de se souvenirs de ce qu’il ressentait. C’est aussi un bon moyen d’occuper ses deux mains et de lancer un sujet de conversation.

« Tu permets que je te dessine ? » Un sourire un peu franc, il n’attend pas bien longtemps la réponse avant d’esquisser les traits du visage brut mais très beau de cet homme. « Merci encore de m’avoir sauvé tout à l’heure, rien ne t’y obligeait. »

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Sujet: Re: Etre naïf se paie cher. [Antanas et James]

 

Etre naïf se paie cher. [Antanas et James]

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