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˜˜˜˜˜˜Surprise de taille. ( pv Alysha)
maybe life should be about more than just surviving


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Sujet: Surprise de taille. ( pv Alysha)
Dim 27 Nov - 21:39



Surprise de taille.
❝ Dwyaen et Alysha ❞

Je ne compte plus mes pas. Tout ce que je sais, c'est qu'il y en beaucoup derrière moi. Cela fait plus de six ans maintenant que je vis dans cette forêt, mais j'ai encore cette difficulté de me promener avec cet arc dans un but précis: me nourrir. S'il y a bien une chose qui me manque des naoris c'est ce sentiment de non-culpabilité lors de l'arrivé des chasseurs. J'étais bien content de ne pas à avoir eu à tuer une pauvre bête. Je sais que nous utilisons tout de l'animal. Je n'ai pas de problème avec cela. Au contraire, j'appréciais de savoir que cette bête n'était pas morte en vain. Qu'elle allait contribuer à bien des aspects de notre village.

Mon seul soucis est que maintenant, c'est à moi de poser le geste pour mettre fin à sa vie dans le but de nourrir la mienne.

Quelques fois, je me dis que je pourrais me nourrir que d'herbes et de fruits, mais ayant eu le malheur de goûter à de la viande cuite, je serais incapable de m'en passer. Je deviendrais rapidement faible n'ayant pas tous les nutriments nécessaire pour ma survie. Non, je dois tuer, même si cela me prend du temps.

C'est idiot, je le sais, mais il m'arrive d'observer ma proie longtemps avant d'envoyer le coup fatale. Je prend soin d'observer autour. S'il s'agit d'une femelle; de bien m'assurer qu'il y a pas de petit au alentour. Cela me tuerais de savoir qu'un enfant est devenue orphelin par ma soif de nourriture. Un enfant sans sa mère, c'est...c'est pénible.

C'est pourquoi je vise d'avantage les mâles. Malgré qu'ils sont plus gros, j'arrive à conserver des morceaux. J'évite donc la chasse pour les prochains jours.

Mes provisions épuisées, je marche depuis une heure pour trouver ce fameux animal. Mon arc baissé, je continue de faire attention pour rester le plus discret possible. Tant pour trouver du gibier que d'éviter qu'on me remarque. Avec cette peau de renard sur mes épaules, je ressemble d'avantage à une bête des bois qu'un chasseur. Déjà que j'ai du mal à rester calme, je plains ces hommes qui peuvent rester des heures en position en quête de nourriture...

C'est toujours quand on est découragé que la lueur apparaît.

Un lièvre...

Bon, ce n'était pas ce que je préfère, mais après autant de temps, je peux me contenter de cela. Je regardais cet animal devant moi. Il grignotait de l'herbe sans ce soucier de ma présence. Je préfère qu'il soit de dos. Je n'ai pas ce petit regard qui me trouble.

L'arc tendu, la flèche bien droite...

Un bruit...

Un bruit derrière moi. Si fin et discret. Même le lièvre tout près ne l'a pas entendu. Pourtant, ce n'est pas un bruit normale. Un bruit provenant de la forêt. Non, c'est humain.

Je restais immobile, relâchant la tension de mon arc. Je le baisse tranquillement me concentrant sur les sons avoisinants. Mon regard au-dessus de mon épaule, je tente de trouver ce qui se cache derrière moi. Il y a une présence. Je le sens. Je n'ai pas perdu mes réflexes de combattant.

Mon coeur battait plus vite tout d'un coup. Par l'étonnement , mais aussi par la colère d'être devenue une cible. Qui oserait s'en prendre à moi ? Et pourquoi ?

Je pense aussitôt à un Naori...assoiffé de vengeance.

Alors, deux choses : soit que je le surprend, soit que je fuis son champs de vision...

Je suis plutôt spontané.

Je fonce...


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22/07/2016 Lynelf 516 Naya Rivera lux aeterna (Murphy♥) -> Ava' | Quiet Riot (Bazzart) -> Signa' Chasseuse • Chasse + Maniement des armes 10
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Sujet: Re: Surprise de taille. ( pv Alysha)
Dim 4 Déc - 22:58

Surprise de taille
Dwyaen & Alysha

Il y a peu d’endroits où je me sens moi. Libre de mes choix, libre de mes actions. Libre de mes pensées. J’aimerais dire que je pense tous les jours à lui, mais ce n’est pas vrai. Je suis plus généralement obnubilée par mon obsession quant à la mort de notre géniteur. Je n’ai que ça en tête, à longueur de journée. Il est partout, dans tout ce que je fais. Je me dis que c’est un mal pour un bien. Je le hais mais cette haine me tient droite, m’empêche de tomber tout droit dans la douleur. Celle qui fait mal. Celle qu’on ne voit pas venir et qui reste. Qui reste. A n’en plus finir. Elle amplifie tout, cette douleur. Elle est viscérale, elle me couche. Elle est mentale, elle me fait perdre toute concentration. Ce n’est pas la douleur d’un muscle trop longtemps tendu. Ce n’est pas la douleur d’une plaie écorchée. C’est la douleur qui nous fait perdre pied. Qu’on ne sent plus vraiment. Qu’on ressent au plus profond. Elle peut me prendre au réveil, quand je regarde le ciel qu’il ne voit plus. Elle peut me prendre au couché, quand je regarde les étoiles qu’il a rejoint. Elle peut me prendre en plein après-midi, quand un mot, un objet, me rappelle son absence. La douleur entre en moi. Elle tourbillonne, elle tord, elle viscère. Tout ce qu’elle trouve. Et puis elle repart, elle laisse le bordel derrière elle. Elle me laisse vide, décomposée. Tout ça parfois en quelques secondes. Parfois en plusieurs heures. Je pensais qu’au bout d’un moment, cela passerait. Qu’au bout d’un moment, ça ferait moins mal. Ou que ça ferait mal mais que j’en aurais l’habitude. Que je ne serais plus aussi surprise par la force de son déchaînement. Non. L’alcool a aidé pendant un temps. Maintenant que j’essaye de me faire bien voir, c’est probablement pire. Il n’y a rien pour m’empêcher de penser. Rien pour m’empêcher de sentir. Il n’y a que moi. Lui et moi. Lui, la douleur et moi. Et il y a mon père, quelque part. Celui dont je veux voir le sang sur mes mains.
 
Sauf que, pour l’instant, le seul sang que j’ai sur mes mains est celui des animaux. Et il n’y en a jamais assez. Cela fait déjà plusieurs heures que j’erre dans la forêt. J’ai quitté les Naori en voyant les Rahjak arriver. Ils étaient furieux –comme d’habitude- mais ils étaient surtout blessés. Beaucoup d’entre eux. Je n'avais pas envie de voir les miens se plier en quatre pour eux, alors qu'ils nous accusaient ouvertement d'être à l'origine de leur maux. Comme si nous étions aussi mesquins qu'eux. Je n'avais pas non plus très envie d'observer les jeunes débarqués faire office de poulpes incapables de parler parce qu'incapables de comprendre quoi que ce soit. Un instant, j'avais sans doute cru pouvoir mieux les comprendre en les observant tous d'un peu plus près. Je m'étais rendue compte qu'il allait falloir plus que ça pour me convaincre qu'ils méritaient de vivre sur notre Terre en paix. Fatiguée et passablement énervée, j'étais donc repartie comme j'étais venue. Inutile de perdre mon temps. Je n'avais peut-être aussi pas énormément envie de croiser certains Naori en particulier. J'ai donc fait un léger détour avant de rejoindre mon camp. Personne ne m'y attendait de toute façon puisqu'une bonne partie était peut-être encore au village Naori tandis que l'autre m'y croyait sans doute toujours. Sauf que j'étais partie de plus en plus loin, à pied et sans réel but si ce n'était celui de chasser et de me défouler. J'avais mangé et bu ce que j'avais pu trouver mais la faim revenait. La faim et surtout la soif. Alors à défaut de trouver une rivière, je traquais les animaux.

J'en aperçu un au loin. Indéfinissable de là où j'étais. Gros, c'était certain. J'hésitais avant de me lancer à sa poursuite. Était-ce vraiment utile de traquer un si grand animal ? Qu'allais-je en faire de toute façon ? Mais l'excitation pris le dessus. Parce qu'il était rare, mine de rien, qu'un animal aussi gros croise mon chemin. Je ne me faisais pas d'illusions, il était impossible que je puisse le ramener au camp. Il allait pourrir avant que j'ai fait les trois quarts du chemin. Mais pour l'estime personnelle, c'était tout aussi bien. Convaincue et satisfaite, ma décision était prise.

Les arbres ou le sol ? J'optais pour la seconde option, quitte à changer entre temps. Je savais me faire discrète. C'était une des premières choses qu'on apprenait à la chasse. Quasiment un pré-requis. Je savourais les moments où je devais retenir ma respiration, si près de ma proie. Proie qui n'avait aucune idée de ce qui l'attendait. C'était un moment beau et cruel. Comme le monde. Aujourd'hui, cependant, ma proie est encore trop loin pour que cela soit nécessaire. Je m'approche lentement mais sûrement. Prenant le temps de me cacher derrière les troncs d'arbres ou les buissons.

Je commence à distinguer une forme à quelques mètres de là. Je ne la vois qu'à moitié dans mon champs de vision. Quelques pas à droite et j'en saurai plus. Mon regard reste scotché à l'ombre noire tandis que je me décale. Et le temps s'arrête lorsque la branche sous mon pied se brise. La forêt elle-même semble s'arrêter de respirer. Le silence s'amplifie. Explose dans nos oreilles. A ce moment-là, la bête et moi savons toutes deux que tout se jouera dans les prochaines secondes. Je jure mentalement, range mes dagues doucement. La bête bouge alors que je saute pour attraper la branche au-dessus de moi. Je dérape. Réessaye. Je m'accroche et me tracte. M'agenouille sur la branche et ressort mes dagues. Je n'attends même pas de pouvoir la distinguer, juste de calculer rapidement sa vitesse et l'angle par lequel je devrais l'attaquer. Sans être vraiment sûre, j'envoie Fa et Ya quasi simultanément en sachant que si je rate, j'aurais toujours une petite hache pour me défendre. Et tandis que Fa et Ya sont encore en l'air, j'ai le temps de me concentrer sur l'animal même. Alors, pour ce qui me paraît être la première fois de ma vie, j'espère avoir raté ma cible. Fa frôle la bête. Je prends une inspiration. Ya rentre en elle avec souplesse. Mon souffle se bloque. Ce n'était pas l'endroit que je visais, on va dire que c'est déjà ça. Toujours penchée sur ma branche, j'interpelle celui que je suis quasiment certaine d'avoir reconnu. « Dwyaen ? » Je descends rapidement, manque de me fouler la cheville à l'atterrissage. J'arrive à sa hauteur et je vois déjà le sang. « Merde, putain. Je suis désolée. » Si je suis contente de ne pas l'avoir tué, je suis aussi assez fière de ne pas l'avoir totalement manqué.


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Dernière édition par Alysha Jovayuj le Mar 3 Jan - 18:25, édité 1 fois

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Sujet: Re: Surprise de taille. ( pv Alysha)
Mar 27 Déc - 3:12



Surprise de taille.
❝ Dwyaen et Alysha ❞

Cet instinct...

Ce maudit instinct. La plupart du temps, il m’est fidèle. Je peux compter sur lui pour me sortir de plusieurs situations difficiles. Je m’en sors constamment en agissant sous le coup de la pulsion, des réflexes. J’arrive à me relever sans trop de contusions regardant le perdant au sol. Je remercie souvent les esprits de m’avoir guidé vers le bon choix.

Malheureusement, il m’arrive de me tromper...Je me crois plus fort plus mâlin que mon adversaire ignorant ces capacités à répliquer. Pour une des rares fois que j’ai confiance en moi, je me retrouve en danger laissant le destin se retourner contre moi.

J’en avais assez de ses représailles en mon égard. Cela faisait des années maintenant qu’on m’a bannie de ma tribu, alors pourquoi tentent-ils encore de s’en prendre à moi ? Je crois que j’ai suffisamment encaissé les conséquences de mes gestes du passé. Inutile de continuer à piocher sur mon le peu d’estime qui me reste. Ce naori derrière moi n’applique pas la valeur du pardon et ne me laissera jamais tranquille.

J’ai voulu donc lui faire payer cet affront. Oser s’attaquer à un homme de dos.

L’âme remplie de noirceur et de colère, je ne me préoccupe pas de l’identité de mon adversaire. Tout ce que je veux, c’était qu’on me laisse en paix.

Ce désir était si grand, j’ai pris le risque en fonçant littéralement vers cet individu. Je me suis retourné d’un coup pour courir vers cette silhouette devant moi. Protégé par mes fourrures sur le dos, le vent froid ne m’atteint pas. J’arrive à garder la vitesse nécessaire afin de le surprendre.

Mais, c’est moi qui ai été surpris par sa dextérité. Cette ombre s’est mise à voler dans les airs m’obligeant à freiner ma cadence. J’ai voulu éviter de me fracasser contre cet arbre tout près. Ma proie est suspendue à une des branches.

Ma main sur la fusée de mon arme, je n’ai pas eu le temps d’agir, de faire quoi que ce soit pour contre-attaquer. Je fixe cette silhouette devant moi et puis ces éclairs sont survenus de nulle part. Deux coups violents sont venus me frapper de plein fouet. Vifs et saisissants, comme si des esprits m’ont poussée avec force. J’ai reculé de quelques pas sur le coup avant de me retrouver le dos contre un tronc. Mes yeux sortaient de leurs orbites. Ils étaient vitreux fixant un point au sol. Je ne comprends pas ce qui est en train de m’arriver. Ma bouche entrouverte, j’ai soudainement du mal à respirer et que dire de cette chaleur qui me brûle tout d’un coup...

Des brûlures...

Je tente de regarder mon bras gauche endolori...

Mon épaule...Une tache de sang qui prend de l’ampleur. Je suis blessé, blessé par un éclair des cieux...

Je ne comprends rien...Ai-je provoqué la colère des esprits ou est-ce mon adversaire qui est un sorcier ?

C’est de plus en plus difficile de réfléchir et de bouger...

Ma poitrine...Elle me pique de plus en plus.

C’est en penchant difficilement ma tête que j’ai compris...

Il m’a fallu que voir cette garde collée contre la fourrure de mon manteau pour comprendre...

Je suis transpercé par une dague...

Ce sang qui coule plus en plus des deux extrémités de la garde tachant le pelage de mon manteau...

Le choc et la peur m’envahit...

Mon coeur bat à la chamade et ma respiration est saccadé.

J’ai été souvent blessé dans diverses situations, mais c’est la première fois qu’une lame est si profonde en moi...et qu’aucun sorcier Naori ne peut me soigner rapidement.

Je me retrouve seul dans cette forêt à la merci de mon adversaire...

Dwyaen ?

Est-ce déjà un esprit angélique qui vient me cueillir ?!

Non, je ne voulais pas mourir. Pas d’une façon aussi ridicule...Tuer en ayant couru directement vers la mort. Pathétique.

Non, il faut que je me calme. Je ne vais pas mourir. Enfin, je crois. La dague est près plus près de ma clavicule que de mon coeur...

Cette voix qui vient de m’appeler...je la connais. Oui, je la connais.

« Alysha ?» murmurais-je avec faiblesse en voulant faire un pas vers sa voix. Seulement, ce moindre mouvement m’a provoqué un gémissement. Je recule aussitôt, le dos collé au tronc...

J’agrippe la fusée de la dague dans ma poitrine avec ma main droite. La douleur est forte. Il faut que je retire cette chose de mon corps, mais je sais très bien que la retirer me ferait perdre plus de sang... Tous ces questionnements m’ont empéché de me concentrer sur la présence de la demoiselle.

« Merde, putain. Je suis désolée. »

Je ne bouge plus. Je quitte la vue de cette dague pour le visage d’Alysha.

Alors, ça, c’est le comble...Un ange passe gardant mon regard encré dans le sien. Comment a-t-elle pu me faire cela ?! N’a-t-elle pas vu qui je suis avant de me balancer ces couteaux de l’enfer ?!

Une colère monte.

« Tu...c’est toi qui...m’a...m’a transpercé..?! »

Je ne tiens pas à entendre sa réponse. Je dégage mes doigts de l’extrémité de cette dague pour reconnaître l’un des fidèles compagnons de la demoiselle...

Je suis sous le choc regardant ma main tachée de mon propre sang. Je tente de me redresser m’agrippant à l’écorce de l’arbre...

«T’ap...T’approches pas de moi !!!»

Je...Je veux partir d’ici et m’éloigner d’elle...Retourner chez moi, mais faire un pas semble maintenant difficile...




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22/07/2016 Lynelf 516 Naya Rivera lux aeterna (Murphy♥) -> Ava' | Quiet Riot (Bazzart) -> Signa' Chasseuse • Chasse + Maniement des armes 10
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Sujet: Re: Surprise de taille. ( pv Alysha)
Mar 3 Jan - 22:15

Surprise de taille
Dwyaen & Alysha

Est-ce que je prenais des décisions trop hâtivement ? Peut-être. Mais ne disait-on pas de suivre son instinct ? Tout ce qu'on faisait pouvait être critiqué, de toute façon. Si ce n'était par nous, par tous ceux qui nous entouraient. Il y aura toujours quelqu'un pour nous dire que nous aurions dû faire autrement, ou ne pas le faire du tout. Il y aura toujours quelqu'un pour se croire plus intelligent que nous, pour se croire en possession des meilleures réponses. Sauf que, dans certains cas, il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses. Il y a juste des possibilités et toutes les conséquences que chacune d'elles engendreront. Parfois, on n'a juste pas le temps de toutes les étudier, ces possibilités. Alors on se base sur notre passé, sur ce qu'on ressent au plus profond. Ce que je ressentais, quand j'ai décidé de me mettre en chasse, c'était la faim et la soif qui me rongeaient de l'intérieur. De plus en plus fortes au fil des heures. Ce que j'ai vu devant, c'était l'occasion de les repousser quelques temps. Des kilos et des kilos de viandes. Des litres et des litres d'eau. De quoi m'apaiser un temps. De quoi les rendre silencieuses un moment.

Alors oui, si nous nous retrouvions dans la même situation, je ferais sans doute exactement la même chose. Ce n'est pas non plus de ma faute si certains se camouflent si bien dans la forêt qu'on ne sait même plus s'ils sont des nôtres ou pas. Ce qui me dérange le plus, c'est que ce soit lui en particulier. Je n'ai pas beaucoup de gens que je considère comme de potentiels amis, mais si je me mets à les tuer par inadvertance, je risque de ne plus en avoir du tout.
Alors que mes pieds touchent le sol avec difficulté et que son nom s'envole dans les airs, je ne peux m'empêcher de regarder autour de nous pour vérifier que ma deuxième dague ne s'est pas enfuit trop loin. Je ne l'aperçois que lorsque je me rapproche de l'ancien Naori et que des jurons sortent de ma bouche avant que je ne m'excuse sobrement. Un petit « désolée » pour avoir essayé de le tuer, ça devrait le faire, non ? Il est choqué, on dirait bien. Son sang inonde ses vêtements. Intérieurement, je commence doucement à paniquer. Je ne saurai jamais réparer ça. Il va mourir à cause de moi et je mettrai des années à m'en remettre et à m'apitoyer sur mon sort et à me noyer dans l'alcool. Je gère tellement bien ces histoires de deuil. Les doigts de Dwyaen bougent légèrement. Il regarde ma dague et ses yeux s'agrandissent encore plus. Il la reconnaît. Et son regard n'est plus vraiment surpris. Il est plutôt venimeux. Je me mords la lèvre en entendant sa question. « Techniquement, c'est ma dague mais... » Je souris maladroitement. Tentative d'humour : échec cuisant. « Je te jure que je ne voulais pas. Je n'avais pas vu que c'était toi. Je n'avais même pas vu que c'était un être humain. » Mes mots s'entrechoquent rapidement. Je ne sais plus trop quoi dire. Je ne sais même plus trop quoi faire.

Il tente de se relever alors que je m'approche de lui. Sa douleur brise sa voix. Mais je ne l'écoute pas. Au contraire. « Ne bouge pas ! » Je m'accroupis à ses côtés, sans pour autant le toucher. Il est impossible de faire un garrot, la plaie étant trop près du torse. Je prie pour que ma dague ne soit pas ressortie de l'autre côté. Je déchire un bout de mon T-Shirt sous ma veste. Mais je ne retire pas l'arme. « Est-ce que t'as de l'eau ? Pour nettoyer ? » S'il n'en a pas, il faudra appliquer la solution X. J'espère franchement qu'il en a, cela dit. « Il faut que tu me laisses t'aider. Sinon, tu vas crever ici. En plus de mériter mieux que ça, il est hors de question que j'aie ta mort sur la conscience. ». Je me penche pour attraper ma deuxième dague, tombée un peu plus loin. « Elle nous servira pour cautériser la plaie. ». Je le regarde et espère qu'il voit à quel point je m'en veux. Pas d'avoir touché ma cible, mais de l'avoir touché, lui. Je lui demande silencieusement la permission de le toucher. Je ne suis pas la plus douée en médecine mais peut-être que je pourrai au moins ralentir sa mort pour qu'il puisse me dire comment le sauver. A défaut de pouvoir se sauver tout seul.


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Sujet: Re: Surprise de taille. ( pv Alysha)
Ven 13 Jan - 6:08



Surprise de taille.
❝ Dwyaen et Alysha ❞

J'ai chaud...J'ai froid...

Je perds de la force, de l'énergie à chaque minute qui passe. Combien de temps ? Je n'arrive pas plus à compter, de toute façon. Non tout ce qui me préoccupe, c'est de voir cette dague enfoncé dans ma chair. Je ne comprends toujours pas comment j'ai pu me retrouver dans cette posture.

Le corps complètement écrasé contre un arbre, j'essaie de me concentrer, éviter de faire un mouvement brusque pour provoquer encore cette douleur. Malgré mon ancienne vie de guerrier, j'ai jamais ressentie ce genre de brûlure aussi intensément. Il a fallu qu'une demoiselle distraite pour m'y m'initier, sans aucune douceur...

« Techniquement, c'est ma dague mais... »

Non, ce n'est pas bénin. Sa dague est totalement entré en moi. On ne voit que le manche. Tout ce sang qu'elle provoque, je réalise la gravité de mon cas.

Je suis blessé et je peux en mourrir...

Je me mords les lèvres pour éviter de crier, éviter de paniquer.

Oui, j'ai encore mon orgueil. Pas question de m'affaiblir d'avantage en affichant ma peur devant elle. Je me crispe respirant de plus en plus fort. Je dois éliminer cet émotion grandissante en moi. Cela ne ferait qu'empirer les choses. Mon coeur qui bat vite accélérant ma pulsion sanguine. Non, il faut que je me calme...

« Je te jure que je ne voulais pas. Je n'avais pas vu que c'était toi. Je n'avais même pas vu que c'était un être humain. »

Mais comment me calmer avec cette voix qui ne cesse de m'insulter !

Mon regard lourd et haineux sur elle, je serre des dents combattant toujours cette brûlure sur mon torse.

Alors, je ne ressemble pas à un être humain ?! Je suis plutôt une bête ou un monstre. Je sais que la nature ne m'a pas privilégié , mais ces mots qui peuvent lui sembler banale à dire, viennent de me toucher durement...J'ai...j'ai beaucoup de mal avec mon physique, mon apparence, J'ai aucunement besoin qu'on me le rappelle, surtout venant d'une femme. C'est plus difficile à encaisser.

" ...Je...je sais...je peux être...monstrueux..." dis-je aussitôt dans un sarcasme affligé. Je détournais mon regard ne voulant pas connaître sa réaction.

C'est peut-être pour expliquer son geste, mais je n'avais aucunement l'intérêt de l'entendre d'avantage. Ma seule idée est de partir, m'éloigner d'elle et tenter de me soigner le plus rapidement possible.

Mes jambes; elles ne me soutiennent plus....J'ai voulu retenir ma chute en m'agrippant à l'arbre, mais en vain. Le bout de mes doigts irrités, je reprend ma position initiale. J'ai gémis sentant la lame bouger. Je ferme les yeux expirant fort comme si je sens des contractions...Il faut que je me calme, mais c'est terrifiant...

Encore plus en voyant Alysha d'aussi près. Je panique. J'ai pas confiance. Je ne veux pas qu'elle me touche. Le peu de fois que j'ai été touché, je ne veux pas qu'on me touche. Je tente de reculer, mais le tronc m'en empêche. Alors, j'évite son regard comme si elle allait disparaître. J'en tremble...comme un animal apeuré.

« Est-ce que t'as de l'eau ? Pour nettoyer ? »

Je ne réponds pas...comme ça, elle va partir. Elle va me laisser tranquille. Je ne veux pas qu'elle me touche,...je...je ne veux pas... qu'elle me voit ....comme ça...sans...sans..sans mes fourrures...que je me dévoile devant elle...C'est plus effrayant pour moi que ma blessure. Afficher ma faiblesse...ma honte.

Je me suis toujours débrouillé seul, alors pourquoi ce serait différent ? Je suis un peu plus faible que les autres situations, mais...mais je...

Je me sens pas bien. Une chaleur envahir mon corps. Ma tête tourne...

« Il faut que tu me laisses t'aider. Sinon, tu vas crever ici. En plus de mériter mieux que ça, il est hors de question que j'aie ta mort sur la conscience. »

Je ne vois plus clair, mais j'ai très bien entendu...Ma tête appuyé sur l'arbre, pivote lentement vers Alysha...Surpris ? Oui, c'est évident...surtout en ayant sa propre dague dans le corps.

Je mérite mieux que ça...Moi ? Elle a vraiment dit cette bêtise ? Malgré ma condition, je poussais un léger rire...qui fini par une toux:

" ...Je...je te rappelle que...que c'est..toi qui...qui l'a provoqué...aveuglé par ta rage avec tes deux complices...Mérité mieux que cela....tu aurais souhaité ...me...me noyer plutôt...? Pourquoi...je mériterais mieux...? Qu'est-ce....qu'est-ce que tu en sais ?"

Humour noir, mesquinerie et vérité...

Je me demande bien pourquoi je lui ai craché cela au visage...comme si sentir le trépas me rends contrarié constatant que mon existence est totalement vide, inutile...pour personne.

Elle a prit son autre dague, tout près de moi...

« Elle nous servira pour cautériser la plaie. ».

"...ou à...à...m'achever..." dis-je sans attendre une seconde...

Je plis mes yeux tentant de chercher les traits de son visage pour la confronter. Tout ceci est de sa faute...Mon état, ma fatigue, ma mort...

Je perçois la couleur de ses iris. Ils sont très foncés, comme des billes...Je les vois, malgré un début de brouillard autour de moi. C'est fou ce qu'on peut constater la beauté de certaines choses dans des situations critiques...Je ne les avais jamais regardé ainsi, auparavant.

Je reste coincé dans ces billes foncés. Trop difficile d'en sortir...J'ai du mal à faire le moindre mouvement.

Ma colère...Elle se dissipe peu à peu laissant le silence occupé la scène. Mes traits s'adoucissent. Ce calme si agréable, qu'il me donne l'envie de m'endormir. Ma tête devient lourde, tout d'un coup...quittant la vue d'Alysha pour celle de sa dague dans ma poitrine...

C'est l'horreur...Tout ce sang...C'est de pire en pire.

Ça y est. Je panique...Au diable l'orgueil. Je ne veux pas mourir...

"...De l'eau...Ma gourde...Ma bouteille...d'alcool...dans mon sac." murmurais-je en essayant de tirer la ganse sur mon épaule.


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Sujet: Re: Surprise de taille. ( pv Alysha)
Dim 15 Jan - 21:53

Surprise de taille
Dwyaen & Alysha

Je le regarde comme on regarde ses erreurs prendre forme sous ses yeux. Elles prennent vie, s'immortalisent, se concrétisent. J'aurais voulu le rassurer. Lui dire que je ne suis franchement pas douée. Mais le fait est que je le suis, douée. Après tout, je l'ai touché. Animal ou non, il est couché. Oui, j'en suis fière, est-ce si mauvais ? Je m'en veux aussi, parce que c'est lui. Mais mon premier instinct a été d'être satisfaite, et de ça je ne m'en veux pas. Sauf que, du coup, je ne sais pas comment lui montrer que je suis désolée. Parce que je ne le suis que jusqu'à un certain point. Et j'espérais peut-être qu'au fond, il le comprenne. Je vois bien que la panique commence à monter. Ses lèvres vont saigner s'il continue à autant les serrer. Mes mots n'apaisent rien. S'ils agissent d'une quelconque façon, ils font certainement le contraire. Ses yeux ne sont plus que fureur. Je la ressens en moi telle un écho. Elle me vexe, me fait vaciller. Il n'est pas mort que j'ai l'impression de déjà le perdre. Ses paroles hachées me permettent pourtant d'y voir un peu plus clair. Il n'a rien compris. Il crois que je l'insulte alors que... Mes pensées s'interrompent un instant. L'ais-je insulter ? Je rejoue la scène dans ma tête. Je me revois essayant vainement de me justifier, de lui expliquer. Non. Je ne l'ai pas insulté. C'est lui qui ne comprend rien à rien. Je secoue la tête, ne me retenant pas de lever les yeux au ciel. « Je n'ai jamais dit que tu étais monstrueux, d'accord ? » Se voit-il vraiment comme tel ? Ne comprend-t-il pas qu'il y a de la beauté en chacun de nous ? Qu'on le veuille ou qu'on ne le veuille pas. Qu'on espère la voir ou qu'on la rejette. « J'ai dit que tu savais très bien te fondre dans le paysage. Ce qui, au cas où tu ne le saurais pas, est plutôt un très bon atout pour un chasseur. » Parce que les seuls monstres qui existent ne le sont pas à cause de leur physique.

Alors que je me rapproche de lui, je vois son corps entier trembler. Il devrait pourtant savoir qu'il ne devrait pas bouger. Il m'évite et j'inspecte la plaie autant je le peux. Ça risque d'être compliqué. S'il s'entête à bouder, ça va l'être encore plus. Il ne répond pas à ma question. Fait-il sérieusement semblant de ne pas m'entendre ? Mon soupir est plus bruyant que je ne pensais qu'il allait être. Tant pis, peut-être qu'il comprendra ainsi que ses enfantillages ne lui sauveront pas la vie. Il réagit enfin quand je lui dis qu'il mérite mieux que ça. Il rit et finit par quasiment cracher du sang. Ça lui apprendre à me rire au nez. Et ses paroles ne sont pas ce que j'espérais. Cette fois, il m'a énervé. Il ne serait pas en si mauvaise posture, il aurait probablement déjà ma main dans sa figure. « J'ai déjà dit que j'étais désolée. Je ne vais pas le répéter quarante-six fois pour que tu le comprennes. » Je ne veux pas lui crier dessus mais il ne me rend pas la tâche facile. Je respire lentement pour me calmer. « Tu mérites de vivre et ne fais pas comme si tu n'avais pas compris. » J'ai pourtant été claire, non ? « Quant au fait que je le sache... Je le sais, c'est tout. Ne me prend pas la tête avec ça. » Je le sais parce qu'il est une des rares personnes que je connais que j'apprécie un minimum. Si lui ne mérite pas de vivre alors ils ne restera pas grand monde sur Terre.

Mon autre dague dans la main, je souris pensivement en entendant sa réplique. « Crois-moi, si j'avais vraiment voulu te tuer, tu serais déjà mort depuis longtemps. » Voilà de quoi le rassurer. Il me cherche du regard et je m'accroche au sien. Il ne mourra pas aujourd'hui, j'en fais le serment. Sa rage envers moi affronte ma rage de ne pas le laisser s’abattre. Petit à petit, je vois ses iris s'agrandir. Sa colère fait place à un peu plus de sérénité. Le silence qui nous entoure est presque parfait. J'esquisse un sourire. Un sourire d'encouragement, d'amitié je l'espère. J'essaye de lui faire passer un peu de ma force. Ses sourcils ne sont plus froncés. Et ses yeux me quittent soudain pour partir vers ma dague. Sa respiration se fait plus rapide. La panique refait surface et, malgré moi, je la ressens également. Il commence à tirer sur la corde de son sac mais je lui attrape la main. « Arrête de bouger. » J'ouvre sa besace et fouille rapidement dedans avant de vider son contenu sur la terre sèche. Je prend la gourde et la bouteille d'alcool. Puis je sors de mon propre sac mon matériel à feu que j'ai toujours avec moi. Il me manque simplement du petit bois. Je regarde alternativement Dwyaen et ma dague. « Bon. Je vais enlever la dague. Verser de l'eau pour ensuite verser de l'alcool. Après, je fabriquerai un feu. Le plus rapidement possible. » Je grimace à cette idée. Ce sera sans doute l'étape la plus cruciale. Si je mets trop longtemps, il se videra tout simplement de son sang. « Et on fermera la plaie. Ça te semble pas trop mal comme programme ? » Je lui demande confirmation sans vraiment attendre de réponse. Parce que je ne vois pas trop d'autre solution. « Par contre, je vais avoir besoin de voir si la dague a transpercé ton épaule ou non. Je vais te bouger lentement mais ça risque de faire mal, je ne te le cache pas. » En même temps, je ne crois plus qu'il soit à ça près.


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Sujet: Re: Surprise de taille. ( pv Alysha)
Mar 7 Fév - 3:52



Surprise de taille.
❝ Dwyaen et Alysha ❞

« Je n'ai jamais dit que tu étais monstrueux, d'accord ? »

Je ris en toussant... Je ne sais pas pourquoi. C'est plus fort que moi, comme si je ne la croyais pas.

Je le crois de moins en moins. À force de vivre ici, seul, entouré que d'arbres et d'animaux sauvages, je suis en train de me transformer. Seulement, contrairement à ces êtres à l'esprit pure, le mien est tétanisé par la noirceur et la culpabilité. Je suis différent. On m'a classé comme étant différent des autres, ne faisant plus parti des miens. J'ai commis un acte vile et cruel. Aucunement humain, purement monstrueux...

Je revois encore ces regards portés sur moi comme si j'étais une bête féroce. Ils reculaient à chaque pas que je franchissais près d'eux...créant un chemin pour me conduire à la sortie du clan.

Je m'enlise dans cette croyance, dans cette fatalité, ne me voyant plus vraiment comme un être humain. Je ne peux plus faire partie d'un groupe, interagir convenablement avec quelqu'un. Je n'y arrive plus. Il y a ce blocage qui survient me rappelant qui je suis, maintenant. Je ne peux plus faire confiance, ni a quelqu'un, ni à moi-même...

Alors, c'était difficile pour moi de me retrouver dans cette posture. Faible et impuissant face à mon état. Le seul moyen de m'en sortir, c'est de laisser cette demoiselle prendre soin de moi...

Orgueilleux et craintif, je le suis. Je supporte très mal qu'on me touche sans que je puisse répliquer. Je fais tout pour l'éviter, que ce soit par les mots ou physiquement avec la force. C'est un automatisme...La moindre attention particulière porté sur moi, je la repousse. Je la refuse. Je préfère recevoir des jurons et me retrouver seul que sentir cette chaleur particulière qui se nomme compassion en mon égard...

Et j'ai osé...J'ai osé le faire avec elle. Ne pas vouloir son aide. L'insulter et reculer..., mais elle ...elle a autant de caractère que moi.

Elle s'entête...ne voulant pas me laisser tomber.

J'ai de plus en plus de difficulté bouger sans sentir une douleur...Je n'y arriverais pas à fuir.

Je dois me rendre à l'évidence; elle a gagné...

C'est cela ou me laisser mourir...

Une partir de moi aurait préféré la 2e options. Ne plus à m'en faire. Ne plus penser et souffrir. Retrouver une certaine paix...

« Tu mérites de vivre et ne fais pas comme si tu n'avais pas compris.  Quant au fait que je le sache... Je le sais, c'est tout. Ne me prend pas la tête avec ça. »

Je la regarde aussitôt, ébahi par de tel propos.

Je n'ai pas compris cette entêtement qu'elle a tant envers moi. Pourquoi fait-elle tout ça ? Elle aurait pu le laisser là et partir avec ses deux dagues..., mais elle tient tant à me soigner. Elle a bonne conscience ou simplement une dette à remplir ?

À quoi bon...

J'ai cédé...en poussant un soupir à mon tour...Je ne suis qu'un imbécile. C'est le constat que je me fais le laissant transparaître dans mon regard. J'ai cette tendance me conduire comme un pure idiot. Ce n'est toujours qu'après que je le regrette...

...Et toujours dans des moments critiques.

Cette main sur la mienne, elle m'a arrêté...

« Arrête de bouger. »

Je ne bouge plus du tout. Je ne peux pas m'empêcher d'être stupéfait de sentir cette présence aussi près de la mienne. J'en suis absorbé comme si c'était la première fois qu'on me tenait la main. Je ne me suis même pas aperçu qu'elle a prit mon sac. Il m'a fallu quelques instants pour revenir à la réalité, surpris par le bruit lourd de mes objets qui tombent au sol.

Je la regarde complètement immobile. J'ai l'aspect d'une marionnette placé contre un mur. Il n'y a que ma tête qui est actif. Le reste semble sans vie.

Elle bouge très vite. Elle est préoccupée. Elle veut paraître forte, mais je sens sa crainte. Je me suis mis à sourire bêtement comme cela...C'était bien une des rares fois que je vois une femme aussi attentionnée en mon égard...

Ceci dit, ce ne sera pas très délicat...En rassemblant les éléments, je sais ce qu'elle va devoir faire...et ce que je vais subir...

La pression monte...On ne rigole plus.

Qu'est-ce que je peux répondre de plus ? Je dois l'accepter. Je dois la laisser faire et on verra si elle y parvient...ou pas. C'est tout ce qui me reste.

Tout ce qui reste au fond de moi est un peu de courage sans oublier une légère peur renfloué.

« Par contre, je vais avoir besoin de voir si la dague a transpercé ton épaule ou non. Je vais te bouger lentement mais ça risque de faire mal, je ne te le cache pas. »

J'ai peur...Pas de cette lame, mais ce qu'elle va voir en voulant me soigner. Mon corps...Ces marques rougeâtre sur ma peau blanche. Ces couleurs bleutés qui se démarquent. Je n'ose pas me regarder en face, alors laisser quelqu'un d'autre le faire. J'ai honte...

J'ai honte, mais...

Sans un mot, avec le peu de force que j'ai, je prend sa main dans la mienne; tremblante et moite.

Je me contente de la regarder dans les yeux sans aucune haine et méchanceté. Non, je ne joue plus l'imbécile...

Je dois lui faire confiance.

"...J'ai...j'ai déjà connu pire...Alors, fais-le...Je vais encaisser..." dis-je tout bas en essayant de lui sourire en retour de cette aide qu'elle me porte. Puis, je ferme les yeux. Je prend des profondes respirations.



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22/07/2016 Lynelf 516 Naya Rivera lux aeterna (Murphy♥) -> Ava' | Quiet Riot (Bazzart) -> Signa' Chasseuse • Chasse + Maniement des armes 10
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Sujet: Re: Surprise de taille. ( pv Alysha)
Mer 22 Fév - 0:36

Surprise de taille
Dwyaen & Alysha

Il abdique. J'en suis heureuse autant que j'en ai peur. Placer sa vie entre mes mains n'est peut-être pas la meilleure idée de tous les temps. Je ne veux pas admettre que je n'ai jamais fait ça, que je risque de faire plus de mal que de bien. Je préfère m'en charger, quitte à tout faire basculer du mauvais côté. Après tout, si je ne l'aide pas, personne d'autre ne le fera, si ? Et s'il meurt entre mes mains, je ne m'en remettrai peut-être pas mais je lui aurais donné un peu d'espoir. Ce sera déjà ça. Pendant quelques minutes, quelques heures, il aura pensé pouvoir survivre.

Je lui prends l'épaule et le détache lentement de l'arbre. Je le décale juste assez pour vérifier l'autre côté de la blessure. J'y vois le bout de ma dague. Elle est rouge à reflets noirs. Rouge sang. Je soupire en le relâchant. J'essaye de ne pas me concentrer sur la douleur qui doit le transpercer. Je me concentre sur celle que je devrai lui infliger. Les détails pratiques sont mes meilleurs amis. Mon empathie n'est plus aussi forte qu'avant. Presque insignifiante. Je ne fais rien pour lui laisser la place de grandir à nouveau. Le moins d'empathie j'ai, la plus protégée je suis. Et en regardant la dague dans ma main et la dague dans l'épaule de Dwyaen, je me dis que j'aurai besoin du moins d'empathie possible. « Changement de plan. Je fais le feu d'abord. On peut pas la laisser ouverte trop longtemps et tant que la dague est là, tu ne te vides pas de ton sang. » J'acquiesce à mes paroles. J'essaye de me rassurer moi-même. C'est un plan qui a du sens. Ça pourrait le faire. J'esquisse un geste dans la direction de Dwyaen mais m'arrête juste avant de le toucher. Je crois que je voulais le rassurer mais il n'y a rien à dire. Je recule avant de me lever. « Je vais chercher du bois sec. » Et je cours en direction d'un arbre assez solide pour me supporter. La meilleure façon de récupérer de quoi faire du feu, c'est encore dans l'arbre directement. Je regarde celui en face de moi, évaluant la distance entre la première branche et le sol. Elle est haute mais je dois pouvoir l'attraper avec un peu d'élan. Je ne prends pas le temps de plus y réfléchir. Je recule jusqu'à toucher un autre arbre, je prends une inspiration, et je cours. Ma main gauche glisse. Ma main droite s'agrippe. Je plaque mes pieds sur le tronc et essaye de me hisser tant bien que mal jusque sur la branche. J'en reste essoufflée quelques secondes avant de reprendre mes esprits. La branche n'est pas des plus solides mais je n'ai pas l'intention de rester dessus pendant des heures. Je bouge lentement le plus rapidement possible. J'attrape toutes les branches que je peux et les jette au sol. La peau sur mes mains tombe en morceaux mais ce qui compte est le temps qui passe et que je ne peux pas arrêter. Quand je décide qu'il y en a assez, j'ai l'impression d'avoir passé trois heures sur cette foutue branche. Je regarde tout ce que j'ai laissé tomber et qu'il va me falloir retrouver. J'hésite à sauter ou simplement me laisser tomber. La deuxième option me semble plus sûre pour mes pieds. Alors je me laisse tomber, avec la grâce d'un ours mal léché. Je manque me fouler la cheville. J'ai mal mais ça devrait passer. Je ramasse les quelques branches que j'ai pu attraper, certaines avec des feuilles, ce qui ne sera pas de trop. Et je cours rejoindre le blessé que j'espère pouvoir soigner. Je lui jette à peine un coup d’œil, histoire de vérifier qu'il respire encore, avant de commencer à faire le feu avec les deux pierres que j'ai toujours sur moi. Commence alors les cinq minutes les plus longues de toute ma vie. Je dois m'arrêter plusieurs fois pour essuyer mes mains moites. Et quand l'étincelle réduit enfin en cendre la première feuille, je jette les pierres de frustration. Je souffle sur les minuscules flammes et m'occupe de faire grandir le feu, qui menace de s'éteindre à chaque instant, encore deux bonnes minutes. Puis, enfin, je me retourne vers Dwyaen.

Je ne sais franchement pas dans quoi je me suis lancée mais je me dis que mon niveau d'empathie est encore bien trop haut pour qu'on en soit arrivés là. Je prends sa gourde et l'ouvre. J'en bois pour me redonner contenance. J'aurais préféré que ce soit de l'alcool. « C'est parti. » Sans douceur, je le mets en position, afin que son épaule ne touche plus ni le tronc ni rien d'autre. Je jette un peu d'eau sur le bout de la lame qui ressort. Je ne sais pas ce que j'espère en faisant cela mais ça ne peut pas être pire que si on ne le fait pas. Je ne fais pas de décompte alors que ma main entoure le manche de ma lame. J'inspire deux fois. Et je tire. Pas d'un seul coup mais pas lentement non plus. J'enlève ses vêtements du mieux que je peux, j'en déchire quelques uns à plusieurs endroits. Son épaule dénudée, j'essaye de me concentrer sur la blessure et seulement la blessure. Pas cet étrange contraste que font ma peau et sa peau côtes à côtes. Je presse chaque extrémité de la blessure avec mon vêtement déchiré plus tôt. Je le repousse contre le sol pour que le bandage de fortune tienne seul dans son dos. « Appuie aussi fort que tu le peux sur la blessure. » Je n'attends pas de réponse et prend à nouveau sa main pour la placer au bon endroit. Puis je me retourne vers le feu qui crépite doucement. Je nettoie rapidement l'autre dague avant de la placer au dessus des flammes. Plus la lame devient rouge, plus j'imagine le cri qu'il percera lorsqu'elle touchera sa peau. Plus elle chauffe, plus je pense aux marques qu'elle laissera à jamais. Il me faut tenir la dague avec mon manteau pour éviter de me brûler. Si Dwyaen ne s'est pas évanoui jusqu'ici, je doute qu'il résiste face à ça. Je ne crois pas que je le pourrais, en tout cas. Lorsque je reviens vers l'ancien Naori, la dague pèse une tonne et je ne sais pas si c'est mon appréhension qui la rend plus lourde ou ma peur. J'enlève sa main de la plaie, puis le bout de vêtement qui se décolle de la peau avec un bruit ignoble. Je verse une bonne quantité d'eau sur le sang qui continue de couler lentement. Beaucoup trop. Je place la dague au-dessus de sa peau, sans la toucher. « Ça va chauffer un peu. » Je bloque toute respiration. Et j'appuie. L'odeur de la chair brûlée me prend les narines mais je continue d'appuyer. Juste assez pour m'assurer que la dague ne bouge pas tandis qu'elle suture comme elle peut la plaie. Je la soulève au bout d'interminables secondes. Je ne sais plus trop quoi faire. Mais je ne peux pas de nouveau faire ça. Pas tout de suite. J'essaie d'apaiser la plaie comme je peux avec un peu d'eau mais il faut que j'en garde pour la suivante. Je me retrouve impuissante face à sa douleur.


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Sujet: Re: Surprise de taille. ( pv Alysha)
Dim 16 Avr - 4:54



Surprise de taille.
❝ Dwyaen et Alysha ❞

Je ferme les yeux..portant un dernier regard sur cette femme devant moi et le paysage qui l'entoure... C'est stupide, mais c'est peut-être la dernière fois que je verrais cette forêt. Sentir cette bonne odeur de vent frais caressant mon visage et touché à l'herbe mouillé après une pluie torrentielle. Non, je n'aime pas cette triste réalité qui me pèse la conscience. Ce n'est pas comme cela que je me voyais mourir. Pas aussi...bêtement, à cause d'une erreur.

Oui, c'est une erreur....Un manquement de notre part.

Elle ne m'a pas reconnue et moi non plus.

Je peux hurler, l'insulter, mais le mal est fait. Je suis presque inerte contre cette arbre ayant pour seule solution, la volonté de cette demoiselle à me secourir. Celle-là même qui m'a entré cette arme dans la poitrine. Elle ne m'est pas étrangère. On s'est croisé à quelques reprises dans cette forêt. Des échanges intéressants, malgré qu'ils ont été brèves. Bon sang, c'est toujours dans des moments critiques que l'on constate notre stupidité. C'est ainsi que les " j'aurais dû" entre dans mon esprit...

Tout ce que j'ai fais de travers, ce que je croyais pouvoir reporter, remettre à plus tard. Tout cela ne compte plus, maintenant. Je ne peux que regretter...comme mon entêtement à abréger mes rencontres. Je me rends compte que cette demoiselle serait peut-être la dernière personne que je vais voir et...et je la connais que très peu. Je ne sais pas grand chose en fait et, pourtant, elle tente de me sauver la vie.

Alors pourquoi j'ose répliquer, la contre-dire, m'entêter. Je peux mourir à tout moment et j'ose encore m'enfuir. Non, je ne peux plus, maintenant. Je dois apprendre, apprendre à faire confiance.

Fermer les yeux, un signe de confiance. Je...j'accepte qu'elle s'approche de moi et...qu'elle...qu'elle me touche, tenter de tout faire pour me sortir de cette situation. Je ne cacherais pas aussi que de fermer les yeux m'empêchent d'anticiper le coup dure que j'aurais...

Je ne peux qu'imaginer la douleur. Non, à vrai dire, je ne veux pas le savoir. La peur m'envahit, tout d'un coup. Je tente de le cacher, mais ma respiration me trahit.

J'ai sursauté légèrement par la présence d'une main sur mon épaule. Ça y est, elle va me bouger. Mon coeur va trop vite. Je n'arrive pas à garder ma respiration stable. Pourtant, cette main ce veut rassurante et je ne peux que la remercier; je ne suis pas seul. Elle est là, avec moi...

J'ai gémis . Je n'ai pas pu me retenir, à mon grand regret. Je ne souhaite pas lui faire peur. Loin de là. Je ne suis juste, pas assez fort pour me contenir. C'était trop vif et lourd à la fois. Je pouvais sentir la lame bouger dans ma chair. Une brûlure immense, un pression indescriptible dans ma poitrine. Elle m'a coupé le souffle et embrouillé mon esprit...

Il y a plus rien d'autre que cette douleur. Pourtant, c'est elle-même qui me confirme que je suis encore en vie. Puis, la lumière, les couleurs et les formes qui reviennent se concrétiser devant moi.

Je sens de l'écorce frôler ma nuque. Un peu d'air qui entre dans mes narines. Les petits gémissement qui sortent entre mes lèvres.

J'ai perdu encore de l'énergie, mais je refuse de m'évanouir, même si le désir est grand. Il n'y a que mes yeux qui se déplacent, paraissant complètement légume. Je cherche la grande et svelte silhouette autour de moi.

« Changement de plan. Je fais le feu d'abord. On peut pas la laisser ouverte trop longtemps et tant que la dague est là, tu ne te vides pas de ton sang."

Je veux lui dire quelque chose, n'importe quoi, mais rien vient. Peut-être parce qu'il n'y avait rien à dire. Pourtant, j'ai tellement des questions à lui poser. La première: Pourquoi fait-elle tout cela ? Réellement ?

Elle s'approche de moi...Je la vois au travers de ma chevelure mouillée. Je ne peux presque plus bouger, mais je me force à former un petit sourire en la voyant aussi près de moi, mais il n'a été que de courte durée. Alysha, recule...

« Je vais chercher du bois sec. »

Cela ne change pas...

Je ne peux pas me faire à l'idée que cette femme tente de me venir en aide, alors que je suis un être aussi...tellement...aussi pire que...qu'un monstre...

Faut-il que je remercie les Dieux de m'avoir amené cette être à moi ? M'offrent-ils pour une seconde chance ? Une chance de me rattraper ? Ils ont constatés que j'ai pris le mauvais chemin...et qu'il est temps de changer de direction ? La punition est terriblement grande...

Faible, impuissant et complètement dépendant d'une inconnue...

Je ne peux pas la suivre. Elle est si rapide. Elle disparaît de mon champs de vision. Je l'entends grimper. Le bruit de feuilles secouées, de branches se casser. Tout va trop vite. Je ne peux pas la voir, mais je l'entends respirer. Elle va vite. Trop vite...Elle ne fait pas attention. Je...je suis inquiet... Je sais qu'elle a perdu pied...

" A...Alysha..." tentant de l'appeler de toute mes forces. Cela n'a été qu'un souffle dans le vent.

Je dois savoir où elle est et ...si tout va bien. Il faut que je bouge, que je me tourne la tête un peu. Petit à petit, je suis parvenue à l'apercevoir. Elle atterrie sur le sol, au pied d'un arbre. J'ai été surpris de me voir rassuré, tout d'un coup. Elle semble quand même à avoir des difficultés. Sa jambe. Elle boite...Ahh non...

Alysha, elle ne me regarde pas, alors que j'essaye de l'appeler. Elle doit faire attention à elle. Ne pas rendre les choses plus compliqué qu'elles le sont, en ce moment. Cela ne donne rien si on se retrouve les deux mal en point.

Oui, je sais. C'est ridicule de songer à sa jambe alors que j'ai une dague dans la poitrine. C'est comme cela. C'est toujours les autres en premier à mes yeux. Et, je ne le cacherais pas, je sais ce qui se prépare. Je tente d'en faire abstraction en me concentrant sur tout autre chose...

Une lumière...Une chaleur...C'est le feu. Le feu qui va servir à me soigner et me brûler par la même occasion. C'est de plus en plus insoutenable...La douleur que j'ai et celle que je crains. J'ai vu mes frères subirent ce genre d'intervention et j'en été victime à quelques reprises. Les cries, l''odeur de leur chair brulés. Non, je ne suis aucunement prêt.

Pourtant, je reste immobile. Je n'arrive plus à trembler. Je suis trop faible sentant la chaleur de mon sang me quitter. J'arrive à peine à avaler ma propre salive. Mon front perlé par la douleur, je ne peux que regarder ce feu sous mes yeux...Ce feu qui illuminait mon regard et celle d'Alysha...

Un silence s'installe...pendant qu'elle boit un peu d'eau. C'est étrange, mais je sentais une certaine hésitation de sa part. Non, cette image de femme forte cache autre chose...Elle a peur...

« C'est parti. »

Je gémis à nouveau quittant mon appuie au tronc d'arbre. La lame; je la sens encore plus. Le changement d'appui l'a fait bougé la rendant encore plus omniprésente. C'est intolérable. J'aurais voulu saisir le manche moi-même et tirer voulant à tout prix extirper cette chose au plus vite.

Mais il y a déjà deux mains sur le manche, mais ce n'était pas les miennes...Elles étaient plus fines, délicates et plus foncées. De la force dans ces mains...

Je n'ai pas eu le temps de voir son visage. Une pression violente me prit d'assaut. Elle l'a tiré. Elle a tiré la lame.

Tout s'est passé si vite. Ce n'est pas le retrait de la lame qui est douloureux, c'est ce vide dans la chair, le trou provoqué qui est désagréable.

Je n'ai pas gémis...J'ai crié.

Les yeux fixant le vide, la bouche totalement ouverte par le choc, des spasmes me submergent. Des petits bruits d'expirations difficiles me raclent la gorge. Je ne vois plus rien de concret. Je ne sens que la température de mon corps se bouscule...

J'ai froid. Je n'ai plus rien sur les épaules tout d'un coup. Non, elle doit me voir, maintenant. Voir mon corps de teint enneigé et ces marques que je déteste tant. Pourtant, je n'ai plus de force pour avoir honte.

Mon teint blanc fait un immense contraste avec de trou rougeâtre sur mon corps. Tout ce sang...

Je me sens tomber à la renverse. Le froid du sol me fait frissonner un peu...

Je ne l'entends pas. Elle me parle. Je ne comprends rien de ce qu'elle me dit. Je sens la chaleur de sa main contre la mienne. Je dois presser ma blessure, je crois. Je n'ai plus de force pour agir convenablement. Je ne sais pas si j'y arriverais. Ma main est presque inerte sur ce tissu qui s'imbibe tranquillement de mon sang. C'est chaud, c'est confortable...

Mes yeux se font petits. La fatigue, ma faiblesse...

Elle est revenue. Je sens sa présence près de moi...

Je la vois presque plus. Il y a une lumière tout près d'elle.

Qu'est-ce qu'elle fait ? Elle me touche encore la main pour la retirer de sur mon torse.

De l'eau froide sur ma peau...

Cette chaleur qui me frôle...

Elle me parle...doucement.

" ARRRRRRRRGGGGG"

Le peu d'énergie qui me reste est passé dans ce crie. Mon corps tendu sous le choc. Le dos arqué, le cou droit et les yeux fermés. Un cri bestiale et profond sort de ma gorge. C'est effrayant de m'entendre ainsi.

Elle a fait écho dans la forêt, réveillant, sans doute, tous les animaux dans les parages.

Ce n'est pas assez pour soulager la douleur...Elle est encore là, me brûlant la peau, me brûlant l'âme. Mon corps crispé pour tenter de résister. Non, je ne peux plus le supporter. C'est en fixant le ciel de mes yeux noirs vifs que je lâche prise.

J'en suis désolé, mais je ne suis plus capable d'endurer cela. Je la quitte fermant les yeux d'un seul coup, relâchant tout mes muscles. Ma tête qui bascule vers la gauche comme si je me suis endormie paisiblement.


© Mzlle Alice.





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Sujet: Re: Surprise de taille. ( pv Alysha)
Dim 4 Juin - 9:36

RP archivé suite à la suppression de Dwyaen

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Sujet: Re: Surprise de taille. ( pv Alysha)

 

Surprise de taille. ( pv Alysha)

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