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˜˜˜˜˜˜Qui a peur du grand méchant loup ?
maybe life should be about more than just surviving


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30/07/2016 Nexus 1173 Katie Mcgrath Nexus Druidesse 178
La Ciguë Noire


Sujet: Qui a peur du grand méchant loup ?
Ven 14 Oct - 16:49

Avait-elle encore fuit son village pour aller vaquer l'on en sait où en forêt ? Oui, mais si vous la questionnez, sans doute Varghause vous dira-t-elle que c'était dans un but purement professionnel. Est-ce la vérité ? À moitié... Parfois il était simplement plus facile d'être ailleurs, loin des gens, loin des souvenirs douloureux qui avait forgé son existence. Ce qu'elle faisait durant ces moments de solitude . Eh bien la druidesse en profitait pour récolter ce qui lui permettait de travailler. C'était devenu machinal, ce travail qui guidait les moindres instants de sa vie. Sans ça, l'ennui l'aurait probablement tué si ce n'était pas le chagrin qui l'avait fait avant. Alors comme souvent, Varghause avait simplement disparu avant le lever du jour, avant que l'on ne se rende compte de sa présence ou bien que l'on ne la dissuade pas de s'échapper en lui rappelant les obligations qui pesaient sur ses épaules en tant que druidesse. Était-ce là une forme de lâcheté ? Peut-être bien que certains le voyaient ainsi, pour elle, s'était simplement saisir sa chance de liberté.

Pour cette fois, Varghause n'avait pas rejoint la cité de feu, sa dernière escapade avait tellement tourné à la catastrophe qu'elle préférait éviter l'endroit encore quelques jours, si ce n'est même des semaines. Non, ce dont elle avait besoin pour le moment s'était de se ressourcer pleinement, dans le calme et la sérénité qu'offrait mère nature. Rien ne valait la forêt, malgré les dangers que l'on pouvait y trouver. Les bêtes sauvages et sanguinaires ? Oh, elle savait où aller pour ne pas en rencontrer. Une flore dangereuse et impitoyable ? C'était son métier que de savoir l'exploiter. Alors vraiment, la naori se savait en sécurité dans l'ensemble, la seule chose qui pouvait évidemment contrarier son besoin de solitude serait une présence humaine indésirable. Mais là encore, quel était le pourcentage de chance que cela se produise... ?

Qu'avait-elle trouvé là ? Sous les yeux de la druidesse, quelques plants de jusquiame s'offraient un bain de soleil au cœur de la forêt. Jusquiame noire pour être exacte, plante toxique mais dont les graines étaient un parfait remède pour soulager les rages de dents. Et ces maudites douleurs étaient bien trop nombreuses à son goût, combien de patients avaient fait irruption chez elle en la suppliant de soulager leurs dentitions douloureuses ? C'était toujours un plaisir que de tomber sur ce genre de plante. Ravie de sa trouvaille, Varghause s'accroupit, ouvrant sa besace pour en extraire une serpe parfaitement aiguisée et commença à couper quelques tiges et fleurs de jusquiame quand un craquement se fit entendre dans les environs, brisant ce silence apaisant qu'offrait la clairière. Relevant le visage, la sinistre druidesse laissa son regard clair observer les alentours. Rien... Ce n'était sans doute que des animaux environnants, pas de quoi s'inquiéter. Mais un second craquement retentit, plus proche cette fois, forçant la femme à se dresser et observer tout autour d'elle. Pourquoi avait-elle la désagréable impression de ne pas être seule ici ? Empoignant fermement sa serpe, la naori resta crispée de méfiance avant de souffler d'une voix forte.

« Qui est là... ? Montrez-vous ! »

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20/01/2016 avengedinchains 611 Tom Hardy ava puckessa ; signa by alas guerrier 112
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Sujet: Re: Qui a peur du grand méchant loup ?
Lun 31 Oct - 10:23


QUI A PEUR DU GRAND

MECHANT LOUP ?

Elias est un être différent. Il n’a jamais tenu à être comme les autres et, de toute manière, il n’en aurait sans doute jamais eu la capacité. Il faut bien avouer qu’il n’a jamais cherché à y parvenir. Il n’en a pas envie. Il n’a pas non plus la prétention de sous-entendre qu’il est quelqu’un de responsable, quelqu’un en qui on peut avoir confiance, parce qu’il n’est pas comme ça et qu’il n’a jamais été comme ça. Il a la colère, celle qui irradie dans ses veines et qui attend la moindre petite implosion pour pouvoir s’échapper. Il ne sait juste pas vraiment comment il peut être supposé s’y prendre et, en même temps, il n’a pas vraiment envie de réfléchir. Il apprécie le fait qu’on puisse le craindre, d’ailleurs, le fait que certaines personnes se sentent obligés de lui faire face et de ne faire attention à rien. C’est une situation amusante. Parce qu’au moins, il réussit à garder son calme ou même à garder le contrôle. C’est sans doute la partie la plus importante, le point qui possède le plus d’importance, aussi. Toute une histoire trop compliquée, toute une existence à laquelle elle ne parvient pas vraiment à songer ; Tout est si compliqué, en fait. Mais c’est la nature humaine qui veut ça.

Plongé au cœur de ses pensées, il parvient encore à s’y perdre et à se mélanger les pinceaux. C’est une chose qu’il déteste, une sensation qui le dévore, également. Il n’apprécie pas les choses qu’il voit, qu’il entend. Et bien qu’il puisse pousser les gens à rester éloigné de lui, il ne parvient pas vraiment à n’y voir que des points positifs parce qu’il n’y a pas que ça, c’est impossible. Que les gens le craignent, s’ils en ont envie, de toute manière, il ne fait rien de particulier pour entraîner ce genre de comportement. Il trouve même ça plus facile et plus supportable, finalement. Il n’a pas envie de réfléchir, il n’a pas non plus envie de se prendre la tête mais il faut à tout prix qu’il se reprenne. La peur des gens les éloigne de lui, et en parallèle, lui, il ne parvient pas vraiment à faire le point sur le reste. Il s’y perd parce que le comportement des gens le laisse à chaque fois perplexe. Ça et le fait qu’à force de rester seul au milieu de la foule, il ne parvient plus autant qu’avant à faire le point, il ne parvient plus vraiment à trouver dans quelle direction se rendre ou comment s’y prendre pour que ça se passe comme il pourrait bien le souhaiter. Tout est si compliqué. Mais il n’a pas vraiment besoin de réfléchir ou de se prendre la tête parce que dans le fond, ça ne servirait à rien. C’est une lourde évidence.

S’il semble parfois si perdu, il ne parvient surtout pas à faire le point sur ce qui l’entoure. C’est sans doute pour cette raison qu’il passe autant de temps au cœur de la forêt. Tout lui paraît plus simple, parfois. Mais ce n’est pas toujours le cas, évidemment. Il faudrait juste qu’il arrête de s’enfermer dans une bulle de nostalgie et alors, les choses devraient parvenir à mieux se passer. C’est juste trop compliqué pour lui. Il n’a pas le cœur de sa femme ou la gentillesse de sa fille. Il n’a jamais compris ce que cette femme avait bien pu lui trouver. Mais elle était entrée dans sa vie, elle l’avait rendu meilleur qu’il ne l’avait jamais été. Et du jour au lendemain, il a fini par redevenir l’homme qu’il avait été, avant. Pire encore, sans doute. Mais elle n’est plus là pour lui indiquer la route à prendre. Elle n’est plus là pour lui expliquer comment les choses doivent se passer. Et c’est sans doute ce qu’il y a de plus agaçant que le reste. Il ne sait juste plus vraiment comment les choses doivent se passer. Et, en plus de ça, il n’a pas vraiment envie de chercher. Tout lui paraît déjà si compliqué, dans certains cas, il n’est pas vraiment nécessaire, de ce fait, de chercher plus loin.

Là, perdu dans ses pensées, il persiste à faire des erreurs. Il marche sur une branche, puis une deuxième, et il ne s’en rende véritablement compte qu’au moment où une voix s’élève, non loin de là. « Qui est là... ? Montrez-vous ! ». Difficile alors de faire à nouveau le fantôme ou de prétendre qu’il n’est pas là. Il n’est, de toute manière, pas du genre craintif. Il préfère, en général, garder les choses pour lui. Mais c’est une chose qui peut échapper à bien des gens. Et il préfère lorsque les situations sont comme ça, lorsque les choses apparaissent comme un peu plus supportables. Un peu, du moins. Parce que pour l’heure, que la voix soit féminine, il s’en moque. Surtout lorsqu’il avance et qu’il voit l’arme qu’elle a à la main. Celle qui lui arrache un rictus. Il faudrait qu’elle soit moins crispée pour pouvoir le tuer. « Juste un homme. ». Il aurait pu parler du fait qu’il n’est pas armé. Cela n’aurait pas totalement été un mensonge, considérant le fait qu’il n’a pas d’arme dans les mains. Mentir peut parfois être si facile. Mais il ne dit rien, et il dit la vérité. Il n’est qu’un homme et à l’heure actuelle, il n’a pas l’intention de la tuer. N’est-ce pas le plus important ?



Dernière édition par Elias Caroll le Dim 4 Déc - 13:49, édité 1 fois

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30/07/2016 Nexus 1173 Katie Mcgrath Nexus Druidesse 178
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Sujet: Re: Qui a peur du grand méchant loup ?
Ven 4 Nov - 15:18

Des fourrés sortis un home, grand est bien battit.
Seul tout comme Varghause, il ne semblait pas armé ni doué de mauvaises intentions. Pourtant la naori resta sur ses gardes, brandissant sa serpe face à elle et lui offrit un regard suffisamment froid pour qu'il comprenne que la femme tout de noir vêtu n'était pas le genre de créature que l'on pouvait abuser facilement. Juste un homme, hein ? Si lui voyait là de quoi abaisser la méfiance de la druidesse, elle y voyait là toutes les raisons du monde de se méfier ; ne l'avait-elle pas dit à Zachary lors de leur rencontre ? Que les hommes étaient ce qu'elle haïssait le plus... Il était si fourbe, ces mâles... Si fourbe !

« Juste un homme... »

Souffla Varghause d'une voix rauque. La femme laissa son regard glisser du visage de l'homme au reste de son corps, cherchant chez lui le moindre signe d'armement. Mais rien... Il semblait bien n'être qu'un homme. Oui il semblait seulement, Varghause était la première à savoir qu'il ne fallait pas juger à l'apparence. Les prédateurs, les vrais, savaient parfaitement se dissimuler et jouer le jeu de l'ingénu. Méfiante à la limite de la paranoïa, la naori le fixait, le détaillait sans la moindre gêne. Si ses yeux clairs avaient pu lui jeter des éclairs, sans doute l'auraient-ils fait. Pourtant, c'est d'un geste lent qu'elle se résigna et abaissa doucement son ustensile d’herboristerie avant de souffler discrètement.

« Tu étais là depuis longtemps... ? »

Elle n'aimait pas être observée, n'aimait pas être sujette au voyeurisme ou pire. Cette sensation désagréable d'être jugé, elle n'aimait pas ça. L'était-elle en ce moment même ? Est-ce que cet homme la jugeait ? Probablement, tout le monde le faisait. Parce qu'elle était ce qu'elle était après tout... Il aurait été hypocrite de dire que Varghause ne se prêtait pas au jugement par son accoutrement, par son comportement.

« Quel est ton nom voyageur... ? As-tu besoin d'aide ?»

La méfiance s'était baissé d'un cran et la druidesse posait la question qui semblait la plus courtoise mais surtout logique. Elle croisait trop de monde durant ses voyages, trop de monde qui n'avait pas la chance de s'en tirer aussi bien qu'elle dans la nature. Certains se retrouvaient perdus, d'autres blessés... Et toujours elle leur venait en aide malgré son exécrable caractère. Pourquoi en serait-il autrement avec lui ? C'était son rôle d'aider les autres, si lui aussi avait besoin d'un soutien quelconque, elle le lui fournirait. D'un ton plus doux bien que gardant une certaine distance, la jeune femme murmura.

« Mon nom est Varghause, je suis une druidesse Naori. Je n'en ai peut-être pas l'air comme cela mais... Je suis douée pour aider les gens et je connais très bien les environs. »

Elle n'était pas très sociable la naori mais elle tentait néanmoins de fournir un effort. Après tout cet homme ne lui avait rien fait, il n'était pas armé non plus. Les chances qu'il lui nuise étaient mince. Pas inexistence, mais mince tout de même.

« Approches, je ne mords pas. »



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20/01/2016 avengedinchains 611 Tom Hardy ava puckessa ; signa by alas guerrier 112
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Sujet: Re: Qui a peur du grand méchant loup ?
Dim 4 Déc - 17:22


QUI A PEUR DU GRAND

MECHANT LOUP ?

« Juste un homme... ». Elle répète ce qu’il dit et il se demande pour quelle raison. Elle souffle ces mots et il se demande si ce qu’il a dit peut bien avoir quelque chose de drôle ou non. Il ne s’amuse pas de grand-chose, il n’agit pas non plus comme un crétin parce que ce genre de chose l’agace plus qu’autre chose. Parce que c’est aussi de ça qu’il est question, à ça qu’il faut songer sans se soucier du reste, aussi. Il lui fait face et en agissant, il a juste voulu lui montrer patte blanche. A croire que la méthode n’est pas la bonne. Mais il ne risque pas de se formaliser pour si peu parce que ça n’aurait pas vraiment un réel intérêt, finalement. Et il s’agit là de la seule chose qui ait une réelle importance, finalement. De toute manière, qu’il lui montre qu’il est armé ou non, Elias n’a pas ce besoin d’arme pour faire du mal autour de lui. Et c’est peut-être mieux comme ça, en plus. Mais bon, il n’est pas adepte des méthodes de sympathies et des méthodes quant à la bonne conversation. Il n’est pas toujours le plus apte à échanger. Et parfois, il ne sait même pas comment parler aux gens pour faire en sorte qu’ils ne s’imaginent pas des choses. Au final, il s’en moque, la plupart du temps, qu’ils se méprennent, s’ils le souhaitent, il ne risque pas de s’en formaliser sans raison. Oui, juste un homme. Mais il peut devenir bien plus que ça en fonction de comment elle pourrait être amenée à se comporter avec lui. Comment savoir hein ? Il ne faut juste pas afficher la violence qu’on peut avoir en nous au moindre petit mouvement. Ce serait la meilleure méthode de tout foutre en l’air, n’est-ce pas ? Non qu’il se soucie vraiment de comment les gens se comportent, il se moque de la voir changer d’attitude, puisqu’il sait lui-même ce qu’il vaut. Mais en parallèle, la réelle différence, c’est qu’il ne peut pas vraiment y faire grand-chose. Aussi macho que cela puisse paraître, ce n’est pas une femme qui va lui faire peur.

« Tu étais là depuis longtemps... ? ». Franchement non. Arrivé depuis à peine quelques secondes, il ne s’est pas vraiment attardé quant à savoir ce qu’elle faisait ou non là. Il a une manière de faire les choses un peu particulières et il préfère faire les choses à sa manière et sans avoir à se focaliser sur des points sans réelle importance. S’il croise quelqu’un, il se penche quelques minutes sur ce que la personne peut bien faire mais il ne juge pas et ne s’attarde pas non plus. Il s’en fout, la plupart du temps. Là, pour le coup, il ne voit pas un réel intérêt à se tracasser sur les choses qui ont pu lui arriver. Il ne voit pas non plus d’intérêt à se prendre la tête. Mais, évidemment, il se questionne sur sa présence ici, maintenant. Pourquoi est-elle là, et qu’était-elle en train de faire si elle s’en inquiète ainsi. « Pas vraiment, non. ». Peut-être n’aime-t-elle juste pas être entourée, ou observée, et c’est une chose qu’il peut cependant comprendre, il ne le nie pas. Et il ne risque pas, d’ailleurs, de se prendre la tête sur un scénario sans le moindre intérêt parce que finalement, c’est un peu de ça qu’il est question. « Faisiez-vous des choses qu’il est préférable de taire ? ». Il affiche un fin sourire mais qui ne tarde pas à s’envoler. C’est vrai. Elle n’est visiblement pas en train de tuer quelqu’un, en tout cas, et de ce point de vu, il se moque pas mal du reste. Qu’elle fasse ce qu’elle désire, il n’est pas là pour la juger. Et de toute manière, il s’en moque. Ce n’est pas la curiosité qui l’a poussé à parler. Plutôt l’envie de voir si elle assumerait ses décisions.

« Quel est ton nom voyageur... ? As-tu besoin d'aide ?». Ressemble-t-il à un enfant ? A quelqu’un qui n’est pas suffisamment à la hauteur pour faire ce qu’il faut ? Elias n’est pas un homme à qui on demande s’il a besoin d’aide. De manière général, on ne lui pose jamais une telle question et il n’est pas non plus utile de se concentrer sur autre chose. Tout lui paraît plus simple quand il ne s’attarde pas sur les autres, en fait. Mais ce n’est pas toujours aussi facile. Se présenter, c’est s’afficher, donner ouvertement une possibilité aux gens de foncer dans une situation qui les dépasse. L’inconnu est primordial, pour un homme comme Elias. Parce que cela lui permet de ne pas gérer les conséquences, un nom, une tribu, et tout peut sembler plus dangereux, déjà. Mais il trouve ironique qu’on lui demande s’il a besoin d’aide juste parce que sa route croise celle de quelqu’un d’autre. « Mon nom est Varghause, je suis une druidesse Naori. Je n'en ai peut-être pas l'air comme cela mais... Je suis douée pour aider les gens et je connais très bien les environs. ». Elle se présente, lâche son identité, sa tribu, son activité. Il ne sait pas vraiment ce qu’il peut penser de tout ça et il ne voit pas, non plus, ce qu’il peut être supposé en dire. Il n’apprécie pas forcément d’avoir autant d’information et en même temps, il préfère ne pas s’attarder sur ce qu’elle dit. Lui, il n’observe pas autant qu’elle, il n’écoute pas et en général, il se moque de savoir d’où les gens viennent ou même ce qu’ils font. Cela ne l’intéresse pas, absolument pas, même. Il vient d’ici, en tout cas, il n’a pas besoin d’aide. « Elias. Et je n’ai pas besoin d’aide. Le hasard a lié nos routes ». Il n’ajoute rien, il ne voit pas en quoi ça pourrait être utile, de toute manière. Si elle veut lui en dire plus, c’est libre à elle, mais il n’y est guère contraint. Et elle ne peut pas non plus l’y forcer, fort heureusement. Elle semble particulière en tout cas.

« Approches, je ne mords pas. ». Très, même. Glissant ses mains dans les poches de son pantalon, il s’avance. Large, imposant, Elias le sait, il n’inspire pas confiance, et il ne demande absolument pas ça. Dans la situation qui lui fait face, il réalise que ses capacités ou même ses possibilités sont presque inexistantes. Elle agit comme si elle était un monstre insupportable et intenable, alors que ça n’a pas franchement de sens. On se méfie de lui mais elle ? Elle n’a pas l’air terrifiante pour un sou. Une fois proche d’elle, il lui fait face, n’affichant aucune crainte sur ses traits. A quoi bon. « Ne te méprends pas. Je n’ai guère peur de toi ». Alors il lui fait face et se demande ce qu’elle peut vouloir lui dire en lui demandant de se rapprocher. Ce point n’a pas vraiment de sens.


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30/07/2016 Nexus 1173 Katie Mcgrath Nexus Druidesse 178
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Sujet: Re: Qui a peur du grand méchant loup ?
Lun 12 Déc - 12:12

Pas aimable, pas poli.
Aucun salut, aucune présentation.
Finalement, Varghause avait peut-être trouvé moins agréable qu'elle. Voilà qui n'était pourtant pas facile. Mais lui était clairement d'une autre trempe, un croisement entre le je-m'en-foutisme aigu et le grizzli mal léché. Adorable. Quand l'inconnu avoua ne pas être là depuis longtemps, Varghause s'en sentit rassurée. L'idée d'être observé et prise pour une éventuelle proie n'avait rien de réjouissant, surtout pour elle qui aimait resté dans sa bulle de tranquillité. Quand il vint à la questionner sur son activité, la druidesse esquissa un sourire avant de lâcher un rire rauque et désabuser. Entre ses doigts, la serpe tourna doucement, nerveusement presque. Il jugeait ou se méfiait . Sans doute un peu les deux. Penchant la tête sur le côté, la femme murmura.

« Qui sait... »

Qu'il reste donc méfiant si cela l'amusait. Pour sa part elle avait un travail à faire et c'était la seule raison de sa présence dans cette clairière. Elle n'avait pas à justifier son activité bien qu'elle l'ait faite simplement en se présentant comme druidesse Naori. Libre à lui de garder les informations qui l'arrangeait, elle n'était pas responsable de lui après tout. Finalement l'homme sembla se détendre un peu plus, se présentant sous le nom d'Elias et affirmant ne pas avoir besoin d'aide. Parfait, voilà qui lui éviterait une perte de temps.

« Eh bien... Bonjour Elias. »

Répondit simplement Varghause qui déjà, ne souriait plus. Un salut qui était murmuré sans réelle joie. La sombre femme l'observe en silence alors qu'il finit par s'avancer, s'approcher. Tout ce qu'il fallait faire finalement, laisser lui laisser le temps de faire les choses par soi-même. Il n'était pas très causant, pas très chaleureux mais au final, il avait fini par donner à Varghause ce qu'elle avait réclamé, à deux reprises. Il était comme un animal sauvage, méfiant et probablement dangereux mais qui faisait les choses à son rythme si on le laissait faire. D'un geste lent et doux pour éviter d'éveiller une éventuelle sensation de danger, Varghause ouvre sa besace et y glisse la serpe avant de venir saisir les bords de sa lourde capuche noire et de la repousser en arrière. Ce simple geste suffit à libérer son étonnante crinière d'ébène qui dégringole jusqu'à ses hanches dans un amas de mèches bouclées et pas assez entretenues. Il n'a pas peur d'elle ? Il n'était sans doute pas le seul, elle n'inspirait pas l'angoisse chez tout le monde, fort heureusement. Arquant un sourcil, la naori murmura.

« Tant mieux si tu n'as pas peur... Je n'aime pas les gens qui jugent au premier regard. »


Et malheureusement pour elle, ces gens en revanche, étaient très nombreux. Cependant Varghause n'était pas du genre à porter de l'importance à ce que les gens pouvaient bien penser d'elle. Cela faisait des années qu'elle n'était plus dépendante du jugement des autres. Qu'on la trouve belle ou laide, gentille ou ignoble... peut lui importait tant qu'on la laissait faire son travail en paix. Alors qu'elle se plongeait de nouveau dans le silence, la jeune femme observa son comparse de la tête aux pieds, étudiant sa physionomie d'un coup d'oeil, son maintien, son expression faciale aussi expressive que l'était la sienne avant de murmurer pour elle-même.

« Grand... Fort... Mais pas le teint assez basané pour venir du désert... Pas très loquace... Méfiant... Très bourru... Athna, c'est bien cela ? »

Une moue passe furtivement sur le faciès de la ciguë Noire qui voûte le dos sensiblement avant de croiser ses mains contre son ventre. Les Athnas étaient ces gens qu'elles préféraient, elle aimait leur façon d'être, cette force de caractère qu'ils détenaient. Un peuple loyal et fort qu'elle respectait au plus au point.

« Que fais-tu si loin des montagnes Elias... ? »


Dernière édition par Varghause Braghan le Ven 13 Jan - 17:20, édité 2 fois

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Sujet: Re: Qui a peur du grand méchant loup ?
Ven 13 Jan - 16:32



QUI A PEUR DU GRAND MECHANT LOUP ?
elias&varghause
Il n’est pas toujours chose aisée que de croiser un inconnu dans la forêt. De par son caractère étouffant, méfiant et déstabilisant, Elias sait qu’il attire très souvent la méfiance des individus. Et il le vit bien. Il vaut mieux avoir un visage bourru et déstabilisant que des traits délicats qui laissent à entendre qu’on est naïf et stupide. Il le sait très bien. Mais ce ne sont pas des pensées qu’on a à son égard parce qu’il est bien loin d’être ce genre d’individu. Et sa carrure… Elle attire encore moins la confiance que le reste. Mais il ne s’en formalise pas parce que lui-même ne fait pas aisément confiance. Lui-même ne se contente que de la solitude pour compagnie et s’y sent à son aise. Il n’est pas aimable non, il n’est pas non plus poli et il ne risque pas de changer sa manière de se comporter parce que les choses sont comme elles sont et que ça ne risque pas de changer. Encore une fois, la seule qui était en mesure de faire de lui une toute autre personne n’était plus là, et il ne risquait pas de changer sa façon d’être. C’était même relativement impossible. Mais bon, pour autant, ça ne voulait pas non plus dire qu’il allait changer sa façon d’être. Hors de question, même. Mais il faut au moins savoir-faire avec parce que les possibilités sont relativement moindres. C’est vrai. Mais il ne peut pas non plus se mettre à devenir agréable au premier claquement de doigt juste parce que la personne en face de lui peut bien le désirer parce que ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Et ce n’est pas prêt de changer. Faut dire que la jeune femme n’a pas les traits les plus délicats qui soient. Un peu étrange, et un peu effrayante également, il ne sait pas forcément s’il est bon de la voir se comporter comme elle le fait. Mais que pourrait-il bien en dire hein ? Ses options ne sont pas vraiment nombreuses, disons. Mais il fait avec parce que les choses lui conviennent très bien comme ça et qu’il ne risque pas d’agir autrement. Etait-elle en train de faire quelque chose de mauvais qu’il vaut mieux cacher ? Il n’en sait absolument rien. Pire encore, il n’y porte pas un intérêt particulier et il s’en moque pas mal. Quoi qu’on en dise, et qu’on y porte un réel intérêt ou non, il n’y a pas grand-chose à faire pour que la situation s’arrange. « Qui sait... ». Elle le sait mais lui, il n’y porte pas le moindre intérêt parce que de toute manière, il ne voit pas vraiment ce qu’il pourrait faire pour améliorer une situation quelconque. Et c’est, finalement, de ça qu’il est presque question. Elle sait ce qu’elle fait et lui, il s’en moque un peu. S’il le fait principalement remarquer, c’est avant tout parce qu’il n’est pas forcément très à l’aise avec les mots qu’ils en viennent à échanger. Mais puisque les choses sont comme elles sont, il n’y a rien de plus à en dire et rien à ajouter, non plus. « Oh mais faite donc ce que vous voulez ». Il ne risque pas de s’en formaliser parce qu’il s’en moque. Un point qu’elle ne semble pas vraiment réaliser, cela dit.

« Eh bien... Bonjour Elias. ». Bonjour oui, si elle le souhaite. Il ne va pas non plus se mettre à arrondir les angles et à se la jouer bon samaritain ou même homme agréable. Il ne l’est pas. Il reste sauvage et ça déplaît à la majorité des gens parce que ça ne le rend pas des plus agréables. Il s’en moque, finalement. Il ne va pas se mettre à reprendre la parole juste dans l’intention de lui dire bonjour, en tout cas. Ce serait une lourde perde de temps à laquelle il n’a pas franchement envie de réfléchir. A quoi bon hein ? « Tant mieux si tu n'as pas peur... Je n'aime les gens qui jugent au premier regard. ». Peur… Il grimace doucement. Le regarde-t-elle vraiment, lorsqu’elle imagine qu’il pourrait avoir peur d’une femme ainsi ? Il n’est pas du genre à valoriser l’homme et à dénigrer la femme. Pour autant, il n’est pas non plus du genre à laisser sa puissance de côté pour laisser entendre une femme qu’elle peut être plus forte qu’elle ne le croit. Mais pour le coup, il n’a pas vraiment peur de grand-chose. Alors une femme seule en pleine forêt… Il faudrait arrêter de raconter n’importe quoi. « Il n’y a guère de raison d’être effrayée par quelque chose quant à votre apparence ». Alors bien évidemment, bien loin l’idée d’avoir peur de qui il peut bien être. Bien sûr, peut-être qu’en agissant ainsi, il va se mettre à lui laisser entendre qu’il se permet de juger sans connaître et dans le fond, on n’est pas bien loin de la vérité. Mais pour quelle raison se mettrait-il à prétendre qu’il n’est pas comme ça hein ? Elle ne lui fait pas peur, que pourrait-il y ajouter ? Il ne va pas en faire un épilogue ou se mettre à prétendre que les choses peuvent être différentes si elle le souhaite. Ce que les gens peuvent se montrer agaçants parfois. Mais que pourrait-il y faire hein ? Lui-même est un être particulier.

« Grand... Fort... Mais pas le teint assez basané pour venir du désert... Pas très loquace... Méfiant... Très bourru... Athna, c'est bien cela ? ». Elle s’y connaît ou presque. L’art de la dissimulation permet à bien des Rahjaks de se faire discrets. Mais il se garde bien de le préciser puisque de toute manière, elle ne se trompe pas sur ses affirmations. Il est juste agaçant de se voir cantonner à l’apparence pour qu’on puisse déterminer le lieu de résidence. Qu’il ait la carrure d’un Athna ou non, cela ne veut pas dire un seul instant que c’est aussi simple. Au contraire même, mais il faut malgré tout apprendre à faire avec. Il a eu l’occasion de constater que certaines personnes, dans les autres tribus, ne sont pas en reste quant à leurs qualités physiques. Mais puisque dans le cas présent, elle semble avoir raison, il va éviter d’y faire une quelconque référence. A quoi est-ce que cela pourrait bien servir, après tout ? « Belle déduction. ». Il n’ajoute rien, puisqu’il n’y voit pas l’ombre d’un intérêt. Il n’est pas de ceux qui aiment parler pour ne rien dire, et ce n’est pas prêt de changer. « Que fais-tu si loin des montagnes Elias... ? ». Un soupir s’échappe des lèvres de l’homme alors que la curiosité de la jeune femme le dérange lourdement. Il ne peut pas y faire grand-chose et se retrouve bien contraint de faire face à une situation déplorable et perturbante. « Je doute que cela vous concerne, en réalité ». Qu’il soit venu ici pour se promener ou pour tuer quelqu’un, il n’a pas vraiment de compte à lui rendre.
AVENGEDINCHAINS

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Sujet: Re: Qui a peur du grand méchant loup ?
Sam 14 Jan - 22:55

Il n’y a guère de raison d’être effrayée par quelque chose quant à votre apparence

Varghause garde le silence et observe cet homme. Vraiment, il n'y avait rien chez elle qui était susceptible de le perturber ? Varghause ne savait pas si elle devait être méfiante ou perplexe de cette réponse. Il était peu nombreux ceux à l'accepter pour ce qu'elle était et généralement, ces mêmes gens avaient eux-mêmes quelques tares qui méritaient aisément d'être remis en question. Les monstres attirent les monstres... Dans ce cas, qu'était-il, lui ? La naori le dévisage, le détail sans l'ombre d'une gêne ni sans la moindre décence. Elle observe comme un bout de viande qu'elle se serait amusé à découper au scalpel dans un jeu morbide en compagnie de Cassian. Pourtant il n'en est rien... Elle reste stoïque, pas vexée ni outrée par les froides paroles de l'athna et semble même parfaitement sans contenter. Pourquoi en serait-il autrement puisqu'il ne lui adresse aucune parole désagréable ? À dire vrai, elle le trouve même bien plus agréable bon nombre de gens qu'elle a pu côtoyer dans sa vie. Tout le monde n'avait pas cette patience comme celle d'Elias. Alors oui, aussi surprenant que cela puisse être, elle s'en contentait parfaitement.

Belle déduction.

« Merci. L'avantage d'être guérisseuse, c'est que je ne suis pas juste doué avec les soins... j'ai eu tout le loisir de devenir une bonne physionomiste. »

Un froid sourire étire subtilement les lèvres de la femme. Ce n'est pas là de la vantardise, c'est simplement la vérité. Ce qu'elle ne dit pas en revanche, c'est comment celle l'est devenue. Ses nombreux voyages et se contactent avec les différentes tribus lui ont donné tout le plaisir d'en étudier leurs partisans et de savoir les reconnaître à leur attitude, leur façon de parler, leurs armements, leurs vêtements ainsi que toutes les particularités du corps et de ce qui faisait de chaque être, un humain. C'était plus facile qu'il n'y paraissait, on s'y faisait aisément. Parfois un simple coup d'oeil suffisait à savoir d'où provenait la personne en face du soi, comme à cet instant. C'était très utile dans d'autres domaines, comme pouvoir déceler les bons menteurs. Il fallait parfois juste un détail pour se trahir... Tout l'art et la subtilité de la chose résidaient dans l'observation et la patience. Varghause n'était certes pas bien grande, maigrelette et sans atout pour le combat mais elle avait la chance d'avoir d'autres qualités et une redoutable intelligence qui faisait d'elle une merveilleuse prédatrice.

Je doute que cela vous concerne, en réalité

Ah. Il n'était vraiment pas ouvert à la conversation, n'est-ce pas ? Mais il disait vrai, cela ne la concernait en rien. Varghause avait simplement voulu se montrer... Moins hostile que d’accoutumer ? Erreur. Elias ne semblait pas sensible à une quelconque forme de bienséance. Cela la gênait-elle ? Pas le moins du monde car au final, elle-même n'était pas bien différente de lui. Combien de gens avaient agressé verbale avec beaucoup de moins de délicatesse et de décence pour bien moins que cela ? Sa réputation, elle ne l'avait pas pour rien, la sinistre druidesse. Calmement, elle pivota son corps lourdement vêtu et s'éloigna doucement, prenant la direction de l'Est avant de lâcher d'une voix neutre, une invitation polie qu'Elias serait évidemment libre de refuser.

« Eh bien bon voyage à toi Élias. Cependant si jamais tu change d'avis, je t'invite à me suivre... j'ai un campement tout près... Tu pourras boire et manger à ta faim et profiter d'un repos bien mérité avant de poursuivre ta route. »

Sans attendre une quelconque réponse de sa part, Varghause s'éloigna tranquillement pour rejoindre son campement. Il était petit, particulièrement simpliste. Un feu était là, crépitant et chauffant l'atmosphère ainsi qu'un couchage en peau de bête et quelques effets personnels. Tranquillement, la sombre femme s'agenouille, s'empare d'une branche sur un petit tas près d'elle et la jette dans le feu, ravivant les flammes. Patiente, elle attend de voir si l'Athna l'a suivit, s'il est prêt à partager un peu de son temps et pourquoi pas, délier un peu sa langue.

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20/01/2016 avengedinchains 611 Tom Hardy ava puckessa ; signa by alas guerrier 112
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Sujet: Re: Qui a peur du grand méchant loup ?
Sam 11 Fév - 15:47



QUI A PEUR DU GRAND MECHANT LOUP ?
elias&varghause
Il ne veut pas être déplaisant. Le but de lui faire remarquer que son physique n’est pas effrayant est un compliment. Mais bien sûr, il n’est sans doute pas très doué avec les mieux et ne risque pas de se prendre la tête. C’est une chose compliquée, c’est vrai. Trop souvent. Bien souvent, il blesse quand il est supposé trouver les mots. Après bien sûr, l’attention n’est pas uniquement de la complimenter. Faut dire qu’il a été assez surpris de l’entendre dire un truc comme ça. Il ne va certainement pas se mettre à dire le contraire. Il n’est pas toujours à l’aise avec tout. Et de ce fait, il ne fait pas toujours attention à tout. C’est mieux comme ça, de toute manière. Elle se tient là, à l’observer, à le regarder comme si quelque chose était bizarre. Rien ne l’est. Le pire ? Elle semble presque surprise qu’elle n’ait pas peur de lui. C’est incompréhensible, une situation qu’il ne parvient pas à analyser mais il n’a pas vraiment envie de chercher. Est-ce qu’elle effraie les gens ? Est-ce qu’elle les met si peu à l’aise si longtemps ? Il ne sait pas quoi lui dire et il n’a pas vraiment envie de commenter plus que ça. A quoi bon, hein ? Il ne veut pas se faire désagréable mais il ne voit pas vraiment ce qu’il pourrait lui dire. S’excuser de ne pas avoir peur ? Il ne risque pas de le faire. Encore moins de lui dire qu’il ne comprend pas les autres. Il ne la connaît pas, et peut-être que tout vient de cette froideur qu’elle dégage. Un trait qu’ils partagent. Mais il n’en parle pas à voix haute parce qu’il ne voit pas ce que ça apporterait. Les choses sont comme elles sont. Elle est là, à le dévisager et lui, il en fait de même. Il ne parvient juste pas à savoir quoi faire parce que de toute manière, ça ne servirait pas à grand-chose, n’est-ce pas ? Deux murs qui s’observent à distance. Elle lui fait étrangement pensé à lui. Si elle n’a pas la carrure, il ne risque pas de prétendre que les choses sont si différentes que ça. Parfois, c’est un peu compliqué, c’est vrai. Mais uniquement parfois. Il supporte qu’on puisse avoir peur de lui parce que tout lui paraît plus facile comme ça. Puisqu’on a peur, on ne l’approche pas. Il reste tranquille. N’est-ce pas le plus important ? C’est une vie qu’il a choisi. Il aurait pu devenir un grand ours, un homme qu’on apprécie, il n’en doute pas. Mais les choses sont comme elles sont, n’est-ce pas ?

Il n’est jamais difficile d’identifier un homme et sa tribu. Parfois on se trompe, souvent on a la bonne réponse. Il vient de la montagne et ses traits froids et durs le laissent entendre. Elle aurait pu l’imaginer du désert mais il n’en a pas la couleur de peau. Et est-ce qu’il a vraiment la démarche d’un pêcheur ? Pourtant, il y a quelques exceptions. Il y en a toujours eu. Au niveau des femmes, c’est toujours moins facile qu’avec les hommes. Il a beau l’observer, il ne saurait dire. Et dans le fond, il n’a pas vraiment envie de jouer à ce petit jeu, il n’y trouve pas le moindre intérêt. « Merci. L'avantage d'être guérisseuse, c'est que je ne suis pas juste doué avec les soins... j'ai eu tout le loisir de devenir une bonne physionomiste. ». Surement. Après, il ne faut pas négliger que sur certaines personnes, il n’est pas si facile que ça de faire le point. Y en a qui sont frêles, faibles, inutiles. Il n’y a qu’à voir ce gamin qu’on le force à former et qui ne fait pas le moindre effort. Lui, il serait facilement de le confondre avec n’importe quelle tribu. Et il n’est pas le seul, bien sûr. Mais bon, avec lui, elle est bien tombée, c’est la seule chose qui soit supposée comptée. « Parfois, c’est plus difficile de trouver »

Elle lui demande ce qu’il fait là, il ne prend pas la peine de lui répondre. Elle garde ses petites choses pour lui, il en fait de même. Et il n’est, de toute manière, pas du genre à crier au monde les choses qu’il peut ou non faire. Il préfère quand les choses sont comme ça, de toute manière. Tout a toujours été plus facile comme ça. Il ne se mêle pas des affaires des autres et il ne risque pas de changer ça. Il s’en moque. Et pour cette raison, il empêche toujours les gens d’en faire de même. Tout est plus simple comme ça. Tout l’a toujours été. Elle s’en rend compte et, en plus de ça, elle réalise aisément qu’il n’est pas très causant. Il ne risque pas de changer de manière d’être. C’est comme ça, c’est tout. « Eh bien bon voyage à toi Élias. Cependant si jamais tu change d'avis, je t'invite à me suivre... j'ai un campement tout près... Tu pourras boire et manger à ta faim et profiter d'un repos bien mérité avant de poursuivre ta route. ». Il n’a pas vraiment besoin de peser le pour et le contre parce que dans le fond, il y a quelques avantages non négligeables. Déjà, il y a le fait qu’elle n’est pas aussi bavarde que certaines personnes qu’il a pu croiser parlent beaucoup trop. Et elle a quelques traits communs avec lui. Ce qui fait qu’il partagerait bien un campement le temps d’un instant. Le temps d’un repas et le temps de se reposer. Pourquoi faire toute la route dans un mouvement rapide. Cela ne servirait pas à grand-chose, faut le dire. Mais autant profiter un bon moment, c’est tout ce qui compte. « Pas longtemps mais pourquoi pas ». Il ne la remercie pas pour l’invitation. Elle part, elle ne prend pas le temps de l’entendre. Dans le fond, il a l’impression qu’elle se doutait qu’il dirait oui. Ou alors elle s’en moque et alors, ça l’intéresse un peu plus. Il la regarde raviver un feu et il s’installe sur une souche à côté. « Pourquoi me proposer de vous accompagner ? ». Après tout, pourquoi est-ce qu’elle l’invite ?



Dernière édition par Elias Caroll le Ven 24 Fév - 16:45, édité 1 fois

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Sujet: Re: Qui a peur du grand méchant loup ?
Sam 11 Fév - 22:02

Il faut croire que la perspective d'un repas chaud rendait plus docile même le plus téméraire. Alors même que les flammes du feu étaient à présent plus imposantes, Varghause souleva une petite marmite de fonte rempli d'eau de viande,de légumes en morceaux et la déposa sur le feu alors que l'Athna avait finalement opté pour sa sinistre compagnie. C'est sans doute la nourriture qui l'attirait plus que l'étrange gentillesse de la naori, si tant est que l'on puisse parler de gentillesse. Elle n'était pas mauvaise certes mais loin d'être la plus agréable des environs. Sa froideur ne faisait qu'écho à celle de son compagnon actuel ainsi que son esprit distant. Ils se ressemblaient plus qu'il n'y paraissait. Quand la question tomba, la druidesse se figea avant de glisser un regard en biais vers Élias tendit qu'un sourire perplexe ourla ses lèvres charnues et atrocement pâles.

« Es-tu sérieux... ? On dirait que tu n'as pas rencontré beaucoup de gens altruistes dans ta vie... »


Un rire frêle secoue la gorge de la femme qui glisse une louche dans la marmite et touille doucement son contenu alors que l'eau commençait à bouillir. Cela ne prendrait pas bien longtemps avant que le repas ne soit prêt, juste le temps de laisser la viande cuir, les légumes se ramollir et laisser l'eau s’épaissir pour se changer en jus. La sombre femme finissait par relâcher l’ustensile et saisir sa lourde capuche qu'elle fait doucement basculer à l'arrière de son crâne, libérant son imposante tignasse bouclée et peu entretenue. En douceur, elle ouvre la besace, sort un torchon qu'elle ouvre et sort une miche de pain encore moelleuse qu'elle arrache en deux avant de tendre le plus gros morceau à son comparse sans se soucier de savoir s'il en restait assez pour elle. Varghause ne mangeait presque rien, l'appétit l'avait quitté lorsque son fils avait trépassé et le résultat n'était pas très beau à voir. Sa mine maladive n'avait rien de rassurant, comme si elle aussi était aux portes de la mort, pourtant, elle semblait aller bien. Autant qu'elle pouvait, tout du moins.

« Tu sais, je passe beaucoup de temps ainsi dans la nature, sur les routes... J'en rencontre beaucoup des voyageurs et crois-le, tous ne sont pas toujours très bien attentionné. Tu n'es certes pas très souriant ni très causant, mais tu es... plutôt gentil. J'en ai vu des bien moins agréables que toi Elias... Et puis j'ai beau aimer la solitude, parfois un contact humain peut aussi faire du bien. »

Avait soufflé l'étrange femme tout en esquissant un frêle sourire qui avait disparu aussi vite qu'il était apparu. C'était un compliment qu'elle lui faisait là, après tout, lui aussi l'avait complimenté. À sa manière. À nouveau la druidesse empoigne la louche, porte son regard clair et fatigué sur le contenu de sa marmite alors que de sa main libre elle porte à ses lèvres un minuscule bout de pain. Elle pinaille, tente de le manger mais la faim n'est pas au rendez-vous, une fois encore. Elle laisse pourtant ses incisives sectionner la miche tendre avant de mâcher difficilement puis de glisser un nouveau regard furtif vers son compagnon avant de murmurer.

« Au fait, merci de m'avoir dit que je ne t'effrayais pas... je n'ai aucun doute sur le fait que tu ne sois pas intimidé et que tu puisses me trouver... Banale, mais... Ils ne sont pas nombreux les gens qui... font cet effort. »

Elle s'est radouci la sombre naori, plongeant son regard clair dans celui de l'Athna. Pendant un instant, elle le fixe, sans doute plus longuement qu'elle aurait dû. Est-ce qu'il trouverait cela déplacé ? Tant pis, Varghause se souciait toujours très peu que les gens puissent mal prendre sa façon dont elle fixait les autres avec insistance. Alors qu'elle semble absorbée par ses pensées, dans le souffle, la femme finie par lâcher.

« Tes yeux... Sont affreusement tristes. »

Son visage se fige dans une moue de tristesse. Rapidement elle en vient à regretter ses paroles. Qu'est-ce qui lui avait pris de dire cela à haute voix ? Il le prendrait sans doute très mal, comme une irruption dans son intimité, lui qui déjà, se refusait à parler. Varghause détourne le regard, reporte son attention sur la tambouille qui cuit paisiblement dans la marmite et bégaye, mal à l'aise.

« Pardon, je... J'ai tendance à dire à haute voix ce que je pense. Je perds très souvent le... file de mes pensées. Excuse mes paroles si tu les juges déplacés. »

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Sujet: Re: Qui a peur du grand méchant loup ?
Ven 24 Fév - 20:30



QUI A PEUR DU GRAND MECHANT LOUP ?
elias&varghause
D’une personne à l’autre, ce monde sera toujours différent. Elias le sait. Il l’a compris. De par sa vision considérablement différentes, l’homme sait qu’il ne peut pas prétendre que les autres comprennent. Ce n’est pas le cas. En réalité, c’est rarement le cas. Il n’est qu’un guerrier sans cœur aux habitudes pessimistes et destructrices. Il n’y a pas besoin d’un dessin pour ça. Il a eu des hauts, et les bas ont été insurmontables. Oh, il essaie encore, de temps en temps. Il se dit que ça passera mais il n’y arrive pas vraiment. C’est ça le monde en réalité. C’est une série d’obstacles qu’on est en mesure d’affronter ou non. Dans tous les cas, on essaie et si on échoue, les choses s’arrêtent là. Lui, il le sait. Son monde s’est arrêtée quand sa famille est partie. Désormais seul, il ne se fie qu’à ses propres songes et ne s’arrête pas à ce que les autres pensent. Il ne le supporte pas. Il en est incapable. Lui, en réalité, il a une façon de voir ou de faire qui soit considérablement différente. Il n’a pas envie de réfléchir plus qu’il n’en faut. Il ne fait pas parti de ces personnes qui se pensent plus intelligentes que d’autres et qui se permettent de dire qu’ils valent mieux ou que leurs songes sont mieux placés que les autres. C’est une histoire compliquée. Vraiment compliquée. Enfin bon… Il ne va certainement pas chercher plus loin. Loin des prétentions de certaines personnes, le guerrier s’établie comme étant une personne comme les autres. N’en déplaise. « Es-tu sérieux... ? On dirait que tu n'as pas rencontré beaucoup de gens altruistes dans ta vie... ». Sérieux, il l’est toujours. Loin d’être de ceux qui blaguent, il n’a jamais été autrement que sérieux. La plupart du temps, d’ailleurs, on ira jusqu’à le juger comme peu marrant. C’est ainsi, il ne risque pas d’aller contre ça. Peu importe ce qu’on peut bien penser de lui. De toute manière… Il n’y a jamais porté d’intérêt. Sérieux donc, oui, comme à chaque fois. Déjà qu’il ne parle que peu, si en plus il venait à se mettre à plaisanter comment pourrait-il gérer ? Après, pour ce qu’il en est des altruistes, oui, peut-être qu’il n’en a jamais rencontré. Mais quelqu’un qui offre sans rien attendre, en effet, il n’en a jamais vraiment rencontré. Peut-être est-ce dû au fait que sa méfiance a diminué bon nombre de ses désirs et qu’il n’a pas toujours été vers la personne qui tendait la main ? Il s’en moque. « Sans doute. Dans la montagne, ils ne sont peut-être pas nombreux ». Il hausse les épaules. En réalité, il n’en sait rien et il n’y porte pas de réel intérêt. A quoi bon, hein ? Elias n’a pas à juger les autres sur leurs manières d’être. Ils sont comme ils sont et ses songes s’arrêtent là. Il y en a qui doivent l’être mais il ne les connaît pas parce qu’il ne leurs porte pas d’intérêt particulier, sans doute. La vérité, c’est qu’il laisse les autres décider de comment il est et que lui, il ne s’attarde pas vraiment sur comment sont les autres. Sans doute est-ce supposé être à double sens. Mais lui, en réalité, il s’en moque. Il ne vit pas dans ce monde pour en voir son bien. Et ce ne sera sans doute jamais le cas. Mais ça ne changera pas. Il en a vu sa beauté, au travers de sa femme et de sa fille. Si aujourd’hui, il en voit le pire parce qu’ils ne sont plus là, très bien.

« Tu sais, je passe beaucoup de temps ainsi dans la nature, sur les routes... J'en rencontre beaucoup des voyageurs et crois-le, tous ne sont pas toujours très bien attentionné. Tu n'es certes pas très souriant ni très causant, mais tu es... plutôt gentil. J'en ai vu des bien moins agréables que toi Elias... Et puis j'ai beau aimer la solitude, parfois un contact humain peut aussi faire du bien. ». Elias est comme ça. Il n’est pas du genre à s’attacher aux gens et de ce fait, il ne cherche pas à sympathiser avec les gens. La solitude, c’est une chose qu’il connaît en long et en large, et à aucun moment il ne s’est permis de voir les choses différemment. Mais il ne rencontre pas beaucoup de voyageurs, lui, tout simplement parce qu’il n’en éprouve pas le besoin, finalement. Les choses se sont toujours mieux passées de cette manière. Fuir le contact, avoir une existence à l’écart de celles des autres ou du moins, faire le maximum pour que la route ne croise pas celle des autres. Oui, c’est toujours mieux. Mais ce n’est pas toujours évident, finalement. Alors quand elle lui dit qu’il est plutôt gentil, il ne sait pas vraiment sur quel pied danser. Il n’a pas vraiment pour habitude d’être le gentil du coin. Il n’a d’ailleurs jamais cherché à l’être et c’est bien mieux comme ça, la plupart du temps. Après oui, il doit bien y avoir pire que lui mais comment pourrait-elle le juger juste à un contact hasardeux, comme ça ? « Ce n’est pas pour quelques paroles échangés que tu pourras déterminer ma gentillesse ». Et heureusement. Il n’a rien de prévisible, et il ne le sera jamais. Il n’en a pas envie du tout.

« Au fait, merci de m'avoir dit que je ne t'effrayais pas... je n'ai aucun doute sur le fait que tu ne sois pas intimidé et que tu puisses me trouver... Banale, mais... Ils ne sont pas nombreux les gens qui... font cet effort. ». Il reste une nouvelle fois perturbé sur l’idée qu’elle soit si étonnée de ne pas lui faire peur. Il n’en parle pas, ou du moins, il imagine qu’aborder une nouvelle fois le sujet serait parfaitement ridicule. En effet, il n’est pas intimidé et il la trouve banale. Mais ce n’est qu’une apparence et il sent malgré tout qu’elle est un peu différente, qu’elle n’est pas juste ça. Disons juste qu’il n’est pas de ceux qui cherchent plus loin. « L’effort de te trouver banale ? ». Il n’y comprend pas grand-chose à tout ceci. Mais il n’a pas vraiment envie de réfléchir.

« Tes yeux... Sont affreusement tristes. ». Silencieux, il laisse un temps s’écouler avant de reprendre la parole. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle dise une chose pareille alors que ses yeux sont uniquement éclairés par la lumière du feu. Il ne sait pas quoi dire, et c’est la première fois qu’il entend ça. Il ne cache pas qu’il ne se sent absolument pas à l’aise avec une pareille pensée. Qu’est-ce qu’il doit dire, finalement, hein ? Que c’est vrai ? Qu’elle a raison ? Et qu’est-ce que c’est supposé lui apporter ? « On a tous une sale vie. Je n’aime pas m’habituer sur la mienne ». Menteur. Disons plutôt qu’il n’aime pas en parler à voix haute. Mais il le fait constamment. Il s’apitoie sur lui-même, il se déprime, il s’étouffe dans une tristesse qu’il ne parvient pas à faire disparaître. « Pardon, je... J'ai tendance à dire à haute voix ce que je pense. Je perds très souvent le... file de mes pensées. Excuse mes paroles si tu les juges déplacés. ». En effet, mais il se contente d’hausser les paroles plutôt que de le lui faire remarquer. Elle est libre de penser ou de dire ce qu’elle veut. Mais c’était souvent. Trop soudain. Et il n’est pas à l’aise avec tout ça. Il ne parvient pas vraiment à mettre un mot sur sa douleur et pourtant, elle est bien là.


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Sujet: Re: Qui a peur du grand méchant loup ?
Lun 27 Fév - 12:21

Ce n’est pas pour quelques paroles échangés que tu pourras déterminer ma gentillesse

Varghause lève les yeux vers Elias et le fixe en silence. Vraiment ? Et pourtant il était là, en sa compagnie. Certes comme elle l'avait souligné pas le plus souriant ni le plus chaleureux, mais pas méchant pour autant. Sans doute qu'à force d'avoir passé trop temps avec Cassian ou encore à s'être lié d'amitié avec des pirates ou des mercenaires, il était devenue difficile pour elle d'appréhender les gens comme n'importe qui le ferait. Elle avait accepté dans sa vie les pires monstres du continent... Et mieux encore, elle avait apprit à les aimer. Profondément. Viscéralement. Alors Varghause le fixe, lui, l'athna laconique taillé comme un roc. Elle l'observe en silence, le laissant à l'illusion que son silence et sa froideur font de lui un monstre.

On a tous une sale vie. Je n’aime pas m’habituer sur la mienne

Les lèvres de la Noaris s'étirent discrètement dans un sourire presque mesquin. Non, tout le monde n'avait pas une sale vie, généraliser la chose était un peu extrême. Même elle n'aurait pas osé. Pourtant sa vie est minable, atrocement médiocre. L'ombre d'elle-même, voilà à quoi elle se résume, Varghause. Elle n'est même pas sûr que cela s'arrange un jour, mais elle continue de vivre... Mais est-ce vivre que d'attendre que le temps passe, de tourner en rond comme un animal à l'agonie ? Et lui alors ? Maintenant elle réalise, à force de le fixer, que la tristesse dans ses yeux et identique à la sienne. C'est la même douleur. C'est atroce d'en prendre conscience. Son sourire se fane et la druidesse reste immobile un instant, toisant cet homme qui semble lui ressembler plus qu'elle ne l'aurait imaginer. Finalement, Varghause se décide à sortir de son mutisme, lâchant sans la moindre forme de gêne.

« Je vois... Toi aussi tu portes le deuil. Cela nous fait au moins un point commun... »

Elle s'empare de la louche, tourne la mixture dans la marmite et vient en tester la consistante. C'est cuit. Juste comme il faut. Elle prend un bol de bois de sa main libre et vient déverser de grosse louchée dedans avant d'hésiter. Elle glisse un regard vers son invité, le dévisage. Un homme d'une telle carrure doit avoir besoin de plus. Alors d'un geste, elle double la dose, y ajoute deux louches de plus jusqu'à en faire presque déborder le bol puis le tend à son comparse, murmurant à son égard.

« Bon appétit, gentil Athna. »

Elle le taquine, évidemment. Un frêle sourire ourle ses lèvres et Varghause se sert un bol. C'est qu'une demi-louche qu'elle met dedans. C'est ridicule, dérisoire comme quantité, c'est à peine si il y a de quoi nourrir un enfant. Pourtant c'est tout ce qu'elle peut avaler et encore. Sa cuillère se plonge dans son bol puis elle la lève. Ses lèvres tremblent, s'entrouvrent mais ne gobe pas immédiatement la bouillis. Son estomac se serre, la nausée la prend... manger est une épreuve, elle se force. Le visage crispé, Varghause fini par refermer ses lèvres sur le contenue de sa cuillère, pâlissant à vue d'oeil. Le goût est bon mais pour elle, c'est comme de la cendre. Elle glisse un regard en biais vers Elias, le regarde manger avec appétit. Regarder les autres manger est pire encore que de devoir le faire soit-même. La druidesse déglutit puis fixe son bol, tentant de cacher son écœurement puis elle en avale une seconde bouchée avant de porter délicatement ses doigts à ses lèvres. Bon sang, elle était à deux doigts de vomir le peu qu'elle avait manger. Elle repose le bol doucement, le repousse lentement et se force à sourire, si tant est que l'on puisse nommer cela un sourire. Son pincement de lèvre est suffisant pour trahir son dégoût alors qu'elle tente de meubler le silence entre eux, une fois de plus.

« J'espère que le repas te plaît... n'hésite pas à te servir, libre à toi de manger ce qu'il reste dans la marmite, si tu as encore faim. »

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Sujet: Re: Qui a peur du grand méchant loup ?
Dim 12 Mar - 0:39

» Qui a peur du grand méchant loup
Une sale vie hein, Elias ? Il ne cache pas sa gêne quant à aborder le sujet de son existence. Il préfère généraliser, s’attarder sur les problèmes des gens. Oh bien sûr, il n’y a pas tout le monde qui en a. Il y a les chanceux, il y a ceux du ciel. Il y a tout le monde. Il est stupide de sa part d’agir comme si tout pouvait bien aller alors que ce n’est pas le cas. Son monde est parti en fumée quand il a perdu ses parents, en réalité. Et il était qu’un gosse. Ensuite, il a essayé de se reconstruire et quand il y est parvenu, ça a explosé. Encore une fois. Il se demande parfois s’il est vraiment nécessaire de continuer sur cette voie où s’il ne serait pas préférable de tout laisser tomber. Il n’aime pas parler de lui, c’est tout. Et il y a cette colère qui demande à sortir et qu’il a tant de mal à contrôler aussi… C’est fou ce que les choses peuvent être compliquées, parfois, quand il est question de faire le point sur une existence que l’on ne contrôle qu’à moitié. Il ne sait pas ce qu’il doit penser de tout ça. En plus de ça, il n’a pas franchement envie de réfléchir mais il n’a pas d’autre choix. C’est bien ça le problème. C’est chiant, c’est tout. Et lui, il n’a pas vraiment envie de se prendre la tête parce que c’est souvent plus facile comme ça. Souvent, mais pas toujours, c’est vrai aussi. C’est comme ça. Un soupir s’échappe des lèvres de l’homme alors qu’il observe autour de lui et qu’il essaie de faire comme s’il n’entendait rien. Un échec évident. « Je vois... Toi aussi tu portes le deuil. Cela nous fait au moins un point commun... ». Ses poings se serrent, quand il l’entend dire ça et il serre également la mâchoire pour éviter de dire quelque chose de déplaisant. De très déplaisant. Il n’est pas du genre à lâcher ses problèmes à tout va et il n’est pas vraiment content de voir qu’on puisse lire en lui de cette manière. Comment peut-elle deviner qu’il est question de deuil hein ? Elle ne peut pas sortir un truc pareil juste comme ça, juste parce qu’elle en a envie, n’est-ce pas ? Ce n’est pas comme ça que ça marche. Ca vient de quelque chose, y a un truc, hein ?

Se passant une main sur le visage, il penche la tête et l’observe, une seconde. Le deuil hein ? C’est de là que tout ça vient, c’est ça ? Elle aurait perdu qui, finalement ? Et dans le fond, est-ce qu’il a envie de le savoir ? Est-ce qu’il a seulement envie de l’écouter ? Il n’en est pas certain. Ecouter son histoire c’est aussi revenir à raconter la sienne non ? Il n’est pas certain d’être préparé pour cela. Il aime garder sa vie pour lui. Les gens n’y comprennent rien, ils plaisantent ou rient. Parfois, ils y vont d’une plaisanterie pour lui dire qu’il n’a pas de chance dans la vie. Il n’a pas besoin d’un putain de dessin, il le sait. « Femme. Fille. ». Il baisse le regard. Il se sent con, putain. Il sait pas pourquoi il l’ouvre et dans le fond, ça fait du bien aussi, hein ? Ouvrir sa gueule, dire ce qui ne va pas. Que ça fasse mal ou non. Faut juste l’ouvrir. « Un point commun à con, si tu veux mon avis. J’aimerais ne pas te ressembler sur ce point ». Il aimerait que sa famille soit là, bordel. Il aimerait que quelqu’un soit là, pour l’épauler. Pourquoi faut-il qu’il n’y ait personne ? Pourquoi faut-il qu’ils soient plus là et qu’il reste lui, comme un débile ? Pourquoi faut-il que personne ne soit en mesure de le buter hein ? Il demande que ça.

La colère qui monte et redescend, qui danse dans son bide alors qu’il est incapable d’en calmer les mots. Il tente, et tape du pied pour essayer de se détendre. Il l’observe aussi, elle et ses manières étranges. Il observe la nourriture, à son tour, il se demande ce qu’elle a. « Bon appétit, gentil Athna. ». Elle veut quoi en fait ? Le tuer ? Parce qu’il a du mal à croire que le repas est bon alors qu’elle fait cette tronche. Autant dire qu’il n’est pas à l’aise avec l’idée. « Pourquoi tu ne manges pas, si c’est bon ? ». Il risque pas d’en toucher une miette s’il ne sait pas ce qu’il y a dedans. Pourtant, il a la dalle alors il finit par taper dedans. S’il crève, ça fait quoi ? C’est pas ce qu’il attend ? « J'espère que le repas te plaît... n'hésite pas à te servir, libre à toi de manger ce qu'il reste dans la marmite, si tu as encore faim. ». Il ne comprend toujours pas pourquoi elle bouffe pas, elle. Pourquoi elle est aussi étrange. Elle porte le deuil ouais, il a bien compris. Mais elle veut crever elle aussi ? Tout ça, c’est si compliqué, en réalité. Et lui, il est là, comme un con, à pas savoir quoi lui dire. « T’as quoi en fait, t’es malade ? ». Il ne voit pas franchement ce qu’il pourrait dire d’autre. Elle est bizarre, maigre, pâle, et elle mange pas. Ça fait un peu extrême quoi.


notes » w/ Varghause, en forêt, le soir du 14/10/2116

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Sujet: Re: Qui a peur du grand méchant loup ?
Ven 17 Mar - 22:34

Femme. Fille

La sinistre créature se fige, baisse les yeux. Son seul réconfort et de ne pas avoir connu l'amour, avoir la chance de ne pas l'avoir perdu avec son enfant. Pourtant des morts, elle en a toute une poignée qui gravitent autour d'elle, mauvais souvenirs, ondes néfastes qui la ronge jusqu'à l'âme. Elle n'a soudainement plus le cœur à parler Varghause, elle ne s'excuse même pas d'avoir fait que Elias en vienne à lâcher la raison de cette lueur sombre dans ses yeux. Pire, elle ne la comprend que trop bien. Elle ne s'offusque pas de sa soudaine froideur, c'est mérité et elle le sait, la naori. Alors elle reste là, en silence à fixer la nourriture fumante devant son visage. Le dégoût lui tord les entrailles avec plus de force que jamais.

Un point commun à con, si tu veux mon avis. J’aimerais ne pas te ressembler sur ce point

Qui aimerait lui ressembler sur ce point , personne n'était assez fou ou masochiste pour apprécier la mort de sa famille. Sauf ceux peut-être qui en était à l'origine. La druidesse reste silencieuse, trifouille son bol de ragoût du bout de la cuillère sans pour autant manger. C'est bien trop dur, elle sent qu'à la moindre bouchée elle pourrait aussitôt revomir le peu qu'elle aurait avaler. L'ambiance s'est soudainement alourdit et Varghause, pourtant toujours grande gueule, se plonge dans un silence sinistre qui faire écho à son faciès décomposé. Alors qu'elle parfaitement immobile, qu'elle se fait statut de marbre, Elias lui semble du mal à contenir ses émotions. Les yeux clairs et rougis de la femme glisse doucement vers le pied qui tape nerveusement le sol sans bruit et froisse l'herbe sous sa semelle.

Pourquoi tu ne manges pas, si c’est bon ?
« Que... Quoi ? Non je... »
T’as quoi en fait, t’es malade ?

La noari le fixe, perplexe. Allons, elle a donc si mauvaise mine que cela ? Bine sûr que oui et elle le sait parfaitement. N'est-ce pas ce qui lui vaut aussi la méfiance de ses confrères ? De tout ceux qu'elle croise ou presque ? Les vêtements ne font pas tout, en réalité, ses sombres oripeaux ne sont rien face à ce faciès d'une pâleur extrême, émacié, figé. Oui, Varghause à l'air malade, presque agonisante... Quelle tristesse que d'être forcé de subir ce spectacle. Alors la druidesse fixe son comparse qui lui semble apprécié le repas alors qu'elle abaisse son bol doucement et fini par lâcher, simplement, mais froidement.

« J'ai perdu l’appétit quand mon fils est mort. Mon sommeil c'est envolé avec lui... Ne me reste que la solitude et mon amertume. »


La femme dépose le bol aux pied de l'Athna, lui offrant ce surplus de nourriture. C'est officiel, ce soir elle ne pourrait rien avaler. Varghause déglutit difficilement, portant son regard sur le petit feu alors une mine glaciale, fermée à souhait alors qu'elle murmure simplement.

« J'ai tué ma mère en venant au monde, mon père est mort sous mes yeux, mon fils est mort dans mes bras. Mon neveu à disparu en même temps que sa mère puis fut le tour de son père qui était mon frère ainsi que sa fille ma nièce... Je n'ai plus personne. Tout le monde est mort. Qu'est-ce que l'on y peut, au juste ? La vie est cruelle mais nous le sommes plus encore... c'est peut-être tout ce que l'on mérite pour le simple fait d'exister. »

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20/01/2016 avengedinchains 611 Tom Hardy ava puckessa ; signa by alas guerrier 112
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Sujet: Re: Qui a peur du grand méchant loup ?
Ven 21 Avr - 11:56

» Qui a peur du grand méchant loup
Elias n’aime définitivement pas parler de sa famille, de ces personnes qu’il a perdues et qu’il a dû laisser derrière lui. Il ne parvient pas à faire le deuil, attend le jour où il finira par partir pour les rejoindre. Mais jusque-là, il se doit de vivre et d’essayer d’avancer. Ce n’est juste pas vraiment une grosse réussite et il s’en veut au plus haut point. Mais les choses sont arrivées de cette manière et maintenant, il ne peut plus revenir en arrière. L’homme a perdu les siens et maintenant, il sait qu’un retour n’est pas envisageable. Ce n’est pas facile à supporter, et ça a un petit quelque chose d’étouffant. Bref. Tout ça pour dire qu’il n’aime pas en parler avec n’importe qui. Encore moins une inconnue qui n’a pas eu la chance de les connaître. Parce que du coup, ça rend tout ça encore plus compliqué, et il ne trouve jamais les bons mots pour les décrire parce qu’il se permet de penser qu’elles étaient parfaites et surtout, qu’elles représentaient la meilleure partie de lui-même. Alors aujourd’hui, il ne sait plus trop comment utiliser les mots pour leurs faire honneur. Et de toute manière, il estime qu’il n’a pas besoin de parler d’eux, en général. Que les personnes qui ont eu l’occasion de les rencontrer ont eu de la chance. Mais que ça s’arrête là. Au moins, elle ne continue pas sur le sujet et Elias n’a pas à sentir le point étouffant d’une conversation qui ne lui plaît pas.

Ils se mettent alors à manger. Ou plutôt, il mange et elle regarde. Et il n’apprécie pas vraiment. C’est le comportement qu’aurait parfaitement quelqu’un qui tente d’empoisonner quelqu’un de la manière la moins discrète qui soit. Et il n’a pas vraiment envie de mourir d’une manière aussi stupide. Elias est compliqué. S’il souhaite tant retrouver les siens, il ne veut pas le faire n’importe comment. Il ne veut pas s’ôter la vie puisqu’elle n’aurait jamais accepté cela. Mais il ne veut pas non plus mourir comme un jeune naïf. Parce que tout ceci n’aurait pas le moindre sens. Il est un guerrier et il se doit de mourir au combat, même s’il doit parvenir à se traîner jusque là avant. Il ne prétend pas que ce sera facile. Il ne dit même pas que chaque jour sera évident. Mais en parallèle à cela, il ne cache pas que les choses sont comme elles sont et qu’il ne peut pas revenir en arrière. Enfin bref, tout ça pour dire que tout ceci est trop bizarre. Et que Elias est un homme qui pense beaucoup trop, ce qui l’empêche parfois de vraiment faire face aux situations. Ce qui le rend relativement muet, aussi, puisqu’il pense beaucoup et ne parle pas franchement. C’est agaçant pour bon nombre de personnes, mais est-ce qu’on peut vraiment lui en vouloir ? Il émet quelques doutes. Et cette femme devant lui, il se demande si elle l’a invité à manger pour le tuer. Il s’arrête de manger alors. Après tout, pourquoi prétendre que c’est bon si elle-même ne mange pas ? Ca tourne au ridicule. « Que... Quoi ? Non je... ». Bah là pour le coup, si, elle ne mange pas, et lui, il est forcément amené à se poser quelques questions qui ne lui plaisent pas forcément. Alors il se surprend à lui demander si elle est malade parce que forcément, ce serait la suite logique, si tout ceci n’est pas empoisonner. Mais il peut se tromper, c’est une possibilité. Une possibilité à laquelle il ne croit pas forcément. Mais il ne la connaît pas, et puisqu’ils partagent une certaine souffrance – c’est elle qui l’a dit – alors il se permet de croire que c’est peut-être lié. Les femmes réagissent différemment. Il n’est pas macho pour autant mais c’est vrai n’est-ce pas ? Lui de son côté, il préfère ne pas trop réfléchir à tout ceci. Il n’y voit pas de réel intérêt. Mais son intention n’est pas de se faire intrusif pour autant. Parce que mine de rien, il a bien compris que ça ne servirait à rien. Et il n’est pas du genre curieux. Mais lorsque quelque chose lui échappe, oui, il aime bien comprendre, malgré tout. « J'ai perdu l’appétit quand mon fils est mort. Mon sommeil c'est envolé avec lui... Ne me reste que la solitude et mon amertume. ». Enfin voilà. Une véritable raison. Et un brin trop dramatique, cela dit. Elias ne prétend pas qu’il n’a pas souffert et qu’il ne souffre plus. Il n’a pas tourné la page et il attend la mort telle une délivrance. Pour autant, il ne va certainement pas se mettre à prétendre qu’il a cessé de manger. Il se met à la place des siens, il se permet de se concentrer sur ce qui est important. Et sa famille n’aurait pas supporté qu’il se laisse crever aussi bêtement. Tout simplement. « Crois-tu que c’est ce qu’il aurait voulu ? Que tu te laisses mourir ? ». Il plante son regard dans le sien, dans une situation qui lui échappe, à lui aussi. Mais est-ce qu’il peut vraiment revenir en arrière, pas vraiment. C’est tout ce qu’il sait. Et c’est la seule chose à laquelle il soit en mesure de faire face. C’est comme ça, c’est tout. Il ne veut pas qu’elle se mette à croire qu’il est en train de la juger mais… Dans le fond, n’a-t-il pas raison ? Tout ceci ne rime à rien. Ou presque. Elle pose un bol devant ses pieds et il a faim, il se demande s’il ne peut pas l’attaquer aussi. Mais il ne veut pas qu’elle imagine qu’il crève de faim parce que ce n’est absolument pas le cas. Mais c’est bon. Alors il prend une nouvelle bouchée.

« J'ai tué ma mère en venant au monde, mon père est mort sous mes yeux, mon fils est mort dans mes bras. Mon neveu à disparu en même temps que sa mère puis fut le tour de son père qui était mon frère ainsi que sa fille ma nièce... Je n'ai plus personne. Tout le monde est mort. Qu'est-ce que l'on y peut, au juste ? La vie est cruelle mais nous le sommes plus encore... c'est peut-être tout ce que l'on mérite pour le simple fait d'exister. ». Ridicule de prétendre qu’une mère a été tuée par son enfant quand il est né. Ce fut la suite logique des choses et c’est juste ce qui est arrivé. Il faut qu’elle comprenne que ce n’est pas lié, et que ça ne le sera jamais. Quant à l’enfant, par contre, il est incapable de savoir de quoi il est question et il n’a pas vraiment envie de réfléchir, finalement. Toute cette histoire lui échappe d’une manière ou d’une autre. {color=black] « Tu ne peux pas avoir tué ta mère en venant au monde. C’est arrivé comme ça arrive dans bon nombre de familles. Si la femme n’est pas assez forte, elle perd la vie. Si la femme qui s’occupe d’elle n’est pas assez douée, la mère perd la vie aussi. C’est juste… Comme ça. Quant au reste, ce n’est pas une raison de te laisser mourir. Du moins, je ne crois pas. Tu n’as pas d’amis ? Rien ? Tu penses qu’ils aimeraient que tu perdes la vie si bêtement, sans même te battre ? »[/color]. Lui-même veut perdre la vie, mais pas comme ça. Il veut se battre. Parce qu’il sait que les siens auraient voulu ça. « Si tu meurs comme ça, si tu abandonnes, la mort de ta mère aura été vaine ». Son ton est plus froid qu’il ne l’aurait voulu mais… Elle a vécu trente ans et peut être plus, et personne ne lui a dit que tout ceci était ridicule ?


notes » w/ Varghause, en forêt, le soir du 14/10/2116

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30/07/2016 Nexus 1173 Katie Mcgrath Nexus Druidesse 178
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Sujet: Re: Qui a peur du grand méchant loup ?
Mar 2 Mai - 12:02

Crois-tu que c’est ce qu’il aurait voulu ? Que tu te laisses mourir ?

Varghause reste silencieuse, regard rivé sur la marmite chauffant tranquillement sur le feu. Bien que son comparse ait déjà été servit, elle tend la main, saisissant la louche de bois et touille encore pour ne pas laisser le reste de la mixture accrocher dans le fond de la fonte. Elle ne veut pas répondre à cette question, combien en avait usé contre elle pour tenter de la ramener dans le droit chemin de la lumière et de l'amour de la vie ? La main tremblante, la naori déglutit avant de souffler d'un ton particulièrement froid.

« Je me demande bien pourquoi les gens s'imaginent savoir ce que mon fils aurait voulu. Il n'avait que cinq ans... Il n'avait aucune notion de vie et de mort, alors je doute sincèrement qu'il ait voulu que je reste en vie. La vérité, c'est qu'il aurait surtout voulu rester avec sa mère. »

Ses orbes clairs se glissent vers l'athée qu'elle toise férocement. Les traits animaux, la druidesse n'a clairement pas le cœur à se justifier sur ses actions. Le fait est qu'elle avait déjà attenté à sa vie, plus d'une fois. Et malgré cela elle a été toujours à arpenter le continent comme une âme en peine. Elle était juste bonne à être achevé mais même cela, personne ne semblait vouloir le lui accorder.

Si tu meurs comme ça, si tu abandonnes, la mort de ta mère aura été vaine.

« Je te trouve bien présomptueux, Athna. »

Ce n'est plus Élias, son invité du soir. Soudainement glaciale et même austère au plus haut point, Varghause le toise de plus belle, la main crispé sur le manche de sa louche. Elle ne touille plus et déjà, une vague odeur de nourriture brûlée s'élève. Il va trop loin dans ses sous-entendus, cherchant la faille dans ses émotions. S'il y avait une chose qu'elle ne supportait pas la sinistre druidesse, c'est qu'on use de sa défunte famille comme moyen de l'atteindre. Elle, entendre raison ? Elle était butée Varghause et même si au fond elle savait qu'Élias avait parfaitement raison, elle se refusait à l'admettre. N'essayait-il pas de l'aider en cherchant à lui faire entendre raison ? Et alors qu'elle le fixe, là, plus silencieuse que jamais et qu'elle se perd encore dans ses prunelles... Elle voit, encore. Elle et son interminable tristesse. Soutenir son regard est une réelle torture, cet homme est le miroir de son âme. Soudainement chancelante, Varghause baisse le regard, le faciès crispé dans une moue douloureuse et non plus de haine.

« J'ai essayé... de mourir. Je l'ai voulu si souvent... mais je n'ai jamais pu. Non pas pour mon fils, pour ma mère... Seulement par lâcheté. »

La femme voûte le dos, change de position. Elle ramène ses genoux contre elle, posant son menton sur ses rotules. L'épuisement se lit sur son visage alors qu'elle enserre ses jambes de ses bras et qu'un long soupir ne s'échappe pas de ses lèvres. Son regard clair se perd sur les flammes et déjà, elle rétorque avec une lassitude prononcée. Le ton du condamné au bord des lèvres, la soumission du convaincu.

« La vérité, c'est que suis lâche. Je l'ai toujours été. »
 

Qui a peur du grand méchant loup ?

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