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˜˜˜˜˜˜Comme un homme | Richard
maybe life should be about more than just surviving


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07/12/2015 196 Luke Evans AVENGEDINCHAINS Professeur en biologie 60


Sujet: Comme un homme | Richard
Jeu 13 Oct - 16:22

Spoiler:
 

Il n’avait pas accompagné les autres pour visiter les alentours. Pas assez fort et pis dernièrement, le mot était sorti, infirme. Le biologiste avait encaissé le mot. Infirme avec sa main droite endommagée. On lui dit qu’il n’était pas un homme. Son attribut génital n’y suffisait plus. Les temps devenaient durs et l’humeur de Leary prenait un sacré coup. Comme c’était étrange, en près de quarante ans de vie, jamais il n’avait douté être un homme. Il savait ce qu’il était, il était en accord avec son genre. Mais aujourd’hui, il doutait. Il devenait un maillon faible et dans les temps actuels, être faible faisait de vous une cible facile. Il attendait avec impatience son entraînement avec Richard, espérant apprendre plus que jamais. Chaque jour il faisait des pompes, mais ce n’était pas facile. Les premiers jours, il s’échouait lamentablement au sol à cause de cette main. Il se redressait péniblement sous des rires discrets et féminins. Ah les femmes, la plaie du monde ! Il ne faisait pas gaffe, décidant de privilégier son équilibre. Sa main faible serait moins une faiblesse. Il attendait avec impatience ce jour. Leary se levait avec le coucher et se couchait avec. Il tentait d’aider comme il pouvait, dispersant son savoir et notant les comptes rendus des soldats qui lui décrivaient des bêtes effroyables. La nature regorgeait de bêtes différentes et terrifiantes.

Il sortait moins, continuant de travailler son corps. Il faisait encore chaud et c’était agréable même si les nuits fraîches et le vent pouvait surprendre. Mais cela n’inquiétait absolument pas Leary. Il était plus inquiet pour les autres que lui. Barbara hantait ses rêves et il se réveillait souvent avec sa voix dans sa tête. Cela faisait un an et un mois qu’elle était morte. Qu’il était ici à lutter pour vivre, espérant il ne savait trop quoi. Il espérait retrouver sa gamine qui n’avait plus donné de signe de vie depuis si longtemps. Elle pourrait être n’importe où, morte ou vivante. Il craignait pour elle, mais devait se faire une raison, il risquait de ne jamais plus la revoir. Il oscillait entre des états de dépression et d’autres d’intenses excitations. Leary notait tout dans un petit carnet ses humeurs pour voir s’il développait une pathologie quelconque. Il n’avait jamais étudié la nature humaine, son épouse scientifique l’avait fait elle, pendant que lui s’intéressait plus aux animaux qu’autres choses. Son savoir ici serait perdu. Il pourrait le consigner sur le papier qu’ils fabriquaient, mais il devait réfléchir avant de noter n’importe quoi. Cybele lui manquait, son amie scientifique aurait compris, elle. Il faisait ses blagues seul, mais il n’avait pas à rire seul. Sinon on le prendrait rapidement pour un fou.

Leary avait décidé de bander sa main droite avec énergie, laissant les doigts apparents, mais espérant que la bande serrée lui enlèverait un peu de fourmillements. Il préférait ne pas trop espérer, mais il n’avait rien à perdre à le faire. En tout cas il ne comptait pas baisser les bras. Ce n’était absolument pas son genre. C’était un battant, un pur et dur. Il ne cessait de se répéter qu’il n’était pas faible. La vie était faite d’épreuves et il fallait les réussir, tout simplement. Un soupir franchit ses lèvres et il se massa la nuque, songeur. Dans quelques heures il aurait rendez-vous avec Richard. Il s’aidait avec la position du soleil et rien d’autre. Les montres n’existaient plus, de toute manière il se demandait si elles fonctionneraient vu l’état de la Terre. Il devait attendre que le soleil soit un peu plus bas pour se rendre au rendez-vous. Dès que cela fut l’heure, il s’y rendit très calmement. C’était un peu à l’abri des regards. Leary ne voulait pas forcément s’entraîner en public, ne voulant pas se tourner en ridicule. Il était nerveux, tournait un peu en rond. Il tremblait légèrement, mais tenta de se ressaisir. Inutile de se mettre dans un tel état pour si peu voyons ! Il fit volte-face en entendant un bruit et sourit en voyant Richard.

« Salut ! Je croyais que tu m’avais oublié. » Ironisa-t-il. Il se faisait moins timide avec l’autre homme. Il commençait à le considérer comme un ami et pis cela faisait du bien de traîner avec quelqu’un de son âge qui le comprenait. Ils étaient pères après tout et cela aidait toujours pour se comprendre.

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23/05/2015 avengedinchains 1295 Andrew Lincoln ava by Exception / sign by Alas Chef de secteur devenu chef de la garde après le crash. 0
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Sujet: Re: Comme un homme | Richard
Dim 6 Nov - 18:15


COMME UN HOMME

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Il n’était pas allé avec les autres, il n’en avait pas éprouvé le besoin et il n’en avait pas eu l’envie. Il ne sert à rien de partir, de voir tout le monde quitter le campement pour qu’il n’y reste que ceux qui ne sont pas vraiment aptes. Parce que c’est un peu de ça qu’il est question, un point sur lequel les gens ne s’attardent absolument pas. Une situation parfaitement ridicule. Il les a laissé partir, annonçant qu’il ne ferait pas parti du groupe parce qu’il n’en voyait pas l’intérêt. Parce qu’il estimait que ça n’avait pas de réel intérêt. Depuis quelques temps, il n’était plus vraiment là. Physiquement oui, mentalement, c’était plus compliqué. Il errait, disons, puisqu’il ne parvenait pas totalement à faire le point sur les choses et qu’il lui semblait plus supportable de tenter de s’occuper et d’arrêter de réfléchir. Sauf que ça ne fonctionnait pas comme ça, bien sûr. Et que ça ne risque pas d’aller en changeant. Impossible, visiblement. Mais il ne peut pas continuer comme ça. Alors il tente un peu de se vider l’esprit. La conversation qu’il a pu avoir avec Murphy lui a, par ailleurs, grandement permis de souffler et de se détendre sur bien des points. Les choses sont alors devenues bien plus supportables et acceptables, cela dit. Et c’est sans doute bien mieux comme ça, de toute manière. Une situation différente ne pourrait pas fonctionner.

Aujourd’hui, son objectif est différent et loin d’être personnel. L’affaire Leary le tracasse chaque jour un peu plus. Il n’apprécie pas d’entendre les bruits qui persistent à courir au sein du campement, c’est vrai. Il s’agit, en général, d’un ramassis de stupidités et d’une bêtise sans nom. Il n’y a aucun intérêt là-dedans. Cependant, en passant près du feu de camp, la veille au soir, Richard a eu l’occasion d’entendre quelques femmes parler entre elles. Oh il se serait grandement passé d’entendre de telles stupidités dans la bouche de ces personnes qui ne font jamais le moindre effort pour sortir du campement. Pas le moindre effort pour aider autour d’elles, d’ailleurs. Ridicule. S’il s’est abstenu de faire un quelconque commentaire, c’est principalement parce qu’il estime qu’il y a bien assez de remarque sur la façon qu’il a de fréquenter Skylar pour ne pas faire gonfler quelques rumeurs que ce soit. Rumeur d’infirmité et de stupidité dans la bouche de femmes qui sont en pleines santés et qui ne sont pas capables de faire le moindre effort, bien sûr. Un point qui n’a pas le moindre sens et qui tourne encore plus toute cette histoire au ridicule. Comment peut-on reprocher à quelqu’un d’autre ce dont elles sont elles-mêmes capables ? ça n’a pas vraiment de sens. Il est vrai qu’il avait proposé de l’entraîner et qu’il est assez nul de sa part de s’en rappeler alors qu’on vient de lui parler de lui de manière péjorative. Oui, cela n’a rien d’agréable, mais ça ne veut pas non plus dire que c’est supportable ou que c’est facile à accepter. C’est même tout le contraire, la plupart du temps. Mais là pour le coup, il est vrai que ça a eu le don de le secouer au moins un peu, de lui rappeler ce à quoi il s’était proposé. Non qu’il regrette de s’être proposé, parce que ce n’est absolument pas le cas. Le principal problème de tout ça ne vient que du fait que ça n’ait rien eu de facile. Et que les choses aient été plus difficiles à accepter, encore. Il tourne en rond, il traîne les pieds et quoi qu’il choisisse de faire, il semble évident que ça ne peut pas vraiment durer. Tout ça pour dire qu’il est assez content de s’en être souvenu et qu’il sera ravi de le faire. Non pas pour les rumeurs mais parce que Leary le lui a demandé et que c’est le genre de chose qu’il a envie de faire. Il aime apprendre, aider les gens, faire le nécessaire pour. Il n’est pas toujours agile, il n’est pas non plus celui qui se débrouille le plus quant à la défense et l’attaque. Mais il est vrai qu’il fait de son mieux, la plupart du temps. Alors il estime qu’il pourrait peut-être lui en montrer, un peu. Il devrait être capable de se débrouiller, oui. Pas forcément sur tous les domaines mais sur certains ça devrait assez bien se passer. Et il serait ravi de voir Leary fermer la bouche des abrutis qui ne comprennent rien.

Il n’imagine pas une seule seconde l’autre homme laisser tomber. Il est vrai qu’il ne le connaît pas vraiment, qu’il n’a jamais cherché à le connaître plus que ça. Mais tout de même. Il estime le connaître suffisamment pour pouvoir dire qu’il est un battant, mais bien sûr, il peut lui arriver de se tromper, de temps à autre. Il veut juste y croire. Au moins un peu. Essayer, en tout cas. Alors il se dirige vers lui, et il tâchera de faire le nécessaire pour que leur échange se fasse au mieux, c’est un fait et ça ne risque pas de changer, c’est même assez impossible, finalement. Lorsqu’il le voit, à une distance raisonnable, un fin sourire se dessine sur ses lèvres. Une compagnie agréable, un échange supportable et un instant qui va se révéler plaisant. Comment prétendre le contraire ? « Salut ! Je croyais que tu m’avais oublié. ». Il baisse un peu la tête, honteux. A vouloir se vider la tête et se mettre à penser à autre chose qu’à lui-même, il a tout de même fini par se perdre et oublier des choses. Il n’est pour autant pas quelqu’un qui aime à mentir, qui aime à se tromper ou à prétendre faire les choses d’une autre manière. Il ne ment pas, pas lorsque ça peut être éviter. « Désolé, j’ai été pas mal occupé et ça a fini par me sortir de la tête ». Il n’a pourtant pas non plus envie de s’attarder sur des détails qui n’ont pas vraiment d’importance, parce que c’est aussi un peu de ça qu’il est question, finalement. « Tu es prêt ? Comment tu vas ? ». Il pourrait très bien lui dire que ce n’est pas le moment, aussi, c’est une éventualité étrange mais qu’il ne faut pourtant pas négliger. Il se soucie de son ami, voilà tout.



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07/12/2015 196 Luke Evans AVENGEDINCHAINS Professeur en biologie 60


Sujet: Re: Comme un homme | Richard
Sam 19 Nov - 22:17

Richard était si différent de lui, il était musclé et cela se voyait, du moins Leary s’imaginait des muscles chez l’autre homme. Le scientifique n’était pas gros, ni une baraque, son physique était simple, presque banal. Son visage ressortait dans une beauté étrange qu’il n’avait jamais assumée. Son énergie se concentrait dans son cerveau, dans son savoir. Il lui avait toujours paru évident qu’il ferait sa vie avec son cerveau et pas ses muscles. Être soldat ne l’avait jamais intéressé, bien loin de là. S’intéresser et transmettre, au contraire, l’avaient toujours fasciné. Mais aujourd’hui il devait bien le reconnaître, son esprit ne le sauverait pas, bien au contraire. C’était les muscles qu’il pouvait posséder qui le sauveraient, rien d’autre. Leary avait eu la crainte que son ami ne se présente jamais, mais le fait qu’il soit là était probablement un bon signe et il lui sourit tendrement. Le scientifique ne manqua pas de faire une remarque sur son retard et le regarda baisser la tête et Leary se demanda ce qu’il avait dit quelque chose de mal. Malgré tout, il garda le silence. Et il eut bien raison car Richard expliqua rapidement son comportement. « Je comprends, l’esprit humain et ses mystères. » Dit-il d’un air amusé comme s’il venait d’entendre la meilleure blague de l’année. Leary était ainsi, parfois il trouvait certains faits scientifiques extrêmement amusants même si cela n’était pas compréhensible.

Oui bien sûr qu’il était prêt, mais la suite de la question le surprit, il ne s’y attendait pas à dire vrai. Il ne savait pas quoi répondre. Du moins Leary savait ce que les conventions sociales attendaient de lui, qu’il dise qu’il aille bien alors que cela n’allait pas. Il avait le moral au plus bas et chaque jour devenait plus difficile que le précédent. Non cela n’allait pas. Il était au fond du trou et même son esprit scientifique semblait incapable de le sauver. Cela ne l’aidait toujours pas à trouver une réponse convenable à sortir. « Je m’en sors. » Ni un oui cela allait bien, ni un non cela n’allait pas bien. Était-ce suffisant comme réponse ? Il n’en savait rien et d’un autre côté, peut-être serait-il temps qu’il parle à quelqu’un, qu’il vide son sac et son âme. Qu’il dise ce qui se passait et comment il se sentait inutile en ce moment. Leary se pinça les lèvres, détourna un instant les yeux, honteux au fond de lui. Honteux de ne pas être plus reconnaissant de cette vie. Après tout il était vivant, alors pourquoi se plaindre ? C’était ridicule, tout simplement. « Je me dis qu’on pourrait travailler mon équilibre, qu’est-ce que tu penses ? » Il imaginait que c’était important dans un bon combat. Mais avait-il besoin d’une technique précise ou alors devait-il apprendre à écouter son corps ? Toute la question était plutôt là.

Oui vraiment. C’était ce qu’il se disait alors qu’il fixait Richard. Il avait changé volontairement de sujet, les émotions il était bien incapable de les exprimer, trop dur. Il préférait se concentrer sur des faits, sur des choses visibles et qui pouvaient s’apprendre et se corriger. « Est-ce…Que… Tu n’es pas obligé de répondre, as-tu déjà rencontré des terriens ? » Il ne pouvait pas les craindre non, pas alors qu’il avait croisé la route de Shanaë. Shanaë qui lui avait semblé si bonne et douce. Peut-être bien venait-il de se trouver un nouvel objectif dans sa vie après tout. S’intéresser aux terriens et apprendre à se défendre pour ne plus jamais être une victime. En fait, cela faisait bien deux objectifs. Non il n’allait pas se battre avec ses pensées pour se mettre d’accord sur les objectifs à mener, ridicule, vraiment. Il touchait vraiment le fond de la bêtise, il avait bien envie de se frapper pour cela. Un bref soupir lui échappa, un soupir de rien du tout. Leary regarda au lointain et soudainement, il se demanda si sa fille adoptive était en proie aux mêmes doutes que lui ou alors pas du tout. Cela restait un mystère. Il allait se rendre fou à force de se creuser la tête de cette manière. Cette terre le changeait, vraiment.

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23/05/2015 avengedinchains 1295 Andrew Lincoln ava by Exception / sign by Alas Chef de secteur devenu chef de la garde après le crash. 0
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Sujet: Re: Comme un homme | Richard
Ven 16 Déc - 17:42

Comme un homme
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Des personnes, Richard en a formé énormément. Mais il manque de pratique désormais. Sur Terre, il ne cache pas qu’il délègue. C’est que c’est facile à faire et qu’il aime découvrir plus de ce monde dont il ne sait que si peu de chose. Ce n’est sans doute pas très juste vis-à-vis des autres. Il ne le cache pas et il ne va certainement pas agir comme si ça ne lui paraissait pas étrange, non plus. Mais les choses sont comme elles sont, encore une fois. Là pour le coup, il n’a juste pas envie de brusquer Leary. Pour autant, là-haut, sans doute aurait-il refusé de le former. Fragile aurait glissé de ses lèvres. Il était moins tatillons, avant. Parce qu’avant il avait bon nombre d’ordres à respecter et il ne pouvait pas aller contre eux aussi simplement qu’aujourd’hui. Maintenant, ses libertés sont plus nombreuses, ses possibilités aussi. Il profite de chaque instant. Sa faiblesse à la main ne doit pas l’empêcher de survivre. Ou de se battre. Et parfois, il suffit d’apprendre à se battre de l’autre main ou apprendre à garder un certain équilibre avec le reste. N’est-ce pas le plus important ?

Mais Richard n’est qu’un homme et l’idée de former Leary lui est plus ou moins sorti de la tête, c’est vrai, il ne le cache pas le dit ouvertement à son ami parce que le reste ne compte pas vraiment. Est-ce qu’on peut le lui reprocher, finalement ? « Je comprends, l’esprit humain et ses mystères. ». oui sans doute. Mais plutôt, disons que dans un monde où les possibilités sont presque illimités, Richard esquive le campement de plus en plus. Il explore, se perd, tombe et rit. Il devient un enfant dans certains cas et il s’en amuse parce qu’il n’a aucune raison de ne pas en profiter un minimum. Il est de ces gens-là oui, il aime ce qu’il voit et ce, malgré les dangers qu’il ne voit pas, finalement. Mais c’est toujours comme ça, les mauvais côtés se cachent de manière traître derrière les bons et ils attendent le bon moment pour tomber sur les gens. Mais il n’y prête pas attention et lorsqu’il tombe, il se contente de se relever. « Il faudrait que j’arrête de vouloir être partout et nulle part à la fois et tout irait mieux. Le chef de garde est devenu un enfant depuis qu’il a mis les pieds sur de l’herbe ». Un sourire se glisse doucement sur ses traits, un sourire à peine honteux, en réalité. Parce que lui, il ne cache pas que ça le fait bien rire tout ça. Il ne le cache pas parce que c’est l’évidence même, ici. Pourquoi se mentir ? Mais bon, il n’est pas toujours facile pour les gens d’avouer ce qu’ils cachent et ce qu’ils font, quand ce n’est pas une source de fierté, évidemment. Pour le coup, il se sent principalement honteux parce qu’il avait, jusque là, oublié son ami. Oui parce que dans le fond, c’est un peu de ça qu’il est question entre eux non ? Ils sont amis, ou du moins, ils n’en sont pas loin et ils apprennent à en devenir. Il ne va certainement pas le nier. Alors oui, il regrette de l’avoir laissé sur le côté ainsi, parce que ce n’est pas franchement dans ses habitudes. M’enfin bon, pour le reste, à quoi bon se tracasser, c’est arrivé et aujourd’hui, au moins, il est bien décidé à réparer cette faute commise. Il arrêtera, ainsi, de se sentir plus crétin qu’il ne l’est et tout ira pour le mieux, c’est une évidence.

Quand il lui demande comment il se sent, ce n’est pas une attention physique. Parce qu’il voit que ça va, plus ou moins. Mais dans le fond, un tel soucis à la main, ça pénalise sérieusement lorsqu’il s’agit de la main principale dont on s’est servi tout au long de sa vie. Mais les choses sont comme elles sont et désormais, revenir en arrière est une chose impossible, malheureusement. Il faut juste aller de l’avant, maintenant. Essayer, avancer et devenir quelqu’un de mieux. Mais bon, pour ça, il faut parvenir à s’imposer un entraînement particulier, oui. Parce qu’il lui faut désormais apprendre à utiliser son autre main d’une manière équivalente. « Je m’en sors. ». Et c’est bien ça le plus important. « Ravi de l’apprendre. Aucun changement ? ». En bien ou en mal, d’ailleurs. Il ne veut pas entraîner son ami s’il ne parvient pas à tenir le rythme ou si c’est pour qu’il se blesse. Parce que là n’est pas son but. Il veut l’aider à aller de l’avant, à pouvoir explorer la forêt sans avoir à craindre quoi que ce soit. Il veut l’aider voilà tout. Mais pour ça, il faut commencer par essayer. Et s’il a déjà la motivation quant à un entraînement, c’est que ça penche davantage vers un oui que vers un non.

« Je me dis qu’on pourrait travailler mon équilibre, qu’est-ce que tu penses ? ». difficile de le nier, il y a quelques étapes à respecter et l’équilibre en est une importante. Après tout, si en plein combat, on ne tient pas suffisamment bien sur ses jambes, on tombe. Et la chute, Richard en a la certitude, c’est la base d’un quelconque accident. On peut mourir d’une chute. Parce qu’elle est haute ou tout simplement parce qu’il peut s’agir d’un mouvement de faiblesse affiché à la vue d’un ennemi. Aussi bancale et inconnu que soit la relation avec les Natifs, c’est un fait qu’on ne peut pas négliger. Afficher une faiblesse, c’est une manière comme une autre de donner un avantage évident à l’adversaire. C’est compliqué. « En effet, c’est un bon point de départ, mais avant ça, il faut déjà pouvoir juger de ta condition physique. Ton endurance, ta force, également. L’équilibre est important, c’est vrai, mais tenir sur ses jambes si elles sont fragiles, ça n’amène que peu à la victoire ». Pourtant, il sait que Leary n’est pas un homme physique, il sait qu’il ne peut pas faire de miracle du jour au lendemain, mais c’est pour ça qu’ils en sont là, aujourd’hui, non ? On ne devient pas un homme fort en claquant des doigts, impossible. Mais on peut le devenir sur le temps. Alors il sait que son ami n’en a pas autant qu’il le voudrait. Mais il faut savoir faire avec ce qu’on a. Et du temps, aujourd’hui, ils en ont bien plus qu’ils n’en avaient avant. « Est-ce…Que… Tu n’es pas obligé de répondre, as-tu déjà rencontré des terriens ? ». Question de curiosité et qui éveille aussi celle de Richard, il ne le cache pas. « Il m’est arrivé d’en croiser oui, mais peu et dans des échanges peu concluants, malheureusement. Et toi ? ». Après tout, il faut bien commencer un quelconque échange avec eux, n’est-ce pas ? On ne va pas nier que le mode de vie en découlera.


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07/12/2015 196 Luke Evans AVENGEDINCHAINS Professeur en biologie 60


Sujet: Re: Comme un homme | Richard
Ven 23 Déc - 12:59

Un sourire effleura les lèvres de Leary quand Richard parla d’être partout, d’être devenu un enfant. Le scientifique pouvait comprendre ce sentiment enfantin de tout découvrir. Lui aussi l’avait, ainsi que l’adrénaline de la jeunesse. Quand tout semblait magnifique et fabuleux. Oui l’homme appréciait la nature à ce point. Il avait été fasciné par ce nouveau monde, quitte parfois à se faire de petites frayeurs. Il ne savait pas de quoi était fait demain. Leary rêvait de retrouver Marie, mais depuis que l’Odyssée était arrivé sur Terre, il ne se faisait pas d’illusion. Les cents n’avaient rien eu à lui dire. Sa fille avait disparu de la circulation, probablement morte et cela lui pesait. C’était quelque chose qu’il portait vaillamment et dont il parlait peu. Il était convaincu que de toute manière, personne ne pouvait l’aider. Il n’était pas pessimiste, juste réaliste selon lui. Quand Richard lui avait demandé comment il allait, le scientifique n’avait fait que dire la vérité. Il s’en sortait, n’évoluait ni positivement, ni négativement. Alors autant ne pas s’en plaindre, n’est-ce pas ? « Je me suis habitué aux fourmillements et aux sensations étranges. Néanmoins, pour manipuler des choses, c’est encore difficile. » La sensation du toucher était particulière dans la main droite. Elle ne reviendrait jamais complètement. Dans l’ancien monde, il aurait fait de la rééducation, dans ce monde ci, il devait se faire confiance et aviser selon son instinct. Le corps ferait le reste seul, avec les conséquences que cela pouvait avoir.

Leary avait dans l’idée de s’améliorer, d’évoluer vers quelque chose de positif. Sa rencontre avec Shanaë avait réveillé quelque chose en lui. Il avait envie d’être actif, de prouver sa valeur. Il savait qu’ici, il n’était qu’un individu de plus, un pion qui se mouvait. On s’en fichait de lui, il pourrait mourir que cela ferait le même effet. C’était du moins ce que Leary se disait sur sa personne. Il était un élément changeable qu’on oublierait bien vite. Mais il aspirait à plus. Il aspirait à se défendre malgré son infirmité. Il aspirait à survivre. Le camp ne resterait pas ici éternellement, peut-être un jour se mélangeraient-ils avec les tribus locales. Leary avait entendu des rumeurs comme quoi certains cents s’intéressaient beaucoup aux tribus. Il ne savait pas si c’était vrai, mais dans son cas, les natifs l’intéressaient énormément. C’était un homme de science et chaque découverte faisait palpiter son cœur avide de nouveauté. Leary parla d’entraîner son équilibre, un élément essentiel selon lui. Le fait que sa main droite ne lui serve plus, sa main dominante qui plus est, devait affecter son équilibre d’une manière ou d’une autre selon lui. Le corps humain avait quatre membres et ce n’était pas pour faire joli. Même si de nombreux vertébrés, voire la majorité quand il y réfléchissait, avaient quatre membres. Deux pattes avant, deux pattes arrières, deux bras chez l’homme et deux jambes. Enlevez un de ces éléments et cela causait un déséquilibre.

Il était quasi sûr de sa théorie et aimait bien la vérifier sur le terrain même s’il avait remarqué quelques espèces avec une paire de membres en plus. Probablement le fruit de la radiation. Le scientifique quitta ses théories et se concentra sur Richard qui lui répondait. « Peut-être devrais-je faire alors des séances de course à pied ? Je tiens bien en marche… Même si je dois faire des pauses, comme tout le monde. » Etonnement, Leary avait un corps athlétique, les graisses semblaient avoir déserté son organisme. Certes il avait une réserve de graisse comme tout individu bien constitué, mais fine. Ce n’était pas ici qu’il risquait de prendre des kilos. Il n’avait pas réfléchi à la force de ses jambes et il était fort probable que celles-ci soient quelque peu fragiles. Déjà Leary s’imaginait un entraînement régulier de course chaque jour. Il devait palier sa fragilité de la main en développant le reste de son corps. Discuter avec Richard, soupeser les éventualités, lui permettait de voir quel avenir il allait préparer. Le brun se sentait en confiance avec l’autre homme. Tellement bien en confiance, qu’il décida d’aborder la question des natifs. C’était un sujet épineux. Il avait besoin de dire à quelqu’un qu’il avait rencontré une terrienne et avait discuté un sacré moment avec elle. Richard semblait le plus à même pour l’écouter. Leary avait confiance en lui.

« Oui j’en ai rencontré, une. » Il ne savait pas quoi rajouter, mais visiblement il avait pu plus discuter avec Shanaë que Richard avec d’autres terriens. « On a discuté… Longtemps. Elle voulait me montrer la nature, je l’ai suivie. » Il savait que ce qu’il avait fait était extrêmement dangereux. Que cela aurait pu être un piège. Mais il avait compté sur la paix qu’il y avait entre eux et une des tribus proches. Il regarda Richard, se demandant si son ami allait l’engueuler, mais Leary n’avait pas peur de cela. C’était un grand garçon après tout. « Je l’ai vue deux fois. On communique mal, mais elle m’apporte des choses de sa tribu. » Voilà, il dévoilait son affreux petit secret. Mais cela était-il si affreux ? Selon Leary, non. Il ne faisait rien de mal, sauf de manquer de prudence. Tout ceci aurait pu être un piège et Shanaë aurait pu le blesser. Mais il avait confiance en elle et cela ne s’expliquait pas.

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23/05/2015 avengedinchains 1295 Andrew Lincoln ava by Exception / sign by Alas Chef de secteur devenu chef de la garde après le crash. 0
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Sujet: Re: Comme un homme | Richard
Sam 14 Jan - 22:57

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COMME UN HOMME
richard&leary
A plusieurs reprises, Richard a eu l’occasion de se rendre compte que les choses étaient considérablement différentes, désormais. Le chef de garde le sait, ils sont sur Terre et tout est fondamentalement différent grâce à cela. Il n’en fait pas toute une histoire, il se concentre sur les faits qu’il peut réfléchir. Ils ne sont plus là-haut, régis par des règles instaurées par un manque d’oxygène. C’est sans doute le point qui a le plus modifié leurs existences, aujourd’hui. Il n’y a plus la lourde punition de l’expulsion qui trône au milieu de toutes les conversations. Parfois, il n’était pas aisé de se lever le matin et de se convaincre qu’il n’y aurait pas d’expulsions. Il y en avait trop souvent et lui, il en provoquait certaine. Oh, il ne les imposait pas. Il n’incitait personne à trahir ou à faire quelque chose qu’il aurait toutes les raisons du monde de regretter. Mais quand une mauvaise action était commise, il était malgré tout de son devoir de la pointer du doigt. Il n’appréciait pas mais que pouvait-il bien faire hein ? Revenir en arrière ? Les pousser à arrêter de raconter n’importe quoi ? Les inciter à se reprendre en main ? Les choses n’étaient pas aussi simples là-haut. Encore une fois, il était nécessaire à chaque fois de respecter une série d’ordres imposés. Ce n’était pas la fin du monde, mais il fallait le faire. Aujourd’hui, il regrette la plupart des décisions qu’il aurait pu être amené à prendre, celles qui ont coûté des vies pour épargner la sienne. Sa famille passait avant celle des autres. Disons qu’il s’est juste permis de croire que les gens pourraient être en mesure de le comprendre. Sans doute s’est-il trompé et parfois, il surprend quelques regards, quelques murmures. Il tente toujours de ne pas y prêter attention mais c’est plus facile à dire qu’à faire, n’est-ce pas ? Il a beau serrer les dents et prétendre que tout irait bien, c’est loin d’être le cas. C’est loin d’être aussi facile parce que putain, certaines erreurs restent en travers de la gorge des gens. Qu’il en ait été responsable ou non, d’ailleurs. A aucun moment il n’a eu la vantardise de dire qu’il n’était pas responsable de toutes les décisions désobligeantes. Mais les gens ne s’en offusquent pas, bien sûr, se contentant d’écouter les points négatifs des situations précaires. Il est fautif, point barre. Pourquoi irait-on chercher plus loin, hein ?

« Je me suis habitué aux fourmillements et aux sensations étranges. Néanmoins, pour manipuler des choses, c’est encore difficile. ». Bien sûr. Et il est évident qu’il faudra encore un peu de temps avant qu’il ne soit réellement en mesure de s’en servir. Il n’est même pas certain qu’il le puisse mais Richard n’est pas médecin et ce n’est certainement pas à lui de juger de ce qu’il pourra ou non faire. Il n’est qu’un homme optimiste qui espère pour son ami que les choses iront mieux. Mais rien n’est aussi évident. Il ne faut juste pas qu’il oublie de ménager cette main tout en l’utilisant pour ne pas lui faire perdre sa motricité. Il ne saurait juste pas le conseiller convenablement pour que les choses se passent comme il pourrait l’espérer. « Dans quelques temps, je suis persuadé que tout ira mieux avec ta main. Il faut juste un peu de temps. Mais je ne suis pas médecin. Tu sais sans doute plus de chose à ce sujet que moi, d’ailleurs ». Richard n’est pas vraiment du genre à se prétendre plus intelligent qu’il ne l’est vraiment. Il n’est pas quelqu’un de stupide, il réfléchit et prend le temps de penser les choses avant de les dire. Mais s’il a été choisi pour être chef de secteur puis chef de la garde, ce n’est pas par rapport à ses pensées intelligentes et ses réflexions poussées. C’est sa maîtrise militaire qui l’y a aidé. Il ne s’en formalise pas, bien sûr, mais les choses sont comme elles sont, n’est-ce pas ? Et il est difficile d’aller contre ça.

Il est désormais temps pour eux de se pencher sur l’entraînement de Leary. Il ne saurait pas vraiment dire comment il faut s’y prendre, à son âge, pour devenir quelqu’un de plus musclé. Richard a l’habitude des plus jeunes, de commencer à un âge bas et de les aider à monter en expériences au fil du temps. Il n’est pas facile de chercher plus loin, c’est vrai. Mais il apprend et c’est ainsi qu’il pourra aussi aider les autres. Dépendre de ces personnes qu’il a formé, ça ne peut pas forcément lui servir. Pas totalement, du moins. Mais il sait qu’il peut compter sur eux et il ne risque pas de se perdre là-dedans. Il sait notamment que Skylar est plus débrouillard de ce côté-là. Et il n’est pas nécessaire d’en faire toute une histoire, en plus de ça. « Peut-être devrais-je faire alors des séances de course à pied ? Je tiens bien en marche… Même si je dois faire des pauses, comme tout le monde. ». Chaque homme se doit de faire des pauses. Il n’y a rien d’alarmant dans le sujet, évidemment. Et il n’y a qu’à regarder Leary pour voir qu’il garde une situation physique plus que correct. Mais pour autant, Richard se permet de penser qu’il ne doit pas secouer son corps tant que ça. Et c’est le point dommage, justement. Mais ce n’est qu’un détail, évidemment. Disons que la course est un des meilleurs moyens pour renforcer le corps. « C’est une assez bonne méthode, en effet. Nous n’avons pas besoin de vraiment nous précipiter. Bien que je comprenne ton envie d’apprendre vite. Mais à vouloir accélérer trop le rythme, nous ne parviendrons qu’à obtenir tout le contraire ». Il comprend cependant que son ami puisse avoir envie de retrouver sa fille. Et il ne pourrait pas l’en empêcher. C’est juste histoire de le secouer un peu, de le pousser dans une direction particulière et de le motiver à y parvenir. Mais rien n’est plus sûr, bien sûr. Un pas après l’autre, c’est tout ce qui compte. « Rien ne t’empêche de courir un peu chaque matin, par exemple ». Un détail, n’est-ce pas ? Mais c’est pour garder une bonne condition.

La conversation glisse, encore une fois. Il faut dire qu’ils s’entendent bien et qu’ils sont donc en mesure d’échanger sur bien des sujets différents. Ils en viennent à parler de Terriens, d’inconnus qui ont toujours vécu sur cette douce planète alors que leurs ancêtres à eux avaient préféré la fuite. Un point qui les a donc éloigné à un point inimaginable et une distance qu’il est désormais compliqué de combler. Mais ils y parviendront ou du moins, lui, il a envie d’y croire. Parce qu’il est d’un naturel assez optimiste sans doute. Un point qui s’est légèrement terni avec le temps mais… Il faut bien conserver un peu d’espoir pour aller de l’avant, n’est-ce pas ? « Oui j’en ai rencontré, une. ». Il regarde son ami, intéressé par ce qu’il est en train de dire. « On a discuté… Longtemps. Elle voulait me montrer la nature, je l’ai suivie. ». Etrange tout de même. Mais une aventure, et c’est tout ce qu’il en sait. De plus, il est évident que tout s’est relativement bien passé depuis. « Je l’ai vue deux fois. On communique mal, mais elle m’apporte des choses de sa tribu. ». Cette sensation dans son ventre ? De la jalousie, bien évident. Mais il se retient d’en parler parce que ça n’a guère sa place dans la situation immédiate. Il ne veut pas vexer son ami et il n’y a aucune raison à ce que cela se produise. « Une bien chanceuse aventure. Que t’a-t-elle déjà apporté ? ». La curiosité s’empare de lui, cette envie d’en savoir plus sur un monde qui lui réserve tant de surprise, sans doute.
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Sujet: Re: Comme un homme | Richard
Lun 30 Jan - 22:23

Leary savait que sa main ne se remettrait pas aussi facilement, quoi qu’on lui dise. Il avait étudié les organismes, pas forcément l’humain en profondeur, mais il y connaissait quelque chose. Néanmoins, il appréciait le positivisme de Richard et sourit. Il ne savait pas si c’était du positivisme, mais il appréciait le fait de ne pas broyer du noir. Leary gardait toujours sa bonne humeur, refusant de sombrer complètement dans la tristesse. Il trouverait bien un moyen de compenser. Les espèces savaient toujours compenser et s’en sortir. Le scientifique parla de faire des courses à pied. Rien que l’idée le mettait d’excellente humeur. Il était utile au camp, mais il avait besoin de quelque chose de plus. Surtout depuis que le scientifique s’était rendu compte qu’on le trouvait particulièrement faible. Il ne supportait pas cette idée, encore moins ce mot. Il était tout sauf faible, il se sentait fort et fiable, à sa manière. Il était bien plus utile que certaines personnes, mais ne les écrasait pas pour le prouver. Il n’avait pas un tempérament qui faisait qu’il écrasait les autres, bien au contraire. Il était d’un autre type de tempérament. Leary avait tendance à se montrer trop enthousiasme et brûler les étapes. Il réfléchit soigneusement aux paroles de Richard qui le prévenait des dangers d’aller trop vite. « Chaque matin, c’est une bonne idée ! » Même s’il courait seul, cela ne le dérangeait pas.

Il le ferait à la place de sa méditation quotidienne et l’idée lui plaisait bien à dire vrai. Réfléchir avec Richard était pour lui un entraînement suffisant et cela lui plaisait vraiment. Il avait l’impression d’être pris à sa juste valeur et il était très content. Il ne se sentait pas faible ou quoi que ce soit d’autres. Mis en confiance, le brun décida de parler de Shanaë. Il n’en avait parlé à personne encore, mais il avait bien envie d’en parler. Il décida de raconter ce qui se passait, leur échange, même s’il ressentait quelque chose d’étrange. Probablement la crainte d’être jugé, qu’on lui dirait que c’était mal. Les odysséens avaient reçu de l’aide de la part des naoris et Leary était en train de se demander si Shanaë n’en faisait pas parti même s’il ne l’avait pas clairement demandé. Il était timide avec cette femme, d’une timidité qu’il ne se connaissait pas et n’expliquait pas. Leary n’était pas timide de nature. Observateur oui, mais timide non. Il se contrôlait énormément et paraître timide n’en faisait pas parti. Il avait l’impression de paraître faible s’il montrait une quelconque timidité. Oui il y avait énormément d’enjeu, des enjeux qu’il se mettait seul pour une raison qu’il ignorait.

Il se sentit soulagé en voyant que Richard ne réagissait bien négativement, il semblait au contraire, très intéressé. Un nœud se défit en Leary, un nœud dont il n’avait pas conscience depuis le début. « Des objets pour des enfants. » Oui il s’en souvenait de quelques-uns, insolites et particuliers. « Elle m’a apporté une sorte de pâte, sucrée, que les enfants semblent adorer… Je l’ai repris avec moi. » Et l’avait cachée dans ses affaires comme s’il avait peur qu’on la lui vole. Shanaë lui avait appris des petites choses, comme cuire des sortes de noix particulières, sous peine de se casser une dent si on la mangeait crue. « Elle m’a montré un ours. » Et ses yeux clairs pétillèrent à cette pensée, même s’il avait eu peur à la base, terriblement peur. Les animaux le fascinaient et il mettait un point d’honneur à les comprendre, à ne pas croire qu’ils étaient des monstres. Il évitait ainsi à certains, de mourir bien trop vite. « Je crois qu’elle vient des naoris, mais… C’est difficile d’en parler. » La frustration de la langue et aussi autre chose. Il ne voulait pas poser d’autres questions, de peur de la faire fuir. Il s’attachait à elle sans même s’en rendre compte. Il était toujours étonné qu’elle n’ait pas peur de lui. Lui l’étranger. « Sais-tu parler leur langue ? Elle me donne quelques mots, mais la prononciation est particulière. »

A la base ils se voyaient pour s’entraîner, mais confier son secret le mettait étrangement de bonne humeur. Il se sentait soudainement léger d’en parler comme il l’entendait. Il n’y avait plus de contrainte et c’était tellement plus facile. Il aurait dû en parler plus rapidement et ne pas avoir peur de se faire juger. Leary se voyait mal se faire jeter du camp pour si peu, mais on ne savait jamais !

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23/05/2015 avengedinchains 1295 Andrew Lincoln ava by Exception / sign by Alas Chef de secteur devenu chef de la garde après le crash. 0
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Sujet: Re: Comme un homme | Richard
Sam 11 Fév - 23:46

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COMME UN HOMME
richard&leary
Lorsqu’il était là-haut, déjà, Richard se retrouvait à conseiller les plus jeunes quant à la manière la plus efficace de s’entraîner pour réussir. Ils n’étaient pas nombreux, à se tourner vers lui pourtant. Il était bon, il était un bon militaire, chose prouvée par la promotion et par sa nouvelle position de chef de secteur pour laquelle il a travaillé la majeure partie de sa vie. Ses parents étaient fiers de lui, bien sûr, mais ce n’est pas suffisant, pas suffisant du tout, finalement. Richard sait qu’il en a effrayé plus d’un pendant une longue période. Il ne l’appréciait pas, mais il sait que c’est encore le cas aujourd’hui. Ce n’est pas sa carrure, ni sa façon de se tenir. Il s’agirait plus en profondeur de sa manière de se comporter ou des actions qu’il a pu faire. Arrêter des gens, ça n’aide pas à installer une confiance stable. Expulser des gens et les vouer à une mort évidente, ça n’aide pas non plus. Les gens ne parviennent juste pas à faire la part des choses. Un point sur lequel il n’a jamais été capable de faire le point. Il n’a jamais apprécié d’obéir aux ordres sans en parler, sans évoquer l’idée de le faire, non plus. Sur certains points, il était en mesure de donner son avis, mais quand il était question de mettre en place une peine de mort ou de prison, il n’avait pas son mot à dire. D’ailleurs, il l’a compris très vite. Ce n’est pas toujours facile hein. Alors oui, il formait ceux qui le voulaient. Parce que dans le tas, il y en avait quand même quelques-uns qui le respectaient. Mais ils n’étaient pas vraiment nombreux. Mais bon, il n’en a pas fait une grosse histoire. Disons que du coup, il ne s’attendait pas vraiment à ce qu’on vienne le voir pour une quelconque formation ici, sur Terre. Il y a sans doute des personnes bien plus développées pour mettre les choses en place. Tout est un peu compliqué. Mais bon, c’est avec plaisir qu’il se fait présent pour Leary, parce qu’il le mérite, justement. Parce qu’il est une personne à part entière et quelqu’un d’intègre. Si cela lui permet d’avoir un bon coup de main et de prendre les bonnes décisions pour la suite, il le fera. Il n’hésitera pas une seule seconde même. Le former pour qu’il soit un peu plus fort, ou le suivre dans une aventure s’il en a besoin. Oui, il n’hésitera pas. Parce qu’il sait que rares sont les personnes qui en valent vraiment la peine. Et sur le campement, nombreux sont ceux qui estiment qu’ils n’ont besoin de rien. Mais ce n’est pas non plus comme ça que ça fonctionne. C’est juste qu’ils ne sont pas tous capable de le comprendre. Ce qui est assez dommage, cela dit. Enfin bref. Il n’a pas la moindre raison de se formaliser pour tout ça, de toute manière. Il n’aurait pas le temps de former beaucoup de monde. Il est chef de garde. Si du monde vient à se présenter pour une quelconque formation, il faudra attendre qu’il désigne quelqu’un pour les former. Richard ne peut pas vraiment tout faire.

Le matin, c’est le meilleur moment de la journée pour ça. Si au début, courir sur une certaine distance sera épuisant, sur le long terme, il est persuadé qu’avec le temps, ce sera une sorte de libération. Courir libère l’esprit, ou au contraire, permet de se concentrer sur les pensées. Ca dépend de chacun mais la priorité, c’est de se dire à quel point ça fait du bien. Parce que c’est justement ça le plus important, au milieu de tout ceci. Du moins, se permet-il de le penser. Mais c’est libre à chacun, disons. Disons que c’est plus facile parce qu’en plus, c’est là que la température est la plus douce en été. Certes, en hiver, c’est moins facile mais le soir, c’est vraiment le mauvais moment. Justement, ça met dans le bain. « Chaque matin, c’est une bonne idée ! ». Et puisqu’il trouve que l’idée est bonne, c’est encore mieux. Après, ils pourront également voir si leur rythme de course est le même. Puisque bon, cela leurs permettrait de se tenir compagnie. Mais ce n’est pas une chose qu’on établit d’un claquement de doigt. Ils verront bien, peut-être même qu’il préfère courir seul, c’est une éventualité aussi. C’est comme ça. Il faut juste savoir s’imposer un certain rythme pour pouvoir s’y tenir. Si on ne court qu’une fois par semaine, le rythme ne s’arrange qu’à moitié. Ce n’est pas vraiment suffisant. Mais en parallèle, il ne vaut mieux pas se forcer d’entrée.

Le fait qu’il ait eu l’occasion de rencontrer un Terrien et d’obtenir des objets de sa part, ça le met une nouvelle fois mal à l’aise, c’est vrai. Richard aimerait que tout ceci lui arrive, qu’il rencontre quelqu’un qui en vaille la peine mais il ne sait pas vraiment où donner de la tête. C’est une affaire compliquée, si on peut le dire ainsi. « Des objets pour des enfants. ». Geste adorable, surtout que sur le campement, il y en a quelques uns et qu’il n’est pas toujours facile de les distraire. « Elle m’a apporté une sorte de pâte, sucrée, que les enfants semblent adorer… Je l’ai repris avec moi. ». Il se demande bien de quoi il parle, sur le coup. Il n’est pas un grand fan de sucre mais il faut bien avouer que puisqu’ils ont un peu de mal à se nourrir, c’est quand même un peu tentant. C’est un fait. « Une agréable attention de sa part. Et j’aimerais beaucoup goûter à cette pâte, tu éveilles ma curiosité ». Il ne va certainement pas le nier, il a envie d’y goûter. Après, il ne faudrait pas non plus qu’il en abuse, surtout si c’est un truc que les enfants apprécient. Mais… Est-ce qu’on peut aller contre ça ? Pas vraiment. Du moins, il ne pense pas que ce soit possible.  Et il n’en a pas vraiment envie, de toute manière.

« Elle m’a montré un ours. ». Là par contre, il reste un peu sceptique, c’est vrai. Mal à l’aise face à une telle annonce, il ne sait pas vraiment où donner de la tête. Est-ce qu’on peut vraiment le lui reprocher ? Non, pas vraiment. Et la situation est comme elle est. Il faut juste faire avec parce qu’il n’y a rien de plus à en dire. C’est même souvent plus simple comme ça. « Comment ça, elle t’a montré un ours ? ». Ce n’est pas vraiment le genre de chose qu’il est judicieux d’entendre. C’est étrange de montrer un ours à quelqu’un non ? Principalement parce que c’est un animal assez dangereux, déjà de base. Et qu’il mange de la viande, s’il ne se trompe pas. Mais il ne sait pas, peut-être qu’il se trompe, dans ce cas. « Je crois qu’elle vient des naoris, mais… C’est difficile d’en parler. ». Une tribu qui les a souvent aidé. Alors il n’y a rien de vraiment étonnant là dedans. Mais il ne semble pas être sûr de ce qu’il avance. « Tu ne lui as pas demandé ? ». Après, il est délicat de questionner sur la tribu. Ils sont fiers d’où ils viennent mais de par son expérience, Richard sait qu’il vaut mieux faire attention à la formulation de la question. Ils n’aiment pas qu’on se trompe de tribu, par exemple. Et lui, de son côté, il ne sait pas encore vraiment quelle tribu est la bonne tribu. Il ne connaît pas encore tous les noms, en plus. Une chose à la fois, à n’en pas douter. « Sais-tu parler leur langue ? Elle me donne quelques mots, mais la prononciation est particulière. ». Et voilà qu’en plus, il en apprend quelques mots. Oui, il est officiel, il est plus que jaloux de lui. Il ne peut pas s’en empêcher mais les choses sont comme elles sont. C’est tout ce qui compte. « Non, je ne connais pas leur langue mais j’ai grande hâte de l’apprendre, quelle est la particularité de leur prononciation ? ». La jalousie reste pourtant teintée par la curiosité qu’il suscite avec ses mots. En plus de ça, Richard est conscient que Leary n’y est pour rien et qu’il a juste saisi une occasion.


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07/12/2015 196 Luke Evans AVENGEDINCHAINS Professeur en biologie 60


Sujet: Re: Comme un homme | Richard
Dim 26 Fév - 21:08

En tant que scientifique, Leary se devait d’explorer cette planète et les peuples qui y vivaient. Il était curieux de nature. Il parla donc la pâte qui avait un goût particulier et qui était difficile à écrire. Il se rendit compte qu’il aurait dû peut-être la partager, mais le cadeau de la femme l’avait particulièrement touché et il n’avait pas eu envie de partager ce présent. Le brun sourit avec calme et lui fit un signe de la main. « Alors suis-moi. On peut continuer à discuter. » Il se dirigea vers l’endroit où il dormait, avec tous les autres. Il savait qu’il ne lui restait pas beaucoup de pâte, mais il pouvait bien partager, non ? Leary avoua que Shanaë lui avait montré un ours et vit bien à la réaction de Richard que ce n’était pas l’annonce de l’année. Il comprit bien qu’il avait risqué énormément de choses et que cela avait été un geste dangereux. Il aurait pu mourir, cela aurait pu être un piège. Leary se massa la nuque, gêné, alors qu’il marchait encore et se dirigeait vers ses affaires. « Elle m’a entraîné dans la forêt et tout à coup… On a vu un ours. J’ai cru mourir. » Ce n’était pas sa faute, elle n’avait pas dit de suite ce qu’ils allaient faire. Leary en ressentit des frissons rien que d’imaginer le grand ursidé, furieux. C’était sa curiosité qui avait failli le tuer. Il se souvenait avoir couru et Shanaë le plaquer au sol pour le sauver.

Si elle n’avait pas été là, il serait mort. Ou plutôt, il n’aurait jamais été voir de lui-même un tel prédateur. Il parla de la femme, ne sachant pas très exactement sa tribu. « Elle est très timide. Je ne voulais pas la froisser. J’ignore comment la hiérarchie marche chez eux. J’ignore si ce que je peux dire offense et que je me retrouve avec des hommes prêts à m’égorger. » Il en parlait calmement, mais c’étaient des faits. Il avait parlé à une femme d’une autre tribu. Bien avant eux, des milliers d’année durant, sur cette Terre, les femmes avaient représenté bien des choses. Leary s’était demandé une fois s’il risquait de se retrouver face à des frères ou des cousins de Shanaë, furieux qu’il échange avec la femme. Pourtant il n’avait rien fait d’offensant et avait agi comme un scientifique. Mais le brun savait que parfois, on ne voulait aucun mal et qu’on se retrouvait avec des problèmes sur le dos. En tant que scientifique, il s’en était rendu compte bien des fois. Juste parce qu’il était curieux et posait des questions qui dérangeaient. Que cela soit ici ou sur le vaisseau, autrefois. Leary changeait de sujet facilement, posant toutes les questions qui lui traversaient l’esprit. Sans aucune hésitation, il interrogea l’autre homme sur la langue des natifs. Le brun avait rapidement compris qu’il faudrait du temps pour apprendre cette langue et des cours, car ce n’était clairement pas simple.

Cela ne se ferait pas en un claquement de doigts. Il ignorait que Richard était jaloux et même s’il l’avait su, l’aurait-il mal pris ? Pas nécessairement. Leary était à dix mille lieux de se douter de ce qui se passait chez son ami. « Je ne saurais dire précisément. Mais je dirais pâteux, court, intense. Nous avions essayé d’instaurer un système où elle me dit un mot et me désigne l’objet. Comme quand nous apprenons à nos enfants à parler. » Leary arriva enfin à sa couche et sortit un sac caché discrètement dans un coin, loin des regards indiscrets qui pouvaient déranger. Il sortit un petit paquet emballé dans une feuille. Le bloc était fin et marron. « Il faut mordre dedans, attention aux dents. » Il ne voudrait pas que son ami s’arrache une dent au passage. La chose avait de quoi le faire sourire discrètement. On risquerait de lui faire payer s’il faisait perdre au chef de la garde ses dents. Il passerait vraiment pour quelqu’un d’inconscient. « Ça ne ressemble à rien de ce qu’on a pu manger, n’est-ce pas ? » Une sorte d’émerveillement brillait dans son regard. Sur le vaisseau, il n’avait jamais été question de manger, mais de se nourrir, pas de profiter, mais d’alimenter un corps pour vivre. Alors le goût et tout ça, cela passait au second degré. Jamais de sa vie enfant, il n’avait eu de friandise.

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23/05/2015 avengedinchains 1295 Andrew Lincoln ava by Exception / sign by Alas Chef de secteur devenu chef de la garde après le crash. 0
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Sujet: Re: Comme un homme | Richard
Lun 20 Mar - 17:44

» Comme un homme
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Bien sûr que sa curiosité est attisée. Tout ce qui peut toucher de près ou de loin aux Natifs attire son attention. Il est incapable d’aller contre ça, et il ne risque pas de s’en formaliser parce que les choses sont comme elles sont et que pour lui, ça s’arrête là. Pas besoin d’aller plus loin. C’est juste comme ça. Richard n’aime pas le fait qu’on découvre les choses avant lui. Comme un plaisir d’enfant de tout faire avant les autres. Sauf que bien sûr, ce n’est absolument pas comme ça que ça fonctionne. Il n’a pas le droit de choisir tout ça, il n’a pas le droit de prétendre que tout peut lui être acquis quand ça ne l’est pas pour les autres. C’est chiant, et sur de nombreux points, il ne voit même pas ce qu’il pourrait faire. Mais les choses sont comme elles sont, et il n’y a rien de plus à en dire. A quoi bon, de toute manière ? Tout ceci n’aurait pas le moindre intérêt. Tout ça pour dire que oui, il a envie de goûter ce qu’il lui propose et qu’il en a envie maintenant. Mais bon, il ne veut pas le pousser à se dépêcher et ce n’est certainement pas ça qui va changer. Disons que sur certains points, Richard parvient encore à se comporter comme un enfant, et il aurait grandement souhaité que ça se passe différemment. Il ne sait juste pas comment il aurait fallu faire et il n’a pas non plus envie d’y réfléchir parce que tout ceci finira par le dévorer de l’intérieur. Un enfant parfois, et le reste du temps, un homme avec un peu trop de responsabilités. Il fait de son mieux, pour que les choses ne tournent pas à la catastrophe, mais ce n’est pas toujours facile. Son comportement n’est pas toujours exemplaire mais est-ce qu’on peut le lui reprocher ? « Alors suis-moi. On peut continuer à discuter. ». Oui voilà, autant s’y diriger tout en étant tranquille parce que tout ceci n’aurait pas vraiment de sens, c’est un fait. Il hoche la tête pour donner son accord et les voilà qui marchent tout en se dirigeant vers le coin de Leary.

« Elle m’a entraîné dans la forêt et tout à coup… On a vu un ours. J’ai cru mourir. ». Il n’imagine pas le contraire. Comment le pourrait-il ? Jusqu’à présent, il n’a pas eu le loisir de se retrouver face à un ours. Il n’en a jamais vu en vrai, et le seul qu’il ait pu voir, c’était dans un livre, fut un temps, sur tablette. Il n’ose imaginer ce que ça peut donner que de se retrouver devant un animal aussi impressionnant. Parce que c’est de ça qu’il est question, là, n’est-ce pas ? Il ne se souvient même pas du régime alimentaire de ces créatures. N’est-il pas possible qu’ils mangent de la viande ? Mais puisqu’il n’en sait rien et que son ami est toujours envie, il n’a pas envie de se lancer sur un quelconque débat personnel. Disons qu’il ne voit pas où pourrait se situer l’intérêt. « Normal. Du coup, il vous a attaqué ? ». Il veut le détail, comprendre cette histoire, essayer d’analyser pour quelle raison est-ce que d’un seul coup, ils ont pu tomber sur un ours. Il ne prétend pas qu’elle ait pu faire exprès mais Richard se permet de croire que ça doit s’entendre, quand ça s’approche. Un ours, ça ne peut pas être un animal discret, n’est-ce pas ? Mais il n’en sait rien parce qu’il n’en a jamais rencontré. Et en réalité, ça ne lui manque même pas. C’est qu’il tient à sa vie et n’a pas hâte de la voir raccourcir. Déjà qu’il a l’impression qu’à son âge, il devient plus difficile de survivre… Il n’a pas envie de réfléchir plus longtemps. « Je n’ose imaginer à quel point cela doit être impressionnant ». Faire face à une bête aussi impressionnante doit secouer. Il n’est pas faible, ni du genre à craindre n’importe quoi mais il estime, malgré tout que ça garde une certaine importance plaisante.

Les rares Natifs qu’il a eu l’occasion de croiser au cours de son existence se limite à des êtres qui savent parler quelques mots d’anglais et qui préfèrent en user plutôt que d’amorcer un échange avec une barrière de langue. Il ne leurs en veut pas, bien sûr, et leur accent reste à couper au couteau, il ne va certainement pas se mettre à prétendre le contraire. Alors, il ne sait pas vraiment à quoi ressemble la langue. Et il lui pose la question. Tout simplement. Si avec Nessa, le contact a pour but d’en apprendre plus sur eux, Richard sait qu’il faut savoir prendre son temps, qu’il faut savoir faire les choses dans l’ordre. « Elle est très timide. Je ne voulais pas la froisser. J’ignore comment la hiérarchie marche chez eux. J’ignore si ce que je peux dire offense et que je me retrouve avec des hommes prêts à m’égorger. ». Il vaut mieux faire attention, en effet. Pour autant, Richard se permet de penser qu’ils sont en mesure d’échanger assez librement. Et c’est mieux comme ça, sûrement. Tout ceci est assez compliqué. Et c’est la seule chose sur laquelle il faille se pencher. Que ce soit simple ou non. « Bonne question. Autant ne pas s’attirer des ennuies. Elle parlait un peu anglais ? ». Sans doute, sinon, comment auraient-ils pu avoir un semblant de conversation ? pourtant, il imagine que c’est possible, d’échanger au moins un peu, avec le corps, les gestes. « Je ne saurais dire précisément. Mais je dirais pâteux, court, intense. Nous avions essayé d’instaurer un système où elle me dit un mot et me désigne l’objet. Comme quand nous apprenons à nos enfants à parler. ». Il sourit doucement. Oui, c’est sans doute plus facile comme ça. Un mot après l’autre, pour ensuite parvenir à faire des phrases. De toute manière, en parlant approximativement, on parvient aussi à faire ce qu’il faut. Mais ce n’est pas non plus aussi simple. Il faut faire les choses comme elles sont et c’est sans doute tout ce qui compte. « Je crois que c’est la seule méthode pour apprendre une langue. Tu m’apprendras ces mots ? ». S’il ne trouve personne auprès de qui apprendre lui-même, il espère que son ami pourra lui filer un coup de main. Mais ça n’a absolument rien d’évident.

Et voilà qu’il se retrouve face à un aliment inconnu. « Il faut mordre dedans, attention aux dents. ». Attention aux dents hein ? Autant dire que ça n’a absolument rien d’évident. Et il n’est pas certain d’avoir envie d’essayer, non plus. Il soupire, un peu. « Si je me casse une dent, je vais t’en vouloir ». Il se met à rire, tout en finissant par croquer dedans. C’est moins dure qu’il ne s’y attendait, se faisant peut-être un peu trop délicat. Mais il ne cache pas qu’il trouve ça assez bon. Peut-être qu’en grosse quantité, ça risquerait d’être trop écœurant. Tout à fait possible, même. « Ça ne ressemble à rien de ce qu’on a pu manger, n’est-ce pas ? ». Oh que oui, à absolument rien. Mais c’est assez bon en bouche, c’est vrai. [color:c9fa= »92a1cf] « Mais c’est bon ! Ca plairait aux enfants, j’en suis sûr ». Et pas que, parce que ça lui plaît aussi, à lui. « Ah mais ça me plaît à moi aussi ». Et il se met à sourire, clairement.




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07/12/2015 196 Luke Evans AVENGEDINCHAINS Professeur en biologie 60


Sujet: Re: Comme un homme | Richard
Ven 7 Avr - 22:30

Leary tentait de se remémorer l’aventure avec l’ours. Il se souvenait de la peur, de ce qu’il avait vu, de courir, d’elle, de Shanaë. Le scientifique sentit un frisson courir le long de son échine à toutes ses pensées. « Oui, elle m’a dit de ne pas bouger. J’ai bougé. En réalité, elle avait des petits, je suppose que c’était une femelle. Bien souvent c’est la femelle qui élève les petits sans la présence du mâle, chez de nombreux animaux. La native… Elle m’a plaqué au sol, on n’a plus bougé et c’était étrange. Le non-mouvement a calmé cet animal. » Cela l’avait particulièrement intéressé. Il avait suffi qu’ils arrêtent de bouger pour que la femelle ourse se calme. N’était-ce pas fascinant ? Après coup oui, mais sur le moment, cela rendait complètement fou. Il avait eu peur de mourir dans d’atroces souffrances. Il n’aurait pas supporté cela, bien loin de là. D’un autre côté, probablement serait-il mort sur le coup. Leary ne voulait plus y penser. Cela l’angoissait vraiment. Il se sentait comme pris dans un étau. Il avait presque du mal à respirer, il angoissait, clairement. Il tenta de se calmer, de contrôler sa respiration. Il ne savait pas pourquoi il paniquait rien qu’en pensant à cet événement du passé. Le scientifique penserait à tout ceci plus tard. Pour l’instant il se dirigeait vers sa zone de repos. Parler le détendait, calmait son esprit. Tout allait bien.

Le brun pensa à ses échanges avec Shanaë. Il hocha la tête quand Richard lui demanda pour l’anglais. « Quelques mots, comme un enfant. » Cela dépendait bien sûr de l’âge de l’enfant. Mais il lui donnerait bien l’âge d’un enfant de trois ans au niveau du vocabulaire, peut-être moins. En tout cas au niveau des phrases, elle les formait difficilement, mais il ne lui en voulait pas. « Oui bien sûr ! Il faudrait que je les apprenne bien. Il suffit d’une prononciation fausse et on arrive à un mot différent. » Et la prononciation n’était pas si facile. Mais en bon pédagogue, Leary adorait apprendre aux autres et transmettre. Il était impatient de voir la réaction de Richard face à la sucrerie. Il n’avait jamais été question de douceur quand ils étaient sur le vaisseau. Il s’agissait juste de survivre, rien d’autre. Le reste, on s’en fichait. Le goût n’était aucunement développé. Les premiers temps ici avaient été surprenants. Surprenants de saveur et d’odeur. Leary eut un sourire moqueur quand Richard affirma qu’il lui en voudrait s’il se cassait une dent. « On te mettra une dent en or. J’ai lu ça une fois. » A se demander si l’or existait encore. Il se demandait bien à quoi ça ressemblait. Les livres décrivaient des choses, mais il avait bien découvert qu’une fois ici, bien des choses étaient différentes des livres. Leary le regarda mordre, impatient de savoir ce qu’il en pensait, il le lui demanda. La curiosité était un bien vilain défaut, mais pas là.

Le scientifique se sentait comme un enfant. La réponse de Richard l’amusa et le fit sourire. « Ils me le prendraient. C’est vraiment délicieux j’avoue. » Si les gens de la Terre pouvaient faire une chose aussi bonne, il se demandait ce qu’ils faisaient d’autres. Leary se rendit compte qu’il considérait les natifs plus légitimes sur ces terres que lui. Il se sentait un peu perdu. Il était empli de doutes et de questions. « Prends-le. Cela ne me dérange pas. Je suis sûr qu’elle m’en donnera encore. » Il eut un sourire tendre en pensant à Shanaë. Il éprouvait une certaine affection pour la terrienne. Cela faisait deux ans qu’ils étaient sur Terre. Deux ans que sa femme était morte. Il avait l’impression que cela faisait une éternité. Leary avait eu une sensation étrange en pensant aux enfants du vaisseau, les cents. Oh il y avait d’autres jeunes, mais ils pensaient particulièrement aux cents et à sa Marie. Le scientifique regarda Richard qui semblait si bien dans sa peau de prime abord. « Ça te manque parfois ? Notre vie d’avant ? » C’étaient certains aspects qui lui manquaient. Certaines personnes lui manquaient aussi. Mais pour le reste, il aimait bien ici. Certes c’était dur et pas la rigolade tous les jours. Mais il avait l’impression d’être stimulé.

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23/05/2015 avengedinchains 1295 Andrew Lincoln ava by Exception / sign by Alas Chef de secteur devenu chef de la garde après le crash. 0
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Sujet: Re: Comme un homme | Richard
Mer 14 Juin - 16:48

» Comme un homme
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Un ours. Qu’est-ce qu’il aurait pu faire, lui, s’il s’était retrouvé devant une telle situation ? Dans le fond, il n’est pas vraiment certain d’avoir envie de le savoir. Mais les choses étant ce qu’elles sont, il n’est pas vraiment nécessaire de réfléchir pour que ça s’améliore. Tout est déjà très bien comme ça. Richard n’est pas un trouillard et il affronte les dangers qui lui incombent. Pour autant, il n’est pas impulsif ou stupide au point d’aller chercher les problèmes ou de risquer sa vie. Posé et réfléchi, il fait toujours attention à ce qui peut bien lui arriver, parfois peut-être à outrance mais il ne s’en rend jamais vraiment compte. Enfin bon, c’est une épreuve qui l’a fait avancer, sans doute, une existence particulière et peut-être plaisante, aussi, qu’est-ce qu’il en sait. Il n’a pas vraiment envie d’y réfléchir en tout cas, et ça lui paraît presque plus facile comme ça, il n’en sait rien. Une expérience à raconter, quelque chose qui fait avancer, peut-être aussi, il n’en sait rien. Il n’aurait pas voulu se retrouver à sa place, bien sûr, une situation contre laquelle il n’aurait pas su quoi faire, faut bien l’avouer. « Oui, elle m’a dit de ne pas bouger. J’ai bougé. En réalité, elle avait des petits, je suppose que c’était une femelle. Bien souvent c’est la femelle qui élève les petits sans la présence du mâle, chez de nombreux animaux. La native… Elle m’a plaqué au sol, on n’a plus bougé et c’était étrange. Le non-mouvement a calmé cet animal. ». Ne pas bouger oui, sans doute. Aucune idée, finalement. Il aurait sans doute fallu qu’il lise un peu plus de livre, qu’il se penche un peu plus sur le sujet de la faune et de la flore. Mais tout au long de son existence, l’arrivée sur Terre n’était qu’un rêve, une illusion. Alors aujourd’hui, il n’a pas forcément toutes les informations pour que ça se passe bien. Mais il essaie et c’est l’expérience qui va les aider, justement. « Je crois que ce sont les épreuves qui nous font avancer et qui nous aiderons à comprendre les situations, à avancer. ». Mais bon, un ours quand même et ça, ça n’a pas grand-chose d’évident, de son point de vu. Il n’aurait pas aimé se retrouver à sa place, d’ailleurs. Mais c’est une chose à laquelle il se permet de ne pas trop penser. Ce n’est pas arriver et dans le fond, il est content que son ami aille bien. C’est sans doute le plus important. Richard n’ose imaginer la peur de mourir qui a dû le prendre. Et si les Terriens en ont peut-être l’habitude, le chef de garde ne peut pas imaginer qu’ils savent à chaque fois comment il est bon de réagir. Ce n’est pas vraiment comme ça que ça fonctionne.

Il lui demande si elle parlait anglais parce que ça l’intrigue aussi. Il a du mal à comprendre pour quelle raison certains y parviennent pendant que les autres en sont incapables. Est-ce que c’est une question de statut ou autre chose ? Il n’est pas évident de faire le point sur tout ça. Il essaie juste de comprendre un peu, d’une certaine manière, du moins. « Quelques mots, comme un enfant. ». Elle non plus alors. Ce n’est définitivement pas une situation évidente. Mais dans ce cas, qui apprend et qui n’apprend pas ? Quelle est la raison et est-ce qu’il y a une véritable explication ? Rien n’est évident, en tout cas ? Enfin bon, pour qu’il puisse davantage se pencher sur le sujet, il faudrait déjà qu’il en rencontre un peu plus. Une chose qu’il aimerait mettre en place. Il a entendu parler de troc entre les jeunes et les tribus, pourquoi ne pourraient-ils pas eux aussi avoir ça ? Ils n’ont pas signé de traité et la limite est encore assez partielle. Une situation qu’il ne comprend pas forcément. Mais… Il respecte et ne s’impose dans rien. C’est au conseil de réfléchir à quelque chose. Oui. « Oui bien sûr ! Il faudrait que je les apprenne bien. Il suffit d’une prononciation fausse et on arrive à un mot différent. ». Oui, et si c’est une politesse qui se métamorphose en un injure, ça ne risque pas d’arranger la situation. Clairement pas, d’ailleurs. Mais la plupart du temps, il faut juste se contenter de faire avec. A n’en pas douter. « Oui, autant faire attention. Je me demande pour quelle raison certains connaissent la langue et d’autres non. Tu crois que c’est juste une question d’envie ? ». Il aimerait beaucoup en savoir plus sur le sujet. Sans doute demandera-t-il à Nessa la prochaine fois qu’il la verra.

Une dent cassée… Non merci. D’ailleurs, peu importa la blessure, ce ne serait absolument pas une bonne idée. Ici, bien qu’ils aient des médecins et des infirmiers qualifiés, le confort est moins évident qu’il ne l’était là-haut. Alors il faut faire attention. Ou se fier à des méthodes plus rudimentaires et à ce niveau-là, il n’est pas certain qu’on puisse réparer une dent cassée, en tout cas. « On te mettra une dent en or. J’ai lu ça une fois. ». Il sourit doucement. Une dent en or… Eux en tout cas, ils n’ont pas d’or. Mais pour le reste, pas certain que ça l’aide à guérir. Et surtout, que ce soit agréable. « Je ne préfère même pas y penser. ». Clairement.

Ce qu’il lui donne est particulier mais c’est assez bon, il ne risque pas de ne nier, c’est vrai. Mais il n’est pas du genre à apprécier les plaisirs sans avoir envie de les partager. Pour autant, ce n’est pas non plus à lui d’inviter Leary à partager tout ce qu’il ramène. Chacun fait ce qui lui plaît. Mais il est bon de changer les idées des gosses qui, certains soirs, continuent de pleurer. « Ils me le prendraient. C’est vraiment délicieux j’avoue. ». C’est sûr qu’ils n’hésiteraient pas à le voler. Ou à lui faire les yeux doux pour obtenir un petit truc. Mais ça n’a rien de vraiment compliqué, non ? « Prends-le. Cela ne me dérange pas. Je suis sûr qu’elle m’en donnera encore. ». Oui sans doute. Et puis bon, ils ont le temps pour voir venir aussi, d’une certaine manière.

L’échange retombe un peu mais le silence entre les deux hommes n’est pas vraiment déplaisant. Posé, réfléchi et calme. Il apaise. « Ça te manque parfois ? Notre vie d’avant ? ». Il essaie de ne pas penser à sa vie d’avant. Les choses étaient différentes. Il ne connaissait pas Liam mais il avait James, à l’époque. C’est loin, ça remonte et c’est un déchirement d’y réfléchir. Pourtant, il aime être ici mais quand il y songe, il a l’impression d’être égoïste alors il essaie de ne pas le faire. Mais… Ca ne marche pas toujours comme il le voudrait. Et c’est sans doute la partie la plus compliquée de tout ceci. « Certaines choses me manquent. Mais… Ici, nous sommes davantage libre. C’est ce que la plupart d’netre nous ont toujours rêvé, n’est-ce pas ? ». Vivre sur Terre. Ne plus avoir peur de l’expulsion… Ici, sa femme aurait été dans un environnement sain, elle aurait apprécié de gambader sur l’herbe fraîche. Et ils auraient pu avoir un deuxième enfant. Mais… C’est une histoire à laquelle il ne peut plus penser avec elle. Et il le sait.


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07/12/2015 196 Luke Evans AVENGEDINCHAINS Professeur en biologie 60


Sujet: Re: Comme un homme | Richard
Sam 8 Juil - 22:18

Richard semblait calme alors que Leary lui racontait la situation. Pour autant, il ne se faisait pas d’illusion. Allez savoir ce que le chef de la garde pensait de tout cela. Le brun parla de son expérience et hocha la tête quand l’autre homme affirma que c’étaient les épreuves qui faisaient avancer. Cela avait été une sacrée épreuve qu’il avait dû passer. Leary était soulagé de parler de cette rencontre. Il ne se sentait pas jugé, bien au contraire. Il avait l’impression de parler à quelqu’un de compréhensif qui pouvait tout à fait le comprendre. Le scientifique parla volontiers de la langue des natifs dont il ne comprenait pas grand-chose. Elle était la première terrienne qu’il avait croisée alors il avait tenté de l’observer avec le plus de neutralité possible. Pour autant, le brun ne se posait pas les mêmes questions que Richard. Il avait une approche différente de la chose. Le biologiste réfléchit sérieusement à la question de Richard. « Je ne sais pas si c’est une question d’envie. Peut-être une question d’accès ? A ce que j’ai compris, il y a plusieurs tribus. L’anglais n’est pas leur langue natale. Il faut forcément une condition pour apprendre cette langue. Ce n’est pas n’importe qui, qui va le faire. J’imagine que des terriens ne savent pas le parler car ils s’y refusent, mais aussi, peut-être, par hiérarchie ? » Peut-être que les gens les plus bas ne pouvaient pas ? Leary n’en savait rien. Il croisa les bras, songeur. Il se balança sur ses talons sans s’en rendre compte, il faisait souvent cela quand il réfléchissait.

« J’ignore comment leur société fonctionne. » Et il était frustré. Certes il n’était pas ethnologue, il était plus intéressé par la faune que par les humains. Il pouvait s’intéresser aux plantes, mais ce n’était pas ses études de base, les animaux restaient son intérêt principal. « Il faudrait tenter de recueillir des informations. Je suis convaincu que je ne suis pas le seul à avoir rencontré une native en cachette. » Car la menace du Conseil planait. Certes il n’y avait aucune menace concrète, mais Leary avait craint des représailles. Le Conseil n’avait pas été des plus tendres dans l’espace. Et pis les cents… Cela avait changé son opinion du Conseil, même si c’était la justice, non il avait perdu sa fille. Il ne la reverrait probablement plus jamais. Ils laissèrent ce sujet de côté pour se concentrer sur le cadeau que Leary avait et partageait. Il se demandait si l’or existait encore ou si ce n’était qu’un élément chimique qui n’existait que dans les vieux livres. Leary osa poser la question qui brûlait son corps. La vie d’avant manquait-elle ? Il savait ce qui lui manquait, sa femme, sa fille, mais la vie dans l’espace, non. Ici il respirait, il vivait. Là-haut il attendait, tout simplement. Il attendait que la vie s’écoule, qu’il vive et meurt. Tout en espérant qu’aucun proche ne commît un crime et se fît éjecter. C’était la hantise suprême selon lui.

Leary regarda le paysage, réfléchissant aux paroles de Richard. « On est libre, mais le prix est cher. » Parfois le scientifique n’avait absolument aucune délicatesse et sortait ce qui lui passait par la tête. Il était heureux ici, mais il avait perdu énormément. Il se demandait ce que Richard en pensait. Après tout, lui aussi avait perdu dans cette histoire. Ils avaient tous perdu en réalité quelqu’un ou quelque chose. Le nier serait un acte bien égoïste. « La vie ici implique bien des changements. » Il se demandait si le Conseil allait changer, si la manière de penser allait se modifier. Après tout, tout était si différent ici. Leary n’osa rien dire à ce sujet. Il ne voulait pas passer pour quelqu’un qui défiait l’autorité qui avait dans le camp. « J’espère un jour pouvoir plus explorer. » Partir peut-être en voyage comme des ancêtres avant lui, plusieurs générations auparavant quand ils ne vivaient pas dans le ciel. Était-ce naïf de penser ainsi ? Selon lui pas du tout. De toute manière il n’était pas obligé de rester toute sa vie ici, n’est-ce pas ? Pas grand-chose le retenait et il ne voyait pas quelle justification on pourrait donner pour le forcer à rester.

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23/05/2015 avengedinchains 1295 Andrew Lincoln ava by Exception / sign by Alas Chef de secteur devenu chef de la garde après le crash. 0
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Sujet: Re: Comme un homme | Richard
Dim 27 Aoû - 20:05

» Comme un homme
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Apprendre la langue des Natifs. Une exploration étrange, un investissement conséquent. Tu ne t’imagines pas un seul instant que les choses pourraient être différentes. Tu as la patience d’apprendre à lui parler, de trouver les mots, de développer ce qu’il faut. Tu ne peux pas toujours t’y prendre de la bonne manière mais les choses ne se passent pas toujours comme on le voudrait. Les ententes entre les tribus ne sont pas toujours faciles et on ne peut donc pas toujours faire les choses comme on le voudrait. On essaie, mais on ‘y arrive pas. Et à cause de ça, c’est une catastrophe sans nom. Pas évident. Un soupir s’échappe de tes lèvres. Tu as envie d’apprendre leur langue mais tu sais qu’il y a la méfiance et une instabilité relationnelle. « Je ne sais pas si c’est une question d’envie. Peut-être une question d’accès ? A ce que j’ai compris, il y a plusieurs tribus. L’anglais n’est pas leur langue natale. Il faut forcément une condition pour apprendre cette langue. Ce n’est pas n’importe qui, qui va le faire. J’imagine que des terriens ne savent pas le parler car ils s’y refusent, mais aussi, peut-être, par hiérarchie ? ». Envie et volonté. Et puis oui, il n’y a pas un accès véritablement ouvert. En plus de ça, avec les différentes tribus, peut-être qu’il y a un langage différent. Peut-être que certaines choses sont différentes. Mais on ne peut pas vraiment cherché à améliorer les choses. Rien ne peut se passer comme on le voudrait. ” Donc, pour que ça se passe bien, il faut qu’on trouve une tribu qui ne nous déteste pas et qui, en plus de ça, accepte de nous apprendre leur langue. Si tant est qu’il parle anglais.”. Bon nombre de facteurs qu’il est pourtant difficile de réunir. Tu ne sais déjà pas où donner de la tête, vis à vis de tout ça. Tu sais que tu n’as pas quarante options, mais tu sais aussi que pour le coup, il te faudra plusieurs mois pour comprendre et pouvoir échanger avec un Natif. Et encore une fois, c’est bien loin d’être gagné. C’est triste mais tu ne peux pas y faire grand chose. ” Peut-être qu’un jour, quand tout s’arrangera, nous pourrons mettre des écoles en place pour que tout le monde soit égal”. Mais tu ne veux pas non plus te mettre à te faire de fausses joies ou te mettre à espérer quelque chose qui n’arrivera peut-être jamais. Comment devrais-tu savoir une chose pareille hein ? Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne, malheureusement.

« J’ignore comment leur société fonctionne. ». Tu l’ignores aussi, en réalité. Tu ne sais pas du tout et tu n’as jamais cherché à aller plus loin. Tu n’as jamais éprouvé le besoin d’avoir plus d’information et de toute manière, tu ne vois pas vraiment à quoi ça pourrait bien servir. Pour le moment, du moins, mais ça pourrait faire parti de l’enseignement, d’ici quelques années. Il faut que les Natifs comprennent que maintenant que vous êtes là, vous ne comptez pas vous en allez, et vous souhaitez réellement vous faire un trou, ici. Pour autant, tu comprends que ça puisse les dépasser et que ce ne soit pas dans les objectifs immédiats. C’est une possibilité qu’on ne peut pas négliger. Mais… Malgré tout, on n’a pas vraiment le choix et on est obligé de faire avec, quoi qu’on en dise. « Il faudrait tenter de recueillir des informations. Je suis convaincu que je ne suis pas le seul à avoir rencontré une native en cachette. ». Tu en as rencontré une, oui. Mais ce sont des événements si rares que tu n’en dis pas grand chose. Elle t’a laissé entendre qu’elle pourrait te donner une leçon sur cette langue si particulière qu’est la leur. Mais ce n’est pas encore arrivé. Tu trouves ça dommage mais on ne peut pas vraiment dire que tu aies vraiment eu le choix. Les choses ne fonctionnent pas toujours comme on le voudrait. Et il faut juste apprendre à se contenter à faire avec ce qu’on a. Ce qui n’est pas toujours une réussite. ” Oh je n’en doute pas. Pour autant, il faudra bien qu’on apprenne à les cerner un jour. Je ne sais juste pas comment on est supposé nous y prendre nous-mêmes”. Il n’y a pas de leçon miracle, ni de solution particulière. On ne choisit pas toujours comment les choses se passent. Mais on apprend à faire avec parce qu’on n’a pas vraiment le choix. Parce que ça fait chier et que parfois, ce n’est juste pas facile à gérer. C’est juste comme ça. C’est juste ça. ” Tout paraît si compliqué par moment”. Tu hausses les épaules, un peu agacé. Tu n’apprécie pas vraiment mais en même temps, tu ne peux pas vraiment y faire grand chose. Qu’est-ce que tu pourrais en dire hein ? Tout ceci n’a rien d’évident, mais tu sais que tu dois faire avec et que tu n’as pas vraiment le choix. Peu importe les volontés des gens, là, il est seulement question de satisfaire le plus grand nombre et de faire ce qu’il faut pour que ça se passe bien. Ce n’est pas ce que les gens imaginent et pourtant, il faut savoir faire avec. Tout est différent de l’Odyssée et pourtant, si les problèmes ne sont plus du tout les mêmes, ils demeurent encore présents.

« On est libre, mais le prix est cher. ». Un fin sourire en coin se glisse sur tes traits. C’est un peu comme ça que tu vies les choses, quoi que tu puisses en dire. Cela n’a absolument rien d’évident mais tu as juste appris à faire avec, tout simplement parce que tes options ne sont pas bien nombreuses. En réalité, si vous êtes libres de manière globale, vous ne l’êtes pas tant que ça. Et il faut juste se contenter de faire avec, que ce soit facile ou non. En réalité, ça ne l’est pas. Mais la vie est faite ainsi, on ne choisit pas toujours ce qu’on fait. Ni comment on le fait. C’est ainsi. ” oui, et le statut d’étranger ne nous réussit pas. “. Il est incroyable de voir les mots qu’on peut mettre parfois sur cette existence. Tout est si compliqué, tout est si perturbant et en même temps, vous êtes libres, pouvez-vous vraiment en dire quelque chose ? Tout a changé et les conditions sont différentes. Le prix est que ta vie est fragile et que sur certains points, tout et n’importe quoi pourrait t’arriver. Là, au coeur de la forêt, tu sais que quelque chose pourrait se produire à tout instant et à chaque minutes. Tu sais que tu n’es jamais à l’abri, tu sais que n’importe quoi pourrait te tomber sur la gueule et tu n’y es pas préparé. « La vie ici implique bien des changements. ». Forcément. La vie de chacun a été perturbé d’une manière ou d’une autre. Il y a eu bon nombre de pertes. Que reste-t-il des milliers de personnes qui vivaient ici, après tout ? bien peu de choses. ” Tout comme nous sommes allés dans l’espace. Nous finirons par nous adapter “. Et de toute manière, vous n’avez guère le choix. Vous parviendrez à faire le nécessaire. Vous y arriverez. Mais Richard, tu dois garder conscience que les choses ne seront jamais aussi simples que tu ne pourras le vouloir. Malheureusement.

« J’espère un jour pouvoir plus explorer. ». Et tu en espères tout autant. Tu rêves de voyager, de découvrir le monde. Pourtant, tu sais aussi que tu n’as pas vraiment le droit d’avoir autant d’espoir que cela. Tes responsabilités, tes enfants… Serais-tu capable de laisser tout ça derrière toi avec la peur au ventre que tout se passe mal ? En serais-tu vraiment capable ? Tu es incapable de le garantir. Mais tu sais aussi que tes options sont négligeables. ” J’espère la même chose. Peut-être irons-nous ensemble, ce jour-là”. Et pourquoi pas ? Un sourire franc sur les lèvres, tu tends une main, dans l’espoir qu’il la serre, telle une promesse silencieuse.


notes » w/ Leary, sur le campement. 13/10/2116

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07/12/2015 196 Luke Evans AVENGEDINCHAINS Professeur en biologie 60


Sujet: Re: Comme un homme | Richard
Mer 20 Sep - 17:17

Leary en tant que scientifique voulait toujours apprendre plus. Il voulait voir les relations avec les natifs s’améliorer. Sa spécialité était la biologie, la faune et la flore, pas l’anthropologie. Il espérait néanmoins qu’en créant un lien avec les terriens, ils lui transmettraient un peu de leur savoir. « Ça va demander du boulot de trouver une tribu qui ne nous déteste pas. La peur engendre la haine et ils ont peur de nous. Pour eux, qu’on vienne du ciel… Ça tient du mystique. » C’était un peu ce qu’il avait retenu de sa conversation avec la terrienne. Ils ne comprenaient pas qu’on puisse tomber du ciel, car ils étaient vraiment tombés. Leary tenta d’imaginer ces écoles et se demanda si leurs enfants verraient cela, peut-être pas. Cela l’avenir le dirait et ce n’étaient pas eux l’avenir, mais la nouvelle génération. Même si le scientifique tentait de s’intégrer sur Terre, d’apprendre, il savait qu’il ne serait jamais vraiment intégré. Il était trop vieux. Il avait passé la majeure partie de sa vie dans l’espace, c’était ainsi et pas autrement. Leary avait le pressentiment que beaucoup d’entre eux avaient rencontré des natifs, mais ne le partageaient pas. Peut-être par peur ? Le brun avait peur de la réaction du Conseil. Même si ici ils avaient moins de pouvoir, ils étaient les chefs. Leary ne savait pas si cela était punissable et comment les punitions étaient appliquées si punitions il y avait. « On y arrivera, les plus débrouilles de nous feront le lien. » Car il y avait toujours des gens pour faire le lien et ils formaient un groupe. Chacun avait ses forces et ses faiblesses.

S’ils appuyaient les uns sur les autres, ils pouvaient y arriver. Pour l’instant, il y avait un manque de lien évident. Leary ne faisait pas vraiment gaffe aux autres car il avait énormément envie de quitter le camp tôt ou tard. Le scientifique hocha de la tête, oui tout paraissait si compliqué que cela donnait le vertige. La vie ici n’était pas simple et la mort planait toujours. Il n’y avait plus la menace de se faire jeter dans l’espace, mais la menace de se faire croquer par un prédateur quelconque oui. « Un jour, on sera des natifs. Il faut juste arrêter de les mépriser… Je pense que certains d’entre nous méprisons les terriens qui sont dans un mode bien différent de vie, sans technologie. » Et cela choquait certains du ciel. Leary pas trop, il n’avait jamais été accro à la technologie. Oh il l’appréciait et la pensait nécessaire, mais en voyant et en écoutant quelques natifs, il se rendait compte qu’une vie simple existait. Carpe Diem, cueille le jour présent, oui c’était vraiment le monde de maintenant. C’était difficile quand on pouvait mourir demain et de n’importe quelle manière, mais c’était leur vie. Soit ils s’adaptaient, soit ils mouraient. Leary savait que sa fille avait disparu des cents et qu’elle n’était pas la seule. La Terre ne convenait pas à tous, certains avaient perdu l’esprit, d’autres étaient morts. Au final ce monde testait énormément. Leary parla de ses envies et fut étonné de voir Richard y répondre favorablement. C’était vraiment un brave type.

Il serra cette main tendue et eut l’impression de sceller quelque chose dans le temps. Il le regarda droit dans les yeux avec détermination. « Si nous n’y arriverons pas, les jeunes eux réussiront. » Il fondait tous ces espoirs en eux, coûte que coûte. « Bon, tu m’entraînes ? Je dois devenir le meilleur si je veux qu’on réussisse notre future exploration. » Il y avait de l’amusement dans le regard de Leary, mais aussi une pointe de vérité. Il ne plaisantait qu’à moitié pour le coup.
 

Comme un homme | Richard

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