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˜˜˜˜˜˜Première rencontre à l'ouest, port de la tribu Calusa. [Adriel & James]
maybe life should be about more than just surviving

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06/10/2016 Mr Hyde 76 Sam Way Cosmic light Pêcheur 40


Sujet: Première rencontre à l'ouest, port de la tribu Calusa. [Adriel & James]
Dim 9 Oct - 20:46

Le port situé à la pointe ouest du territoire et dans la zone de la tribu Calusa offre à tous visiteurs un paysage surprenant. Une sorte de ruine qui semble hésité entre l’abandon total et l’utilisation partielle des quelques pêcheurs aventuriers. En prolongeant le regard au-delà de cette plage enclavée, vers la droite, les terriens peuvent même apercevoir une épave immense. Un géant de fer comme beaucoup l’appel, une technologie disparue depuis longtemps, dont la carcasse gronde lors des jours de tempêtes. Un endroit bien souvent interdit pour les membres de la tribu Calusa, et dont les histoires de fantômes et autres mythologie sont présentes pour en éloigner les plus jeunes.

Petit, James a eu souvent le rêve d’aller explorer le monstre des mers, sa carcasse échouée sur le rivage dont tout menaçait déjà à l’époque de s’écrouler. Mais en grandissant, il a bien finit par comprendre que s’approcher d’un peu trop près de l’engin serait un danger peu sain d’esprit d’encourir.

En dehors de cette harmonie bouleversée, le port des Calusas offre encore plusieurs opportunités de commerce non négociable. Beaucoup de pêcheurs et commerçants profitent de l’espace, auparavant sans doute immense, mais désormais de taille moyenne, pour échanger avec les autres tribus. Les principaux acheteurs étant les tribus Pikuni et Athna, appréciant le poisson pour sa rareté. Bien sûr, les tribus les plus éloignées parviennent jusqu’à la côté, o

Le commerce fait partie courante du quotidien de James, qui se trouve sur le bord d’un petit ponton de bois, les jambes encore dans l’eau, tandis qu’il tient à la main trois beaux sacs de toiles remplis. Parfois, il parvient à échanger son poisson contre d’autres choses, comme des bijoux, des parures ou de la viande pour sa famille. Après tout, ses parents ne sont plus en âge de vraiment pêcher aussi vigoureusement qu’ava

Aujourd’hui seulement, la journée semble assez bien engagée, et il remonte à peine de l’eau avec ses victuailles, ce qui réduit ses chances de commerce.

« Won, tu, thri, fou… » qu’on l’entend marmonner doucement à lui-même. Le décompte est lancé, et il aura récolté en tout une douzaine de poisson, plus quelques crustacés. Une pêche conséquente, qu’il pourra partager avec des membres de la tribu contre autre chose sûrement. Lentement, il range le poisson dans les sacs qu’il tente de fermer correctement, voulant éviter de perdre le résultat de son dur labeur par inattention.
En se retournant un peu, il aperçoit pourtant un homme qui se tient non loin.  Le soleil dans son dos, il parvient à voir parfaitement le visage de son interlocuteur, un homme assez grand avec la peau pâle. Plus pâle que la sienne du moins, signe évident qu’il ne fait pas partie des Calusas. De plus, James l’aurait probablement connu si c’était le cas. Etant sur un port et dans une zone de commerce, il n’a pas non plus la réaction apeuré et méfiante qu’un grounder pourrait avoir en terre plus hostile. Il se contente de lentement se levé, le fixant un peu perplexe.

« Chon yu bilaik? » qu’il énonce, pas certain de savoir si l’homme en face de lui est un terrien ou bien un membre du skaikru. Il sera bientôt fixer de toutes les manières.

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18/01/2015 Sammix 169 Ben Barnes avengedinchains & Ace 20


Sujet: Re: Première rencontre à l'ouest, port de la tribu Calusa. [Adriel & James]
Mer 19 Oct - 16:14

    La journée était belle, plus que d'autres qu'il avait connu ces derniers temps, quoique, la fin de l'été annonçait des jours plus gris et morose, des jours moins beaux, plus froids, plus douloureux en règle général, mais pour le moment, il n'avait pas eu trop de mal à s'y faire parce que les mauvais jours n'étaient pas encore parvenus sur leurs terres même si avec l'arrivée de l'automne, tout allait bientôt basculer, avec des températures moins clémente et bientôt, la neige qui recouvrirait une bonne partie du territoire. Mais pour le moment, rien de tout cela, rien alors Adriel avait le loisir de se promener dans tout ce qui était "son" territoire. Ce n'est pas vraiment le sien, mais il se baladait entre les tribus pikunis, calusas et athnas en permanence, soit pour chasser, pour faire quelques brèves affaires avec ces derniers. Il est issue de la tribu athnas, alors, quand il va leur rendre visite, il se fait discret, très discret parce que certains ne sont pas ces amis, certains lui en veulent férocement alors il tente de ne pas se faire remarquer. La dernière fois, il est allé du côté des forges par un chemin peu utilisé par la plupart des gens, comme s'il savait que ceux qui le recherche rodent ça et là, prêts à lui tomber dessus comme un seul homme. Cependant aujourd'hui, il n'était pas à proximité de sa tribu d'origine mais à proximité de celle de la mère nourricière, celle de la mer tout simplement : les calusas. Il n'avait pas tellement d'idées de ce qu'il allait faire dans ce coin là, peut être qu'il allait se mettre à pécher un peu en bord de mer même si cela est assez absurde au final. Il n'avait pas son matériel avec lui de toute façon, alors il ne ferait pas grand chose. Le jour était déjà bien avancé, la fin d'après-midi est là, mais le soleil brille encore tel l'astre qu'il est, nous réchauffant, réchauffant les terriens alors qu'une infime partie de son énergie arrive jusqu'à la terre. Et Adriel se pose là, derrière ce jeune homme qui était en train de compter jusqu'à ce que il soit là, qu'il intervienne auprès de lui pour lui signaler que non, il n'est pas seul. Certains jours, cela aurait presque pu l'énerver, mais aujourd'hui, Adriel est d'un calme olympien, comme si cette marche qu'il avait pu faire jusqu'ici l'avait pour ainsi dire apaiser. En vérité, n'ayant pas tellement de but, il n'avait pas de raison de s'énerver. C'est alors que le jeune homme lui demande qui il est. Cela le fait sourire.

    " Je suis Adriel et toi ? "

    Une simple réponse, puis une simple question qui vient en adéquation voilà ce qui se passe entre les deux, un début très simple, trop peut être. Mais le sans tribu n'est pas vraiment là pour lui dicter une quelconque conduite, juste peut être pour discuter, ou peut être pour lui acheter un ou deux poissons qu'il fera frire sur la plage après avoir trouvé quelques morceaux de bois un peu sec, comme si finalement, il agissait habituellement de cette façon alors qu'il n'en est rien.

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06/10/2016 Mr Hyde 76 Sam Way Cosmic light Pêcheur 40


Sujet: Re: Première rencontre à l'ouest, port de la tribu Calusa. [Adriel & James]
Dim 23 Oct - 22:59

James fixe l’inconnu avec un peu de méfiance, constatant inévitablement qu’il n’est pas du coin. Son accent quand il se met à parler l’informe éventuellement de la province d’où il vient, ce qui l’intrigue d’autant plus. Pourquoi quelqu’un bien loin de la tribu Calusa serait présent, en fin de journée, dans cette zone de ruines que les pêcheurs avertis occupent ? Une question qu’il ne manquera pas de demander. Les Calusa ne sont pas spécialement sectaire, et le jeune pêcheur l’est encore moins, assez ouvert avec les autres en général. Mais, il n’est jamais à l’abris d’un mercenaire, d’un voleur venu voler une cargaison de pêche, ou simplement d’un rôdeur cherchant à tuer pour le plaisir.

La vie sur Terre n’est pas foncièrement mauvaise, mais il a appris depuis assez jeune à éviter les ennuis, sa naïveté l’ayant bien souvent mêlée à ce qu’il ne fallait pas. Une fois que l’identité de l’homme est déclinée, James semble s’adoucir un tout petit peu. A peine pour répliquer d’une voix chaude, aux intonations très méridionales, bien qu’assez basse, comme un murmure :

« James. » Il n’a jamais été quelqu’un de très parleur, plutôt sur la réserve, tendre mais distant. La rencontre fortuite lui a d’ailleurs fait perdre un sentiment de confiance, ce qui l’oblige à rester un peu éloigné, et peu enthousiaste. Mais progressivement, au fil des minutes, il s’adoucie. Dans une main, le sac de pêche, avec plusieurs poissons dedans, et l’eau qui en coule sur son poignet, sa main, puis sur le sol.

« D’où viens-tu ? Tu es étranger. » Ceci n’est même pas dit comme une question, il le sait. Mais d’où vient-il ? Il ne saurait le dire, principalement car ce n’est pas un garçon très voyageur, et qu’il ne rencontre pas assez de visages étrangers pour reconnaître la province au premier coup d’œil. Les seuls encore, assez reconnaissables sont les skaikru, relativement vêtu d’une manière étrangère.

« Tu viens de quelle tribu ? Et pourquoi est-ce que tu es ici ? Tu es en voyage ? » Les questions fusent, mais c’est simplement une protection, James se protège en demandant qui il est pour ne plus se méfier. Il n’a pas envie d’être méchant pour autant, et un bref sourire se pose sur son visage. Un sourire franc, agencé avec beaucoup de timidité.

Lentement, il bouge d’une jambe sur l’autre, fixant tantôt l’homme, puis le rivage, avec une mer bleu et limpide, offrant un panel de couleurs merveilleux. Au loin, le soleil amorce lentement son déclin, mais encore une bonne heure est devant les terriens pour terminer leur ouvrage. Après cela, la plupart seront dans les camps du village, à manger, discuter, parler stratégies internes, ou simplement se séduire. Pour James, tout est plus différent en termes de séduction.

L’homosexualité n’est pas vraiment appréciée, et dans sa tribu, plutôt tabou, ou non évoquée.
La plupart de son temps est occupé au dessin, ou à des activités créatives comme la musique. Cependant, ces activités sont assez solitaires, alors il a tendance à ne pas trop sociabiliser avec les autres. Exception faite de sa fratrie, toujours très soudée et avec qui il partage ces instants du quotidien.

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18/01/2015 Sammix 169 Ben Barnes avengedinchains & Ace 20


Sujet: Re: Première rencontre à l'ouest, port de la tribu Calusa. [Adriel & James]
Jeu 3 Nov - 21:29

    Adriel voit bien que le jeune homme est méfiant vis à vis de lui. En même temps, qui ne le serait pas en voyant la dégaine du solitaire ? On ne peut pas dire qu'il soit peu soigner, mais sa barbe naissante, ces cheveux un peu en pagaille et son teint pas très bronzé ne font pas de lui une personne aux allures très accueillante alors qu'il ne veut rien faire de mal, pour le moment. Le jeune homme en face de lui a de la chance d'avoir à faire à un Adriel calme, parce que dans d'autres circonstances, il aurait pu se montrer bien moins aimable, ô oui. Mais là, il n'est pas sur un territoire conquis, il est chez d'autres, alors bien qu'il soit proche de la mer, il ne va pas trop faire de vagues. Chez les calusas, il n'a jamais rien fait de mal, jamais, il a toujours entretenu des relations assez paisibles avec ceux qui étaient là, mais il sait se faire discret et jusqu'à présent, il n'avait pas encore eu l'occasion de rencontrer le jeune homme. C'était donc une première rencontre et pour le moment, on ne pouvait pas dire que c'était formidable malheureusement, et pour une fois, ce n'était pas le solitaire le plus méfiant, mais bien le calusa, pour une raison qu'il ignorait. Avait-il peur des inconnus ? Il répondit cependant à Adriel, il s'appelait donc James, un prénom qui semblait être assez commun pour l'ancien athna mais qui convenait parfaitement à la bouille du terrien. En règle général, il vient, prends ce qu'il lui faut en payant bien entendu, et il repart l'air de rien, comme s'il n'était jamais venu mais ce calusa là, ce James semble être différent des autres. Il ne semble pas avoir entendu parler de l'homme qui se tient devant lui pour poser ce genre de questions. Adriel n'aime pas y répondre en temps normal, cela l'agace profondément de devoir rendre ce genre de compte là, mais bizarrement, il ne s'offusque pas cet interrogatoire. Il lui réponds donc simplement.

    " Je suis un solitaire, mais mon campement n'est pas très loin d'ici. Je suis ici pour avoir un peu de poisson s'il t'en reste évidemment. "

    Le sourire de James le rassure un peu. Le jeune homme ne semble pas belliqueux pour un sous, mais juste très méfiant. Adriel espère que sa réponse lui convient et qu'il pourra avoir ce qu'il désire, mais son petit doigt lui dit qu'on va lui demandé pourquoi il est solitaire. C'est souvent la question qui vient après quand il a révélé cela de sa personne. Pourquoi est ce qu'il est solitaire ? Il ne révèle jamais la toute vérité, il dit simplement qu'il a agit d'une façon qui ne convenait pas, et qu'il s'est isolé. Et cela fait maintenant plusieurs années même s'il reste dans le coin.

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06/10/2016 Mr Hyde 76 Sam Way Cosmic light Pêcheur 40


Sujet: Re: Première rencontre à l'ouest, port de la tribu Calusa. [Adriel & James]
Dim 6 Nov - 21:50

La brève présentation de l’homme ne semble pas calmer la méfiance chez James. Ou du moins à peine, ce dernier comprenant qu’il est solitaire et donc sans clan. C’est une situation assez gênante pour un terrien de se retrouver sans son clan, et ceci peut arriver pour plusieurs raisons. Le jeune Calusa à vue ce type de chose arriver plus d’une fois, un bannissement à cause d’une règle non respectée. A ses yeux, l’exclusion est presque plus violente que la mort, car non seulement tu te retrouves arracher à ta famille, mais également à ton clan et à ta culture.

Vouer un terrien à l’errance est encore plus dangereux d’ailleurs, car sans amis, et sans aide, il est parfois difficile de survivre dans ce climat et cette région. Pour les Calusas encore, cette hypothèse est peu probable, le climat étant relativement clément, et la pêche encore possible, même en solitaire. Cependant, Adriel l’homme en face de lui, semble plutôt venir d’une région plus au centre, voir même montagneuse, impliquant du commerce ou la chasse pour survivre. D’autant plus que l’hiver arrive, avec lui la neige et le froid, des facteurs douloureux quand on est isolé de tout, surtout du confort des camps.

« Depuis combien de temps ? » qu’il demande un peu de manière curieuse. Si ce n’est que depuis quelques semaines, James pourrait se demander si l’homme ne mourrait pas dans l’hiver. En revanche, si c’est depuis plusieurs années, il pourrait même être impressionné de sa résistance. Après tout, dehors la forêt abrite des animaux dangereux, mutés par la radioactivité, en plus de plusieurs épisodes climatiques dangereux comme des pluies acides. Survivre seul dehors dans de pareilles conditions demande certainement une capacité d’adaptation énorme.

Pour répondre à sa question, il lève son sac plein de poisson avec un sourire amusé. « Oui il m’en reste beaucoup. » Le commerce n’a pas été très aisé ces derniers temps, mais il espère qu’avec le froid qui arrive, les terriens des autres clans vont préférer se ravitailler chez les Calusas plutôt que de chasser de maigres pièces. Il reste aussi le skaikru, qu’il n’aime pas plus que ça, mais avec qui il serait ouvert au commerce.

« Tu en veux combien ? Tu restes longtemps dans le coin ? »
Peut-être même qu’il voudrait loger chez les Calusas, si ces derniers l’accepte, ce qui n’est pas chose aisée avec les étrangers et encore moins avec les solitaires.


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18/01/2015 Sammix 169 Ben Barnes avengedinchains & Ace 20


Sujet: Re: Première rencontre à l'ouest, port de la tribu Calusa. [Adriel & James]
Jeu 10 Nov - 18:39

    Le calusa ne le connait pas, il n'a pas entendu non plus parler de l'histoire d'Adriel, c'est peut être mieux ainsi, n'est ce pas ? Peut être que si c'était le cas, il ne voudrait pas le servir d'une quelconque façon. Il ne saurait dire, mais il a bien compris que la méfiance du jeune homme n'allait pas s’aplanir en un seul instant. Il va faire un effort pour être plus bavard sans doute, parce qu'en général, ce n'est pas vraiment le cas, vu qu'il n'a de comptes à rendre à personne ou presque, si ce n'est à lui-même. Alors il ne parle pas beaucoup, pas à haute voix, juste dans sa tête même s'il a des contacts avec d'autres, la période qui arrive va limiter cela, il le sait bien, alors avant que l'hiver ne soit trop présent, il se fait plaisir en allant voir James pour lui prendre un peu de poisson, denrée qu'il ne mange que très peu en hiver. Il faut dire que les pêcheurs, d'après ce qu'il sait sortent moins en hiver parce que l'eau est trop froide et que le poisson se fait de plus en plus rare. Mais après cela, il n'a jamais pêché avec les Calusas durant cette période, donc il n'en sait pas plus. Lui en tout cas, s'il croise une rivière en hiver, elle est souvent gelée, mais cela ne l'empêche pas de tenter de pêcher un peu s'il en a la patience, s'il juge qu'il en a le temps. Le calusa lui pose alors une dernière question, celle sans doute qui fera qu'il aura peur ou pas d'Adriel, qu'il lui fera confiance ou pas vraiment. Il en a bien conscience alors il va lui dire la durer de son errance à travers les bois alentours.

    " Cela va faire bientôt plus de six années James. Je ne suis plus un novice, j'ai déjà affronter de nombreux hivers, je sais comment faire pour ne pas succomber à son amour et simplement disparaître dans l'anonymat le plus complet. "

    La phrase du terrien est volontairement plus longue que les précédentes. Il sait que si jamais l'hiver avait raison de lui, personne ne viendrait le chercher, alors il a réussi à se forger un mental d'acier avec de nombreuses combines pour ne pas mourir de froid. Bien souvent, il se terre dans une des ruines de l'ancien village au nord de la tribu Pikuni. C'est sa cachette la plus efficace pour lutter contre le froid, celle qu'il a aménagé comme une véritable demeure lui appartenant. Il n'a pas signé le moindre bout de papier, ni fait d'accord tacite ou verbal avec qui que ce soit, mais cette petite maison est à lui, il le considère comme tel. Puis James, le regard amusé soulève son sac plein de poissons, preuve s'il en est qu'il lui reste encore de quoi vendre du poisson. Il lui demande alors combien il veut de poisson, et s'il reste longtemps dans le coin. Mais s'il y a une chose que James ne connait pas, c'est qu'Adriel ne quitte jamais vraiment le coin, surtout sur la période qui arrive. L'été, il se permet de petites escapades un peu plus loin, parce qu'il sait que la nuit, même si son campement est un campement de fortune, qu'il ne mourra pas de froid. L'hiver si son campement n'est pas assez solidement établi, il pourrait bien finir congelé alors souvent, il reste dans le coin.

    " Si je pouvais en avoir au moins quatre ce serait bien. Sache que je reste souvent dans le coin, à proximité de la tribu, mais que je ne viens pas forcément comme aujourd'hui participer à son commerce tu sais. Je ne sais pas combien de temps tu as l'intention de rester ici, mais peut être que nous pourrions nous griller un poisson tout les deux sur la plage ? "

    L'invitation ne ressemble pas à Adriel, il n'est pas du genre à partager un moment avec quelqu'un d'autres, surtout s'il ne le connait pas le moins du monde, mais quelques choses en James l'attire un peu. Il ne saurait dire quoi, mais il le trouve gentil, un peu méfiant, cela semble normal, mais il a réussi à attirer sa sympathie en quelques mots, quelques regards, ce qui n'est pas chose aisée. Peut être que la réciproque n'est pas vrai, dans ce cas là, le solitaire n'insistera pas, il prendra ces poissons et s'en ira comme il est venu pour se caler à son campement qui n'est pas loin, à environ une petite heure de marche, soit à peu près cinq kilomètres et mangera ces poissons tout seul, comme bien souvent.

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06/10/2016 Mr Hyde 76 Sam Way Cosmic light Pêcheur 40


Sujet: Re: Première rencontre à l'ouest, port de la tribu Calusa. [Adriel & James]
Dim 20 Nov - 17:32

C’est de manière assez surprenante que James apprend qu’Adriel est solitaire depuis déjà six années. Autant dire que c’est un record, non seulement personnel, mais certainement un record national. Il est très rare que les terriens survivent seul dans l’environnement hostile qui les entoure. Principalement en raison du climat, les saisons changeantes et les hivers relativement durs n’aide en rien quelqu’un d’isolé. Sans un bon refuge, et sans quelque chose de bien construit pour se protéger du froid, il est certain que n’importe quel être humain, terrien ou venant du ciel, ne survivrait pas à une nuit. En dépit du froid, il y a également la faim qui peut s’accroître encore plus lorsque la plupart de la faune s’engouffre dans des terriers pour hiberner.

En temps normal, même au sein d’une tribu, l’approche de l’hiver est un évènement assez stressant qui oblige aux membres à récolter et conserver le plus de nourriture possible en prévision de ces mois difficiles. Parfois, certaines tribus sont plus chanceuses que d’autres, et dans ce cas-là, c’est le commerce qui leur permet de se maintenir dans un niveau de confort intéressant. Les Calusas apprécient notamment l’hiver, leur offrant la perspective de pêcher même en hiver et de vendre un peu plus de poisson, du moins de l’échanger facilement. Les côtes, souvent épargner par les grands froids sont des régions appréciées ou l’hiver est plus doux et moins agressif que dans les plaines par exemple.

« Eh bien…ça fait longtemps. Tu dois être doué. » Ou doté d’une grande volonté de survie. James quant à lui, n’est pas certain d’un jour pouvoir être aussi doué dans la nature. C’est un garçon effacé, peu débrouillard en survie, qui préfère observer et se conditionne en silence face aux autres. Plutôt du caractère à suivre qu’à prendre les choses en main autrement dit.

La proposition qu’émet Adriel le fait sourire. Ainsi, il veut manger avec lui ? C’est bien l’une des premières fois qu’on lui propose une chose pareille en réalité. Et c’est la toute première fois qu’un inconnu le fasse. Il est habitué à échanger, faire du commerce sur des relations assez froides, très marchandes. Il n’a pas vraiment l’habitude d’être ami avec un inconnu. Toujours méfiant, il sourit timidement :

« Je veux bien oui. On peut aller plus loin là-bas. » Il lui montre d’un geste de main vague. Après tout, ils sont encore près du port, et cette zone, délabrée et abandonnée n’est pas très belle, et encore moins pratique. Il y a peu de sable, et pas vraiment de place pour se poser confortablement. Lentement, il prend ses affaires et marche en direction de la plage, par un petit chemin sinueux. Plus loin, la plage est grande et accueillante, quelques Calusas encore présents entament d’ailleurs leur retour vers le village à flanc de colline.

Sans se presser, James marche donc jusqu’à un petit spot intéressant, proche du bord de mer. A partir de là, il prend des pierres pour créer un foyer de fortune dans l’optique de faire un feu. Le soleil lui, entame son déclin de manière plus sûre, et l’obscurité du crépuscule est déjà bien présente. Sans un feu rapide, il est sûr que les deux terriens ne pourront plus vraiment se voir.

« Tu prends du bois pour le feu ? » qu’il suggère, s’occupant d’agencer les pierres du mieux qu’il peut. Il est certain pourtant, qu’Adriel est plus doué que lui pour le feu. Ce qui finalement, crée un avantage certain.

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18/01/2015 Sammix 169 Ben Barnes avengedinchains & Ace 20


Sujet: Re: Première rencontre à l'ouest, port de la tribu Calusa. [Adriel & James]
Jeu 1 Déc - 15:50

    L'hiver n'est pas une saison qu'il aime, parce que se nourrir est difficile, parce que lutter contre le froid est dur, mais il sait comment faire pour ne pas mourir. Il faut dire qu'il possède quelques cachettes bien isolées pour que personne ne vienne le déranger mais aussi à l'abri du froid. Mais pour Adriel, le plus difficile reste la nourriture à trouver, parfois, il ne mange pas vraiment pendant un jour ou deux, mais s'il sait s'habituer à la faim, il fait des réserves pendant l'été, du moins pour ce qui peut se conserver un peu. Mais la fin de l'hiver est la période la plus difficile, quand les réserves sont très basses et qu'il n'y a pas moyen de les faire remonter. Cette période était sur le point de montrer le bout de son nez mais pour le moment, il préférait discuter un peu avec James, parce que contrairement à ces habitudes, cela lui était agréable. Un changement inavouable pour son fort intérieur était en train de se produire. Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? Il ne saurait dire, mais pour la première fois depuis très longtemps, le solitaire semblait vouloir se donner une chance d'apprécier quelqu'un qu'il ne connaissait pas encore vraiment. Si au départ, il se faisait aider par certains membres de sa tribu, les contacts étaient devenus rares, jusqu'à disparaître pratiquement entièrement. Bien entendu, il y a certaines personnes qui connaissent encore son existence, mais il recherche plus d'aide de la part des autres tribus, notamment les pikunis, et plus rarement les calusas comme aujourd'hui pour un peu de poisson, rien d'extraordinaire cependant. En tout cas, James semble impressionné par Adriel, de part sa capacité à avoir survécu aussi longtemps, seul. Ce n'est que sa force de caractère qui a permis au solitaire de survivre cependant, et aussi à un peu de chance, au départ. A présent, cela n'a rien à voir avec la chance néanmoins, puisqu'il sait vraiment se débrouiller seul. Bien entendu, il n'est pas un surhomme, et il ne sait pas tout faire. C'est un chasseur hors pair, c'est la seule chose où il excelle vraiment. Dans les autres catégories, il se débrouille, mais n'est en rien un expert cependant. Adriel sourit à la phrase de James, ce qui est rare, mais significatif qu'il est dans un bon jour. Est ce que c'est la présence du calusa qui lui donne le sourire, ou juste un concours de circonstances ? Difficile à dire, tellement le caractère de l'ancien athna est versatile d'un jour à l'autre. Lunatique est un mot encore trop faible pour le décrire mais aujourd'hui ne semble pas être inscris dans la longue lignée des mauvais jours.

    " Je ne sais pas si je suis si doué que ça, mais une chose est sûre, je n'ai pas envie de mourir, pas sans avoir lutter énergiquement pour ma survie. "

    Est ce que c'était la réaction que le pécheur devant lui voulait avoir de la part du solitaire ? Ce n'est pas certains non, mais ce n'est pas très grave à vrai dire, n'est ce pas ? Adriel lui fait alors une proposition qu'il n'aurait en général jamais fait, mais aujourd'hui ne semblait pas être inscris dans la continuité, mais plutôt comme une sorte de nouvelle ère sans raisons apparentes, ce qui fit sourire à nouveau le solitaire. James semblait être cependant heureux de la proposition, disant qu'ils pourraient allé un peu plus loin pour manger ensemble. Ils prennent donc la direction de la plage alors que le soleil commence à décliner. Le calusa prépare le foyer, avec des pierres pour le feu, demandant à Adriel donc d'aller chercher un peu de bois pour alimenter le feu qui leur servira à manger, mais aussi bientôt à s'éclairer, car le jour va bientôt disparaître.

    " Bien sur, je sais où en trouver suffisamment. "

    Par rapport à ces habitudes, il laisse pour ainsi dire James prendre les devants alors qu'il aurait pu s'occuper seul du feu, puisque c'est l'habitude qu'il a depuis des années maintenant. Après quelques instants, Adriel revient avec une première fournée de bois, de petites branches pour que le feu prenne plus facilement. Il les dépose juste là, avant de repartir chercher des bûches plus imposantes pour la suite de la soirée. Ainsi, après un petit quart d'heure environ, il a apporté suffisamment de bois pour la soirée. Il décide donc de s'asseoir sur une des grosses bûches qu'il a apporté avant de potentiellement la mettre dans le feu.

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06/10/2016 Mr Hyde 76 Sam Way Cosmic light Pêcheur 40


Sujet: Re: Première rencontre à l'ouest, port de la tribu Calusa. [Adriel & James]
Sam 10 Déc - 21:22

L’aménagement du feu se fait dans une organisation très simple et presque naturelle. Les deux hommes semblent s’entendre assez bien, outre le fait qu’ils viennent de se rencontrer. James n’est pas le type de personne à beaucoup discuter, et il passe la plupart de ses journées seul dehors à pêcher, dessiner ou rêver. Avoir quelqu’un près de soi, ne serait-ce que pour la soirée, reste une chose très agréable.

Une fois les pierres misent en cercle sur le sable, et le bois ramené, il faut l’allumer, ce qui n’est pas une chose très aisée sans source de chaleur particulière sur soi. Lorsqu’un autre feu est allumer plus loin, dans le campement par exemple, il suffit de récupérer quelques braises et le feu se relance ailleurs, de manière très rapide. Or, dans cette situation il faut tout commencer à zéro. Lentement, James installe des petits bouts de bois d’abord, et de l’herbe sèche, pour que le feu prenne rapidement. Une fois chose faite, il s’occupe de frotter sur un bout de bois pour l’allumer. Lorsque la fumée apparaîtra il pourra faire des mouvements de mains, ou laisser le vent marin entretenir en oxygène le foyer, qui se consumera bientôt très vite.

Après plusieurs minutes énergiques et éprouvantes, le jeune calusa parvient à créer des braises et lance enfin le feu, qui diffuse au tout début une fumée assez forte et noire dans les environs. Au loin, dans le village à flanc de colline, les deux hommes peuvent même apercevoir le camp s’illuminer également, les foyers, les torches plantées dans le sol, ou celles mouvantes entre les mains des personnes pour se déplacer.

« J’ai réussi ! » qu’il dit enfin, souriant, tandis qu’il essuie ses mains sur son bas, encore un peu humide de sa session de pêche. Lentement, il s’assoit sur le sable, le jugeant bien plus confortable que les buches de bois. Il observe enfin durant une bonne minute son œuvre, les flammes se dessinant sur l’horizon, où au loin, le soleil est presque décliné en entier.

« Est-ce que tu as de la famille ? Des amis chez les calusas ? » Le ton est de la conversation, avec une pointe de curiosité peut être. Il aimerait savoir qui se cache derrière cet homme silencieux, qui semble très calme et qui lui propose des choses assez insensées. Après tout, dîner avec un inconnu est une chose surprenante, qu’il ne ferait pas tous les jours !

« J’ai pas vraiment l’habitude de parler à des inconnus… ni même de manger avec eux. Tu rencontres beaucoup d’étrangers toi ? »

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18/01/2015 Sammix 169 Ben Barnes avengedinchains & Ace 20


Sujet: Re: Première rencontre à l'ouest, port de la tribu Calusa. [Adriel & James]
Ven 23 Déc - 3:31

    Adriel & James ne se connaissent pas depuis très longtemps, quelques minutes à vrai dire, et pourtant, on dirait qu'ils s'entendent déjà très bien, du moins, naturellement puisque le premier est parti à la recherche des premières bûches pour le feu. James s'occupe du reste pour que tout soit près assez rapidement à vrai dire. C'est presque bizarre, parce qu'ils ont l'habitude d'être seul et donc de se débrouiller par eux-même pour faire telle ou telle chose, surtout Adriel, puisque sans doute James a de la famille du côté des calusas, il ne semble pas être un solitaire, enfin Adriel n'en sait rien, mais c'est ce qu'il pense en vérité. Il sait comment allumer un feu, mais il a fait l'effort d'aller chercher ce qui l'alimentera avec les branches et les bûches qu'il a récolté non loin de là durant plusieurs minutes. James ne s'en sort pas trop mal pour le moment, ce qui surprends presque le solitaire, mais c'est une bonne surprise. Il n'aurait pas pensé qu'il y arrive si bien et surtout si facilement et rapidement. Il a un bon potentiel de survie car il a su créer un foyer plus que convenable pour le feu afin que celui-ci soit bien à l'abri. Evidemment, il faudrait faire en sorte de le protéger au dessus aussi, si jamais ils venaient à vouloir rester ici un peu plus longtemps que ce début de soirée mais ce ne sera pas nécessaire. Le petit cri de victoire fait presque naturellement sourire Adriel alors que ce n'est pas forcément son genre. Habituellement, il lui jetterai à la figure tout cela, parce que pour lui c'est simple, facile, pas besoin de crier cette victoire qui n'en est pas vraiment une. Mais là, il ne dit rien, il se contente de sourire, un peu, pas trop. Contrairement à l'ancien athna, le caluse préfère s'asseoir directement dans le sable, sans doute parce que c'est son élément, ou presque. Il aime la mer, il aime le sable, cela semble logique. La chaleur émane ainsi doucement mais surement du feu qui se trouve juste à leur côté et cela à pour effet de délier la langue du jeune homme qui se met à poser des questions un peu plus personnelles à Adriel. En règle générale, il ne parle pas beaucoup de lui, simplement parce que son passé n'est pas très reluisant, parce qu'il a mal agit et qu'aujourd'hui encore, il en subit les conséquences. Un jour peut être osera-t-il revenir auprès des siens, mais pouvait-il les considérer comme tel ? Il n'en savait strictement rien du tout, parce que cela faisait trop longtemps qu'il avait fait le choix de les abandonner. Il se savait violent, colérique pour un rien, habituellement, c'était ce qu'il était, mais la présence de James semblait agir comme un calment sur lui, aussi étrange que cela puisse paraître. Mais peut être qu'Adriel était seulement dans un bon jour, n'est ce pas ? Qu'allait-il lui répondre ? Avait-il de la famille ? Il en avait, mais pouvait-il se dire qu'elle était toujours sa famille ? Des amis ? Chez les calusas ? En avait-il véritablement ? Non, Adriel n'est pas du genre à avoir des amis même s'il connait beaucoup de monde.

    " J'ai de la famille du côté des athnas, mais cela fait plusieurs années que je ne les ai pas revus. Je ne sais pas si je peux considérer ces personnes comme mes amis, mais je connais du monde chez les calusas oui, et tu viens d'être ajouté à la liste James, soit en honoré. "

    Adriel n'avait pas pour habitude d'ajouter des connaissances à sa liste. Il vient voir les mêmes personnes, mais aujourd'hui, il était venu voir James. Pourquoi ? Il ne saurait dire, peut être que de loin, sa tête lui avait plu, même si en réalité, c'est bien plus compliqué que ça, bien plus, beaucoup plus, parce que rien n'est jamais simple avec le solitaire. Puis James lui dit qu'il agit aujourd'hui différemment qu'à l'accoutumée. Est ce que cela est un signe ? Pourquoi est ce que les deux agissent différemment de ce qu'ils font d'ordinaire ? Adriel n'a pas d'explications, James ne semble pas en avoir d'avantage.

    " Il m'arrive souvent d'en rencontrer oui. Cela dépends des circonstances, parfois, ils me sont un peu hostiles, parfois, tout est plus simple, comme avec toi, James. "

    Il sourit. Adriel n'a sans doute jamais autant souris depuis un petit moment. La dernière fois, c'était quand il a revu Alex. Mais il ne l'a pas revue depuis longtemps, sans doute est-elle toujours du côté des débarqués du ciel premiers du nom. Après tout, son sort t'importe peu.

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06/10/2016 Mr Hyde 76 Sam Way Cosmic light Pêcheur 40


Sujet: Re: Première rencontre à l'ouest, port de la tribu Calusa. [Adriel & James]
Dim 25 Déc - 1:07

JOYEUX NOEL !!! ♥

Bien qu’il ne soit pas le plus doué du monde sur terre, James a en revanche beaucoup de compétence de survie en pleine mer. Depuis petit, son monde tout entier tourne autour de cette immensité marine, et  il a très vite appris les clés de la navigation et de la météo afin de pouvoir l’exploiter correctement. C’est un marin du cœur et dans l’âme, qui passe la plupart de son temps soit dans l’eau à pêcher, soit sur elle. Bien que ce soit aussi une façon de gagner sa vie, se retrouver seul en pleine mer a quelque chose de très libérateur et de calmant. C’est le seul endroit au monde où il se sent en confiance, et dans lequel il a l’impression d’être en parfait accord.

Bien sûr, dire cela est un peu faux, car il gardera toujours en tête le fait qu’il ne pourra jamais maîtrisé la mer. C’est quelque chose qui le dépasse, comme n’importe quel homme, et qui peut reprendre ses droits très facilement et de manière surprenante. Néanmoins, il aime partager sa vie avec cette force naturelle, et il se sent comme s’il était vraiment chez lui au bord de l’eau.
C’est une relation que peu de gens connaissent ou comprennent réellement, car pour eux, de l’eau cela ne peut être que de l’eau. De plus, c’est un élément assez surprenant, et qui ne révèle pas tous ses secrets dès le début. Mais c’est un peu un sentiment que le jeune calusa peut comprendre, car lui ne comprend pas comment d’autres ont une passion pour le combat par exemple.

Dans d’autres circonstances, James aurait donc pu montrer ses compétences marines à l’inconnu. Lui montrer combien la mer et lui c’est une histoire d’amour qui fonctionne depuis son enfance. Mais, préparer l’âtre est tout de même quelque chose qu’il sait faire, et compte tenu du fait que les flammes se déchaînent, il semblerait qu’il sache le faire correctement.

Son faible cri de victoire semble puéril, mais James a toujours été ce type de personne toujours très positif quand elles parviennent à accomplir quelque chose. Bien souvent il lui arrive de se féliciter lorsqu’il parvient à pécher un poisson difficile, ou simplement à dessiner quelque chose. C’est un garçon simple, qui se félicite des choses simples et qui aime vivre les journées au maximum. Son sourire est légèrement communicatif, tandis qu’il fixe la mer au loin.
Etre avec cet inconnu semble terriblement simple et naturel, comme si les deux hommes pouvaient se faire confiance réellement, sans passer par l’étape des présentations un peu difficiles. Et ce sentiment est assez plaisant, d’autant plus que le jeune pêcheur n’a pas l’habitude d’être sociable ni de passer du temps avec qui que ce soit, sauf une poignée de personnes, sa famille incluse.

« J’en suis heureux alors. » qu’il affirme après avoir compris qu’il fait désormais partie des amis d’Adriel. Une amitié qui s’établie un peu prématurément, mais qui pourtant semble aussi naturelle que le fait de respirer pour un nourrisson. Son sourire se dessine tandis qu’il fixe l’homme dans les yeux, son regard signifiant bien plus que la joie, mais de la gratitude. Avoir un ami, c’est avant tout un cadeau très précieux, et, James n’a pas eu ce cadeau très souvent.

« J’espère qu’on pourra se revoir. » qu’il annonce, même si finalement, cela ne fait même pas une heure qu’ils se sont rencontrer. Bien que surprenante cette rencontre semble éprouvée d’une certaine façon les deux hommes, bouleversant leurs habitudes et leur zone de confort. Il semblerait qu’aucun d’eux ne soit habitué à échanger des bavardages avec des inconnus, ni même à se montrer si familier. Peut-être que tout cela est un signe, et qu’ils étaient fait pour se rencontrer…

James est le type de personne à croire au destin, aussi fleur bleu que ça puisse paraître. Peut-être que d’une certaine façon, le destin était fait pour qu’il sorte tard de sa pêche et que l’inconnu le rencontre. A cette pensée son sourire réapparaît, tandis qu’il fixe toujours l’océan, un peu rêveur. Il écoute ce que répond Adriel également bien sûr. Ce dernier annonce que tout semble simple avec lui, et sans savoir trop quoi répondre, le sentiment également partagé, il hoche doucement la tête comme pour approuver. Il est trop tôt encore pour dire pourquoi, ni même comment James arrive à se sentir aussi bien avec lui, mais pourtant, il semblerait que ce soit le cas. Et pour le peu que ça dur, il compte en profiter.

« J’ai de la famille moi, mes parents, deux sœurs et un frère. J’ai Molly et Argane, puis Kylian, il a cinq ans. Je crois que je suis très proche d’eux, plus d’Argane d’ailleurs. » Parler de sa famille est simple, tout aussi simple que d’être avec Adriel. Pour lui, c’est un peu comme parler du quotidien, sa famille étant tout ce qu’il a. Il l’aime, et ne se cache pas vraiment de le montrer.

Après cette brève conversation, il se penche pour ouvrir son sac et sortir les poissons et les préparer pour le dîner. Le soleil est désormais couché, et l’heure du repas commence à se faire ressentir dans son propre estomac. « Parle-moi un peu de toi. Je sais pas…tu t’entends bien avec les autres tribus ? Tu as un repas préféré ? »

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18/01/2015 Sammix 169 Ben Barnes avengedinchains & Ace 20


Sujet: Re: Première rencontre à l'ouest, port de la tribu Calusa. [Adriel & James]
Jeu 29 Déc - 17:47

    Adriel savait survivre en pleine forêt ou montagne, mais il serait bien incapable de survivre longtemps en pleine mer, notamment, à cause de sa peur de l'eau, du fait qu'il ne sache pas nager, et que plusieurs fois, il avait failli se noyer à cause de cela. S'il avait été calusa d'origine, cela aurait pu être paradoxal, mais heureusement pour lui, il était originaire de la tribu de la montagne, alors cela se voyait moins. Mais c'est véridique, si cela ne le dérange pas de pêcher dans une rivière ou un petit ruisseau à l'intérieur des terres, dès qu'il s'approche trop près de l'océan ou de la mer, il ne se sent pas bien. Là, il est sur la plage, alors ça va, mais si James lui proposait d'aller faire un brin de trempette, il serait dans l'obligation de refuser, purement et simplement. Mais le natif de la tribu de la mer ne l'avait pas fait, tant mieux pour lui. James est un pécheur, et si c'est dans les attributions d'Adriel, bien que ce ne soit pas du tout sa spécialité, il était un chasseur, autrement dit, leur nature était quand même bien différente, qu'ils le veuillent ou non. Pour le moment, ils semblaient se faire l'un à l'autre, mieux, Adriel avait fait un pas vers lui en proposant ce repas en bord de plage, chose qu'il ne fait jamais, ou alors très rarement. Il ne savait pas encore ce qui l'avait vraiment motivé, mais la simplicité de James était appréciée, plus sans doute qu'il ne l'aurait pensé de prime abord. Le plus surprenant dans cette histoire était que les deux hommes semblaient aller un peu contre leur nature assez solitaire en règle générale. Mais peut être que c'était pour mieux repartir chacun de son côté par la suite, à moins que ce ne soit pour au contraire mieux se rapprocher. Pour le moment, ils étaient en round d'observation pour ainsi dire même si James avait marqué des points bien plus rapidement que d'autres dans l'esprit et le coeur du terrien solitaire. Est ce que James était ce qui manquait à l'équilibre d'Adriel ? C'était bien une possibilité, possibilité qu'il ne voulait pas encore s'admettre pour le moment, parce qu'il a l'habitude de ne dépendre d'absolument personne, de se débrouiller par lui-même pour tous. Parfois, il fait appel à d'autres, comme pour ces vêtements notamment, il fait appel à Basile qu'il va voir en général au printemps, et parfois en automne pour voir ce qu'il peut lui donner en matière de nouveaux vêtements. Adriel fait le voyage quand les jours sont assez longs et chaud en général, c'est pour cela qu'il ne fera pas le voyage en hiver par exemple. En tout cas, s'il y a bien une chose qui s'est fait, c'est ce début d'amitié qui ne demande qu'à être approfondie. Immédiatement ou presque James espère qu'ils se reverront, mais ça ne fait aucun doute, sinon, Adriel n'aurait même pas pris le temps de lui proposer de manger un morceau, il se serait contenter de prendre les poissons, et rien de plus ou presque. Peut être que ce changement de situation est dû à un alignement anormal des planètes ? Adriel sourit à cette petite réflexion interne.

    " Je ne doute pas que nous aurons l'occasion de nous revoir. "

    Et le petit sourire qui est sur ces lèvres appuie ces paroles simples mais claires à propos de ce qu'il a pu dire. Oui, ils se reverront après ce repas. Quand ? Comment ? Où ? Là est une question bien plus pertinente, mais il sait intérieurement qu'il reviendra probablement dans le coin, juste pour l'observer, peut être même pour l'aborder et partager un repas avec lui, peut être même plus que cela. Mais le solitaire n'est plus coutumier de ce genre de sentiments, alors il a encore du mal à admettre qu'il s'est déjà fait un ami, et peut être plus encore. Il ne s'est pas énervé immédiatement contre lui, il ne s'est même pas énervé contre lui, ce qui est presque un exploit à vrai dire mais c'est bien le cas. Puis James se met à parler de sa famille à son tour. Visiblement, il a pas mal de famille, et il en est très proche, tout le contraire d'Adriel qui s'est éloigné de sa famille depuis plusieurs années, sans aucun regret pour le moment. Il a mal agit, alors il a préféré la fuite, et même s'il pensait que ce serait plus simple ainsi, ça ne l'a pas été tout le temps, surtout au début, mais il ose penser que sa famille puisse le comprendre, qu'il a agit dans leur intérêt à tous. Pourtant, il s'imagine à revenir du côté des athnas, pour s'y installer à nouveau, comme si le temps avait posé une prescription sur son crime, chose qui n'est évidemment pas possible. Il y a encore beaucoup trop de monde qui pourrait lui arracher la tête, tout simplement, sans qu'on ne lui demande son reste. Oeil pour oeil, dent pour dent, voilà ce qui se fait en général. Le soleil déclinant de façon presque totale, James sort quelques poissons qu'il va faire cuire sur les flammes qu'il a su brillamment faire naître dans l'âtre qu'il avait fait pour qu'ils puissent manger un peu. Puis, il pose des questions assez personnelles à Adriel, rien d'anormal quand on essaye de faire connaissance. Mais pour ce dernier, c'est difficile de parler de choses dont il ne parle pas ou alors rarement en règle générale.

    " Je m'entends bien avec les calusas et les pikunis en règle générale, un peu moins avec les athnas, mais ça dépends quels membres. Quand aux tribus plus lointaines, je fais très peu avec elles, bien que je sois présent au moins une fois l'an du côté des naoris. "

    C'est vrai, chez les athnas c'était potentiellement explosif, mais cela ne l'empêchait pas de garder de bons contacts avec certains qu'il voyait en dehors du village évidemment. Adriel avait eu l'intelligence de partir immédiatement après son crime, ainsi, personne n'avait vraiment lancé de procédures après lui, parce que personne n'était sûr à 100% qu'il l'avait fait même si lui le savait. Il n'avait pas parler de son plat favori, parce que bien souvent, il n'a guère le choix de ce qu'il mange, il fait avec ce qu'il a sous la main. Le poisson reste un met qu'il mange finalement rarement, en tout cas moins souvent que de la viande ou certaines plantes qu'il trouve en quantité plus abondante.

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06/10/2016 Mr Hyde 76 Sam Way Cosmic light Pêcheur 40


Sujet: Re: Première rencontre à l'ouest, port de la tribu Calusa. [Adriel & James]
Ven 6 Jan - 23:51

Se confier aussi ouvertement à un étranger n’est absolument une habitude du jeune pêcheur. Autant dire que le nombre de ses amis, voir même de ses connaissances se résume aux doigts de ses deux mains, et que les confidences qu’il peut faire sont très rares. Il n’est bien sûr par le genre de type à tout intériorisé, disons qu’il l’exprime à sa manière. Cela semble peut être cliché de dire que les artistes sont solitaires et dans leur monde, mais pourtant, de manière générale, n’importe quel individu possède son propre jardin secret. James n’échappe pas à la règle, et sa façon de communiquer la plus simple reste le dessin, la sculpture, ce petit don de soi qui lui permet de mettre son âme dans un matériel le temps d’une heure, ou d’une journée.
Parfois, il lui arrive de dessiner à en perdre le temps, juste parce que ce petit détail le gêne et que le dessin n’est absolument pas comme dans son esprit. Ces situations sont souvent très frustrantes, mêlées à ce petit quelque chose d’extraordinaire qui brille dans les yeux de n’importe quel passionné pour son art, ou pour ce qu’il adore faire dans la vie. Ce petit plus qui fait que l’être humain en perd même la propre notion de lui-même pour se dévoué à ce qu’il est en train de faire, oubliant autour de lui que le monde continue à s’émouvoir et vivre sans lui.

Son art est pour lui la seule façon de dessiner les gens qu’il rencontre, ou les situations qu’il perçoit sous la forme la plus efficace. Dire combien l’océan était splendide ce soir-là en compagnie d’Adriel, avec ce couché de soleil n’est pas si évident avec des mots. Comment décrire l’horizon ? Ce n’est qu’une ligne, mais ces quelques mots seulement semblent perdre de leur saveur face à une esquisse, le sourire d’Adriel qui pourrait être dessiné sur cette feuille blanche. Comment raconter un sourire ? Ou les promesses muettes d’une prochaine fois qui brillent de manière presque certaines dans leurs yeux ? C’est comme ça qu’il fonctionne, et s’il était assez à l’aise, il aurait pu prendre un carnet chez lui, et redescendre vers la plage pour le dessiner, au coin du feu. Le travail aurait été difficile, la luminosité si basse qu’il ne voit qu’une partie du paysage, quelques branches derrière lui comme une menace tandis que le feu illumine son visage.
A la place, et se faisant violence il mémorise l’instant dans sa mémoire, et se promet de le redessiner en rentrant, comme il le fait souvent. Sa chambre est un méandre de dessins et de croquis, qui raconte sa vie, ses sentiments. Un recueil ouvert qu’il pourrait montrer un jour, avec assez de confiance.

« Tu bouges beaucoup hein ? Racontes moi tes voyages…tu aimes voir d’autres endroits ? Tu as déjà vue le désert ? » Cette façon de vivre fascine l’artiste, qui n’a pas besoin de s’aventurer bien loin pour trouver inspiration. Lui, le désert il n’a fait que l’imaginer, tout comme les vieilles ruines de l’Ancien Monde. Parfois il rencontre quelques coins un peu éloignés des calusas, mais sa zone de confort reste la même : sa maison, la plage, l’océan. Peut être finalement qu’il voyage vraiment, l’océan est immense.

Ses pensées sont un peu bousculées, et il tente de se concentrer sur le poisson qui cuit, sortant de l’eau pour boire, proposant la gourde à Adriel. « Je reviens. » qu’il murmure avant de se lever et de lancer : « surveille le poisson ! ». Sans vraiment expliquer son geste, il se lève e cours vers sa maison sur la colline. Il ne lui faut pas longtemps avant de récupérer ce qu’il veut, des récipients pour manger, deux cuillères, une gourde avec une sorte de liquide sucré, des fruits et son carnet à dessin. Après avoir fourré le tout dans une sorte de besace, le brun redescend tout aussi vite et pose son sac sur le sol pour sortir les récipients. Comment comptaient-ils manger un poisson sans rien ? Des feuilles d’arbres ? Cela aurait pu être possible, mais la nuit est tombée bien trop vite, et il semblerait qu’aucun des deux ne se soit réellement posé la question. Et, secrètement, il voulait vraiment récupérer son carnet de dessin. Du moins, un ensemble de feuilles attachés grossièrement par de la ficelle sur la tranche. Il sert le poisson non sans-mal, pas très doué, ou peut-être pas concentré et lui tend le récipient.

« Je me suis dit qu’on aurait peut-être besoin de quelque chose pour manger. Tiens goûte ça. » Il lui tend la gourde contenant le liquide sucré, qui n’est rien de plus qu’une sorte de mélange de mûres pressées, qu’il a trouvé dans les bois. Une sorte de jus, un peu amère, mais pas mauvais.

« Je peux te dessiner ? » Une demande un peu abrupte. Il se peut que l’inconnu ne veuille pas après tout, mais ça lui ferait plaisir de conserver une trace de lui quelque part.

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18/01/2015 Sammix 169 Ben Barnes avengedinchains & Ace 20


Sujet: Re: Première rencontre à l'ouest, port de la tribu Calusa. [Adriel & James]
Jeu 9 Fév - 23:24

    Adriel allait clairement à contre courant de ces habitudes, mais après tout, pourquoi ne pas les changer ? C'était ce qu'il était en train de se dire intérieurement, peut être qu'il pourrait changer ces habitudes pour lui, pour James ? Il n'osait pas se l'avouer, mais inconsciemment, il était en train d'y penser. Le courant passait bien avec le jeune homme, et c'était assez rare pour le signaler, en général, Adriel est plutôt du genre très mystérieux et tout, pas très sociable donc, il n'y avait qu'à voir sa rencontre avec Saoirse notamment, ou avec d'autres terriens. Mais avec James tous se passe bien plus en douceur, comme si tout cela était normal alors que cela ne l'est clairement pas, mais ce monde est fou et personne ne sait ce qui est véritablement normal ou pas. Surtout que si Adriel est amical, James semble être aussi très ouvert au brun, ce qui semble peu habituel chez lui qui semble être assez réservé. Le solitaire l'a constaté mais ce soir, les deux ne semblent pas vouloir se quitter pour une raison qui semble échapper à leur conscience, parce que tout cela se fait à une autre échelle sans doute, bien moins consciente mais qui les fait quand même agir dans un sens qui est opposé à ce qu'ils font habituellement et qui va l'un vers l'autre. En tout cas James l'observe, comme s'il gravait ce moment là dans sa mémoire, ou quelques choses comme ça, puis il ouvre la bouche pour demander quelques petites choses à Adriel, en mode normal en somme. En général, le solitaire n'aime pas ce genre de questions mais ce soir, elles ne le dérangent pas aussi étrange que cela puisse paraître. Oui, il était donc du genre à beaucoup bougé pour des raisons bien particulières, il n'est pas vraiment en sécurité dans les places où il réside, sauf peut être à proximité de l'ancien village. Cette ruine qu'il a restauré en partie est en dur, ce n'est pas une petite toile de tente, ou une cabane en haut d'un arbre, donc c'est mieux mais ça ne sera pas toujours optimal. L'été, il voyage plus. Des températures plus clémentes lui permettent de mieux voyager, de voyager plus légèrement, il n'a limite pas besoin de se couvrir la nuit ce qui n'est pas le cas de la nuit en hiver où il doit être bien couvert pour ne pas mourir de froid dans son sommeil.

    " Je bouge pas mal, surtout l'été, je peux voyager plus léger. Et oui, j'ai déjà vu le désert, c'est comme une grande plage, sauf qu'il n'y a pas de l'eau à perte de vue d'un côté, juste beaucoup de sable. "

    Puis soudain James semble être pris d'une envie soudaine, et il dit qu'il revient laissant le soin à Adriel de surveiller le poisson en train de cuir. Il ne comprends pas ce qu'il lui prends mais le jeune homme s'en va en direction de quelques parts, sans doute va-t-il revenir prochainement, il ne laisserait pas en plan le brun de cette manière n'est ce pas ? Non, c'est ce qu'il se dit même s'il a un doute subitement. Mais au bout de quelques minutes, il revient avec des choses dans les mains. Adriel sourit, il a apporté des assiettes pour manger plus confortablement ainsi que de quoi boire et une sorte de carnet dont il ignore le but. Mais finalement, il comprends à quoi cela va lui servir, James est un artiste et il veut le dessiner. Étrangement, au lieu d'énerver Adriel, cela l'amuse.

    " Si cela t'amuse pourquoi pas, mais garde le pour toi dans ce cas. "

    Il n'avait pas envie d'être exposé à la vue de tout le monde du côté des calusas, même s'il pensait que James garderait ça pour lui, il préférait prévenir que guérir et puis, on ne sait jamais, cela pourrait lui attirer des ennuis parce que certains athnas ont la rancoeur tenace vis-à-vis d'Adriel, même des années après.

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06/10/2016 Mr Hyde 76 Sam Way Cosmic light Pêcheur 40


Sujet: Re: Première rencontre à l'ouest, port de la tribu Calusa. [Adriel & James]
Dim 19 Fév - 22:00

Il est plutôt rare que James expose son art aux yeux de tous. En réalité, il est plutôt discret, se recueillant en solitaire dans un lieu magnifique. Lui, face à la mer, ou en pleine forêt avec le seul bruit de la nature pour musique. Le temps semble facilement s’égrainer dans ces situations, et son rythme devient plus lent, tandis qu’il observe les secrets du monde pour les esquisser sur ses carnets. Un monde qui lui appartient et des dessins qui sont un peu comme un journal intime ou chacune de ses pensées se traduit par la courbure d’une vague, le sourire d’un visage, le regard de quelqu’un. Montrer son art, ou ce que l’on fait n’est pas une chose facile, car c’est laisser aussi à l’autre l’opportunité de voir nos propres forces et faiblesses.

Pour cette raison, ses dessins sont exposés seulement dans sa chambre, son sanctuaire. Un endroit où seul son petit frère, Kylian peu rentrer, car il y dort aussi. Pour les autres membres de sa famille, c’est toujours plus délicat, bien qu’il ne soit pas non plus capable de vraiment les mettre dehors.

James écoute d’une oreille attentive Adriel, souriant quand il lui explique à quoi ressemble un désert. Sa connaissance du monde est tellement différente de la sienne. Mais après tout, c’est presque comme parler à quelqu’un d’inédit, vous apportant des détails auxquels vous n’aurez jamais pu prêter attention. Autant dire que les deux hommes sont très différents, l’un nomade, l’autre sédentaire. Bien que leur plus gros point commun semble être leur solitude, qu’ils portent en bandoulière partout où ils vont. Une solitude qui semble émaner d’eux et qui est peut-être la raison pour laquelle ils sont déjà si proches. Pas besoin de mot pour se comprendre réellement.
Lentement, tandis que la nourriture cuit toujours sur le feu, il ouvre le carnet, défilant les multiples pages des portraits qu’il a fait. Un jour peut-être il lui montrera les dessins de plus près, et récitera les prénoms des personnes qu’il a esquissées. Comme pour les immortaliser un peu. Mais pour ce soir, il se contente de prendre son crayon, planter ses yeux sur lui un long moment pour le détailler. Après une bonne minute, il commence à esquisser la position du jeune homme, non sans relever les yeux sur sa cible plusieurs fois.

« Je comptais te le donner. » Non que l’idée de le garder ne lui plaise pas. En réalité, il se demande si un jour il le reverra. Garder ce dessin, comme tous les autres c’est aussi un moyen pour lui de se remémorer les visages et les choses vécues. Peut-être que dans des années, il verra le dessin d’Adriel et pourra repenser à combien il s’est sentis à sa place avec lui, sur le bord de cette plage.

« Mais je peux aussi le garder si tu n’en veux pas. » Le jeune calusa est un homme généreux, et quand il apprécie quelqu’un, il a tendance à offrir tout ce qu’il a. Comme pour montrer sa gratitude à la personne.

Progressivement, la page vierge devient un beau visage, des cheveux bruns, et des yeux qui le fixent. L’esquisse est là, et il commence doucement à apposer les détails. La commissure des lèvres qui oscillent dans un sourire, cette mèche de cheveux qui lui tombe sur le front et qu’il aurait aimé dégager d’un geste de main. Toutes ces petites choses qui font que le visage sur le papier ne soit plus qu’une copie, mais qu’elle soit un petit moment ou Adriel se trouvait sur cette plage, le regardant droit dans les yeux avec des certitudes qu’aucun d’eux n’a encore vraiment.
Après ce qui s’apparente à un bon quart d’heure, James pose son carnet ouvert sur les jambes d’Adriel pour lui montrer, s’occupant du repas. Il est grand temps de manger, et il lui sera toujours temps de peaufiner les détails après. Le plus gros est fait, il ne manque plus que le travail d’harmonisation en somme. Tandis qu’il les sert, il rougit en demandant, timide :

« Tu…aimes ? » Peut être que son jugement est important à ses yeux. Plus qu’il ne peut l’admettre à ce stade de leur relation. Néanmoins, il peut au moins poser la question.

« Tiens, mangeons. » qu’il poursuit en lui tendant son plat, et prenant par la suite le sien. Une occasion également de sortir de ce moment ou son intimité et son âme est un peu trop exposer à son goût.
 

Première rencontre à l'ouest, port de la tribu Calusa. [Adriel & James]

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