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˜˜˜˜˜˜♫ Promenons-nous dans les bois pendant que le nounours n'y est pas ♫
maybe life should be about more than just surviving

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16/04/2015 I 9680 Aneurin Barnard Alex Tempêtueuse :) & AVENGEDINCHAINS & Lux Aeterna Cuisinier - Aide soignant 1648
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Sujet: Re: ♫ Promenons-nous dans les bois pendant que le nounours n'y est pas ♫
Sam 25 Fév - 13:36


Antanas & Taël

Une forêt restait un lieu de vie ou se déplaçaient milles pattes invisibles, un endroit qui demeurait mystérieux pour le bouclé qui n'avait connu que des murs d'aciers pendant au moins 25 années de sa vie. Ce dernier quand il posa les pieds sur se sol terrien se trouva submergé par l'impression que donnait la forêt. Au début tous les arbres se ressemblaient, et quand il tentait de s'éloigner il se perdait automatiquement. Alors Taël décida de se contenter du camp et de la route qui menait jusqu'au ruisseau pendant les premières semaines - Mois -, mais le soin qu'il mettait à rester éloigner des autres le poussa un peu plus loin à la recherche d'herbes aromatiques pour la cuisine. Afin d'aider Cecily qui restait la seule personne avec qui il acceptait d'échanger un peu plus. De ce fait il rencontra sa première Terrienne Sofia, adorable, qui lui montra les bons endroits et lui enseigna ensuite les plantes qui guérissaient. Tael au début se fit plus d'amis terriens que parmi les siens, auxquels il ne voulait pas s'attacher persuadé qu'ils mourraient tous. Mais en rencontrant les autochtones, a part un qui le battit comme plâtre - Adriel -, il découvrait des êtres sensibles, intéressants, à l'écoute et se mit espérer juste avant de se faire capturer par les Rahjaks.

Depuis toujours il refusait de se battre, de tuer, alors l’évocation de prendre un animal au piège restait du domaine de l'improbable. Pour le moment il ne souhaitait pas quitter le camp des cent, et s'occuper du garde manger restait une occupation très prenante, en plus d'aller à la recherche de plantes ou de fruits sauvages. Aussi ne lui restait-il qu'une fourchette très restreinte de temps pour musarder, ou se lancer dans d'autres activités compliquées. Certes s'il se retrouvait seul un jour dans la forêt il savait que cette connaissance lui deviendrait alors indispensable. Mais il ne se résolvait pas pour le moment à franchir le pas. Néanmoins même si certains chez eux se découvraient particulièrement doués, Tael reconnaissait qu'ils devraient encore beaucoup s'améliorer. « C'est sur, mais vous avez aussi la chance d'être nés ici, de connaître les lieux, de grandir dedans, alors que nous nous sommes encore entrain de découvrir et de comprendre » Rien ne valait la pratique, on avait beau avoir lu tout ça dans les archives, ça ne s'en présentait pas moins comme une nouveauté. Comme manger de la viande, observer tout animal en liberté, se retrouver la proie d'un ours ou d'un autre prédateur tout aussi dangereux. « Un jour on sera plus savant, meilleur, mais pas tout de suite  »

Alors ce qui lui révéla Antanas ne le surpris pas vraiment, bien qu'il pu semblé parfois en décalage avec les autres, le bouclé réfléchissait malgré tout, et en venait à ses propres conclusions. Cette expérience d'aller gagner de quoi fournir un peu plus leur camp en matériel perdu, en tentant d'enseigner sa langue à une jeune fille particulièrement rebelle lui permettait d'observer un peu mieux les terriens. Il se rappelait la condescendance d'Isdès, il remarquait les regards parfois moqueurs, parfois pleins de pitié mais aussi amicaux. L'enfant des étoiles ne s'illusionnait pas beaucoup sur l'utilité qu'on pouvait leur donner. Il supposait qu'il faudrait pendant très longtemps prouver toujours et encore ...  « Oui je comprend bien, qu'on soit là ou non ça ne leur apporte pas d'avantages, pas pour le moment en tout cas, que des inconvénients ... »  Au point qu'ils les trouvèrent dangereux et décidèrent de leur faire une guerre totalement inégale. Ils en avaient perdus des camarades lors de cet affrontement, même si lui même n'arriva que quand tout fut terminé. Guidé par le Rahjak Basile qui l'aida à se sortir d'un très mauvais pas dans la cité de feu. Tael s'arrêta net suite à la question suivant, il se trouvait rare qu'on souhaite avoir un tel avis de sa part.

« Étrange ? Non mais ... ça m'arrive rarement de me dire ça des autres, je trouve que chaque personne est différente et qu'il faut l'accepter telles qu'elle est  » L'enfant des étoiles parlait doucement, à la fois guidé par la fatigue, mais aussi le désir de se faire comprendre. Le bouclé ne doutait pas de la compréhension de l'homme, mais ignorait si certains mots différaient depuis la séparation des deux peuples. Oui puisque désormais les débarqués devaient se considérer un peu comme une entité différente.  « tsé tsé »Répéta Tael en écoutant la sonorité de ce mot, il ne se rappelait de rien de tel dans les documents qu'il avait pu avoir sous les yeux. Cependant le cuisinier ne déterminait pas encore si cela venait de la relative inculture de sa part du à son enfermement en cellule.  « Nous n'avions pas de mouche Tsé tsé la haut, alors non, mais c'est effrayant, on peut en mourir, il y en à ici ? » Et si oui il se trouvait chanceux de ne pas encore avoir été piqué, il estimait que sa narcolepsie suffisait amplement pour l'handicaper une petite partie de ses journées. Quand l'Athna insista sur son état de santé, Tael ne le releva pas, il ferait en sorte de tenir debout convenablement. Il ne voulait absolument pas aborder ce problème de rapprochement  avec un inconnu même si ce dernier venait de lui sauver la vie. Sujet bien trop personnel.

Alors il avançait, tâchant de suivre le rythme d'Antanas. Et son intérêt fut piqué par les explications du guerrier. Devait-il se réjouir ou non de ses nouvelles ? Heureusement déjà qu'on ne le accusait pas de nouveau eux les débarqués. Voilà qui semblait bien triste pour le chef, et n'augurait que des malheurs futurs, surtout si selon lui les Rahjaks venaient à être mêlés à tout ça. « Nous ? Voilà qui est étonnant, j'ai du mal à croire que nos paroles puissent vraiment peser ... Alors ils vont venir le peuple du désert ...  » Un frisson qui démarrait de la terre elle-même le parcouru entièrement. Les revoir le pourrait-il ? En reconnaitrait-il un ? Et dans ce cas pourrait-il les dénoncer ? Et bien il serait là sur place ! « D'accord, je ne savais pas du tout, je suppose que les miens seront avertis aujourd'hui alors ? C'est donc pour ça que tu venais ? As tu une opinion sur ce décès ... meurtre ? »


Dernière édition par Taël D'Arbanville le Dim 9 Avr - 15:29, édité 1 fois

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Sujet: Re: ♫ Promenons-nous dans les bois pendant que le nounours n'y est pas ♫
Ven 10 Mar - 22:40

♫ Promenons-nous dans les bois pendant que le nounours n'y est pas ♫
#Taël D'Arbanville


Je faisais partie des gens qui aimaient la terre et qui ne regrettaient pas d'y être nés. En même temps je n'avais connu rien d'autre mais elle recelait tant de merveilles que je n'aurai certainement pas aimé vivre dans une coque en métal avec un horizon fermé, j'aimais trop la liberté.

" Cette terre est dangereuse, mais je l'aime "

Oui je l'aimais et ça se sentait dans mon ton. Je n'avais jamais eu peur de voyager et d'arpenter les chemins hors de mon village et hors de ma zone de confiance. J'étais un sédentaire errant si cela existait. J'aimais les miens et mon village mais être ailleurs était aussi quelque chose qui me motivait et m'animait.

" Tout nouveau né est tombé plus de cent fois avant de pouvoir marcher. On ne peut pas vous en vouloir d'essayer mais certains n'aiment pas le changement et que leurs habitudes soient bousculées. Beaucoup de choses ont changées depuis que vous êtes tombés "

Je hochais la tête à sa réponse sur ma nature. C'était une bonne réponse, une réponse de diplomate. Je souris. Il n'était pas si mal ce petit homme quand il ne tentait pas de faire ami-ami avec la faune locale en furie. Comme je lui avais dit, si sur le moment on pouvait rager sur ces enfants du ciel, leur en vouloir ne servait à rien, il fallait leur apprendre les choses, leur apprendre notre monde dont ils ignoraient tout mais les nôtres pour beaucoup n'avaient pas envie de partager leurs secrets et ils ne voyaient pas ces étrangers saccageurs d'un bon œil. Depuis leur arrivée, certains animaux se faisaient plus rares, plus fuyants et d'autres avaient changés leurs itinéraires de migration. Ce n'était pas bon et la rancœur grondait. La guerre entre nos deux peuples n'avait rien arrangé. Les tensions étaient plus vives que jamais sous le couvert de la paix, ou plutôt de la trêve. Il faudrait si peu pour que le feu surgisse à nouveau de la braise.

" Oui, Tsé-Tsé, depuis le Grand Changement, certaines sont devenues bien plus grosses qu'autrefois. Les normales sont toutes petites, les... les autres elles peuvent avoir la taille d'un moineau. Très dangereuses. Mortelles si pas soignées... Grave. Souvent en plaine, près des bêtes qui broutent "

Je ne voulais pas l'effrayer, juste l'avertir des dangers qui pouvaient encore se cacher sur la terre là où on les attendaient le moins. Qui aurait pu avoir peur d'un si petit insecte ou d'une piqûre qui semblait innocente ? Nos femmes n'étaient pas très sensibles à la peur mais certaines des autres tribus avaient les émotions fragiles. Je crois que les femmes de son peuple avaient été très protégées, comme leurs hommes d'ailleurs, là haut. Tout ça... ça devait leur paraître si étrange et parfois bien effrayant.

Je vis bien qu'il ne voulait pas de mon aide et qu'il tentait de faire le fort. Je choisis de faire comme si je ne voyais pas que parfois il luttait vraiment, comme si je ne voyais pas qu'il trébuchait souvent. A quoi bon ruiner sa fierté ? Elle était parfois tout ce qui pouvait rester à un homme et je n'avais pas envie de le diminuer alors qu'il tentait tant de me montrer sa valeur, ou du moins je le pensais. J'adoptais cependant un pas bien moins rapide que celui que je pratiquai habituellement dans ses bois. Je ne savais pas s'il le remarquerait après tout il me connaissait peu.

Je haussais les épaules quand il me dit douter que la choix de son peuple serait entendue. Ce n'était pas à moi de me prononcer. Pour moi tout cela n'était qu'un grand cirque de plus qui n'apporterait rien, mais à quoi bon le dire encore et encore ? Il fallait attendre et voir désormais.

" Ce n'est pas moi qui me chargeait de prévenir, je ne comptais pas faire route directement vers le village, il est tôt encore mais... ça ne me dérange pas de m'y rendre maintenant, je profiterai des abords du village pour chasser avant de repartir "

J'espérais juste que je supporterai l'effervescence du village des pikunis une semaine entière. Ils étaient bien plus exubérants que les miens et avec le Grand Rassemblement qui s'annonçait, je n'osais imaginer l'agitation. Proposer mes services pour renflouer leur banquet serait certainement une manière pour moi de garder ma santé mentale et de payer mon séjour. Quant aux peaux, je pourrai ainsi me constituer une réserve pour aller troquer ensuite du côté de la mer avant de rentrer. Somme toute ce n'était pas plus mal. Nous marchâmes encore plusieurs heures avant que je ne m'arrête soudainement.

" On peut faire halte ici, le coin est bon. La nuit tombera vite, il faut installer "

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Sujet: Re: ♫ Promenons-nous dans les bois pendant que le nounours n'y est pas ♫
Ven 31 Mar - 18:48


Antanas & Taël


Malgré toutes les péripéties tombées sur sa tête, des plus drôles aux plus malheureuses, Le Bouclé se voyait apprécier de plus en plus cette terre synonyme de liberté, malgré ces dangers. Que le Terrien affirma ainsi son amour pour cette dernière ne le surprenait pas. En même temps il semblait au jeune cuisinier que cet Athna ne possédait pas vraiment d'autre choix. Sinon qu'il paraissait que le sol de cette planète parcourait bien des milliards de kilomètres - dont beaucoup sous les océans -, et qu'il restait toujours la possibilité de partir plus loin, pour tenter de découvrir mieux. On risquait aussi de tomber sur pire à ce jeu là. Parce que le débarqué gardait des réminiscences d'articles sur des tribus cannibales, un mythe possiblement, mais on ne pouvait jurer de rien. Jusqu'à preuve du contraire les Rahjaks ne dévoraient pas leurs prisonniers. Mais la question se posait sérieusement, valait-il mieux disparaitre mystérieusement dans l'estomac d'un humain ou subir des années de maltraitances, tortures ou pire encore ? le Brun espérait ne jamais devoir répondre à cette question, se jugeant déjà bien chanceux de s'être échappé des geôles Rahjaks, puis d'avoir été secouru des griffes d'une Maman Ours Furieuse.

« Oui je comprend bien ce que tu dis, si quand nous étions dans l'espace une bande d'intrus se fut permis de pénétrer chez nous, et occuper une place chèrement défendue, je pense que la plupart des miens seraient passés à l'attaque sans même vraiment essayer de comprendre qui ils étaient. Question de survie. Ici cependant il y a de la place et une vie que nous pensions tous éteintes, malheureusement on nous à pas donné un guide de survie parmi la faune, la flore et les terriens » Alors forcément ils se débrouillaient avec ce qu'ils trouvaient sous la main ces enfants du ciel. Pas comme si ils atterrirent avec une quantité de vivres et de matériel illimités. A l'époque fallait faire vite et aucun d'eux ne vérifia si quelque part un piquet planté avec la mention "propriété privée" pointait quelque part. En plus de la différence initiale de dialecte, et d'une façon de vivre beaucoup moins moderne pour ne pas dire primitive, qui ne facilitait les premières confrontations entres les deux groupes. Mais depuis le tremblement de terre, il paraissait à Taël que chacun essayait de tendre la main à l'autre. La preuve en était de sa présence chez les Pikunis. « Mais on commence tout juste à s'entendre mieux, Je regarde un peu tout pour apprendre quand je suis avec Nahyri »

Nahyri la petite Rebelle rousse qui lui donnait tant de mal dans toutes ses tentatives pour lui apprendre son langage. Ensuite il éprouva un frisson en écoutant l'explication sur les mouches un peu trop délurées qui réussissaient à vous faire dormir jusqu’à ce que mort s'ensuive. Elles se trouvaient affublées d'un nom beaucoup plus marrant que leurs actions, et Tael se dit qu'il ferait bien attention de ne pas trop traîner près de ces animaux qui broutaient dans les plaines. « Wouah on à eut de la chance de ne rien avoir jusque maintenant, ou alors on ne s'est pas rendu compte que c'était ça ... Puisque personne n'a jamais du y songer. » Ainsi le jeune homme s'enfonça dans ses pensées car il lui semblait désormais évident que beaucoup d'autres dangers rodaient dont les autochtones pourraient les avertir, mais choisissaient probablement de ne pas le faire. Soit parce que ça faisait parti intégrante de leur vie pour la plupart, que ça devenait forcément une évidence, soit parce qu'ils estimaient que les skyrus les plus forts émergeraient de tout ça, ou avec un petit espoir qu'aucun n'y survivent. Ainsi il ne remarqua pas le ralentissement de leur allure qui se rythmait au pas de l'Athna. Mais Tael lui était reconnaissant de ne pas insister pour l'aider.

Ainsi il le remerciait en silence dans sa tête, parce que plus d'une fois il remarqua que les terriens ne réagissaient pas toujours bien à un merci, comme si parfois on les insultait. Toute cette aventure engendra donc un certain retard, et à l’étonnement du Bouclé, le guerrier suggéra une nuit à la belle étoile. Habituellement en partant au petit matin il arrivait en soirée tout en prenant des petites pauses. Mais là il n'aurait vraiment pas su se reconnaître dans l'espace, le guerrier empruntait une route très différente que celle que le cuisinier connaissait. Devait-il douter ? Allons bon pourquoi lui sauverait-il la vie au risque de la perdre pour ensuite l'égorger au coin d'un feu ? Mais si soudainement il eut entrevu un bon magot à se faire en le vendant aux Rahjaks ? « Es t'on encore très loin  » Questionna t-il en inspectant les lieux. Il se remémorait cette grotte ou le sauvage Tristam veilla sur lui une nuit entière à son retour du désert. Il ne pouvait pas non plus prétendre que Nahyri l'attendait impatiemment avec la peu d'envie qu'elle mettait à s'instruire. Alors il haussa les épaules résolu à veiller toute la nuit - La narcolepsie se mit à rire sous cape -. « D'accord, je peux ramasser un peu de bois pour aider s'il faut faire un feu ?  »

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Sujet: Re: ♫ Promenons-nous dans les bois pendant que le nounours n'y est pas ♫
Lun 17 Avr - 19:14

♫ Promenons-nous dans les bois pendant que le nounours n'y est pas ♫
#Taël D'Arbanville


" Vie que vous pensiez éteinte parce que vous n’avez jamais regardé en arrière "

Mes ancêtres n’avaient pas quitté la terre sinon je n’y serais pas né et comme ce jeune homme devant moi je n’aurai connu qu’un sol de fer et un oiseau géant jouant avec les étoiles. Je ne sais pas pourquoi les miens ont choisi de rester ou s’ils n’ont juste pas eu le choix, mais je ne crois pas que j’aurai aimé cette vie là-haut d’après les on-dits des enfants du ciel que j’ai rencontré. La vie sur terre n’est peut-être pas la plus facile qui soit et nous ne pensons pas que la nature est un droit, mais je l’aime au plus profond de moi. Cette vie fait partie de moi et je ne crois pas en avoir jamais désiré une autre.

" Nous ne sommes pas tous contre vous, je ne suis pas contre vous. Si tu veux parler, apprendre, je peux être ce guide que tu n’as pas reçu. Un ami "

Je souris à son exclamation sur les dangers et les secrets que réservaient encore la terre. J’avais beau la parcourir depuis bien plus longtemps que lui, moi aussi je découvrais encore parfois au grès de mes pérégrinations certains de ses mystères. Il me semblait curieux et plein de vie cet enfant du ciel et quelque part j’avais envie de l’aider. Bien plus que certains d’entre eux, il me semblait de bonne volonté.

" Trois heures tout au plus. Si nous partons tôt demain matin nous devrions arriver avant midi mais il faut te reposer. Lorsque tu as rencontré l’ours, tu as couru longtemps dans l’autre sens. Je crois que tu ne l’as pas senti. Parfois la peur donne des ailes "

Je hochais la tête positivement lorsqu'il proposa d’aller chercher du bois. Dans cette partie de la forêt, un feu pouvait autant nous protéger des bêtes sauvages que nous réchauffer. Les nuits étaient froides en cette saison et sans la protection de la roche ou d’un abri, il était dangereux de laisser libre court au sommeil. J’avais proposé de faire étape pour deux raisons majeures, sa fatigue due à sa blessure, bien sûr, mais aussi car il était bien plus prudent de voyager de jour et plus rapide. Il ne servait à rien de tâtonner pendant des heures au risque de louper le chemin et de s’égarer. Demain nous arriverons frais et dispo. C’était bien mieux.

Alors qu’il s’affairait à rassembler le bois, je taillais une branche afin d’en faire une broche et d’y enfiler un lapin dont j’ôtais la peau. C’était un lapin de belle taille que j’avais attrapé un peu avant que nous rencontrions l’ours et je l’avais presque oublié dans mon sac au cours de la journée. Vu les températures peu élevées, la viande serait encore fraiche, c’était heureux. Lorsqu’il revient près de moi je lui fis un petit sourire approbateur.

" J’espère que tu aimes le lapin sauvage cuit à la broche "

Avec ce qu’il avait apporté et la force de l’habitude, je fis bien vite ronfler un feu où le lapin bientôt pris sa place. Alors que le temps passait, un agréable fumet commençait à se dégager de la viande qui cuisait. Je sortis une gourde de mon sac contenant de l’eau et je lui tendis en premier.

" Bois, ça va te faire du bien "

Je ne savais pas s’il avait de quoi se protéger du froid mais j’avais comme l’impression qu’il était dépourvu de toute couverture. J’avais moi-même quelque chose pour me protéger mais je n’avais pas prévu d’avoir de la compagnie. Sans doute devrions-nous nous serrer ce soir et… je ne savais pas très bien comment l’enfant du ciel allait réagir à cela.

" Pour ce soir, si tu veux bien, nous partagerons ma couverture. Je crois que tu n’avais pas prévu de passer la nuit dans… ici "

Je fis un grand geste pour lui désigner la nature autour de nous et sans le regarder vraiment j’entrepris de retirer le lapin du feu et de séparer la viande pour nous deux.

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16/04/2015 I 9680 Aneurin Barnard Alex Tempêtueuse :) & AVENGEDINCHAINS & Lux Aeterna Cuisinier - Aide soignant 1648
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Sujet: Re: ♫ Promenons-nous dans les bois pendant que le nounours n'y est pas ♫
Dim 11 Juin - 14:35


Antanas & Taël


La nuit s'annonçait, la fatigue aussi, l'envie de dormir encore plus, et des frissons parcouraient tout son corps comme un fièvre tardive. Alors que les fois précédentes ça ne lui avait pas prit plus d'un journée, il semblait que pour ce voyage il arriverait à destination le lendemain. Tout cela par la faute d' un ourson bien mignon mais possédant une mère de plutôt mauvaise compagnie. Son épaule continuait de le brûler, mais Le bouclé évitait de se plaindre. Habitué à se taire dans les prisons Rahjaks il montrait beaucoup plus d'endurance qu'on attendait de lui. La conversation était intéressante, le terrien visiblement cultivé, mais il lui était difficile au cuisinier, à présent de bien se concentrer. Alors il haussa les épaules à la remarque de l'homme « Peut-être, je ne sais pas, vous parlez de nos ancêtres, nous on sait juste ce qu'on à bien voulu nous dire, nous raconter de notre histoire » Après, Taël convenait qu'il était fort possible que les premiers à mettre les pieds dans l'odyssée en prétendant protéger la vie humaine ne possédaient pas que des intentions claires ou transparentes. Sans doute avaient-ils fait des choix, comme les sacrifiés eux pour les jeter tout simplement dans l'espace. Mais on ne pouvait pas tous les juger sur une action. Tout comme les débarqués ne devaint pas se baser sur un seul terrien qui leur cracherait à la gueule pour en faire une généralité.  « Je ne suis pas contre qu'on puisse devenir ami et certainement que j'aurais aussi besoin de quelqu'un qui m'apprenne ... votre langue »

Parce qu'il avait beau faire, avec Nahyri ça se révélait très compliqué. En réalité elle préférait lui montrer comment sculpter le bois que perdre sont temps a essayer de déchiffrer l'écriture du Cuisinier. « Oui en effet c'est logique, j'ai cru ne parcourir que quelques mètres mais sous la terreur j'ai du faire beaucoup plus » Tael ne cachait pas la frayeur qu'il éprouva devant ce monstre poilu qui se retourna contre lui. Bien qu'il fut là depuis plus de deux ans à présent, qu'il se soit égaré quelques fois ou ait trainé dans la forêt il s'agissait de sa première rencontre de ce type.  « Je suis plus habitué de croiser des lapins qui se sauvent, des écureuils grimpant aux arbres ou des renards nous observant de loin » Sans compter toutes les bestioles, les oiseaux qui s'égosillaient ou même la tsé-tsé qu'évoqua plus tôt Antanas. Au fond la population d'Ursidés ne devait pas être très élevée.  « Et oui probablement que je ferais mieux de me reposer » Tael ressentait bien tous les muscles qui le lâchaient, même si il le désirait il ne pourrait pas aller bien loin. Et la pikuni rousse qui l'attendait ne se tracassait jamais vraiment de l'heure exacte ou il arrivait chez elle. Ainsi après sa proposition de ramener bu bois , il s'afféra immédiatement pour le faire alors que l'Athna préparait le repas.  «Oh oui pour moi qui découvre tous ces nouveaux goûts depuis peu, je trouve que c'est un délice. En plus en vrai je suis cuisinier »

Sauf qu'il ne possédait sans doute pas aussi bien l'art de la broche que le guerrier qui s'occupa de faire démarrer un bon feu. Aussitôt Tael s'assit non loin de ce dernier en tendant les mains vers lui pour se réchauffer maintenant que la nuit tombait définitivement. Le bouclé accepta l'eau avec bonheur se rendant compte à ce moment à quel point sa gorge était sèche. « Merci » Ensuite il partagèrent le lapin et puis le sommeil s'abattit sur lui, traître comme d'habitude. Pour son sauveur il apparaissait assit, rêvant sans doute, alors que Morphée venait juste de l'emporter. Aussi quand l'Athna lui proposa sa couverture le Bouclé ne répondit pas. Et pour le tirer de cette apnée involontaire autant dire que ça s'avérait impossible. Aussi si Antanas essaya, visiblement il ne réussit pas car Tael ouvrit les yeux avec l'aube, allongé dans l'herbe, imbibé de rosée.

Spoiler:
 
 

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