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˜˜˜˜˜˜the truth beneath the rose ~ [feat. Demetra]
maybe life should be about more than just surviving


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Sujet: the truth beneath the rose ~ [feat. Demetra]
Ven 7 Oct - 23:56






demetra & aiyana


I'll find you somewhere, I'll keep on trying. Until my dying day I just need to know, whatever has happened. The truth will free my soul. Almost hope you're in heaven, so no one can hurt your soul. Living in agony cause I just do not know, where you are.

En ce jour, le ciel était aussi bleu que l'océan, aucun nuage n'entravant sa sérénité alors qu'un vaste soleil, brulant et limpide, veillait sur le village Naori. Dans le lointain, lumineux et vaste, les arbres fiers se dressaient telle la lame coupante d'une épée, l'herbe s'inclinant face à leurs règnes tandis que le court du vent était telle la caresse d'une plume sur un parchemin vierge et emplit de pureté. Les mains liées entre elles dans un geste de prière, tu fermas les yeux. Tes longs cheveux ondulés virevoltaient sous le souffle de l'air, le pan de ta tunique blanchâtre se joignant à cette danse sacrée alors qu'un silence, aussi calme et religieux qu'un temple, t'encerclait de son étau rassurant.  Assise adroitement sur tes jambes repliées, tes bras glissèrent le long de ton corps. Doucement, tes doigts vinrent effleurer le tissu fin et délicat de ta tunique, tes prunelles s'amarrant sur les sylves à la fois si lointaines et si proches tandis que tu te fondais dans des songes qui n'appartenaient qu'à toi. Plusieurs jours s'étaient écoulés depuis que tes deux fils étaient partis du village, l’un accompagnant l’autre, parce que tu l’avais demandé. Le fait qu’ils soient tous les deux adultes et capable de se débrouiller seuls, n’a jamais rien changé pour toi – ils resteraient des petits garçons, qu’ils aient 26 ou 20 ans. Leurs pas devant les mener en territoire Pikuni – ton fils aîné ayant rencontré une jeune femme là-bas. Ça faisait tout juste deux mois qu’il entraînait avec cette jeune personne une histoire d’amour – mais comme toujours, tu as été la dernière mise au courant. Toutefois, que pouvais-tu dire et faire, il est adulte – et c’est dans son droit que de tomber amoureux. Soupirant, tu te redressas lentement, tes pieds trouvant de nouveau appui sur le sol alors que tu portas ton regard noisette vers le ciel. Deux années s'étaient écoulées depuis les enfants du ciel avaient atterri sur Terre – et toujours cette même envie au fond de ton esprit, de ton cœur de les rencontrer en chair et en os – de passer enfin à l’étape supérieure.

Grâce à eux, grâce à leur venue sur terre, tu avais trouvé un second souffle, une nouvelle existence. Tu avais beau ne les avoir jamais vu, ils vivaient en toi comme vivaient chaque esprits ancestraux vivant dans le cœur de chacun des naoris. Tu avais beau ne les avoir jamais rencontrés, tu leur offrais ta confiance et ton amour en tout conscience, en toute sérénité telle une fidèle face à son dieu. Tu aurais pu retrouver la douceur d'un logis, la douceur d'un mari aimant et présent, cependant tu avais une toute autre mission à accomplir jusqu'à ton dernier souffle, jusqu'à ton dernier soupir. Porter l'espoir à ceux qui ne l'avaient plus, combattre le mal par la lumière voilà ce en quoi ton âme se rattachait. Tu aurais pu tout quitter pour rejoindre un futur moins sanglant mais cette vie n'était plus la tienne depuis déjà deux années, un lien puissant t'unissant à l'espérance, à la foi alors que tu croyais que ceux venus du ciel étaient la clé de tout et qu’ils avaient le pouvoir de changer le cours des choses – le cours de la vie.
Écartant les bras comme accueillant la caresse du vent, tu tournas sur toi-même. Au-dessous de toi, l'herbe te chatouillait de ses bouts, l'air fouettant ton visage tandis qu'il rejetait ta chevelure en arrière comme s'amusant de sa légèreté. Danser n'était pas seulement un acte de fête, tes mouvements s'accordant avec la nature alors qu'ils ne faisaient désormais qu'une seule et même personne. Danser faisait partie aussi d’un rite ancestral, tes gestes devenant aussi fluides que le silence tandis qu'ils représentaient deux symboles intarissables et éternels : La paix et l'amour. Peu à peu, ta voix accompagna la douceur de tes mouvements, une langue ancienne arpentant le montage des esprits alors que tu mouvais avec la grâce d'une colombe. Danser pour remercier la vie. Chanter pour tes dons merveilleux et unique. Derrière toi, Hécate veillait telle une gardienne prête à te défendre, ses plumes flottant sous la mélodie du vent tandis que sa petite tête de chouette plumée était fièrement redressée telle la dignité que tous les oiseaux de nuit ont. Immobile aux abords de la forêt, elle guettait le moindre bruit, alors qu’elle nettoyait du bout de son bec ses serres acérées. Puis, tout s’arrêta – tu étais prête à partir pour le campement de ceux tombés du ciel – faire enfin leur connaissance. Le voyage serait long, mais avec Hécate comme compagne de voyage – les kilomètres à parcourir ne te faisaient pas peur.

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Deux jours de marche plus tard, tu venais d’arriver aux alentours du campement des enfants du ciel. Il faisait à peine jour et tu pouvais d’ores et déjà voir de la fumée grisâtre d’un feu de bois monter au plus haut du ciel. Décidément de faire une pause avant de te présenter comme étant une voyageuse pacifique – tu t’installas à même le sol – avant de sortir de ton sac de voyage, les provisions pour ton petit-déjeuner. Hécate s’installa sur ton épaule, avant de faire glisser dans son bec quelques graines de courges. Soudain, les iris sombres de la Dame Blanche se plantèrent vers une ombre. Une présence approchait, Hécate ouvrant ses ailes tandis qu'il entreprit de hululer bruyamment. Claquant très fort du bec, la chouette menaçant l’inconnu de s’approcher s’il l’osait. Plus l'ombre venait à elle, plus ses cris devaient stridents, consciente que celle-ci pouvait être une menace alors qu'elle redressa un peu plus ses plumes pour se faire un peu plus menaçante. Alertée par les hululements fougueux de ta compagne de voyage, tu rompis le court de ta collation – afin de savoir ce qu’il n’allait pas. Tes prunelles noisettes vinrent s'amarrer dans l'horizon, tes genoux se pliant légèrement comme pour te permettre d'accéder à ton bâton de voyage tandis qu'une fois à sa hauteur, tes mains entreprirent de l’attraper. Tu n'étais pas de ceux qui agissait avant de réfléchir cependant tu ne devais prendre aucun risque. A aucun moment tu n'attaquerais ton adversaire sans en connaître son identité mais la prudence était aussi preuve de sagesse, tu n’attaquerais que si l’on t’attaquait et non l’inverse.

Brisant son immobilité, Hécate s'envola vers l’ombre espérant la faire fuir. Celle-ci se trouvait désormais face à une jeune, ses iris la fixant de ses éclats dorés tandis qu'elle battait des ailes en un mouvement fluide mais précis. Arquant légèrement l'un de tes sourcils, tu te relevas brusquement lorsque ton regard l’accoutrement si spécifique de ceux tombés du ciel – et la jeune femme qu’Hécate était en train de chasser en était une, à n’en pas douter. Tu accourus, afin de calmer l’animal – lui dire qu’il n’y avait rien à craindre – qu’elle n’avait plus besoin de te protéger que cette jeune femme ne lui ferait aucun mal. A ces mots, la chouette cessa toute agressivité avant de revenir se poser sur ton épaule. « Pardonnez sa fougue, elle cherchait juste à me protéger. J’espère qu’elle ne vous a pas blessé dans l’altercation. » Ta voix était aussi légère qu'une plume, ta main libre se posant délicatement sur le plumage soigneux de ta fidèle comparse alors que sous ce geste doux et rassurant, se lova contre toi. L'observant silencieusement de tes prunelles noisettes, un fin sourire étira peu à peu tes lèvres. Inexplicablement, elle percevait en cette enfant du ciel quelque chose de différent, aucune malveillance perlant dans son regard tandis que tu baissas quelque peu ta garde muette comme ne voulant écouter que tes instincts de chamane. « Vous êtes une enfant du ciel, n’est-ce pas ?! Si vous saviez depuis combien de temps j’attend de faire votre rencontre. Un sourire rayonnant illumine ton visage – alors que tu reprends la parole d’un même écho de voix. Je m’appelle Aiyana Raamsis, je suis une chamane et membre de la tribu des Naoris. Et vous qu’elle est votre nom, mon enfant ?! » La questionnes-tu – avant de caresser du bout des doigts le haut du crâne d’Hécate – venant tout juste de se calmer.

COSMIC SHEEP.

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29/08/2016 Pivette 160 Margot Robbie ava : Pivette / sign : Grey Wind Cartographe / douée pour le dessin. Patrouille de temps en temps. 0


Sujet: Re: the truth beneath the rose ~ [feat. Demetra]
Dim 16 Oct - 22:40

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The truth beneath the rose
Feat. Aiyana Raamsis & Demetra Knight

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Le jour était à peine levé lorsque j'avais quitté le camp, j'avais emporté quelques fruits, de l'eau et surtout, des morceaux de charbon que j'utilisais comme matériel à dessin, je n'avais pas dessiné du véritable papier depuis des années, mais pour moi ce n'était pas un souci, tant que je trouvais un support plus ou moins plane je laissais ma créativité s'exprimer. En tant que cartographe, j'avais bien sur à tracer certains plans, esquisser le plus fidèlement possible les diverses plantes ou animaux que nous avions rencontrés depuis notre arrivée. Mais ce n'était pas pareil, le dessin, le vrai me manquait, cela faisait partie de moi et depuis quelques temps j'étais partie explorer les alentours du campement dans l'espoir de trouver un je ne sais quoi qui pourrait me servir de support.

Il m'avait fallut plusieurs semaines d'exploration pour trouver ce qui était devenu un petit coin de paradis pour moi. Les alentours n'était pas des plus sûrs, je ne rentrais jamais plus tard qu'à la nuit tombée, pas seule en tout cas, je n'avais pas vraiment envie de me retrouver à la merci de je ne sais quel animal ou autochtone mal intentionné. Au cours de mes pérégrinations j'étais tombée sur quelques ruines de ce qui avait du être une habitation sans doute, j'avais failli ne même pas y prendre garde, la végétation avait repris ses droits et recouvrait presque entièrement un grand mur de béton. Après quelques heures à retrier lianes et autres plantes vivaces j'avais le sourire aux lèvres. C'était sans doute rien d'autre qu'un mur pour beaucoup mais en imaginant ce que je pourrais en faire, j'en avais presque eu les larmes aux yeux en le découvrant. Un canevas d'un peu plus de deux mètres de long et presque autant de haut, rien que pour moi.

Arrivant à mon endroit encore secret, je savais que la pluie de la veille avait certainement effacé mes dernières œuvres, j'avais devant les yeux un nouveau canevas totalement vierge, qui s'offrait à mon imagination et ma créativité. Déposant mon sac au pied du mur, j'en sortais un chiffon que je déballais délicatement, révélant une petite dizaine de morceaux de charbon. Sortant un couteau de ma ceinture, je commençais à laisser la lame courir sur le bois calciné, le taillant afin de pouvoir tracer quelques lignes plus fines sur le pan de béton. Durant les trois heures qui suivirent, je laissais mon esprit vagabonder sur le support, le noircissant de plus en plus tout en m'éloignant de quelques mètres de temps à autres afin d'observer, d'apprécier, de rectifier mon œuvre.

Contente du résultat qui prenait de plus en plus forme, je décidais de faire une pause, versant un peu d'eau sur mes mains pour en effacer les traces de charbon, j'attrapais une pomme dans mon sac et y croquais à pleine dents. Je décidais de pousser jusqu'au ruisseau afin de remplir la gourde et de faire une petite pause. Arrivé au cours d'eau, y trempant mes mains pour effacer les derniers résidus de charbons sous mes ongles, j'y plonge ma gourde afin de la remplir. L'eau est claire et je sais que je peux la boire sans danger. Le danger ce n'est pas du ruisseau qu'il semble venir, des bruits attirent mon attention et je vois bientôt un oiseau d'albâtre presque fondre sur moi. Mais c'est quoi ce truc, sans réfléchir j'attrape quelque graviers au fond de l'eau et les envoie valser dans les airs ce qui éloigne quelques peu l'animal. Je tente de ne pas le perdre des yeux et le suis un instant jusqu'à ce qu'il se pose sur l'épaule d'une femme dont la silhouette se dessine entre les arbres. Je n'ai pas le temps de poser la moindre question qu'elle s'adresse à moi, me demandant d'excuser son animal qui, selon elle, ne faisait que lui apporter sa protection. Une chouette de garde, on aura tout vu ici … est-ce que certains autochtones ont aussi des ours de compagnie tant qu'on y est ?

"Elle a eu de la chance que j'ai été surprise et que mes projectiles ne l'aient pas touchée …"

J'étais étonnée à plusieurs niveaux. Tout d'abord cette femme, sortie de nulle part, d'un âge plus avancé que le mien et d'une beauté presque mystique. Son animal de compagnie qui était un rapace que je ne connaissais pour l'instant que par ce que j'en avais lu dans les livres sur l'Odyssée. Mais surtout ce qui me frappait c'est l'aisance avec laquelle elle maniait ma langue, sa question me surpris un peu, les rares Terriens que j'avais pu rencontrer étaient sur la réserve et jamais on ne m'avait dit qu'on attendait de nous rencontrer avec autant d'impatience. "C'est comme ça que vous nous appelés ? Je ne savais pas que vous nous attendiez …" En l'écoutant je me dis qu'elle n'a pas l'air hostile, au contraire, mais je ne vais pas baisser ma garde pour autant, on ne sait jamais, si elle est comme moi, son joli minois pouvait cacher bien des surprises. Elle poursuivit en se présentant, j'enregistrais les informations qu'elle me délivrait petit à petit. Son prénom, qui elle était, de quelle tribu … je ne pu que sourire lorsqu'elle m'appela "mon enfant" cela faisait bien longtemps que je n'étais plus une enfant, personne ne m'avait jamais appelé comme ça depuis … mon grand-père peut-être quand j'avais cinq ou six ans … Une chamane ? je me demandais bien ce que cela pouvait signifier de nos jours, tout ce que j'en savais c'était par les lectures que j'avais pu faire. "Mon nom est Demetra, et je fais bien partie de ceux qui sont tombés du ciel il y a deux ans maintenant."



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Sujet: Re: the truth beneath the rose ~ [feat. Demetra]
Mer 26 Oct - 22:25






demetra & aiyana


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En effet, l'enfant du ciel a raison, Hécate a eu beaucoup de chance que ses projectiles ne l'ai pas touché - ça ne l'aurait pas tué, mais ça aurait pu la blesser et c'est ce que tu crains le plus, qu'à trop vouloir de protéger elle finisse par bêtement se faire du mal. Habituellement, c'est une chouette adorable, mais qui a un sale caractère face aux étrangers et aux gens qui peuvent représenter un danger pour toi. Elle a déjà fait preuve d'hostilité face à une membre de ta tribu - le pire dans tout ça, c'est une jeune femme que tu apprécies malgré toute la colère, la haine et la rancœur qui l'habitent. Varghause. C'est druidesse sur qui tu veilles depuis qu'elle est enfant - et pourtant, tu n'as jamais réussi à te faire apprécier d'elle - la cause viendrait de ton côté maternelle, trop protecteur - mais tu n'y peux rien, tu as toujours été comme ça, même avec tes fils qui sont à présent des adultes, tu continues de les couver comme si ils étaient encore des poussins. Tu sais pourtant qu'on ne peut pas plaire à tout le monde, mais te désole de ne pas pouvoir te faire apprécier, alors que tu fais des efforts pour que ça marche entre vous - mais sans succès, aucun. Faut croire que tu t'épuises pour rien, peut-être devrais tu la laisser un peu tranquille et si l'envie lui prend de venir d'elle-même, tu l'accueilleras bien évidemment à bras ouverts.

« Oui elle a eu beaucoup de chance. Je suis navrée pour ça, il faut dire qu'elle a mauvais caractère et n'apprécie guère les étrangers et ceux qui peuvent représenter un danger pour moi. Maintenant qu'elle voit que vous ne représentée aucune menace, elle ne vous attaquera plus. » la rassures-tu d'une voix calme, posée -avant que la chouette quitte ton épaule pour s'élever dans le ciel et finalement voler vers l'une des plus hautes branches du premier arbre venu. Elle pousse un cri aigu, signe qu'elle garde un œil sur vous et qu'aux moindres suspects venants de l'enfant du ciel, elle n'hésiterait pas à attaquer à nouveau. Tu l'empêcherais de faire comme tu l'avais fait avec Varghause - tu ne veux pas qu'elle se blesse ou se fasse tuer juste dans l'unique but de te défendre ou de te sauver. Tu ne veux pas de ça. Elle n'a pas besoin de faire ça, pour te montrer à quel point elle est reconnaissante que tu l'aies sauvé il y a déjà trois ans maintenant. C'était en hiver, il faisait froid et la neige avant recouverte de son blanc manteau toute la végétation environnante - tu te promenais seule, hors du village comme à ton habitude pour trouver la paix et la sérénité. Lorsque tu entendis un cri strident venir des buissons en face de toi. Curieuse et intriguée, tu es allée voir - surprise et fascinée à la fois de découvrir qu'il s'agissait d'une chouette effraie, tu te demandais bien ce qui pouvait lui arriver. Elle t'a d’abord crier dessus avant d'essayer de s'enfuir, mais tu vis bien vite où était le problème. Son aile droite était cassée et saigné abondamment - elle s'était faite attaquée par un prédateur - et en vue de la blessure, tu as tout de suite pensé à un renard. Tu ne pouvais décidément pas la laisser comme ça, sans défense et sans moyen de voler, elle n'aurait eu aucun espoir d'échapper à son agresseur. Alors avec prudence et douceur, tu l'as attrapé, enroulé dans un tissu avant de la ramener chez toi. Et cinq mois se sont écoulés avant qu'elle puisse à nouveau voler convenablement - tu t'es occupée d'elle comme si elle était ton enfant, tu as pris soin d'elle et veillé à ce qu'elle ne manque jamais de rien - ça n'a pas été une réduction facile, mais un lien fort s'était tisé entre elle et toi. Et lorsque le moment de la relâcher à l'état sauvage auquel elle appartenait été arrivée, la demoiselle n'a pas voulu y retourner - restant sur ton épaule, refusant de quitter celle qui lui avait sauvé la vie. Alors tu l'as laissé rester auprès de toi, faisant d'elle ta compagne de voyage, ta confidente et ta meilleure amie.

Un dernier regard affectueux sur ta vieille amie, avant de le poser sur la jeune femme. Elle semble surprise de voir avec quelle facilité tu maîtrises sa langue. Il est vrai que ça peut paraître dingue de voir une natif parler l'anglais avec une telle maîtrise qu'on croyait presque que c'est sa langue maternelle, mais tout est une question d'éducation et de savoir. Et en tant que gardienne du savoir, ce fût un jeu d'enfant que d'apprendre cette vieille langue autrefois parler par vos ancêtres. Un léger sourire étire tes lèvres, alors que tu acquiesces à sa question. Oui c'est comme ça que dans leur langue vous les appelez, mais dans la vôtre, il porte le nom de skaikru. Pour ta part tu ne les appelles pas qu'enfants du ciel, il t'arrive de leur donner le nom de ceux qui sont venus du ciel pour nous sauver ou ceux qui apportent la paix et la lumière - et tant d'autres encore. Pour toi, ils sont plus que des enfants, ce sont des êtres de lumière qui sont venus sur Terre pour une bonne raison, dans un but précis : pour changer les choses et rendre la vie entre toutes les tribus plus harmonieuse. Tu veux y croire. « Oui c'est comme ça que nous vous appelons dans votre langue. Dans notre langue, vous porter le nom de Skaikru. Joli n'est-ce-pas ?! Savez-vous parler le Trigedasleng ?! » la questionnes-tu ta voix s'accompagnant avec la légère brise qui vient de se lever. Si elle ne sait pas ce n'est pas un problème - aucune pareil de la langue entre vous de toute façon, mais si elle sait c'est tout aussi bien, tu pourras faire une brève discussion avec elle dans ta langue natale. Et puis d'ailleurs, si elle ne sait pas, tu peux toujours la lui apprendre. Ça sera avec joie même, que de lui donner un peu de ton savoir - la chamane appliquée que tu es n'en a jamais assez de toute façon.

Après t'être respectueusement présentée, c'est à elle de le faire. Et enfin, tu peux mettre un prénom à cette enfant tombée du ciel. Demetra te répond-elle. Tu trouves que c'est bien joli prénom, original et qui lui va à ravir. Et tu te demandes si comme vos prénoms à vous, le sien représente quelque chose ou alors est-ce un prénom que les prénoms ont choisi au hasard parce qu'il le trouvait joli à l'oreille. « Je suis enchantée de faire votre connaissance. Demetra est un bien joli prénom. A t-'il une signification particulière ?! Comme le mien qui signifie Fleur Éternelle ?! » lui demandes-tu interessée et curieuse de savoir si ceux du ciel ont eux aussi des prénoms qui ont une signification quelconque.

COSMIC SHEEP.

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29/08/2016 Pivette 160 Margot Robbie ava : Pivette / sign : Grey Wind Cartographe / douée pour le dessin. Patrouille de temps en temps. 0


Sujet: Re: the truth beneath the rose ~ [feat. Demetra]
Dim 6 Nov - 20:16

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The truth beneath the rose
Feat. Aiyana Raamsis & Demetra Knight

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Sans savoir pourquoi, je garde un œil discret sur le rapace, pour tenter de me protéger d'une éventuelle nouvelle attaque. Mais en même temps je fais quelques pas en direction de sa maîtresse, il y a chez elle un je ne sais quoi qui m'attire et me pousse à poursuivre la discussion au lieu de tourner les talons et rentrer au camp. Je reste pourtant sur mes gardes parce qu'il faut bien le dire je n'ai jamais vraiment eu l'occasion de pouvoir discuter avec des natifs depuis notre arrivée. Les quelques rencontres que j'avais pu faire s'étaient pour le moment limité à quelques échanges un peu brouillon en mélangeant quelques mots de notre langue avec les quelques phrases apprises par cœur que certains des nôtres avaient pu apprendre auprès d'autres autochtones. C'est clair qu'elle avait eu de la chance sa chouette, que j'ai du réagir rapidement et que dans la précipitation j'avais très mal visé.

"Avouez qu'une chouette de compagnie, comme garde du corps c'est pas commun."

Skaikru … Trigedasleng … alors là il était clair que c'était une langue totalement inconnue qu'elle me parlait. Quoi que j'aie pu entendre certains mots répétés par mes collègues au camp, je n'ai jamais vraiment fait attention ou souhaité apprendre véritablement le vocabulaire des natifs. Peut-être que c'était le moment d'apprendre quelques rudiments pour pouvoir à l'avenir communiquer avec certaines nouvelles personnes. Enfin tant que l'on peut éviter de se faire tuer si on tombe sur quelqu'un qui ne comprend pas notre langue.

"C'est joli effectivement … mais non je ne parle pas le Trig… enfin votre langue… Chez nous tout le monde a continuer à parler la même langue, alors ce n'est pas facile de se comprendre lorsque nous rencontrons quelqu'un qui ne parle pas notre langue. Vous … vous la parlez avec tellement d'aisance … comment ça se fait ?"

J'étais curieuse, est-ce parce que c'était l'une des natives plus âgée que les autres ? Était-ce parce qu'elle était chamane comme venait de le dire en se présentant ? J'avais envie de savoir, de connaître leurs us et coutumes depuis que nos ancêtres avaient quitté la Terre pour trouver refuge dans l'espace. Comment ils vivaient, comment ils se déplaçaient, comment ils se battaient, se protégeaient, se soignaient, j'avais envie d'en savoir d'avantage. Peut-être que le destin avait mis cette femme et son oiseau de malheur sur mon chemin pour une bonne raison. De plus, elle semblait avenante et c'est presque ce qui m'inquiétait le plus. On a rien sans rien, et je suis de celles qui cherche un intérêt dans toute chose, je ne comprends pas l'idée de faire quelque chose sans y trouver contrepartie. Tout le monde n'est pas comme moi, j'en suis bien consciente, mais je resterai sur mes gardes quoi qu'il arrive.

"Je ne sais pas s'il a une signification particulière, je n'ai jamais véritablement discuté de cela avec mes parents. Mais merci, le vôtre est très joli également … tout comme sa signification ! "

Peut-être que lui dire que j'avais froidement assassiné ma mère et tenter de faire accuser mon père de son meurtre, n'était pas la meilleure manière de démarrer une conversation avec une parfaite inconnue. J'allais donc m'en abstenir. J'avais envie d'en savoir plus sur elle, sur ce qu'elle faisait ici, dans cette partie de la forêt, savoir comment elle pouvait nous attendre, pourquoi elle avait eu envie de nous rencontrer. La plupart des natifs que nous avions pu croiser n'étaient pas toujours des plus accueillant envers nous autres tombés des étoiles. D'une certaine manière je pouvais le comprendre, voir tomber du ciel un vaisseau venu de nulle part, en voir sortir une centaine de gamins totalement perdus. Puis voir une autre boîte de conserve s'écraser sur leur Terre et en voir sortir d'autres débarqués … ce n'était pas ce qu'il y avait de plus simple pour eux. Mais pour nous non plus ça n'avait pas été simple … Nous n'avions rien demandé après tout, on avait été mis en boîte et balancer sur Terre en tant que cobaye. Aujourd'hui je me rends compte que c'est la meilleure chose qui me soit arrivée, mais peut le comprennent.
""



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Sujet: Re: the truth beneath the rose ~ [feat. Demetra]
Dim 13 Nov - 11:52






demetra & aiyana


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En réalité, Hécate est plus une compagne de voyage, qu’une garde du corps chargée de ta protection à chaque fois qu’une tête, qui ne lui revient pas s’approche d’un peu trop près de toi. Mais en effet, elle a raison de dire qu’une chouette de compagnie n’est pas commun comme garde du corps. Autrefois, vos ancêtres avaient des chiens pour veiller sur eux ou sur la protection de leur bétail – mais au fil du temps, le chien est devenu un loup pour l’homme – tuant ceux qui étaient leurs maîtres, dévorant le bétail qu’ils protégeaient dans le passé. Oui qu’elle s’estime heureuse d’avoir été attaquée par ta chouette et non par l’un de ces loups – la gravité des blessures n’auraient pas été les mêmes. « Je ne peux vous donner tort, mais elle est plus pour moi une compagne de voyage, qu’une garde du corps. » Sur sa branche, ta chouette qui se lavait les plumes, ne perdait pas un œil sur toi – au cas où la jeune femme face à toi se mettait à agir de mauvaise façon avec toi. Tu lui fis un signe de tête et celle-ci revient se poser sur ton épaule. Alors que tu questionnais l’enfant du ciel – enfin de savoir, si comme toi, elle s’avait parler ta langue : le Trigedasleng.

Et au vue de ce qu’elle te dit, tu comprends que non, que contrairement à toi, elle ne parle pas plusieurs langues en même temps. C’est bien dommage – surtout ici, où pour ceux qui ne parlent pas les deux langues est un véritable handicap. Peu de terriens savent parler l’anglais des enfants du ciel – et peu de Skaikru savent parler le Trigedasleng. Ce qui la plupart du temps amène à des incompréhensions verbales ou encore des quiproquos amenant à des guerres non désirées. Un sourire t’écorche les lèvres, lorsqu’elle te complimente sur ton aisance à parler sa langue – et de comment est-ce possible que tu puisses la parler aussi bien. En plus d’être chamane, tu es une gardienne du savoir et en tant que telle – tu te dois de savoir plus de choses que les autres – le besoin d’emmagasiner le plus de savoir possible et imaginable est vital et crucial pour toi. Alors quand tu as découvert cette langue, dans les vieux manuscrits, tu t’es immédiatement mise à la traduction de cette langue, à la comprendre et à la fin savoir la parler, comme si elle a toujours été ta langue maternelle. « Contrairement aux autres tribus nous avons un niveau de savoir supérieur, ce qui nous a permis au fil des années de comprendre, de déchiffrer, d’apprendre et de savoir parler votre langue comme si elle était notre langue maternelle. Mais vous savez, le Trigedasleng n’est pas compliqué à apprendre, je pourrais même vous l’enseigner si vous le souhaitez. »

Ça sera même avec grand plaisir pour toi. Tu aimes enseigner ce que tu sais aux futures générations, leur apprendre de tes erreurs, pour qu’ils évitent de faire les mêmes que toi – mais aussi de tes réussites pour qu’ils savent ce qui est bon ou mauvais. Tu as tellement de connaissances en toi, que tu as besoin de le partager avec les autres, qu’elles ne soient pas perdues comme le reste des anciennes civilisations oubliées. C’est important d’apprendre une autre langue, ça aide beaucoup et ça pourrait lui permettre de ne pas se faire tuer ou attaquer, si elle croise par ses gardes un Rahjak un peu trop soupe au lait. Puis, la conversation diverge sur vos prénoms respectifs et sur leur signification. Et contrairement au tien, celui de la jeune femme n’en a pas. Enfin, elle pense qu’il n’en a pas – n’en ayant jamais discuté de ça avec ses parents. Tu acquiesces alors. Et tu te demandes, si les parents de cette jeune femme sont encore en vie – les tiens ne le sont plus depuis longtemps – et ils te manquent un petit plus chaque jour. Et tu te demandes si c’est réciproque pour elle. Tout le monde n’a pas la même conception de la famille que toi- et même si chacun à sa vision de la chose, tu aimes à croire qu’au final, l’amour des parents pour leurs enfants est ineffable. « Et vos parents comment étaient-ils ?! Ressentez-vous un manque d’avoir été séparée d’eux aussi brutalement ?! Étant moi-même mère, je sais que je serais détruite si on oserait m’arracher mes fils. » Tu étais au fond du trou lorsque ton mari a disparu – alors si l’un de tes fils ou les deux devaient d’être enlevé, tu ne sais pas vraiment comme tu réagirais – peut-être deviendrais-tu comme Varghause, tu laisserais la noirceur t’habiter, ne laissant plus aucune place à la lumière. Et ton cœur autrefois bienveillant, deviendrait aussi dessécher que le désert Rahjak lui-même.

COSMIC SHEEP.

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29/08/2016 Pivette 160 Margot Robbie ava : Pivette / sign : Grey Wind Cartographe / douée pour le dessin. Patrouille de temps en temps. 0


Sujet: Re: the truth beneath the rose ~ [feat. Demetra]
Dim 20 Nov - 23:32

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The truth beneath the rose
Feat. Aiyana Raamsis & Demetra Knight

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Machinalement je regardais autours de moi, jetant quelques regards furtifs vers l'animal qui semblait plus occupée à faire sa toilette, avant qu'il ne rejoigne l'épaule de la chamane. Les animaux je ne les connaissais que par les ouvrages que j'avais pu lire durant mes années de captivité, jamais avant notre arrivée sur Terre je n'en avais vu, pas de rapaces de son genre, encore moins de rapace de compagnie. Une fois le volatile auprès de sa maîtresse, je décidais de m'assoir sur le sol tout en écoutant ce que la femme me racontait. Je l'écoutais attentivement j'étais réellement intéressée par ce qu'elle avait à dire, le fait que ceux de sa tribu avait semble t'il un niveau de savoir supérieur. Je savais qu'il y avait plusieurs tribus qui se partageait les terres sur lesquelles nous avions débarqués, mais je ne savais pas que certains étaient plus instruits que d'autres, ou peut-être que c'était ce qu'elle pensait, ou voulait me faire croire. Je ne pouvais pas savoir si elle était digne de confiance ou non, après-tout, elle était la première avec qui je pouvais converser aisément, sans me retrouver face à la barrière de la langue.

Elle avait appris notre langue, elle la parlait à la perfection, comme ceux avec qui j'avais vécu toute ma vie. Si elle n'avait pas porté des vêtements qui n'étaient différents des nôtres, j'aurai sans doute pu la prendre pour l'une des nôtre. Enfin pas l'une des nous autres criminels envoyés dans cette boîte de métal, mais de ceux plus âgés qui avait débarqué après nous à bord de ce qui restait désormais de l'Odyssée. Un sourire éclaira mon visage un instant lorsqu'elle me dit que sa langue n'était pas si compliqué. Quand je pense que je n'étais même pas capable de répéter le nom de cette fameuse langue sans bafouiller j'avais quelques doutes sur la facilité de l'apprendre.

"Maintenant que nous sommes là, je veux dire nous avons débarqué sur Terre et nous sommes là pour y rester, nous n'avons pas de moyen de retourner dans l'espace, il va bien falloir que l'on s'adapte à la vie ici. Je pense qu'apprendre quelques rudiments de vôtre langue ne serait pas du luxe …"

Parfois cela m'arrivait encore de me réveiller et d'avoir durant quelques secondes l'impression d'être toujours là-haut, puis tout disparaissait et je savais que nous n'étions plus dans l'espace mais bien sur Terre. Pour de bon. S'ils nous avaient envoyé ici, pensant que nous ne valions plus rien et que nous n'étions que des cobayes, c'était pour tester la viabilité de la planète. Afin de savoir si le reste de l'Odyssée pouvait nous y rejoindre et recommencer à vivre ici. Certains jours j'espérais retrouver quelques visages connus juste pour voir qui avait survécu ou non au crash de l'Odyssée, avec toujours cette crainte au fond de moi de tomber sur mon père, je sais que chaque enfant espère que ses parents vont bien, qu'ils ont survécu mais ne les ont pas encore retrouvés. Moi c'est l'inverse, j'espère sincèrement que mon père a crevé dans ce crash, qu'il a souffert et que jamais plus je n'entendrai parler de lui. Appelez-moi fille indigne, je sais ce que je suis, une meurtrière qui a tenté de mettre un matricide sur le dos de son père. Mais si je suis ici c'est à cause, ou grâce à lui après tout, peut-être devrais-je le remercier après tout … mais je préfère ne jamais le revoir, cela facilitera bien des choses.

Est-ce qu'elle lisait dans mes pensées ? Est-ce qu'une chamane était capable de faire quelque chose comme ça ? Cela se voyait qu'elle ne me connaissait pas, qu'elle n'avait aucune idée de qui nous étions à mon avis, de ces criminels que l'on avait envoyés vers une mort plus que certaine. Comment étaient mes parents ? s'ils me manquaient ? Ma chère … j'espère que tu n'es pas médium parce que sinon tu me démasqueras et je serais on ne peut plus dans la panade.

"Mes parents étaient des gens simples, ma mère était cuisinière et elle est morte quand j'avais dix-sept ans. Mon père lui était mécanicien il devait être dans le vaisseau qui nous a suivi, mais il y a de fortes chance qu'il ait péri dans la portion du vaisseau qui s'est crashé dans l'océan. Mais nous n'avons jamais été proches lui et moi … alors ne soyez pas triste pour moi, je ne le suis pas. Vous avez beaucoup d'enfants ?"


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Sujet: Re: the truth beneath the rose ~ [feat. Demetra]
Jeu 15 Déc - 22:25






demetra & aiyana


I'll find you somewhere, I'll keep on trying. Until my dying day I just need to know, whatever has happened. The truth will free my soul. Almost hope you're in heaven, so no one can hurt your soul. Living in agony cause I just do not know, where you are.

La demoiselle s’installant à même le sol, tu décidais de l’imiter à ton tour – avant de lui raconter que ton peuple comparait aux autres tribus de la terre – étiez supérieurs et en avance sur tout, autant mentalement, que technologiquement parlant. Tu ne disais pas ça par orgueil, mais par sincérité. Parce que c’était bel et bien le cas. Vous êtes le seul peuple à maitriser l’anglais aussi parfaitement que le maîtrise ceux tombés du ciel. Et vous êtes le seul peuple et ça ce n’est pas négligeable à savoir lire et écrire comme n’importe quel être sur cette terre totalement et complétement constitué mentalement est capable de le faire et de l’apprendre. Et pour vos connaissances, les autres peuples vous jalousent, vous détestent – et ont dû dédain pour vous, parce que vous leur êtes supérieurs en tout point et qu’ils ne le supportent pas. Toi, ça t’est égal ce que les autres peuples peuvent bien penser du tien – tant qu’ils viennent chez vous en tant qu’amis et ne causent pas de troubles au sein de la faune et de la flore – le reste d’importe peu. Toujours sur ton épaule Hécate, ta chouette continuait de se nettoyer les plumes, jetant de temps en temps de rapides coups d’œil à Demetra – toujours à l’affût du moindre mouvement qui pourraient lui sembler menaçant et qui pourraient te mettre en danger. Puis, tu lui parlais de ta langue, qui comme la sienne n’était pas plus difficile à apprendre. Comme toute chose, il suffit d’un peu de temps, d’entrainement et de patience. Et comme elle disait si bien elle-même, vu qu’elle et les siens sont contraints de rester sur terre, durant un bon moment – autant qu’ils s’adaptent rapidement et commencent à apprendre votre langue. Car, rare sont les terriens qui parlent anglais, à par les membres de ta tribu – ils ne trouveront ou si peu de terriens parler leur langue.

« Vous avez raison ! Apprendre le trigedasleng ne serait pas un luxe, surtout sachant que vous êtes contraints et forcés de rester sur Terre, pour un temps indéterminée. Ma langue n’est pas différente de la vôtre. Il s’agit simplement d’un anglais créole construits sur trois générations, rien de bien méchant, vous verrez. » Ça peut paraître effrayant de savoir que votre langue a été construite sur trois générations, mais une fois qu’elle saura la maitriser, comme tu maitrises la sienne – plus aucune barrière de la langue ne la coupera dans sa route et elle pourra discuter avec toutes les tribus, sans se soucier de savoir ce que tel et tel peuvent bien se raconter. Ce n’est pas toujours évident de se mettre à une nouvelle et de respecter les us et coutumes de chacun – mais quand on a pas le choix, on fait comme on peut et on entre dans le rang sans discuter.

Après la langue, tu lui poses des questions sur ses parents. Des questions intiment sans doute, mais tu es curieuse de nature – tu aimes connaître la vie et le passé des gens que tu côtoies, c’est surtout plus pour savoir avec qui tu parles. Si la personne est digne de confiance ou ne cache pas un lourd secret que tu n’aurais pas dû connaître. Tu lui demandes comment étaient ses parents, si elle ressent un manque d’avoir été séparé d’eux brutalement – avouant que tu serais toi-même détruite si ont osé t’arracher tes fils. Et l’instant suivante, elle te répond que ses parents étaient des gens simples, sa mère cuisinière, morte quand elle avait dix-sept ans. Une moue triste s’affiche sur ton visage – tu en est désolée pour elle – mais si tu avais pu lire dans ses pensées, tu aurais compris que la mort de sa génitrice ne lui faisait ni chaud, ni froid. Quant à son père, il était mécanicien – et probablement mort à son tour comme la majeure partie de l’autre peuple tombé du ciel, des personnes plus âgés que les précédentes.

Tu acquiesces brièvement, lorsqu’elle t’annonce qu’elle et lui n’ont jamais été véritablement proches l’un de l’autre. Elle te demande de ne pas être triste pour elle, mais ça t’est difficile. Toi qui est proche de tes enfants, tu ne peux imaginer que ça ne puisse pas être réciproquement pour d’autres personnes. Tu caresses le haut du crâne de ta chouette, alors qu’elle te demande si tu as beaucoup d’enfants. Un léger sourire s’affiche sur ton visage : « J’en ai deux. Deux fils. Denahi à 26 ans et Maytook en a 23. Ce sont devenus de beaux jeunes hommes, des enfants qui ont grandi trop vite à mon goût. » avoues-tu esquissant un léger sourire amusé, avant de reprendre la parole « Vous m’avez dit ne pas avoir été proche de votre père, mais vous l’avez été au moins avec votre mère, n’est-ce-pas ?! Après c’est elle qui vous a donné le don de la vie. N’est-ce pas le plus beau cadeau qu’une mère puisse offrir à son enfant ?! » Pour toi, ça l’est, mais allait-il en être tout autant pour la jeune femme ?! Tu craignais d’entendre la raison, comme tu pouvais craindre d’apprendre une sinistre vérité – mais vous en étiez pas encore là.              

COSMIC SHEEP.

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29/08/2016 Pivette 160 Margot Robbie ava : Pivette / sign : Grey Wind Cartographe / douée pour le dessin. Patrouille de temps en temps. 0


Sujet: Re: the truth beneath the rose ~ [feat. Demetra]
Ven 23 Déc - 17:12

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The truth beneath the rose
Feat. Aiyana Raamsis & Demetra Knight

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Plus je la regarde plus elle m’intrigue. Il y a quelque chose chez elle, une sorte de présence que je trouverai presque apaisante s’il n’y avait pas ce volatil perché sur son épaule qui semblait me fixer. Attendant presque un geste un peu trop brusque de ma part pour fondre sur moi et me crever les yeux de son bec. Approche oiseau de malheur, je te montrerai que tu n’as pas choisi la bonne proie ! Mon regarda délaissait le rapace pour revenir sur sa propriétaire. Intriguant. C’était ce qui me restait en tête. Une femme comme elle, de qui émanait une étrange sérénité et une bienveillance qui pourrait presque me plaire. Mais ici-bas, depuis notre arrivée, se fier à quelqu’un était un luxe que je ne me permettais pas. Je l’écoute et elle approuve mes paroles, pour elle aussi le fait que nous apprenions la langue de nos hôtes ne serait pas de trop. Elle semblait confiante concernant la soit disant facilité d’apprentissage, mais j’en doutais tout de même un peu. Tout dépendra de l’assiduité et des motivations de chacun à l’apprendre. Une langue construite sur trois générations mais qui serait aisée à apprendre, oui je doutais de plus en plus, mais je savais pourtant que ma curiosité et ma soif d’apprendre l’emporterait un jour ou l’autre.

"J’imagine qu’avec une professeur telle que vous, qui manie aussi bien notre langue, l’apprentissage devrait être rapide et de qualité."

Mes paroles ne pouvaient pas sonner faux, car je pensais sincèrement ce que je disais. Apprendre ou essayer de comprendre ce que pouvaient bien vouloir dire les différents borborygmes que les locaux pouvaient bien laisser échapper de leur bouche seraient bien plus compliqué. Tandis qu’une personne comme elle, qui maitrisait pratiquement à la perfection notre idiome serait plus à même de nous aider dans cette apprentissage. Pouvoir faire des parallèles entre les deux langues, pouvoir traduire aisément des expressions sans que celles-ci ne puissent être mal interprétées par exemple. J’étais certaine qu’avec elle, je pourrai apprendre, ne serait-ce que les rudiments pour comprendre les autochtones et communiquer quelque peu avec eux.  

Elle répondait à ma question en me parlant de ses enfants. Deux fils qui avaient plus ou moins mon âge. Dites-moi belle dame, si vous rejetons ont hérité de vos gênes je ne rechignerais pas à croiser leur route. Je n’avais jamais entendu de tels prénoms et je pense sincèrement que je ne les retiendrais pas du premier coup, mais lorsqu’elle les qualifia de beaux jeunes hommes, je pouvais voir une expression dans son regard. De la fierté. Cette chose que je n’ai jamais vu dans les yeux de ma mère, après tout je ne lui en ai pas laissé le temps, et elle ne le méritait pas de toute manière.

"Si vos fils sont comme moi, ils doivent sans doute penser qu’ils n’ont pas grandis assez vite, ou en tout cas ils devaient vouloir grandir rapidement lorsqu’ils étaient enfants."

J’avais aimé être une enfant, comme tout le monde sans doute, mais j’aimais encore plus découvrir mon petit monde et évoluer en me jouant des autres, en utilisant leurs ressources à mes fins. Et puis je voulais grandir, je voulais séduire, je voulais qu’on me prenne au sérieux, je ne voulais pas être cette gamine sur le crâne de laquelle on tapote avec douceur comme pour lui faire comprendre qu’elle est bien mignonne mais qu’elle ne comprend rien aux discussions ou aux problèmes des adultes. J’avais grandis, on m’avait donné des responsabilités, et j’aimais être quelqu’un que l’on remarque. Un peu trop peut-être.

Proche ? avec ma mère ? La bonne blague, très chère vous n’avez aucune idée de qui elle était, de qui elle a engendrée . Je suis certes celle à qui elle a donné la vie, mais uniquement pour que je puisse la lui reprendre quelques années plus tard. J’esquissais un léger sourire, cherchant mes mots pour lui répondre sans me révéler et lui offrir sur un plateau ma véritable personnalité.

"Mes parents travaillaient tous les deux beaucoup, je passais pas mal de temps seule ou avec quelques amis, je n’ai jamais eu le temps de bâtir une véritable relation avec l’un ou l’autre. Mais je pense qu’elle aurait été heureuse de savoir que je m’en étais sortie vivante."

Menteuse !



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12/10/2014 Brimbelle 47688 Jessica Chastain Shizophrenic Médecin / Herboriste 53
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Sujet: Re: the truth beneath the rose ~ [feat. Demetra]
Lun 9 Jan - 20:29

RP archivé suite à la suppression d'Aiyana

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Sujet: Re: the truth beneath the rose ~ [feat. Demetra]

 

the truth beneath the rose ~ [feat. Demetra]

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