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˜˜˜˜˜˜(Cassandre) | It's like the wind changed your mind
maybe life should be about more than just surviving


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20/01/2016 avengedinchains 611 Tom Hardy ava puckessa ; signa by alas guerrier 112
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Sujet: (Cassandre) | It's like the wind changed your mind
Dim 2 Oct - 18:09


Elias & Cassandre
It's like the wind changed your mind


Douce noirceur de l’âme, le cœur au bord des lèvres. Il vomit, sans savoir pour quelle raison. Il a cessé de se faire une idée à propos de tout ça. Il n’est pas toujours au mieux de sa forme. Malade ? Non, pas vraiment. D’aussi loin qu’il s’en souvienne, il ne l’a pas été depuis quelques années. Fort l’homme qui va par là. Et pourtant, à cet instant, il semble fragile. Le teint pâle, les lourds cernes sous les yeux. Il se sent misérable. Il en donne l’impression, peut-être aussi. Physiquement, il est solide, c’est vrai. Large d’épaules, une grosse carrure, un air bougons sur les traits. Il n’a rien d’amical, il n’a rien d’affectif, on va dire. Le premier contact laisse perplexe, le premier échange laisse dubitatif. Peu aimable, peu enclin à la conversation. Il est froid et la plupart du temps, il rebute le plus doux des agneaux. Est-ce qu’on peut véritablement le lui reprocher ? Il ne fait pas confiance aux gens qui l’entourent, il ne fait pas confiance au monde qui lui fait face. Tout allait, quand Moïra lui ouvrait les yeux sur la beauté qu’on pouvait y trouver. Tout va beaucoup moins bien aujourd’hui, maintenant que tout semble être parti en sucette. Tout est devenu noir, sombre, étouffant. Tout a changé, en réalité. Et il semble être impossible de faire en sorte que tout s’arrange.

Son pas est lourd, alors qu’il traverse la forêt. Il a prévu de rentrer, prévu de retourner cher lui, de prendre la route de sa maison. Celle qu’il retrouvera vide, déserte, morte. Parce que c’est finalement de ça qu’il est tout aussi question. D’une maison vide dans laquelle il n’y a pas la moindre chaleur humaine. Et ce n’est pas toujours facile, bien sûr. Certains jours, c’est même tout le contraire. Il n’a pas chassé, seulement un besoin de se vider la tête. Dans la montagne, il y avait trop de bruit, trop d’attente, trop de… De tout, en réalité. Cela ne lui arrive pas souvent mais parfois, il le veut. La solitude le dévore de l’intérieur et la compagnie lui bouffe l’esprit. Il est difficile de trouver un équilibre au milieu de tout ça, mais en parallèle, il est tout aussi difficile de faire le point. Il lève les yeux, il observe la lumière du soleil qui lui donne la direction à suivre. Le vent est léger, l’été disparaît doucement. Il est difficile d’y songer, il n’aime pas la neige. C’est la saison préférée de Clara. Elle aimait faire des boules de neige et les lui lancer dans la gueule. Et lui, tel un véritable papa gâteau, ça le faisait rire.

Un léger bruit attire son attention, au sud de sa position. Sa main se pose aussitôt sur sa longue lame, il est prêt à en découdre. Il imagine un animal sauvage, mais ça ne dure qu’un instant, une pauvre seconde. Parce que là où il a cru que ce serait un animal, le bruit s’est arrêté alors qu’il marchait lui-même sur quelque chose. Un animal ne s’arrête pas. Lorsque quelque chose le terrifie, il prend la route, il fuit dans une direction opposée. Là, puisque ça s’est seulement arrêté, il n’a pas besoin d’un dessin. Si d’ordinaire, il appelle de loin, aujourd’hui, il trouve plus simple d’aller voir directement. Sa lame se détache de sa ceinture, bien serrée au cœur de sa main. Et surtout, bien décidé à buter le responsable du bruit s’il s’avère être un quelconque danger. Il ne réfléchira pas un seul instant, il n’hésitera pas, il n’hésite jamais.

Alors il lève le bras et avance et la petite tête brune qui lui fait face le surprend. Le bras en l’air, l’arme prête à tomber pour la tuer… Il réalise là son erreur et marque un temps d’arrêt, la surprise se glissant sur ses traits. Tout ceci est impossible… « Clara ? ».
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Sujet: Re: (Cassandre) | It's like the wind changed your mind
Lun 10 Oct - 1:27



Cassandre aime bien être aux cuisines parce qu’entre aider sur l’Odyssée et sur Terre, il n’y a pas beaucoup de différences. Enfin. Si. La nourriture sur Terre est meilleure et plus complexe à préparer parce qu’ils n’avaient pas tant de difficulté dans les cuisines sur l’Odyssée dans ses souvenirs. De plus, ici, ils disposent de denrées inexistantes dans l’espace. Ici, il y a de la viande ramenée par les chasseurs, de la viande qu’il leur fallait … préparer. Pour quelqu’un qui n’aime pas le sang c’est une tâche bien ragoutante que Cassie donnait bien volontiers à ses coéquipiers planqués aux cuisines. Mais parfois, elle n’avait pas vraiment le choix que de s’y coller. Un jour, elle parviendrait à se défaire de ce dégoût du liquide rouge. La différence notable sur Terre est aussi qu’ils pouvaient trouver des herbes pour assaisonner leurs repas, leur donner un peu de goût, faire en sorte que le plat du jour soit différent de celui de la veille même s’il était question de la même bestiole butée pour leur repas. Tout n'était qu'une question de goût, partie de leur cinq sens qui leur avait un poil été ôtée là-haut, dans l'espace qui fut autre fois leur maison à eux seuls.

Cette maison gît aujourd’hui sur le sol d’une Terre inconnue, d’une terre qui titille sa curiosité tout autant qu'elle lui fait peur. Elle envie ceux qui prennent leur courage à deux mains pour s’aventurer loin du campement pour faire des repérages. Parfois, elle en fait de même pour ne pas les quitter de la journée et accaparer tout leur temps. Elle n’allait pas s’excuser d’être ainsi, de vouloir tout savoir sans pour autant aller de l’avant toute seule. Elle ne veut pas se faire manger par un ours ou par un terrien. Bah quoi, ils ne savent pas trop de quoi ils étaient faits et, tout en connaissant quelques Cent, il n’était pas certain qu’ils puissent se fier à leurs paroles. Tous les terriens ne les veulent pas morts. Ça leur fait une belle jambe. Raison de plus pour ne pas quitter le coin cuisine ou le coin garde-manger puisque le précédent blondinet qui s’en occupait était parti avec une partie des réserves. Cassandre renifla de dégoût. Alors sur Terre c’était chacun pour soi ? Même parmi les membres de l’Odyssée ? Elle n’est pas très contente de cette observation. Elle n’appréciait pas qu’ils se divisent ainsi même si elle la première n’est pas totalement d’accord avec toutes les décisions du Conseil. Que lui reste t-elle aujourd’hui à part ce groupe ? Si le groupe vient à se diviser, Cassandre sait qu’elle serait dans l’incapacité de choisir avec qui aller. Elle ne veut pas de séparation. Paradoxalement, elle ne veut pas pas pour autant l’unification de leurs deux groupes parce qu’elle ne fait définitivement pas confiance à tous les criminels qu’ils ont envoyés sur Terre mais le fait était là : malgré sa crainte des personnes l’entourant, elle ne voulait pas finir toute seule. Alors c’était sans doute pour cette raison qu’elle tentait d’aider qui voulait de son aide, qui même n'en voulait pas pour qu’on ne l’oublie pas le jour ou l’explosion arriverait.

Avec un soupir, elle s’accroupit en repérant du basilic, du moins, elle pensait bien que s’en était un. C’était, après tout, une plante assez répandue dans l’ancienne époque bien qu’elle ne se souvienne pas en avoir mangé sur l’Odyssée. Sans doute les gens de l’aile Phénix avaient-ils eu ce privilège de gouter un jour de ce met rarissime. Elle ne savait pas trop comment tout s’était passé niveau organisation à l’époque. Elle ne s’en souciait pas vraiment, se contentait de se trouver là où on voulait qu’elle soit et maintenant qu’elle était livrée à elle-même, elle ne savait pas trop quoi faire de toute cette liberté qui lui tendait les bras. Elle restait active pour ne pas penser aux morts et penser plutôt à la vie. Elle ne voulait pas se morfondre et dépérir parce que ce n’était pas dans son caractère et qu’ils n’auraient pas voulu la voir ainsi et qu’elle préférait agir plutôt que d’entendre ces idiots lui rabâcher ces belles paroles pleines de sens. Elle replace distraitement une mèche de cheveux qui lui barre le visage. Un jour peut-être songerait-elle à les couper. Si elle les aimait longs, pour le moment, ils la gênent plus qu’autre chose. Maladroitement, et trop occupée pour s’en soucier sans doute, son pieds fit craquer une branche qui du alerter tout le voisinage qu’il soit ami ou ennemi. Si elle se serait traitée d’imbécile en étant avec les patrouilleurs, là, elle n’y faisait juste pas attention. Elle préférait se concentrer sur cette petite plante qui allait bientôt finir le restant de ses jours dans le garde-manger d’abord et dans leur estomac ensuite. Elle voulait la cueillir à la racine car, peut-être, parviendraient-ils à en faire une petite culture. Sans être botaniste, c'était, selon elle, la meilleure façon de faire, plus facile et prudent que de devoir partir à la chasse aux herbes sur une Terre qui n’était pas la leur.

Et c’est bien l’un d’entre eux qui la fait lever les yeux vers lui. La peur entraine un cri de surprise, cri coupé en plein élan par une question qui l’interpelle. Si la question l’interpelle, Cassandre ne remarque que l’attitude étrange de cet homme cent fois plus fort qu’elle au regard auparavant (si elle pouvait le qualifier ainsi parce qu’elle n’en avait jamais vu d’autres pour comparer), meurtrier et son couteau toujours en l’air. Elle profite de l’air interdit de l’homme pour reculer, mettre une distance raisonnable entre l’individu et elle. Elle ne sait pas quoi lui répondre, ne connait rien du langage de ce peuple ou plutôt devrait-elle dire de ces peuples. Elle a entendu certaines choses mais ne sait pas s’il s’agit là de la vérité ou de bobards qu’on lui a racontés pour qu’elle se couvre de ridicule devant ces gens si différents d’eux. A sa réaction, il doit bien se rendre compte qu’elle n’est pas Clara alors il est inutile de lui mentir, pense t-elle. Il n’est pas de ceux qui se laissent berner.

Elle ne veut pas lui faire cet affront que de le prendre pour un con. Elle n’est pas totalement suicidaire. Si le crash l’a épargnée c’est que le destin a prévu quelque chose pour elle. La demoiselle en est certaine même si dans toutes ces possibilités que lui offre la vie, elle se retrouve incapable de choisir la voie. Aujourd’hui elle a choisi. Elle choisi de ne pas mentir à l’homme au couteau. Elle se déplace vers l’endroit où elle a lâché la plante tant qu’il n’a pas retrouvé ses esprits et la ramasse pour la ranger dans son sac qu’elle tient serré contre elle comme s’il pouvait lui servir de protection s’il se décide à utiliser son arme. « Clara ? » Question d’abord. Les réponses ensuite. Cela le tiendra occupé s’il veut bien lui répondre même si elle en doute fortement. « Je m’appelle Cassandre. » Est-il encore utile de lui révéler d’où elle vient ? Avec son accoutrement et ses réactions, il doit bien se douter qu’elle n’est qu’une enfant du ciel, une de ceux qui ne leur causent que des problèmes depuis leur arrivée.

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Sujet: Re: (Cassandre) | It's like the wind changed your mind
Jeu 10 Nov - 9:16


IT'S LIKE THE WIND

CHANGED YOUR MIND

Lorsque sa femme et sa fille ont été tuée, Elias a perdu une part de lui-même. En réalité, il a perdu sa meilleure partie. Il ne prétend pas qu’il a toujours été facile à vivre parce que ce n’est pas le cas. Il prétend juste que ça risque d’aller dans une direction de plus en plus sombre, un problème qu’il ne parvient pas à cerner et dont il se passerait bien volontiers. Il fait avec, il apprend, il redevient celui qu’il a un jour été. Il n’apprécie pas, mais il se reconstruit et si pour cela, il lui faut laisser de côté l’homme bon qu’il a pu être, il le fera, il s’en moque. Il n’a de compte à rendre à personne, il fait les choses comme il le souhaite et ça ne demande rien de plus. Il n’est qu’une brute dans un monde où certaines choses sont plus difficiles à comprendre que d’autres. Dans un monde où on ne comprend pas toujours le réel sens de la vie et des actions qui s’y déroulent. Alors parfois il faut se faire doux et délicat, apprendre à faire la part des choses. Mais parfois, c’est une autre histoire, parfois, il faut se faire plus dur et lui, il en est parfaitement capable, justement. Il n’est juste pas à la hauteur pour faire le reste et c’est justement ce qui le dérange. Un soupir s’échappe des lèvres de l’homme, il ne veut pas vraiment penser aux personnes qu’il a perdu. Il passe son temps à penser à elle, déjà. Il ne parvient juste pas à faire autrement. Il ne parvient pas à s’en empêcher pour la simple bonne raison qu’elles étaient toute sa vie.

Et qu’en plus de ça, la fille qui se tient juste devant lui ressemble à Clara. Il ne comprend pas, il ne saisit pas. Il s’imagine que c’est elle alors qu’il sait que ce n’est pas le cas. Il se fait berner par une illusion, il le voit bien. Elles ne se ressemblent même pas autant qu’il ne le croit, c’est plutôt ce qui se dégage et quelque chose dans le regard. Il a eu un doute, il a eu quelques soucis à cette idée et ne s’en plaint pas. Il n’a pas vraiment envie de se tracasser mais bordel, il a vraiment cru que c’était elle, pendant un instant. La même coupe de cheveux, quelques traits, le même air sur le visage. Et une douceur apparente et perturbante. Il ne sait pas vraiment quoi dire ni où donner de la tête. Il la regarde et il a le teint livide, il n’en doute pas. Son cœur s’est mis à battre beaucoup plus vite aussi. Il lève la main, tenté de la toucher, mais il parvient, avec réussite, à serrer le poing et à le laisser tomber le long de son corps. Il ne doit surtout pas faire d’erreur aussi maladroite et minable. « Clara ? ». Elle l’interroge, bien sûr qu’il sait que ce n’est pas elle. Elle n’a pas sa voix et surtout… Elle vient du ciel. Il aurait dû le comprendre avec ses vêtements, mais il n’a pas eu l’intelligence de faire le lien. Il se déteste, il se fait ridicule et minable, à l’heure actuelle et il ne parvient pas à s’en empêcher. « Je m’appelle Cassandre. ». Un joli prénom, il l’admet.

Mais la situation est étrange. Face à cette fille, sa colère s’amenuise et il ne sait pas vraiment quoi lui dire pour ne pas dégénérer, pour ne pas devenir un fou. Il l’a prise pour sa fille et il pourrait grandement se le reprocher mais tout est retombé comme un soufflet. Il se sent bizarre. Il rassemble quelques mots, tente de faire le point. Avec elle, il ne saurait l’expliquer mais il est prêt à faire quelques efforts. Il ne pourrait juste pas le jurer mais… Ouais, il est prêt à se faire calme et silencieux avec elle. Il fait de son mieux, en tout cas, et c’est la seule chose qui ait de l’importance, il parvient à y croire. Mais il ne va pas chercher bien loin. Il se perd, dans ses pensées, en réalité. Son visage se ferme et il tente de faire de son mieux pour que les choses s’améliorent. Il a juste peur de faire une erreur ou de se perdre dans tout ça. Il ne sait pas non plus ce qu’il devrait faire pour que ça s’arrange. N’est-elle pas en train de le prendre pour une fou ? Il ne sait guère où donner de la tête mais… Avec elle, il tente de se convaincre que les choses ne sont pas si étranges que ça. « Excusez. Prise pour ma fille perdue ». Ses phrases sont minables, il ne fait pas exprès, il se sent gauche et ridicule dans cette langue qu’il ne sait pas parler. Mais il fait de son mieux pour que ça se passe bien. Pour tenter vainement de se faire comprendre. « Moi Elias ». Il ne sait même pas pourquoi il se présente, en fin de compte.


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Sujet: Re: (Cassandre) | It's like the wind changed your mind
Ven 11 Nov - 0:54



Elle n'avait pas flâné des heures et pourtant, la voilà qui se retrouvait déjà nez-à-nez avec un terrien qui, il fallait bien l’admettre, lui faisait un peu peur. Il avait cet air bourru, pas vraiment du type doué avec les relations sociales … alors avec des gens comme elle, Cassandre doutait fortement qu’ils parlent des heures de ce qu’il se passait dans leurs vies respectives. Il n’avait rien d’un ami et s’il n’avait pas le regard avenant comme quelqu’un qui n’allait pas forcément lui sauter à la gorge pour l’étrangler, il n’était pas non plus meurtrier. Le visage qu’elle avait face à elle lui semblait le visage de quelqu’un qui avait l’air un peu perdu. C’est ça. Perdu. Pas forcément perdu dans le sens littéral du terme mais puisqu’il l’avait prise pour sa fille, il était clairement perdu quelque part dans sa tête et dans ses souvenirs de celle à qui elle devait ressembler.

Si elle avait un peu moins peur, Cassie restait sur ses gardes, pas forcément dès plus à l’aise avec l’un de ceux qui changeaient d’avis comme de chemise sur ce qu’ils allaient faire d’eux : les gens tombés du ciel. Il s’approche. Elle se tend, esquisse un geste de recul sans pour autant tourner les talons et courir. C’est contradictoire parce qu’elle se dit qu’elle devrait partir, que c’est l’occasion parce qu’il a l’air un peu à l’ouest et en même temps puisqu’il ne songe pas à la tuer pour le moment pourquoi ne pas rester et découvrir ce qu’il se cache derrière cet air un peu paumé, chose bizarre à voir chez des terriens. Si elle a conscience qu’il pourrait changer d’avis dans dix minutes ? Oui. Mais Cassandre essaye de ne pas trop y penser. Il est temps pour elle de se montrer un peu moins craintive et un peu plus téméraire. Plus que temps.

Elias est peut-être la mauvaise personne pour montrer l’évolution de la personnalité de Cassandre quelques mois après leur atterrissage sur Terre. Sans doute. Tant pis. Pour le moment l’important est dans le fait qu’elle a envie de savoir pourquoi cet Elias est dans cet état-là. Elle peut se douter de plein de choses et peut-être n’en sera-t-elle que plus loin de la vérité, vérité que l’individu sera en droit de la lui refuser. Après tout, ils sont de parfaits étrangers. Elle et lui, le peuple de l’Odyssée et les terriens. S’il n’y avait pas eu cette ressemblance frappante avec quelqu’un qu’il connait, surement leur rencontre aurait-elle pris tournure plus dangereuse pour elle. « Excusez. Prise pour ma fille perdue. » Oh. Sa fille. Quelle idiote. Elle aurait pu le deviner. Il a l’âge d’être père, peut-être même grand-père pour ce qu’elle en sait. De ce qu’elle peut voir la vie des terriens leur donne cet air plus âgé même à celui qu’elle a rencontré l’autre fois qui n’avait au final que quelques mois de moins qu’elle. « Je suis désolée. » Elle s’excuse. C’est pour ça qu’il a l’air autant perdu cet homme-là : parce qu’elle lui ressemble mais qu’elle restera différente et à jamais quelqu’un d’autre et non sa fille. C’est douloureux, elle le conçoit. Rendre quelqu’un nostalgique et malheureux par sa simple présence était une chose qu’elle n’avait jamais imaginé vivre et c’est triste, elle peut bien l’admettre. Elle est triste pour ce que cet homme a perdu et ne pourra peut-être jamais retrouver. « Elle devait être quelqu’un de bien. »

Elle espère qu’il parviendra à la comprendre parce qu’elle, en revanche, ne comprendra pas ce qu’il dira dans leur langage si particulier. Elle tente de calmer les vagues de panique qui l’ont traversé au moment de son apparition. Cela va mieux même si ce n’est pas encore tout à fait ça. C’est quelle est toute petite par rapport à sa carrure imposante. Elle ne sait pas trop quoi lui dire d’autre, a l’impression d’être gênée de ressembler à quelqu’un qu’elle n’aura jamais connu et n’aura probablement pas le privilège de connaitre. « C’est un joli prénom Clara. Je suis certaine qu’on se serait bien entendues. » Elle ne va pas lui demander comment il l’a perdue, ce n’est pas ses oignions mais oui elle aurait voulu connaitre celle qui lui a ressemblé, celle qui n’est plus. « Elias. » Elle hoche la tête avec un petit sourire ravi de mettre un nom sur ce bonhomme étrange. Son sourire est stoppé dans sa course parce qu’elle réalise qu’elle ne sait pas trop comment ils sont supposés se saluer. Elle lui tend une main un peu tremblante parce que si cela se trouve les coutumes ne sont pas les mêmes, ont changé depuis cent ans.


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Sujet: Re: (Cassandre) | It's like the wind changed your mind
Jeu 15 Déc - 20:18

it's like the wind changed

your mind
« Je suis désolée. ». Elle n’a pas à l’être. Elias n’est pas tendre et pour le coup, il est principalement trop maladroit. A côté de la plaque, voilà qu’il se retrouve à confondre une fille du ciel avec sa propre chair et son sang. Disons que ça n’a pas de sens. D’ailleurs, plus il la regarde, plus il réalise que ce n’est pas le cas, que la ressemblance est minable. Il se le reproche mais pour autant, il ne peut pas vraiment revenir en arrière. Et il ne peut pas nier ce qu’il a vu de Clara en cette fille. Cassandre a un visage doux, des traits fins et une gentillesse marquée. Peut-être qu’elle ne l’est pas mais son visage constitue un piège indéniable. Et en vieillissant, elle fera chavirer bien des cœurs. Peut-être est-ce déjà le cas, il ne le sait pas, et ça ne le concerne pas. Mais il pensait la même chose de sa fille. Chaque jour qu’il pouvait passer à ses cotés, il se surprenait à dévisager chaque personne que sa route pouvait bien croiser pour qu’ils ne s’approchent pas d’elle. Parfois, il avait même l’illusion qu’il n’était pas prêt à affronter tous les prétendants qu’elle allait bien pouvoir avoir au cours de soin existence. Il ne saura jamais si sa fille serait devenue aussi jolie que sa mère en grandissant. Il sait qu’elle l’était, cependant. Les choses évoluent à leurs guises sans qu’on ne puisse réellement les influencer et dans certains instants, tout devient plus compliqué encore que ça ne pourrait l’être. Il est impossible de choisir la vie que l’on va mener, tout comme il est impossible de décider de rester en vie ou de repousser sa propre mort. Il a perdu sa fille et aussi longtemps qu’il continuera à se le reprocher, il sera incapable de l’accepter et de faire face à une telle réalité. Parce que finalement, c’est de ça qu’il est question, et de ça qu’il sera toujours question. Les différentes étapes de la perte de quelqu’un et lui, il reste encore sous une certaine forme de déni. Il accepte et en même temps, il en est incapable. Un fait compliqué qu’on ne comprend pas toujours. Il a juste peur de faire face à la réalité et de ne pas être prêt pour ça. En tout cas, elle n’a absolument pas besoin d’être désolée pour des choses sans l’ombre d’un sens. Il est le seul qui doit l’être parce qu’il a été incapable de protéger les siens. Lui, un guerrier, respecté par les siens, il n’a plus de respect pour lui-même. Voilà où en est sa propre situation improbable. Une situation perturbante et destructrice, finalement. Mais il faut désormais y faire face. Quoi qu’il en dise. Ca ne veut juste pas dire que c’est facile, au contraire. C’est un sacré coup dur, un événement marquant contre lequel on ne peut pas faire grand-chose. Il tente de se relever, disons, mais ça ne lui réussit pas vraiment. « Pas à s’excuser ». Et c’est vrai. Elle n’a pas à s’excuser alors qu’il est fautif sur bien des plans. Il s’est trompé sur son compte, il l’a prise pour une autre, pour quelqu’un qui lui est chère. Une erreur ridicule et sans le moindre sens. Mais elle n’a quand même pas à s’en excuser. Est-ce une coutume du ciel ? Ils agissent de manière tellement particulière déjà que ça ne l’étonnerait pas vraiment.

« Elle devait être quelqu’un de bien. ». Sa mâchoire se serre un instant. Clara n’était pas quelqu’un de bien. C’était plus que ça, encore. Mais il ne se voit pas faire l’éloge de sa fille devant une parfaite inconnue, malgré l’innocence qu’il est capable de lire sur ses traits. Ce n’est ni le lieu, ni le moment pour une telle chose et il ne risque pas de changer d’avis parce que ça n’aurait pas le moindre intérêt, finalement. Mais les choses sont comme elles sont et il ne peut pas vraiment revenir en arrière parce que ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Mais il n’a pas envie de parler d’elle, il n’a pas envie de lui décrire quelle personne formidable elle était parce que dans le fond, ça ne la concerne pas vraiment et c’est sans doute mieux ainsi. « Elle l’était ». Il n’y a rien de plus à en dire, de toute manière, que pourrait-il ajouter dans son anglais approximatif ? Il n’a pas assez de vocabulaire pour lui montrer à quel point Clara était quelqu’un de bien. « C’est un joli prénom Clara. Je suis certaine qu’on se serait bien entendues. ». A n’en pas douter. Et pourtant, il est fort probable qu’Elias ne l’aurait jamais laissé s’approcher. Une stupidité, sans doute, mais il n’aurait guère pu s’en empêcher. Et malgré l’échange qu’ils ont ensemble actuellement, c’est impossible à changer. Qu’elle soit douce si elle le souhaite, qu’elle soit particulière ou autre, mais ça ne change rien et de son point de vu, ça ne risque pas de changer. Elias a l’esprit fermé, il n’y peut rien, il a été fait comme ça, ou du moins, il n’a jamais pris la peine de changer. Sa femme l’aimait pour ce qu’il était. Et aujourd’hui, l’amour a quitté sa maison et ce qui reste ne lui permettra jamais d’aller de l’avant. Mais il fait cependant avec. Et ça ne risque pas de changer. « Quoi toi faire ici ? ». Pourtant, malgré tout ce qu’il peut bien être en train de penser, il ne peut pas s’empêcher de vouloir savoir, de vouloir avoir quelques informations et surtout, de vouloir étrangement la protéger. Parce que malgré les différences qu’il voit, désormais, il ne peut guère nier le fait qu’il pense à Clara, lorsqu’il la regarde.



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Sujet: Re: (Cassandre) | It's like the wind changed your mind
Lun 9 Jan - 17:51



C’était un joli prénom Clara. Clara cela sonnait comme un surnom même si elle ne doutait pas des paroles de l’homme qui lui faisait face. Clara, Cassandre étaient deux prénoms qui sonnaient biens ensemble même si le premier semblait plus doux que le second. C’était drôle comme un prénom prononcé à voix haute lui donnait une signification à part entière, présupposait certaines choses probablement fausses sur une personne. Cassandre avait toujours trouvé son prénom légèrement cassant à l’oreille, pas forcément très mélodieux et pourtant, du moins lui semblait-elle, elle ne s’était jamais montrée véritablement cassante avec les autres. Elle s’était toujours efforcée de se montrer polie et bienveillante envers les autres même si les situations étaient inédites comme celle d’aujourd’hui. Et là encore la voilà qu’elle supposait pas mal de choses à propos de la fille de cet homme. Probablement vraies. Probablement fausses. Elle n’en savait rien. Elle avait juste voulu faire le premier pas dans l’échange avec celui qui aurait semblé dans d’autres circonstances beaucoup moins avenant que ce qu’il lui avait montré. Il n’allait pas dans la dentelle pour sur et ce n’était pas ce que Cassandre demandait, bien au contraire, elle préférait croiser des personnes honnêtes sans faux-semblant. Elle n’aimait avoir une impression basée sur une personne qui lui aurait menti sur sa façon d’être la menant à être beaucoup plus imprudente qu’elle ne l’aurait été en temps normal. Elle était peut-être un peu naïve pour se baser sur un premier échange mais c’était ainsi et pour le moment la chance semblait être de son côté. Jamais elle n’avait eu de mauvaises rencontres.

Elle ne savait pas que penser d’Elias. Il lui paraissait étrange mais pas forcément dangereux. Du moins il ne l’était pas avec elle. Probablement parce qu’elle lui remémorait quelqu’un qui lui avait été cher : sa fille. Sans doute aurait-il agit différemment dans une toute autre situation, avec une personne différente d’elle. Pour le moment, malgré l'apparence fermée de celui qu’elle venait de rencontrer, il ne lui avait donné aucune raison de se méfier plus que nécessaire. Tant qu’ils continuaient dans cette direction dans leur échange tout irait bien. Elle le supposait, l’espérait. Elle hocha la tête quand il l’informa qu’elle n’avait pas à s’excuser. C’était un fait elle n’y était pour rien dans ce qui était arrivé à la petite mais c’était la phrase qui venait le plus naturellement quand elle se trouvait devant quelqu’un ayant perdu un être cher. Cassandre ne savait pas réellement pourquoi cette phrase plus qu’une autre leur venait dans leurs premières paroles lors d’un décès. Pour donner l’impression d’être consterné par la disparition d’une personne qu’ils ne connaissaient pas ? L’impression seulement ? Pour certains peut-être mais aucun enfant ne devait perdre la vie à un âge aussi jeune. Non. Ce n’était pas ça. C’était plutôt. Oui. Il était triste de voir que sur cette Terre la mort pouvait frapper à n’importe quel âge, que les parents comme les plus jeunes avaient à affronter la perte d’un être cher plus tôt que prévu. Elle était partie trop tôt, Clara. Beaucoup trop tôt. Elle essaye d’avoir les mots justes pour ne pas le froisser mais il est difficile d’agir ainsi devant une personne que l’on vient de rencontrer. Elle ne peut qu’essayer d’avoir les bons mots et les bons gestes.

L’homme parle peu. Cassandre ne sait pas si c’est parce qu’il est d’un naturel peu causant ou parce qu’il ne parle pas si bien l'anglais. Elle opte pour la première, pourra parler pour deux, ce n’est pas un problème. Cela ne l’a jamais été. « Et bien. Je voulais cueillir des herbes pour la cuisine. Certains aliments sont nouveaux pour nous alors on doit s’habituer. » Elle ne critiquait pas la biodiversité de la Terre mais force est de constater que les aliments cultivés sur Terre et sur l’Odyssée ont un goût différent. Un peu plus fort. Surement meilleur mais le tout est une question d’adaptation. « J’avoue avoir un peu de mal à me repérer. C’est tellement dense la flore par ici. Elle a pris le dessus sur l’humain. J’aime bien. C’est beaucoup plus beau quand la nature domine. » Plus dangereux aussi mais cela, elle ne le prend pas encore en compte, est beaucoup trop émerveillée devant le spectacle que lui offre la Terre depuis leur arrivée.

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Sujet: Re: (Cassandre) | It's like the wind changed your mind
Ven 27 Jan - 10:44



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Tout au long de sa vie, en réalité, Elias n’a jamais imaginé qu’il pourrait être un père. Au vu de sa façon d’être et des décisions qu’il a pu être amené à prendre, il a longtemps cru qu’il ne serait pas en mesure de faire ce qu’il faut. Et dans le fond, ça n’avait pas grand-chose de vraiment étonnant : Avec un caractère comme le sien, on imagine difficilement qu’on sera aimé et qu’on le sera suffisamment pour que les gens envisagent de fonder une famille. Alors oui, peut-être qu’il se fait des films et alors, il est difficile d’imaginer que ça pourrait être différent. Mais… Tout l’a été. Elias est devenu un époux puis un père. Et malgré le fait que tout lui ait semblé un peu compliqué, il ne s’en est jamais plaint. Et au moins, tout ceci lui prouve que c’était une possibilité. Il est perturbant de mettre à mal des choses auxquelles on s’est continuellement habitué, en réalité. Il a toujours imaginé qu’il aurait une vie solitaire et il a fini par réaliser que ce ne serait pas forcément le cas. Ce n’est pas forcément une situation facile à comprendre mais de temps à autre, ça fait du bien, c’est vrai, de réaliser que tout caractère peut un jour être aimé. Il faut juste parvenir maintenant à se guérir de l’absence. Parce que non, elles ne sont plus là. Et aujourd’hui, libre à lui de faire ce qu’il peut pour avancer.

Pour autant, il ne cache pas qu’il traîne les pieds et que confondre le souvenir de sa fille avec une personne qu’il n’a même jamais vu, ça n’a rien d’évident. Elle vient du ciel, leurs existences ne sont absolument pas liées et ce n’est pas bien difficile à prouver, il faut bien l’avouer. Pour autant, que ce soit le cas ou pas, il faut surtout qu’il se concentre sur le fait que les deux filles ne se ressemblent pas vraiment. Quelques traits communs, un visage angélique et délicat qu’il reconnaissait aussi chez Clara. Et elles sont brunes. Mais est-ce que la différence va plus loin ? Non. C’est davantage un petit quelque chose qu’ils dégagent que quelque chose qu’elles ont véritablement en commun physiquement. Mais il ne peut pas nier que lorsqu’elle était de dos, l’erreur fut incontrôlable et la confusion palpable. Il n’a pas fait cela intentionnellement, au moins. Sans doute cette douceur, sur le visage, dans la manière de se tenir. Il ne sait pas vraiment et il n’a pas vraiment envie d’y penser plus que ça parce que bordel ça fait déjà bien assez mal comme ça, de se dire qu’on a mélangé sa fille et une autre. Clara n’est plus là et il faut être stupide pour imaginer la croiser au cœur de la forêt. Mais il n’est pas vraiment nécessaire d’en faire toute une histoire, n’est-ce pas ? Il faut grandement qu’il arrête de se prendre la tête parce que tout ceci n’aurait pas le moindre intérêt.

Il n’a pas vraiment envie d’épiloguer, de parler pour ne rien dire parce que dans le fond, il ne sait même pas ce qu’il pourrait bien dire. En parallèle, pourtant, il a envie d’en savoir plus sur elle, il a envie d’apprendre à la connaître alors que ce n’est pas le bon rôle non plus. Tout ceci est compliqué, en tout cas. Il ne sait pas ce qu’il pourrait bien avoir à lui dire, bloqué par la barrière de la langue. Il n’aime pas passer pour un crétin et son problème avec la langue la pousse à parler de manière saccadée et gauche. Du coup, il paraît un peu moins intelligent qu’il ne l’est vraiment. Et ça ne passe pas vraiment. « Et bien. Je voulais cueillir des herbes pour la cuisine. Certains aliments sont nouveaux pour nous alors on doit s’habituer. ». En effet, faire le point sur tout ceci n’a rien d’évident. Il faut parvenir à s’acclimater à une situation différente. Oh, lui, il ne sait pas de quoi il était question. Il ne sait pas non plus vraiment où ils vivaient avant. Mais bon, de ce qu’il a pu entendre et de ce qu’il a bien voulu retenir, ils ne vivaient pas sur une planète mais sur un truc en métal. Y faire pousser des plantes devait être impossible. « J’avoue avoir un peu de mal à me repérer. C’est tellement dense la flore par ici. Elle a pris le dessus sur l’humain. J’aime bien. C’est beaucoup plus beau quand la nature domine. ». Les ancêtres n’avaient rien facilité mais oui, la nature a fini par reprendre son plein pouvoir. Et tout fut plus simple, plus supportable, également. Tout est mieux aujourd’hui et la planète semble respectée. Il n’est pas très doué avec les plantes. Et la plupart du temps, il ne s’y intéresse pas vraiment. Sa formation n’en est que faiblarde. Tout lui a toujours paru plus simple comme ça, pour une raison qui lui a continuellement échappé. La viande oui, les herbes, c’était Moïra. « Moi pas beaucoup m’y connaître mais si aide nécessaire, pouvoir essayer ». Il ne sait même pas pourquoi il se propose, le minois de la gamine. Clara aussi, elle obtenait tout ce qu’elle voulait de lui. Il est faible face aux gamines, il faut croire. « Comment être ciel ? ». Ses phrases sont vraiment minables.
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Sujet: Re: (Cassandre) | It's like the wind changed your mind
Lun 20 Fév - 14:31


La Terre n’avait rien de ce qu’ils avaient pu s'imaginer. Dans les archives ils avaient vu les continents, les villes comme elles y étaient à l’époque. Ils avaient eu l’information sur ce qu’il s’était passé sur Terre mais si elle avait pu s’imaginer comment cela serait sur Terre, jamais elle ne l’aurait imaginé ainsi. Aussi vivante. Aussi diversifiée. Aussi impressionnante. Parler du présent plutôt que de sa fille décédée était plus simple à la fois pour elle que pour lui. Elle n’était pas certaine de s’y prendre correctement face à un homme qu’elle ne connaissait pas qui pouvait, peut-être se montrer violent même s’il se montrait calme depuis leur rencontre. Il était calme surement parce qu’elle lui rappelait celle qu’elle ne connaitrait jamais. Parler de la Terre, de ce qu’elle faisait en ce moment même était plus avisé, plus rassurant aussi parce que si elle ne maîtrisait pas encore le sujet, elle en connaissait un minimum pour pouvoir lui aligner trois mots.

« Moi pas beaucoup m’y connaître mais si aide nécessaire, pouvoir essayer. » Un sourire ravi éclaira son visage lorsqu’elle sorti son calepin de son mini sac qui tenait comme il pouvait. Morceaux de tentes inutilisables bidouillées ensemble pour en devenir ce qu’elle appelait vaguement un sac qui tenait plus ou moins la route. « J’en ai fait des dessins si vous voulez. Ça aurait mieux donné en couleur mais. » Elle passa rapidement les pages de portraits et autres dessins qu’elle préférait garder pour elle. « Je fais avec ce qu’on a. Est-ce que vous savez faire des crayons ou du papier ? » Sa question était visiblement intéressée. Elle savait qu’un jour viendrait ou son crayon serait si fort taillé au couteau qu’il ne serait plus utilisable et ne parlons pas de ce carnet qui était déjà pratiquement rempli jusqu’à sa moitié de dessins divers et variés. « Celui-là c’est de la sauge. C’est super bon pour certains plats cuisinés et en thé, pour la santé c’est top. » Ils n’avaient pas une santé faite pour tous les microbes de la terre, tombaient malade facilement même si elle se savait chanceuse de n’avoir écopé que quelques rhumes depuis leur atterrissage sur terre.

« Le nom est peut-être différent chez vous. » Elle préférait prudente même si elle s’était souvent montrée imprudente en observant la nature toute nouvelle pour elle. Peut-être connaissait-il des endroits ou les trouver, peut-être parviendrait-il à lui montrer comment se faire une petite plantation de ces dernières pour ne plus devoir à chaque fois dépendre de la nature ou des terriens. « Comment être ciel ? » « Immense et inatteignable. » Elle ne savait jamais trop comment répondre à cette question, tout dépendait de ce qu’Elias avait voulu savoir. Ils n’avaient jamais pu sortir de l’Odyssée. Seuls quelques rares élus avaient pu tournoyer dans l’infini pour réparer les éventuelles rarissimes casses de l’énorme boite en métal qui avait été pendant tout un temps leur maison. « Avec votre liberté je ne sais pas si vous auriez aimé notre vie. Ça ne me dérangeait pas tant que ça, au final on parvient toujours à s’adapter. » Comme maintenant, comme ils allaient devoir s’adapter les mois qui viennent juste pour survivre.

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Sujet: Re: (Cassandre) | It's like the wind changed your mind
Dim 5 Mar - 17:40



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Il ne parvient pas vraiment à savoir pourquoi est-ce qu’il se sent obligé de lui poser la question. Du moins, ce n’est pas vraiment une obligation. C’est juste tentant, c’est juste une sorte de besoin contre laquelle il est difficile d’aller. L’homme n’y peut pas grand-chose en réalité. Il se questionne parce que ce ciel lui paraît étrange, et un peu particulier. Etouffant, peut-être aussi. Mais il n’est pas toujours évident de trouver une explication aux choses de ce monde. C’est compliqué, si on peut le dire comme ça. Il faut juste apprendre à faire avec, si on y parvient un peu. Elias n’est pas du genre curieux, en général. Mais il est vrai que lorsque cela lui est permis, il aime en apprendre un peu plus. Qu’est-ce qu’ils savent vraiment de ce monde qu’ils sont incapables de comprendre ? Rien sans doute. Il essaie d’apprendre mais ça ne lui réussit pas vraiment, en général. C’est qu’il n’est pas forcément l’homme le plus malin de l’histoire. Déjà, il faut attentivement penser au fait qu’il fonce avant de réfléchir. Que c’est plus fort que lui. Qu’il a déjà essayé d’aller contre ça mais il est minable, de ce point de vu. Et il ne risque pas de changer ça. Ses lacunes, il fait son maximum pour les combler. Alors, se trouvant devant une fille qui lui paraît agréable et de bonne compagnie. Une fille qui a sa manière lui fait penser à la sienne, il se permet de poser quelques questions, il se permet de se faire interrogatif alors que ce n’est pas dans ses habitudes. Et ça l’amuse, d’une certaine manière, parce qu’il a beau l’observer, il ne parvient pas vraiment à faire autrement. Si on peut vraiment le dire comme ça, du moins. « J’en ai fait des dessins si vous voulez. Ça aurait mieux donné en couleur mais. ». Mais il n’est pas chose aisé que de faire de la couleur. Avec certains ingrédients, il est facile de faire de la couleur. Il faut juste savoir s’y faire. Parfois, en temps de guerre, ils en font un peu. Pas tous, c’est un souci esthétique, c’est vrai. Lui, il apprécie, et ça permet aussi de se fondre dans la masse, c’est vrai. Silencieux, il n’aborde pas tout de suite le sujet, il faudrait alors lui expliquer la chose. Et lui, en réalité, il ne voit pas vraiment ce qu’il pourrait lui dire, ni comment le dire.

« Je fais avec ce qu’on a. Est-ce que vous savez faire des crayons ou du papier ? ». Pas vraiment. Il ne saurait pas dire si quelqu’un n’est pas capable d’en faire dans la montagne, mais il faudrait qu’il se renseigne pour vraiment le savoir. Lui, en tout cas, il sait faire des crayons, c’est une broutille, parce qu’il sait fabriquer du charbon, chose qui permet de mieux chauffer sa maison ou encore pour dessiner. Ce n’est pas vraiment une passion pour lui mais il ne cache pas que parfois, ça peut être utile, pour une carte ou autre. Après, ce n’est peut-être pas ce qu’elle recherche. Il n’a rien de tel sur lui, en tout cas, mais chez lui, oui. Il pourrait lui en rapporter sous quelques jours. Mais ça n’a rien de bien compliqué à fabriquer. Lui en apporter un, au moins, ça lui permettrait de voir si c’est ça qu’elle cherche ou non. « J’arrive un peu à faire crayon mais pas papier. Pas avoir sur moi mais ramener prochaine fois si toi vouloir ? ». Il ne peut pas vraiment en dire plus. La situation est un peu particulière et il ne sait pas quand il la reverra. Il n’a pas vraiment tendance à prendre de quoi dessiner avec lui. De manière général, il se penche plutôt sur des armes à trimballer. A quoi est-ce que le reste pourrait bien servir, sinon, hein ? Un guerrier n’a pas besoin de faire du gribouillage. Alors il s’en sert surtout chez lui. « Celui-là c’est de la sauge. C’est super bon pour certains plats cuisinés et en thé, pour la santé c’est top. ». Il observe, il ne sait pas vraiment ce qu’il pourrait lui dire, quels sont les mots qu’elle veut entendre, qu’est-ce qu’il est supposé dire pour la rassurer. Tout ça n’a absolument rien d’évident. La barrière de la langue aussi. Alors il n’ajoute rien parce que dans le fond, il sait ce que c’est que de la sauge et qu’il ne veut pas se montrer condescendant, au passage.

« Le nom est peut-être différent chez vous. ». Clairement, puisque ce n’est pas la même langue. Du coup… Le mot qu’elle lui donne, il le garde dans un coin de sa tête. Il apprend et avec eux non loin, ça devient plus facile. Il est toujours plus simple d’apprendre une langue quand on est en contact direct avec quelqu’un qui la parle. Logique, n’est-ce pas ? Mais bon, puisqu’il ne se voit pas leurs demander quelques conseils ou autre, ça limite un peu la situation. Son égo ne le supporterait pas, si on peut le dire ainsi. « Nom différent car autre langue ». Mais l’idée est visiblement la même vu ce dont elle parle ensuite. Sauge alors hein ? Il retient.

« Immense et inatteignable. ». Ca tient la route ou en tout cas, il ne voit pas ce qu’il pourrait dire de plus. A quoi bon hein ? De son point de vu, vis-à-vis de la situation, du moins, il en vient aisément à se dire que c’est la définition parfaite de ce qu’il voit là-haut. Immense mais impossible à toucher, à atteindre. Trop loin, trop grand. Que pourraient-ils faire d’un aussi grand espace ? En plus de ça, Elias ne néglige pas le fait qu’il ne pourra jamais se rendre là-haut. « Avec votre liberté je ne sais pas si vous auriez aimé notre vie. Ça ne me dérangeait pas tant que ça, au final on parvient toujours à s’adapter. ». C’est bien ça l’idée, au milieu de tout ça. Il est parfaitement impossible de grandir quelque part sans s’y habituer. Il faut qu’on prenne le pli, si on peut le dire ainsi. Un pas après l’autre, mais on finit par s’habituer à tout. Elias a toujours connu cette vie et il la connaît par cœur. Tout comme cette fille de l’espace. « On s’habitue à tout quand on le veut. ». C’est aussi simple que ça, si on peut le dire ainsi. « Comment être vie à toi depuis que vous arrivés ? ».


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Sujet: Re: (Cassandre) | It's like the wind changed your mind
Lun 20 Mar - 11:15



Elle en oubliait facilement qu’il ne parlait pas si bien le langage des enfants du ciel. Elle se demanda ce qu’il s’était passé pour qu’ils se décident tous ainsi à en oublier leurs origines, à se donner un autre langage que celui pratiqué autrefois. Elle ne demandait qu’à en découvrir d’avantage pour mieux comprendre ceux qui étaient restés alors que ses ancêtres avaient trouvé protection dans le ciel. Cette partie de leur Histoire l’avait toujours laissé dubitative quand au fonctionnement de l’ancienne société. La survie de quelques uns à défaut d’une humanité toute entière. Cette sélection avait été profondément injuste et même si les conséquences d’un tel choix devaient rester dans leur histoire à eux, leur retomber en pleine figure pour les choix de leurs ancêtres, elle était contente que l’humain ait réussi à survivre dans de telles conditions, dans des conditions dont elle n’avait vu que la surface, bien encore protégée par l’abri du vaisseau, par l’abri du campement. Elle se demanda un moment ce que cela aurait donné si elle se lançait dans l’aventure de la terre avant de sourire de cette idée idiote : elle n’était pas prête.

Il était prêt à l’aider. Elle était contente de voir qu’ils n’étaient pas tous contre leur arrivée impromptue sur leurs terres. Elle voulait bien montrer qu’elle était prête à apprendre de leurs façons de faire et voir qu’il y en avait quelques uns qui semblaient prêts à aider ceux qui montraient cette dose de volonté quant à s’adapter dans cet univers qu’ils ne connaissaient pas forcément bien lui réchauffait le cœur. Il agissait ainsi sans doute parce qu’elle lui rappelait sa fille. Ce n’était pas l’important. L’important dans tout ceci était qu’il lui donnait sa chance, qu’il ne s’était pas comporté en rustre avec elle. Il était imposant, elle prenait ses précautions mais en même temps : il ne lui faisait pas peur. Pour le moment, elle le trouvait plutôt gentil tout en se doutant que ce n’était pas dans son habitude vu son côté un peu gauche qu’elle trouvait plutôt adorable. « J’arrive un peu à faire crayon mais pas papier. Pas avoir sur moi mais ramener prochaine fois si toi vouloir ? » Pour le papier ce n’était pas grave. Elle se doutait bien que faire du papier dans ce monde n’était pas la priorité. Mais un crayon, ce n’était pas de refus. Elle ne demandait qu’à apprendre comment le faire pour ne pas avoir à trop dépendre d’une tierce personne même si elle appréciait son aide. Elle hocha la tête. « Tu pourras me montrer comment faire ? » Ils parlent du ciel, de la haut, de comment c’était leur vie là-haut. Là haut ils ne voyageaient pas du moins ce n’est pas l’impression que lui donnait l’Odyssée. Là-haut ils attendaient que quelque chose arrive et ce quelque chose ils l’ont trouvé par le manque de ressources. Le manque de ressources sur ce monument de métal est la raison de l’envoi des Cent sur Terre même si la population ne l'a su que tardivement. Elle se demande si ces jeunes en veulent plutôt au Conseil ou en veulent à toute la population, ne fait pas de distinction.

« On s’habitue à tout quand on le veut. » Elle hoche la tête avec un faible sourire, c’est exactement ça. Cela prend juste du temps. Il y a tellement de choses à apprendre, à connaitre de ce nouveau monde. Elle a l’impression de naître à nouveau. Ils sont comme des bébés qui découvrent ce nouveau monde qui les entoure. S’ils étaient protégés par les menaces grâce au bon fonctionnement de l’Odyssée, ce n’est plus du tout le cas. Ils sont livrés à eux-mêmes, ont dû vite apprendre pour ne pas se faire dévorer par cette Terre et ses habitants. « Comment être vie à toi depuis que vous arrivés ? » « Compliquée ? » Elle cherche ses mots, essaye de repenser sa façon de parler pour qu’il la comprenne au mieux. « Étrange mais intéressante. » Étrange parce que tout est nouveau. Intéressant : un peu pour les mêmes raisons. Elle ne pourrait pas véritablement expliquer leur situation parce qu’il n’a jamais dû la vivre. « On doit apprendre à fonctionner autrement. Tout est tellement différent. On doit aussi apprendre à parler différemment. Votre langue est à la fois similaire et différente. Skaikru. » C’est le seul terme qu’elle connait, ne pourrait baser cette théorie hasardeuse sur un autre mot. « Sky, c’est le ciel. »

Elle a envie de savoir pourquoi ils ont appris un autre langage pour avoir, au final, gardé l’anglais. Elias le parle, ce n’est pas l’anglais des plus scientifiques, l’anglais trop compliqué qu’elle-même ne parle pas mais c’est compréhensible. Ils se comprennent et c’est cela le plus important. Elle a envie de savoir pourquoi les ancêtres d’Elias ont voulu instaurer ce nouveau langage alors qu’ils se comprenaient tous au départ. Elle veut comprendre cette différence, ce décalage qu’ils ont voulu donner entre eux et le peuple qu’ils formaient avant. « Comment vis-tu, toi, sur Terre ? » Question globale, générale de celle qui veut parvenir à comprendre tout un peuple qu’ils tentent de comprendre depuis leur arrivée, depuis peu.

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Sujet: Re: (Cassandre) | It's like the wind changed your mind
Mer 29 Mar - 20:06

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Elias est loin d’être le professeur idéal. Il est antipathique, froid et un peu trop sérieux. Il le sait, ses élèves sont continuellement en train de le lui signaler et lui, il ne sait jamais ce qu’il est supposé faire pour que ça s’arrange. Disons qu’il n’est pas vraiment déterminé à changer de personnalité et que c’est un aspect qui n’est pas près de changer. Il est un soldat et de ce fait, il estime qu’il n’est pas question de se la jouer mollement ou lentement. Il fait les choses comme il le sent. Et c’est tout ce qui compte. Et puis bon, il estime qu’il faut instaurer un peu de sérieux dans certaines situations. Est-ce qu’on peut lui reprocher son envie de faire les choses comme il faut ? Enfin bon, pour le reste, il ne voit pas ce qu’il pourrait faire de plus. Ce n’est pas à lui de changer. Quant aux gens qui ne comprennent pas et qui n’acceptent pas son comportement, ils n’ont qu’à s’éloigner et lui foutre la paix. Il ne force personne. Sauf si ce sont les parents qui lui demandent et dans ce cas, ça peut aisément tout changer. « Tu pourras me montrer comment faire ? ». Forcément, quand la gamine lui demande à son tour de lui apprendre quelque chose, la donne est considérablement différente. Là, il est question de lui apprendre un quelque chose assez minime. Un détail. Faire de quoi écrire, ça n’a rien de bien compliqué. Il suffit de faire brûler un peu de bois, suffisamment pour ensuite pouvoir obtenir du charbon. Rien d’incroyable mais bien sûr, si on ne s’y connaît pas un minimum. Lui, il a appris parce qu’il avait besoin de gribouiller, de temps à autre. « Oui, je pourrais. ». Mais pas tout de suite. Pas parce qu’il n’a pas le matériel, et encore. En cette période de l’année, trouver du bois sec est plus compliqué, et ça reste assez nécessaire pour pouvoir faire un feu. « Autre fois. Besoin bois sec ». Il n’ajoute rien. Il n’a pas envie d’user sa voix et ses quelques mots pour lui expliquer comment fabriquer de quoi écrire. Elle n’a pas besoin d’un mode d’emploi et elle n’a pas non plus besoin de chercher plus loin. Une chose après l’autre, ce n’est pas urgent, non ? Et si pour la jeune fille ça paraît urgent, il aura l’occasion de lui apprendre ce qu’est la patience. Mais c’est une autre histoire et c’est un aspect qu’il n’est pas en position d’aborder. Après tout, il n’est pas son père et ce n’est donc pas à lui de lui donner une leçon de ce genre.

« Compliquée ? ». Il n’avait pas vraiment de doute à ce sujet. Elias n’est pas stupide, ou du moins, il ne l’est pas autant qu’il ne peut le prétendre, parfois. Il est maladroit et il ne réfléchit pas toujours suffisamment mais il n’est pas stupide au point de croire qu’une personne débarquant du ciel va avoir une vie de rêve ici. Ce n’est pas si simple. Mais cela fait quoi ? Plus d’un an ? Selon cette logique, ils sont supposés réussir à se débrouiller un peu plus. Mais ils n’ont forcément pas la vie qu’ils avaient là-haut. Donc… Oui, compliqué, forcément. « Étrange mais intéressante. ». Il se demande réellement comment c’était de vivre là-haut. Il ne prétend pas qu’il lui posera la question. Ce n’est pas sa place et il ne risque pas de se mêler de ce qui ne le regarde pas. Pour autant, Elias est curieux sur ce point. Un des rares. Mais puisqu’il parle de manière approximative, il ne risque pas de se pencher plus attentivement sur le sujet. Ce serait bien trop maladroit et compliqué. « On doit apprendre à fonctionner autrement. Tout est tellement différent. On doit aussi apprendre à parler différemment. Votre langue est à la fois similaire et différente. Skaikru. ». Un fin sourire en coin se glisse sur ses lèvres. Ou du moins, quelque chose qui y ressemble. Il est vrai que sur certains mots, il est facile de comprendre parce qu’ils sont assez proches. Pas sur tous, cela dit. « Sky, c’est le ciel. ». Voici donc un assez bon exemple. Et c’est sympa à entendre, c’est vrai. « Oui. Langue semblable. Pour ça que je comprends bien. Mais difficulté à parler ». Il hausse les épaules. Il le dit mais il doute ouvertement que ce soit compliqué à comprendre. Elias comprend mieux qu’il ne parle parce qu’il faut réfléchir aux mots à prononcer et que ça prend davantage de temps. Mais ce n’est certainement pas à lui de réfléchir à propos de tout ça. Bien trop compliqué.

« Comment vis-tu, toi, sur Terre ? ». Il penche un peu la tête sur le côté, surpris qu’elle lui retourne la question. Disons que ça n’a rien de vraiment logique. Il a toujours vécu ici et n’a jamais connu d’autre mode de vie. Et pourtant… Il n’ira certainement pas dire que sa vie est continuellement évidente. Au contraire, justement, parfois, c’est tout aussi compliqué. Mais il aime ce mode de vie. Il aime autant que possible son existence. « Compliqué ». Il hausse les épaules. Il suppose pourtant que ce n’est pas suffisant. « Ma vie me plaît ». Lutter pour se nourrir ou du moins, chasser. Et vivre dans une communauté qui permet d’aller de l’avant et de vivre avec plus de denrées. Il n’y a rien de vraiment surprenant là-dedans. Sa vie lui convient. Et de toute manière, il n’en connaît aucune autre. Pire, en réalité, il n’aurait jamais apprécié de vivre il y a cent ans.


notes » w/ Cassandre, en forêt, le 02 octobre 2116.

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Sujet: Re: (Cassandre) | It's like the wind changed your mind
Ven 26 Mai - 0:16




La Terre était différente. En tout. Tout ce qu’ils avaient pu apprendre de là-haut n’avait presque plus rien à voir avec ce qu’était en réalité la terre. Tout n’était pas radicalement différent mais la vie avait suivit son cours, ils avaient décidé de prendre les devants sans les attendre. C’était normal, ils avaient choisi d’évoluer dans l’espace, il était tout autant logique qu’ils aient choisi de s’adapter sur Terre. Les animaux comme les êtres humains y avaient choisi des voies différentes de celle qui avait causé la fin prématurée de leur monde. Sauf qu’il n’y avait pas eu de fin, il y avait juste eu une continuation certes différente de ce qu’ils avaient pu prévoir quelques décennies plutôt mais la vie était toujours présente au plus grand soulagement de Cassandre. Elle était ravie tous les jours de découvrir comment ils avaient faits pour survivre dans cet endroit, sur cette terre qu’elle ne reconnaissait plus. Il y avait le soleil, il y avait certains animaux qui n’avaient pas subi les dégâts de la radioactivité, toujours était-il que dans l’ensemble c’était ça : ils avaient beau dire qu’ils connaissaient la Terre, ils ne la connaissaient pas. Ils ne connaissaient rien. Ils n’avaient qu’en tête les bribes d’un passé qu’il était inutile de ramener aux terriens qui avaient fait le pari de choisir un chemin différent.

Du mal à parler. C’était normal. Là encore cela marquait une différence entre leur passé et leur futur. Cassandre ne savait pas encore comment elle s’y prendrait pour s’adapter à tout ce changement mais avec du temps, si on décidait de lui en laisser encore un peu, surement qu’elle réussirait à assimiler leur façon de vivre par ici. Elle n’avait pas la prétention de devenir une parfaite terrienne, resterait une dame du ciel, c’était son passé, ce que ses ancêtres lui avaient légué mais, avec un peu de bonne volonté, surement saurait-elle se débrouiller sans avoir l’air sans cesse de tout juste arriver sur ces terres.

C’était donc tout naturellement qu’elle avait redirigé son attention sur le terrien qui semblait un peu gauche par moments. Ce n’était pas tous les jours que l’on se retrouvait devant le presque sosie de sa fille disparue mais elle se doutait bien qu’il n’agissait pas avec elle comme il le faisait d’habitude. Il s’était quelque peu adoucit en sa présence, du moins le pensait-elle. Un sourire franc. Voilà ce qu’il récolte dans ce ‘compliqué’ qu’il lui vole. C’était sa réplique mais la vie peut très bien être compliquée pour eux deux sur Terre. Les Odysséens n’ont pas le monopole du compliqué et des drames. Chacun a son lot de soucis à gérer, ses problèmes, sa vie. La vie. « Je suis contente pour toi. La mienne me plaira sûrement d’ici quelques temps. » Elle avait besoin d’un peu de temps. Du temps. Elle était encore jeune, avait encore tout le temps devant elle-même si vu les circonstances, elle n’était pas très certaine de ce qu’elle avançait. Elle pouvait tout aussi bien mourir maintenant mais préférait ne pas avoir ces pensées qui lui mineraient à coup sur le moral. Elle préférait être insouciante et positive que constamment déprimée comme certains. « Tu me montrerais ? » Elle s’avançait, prenait le risque de lui demander à ce qu’il lui montre à défaut de parler puisqu’il éprouvait quelques difficultés à s’exprimer dans leur langage comme elle ne se dépatouillait même pas pour s’exprimer en Grounder. Elle proposait, c’était son choix, le choix d’Elias à accepter qu’on les aide, ceux qui ne demandaient qu’à s’adapter dans ce nouvel univers.

 

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