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˜˜˜˜˜˜You're the one that I love and I'm saying goodbye... ~ Kam & Arm
maybe life should be about more than just surviving


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21/04/2016 Arméthyse 649 Dichen Lachman None! Garde royale - stratégie et combat 126
✣ Chaos is a ladder


Sujet: You're the one that I love and I'm saying goodbye... ~ Kam & Arm
Sam 10 Sep - 1:56


You're the one that I love and I'm saying goodbye...

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« Real love is always chaotic. You lose control; you lose perspective. You lose the ability to protect yourself. The greater the love, the greater the chaos. It’s a given and that’s the secret » ~ Jonathan Carroll.

♣♣♣

Assisse sur les marches du palais toute la journée, la gardienne avait cogité en fixant l'horizon dans l'espoir de trouver les réponses à ces questions. La culpabilité lui retournait l'estomac, si bien qu'elle n'avait plus d'appétit et n'avait pas réussi à trouver le sommeil depuis la veille. Depuis sa conversation et son marché avec Ezra. Aider l'esclave était quelque chose qu'elle n'avait pas refusé, qu'elle avait vue comme une opportunité parce qu'elle aimait aider et rendre service. Et même si la fuite n'avait pas encore eu lieu elle craignait le contre-coup. Sven avait raison, elle n'était qu'une traitresse puisqu'elle allait planter un couteau dans le dos de Roan -pour la seconde fois- et dans celui d'Irina également. Une atrocité qu'elle ne se pardonnerait certainement jamais mais qui l'avait conforté dans le fait qu'elle était un monstre. Monstre a qui il ne fallait pas faire confiance ni-même approcher. Les idées continuaient de se bousculer dans son esprit. Quitter la cité avec l'esclave était la meilleure idée qu'elle avait eue. Puis finalement la réflexion s'était accompagnée de la volonté de l'oubli. Krikja s'était laissée aller à acheter de l'alcool hors de prix au marché et elle s'y était donné à coeur joie dans une vaine tentative de tout oublier.

Marchant sans réel but dans la cité, bouteille à la main, elle s'arrêta machinalement devant la maison de Kamil puis entra, s'affalant sur le lit toujours aussi pensive. Partir ou ne pas partir, elle n'en était pas encore certaine. Lui vint alors l'idée de noter les pour et les contre sur une feuille. Empruntant donc papier, plume et encre au tavernier, elle s'installa sur la table et commença donc. Rapidement, elle en vint à la conclusion que partir était pour le mieux. Parce qu'en restant, elle continuerait de blesser son entourage et ça n'était plus acceptable. Plus gérable.

Chiffonnant la liste, elle la balança dans la poubelle puis profita de ce moment pour coucher sur papier toutes ces pensées dans une sorte de lettre d'adieu qu'elle adressait à la personne qu'elle chérissait le plus :

Spoiler:
 

Déposant la plume sur la table, elle ne parvint pas à choisir quel nom inscrire au bas de la page. Erika ou bien Arméthyse ? Ni l’une ni l’autre ne le méritait. Les mots étaient venus tout seul, assez confusément et parfois de façon répétitive. La gardienne avait tant de mots à lui confier qu’elle avait l’impression d’en avoir oublié la moitié. Non, en fait, elle n’en avait pas dit le quart. Il était certain que ces sentiments avaient refait surface, bien trop vite et bien trop fort pour qu’elle ne le supporte. Être son amie elle n'en était pas capable, feindre qu'elle n'était ni amoureuse ni jalouse n'était plus possible parce qu'il la connaissait bien trop. Aucun mensonge ne fonctionnait sur lui, ou très rarement et c'était à la fois le meilleure et le pire pour elle. En vérité, elle ne mentais pas dans cette lettre. Laissant clairement savoir qu'elle se détestait encore plus qu'avant. Plus que dans le passé. Plus les années passaient et plus elle déportait son attention sur les autres pour s'oublier elle-même. Quitter la cité semblait bien plus enviable parce que loin de ces murs, les mensonges n'auraient plus lieu d'être. Une vie bien plus simple, loin de ces habitudes. Elle venait tout juste de l’écrire, fuir, trahir et mentir était son lot quotidien, sa façon de vivre depuis son adolescence, sa façon de se défendre, de se protéger. L’image de la gardienne forte, impitoyable et tenace elle n’avait jamais réussi à l’être face à Kamil, parce qu’il était à la fois le meilleur et le pire en elle. En l’abandonnant comme elle l’avait fait, elle avait perdu plus que sa famille, elle avait perdu une moitié d’elle. Et si elle avait songé à la retrouver en retournant près de lui, elle s’était fourvoyée. Il n’attendait personne, pas même elle. Et même si elle l’avait toujours su, lorsqu’elle s’en était rendu compte elle avait été blessée. Plus qu’elle ne l’imaginait. S’abandonner dans les bras d’autres hommes, prétendre que ses sentiments pour lui n’existaient plus, des mensonges, encore. Parvenir à comprendre que posséder quelqu’un était impossible était dur. Surtout lorsqu’il s’agissait de lui.

Pas une seule seconde elle ne songea que cette décision prise il y a un jour à peine était hâtive. Elle avait longtemps réfléchis à partir puis ni avait plus pensé en apprenant que le Saada était revenu d’un long voyage. Cette fois-ci était la bonne, les adieux à la cité était inutile, elle renonçait à nouveau à son passé, faisant une croix sur ses souvenirs heureux et malheureux. Plus que tout, elle espérait laisser cet état de confusion et de peine extrême derrière elle. Sans penser aux conséquences ou à la réelle douleur qu’elle pourrait infliger à ceux qu’elle abandonnait, elle ne faisait qu’une fois de plus que se protéger égoïstement. Être une loque humaine, une femme pathétique, elle l’avait déjà été, une année auparavant, sans lui la vie avait été terne, vide de sens, sans couleur, son travail avait semblé inutile, gagner de l’argent et survivre aussi. Finalement, sans s’en rendre compte, elle s’était brûlée les ailes à tel point qu’elle en était venue à se laisser consumer bien plus qu’elle ne l’aurait imaginé. Le petit Saada avait infiltré son cœur jusqu’à le briser de l’intérieur. Et pour l'heure, Krikja ne semblait pas réparable.

Le papier entre les doigts, Arméthyse n'osait pas relire par peur de prendre totalement conscience du poids de son départ mais aussi de ces mots qu'elle avait écrit. Son amour pour le Saada était une évidence. Et finalement, elle ne savait plus bien s'il s'agissait d'adieux ou d'une déclaration. Chiffonnant le papier, elle le balança finalement et rata la poubelle. Laissant le papier sur le plancher, elle se redressa et remit sa veste sur ses épaules. S'approchant de l'étagère de livre, elle chercha des yeux l'exemplaire de Dracula qu'elle lui avait offert mais elle ne le trouva pas. Les sourcils froncés, elle alla à la seconde étagère et soupira, une seconde durant, elle avait oublié qu'il ne s'agissait pas là de livres mais de cahier où il écrivait tout, absolument tout. Remarquant les années marqués sur la tranche, elle attrapa celui de l'année 2114-2115 puis elle se dirigea près du lit et fouina un peu jusqu'à trouver le livre qu'elle cherchait. La gardienne s'en alla ensuite, volant ces deux biens, ces deux souvenirs au tavernier. Puisqu'elle allait partir, il allait devoir l'oublier, et ces deux bouquins ne l'y aiderait pas...

De retour chez elle, elle claqua la porte et prépara ses affaires. Réunissant les herbes médicinales qui étaient dans sa salle de bain pour les fourrer dans un sac sur le lit. Dracula et Frankenstein trônaient également sur le lit, elle comptait les amener avec elle comme si c'était plus important qu'une gourde d'eau ou de la nourriture. Machinalement, elle souleva sa main dans une volonté de boire une nouvelle gorgée d'alcool jusqu'à ce qu'elle réalise qu'elle avait oublié sa bouteille chez le tavernier. Ricanant alors, elle s'affala sur le lit, hilare.


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Sujet: Re: You're the one that I love and I'm saying goodbye... ~ Kam & Arm
Sam 10 Sep - 17:00


You're the one that I love and I'm saying goodbye...




« Un homme reste aveugle devant mille circonstances minimes qui suscitent de la part d' une femme une attention diligente. » ~ Mary Shelley.

♣♣♣

Depuis plusieurs jours, je restais un peu plus longtemps dans la taverne. Pas par besoin d'augmenter les recettes du business mais plutôt pour récupérer les heures que je n'avais pas passé dans la taverne le jour où Varghause avait débarqué. Puis Arméthyse d'ailleurs. Quoi qu'il en soit, j'avais loupé une après-midi et la soirée alors je voulais récupérer cette perte. Ou au moins la compenser un maximum. Aussi, ces jours-ci, la taverne fermait ses portes bien plus tard. Aujourd'hui ? Quatre heures du matin. Et là, par contre, je sentais toute la fatigue être bien présente. Accoudé sur le bar, écoutant les derniers conversations d'un garde, ma paume soutenait ma tête alors que je sentais mes yeux devenir de plus en plus lourd. La voix du garde se faisait plus lointaine jusqu'à disparaître. Ma tête part vers l'avant alors que mon cerveau m’envoie une décharge pour pouvoir me réveiller. Je me redresse juste avant de tomber sur le comptoir.

"Bah Kamil ? Tu devrais dormir un peu plus! Tu supportes plus les nuits blanches, vieux ?"

Vieux. Je cligne des yeux, les vaisseaux sanguins traçant de légères trainées rougeâtre sur les bords de mes yeux bleus. Il n'a pas tord, j'ai énormément de problème à tenir. Plus parce que je fermais plus tard, bien entendu. Je me met à légèrement rire, passant ma paume sur mon visage pour tenter de me réveiller.

- Il est tant que je ferme, Ron. Hop, d'une traite et je vais rentrer.

Je le laisse finir son verre et traverse la salle pour mettre les chaises sur les tables et reprendre les verres. Je salue le garde et laisse celui-ci quitter la taverne pour être à nouveau plongé dans le silence. Silence. C'était quelque chose que j'adorais. Je repose le tout à l'arrière et ferme la pièce contenant les alcools. Je range aussi les tabourets et sort définitivement de la taverne. Porte fermé et vérifié, je prends une respiration profonde. Fatigué, encore. Les mains réfugiés dans la veste, je franchis les rues  me séparant de la maison. La nuit est plutôt calme et mes pensées ne sont nulle part en particulier. Où dirigé vers mon lit, peut-être.
Après dix bonnes minutes de marche, je repousse la porte et délaisse ma veste sur la chaise. Je passe devant une étagère pleine à craqué de cahier et m'arrête d'ailleurs directement devant. Pourquoi ? L'un des cahiers n'y est plus. Un trou entre les livres les a tous fait tomber les uns sur les autres.
Quelqu'un était rentré ici ? Frottant ma tignasse brune, je parcours la pièce du regard. Rien ne semble avoir bougé. Reportant mon attention sur l'étagère, je glisse mes doigts sur les reliures, redressant un à un les cahiers remplit par moi-même et m'arrête dès que l'un d'eux manque. 2113..2116..
Fronçant les sourcils. Celui concernant les années entre les deux à disparu.
Je parcours alors la pièce et fini par trouver une feuille chiffonné sur le sol près de la poubelle.
Ca n'était pas là ce matin, j'en étais persuadé. Je m'avance au centre de la pièce, posant la feuille sur la table avant de la défroisser, glissant ma paume sur celui-ci pour tenter de rendre le papier bien plus droit et facilement compréhensible.
Penché en avant, lisant les mots couchés sur le papier à la lumière de la bougie, je ne comprends pas tout de suite qui en est l'auteur. Du moins, jusqu'à ce que je reconnaisses certains mots. Arméthyse.
J'avais enfin la réponse. Le pourquoi de sa fuite. Une simple conversation, une crainte de ma part qui n'avait pas été lié à ce que je voulais avec elle.
Au fur et à mesure que mes yeux lisent les mots, phrases, je glisse mon bras sur la table, le menton reposé sur celui-ci.
Il m'est très difficile de mettre un nom sur ce que je ressens. De la colère, de la tristesse, une certaine trahison et un sérieux foutage de gueule complet.
Ma paume se resserre violemment avant de frapper la table. Elle veut partir ? D'accord mais elle allait le regretter.
Je me lève si rapidement que la chaise glisse et s'écrase sur le sol avant de quitter la maison. Je ne prends même pas de veste et ne sent pas le froid provoquer des frissons sur mes bras.
Et pourtant, le froid est loin d'être agréable.
En un temps record, peut-être cinq minute, j'arrive devant la porte d'Arméthyse. Je ne prends pas la peine de frapper et ouvre la porte d'un seul coup.
La porte frappe le mur d'en face alors que je la pousse du pied pour qu'elle frappe à nouveau en se fermant.
La veine situé sur mon front était bien présente, prête à exploser à chaque instant.
Elle était confortablement installé sur le lit, livre en main. Je reconnais d'ailleurs bien vite ce qui m'appartenait.
Je grogne de frustration avant d'hausser la voix, persuadé que même les voisins allaient m'entendre.

- Tu te fous vraiment de ma gueule, Erika ?!

J'avance vers le lit et attrape le cahier pour le lancer sur le sol. Il est solide, rien à craindre pour ce que j'ai écris. Les mots se bousculaient, formait une boule dans ma gorge. Si bien qu'il m'était difficile de savoir par quoi commencer.

- Ca t'amuse de jouer comme ça ?! Tu te casses! Tu reviens et tu veux te barrer à nouveau ?! C'est quoi ton but, hein ! Me retourner le cerveau ou juste me casser les couilles ?!


Parce que oui. Là, elle me les brisait sérieusement. A quoi ça sert de revenir pendant une semaine et repartir après ? Mes paumes glissent dans ma tignasse, frustration à son comble.

- C'est quoi ton excuse cette fois-ci ?! J'ai pas parlé de gosse! Pas d'amour ! Rien ! Je t'ai demandé une chose! De rester mon amie et t'ose te barrer ! Sans même me le dire en face ?!

Avais-je grogné, lorsque j'entends la porte être frappé de plusieurs coups, je me retourne et va ouvrir la porte sans la moindre gêne. Un mec se trouve devant la porte et se met déjà à gueuler de me la fermer. Sous prétexte qu'il est quatre heures du matin, je dois me taire pour qu'il dorme ? Je me met à rire avant de hurler.

- Toi ! Tu fermes ta gueule ! Tu veux ton sommeil réparateur, la belle au bois dormant ?! Va dormir ailleurs où je te coupe les couilles et te les fait avaler ! Clair ?!

Je claque la porte au nez et j'entends d'ailleurs un gémissement de douleur. La porte à été claqué réellement dans le nez ?! Je m'en tape, mais royalement.

- Maintenant, tu m'écoutes! Je te jure que si tu passes les portes de cette putain de tribu, t'aura plus rien de moi ! Pas d'amour ! Quedal ! Tu pourras te les carrer où je pense, Erika !

Spoiler:
 



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21/04/2016 Arméthyse 649 Dichen Lachman None! Garde royale - stratégie et combat 126
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Sujet: Re: You're the one that I love and I'm saying goodbye... ~ Kam & Arm
Sam 10 Sep - 18:43


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♣♣♣

Les heures défilaient avec une lenteur inimaginable. Depuis qu'elle avait pris conscience du fait qu'elle allait trahir des gens auxquels elle tenait, la vie de la gardienne semblait tourner au ralentis comme si le Temps lui-même voulait la forcer à cogiter encore et encore jusqu'à ce qu'elle revienne sur son choix. Malgré tout, elle le perdait ce temps. Affalée sur son lit durant des heures après être rentrée de chez Kamil, le peu d'alcool qu'elle avait ingurgité avait largement eu le temps de retomber. Sans s'en rendre compte, elle s'était même endormi. Un instant de repos et de répit loin de ces pensées si chamboulées et douloureuses. Pour la première fois depuis une bonne semaine, Kamil ne fût pas présent dans ses songes. Un noir total et vide. Elle ne rêva pas. Après son réveil duquel elle émergé difficilement, elle alluma la bougie près de son lit puis s'installa de nouveau contre l'oreiller pour lire. Effleurant la couverture de Dracula du bout des doigts elle hésita. Depuis bien longtemps elle n'avait plus eu l'occasion de le relire et ça lui manquait un peu. Peut-être qu'en le relisant une nouvelle connexion avec le tavernier pourrait s'établir ? Ou se rétablir ? Secouant la tête, elle repoussa le livre. A quoi bon puisqu'elle avait décidé de partir ? Ainsi, elle agrippa le cahier du Saada et tourna quelques pages, lisant par-ci par-là en diagonale alors que les mots se croisaient les uns les autres à cause de la fatigue et de la peine qu'elle ressentait. Le quitter une fois avait été dur et encore plus de se tenir éloigné de lui. Cette semaine de retrouvailles, bien qu'assez complexe et difficile à vivre n'était finalement pas si mal, le revoir, ses yeux, son sourire, sa voix, jusqu'à son odeur... Elle avait réalisé a quel point il lui avait manqué mais ce n'était pas assez. Être son amie n'était plus assez. Plus envisageable. Et lui mentir à lui, elle se le refusait, préférant jouer sur la sincérité et l'honnêteté. Malgré tout, ce cahier la confortait sur le fait qu'il tenait à elle, ou qu'il avait tenu à elle et l'apprendre ainsi était douloureux. Jamais elle ne s'était laissé aller à lire ces cahiers auparavant, jugeant qu'il avait son propre jardin secret dans lequel elle ne voulait pas mettre les pieds. Et pourtant ce soir, elle le faisait. Sans vraiment savoir pourquoi. Peut-être était-ce la tentation et la curiosité de savoir ce qu'il pensait vraiment d'elle ? Même si elle était déjà sensée le savoir, jamais elle n'était parvenue à comprendre le point de vue du Saada par rapport à elle.

La tête collée contre le mur et les yeux fermés, elle esquissa un grand sourire en ressassant ce qu'elle venait de lire. Le voyageur avait eu du mal de quitter la cité dès lors qu'ils s'étaient mis ensemble et ça, il ne le lui avait jamais dis. Jamais elle n'aurait imaginé ça. Sursautant sur son lit, elle fixa la porte qui venait de claquer contre le mur avec des yeux ronds. La bouche ouverte et bien incapable d'aligner un seul mot. Kamil était là. Devant elle. Chez elle. Dans une colère noire. Et elle n'était pas certaine de ce qui était le plus choquant là-dedans. Le fait qu'il ait réussi à entrer et qu'il referme la porte derrière lui sans faire de crise ou bien le fait qu'il semble aussi énervé ? Immobile, elle n'y cru d'abord pas. Peut-être dormait-elle encore et que tout ceci était dû à son imagination ? Oui, certainement. Penchant la tête en fixant la porte qu'il malmenait comme bon lui semblait, elle reporta les yeux sur lui alors que la flamme de la bougie s'agitait à cause de l'air qui s'était engouffré et agité dans la maison avec tout ces claquements. « Tu te fous vraiment de ma gueule, Erika ?! » Les sourcils relevés, Krikja demeura immobile et sans réaction, incapable de définir si c'était bien la réalité ou non. Pourquoi était-il aussi en colère contre elle ? Et comment pouvait-il se montrer aussi vulgaire sous la colère ? Sans en perdre une miette, elle le vit s'approcher alors que déjà le livre entre ses mains vola à travers la pièce. Fixant ses mains vide, elle releva le nez sans saisir. Avait-elle bu au point de voir Kamil a la place de quelqu'un d'autre ? Un peu comme lorsque Varghause avait confondu le Saada avec un Skaikru ? Jamais elle n'avait vue son ami comme ça, jamais aussi violent. Elle se souvint d'un soir où elle et lui s'était plus ou moins bagarrés avec deux ivrognes, et elle se souvenait que Kamil n'avait usé que très peu de ces poings, préférant largement employé ses connaissances pour éviter de se battre justement. Alors là, montrer autant de violence envers un livre, devant elle. Elle ne comprenait pas bien. Ce n'était pas Kamil, définitivement pas. Alors qui ? Roan, oui, c'était bien son genre. Peut-être qu'il avait tout découvert avant même qu'Aerys ne s'échappe et qu'il venait s'occuper de son cas ? Ravalant une boule de salive, elle détourna légèrement les yeux du Saada et se pinça discrètement. Erika l'un et l'autre l’appelait ainsi, pourtant, le ton n'était pas le même. Pas de doute possible, elle ne délirait pas et était bien consciente d'une réalité qui lui semblait pourtant parallèle. Kamil était bien là, devant elle, en train de lui hurler dessus. Mais pourquoi ? « Ca t'amuse de jouer comme ça ?! Tu te casses! Tu reviens et tu veux te barrer à nouveau ?! C'est quoi ton but, hein ! Me retourner le cerveau ou juste me casser les couilles ? C'est quoi ton excuse cette fois-ci ?! J'ai pas parlé de gosse! Pas d'amour ! Rien ! Je t'ai demandé une chose! De rester mon amie et t'ose te barrer ! Sans même me le dire en face ?! » Glissant sa main contre sa nuque, elle resta affalée sur le lit en le laissant déverser toute la colère qui bouillait en lui, certaine qu'il en avait besoin. Bien sûr, elle n'aimait absolument pas les mots qui lui adressait et surtout pas la façon dont-il les prononçait, mais elle comprenait à présent le fond du problème. Sa lettre. Même s'il n'aurait jamais dû mettre la main dessus il avait dû la lire parce que personne n'était au courant de son départ, sauf Ezra, plus ou moins.
Des excuses, elle s'en trouvait toujours, et finalement, elle esquissa un sourire lorsqu'il le lui demanda. Il n'avait pas tort. Elle assumait sans assumer et c'était peut-être ça le pire. Mais à quoi bon la retenir alors ? Dans tout les cas, il mettait le doigt sur le fond du problème : l'amitié et l'amour. Perdue entre les deux, elle ne parvenait plus à gérer ses émotions en sa présence et c'est bien pour ça qu'elle avait fuis la première fois et qu'elle allait recommencé. Un amour trop fort, trop dévorant et surtout, qui ne semblait plus réciproque. Et comment pourrait-il l'être alors qu'elle l'avait quitté comme ça ? Sans un mot, ni un signe. Rester silencieuse était le mieux, même le voir comme ça lui faisait mal elle préférait rester indifférente, presque comme s'il n'était pas là, comme si elle ne le voyait pas ou ne l'entendait pas. Et même si c'était compliqué, elle pouvait bien prendre sur elle pour ce soir. Les efforts, elle n'aurait bientôt plus besoin d'en faire. Bientôt, elle n'aurait plus besoin de mentir ou de dissimuler ses sentiments, ses pensées et ses émotions. Malgré tout, rester de marbre devant lui n'était pas possible non plus. Réunissant maladroitement ses idées, elle ouvrit la bouche pour répondre quelque chose mais déjà un voisin frappait à la porte à cause du tapage et le moins que l'on puisse dire, c'est que Kamil savait se montrer accueillant... renvoyant l'individu d'où elle venait, elle pouffa légèrement de rire en se redressant du lit alors qu'à nouveau la porte claquait et que le Saada se tournait à nouveau vers elle. Qui maintenant, se tenait debout face à lui. « Maintenant, tu m'écoutes! Je te jure que si tu passes les portes de cette putain de tribu, t'aura plus rien de moi ! Pas d'amour ! Quedal ! Tu pourras te les carrer où je pense, Erika ! » A nouveau ce prénom qu'il utilisait pour l'engueuler et attirer son attention. Douloureux prénom. Révolu prénom. Un grognement échappa à la Rahjak alors que le mot amour résonnait à ses oreilles. Quoi, si elle partait il ne lui apporterait plus d'amour ? Que voulait-il dire par là, qu'il l'aimait ? En repensant à toutes ces années ensembles, les bons et les mauvais souvenirs, et les mots de se cahier. Peut-être qu'entrevoir des sentiments là-dedans n'était pas orgueilleux de sa part, mais bien une réalité ? Penchant la tête, elle croisa les bras autour de sa poitrine, restant plantée devant lui, rivant ses yeux aux siens. « Déjà je ne comptais pas passer par la porte. Ensuite, calmes toi et baisses d'un ton, sauf si tu préfères que tout le monde soit au courant, que je sois dénoncée et mise à mort ou pire, que je redevienne esclave ! Et laisses Erika où elle est ! Elle existe plus depuis plus d'un an  et t'aurais jamais dû la connaître !  » Gronda-t-elle finalement, pourtant incapable de se mettre en colère. Comme si lui, était en colère pour eux deux. Secouant la tête, elle déserra les bras alors qu'elle avait besoin de bouger, mais pourtant elle resta en face de lui sans oser gigoter. Les raisons de son départ, elle lui avait bien expliqué dans sa lettre, non ? Fronçant le nez avec un air bougon, elle balança alors simplement : « Je m'en vais parce que je t'aime, putain. Et j'en peux plus, je supporte plus. Tu me veux comme amie, ouais, c'est bien beau mais je suis pas ton amie !  » Le poussant légèrement pour pouvoir s'éloigner du lit, elle s'approcha du coin opposé pour s'installer assisse sur sa pile de livre. Soupirant, elle secoua la tête puis écarquilla les yeux, le souffle coupé. Venait-elle vraiment de le lui dire ? Ces trois mots qu'elle n'avait jamais prononcé, les avait-elle bien dis ? D'un regard vers lui, elle comprenait bien que oui. Et finalement, elle avait l'impression que toute la pression sur ses épaules avait disparue. Pas de mensonge ni de faux semblait, mais des sentiments sincères. Sans lui laisser le temps de méditer plus ou de rétorquer, elle enchaîna directement : « Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Tu continues de hurler ou on discute comme des adultes ? J'ai besoin d'un verre, on pourrait.. passer la soirée ensemble ? Et je peux le dire en face, je m'en vais, Kamil. » Frottant à nouveau sa nuque, elle détourna la tête, incapable de le regarder plus longtemps. Son prénom, Arméthyse l'avait prononcé avec douceur et lenteur comme elle le faisait à l'époque pour le séduire ou pour faire passer une dispute ou mauvaise nouvelle plus facilement. L'alcool était sûrement la pire idée, mais elle en avait besoin et envie et même si elle n'avait pas pu s'en donner à coeur joie durant l'après-midi par crainte d'aller trop loin et de révéler des secrets qu'il ne fallait pas révéler, au côté de Kamil, elle se doutait qu'elle pourrait se lâcher.


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Sujet: Re: You're the one that I love and I'm saying goodbye... ~ Kam & Arm
Dim 11 Sep - 0:15


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« Un homme reste aveugle devant mille circonstances minimes qui suscitent de la part d' une femme une attention diligente. » ~ Mary Shelley.

♣♣♣

Debout devant moi, elle ne semblait pas réellement affecté par ce que je pouvais dire. Je m'égosillais, laissait tout exploser d'une rapidité sans nom. En réalité, j'en avais besoin. Je lui avais pas crié dessus depuis bien longtemps et, à son retour, c'est exactement ce que j'aurai du faire. Exploser, lui dire exactement ce que je pense mais la taverne m'en avait totalement empêché.

« Déjà je ne comptais pas passer par la porte. Ensuite, calmes toi et baisses d'un ton, sauf si tu préfères que tout le monde soit au courant, que je sois dénoncée et mise à mort ou pire, que je redevienne esclave ! Et laisses Erika où elle est ! Elle existe plus depuis plus d'un an  et t'aurais jamais dû la connaître !  » 

Pas passer par la porte. Elle se fout royalement de ma poire, c'est pas possible. Glissant ma paume au niveau de l'arrête de mon nez, je laisse une profonde expiration s'extirper de ma bouche. J'ai les nerfs à vif, mon cerveau, tout va éclater. Quand au fait de me calmer, certainement pas. De quel droit c'était moi qui devait me calmer ? J'étais en droit de gueuler comme un putois, réveiller les voisins, leurs casser le nez si j'en avais envie. Et à ce moment précis, elle n'avait pas le droit de me dire de me calmer ou de baisser d'un ton. Pas question.

- Joue pas à ça avec moi, Armé. Surtout pas ! Ah parce que maintenant tu regrettes même de me connaître ?! T'aurai pas pu le dire plutôt au lieu de me piquer mon putain de livre et t'installer à coté de moi pour lire ! Hein ?! Je t'ai pas demandé de débarquer moi !

Incroyable. Maintenant, elle va me reprocher de la connaître. C'était la meilleure de l'année. Où même de toute ma vie. C'était elle qui était venu, elle qui avait pris un de mes livres, elle qui s'était installé à coté de moi pour le lire sans la moindre gêne. Et ça reste moi que l'on ne veut pas connaître. Non, vraiment, c'était la meilleure.

 « Je m'en vais parce que je t'aime, putain. Et j'en peux plus, je supporte plus. Tu me veux comme amie, ouais, c'est bien beau mais je suis pas ton amie !  »

Elle me pousse quelques peu alors que je recule de quelques pas. En revanche, là. Je n'avais plus rien à dire. Les mots se bloquaient dans ma gorge alors que je restais figé. C'était clair que l'on n'était pas mis mais même ensemble, ni l'un ni l'autre n'avait dit ces trois mots. Et je ne m'attendais pas à ce qu'elle le balance comme ça, à ce moment précis. Le visage dénué d'émotion, ma paume gauche se lève alors que ma bouche s'ouvre en un léger oh.

« Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Tu continues de hurler ou on discute comme des adultes ? J'ai besoin d'un verre, on pourrait.. passer la soirée ensemble ? Et je peux le dire en face, je m'en vais, Kamil. » 

Le doigt encore levé dans sa direction, ma bouche ne se referme même pas. Et là, elle ose changer le sujet ?! Et elle veut que je reste le temps de la soirée pour qu'elle se casse encore.
Incapable de formuler une réponse claire, je finis par fermer la bouche. Je vais avoir une crise cardiaque et elle creuse ma tombe avec une vitesse !

- T'as pas le droit ! Erika ! T'as pas le droit de me dire ça ! Surtout pas maintenant ! Tu peux... Aah !

Je laisse ma paume frapper mon front avant de marcher de long en large dans la pièce. Elle se fout de ma gueule, mais réellement. Je m'arrête soudainement et m’accroupis avant de glisser mes paumes sur mon visage, laissant uniquement mes yeux de visible. Fixé sur elle, j'ai encore du mal à formuler clairement ce qu'il se passe chez moi. Émotionnellement ? C'est le gros bordel. J'ai envie de gueuler, j'ai envie de la laisser revenir, de la repousser le plus possible. Un énième « Ah ! » sort de ma bouche avant de je ne frotte encore une fois mon visage. A croire que ça allait changer quelque chose que je fasse ce geste-ci.

- Comment t'as osé le dire ! Après tout ! Ah ! Non ! J'ai envie de gueuler ! J'ai pas envie de.. Ah !

Je me redresse et laisse retomber ma tête vers l'arrière, mes bras bringuebalant le long de mon torse. Qu'est ce que je devais faire, moi maintenant ? Impossible de réfléchir, je me redresse pour reprendre le cahier que j'avais balancé en l'arrachant de ses doigts. Elle m'avait prit de cours et même si j'avais envie de hurler à plein poumon, je ne trouvais plus rien à redire. Et le verre serait bien quelque chose que j'apprécierais à ce moment précis...
Les yeux rivés sur le cahier, je grogne.

- Il a fallu que tu le dise ! Te taire, c'était pas possible putain... Je vais me bourrer la gueule.


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21/04/2016 Arméthyse 649 Dichen Lachman None! Garde royale - stratégie et combat 126
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Sujet: Re: You're the one that I love and I'm saying goodbye... ~ Kam & Arm
Dim 11 Sep - 1:36


You're the one that I love and I'm saying goodbye...

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« Real love is always chaotic. You lose control; you lose perspective. You lose the ability to protect yourself. The greater the love, the greater the chaos. It’s a given and that’s the secret » ~ Jonathan Carroll.

♣♣♣

La gardienne savait pertinemment qu'elle se moquait du monde en avouant qu'elle ne passerait pas par les portes de la cité. Malgré tout, elle l'avait fais, tout en sachant que le Saada n'apprécierait pas. Jouer sur les mots dans un moment pareil n'était pas une bonne idée, mais elle n'avait pas envie de se laisser marcher dessus. Le laisser s'exprimer était une chose mais ne rien répondrait n'était pas possible non plus. Même pour elle qui d'ordinaire restait silencieuse lorsque quelque chose ne lui plaisait pas. Ainsi, la réaction de Kamil ne tarda pas, et malheureusement, il n'avait pas bien saisis ce qu'elle avait voulu dire par rapport à Erika : « Joue pas à ça avec moi, Armé. Surtout pas ! Ah parce que maintenant tu regrettes même de me connaître ?! T'aurai pas pu le dire plutôt au lieu de me piquer mon putain de livre et t'installer à coté de moi pour lire ! Hein ?! Je t'ai pas demandé de débarquer moi ! » Fronçant le nez et les sourcils, elle grogna sans même essayer de le cacher. Devenait-il fou ou le faisait-il exprès ? Jamais elle n'avait insinué cela, elle ne l'avait pas même pensé ! Lui en revanche, il devait bien regretter de l'avoir rencontré elle, cette idée lui avait toujours traversé l'esprit même si elle n'en avait jamais rien dis. L'inverse n'était pas vrai, cependant, parce qu'elle avait bien conscience qu'il était la meilleure chose qui lui était arrivé dans la vie. Hélas, elle avait lâcher une bombe sans le savoir. Étalant ses sentiments sous son nez sans crier gare, prononçant trois mots que jamais elle n'avait prononcé pour quiconque auparavant. Pas même à sa défunte mère, chose qu'elle regrettait parfois, même si elle ne pouvait rien changer à cela. Gardant dans un coin de sa tête ce qu'il avait pu dire juste avant, elle méditait ses propos alors que la colère lui soulevait légèrement l'estomac. Pouvait-il vraiment penser une seule seconde qu'elle regrettait l'avoir connu ? Regretter l'avoir quitté oui, mais connu, jamais !

Observant le tavernier sans bouger de sa pile de livre, elle pencha la tête sur le côté avec un regard empli d'anxiété. Krikja avouant ses sentiments étaient une première, certes mais elle craignait qu'il ne lui rit au nez ou qu'il ne lui brise le coeur. Coeur déjà bien fissuré avec l'âge, si bien qu'elle préférait parfois croire ne pas en avoir du tout plutôt que de continuer à porter de douloureuses blessures. Puis finalement, la réaction du Saada l'étonna. Perdu, c'était le mot. « T'as pas le droit ! Erika ! T'as pas le droit de me dire ça ! Surtout pas maintenant ! Tu peux... Aah ! Comment t'as osé le dire ! Après tout ! Ah ! Non ! J'ai envie de gueuler ! J'ai pas envie de.. Ah ! Il a fallu que tu le dise ! Te taire, c'était pas possible putain... Je vais me bourrer la gueule. » Ne perdant aucun de ces faits et gestes, elle le voyait bien gigoter, s'accroupir, se redresser, ne sachant où était sa place et l'envie de marcher pour retrouver le droit chemin. Son regard sur elle, elle l'avait bien remarqué également. Et cette réaction là, même si elle ne la comprenait pas bien cachait quelque chose. Pourquoi n'avait-elle pas le droit de le dire ? Parce qu'il n'avait pas envie de l'entendre ? Pas envie de le réaliser ? Ou parce qu'il partageait un semblant de ces sentiments et qu'il en était effrayé ? Esquissa un sourire amusée, elle se redressa sur ses jambes, prête à sortir d'ici pour partir très loin. Loin de cette maison où il se sentirait mal dès lors que la colère retomberait réellement. « Pourquoi pas maintenant ? C'est maintenant ou jamais surtout. Imbécile.  » Souffla-t-elle en passant près de lui. D'un coup de hanche, elle frappa sa cuisse contre la sienne en ouvrant la porte de sa maison. Pivotant la tête pour l'observer, elle afficha un nouveau sourire et lança avec un air taquin : « Te bourrer la gueule ne te le fera pas oublier. Je peux le redire à tout moment... Attention. » Le calme régnait chez la Krikja, parce qu'elle préférait garder en tête qu'Erika n'existait réellement plus. Même s'il ne cessait de répéter son prénom, elle n'était plus là. Il fallait absolument qu'elle n'existe plus sinon, jamais elle ne réussirait à partir et à le quitter de nouveau. C'est bien Arméthyse qui lui faisait face, et pas l'ombre de son passé. Ses démons et cauchemars devaient retourner à la poussière et ne plus s'agiter. Plus jamais. Glissant sa main dans la sienne en se doutant parfaitement qu'il la repousserait, elle l'attira légèrement pour qu'il sorte le premier. Le voir ici n'était pas possible, parce qu'elle le revoyait parfaitement le jour de sa crise, assit contre le mur les yeux baigné de larmes et ce souvenir, elle préférait ne pas le ressasser. Pas maintenant.  « Je n'ai jamais regretté vous avoir rencontré, Monsieur Saada. Pas une seconde. Et si c'était à refaire, eh bien, je ne changerais rien. Sauf ce stupide départ, cette horrible panique que je n'ai su contrôler. » Relâchant sa main à cause de ces doigts subitement tremblant, elle prit finalement la tête et sortit la première. Préférant ne pas laisser entrevoir son visage emprunt de tristesse. Soufflant une brise blanchâtre, elle observa le ciel une micro-seconde et resta de dos. Elle n'avait pas mentis. Le bonheur, elle ne l'aurait pas refusé, ne l'aurait pas refoulé si elle avait su par avance ce qu'il se serait passé. Ce mois de réflexion qu'elle s'était offert s'était transformé en rupture. En chaos. Et c'était difficile de l'accepter de le digérer. Parler avec Kamil n'était pas qu'une obligation, c'était un besoin. Mais s'ouvrir n'était pas si facile. Parce que même s'il la connaissait par coeur et sous toutes les coutures, il n'était pas capable de lire dans ces pensées et ça, c'était à elle de lui confier ou non tout ceci.

Le vouvoyer n'était pas un hasard, elle l'avait fais exprès espérant ainsi retrouver le Kamil plus calme et apaisé qu'elle connaissait celui avec lequel elle pourrait discuter calmement, sans plus besoin de hurler. Mais aussi parce qu'elle essayait de renouer avec ce passé qui semblait si loin. Les petits jeux de ce genre, ils en avaient partagés énormément, mais finalement, elle réalisait à quel point s'était déplacé en cet instant? Après coup, elle se rendait compte qu'elle essayait de le faire retomber dans ses filets, bien malgré elle et à cause des sentiments qu'elle assumait à présent mais qu'elle comptait partir. N'était-ce pas illogique ? Le Saada n'allait certainement pas apprécié, et combien même il jouerait le jeu, plus rien n'était comme avant. Ni l'amitié. Ni l'amour. Il était peu probable qu'il puisse lui faire confiance à nouveau, surtout qu'elle ne comptait pas tenir la promesse qu'elle lui avait faite au bar, à savoir rester auprès de lui et ne plus fuir. « S-Sur mon lit, reprends ton Dracula aussi. Je comptais... enfin...  » Laissant sa phrase en suspens, elle baissa la tête lui avouer qu'elle avait voulu lui voler tout ces souvenirs pour les amener avec elle dans l'espoir qu'il l'oubli était stupide. Et elle s'en rendait bien compte. De son côté, jamais elle ne pourrait l'oublier, jamais elle ne l'avait oublié, alors peut-être que lui non plus, ne le pourrais pas. Et peut-être que c'était à cause de ça qu'il était si en colère. Parce qu'au fond, il tenait à elle et à son amitié, à sa compagnie, pourtant Arméthyse ne comprenait pas pourquoi il s'était attaché à elle. A elle, plus qu'à une autre. Car oui, au fond, elle espérait compter plus que les autres...

Les bras croisés autour de sa poitrine et les mains contre ses bras, elle grelottait sans même réaliser que ses bras était nus et que sa veste trônait toujours sur son lit. Là n'était pas l'important, lui seul comptait depuis qu'il avait passé la porte de sa maison. Petit à petit, elle réalisait qu'il était là. Qu'il ne l'avait pas lâchée, se ruant directement ici quitte à entrer dans cet enfer pour lui parler sans même penser à sa claustrophobie. Les mots qu'il avait prononcé par colère, elle les assimilait avec difficulté mais elle comprit finalement qu'il ne désirait pas son départ. Pas encore. Je te jure que si tu passes les portes de cette putain de tribu, t'aura plus rien de moi ! Maladroitement, il la retenait si bien qu'intérieurement, la Rahjak était perdue. Partir, elle l'avait espéré plus d'une fois mais jamais elle ne l'avait fais à cause de lui. Incapable de le laisser là, de l'abandonner définitivement. Même durant cette année d'absence où il était parti voyagé alors qu'ils n'étaient plus ensemble à cause d'elle. Elle s'était volée la face, s'accrochant à des buts aussi absurde les uns que les autres pour avoir une raison de rester dans cette foutue cité alors qu'en fait, elle n'attendait que son retour. Et maintenant, elle allait partir alors qu'elle venait juste de le retrouver ? Insensée. Incohérente. L'image de Varghause et de Kamil s'embrassant à la cave lui vint alors et déjà ses dents se serraient. La jalousie et l'amour. Deux bonnes raisons de partir. Krikja ne se supportait plus, ne supportait plus ses sentiments qu'elle avait jusque-là refoulé, mais maintenant qu'elle le lui avait dis, peut-être que sa vie reprendrait un court plus normal ? En silence, elle méditait déjà. Incertaine de ce qu'elle devait ou ne devait pas faire. Partir ou rester, telle était la question.


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Sujet: Re: You're the one that I love and I'm saying goodbye... ~ Kam & Arm
Dim 8 Jan - 14:00


You're the one that I love and I'm saying goodbye...




« Un homme reste aveugle devant mille circonstances minimes qui suscitent de la part d' une femme une attention diligente. » ~ Mary Shelley.

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Bien sûr, je n'étais pas stupide. Depuis son retour, je savais très bien les sentiments qu'elle avait pour moi. Il était simple de le remarquer même si elle essayait de tout cacher. Je la connaissais trop bien, trop pour que la moindre de ses réactions ou sentiment ne soit invisible à mon oeil. Quoi qu'il en soit, tant qu'elle ne l'avait pas dit, je pouvais au moins faire croire que j'étais aveugle, que je ne l'avais simplement pas remarqué. Je gigotais, tentait de retrouver mes esprits mais rien y fait. Reposant les yeux sur elle, je fus surpris de voir le sourire amusé encré sur son visage. S'amuser avec moi est loin d'être la meilleure des choses à faire. « Pourquoi pas maintenant ? C'est maintenant ou jamais surtout. Imbécile.  » Me donnant un coup de hanche, je grogne simplement de colère. Non, justement, ce n'est pas le moment. Pourquoi dire ce genre de chose et s'en aller après ? C'est totalement stupide. « Te bourrer la gueule ne te le fera pas oublier. Je peux le redire à tout moment... Attention. » Debout près de la porte, je pousse un profond soupire. Non, ça ne doit pas se passer comme ça. Je refuse, clairement. Lorsqu'elle prit ma main, je lâchais celle-ci par automatisme. Non, je ne me laisserais pas avoir comme ça. « Je n'ai jamais regretté vous avoir rencontré, Monsieur Saada. Pas une seconde. Et si c'était à refaire, eh bien, je ne changerais rien. Sauf ce stupide départ, cette horrible panique que je n'ai su contrôler. » A peine fini qu'elle sortit de chez elle. Je sortais par la même occasion. Sous la colère, son appartement était bien moins effrayant pour moi. Je lève les yeux au ciel quand elle me vouvoie. Je n'ai franchement pas la tête à jouer à ce genre de jeu. Clairement pas. Sans rien ajouter de plus, je marchais derrière elle, les mains réfugiés dans les poches dans le but de me réchauffer du froid caractéristique de la nuit dans le désert. Je fronce toutefois les sourcils quand elle me parle de mon livre. Elle avait osé vouloir récupérer cet objet ? Je m'arrête au milieu du chemin et fait celui-ci en sens inverse. Je récupère le livre puis prend la veste situé sur le lit. Je claque la porte derrière moi et lorsque j'arrive à sa auteur, je tends la veste. En colère oui mais pas con au point de la laisser grelotter comme une idiote.
Dès qu'elle prit le vêtement, c'est moi qui reprit la tête de la marche. Je voulais boire. Parce que c'était simple d'oublier une conversation quand l'alcool vous accompagne, vous emplit les veines et vous empêche d'y repenser par la suite. Mais pas question de boire à la taverne ou dans un endroit où je pourrais être remarqué. Déjà parce que l'alcool délit les langues mais aussi parce que l'unique réputation que je possède ne dois pas partir en fumer à cause de ça. Libre à elle de me suivre ou pas. Je prends le chemin de ma main et après dix minutes, je pousse la porte et la laisse ouverte. Je m’assoie sur la chaise puis frotte ma tignasse. Avec cet élan de colère soudain, mon crâne me fait mal. « Tu t'attendais à quoi exactement ? A ce que j'accepte et que j'aille me coucher. Tu réfléchis jamais avant d'agir. Et après, tu as les conséquences sur le coin de la tronche en regrettant tes choix. » C'était toujours comme ça avec elle. Je me redresse de ma chaise et cherche alors de quoi boire. Une fois trouvé, je m'affale sur mon lit, le haut du corps légèrement contre la tête de lit et les jambes allongés. Bouteille en main, je prends une gorgée puis frotte ma tignasse. « Alors quoi ? Tu vas partir encore. Tes promesses ne sont que du vent, Arméthyse. T'attends quoi de moi au juste ?! »


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21/04/2016 Arméthyse 649 Dichen Lachman None! Garde royale - stratégie et combat 126
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Sujet: Re: You're the one that I love and I'm saying goodbye... ~ Kam & Arm
Jeu 19 Jan - 20:36


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Ils marchaient tout les deux, la gardienne plus en avance sur lui étant donnée qu'elle était sortie de chez elle en première. Mais en voyant Kamil retournée à l'intérieur de la maison pour récupérer les affaires qu'elle lui avait prise, elle s'arrêta pour l'attendre. Une fois revenue à sa hauteur, elle se mit en marche juste après lui parce qu'elle ne connaissait pas ces intentions ni l'endroit où il désirait aller. Et puisqu'elle le contrariait énormément, il était légitime qu'elle lui laisse le choix. Elle bat légèrement des cils sous l'étonnement lorsqu'il lui tend sa veste, elle la saisit finalement et l'enfile avec un léger sourire. Le tissu réchauffant déjà sa peau. Il galope déjà rapidement mais la demoiselle ayant l'habitude de fouler les grains de sable de cette cité d'un pas hâtif, elle n'a aucun mal à le suivre. Au fur et à mesure des chemins qu'il emprunte, elle réalise bientôt où il compte aller boire. Car oui, il le lui avait dis, il voulait picoler. Et le meilleur endroit pour ça c'était chez lui. Forcément. Un espace plus grand, avec fenêtre. Elle restait pas mal étonnée que ce petit bonhomme claustrophobe est pu entrer dans sa tanière. Il devait être bien plus en colère qu'elle ne le pensait.
Il entre déjà à l'intérieure et elle suit sans se démonter. Mais elle reste une seconde, la main sur la poignée de la porte à méditer si elle devait ou non fermer. Dans un grincement lugubre, elle la ferme mais pas à clé bien sûr, il ne manquerait plus qu'il fasse une crise ce soir. Les yeux de la Rahjak se posent déjà sur lui et le silence demeure. Le Saada n'a pas ouvert la bouche depuis un bon moment et n'ayant rien à dire de particulier, n'a pas cru nécessaire de rompre ça, mais ça devient pesant. Réellement. Il s'installe sur sa chaise et se lance finalement. « Tu t'attendais à quoi exactement ? A ce que j'accepte et que j'aille me coucher. Tu réfléchis jamais avant d'agir. Et après, tu as les conséquences sur le coin de la tronche en regrettant tes choix.» Autant dire que ces mots ne sont pas plaisant, simplement parce qu'il a raison. Comme toujours. Pour la fin en tout cas. Elle ne réfléchissait jamais tellement quand quelque chose le concernant ou lorsqu'elle avait la volonté de protéger quelqu'un, Ezra dans ce contexte. Quitte à aider l'esclave à partir, autant fuir avec elle, ça semblait logique. Malgré tout, la Krikja méditait déjà cette décision, Kamil avait raviver les doutes qui avaient pu la traverser, pire encore, il en avait ajouté. La lèvre légèrement pincée et une main frottant sa tignasse, Arméthyse détourne les yeux et se tourne finalement en direction de la fenêtre pour se donner une contenance, se dérober à son regard et observer le ciel à travers la vitre. Bien sûr qu'elle ne s'était pas attendue à ce qu'il la laisse partir les bras croisés. Mais peut-être que c'était justement ça le problème. Peut-être que cette excuse de départ était simplement une volonté inconsciente de le voir la retenir. Elle croise finalement les bras autour de sa poitrine dans une position qu'elle prend pour se donner un air détaché et intouchable. Une sorte de barrière entre eux alors qu'il se redresse déjà pour attraper de quoi boire et qu'il file s'affaler sur son lit. Elle reste dos à lui, sans répondre. Que pouvait-elle bien lui répondre de toute façon ? Elle avait bien trop de fierté pour confirmer le fait qu'il ait raison, même si elle avait pu le faire plusieurs fois par le passé, elle ne le ferait pas cette fois-ci. Il continue alors : «  Alors quoi ? Tu vas partir encore. Tes promesses ne sont que du vent, Arméthyse. T'attends quoi de moi au juste ?!» Du vent ? Elle se retourne brusquement, la mâchoire serrée sous le coup de la colère. Elle s'approche finalement de la table et tire une chaise pour s'y asseoir lourdement avec un léger grognement. « Mais j'attends rien ! De personne ! J'ai jamais rien attendu de personne ! » Faux. J'avais attendu beaucoup de lui. Beaucoup trop. Et j'avais fuis en le réalisant. « Je fais ma vie. Tu fais la tienne. T'es plus qu'un ami, on passe pas une vie entière avec ces amis, non ? Alors je m'en vais, parce que j'en ai l'envie. Quand toi tu pars à l'autre bout de la terre, tu me demandes pas mon avis que je sache ! » Elle glisse une main énervée dans sa chevelure pour l'agiter, à l'égale de ce qu'il pourrait faire lui. Ne pas s'énerver. Surtout pas. Un profond soupire s'échappe de ces lèvres alors qu'elle lève le nez en sa direction pour river ces yeux aux siens. Comment se sortir de ce merdier ? Elle avait bien l'envie de lui dire qu'elle regrettait cette lettre. Partir sans rien dire l'aurait sans doute encore plus blessé, mais il n'aurait pas pété un si gros boulon que maintenant. Mais cette discussion n'aurait pas non plus. Elle se redresse finalement. Il est bien trop loin. Pas seulement physiquement, elle a l'impression de le perdre et elle déteste ça. Elle s'approche alors du lit du Saada et s'installa assisse sur le bord, glissant ces doigts sur son poignet jusqu'à saisir le haut de la bouteille et de lui soutirer pour en boire une gorgée et lui tendre de nouveau ensuite. « Je m'ennuie. » Lâche-t-elle finalement en soupirant. « Mon boulot ne me plait plus autant qu'avant, les voyages me manquent même si j'ai repris il y a peut. Je voudrais agir ici, contre l'esclavage par exemple et je n'y arrive tout simplement pas. Alors avant de me faire attraper pour une connerie, autant que je m'en aille. Même si ça signifie que je dois te perdre. Dans l'idée, je pensais m'en aller et peut-être évoluer, grandir un peu plus et puis t'envoyer plus tard un mot et te voir pendant un futur voyage que tu ferais... parce que je ne veux pas couper le lien qu'on a, Kam. Mais ça, tu en es le seul juge. »


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Sujet: Re: You're the one that I love and I'm saying goodbye... ~ Kam & Arm
Dim 7 Mai - 20:59


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Le lit me faisait du bien. Et ça pour plusieurs raisons. Ca reposait mon corps. Parce que vu l'heure qu'il est, les heures de travaille qui me tuent les jambes, autant dire que si je m'endors. Et seulement si je m'endors, je serais déjà dans mon lit. Et ça, psychologiquement. Bah, c'est le pied. Tout simplement. « Mais j'attends rien ! De personne ! J'ai jamais rien attendu de personne ! Je fais ma vie. Tu fais la tienne. T'es plus qu'un ami, on passe pas une vie entière avec ces amis, non ? Alors je m'en vais, parce que j'en ai l'envie. Quand toi tu pars à l'autre bout de la terre, tu me demandes pas mon avis que je sache ! » Elle ose gueuler en plus alors que c'est moi qui devrait. Mais pourquoi je pète un plomb, moi d'ailleurs ? Aucune idée. Je m'en fous mais si je m'arrête, ça va être bizarre. Je reprends une gorgée. Je rigole quand elle compare avec mes voyages. « La différence entre toi et moi, c'est que moi je rentre. TOUJOURS. » Et pas seulement par obligation comme on pourrait le croire. J'aime bien la citée. Enfin, certains endroits de la citée. Je lève les yeux quand elle s'affale sur le lit et m'arrache la bouteille pour en boire à son tour. « Mon boulot ne me plait plus autant qu'avant, les voyages me manquent même si j'ai repris il y a peut. Je voudrais agir ici, contre l'esclavage par exemple et je n'y arrive tout simplement pas. Alors avant de me faire attraper pour une connerie, autant que je m'en aille. Même si ça signifie que je dois te perdre. Dans l'idée, je pensais m'en aller et peut-être évoluer, grandir un peu plus et puis t'envoyer plus tard un mot et te voir pendant un futur voyage que tu ferais... parce que je ne veux pas couper le lien qu'on a, Kam. Mais ça, tu en es le seul juge. » Elle s'ennuie. A la bon heure. Mais ce qu'elle dit n'a pas de sens. Déjà parce que je ne voyagerais pas avant quelques temps. J'ai trop à faire, trop à aider. Et à quoi bon garder le contact avec moi ? Parce que bon, elle se casse, c'est tout ce que j'entends moi. Elle veut aider une esclave. Il y a tellement de personne qui le font sans avoir à partir comme ça. « Non mais t'as raison. Je suis qui pour te retenir ou essayer de te raisonner ? Je suis que ton ex, pardon. Tu fais ce que tu veux. »Je récupère la bouteille puis reprend une gorgée. Peut-être que c'est le mieux à faire mais une fois qu'elle aura déserté, elle ne pourra pas revenir. Et ça, j'ignore si elle y a vraiment pensé. A tout les coups, non. Puis qu'elle ne pense pas. Pas du tout. « J'espère que tu prends pas ta décision à la légère parce que ces bouffons reculeront pas pour t'écorcher vive dès qu'ils apprendront ce que tu as fais. » Je hausse les épaules. Sérieusement, je ne veux pas être à sa place à ce moment là. Et je ne dis pas ça pour lui faire peur.

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Sujet: Re: You're the one that I love and I'm saying goodbye... ~ Kam & Arm
Jeu 18 Mai - 13:35


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Demeurant affalée près de lui sur ce lit si confortable, elle garde la bouteille entre ces mains jusqu'à ce qu'il veuille le lui reprendre. il pouvait très bien le faire, étant maître des lieux, il avait de toute façon tout les droits. Elle continue de l'observer alors que Monsieur Saada parle des différences entre eux, du moins de LA différence entre eux pour les voyages. Erreur. Elle aussi à voyager, elle a reprit il y a très peu de temps parce que la nature lui manquait mais ceux-ci n'ont duré que quelques jours à peine, parce que son travail l'en empêche justement et que c'est le fond de son problème. Or, elle ne peut en parler à personne. Et même en lui en parlant à lui, ça ne changera rien, mais réussir à le dire à voix haute pour une fois, la soulage quelque peu. Elle pousse un profond soupire. « Non, la différence entre toi et moi, c'est que tu n'auras pas besoin de m'attendre sagement. Tu ne ressentiras jamais cette peur de savoir si je rentrerais ou non puisque je n'en aurais tout simplement pas la possibilité. » Elle ne crit plus. A quoi bon ? Sérieusement ? Elle ne veux pas de ça entre eux. S'il s'agit là de la dernière nuit ensemble alors elle préfère juste discuter de tout et de rien, rigoler, boire et s'amuser comme au bon vieux temps avec cet ami si cher à son coeur plutôt que d'enterrer un peu plus cette relation ambiguë. Elle hausse alors les épaules, « Non mais t'as raison. Je suis qui pour te retenir ou essayer de te raisonner ? Je suis que ton ex, pardon. Tu fais ce que tu veux. J'espère que tu prends pas ta décision à la légère parce que ces bouffons reculeront pas pour t'écorcher vive dès qu'ils apprendront ce que tu as fais.» Il récupère l'alcool et elle cesse de l'observer, préférant jeter un oeil en direction de la fenêtre, de l'extérieur. Elle est tout simplement perdue. Totalement perdue. Depuis cette énorme connerie qu'elle a faite en aidant Ezra à filer de la citée, elle culpabilise et craint de se faire attraper. Pire que la mort, elle ne veut pas redevenir esclave. Pas le moins du monde. Elle ferme les yeux et soupire. Juste son ex ? Et il s'excuse. C'est trop. « Moi je m'excuse. Pour aujourd'hui et tout le reste. Je te mène la vie dure alors qu'elle est bien assez difficile comme ça pour toi. Tu devrais te reposer. Je te causerais pas plus de problème. » Arméthyse emprunte le chemin du renoncement. Elle n'a eu qu'un seul réel confident dans toute sa vie : lui. Et ne plus pouvoir rien lui dire sans qu'une querelle éclate est compliqué. Les sentiments sont toujours là, uniquement de son côté à elle et elle le sait parfaitement. Alors il n'y a plus qu'à abandonner. Elle esquisse un sourire triste et se lève du lit. Le seul capable de lui faire vraiment mal vient encore de le faire. Ex. Elle déteste ce mot, et tout ce qui va avec. « T'as toujours eu les mots et la réflexion pour faire tes choix. Alors que moi je fonce, tête baissée et je regrette après. Alors... je vais juste faire comme tu dis. Je vais pas m'en aller. Merci de ton aide, Kam. Bonne nuit. » Ca n'est même pas un mensonge, il est rare qu'elle abandonne aussi facilement. La Rahjak têtue et bornée qu'elle est d'ordinaire n'est tout simplement pas dans les parages. Elle a l'alcool mauvais, et puisqu'elle ne picole jamais, autant dire que le peu qu'elle a pu boire lui est monté à la tête.


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Sujet: Re: You're the one that I love and I'm saying goodbye... ~ Kam & Arm
Sam 17 Juin - 22:15

RP archivé suite à la suppression de Kamil

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Sujet: Re: You're the one that I love and I'm saying goodbye... ~ Kam & Arm
Lun 26 Juin - 20:43

"]

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Ce n'est pas pour lui faire peur, ma nonchalance n'est pas là non plus pour lui dire que je n'en ai rien à foutre. Parce que ce n'est pas le cas. Je ne réagirais pas ainsi si ça me passait au dessus de la tête. Tout simplement. Mais je ne veux pas montrer tout ça, pas la faiblesse. Rien du tout. J'ai trop de fierté, trop de moi qui bloque le tout. Mes yeux se posent déjà sur elle lorsqu'elle me parle de l'attendre. Je ne l'ai pas attendu la dernière fois, je ne l'attendrais encore pas cette fois ci. Attention, non pas que je n'en ai pas l'envie. Mais non. Ce sera juste non. Mais je ne dis rien. Parce que je sais que ce serait lui faire du mal pour rien. J'ai du déjà lui en faire pas mal juste depuis quelques heureuse. Voir plus.
Elle quitte mon lit alors que j'ai repris la bouteille de mon coté. Une gorgée, puis deux et la bouteille est déjà tout simplement vide.  « Moi je m'excuse. Pour aujourd'hui et tout le reste. Je te mène la vie dure alors qu'elle est bien assez difficile comme ça pour toi. Tu devrais te reposer. Je te causerais pas plus de problème. » Elle renonce. Et ça, c'est tellement simple. Mais est ce que je suis apte à juger ? Pas vraiment. Je suis têtu, tellement. Et de ce fait, je n'accepte simplement pas ses excuses ni ses réponses.
Mais est ce que ça signifie qu'elle va rester ? Ici ? Je ne sais pas. Je ne sais plus quoi penser... Plus quoi lui dire en fait.. Je soupire. « C'est juste que... je m'inquiète pour toi... J'ai l'impression que je dois encore penser pour toi. Parce que tu fais des choses sur un coup de tête. Alors j'ai peur qu'un jour, tu t'en mord les doigts. Plus qu'en temps normal. » Je m'ouvre un peu, qu'elle puisse comprendre ma façon de penser à moi. Elle ne s'en ira pas alors. Mais tout de même. Si elle abandonne autant, je ne sais pas ce qu'elle voulait... pas ce qu'elle cherche à faire.
. « Ecoute. Je t'en empêcherais pas. Tu veux partir ? D'accord. Mais réfléchit, s'il te plait. D'accord ? »
Je pince mes pulpes, repose alors finalement la bouteille vide avec les autres dans une boite en bois. . « Bonne nuit. »



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21/04/2016 Arméthyse 649 Dichen Lachman None! Garde royale - stratégie et combat 126
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Sujet: Re: You're the one that I love and I'm saying goodbye... ~ Kam & Arm
Lun 26 Juin - 21:20


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« Real love is always chaotic. You lose control; you lose perspective. You lose the ability to protect yourself. The greater the love, the greater the chaos. It’s a given and that’s the secret » ~ Jonathan Carroll.

♣♣♣

Il reste silencieux. Fermé comme une huître et inaccessible. Du Kamil tout craché ça. En l'abandonant comme elle l'avait fais, elle n'avait pas simplement gâché une relation amoureuse mais une amitié depuis toujours. Elle l'avait connue gamine, et même s'il avait été assez compliqué de nouer une relation avec lui, elle avait su avoir les mots et la manière pour l'atteindre et le faire souffrir. Fût un temps où elle avait été sa confidente et qu'à l'invere, elle lui disait tout, sans secret ni tabou. Mais tout était à refaire depuis le début. Quasiment en tout cas. Et avec le recule, elle avait réalisé que cette démarche n'était qu'à sens unique. Les sentiments étaient toujours là de son côté, elle ne s'en était pas cachée, mais le problème, c'est la réciprocité manquante. Alors forcément, courir après un garçon qui ne veut pas de vous fait extrêmement mal. Et même si elle ne s'en était pas aperçue toute suite, qu'elle en avait joué, elle était bien obligée d'admettre qu'après le baiser échanger entre lui et Varghause, tout avait changé. Son humeur avait changé, son masque était tombé à moitié, aux yeux de tous. Même Irina avait bien remarqué un changement dans son comportement. Elle était plus distante envers tout le monde, plus morose, son sourire n'était plus aussi sincère, plus aussi lumineux que le soleil. Alors fatalement, faire partir Ezra de la cité était une sortie de secours. Sans retour. Mais au moins, elle serait loin de la cité. Loin de Kamil. Loin de ces sentiments qui la minait et lui faisait si mal et si peur. Déjà la première fois elle les avait fuis. Les avait enterré là, quelque part sous le sable, mais le vent était venue s'agiter juste sous son nez pour lui ramener en plein visage.

Et avec le silence du Saada, elle n'avait plus que sa tête pour penser. Mais il ouvrit finalement la bouche, mais ça ne l'aidait pas plus : « C'est juste que... je m'inquiète pour toi... J'ai l'impression que je dois encore penser pour toi. Parce que tu fais des choses sur un coup de tête. Alors j'ai peur qu'un jour, tu t'en mord les doigts. Plus qu'en temps normal. » Est-ce que son inquiétude était une bonne chose ? Elle n'en était pas certaine. Mais cela pouvait signifier en un sens, qu'elle comptait encore un peu pour lui, mais ça ne lui réchauffa pas même une seconde le coeur. Elle poussa un profond soupire et haussa les épaules. Penser pour elle ? « Je suis pas une gamine, non plus. Je suis une ancienne esclave, mais je sais réfléchir par moi-même. » Évidemment, elle prenait la mouche. Elle se reposait trop sur lui, c'était un fait. Mais se l'entendre dire était tout à fait désagréable et elle n'aimait pas admettre qu'elle comptait sur quelqu'un, tout simplement parce que c'était rare. Mais les mots qui suivirent l'achevèrent. Il ne la retiendrait pas ? Bien. C'est tout ce qu'elle retint de cette entretient.

Près de la porte, elle se tourna de moitié pour lui lancer un dernier regard. Gravant cette image dans le marbre, dans sa mémoire pour ne pas l'oublier. Les mots resteraient eux aussi. Il s'était radoucit, c'était un peu ouvert. Mais elle prenait tout de travers, une habitude entre eux. Ils étaient rares qu'ils se disputent, mais quand c'était le cas, c'était dur à recoller, à moins de passer sous la couette. Mais étant donné qu'ils ne le pouvaient pas...« Quitte à parler, autant tout dire et plus se voir. Je te l'ai dis, je t'aime encore et je comptais... je sais pas. Te reconquérir. Mais les jours passent, et je vois bien que t'es une porte fermée et que c'est pas possible. T'as plus de sentiment. Tu m'as embrassé parce que t'es un séducteur, mais justement ça fait mal. Alors si je pars, de toute façon... t'auras plus besoin de te cacher pour fricoter au fond d'une cave. » La main sur son crâne pour le frotter, une larme s'écrasa sur le sol. Il était bien le seul capable de la mettre dans un tel état de désolation et de tristesse. Le seul pour qui elle voulait être égoïste. Elle avait perdue Varghause à cause d'un simple baiser, d'alcool et de drogue, aussi par fierté et parce qu'elle voyait tout ça d'un trait mauvais oeil. Mais là, non. Elle était juste perdue. Tout tournait et retournait dans sa tête et prendre de la distance et du temps, c'était ça le but de son départ. Mais sans retour, le bémol. Ainsi donc, elle ne partirait pas mais il était peu probable qu'elle revienne à la taverne ou qu'elle le recroise. Et elle voyait déjà arriver les questions peu avenantes de Cassian et les compte à lui rendre à cause de son tonton. « Si tu veux tout savoir, la nuit sera pas bonne. Parce que j'ai déjà fais la pire connerie de ma vie en partant la première fois. Alors une seconde... n'aurait pas été dramatique. T'étais l'amour de ma vie. Le prince charmant dans mes bouquins. T'étais mon Frankenstein et moi le docteur. Moi j'étais Mina et toi Dracula. Mais j'ai déjà tout merdé... je vois pas comment tu pourrais me pardonner, me reprendre. Tu comptais sur le temps mais je suis pas patience alors je vais juste lâcher prise et abandonner. Comme l'idée de partir, j'abandonne. Mais je reviendrais pas vers toi non plus. Depuis que je suis revenue, y a que moi qui fait le premier pas... Toi, dors-bien.» Sans lui laisser le temps de parler, elle fit quelques pas pour sortir et ferma derrière elle, le nez bas elle passa devant la fenêtre et emprunta le chemin pour retourner chez elle. Et l'alcool, on ne l'y reprendrait pas à en boire.


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Sujet: Re: You're the one that I love and I'm saying goodbye... ~ Kam & Arm
Ven 14 Juil - 13:43


You're the one that I love and I'm saying goodbye...




« Un homme reste aveugle devant mille circonstances minimes qui suscitent de la part d' une femme une attention diligente. » ~ Mary Shelley.

♣♣♣

Elle prend totalement la mouche et je pince lentement mes lèvres. Je ne peux simplement rien lui dire de plus. Je m'inquiète pour elle, j'ignore si elle comprend réellement. Mais elle s'ouvre avant de partir, me dit qu'elle voulait me reconquérir. Et je sais bien. Je me doute... C'est aussi pour ça que je m'énerve réellement. Je l'ai embrassé pour voir ce que je ressentais à ce moment là. Et je me suis surpris à ne pas avoir tourné la page tant que ça. Je pince mes lèvres, incapable d'en dire plus. Mais elle refait allusion à Varghause. Je lève les yeux au ciel. C'était pas le but ! Puis, j'ai pas à me justifier, elle n'est pas ma petite amie après tout. Je suis descendu parce que Varg' n'avait pas l'habitude et ce sont les effluves d'Opium qui sont responsable de tout ça. Puis, si Varg' avait su que c'était moi, je me doute que rien ne se serait passé.
Mais bon, c'est du passé et moi, je le vois comme ça.
Je ne dit rien, me contentant d'écouter ce qu'elle a à me dire tout simplement. « Si tu veux tout savoir, la nuit sera pas bonne. Parce que j'ai déjà fais la pire connerie de ma vie en partant la première fois. Alors une seconde... n'aurait pas été dramatique. T'étais l'amour de ma vie. Le prince charmant dans mes bouquins. T'étais mon Frankenstein et moi le docteur. Moi j'étais Mina et toi Dracula. Mais j'ai déjà tout merdé... je vois pas comment tu pourrais me pardonner, me reprendre. Tu comptais sur le temps mais je suis pas patience alors je vais juste lâcher prise et abandonner. Comme l'idée de partir, j'abandonne. Mais je reviendrais pas vers toi non plus. Depuis que je suis revenue, y a que moi qui fait le premier pas... Toi, dors-bien.» Sur le temps, oui. Simplement parce que j'ai et j'aurai toujours des sentiments pour elle. Mais pourtant, je ne comprends pas. J'ai simplement plus confiance en elle. Si elle se barre encore comme ça, je suis sensé attendre encore comme un gros connard ?
Non, j'ai attendu une fois. Pas deux et c'est bien ce que je lui ai dis. La porte se ferme et elle s'en va déjà.
Je reprends mon livre, ouvre à la page où je m'étais arrêté et recommence à écrire dedans, tout ce qui s'est passé.
J'aurai pu essayer de a retenir mais je ne veux pas me rabaisser, perdre ma fierté, blessé mon propre ego. « Bonne nuit. »

FIN



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Sujet: Re: You're the one that I love and I'm saying goodbye... ~ Kam & Arm

 

You're the one that I love and I'm saying goodbye... ~ Kam & Arm

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