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˜˜˜˜˜˜Dear god [Alysha & Elouan]
maybe life should be about more than just surviving

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01/11/2015 Glacy 881 Brett Dalton Murphy ♥ (avatar) ancien militaire - maniement des armes - statège 308
Soldat rebelle


Sujet: Dear god [Alysha & Elouan]
Ven 9 Sep - 22:31


Une nouvelle fois j'étais parti pour tenter de la trouver, prévenant brièvement quelques uns pour leur dire où j'allais histoire d'inquiéter personne même si je doutais qu'une battue soit organisée pour qu'on puisse me retrouver. Non, je ne m'inquiétais pas pour cela, préférant m'inquiéter pour des choses plus importantes comme ma propre survie ou plutôt ma propre sécurité. J'avais emporté ce qu'il fallait, j'avais retenu ma leçon, n'étant que plus méfiant depuis que le tremblement de terre s'était produit. Mais avant tout cela, avant devoir me poser d'autres questions inutiles sur le sujet, je comptais plutôt me mettre en mouvement. Ce que j'avais fait alors que j'en étais que venu à quitter le campement, une carte avec moi, comptant bel et bien pas seulement explorer de nouveaux coins mais retrouver tout aussi la trace de Faust. C'était toujours la même histoire alors que je ne m'arrêtai pas de chercher même si à chaque fois je revenais bredouille. Sans doute la facilité pourrait me dicter d'abandonner, de laisser tomber, de faire mon deuil face à cette disparition et de commencer à me raisonner face à l'idée qu'elle pourrait être mort mais je continuais d'espérer comme ces enfants qui croyaient encore que le pays imaginaire existait, comme ces êtres qui croyaient qu'un jour ils pourraient trouver la parfaite personne qui ferait en sorte qu'ils ne soient plus seuls. Je continuai d'espérer. Ne me lassant jamais totalement alors que toujours à la dernière minute, j'en venais qu'à me forcer à aller de l'avant, sachant que si elle avait été à ma place, elle n'aurait pas abandonné non plus. Alors je continuais à chercher encore et encore, remuant chaque rocher pour tenter de voir où elle se cachait. Mais à vrai dire, ce serait un mensonge de dire que je faisais seulement cela pour elle, que je m'éloignais seulement du campement pour la trouver. C'était sans doute égoïste mais je continuais de tenter de faire juste ce qui était le mieux pour tout le monde. Les idées se précisant, pas seulement celles que j'avais mais aussi celles que partageaient Murphy, Tennessee ou encore Devos. L'idée de trouver un meilleur endroit où pouvoir se poser, où on ne serait pas juste à la merci des catastrophes naturelles. La volonté de trouver un endroit plus protégé, proche de l'eau mais aussi proche de ressources exploitables afin de construire un campement. Enfin un nouveau campement à moins que celui-là ne soit que renforcé comme j'avais tenté de faire il y a quelques jours, je n'en venais qu'à vouloir un peu plus que l'on s'installe ailleurs. Tout sauf là-bas où nous semblions coincés au même stade. A croire que même encore là, nous ne réussirons pas à nous inspirer de ceux qui avaient le plus d'expérience, car leur campement était mieux bâti cela ne faisait aucun doute, celui des grounders étaient mieux bâti tout aussi bien que je n'avais jusqu'à là jamais eu la chance de le visiter. Peut-être un jour, peut-être bientôt qui sait. Mais en attendant, je continuais de persister à tenter de trouver quelque chose de mieux un peu comme si je recherchais une nouvelle maison, tentant de trouver des provisions, des fruits que l'on pourrait ramener au camp tout aussi. Tout était bon à prendre. Tout ce qui offrait une possibilité de survivre était bon à prendre. Et c'était sans doute cette volonté de survivre qui m'avait poussé à m'éloigner du campement bien que je ne serai sans doute pas empêtrer là-dedans si j'avais réellement su ce qui allait arriver.

N'en n'étant que venu à m'éloigner du campement, ayant pris la peine d'avertir Murphy au passage, la chargeant de faire passer le message. Comptant sur elle mais tout aussi sur Ten et Devos pour assurer la gestion du mouvement du rebellion bien que pour le moment, c'était comme si nous étions encore à la version 2.0 seulement. Si nous avions évolué, nous recherchions toujours des membres mais je continuais de penser que cela allait changer tôt ou tard. Du moins j'avais espoir qu'il y ait du changement bientôt. Ne pouvant cesser de réfléchir alors que je continuais de crapahuter en pleine nature, suivant l'affluent de la rivière. Un des points de repère bien que je restai à une certaine distance de l'eau, préférant garder quelques mètres d'écart avec la berge voir plus par précaution mais aussi parce que je me souvenais parfaitement de ce qui s'était passé quand le tremblement de terre s'était produit. La chaleur n'en venant qu'à me pousser à faire de nombreuses pauses comme s'il était préférable de voyager de nuit ou très tôt alors que les températures étaient bien plus fraîches. A vrai dire tout était préférable plutôt que de finir rôti au soleil, néanmoins je continuais de m'avancer bien souvent à l'ombre de la forêt, tentant de me repérer au passage. Difficile à faire mais je persistais, tentant de trouver un coin attachant dans cette forêt où l'on ne pouvait que voir des arbres encore et encore. Dans un sens le paysage était particulièrement monotone mais à mes yeux il n'en n'était rien alors qu'à chaque instant, mon regard s'attardait sur de nouveaux détails, n'en venant qu'à apprécier de me trouver là en plein coeur de la nature même si elle était tout autant dangereuse. Les minutes continuant de s'écouler alors qu'à chaque pas que je faisais j'en venais à m'éloigner un peu plus du campement. M'arrêtant pas moins de nouveau pour reprendre mon souffle, boire tout aussi. Heureusement la fraîcheur du soir se faisait ores et déjà sentir bien que cela pouvait être tout aussi pire alors que je n'avais pu que voir à quel point il faisait froid. Amusant alors que c'était comme s'il fallait choisir sans arrêt entre la peste et le choléra bien que ces températures en fin de soirée ne ressemblaient en rien en celles qui avaient existé alors que l'hiver était là. C'était différent mais plus cruel alors qu'à chaque instant que je marchais, j'en venais qu'à ressentir la chaleur étouffante et les rayons du soleil. Si mon corps n'en venait qu'à s'habituer continuellement à vivre dans ce monde, ce n'était pas le cas de mon esprit. Mais si je continuais pas moins de chercher, n'en venant pas moins qu'à parler seul, je ne pouvais que me rendre compte à l'évidence que je ne l'avais toujours pas trouvée. Il n'y avait nulle trace d'elle comme si elle était devenue un fantôme. Je jetai un regard autour de moi, bientôt je devais décider de m'arrêter définitivement avant que la nuit ne surgisse complètement et me surprenne. Mué par cette décision, j'en venais à me remettre en mouvement juste qu'à ce que j'en vienne pas moins à m'arrêter un peu plus loin, bouche ouverte. Mes yeux s'écarquillant un peu plus alors que je regardai devant moi la structure ancienne qui coupait la rivière. « Whooa ! » Si stupéfait, si ébahi que j'aurai pu en tomber à la renverse, me retrouvant presque à genoux alors que j'en venais à contempler la structure, incapable de bouger.

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Sujet: Re: Dear god [Alysha & Elouan]
Dim 11 Sep - 23:26

Dear God
ft. Chris & Elouan

Je suis en retard. Non pas que cela ait grande importance. Il n'y a personne pour m'attendre. Je ne manque à personne comme personne ne me manque. Mais je suis en retard et cela m'agace. Ça me rend nerveuse. J'ai prévenu que j'allais m'éloigner un peu plus que pour une petite chasse et qu'il était donc possible que je ne sois pas rentrée avant le lendemain. Voyager de nuit, qui plus est seule, n'est pas des plus intelligents. Mais ne pas rentrer ce soir va les rendre suspicieux. Ils m'observent toujours. Ils attendent que je rechute et que, cette fois, je ne me relève pas. Ne pas rentrer ce soir leur donnera une bonne occasion de cracher sur mon dos et ce n'est pas ce que je veux. Si je me fous de ce qu'on peut penser de moi en tant qu'être humain, je veux au moins que ma tribu sache qu'elle peut compter sur moi et mes aptitudes. Le camp n'est pas encore reconstruit. Il reste tellement de travail à faire. Je sais déjà que certains verront en cette absence une volonté de ne pas aider. Alors même que je suis partie leur chercher des vivres un peu plus appétissantes que ce qu'il y a dans ou aux alentours du camp.  Les plus compréhensifs sont ceux que je connaissais avant, comme Melody. Mais je ne suis pas certaine que même elle me fasse vraiment confiance. Je leur en veux de ne toujours pas voir que j'ai changé et que je ne changerai plus. Et en même temps, je les comprends. Je crois même que je n'aurais pas été aussi tendre envers moi qu'ils l'ont été. Après tout, je leur ai fait honte. Et même si je ne regrette rien, je sais aussi que ce n'est pas quelque chose à prendre à la légère, que mon pardon prendra le temps qu'il faudra. En ce moment, en tout cas, ce n'est pas la première chose à laquelle ils pensent en se levant. Je n'ai pas tellement envie que mon absence leur rappelle mon existence.

Il vaut mieux que je continue mon chemin plus doucement afin de trouver un bon endroit pour passer la nuit. Aller vite risque de me faire faire plus d'erreurs et de me retarder. Même à cheval, la distance est trop longue. Je soupire. Ces faits sont peut-être la vérité mais je sais qu'au fond de moi je n'ai qu'une envie : passer la nuit seule, au sein de la nature, sans autre bruit dans mes oreilles que celui de la nuit. J'ai besoin de me ressourcer parce qu'avec eux tout est trop facile. Les choses les plus préoccupantes sont celles du quotidien. Et la politique. Mais comme je me fous de la politique, on en revient très vite au quotidien. La routine, ma meilleure ennemie. S'y embourber est si rapide, en sortir tellement difficile. Avec tout le travail à faire, les questions existentielles sont surtout de savoir si le travail du jour est bien fait, si tout le monde possède un toit au-dessus de la tête et à manger dans son assiette. Le reste devient secondaire. J'ai senti que mon objectif le devenait aussi. C'est à ce moment-là que j'ai compris qu'il fallait que je fasse quelque chose. Alors quand on a proposé une petite chasse pour approvisionner les garde-mangers, je ne me suis pas faite priée. Cette première journée m'a remis sur pieds. En quelques heures, j'ai eu l'impression de redevenir moi-même. Tout ce qui comptait, c'était la nature et moi. Et ma quête perpétuelle d'un homme que je ne connais plus. L'ais-je déjà connu un jour ? Peut-être pas. Jeunes, on idéalise nos parents. On les idolâtre presque. Si j'avais eu le temps de parler de choses sérieuses avec lui, peut-être aurait-il perdu toute sa crédibilité en quelques secondes. Peut-être que sa disparition m'aurait fait beaucoup moins de mal qu'elle m'en a fait. Mais avec des « peut-être » et des « si », on referait le monde et l'univers tout entier. Tout ce que je sais et que j'ai besoin de savoir c'est qu'aujourd'hui il m'a déçu et qu'il ne pourra pas me décevoir plus qu'il ne l'a déjà fait. Il nous a trahit et nous a fait honte. Il nous a blessé, en s'en rendant très bien compte. Il n'ose même pas nous faire face comme il n'ose pas affronter ses peurs et ses erreurs. Il paiera le prix de toutes ses faiblesses. Cela prendre le temps qu'il faudra. Mon cœur n'espère plus le croiser par un heureux hasard. Mais il est préparé à l'affronter à tout moment.

J'arrive près du pont lorsque le soleil commence à faire son lit. Comme prévu, je devrai m'arrêter avant d'arriver. Il me reste encore plusieurs heures de chemin et il est préférable de ne pas chercher à trop en faire. Traverser la rivière, parcourir peut-être cinq ou dix kilomètres selon les possibilités, se poser. Seul problème : plus nous avançons, plus je sens comme une tension dans l'air. Mon cheval tend ses muscles et relève la tête ainsi que ses oreilles. Il est aux aguets et je m'y mets automatiquement avec lui. Nous ne sommes pas seuls. Animal ? Humain ? Ami ou ennemi ? Un petit combat ne me ferait pas de mal. Je ne suis pas rouillée mais les petites proies que j'ai attrapé ne m'ont pas permis de me défouler. Je le vois alors par surprise. Sa tête puis son corps. Ses habits qui ne peuvent pas être ceux d'un terrien. Je nous fait rapidement reculer, même si je ne peux pas être certaine qu'il ne nous a pas déjà repéré. J'attache ma monture à un arbre et part à la rencontre de l'inconnu. Je ne me pose pas réellement de questions et c'est peut-être là mon erreur. Mais on m'a toujours appris à ne pas dévoiler tous ses atouts d'un seul coup. Mon cheval est mon meilleur atout et je dois le garder le secret. Éloigner l'étranger le plus possible sans prendre le risque qu'il vienne vers nous. Peut-être que je cherche un peu la bagarre aussi. Juste un peu. Je m'approche le plus discrètement possible de l'homme. Je l'entends, puis le vois, s'extasier devant le pont. J'en rirais presque. Je me place dans son dos et sors mes dagues, avant de parler d'une voix froide. Avec une pointe de moquerie. « Si ça t’impressionne, tu risques de t'évanouir au bout de quelques heures de marche. »* C'est la première fois que je vois l'un deux d'aussi près aussi longtemps. Les autres fois, nous n'avions pas vraiment le temps de papoter. Je les sais dangereux. Autant que nous pouvons l'être. Mais je ne les pensais pas aussi... facilement impressionnables ? Oui, c'est la formule polie que je cherchais. J'amorce un sourire.



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Sujet: Re: Dear god [Alysha & Elouan]
Jeu 15 Sep - 20:49

La porte claqua avec force derrière lui. Il ne pouvait prendre le temps de nettoyer ce qu'il venait encore de faire. Pourquoi les gens se dressaient ainsi toujours contre lui désormais, alors que tout tournait si bien auparavant. Non Elouan refusait de dramatiser plus encore sa vie, il s'obstinait à croire que tout pourrait toujours tourner inlassablement comme il le désirait. Bien sur il devrait reconstituer son cheptel de brebis, car ce foutu tremblement de terre venait d'en tuer considérablement, le forçant à rentrer beaucoup plus vite que normalement. Et il détestait que ses routines changent, a moins de le décider lui-même. Bref, le fait était qu'il ne possédait plus qu'un chien, que ce ne serait pas suffisant pour garder sa maison et ses bêtes quand il s'absenterait. Solitaire désormais suite au décès de sa femme et au départ de sa fille, cette demeure demeurait triste, mais surtout vide. Prenant son unique chien de berger restant - Avoine un gros patou blanc -, dont il ne séparait jamais, la maison se trouvait ouverte à n'importe quel curieux. Le pikuni venait encore d'en rencontrer la preuve. Grâce revenant à la charge une deuxième fois à propos de son supposé crime. Qui irait le croire s'il prétendait qu'il s'agissait d'un accident quand même Sheree l'accusait ?

Maintenant il souhaitait s'occuper d'une chose plus importante que perdre son temps en discussions stériles. Un de ses voisins venait de lui rapporter un peu plus tôt avoir vu Narcisse - Oui il aimait bien leur donner des prénoms de plantes et de fleurs - qui courrait effrayé dans la forêt. La catastrophe l'ayant fait fuir l'aurait-elle à ce point traumatisé qu'il ne retrouvait plus le chemin de son chez soi ? Accompagné du seul canidé qui lui restait, qui de plus avait grandit avec le fuyard, le pikuni se rendait en forêt pour le récupérer. De un il adorait ses animaux, mais de deux il devenait impératif de le retrouver, car sans lui son travail deviendrait beaucoup plus difficile. Et sa vie ne ressemblant pas à un poème ces jours derniers, le berger préférait éviter ça. Elouan comptait sur le flair de son compagnon pour le conduire au bon endroit, mais certainement ça ressemblerait à chercher une aiguille dans une botte de foin. Avoine reniflait l'air avec intérêt, et le berger espérait qu'il ne cherchait pas une quelconque proie à se mettre sous la dent, Elouan le nourrissait assez bien pour éviter de le voir chasser dans la nature pour se sustenter.

Avec de longues enjambées il suivait Avoine dans la forêt, le pikuni n'y venait pas extrêmement souvent mais néanmoins il la connaissait bien. Bien qu'ayant encore une belle allure, on dirait bien conservé, on le considérait  malgré tout d'un âge avancé pour cette époque. Enfant, tout autant qu'adolescent il avait parcouru ces bois dans tous les sens, alors il pouvait se diriger sans problèmes. Ces lieux ne se trouvaient simplement pas êtres ses préférés, généralement il zonait à l'orée des bois ou dans les plaines. Puis il passait tous les mois chauds dans les montagnes. L'animal tournait à droite, puis à gauche, flairant la terre, l'écorce, les plantes, les cailloux tout ce qu'il pouvait, et parfois ils repassaient sur un même endroit. Le petit perdu semblait avoir tourné en rond. Au bout d'un moment il fut nécessaire de faire un arrêt pour reposer ses jambes. Il arriva non loin du pont, s’appuya contre le tronc d'un arbre à l'ombrage de son feuillage vert, légèrement dissimulé aux yeux d'un éventuel passant. Concentré sur les derniers événements de sa vie il ne vit pas au loin l'homme arriver. Seule l'agitation d'Avoine couché à ses pieds le rappella à la réalité. Ils n'était plus seuls.

l'animal se tint tranquille, personne ne les remarqua, Le berger pouvait donc partir sans que l'on soupçonna jamais sa présence. Mais la curiosité l'emporta, un pas de trop, Avoine se leva et se dirigea vers eux. Et lui Elouan ne pourrait jamais partir en le laissant derrière, il ne lui restait que ça .... . Eux. Oui qui sont-ils exactement ? L'homme, ses habits le trahissaient tout de suite, un des ces enfants du ciel, mais celui-ci donnait l'impression d'être plus âgé que ce qu'on lui racontait. Elouan ne les appréciait pas, il ne voulait pas en voir et pensait vite régler le problème si jamais il en rencontrait un sur son chemin. Mais celui-là visiblement épuisé devait faire parti de la seconde arrivée. Le Pikuni ne s'y intéressait pas, bien trop occupé par ses propres soucis, n'empêche que ça l'intriguait de voir celui-ci épuisé qui ne remarquait pas celle qui arrivait derrière. Quand elle parla, Avoine arriva enfin auprès d'eux se tenant devant l'homme, il ne montrait pas les dents, mais poussa un aboiement qui tenait lieu d'avertissement. Peut-être plus compréhensible pour ce dernier que le langage de la jeune femme qui se tenait derrière lui, plutôt menaçante.

Tout d'abord il lança un mot pour apaiser sa bête qui s'assit aussitôt laissant une distance de sécurité entre  lui et l'homme inconnu. Puis Elouan s'avança vers les deux personnes détaillant avec grand intérêt la jeune femme. Le berger connaissait quelques mots d'anglais, enseignés par son père d'origine Athna, mais pas assez pour faire une phrase convenable. « Perdu ? » Il regardait l’étranger droit dans les yeux, restant posté derrière  son avoine qu'il caressait distraitement. Puis il remonta ses prunelles vertes vers la jeune femme, et la désignant avec un léger sourire il ajouta « Attention Danger ! » Enfin il fit un signe de la tête vers la femme croyant bien reconnaître une Calusa. Il ne pensait pas devoir intervenir, mais le berger restait curieux de savoir ce que l'homme sur les genoux répondrait, et pourquoi il se trouvait là. Elouan n'imaginait pas devoir utiliser de méthodes expéditives ou cruelles envers lui. A son idée il se trouvait suffisamment loin des Pikunis pour ne pas les inquiéter. De plus son berger blanc à ses côtés n'avait pas émit de grognements, ce qui le poussait à se montrer moins rébarbatif que d'habitude.


Dernière édition par Elouan Poe le Dim 9 Avr - 23:44, édité 2 fois

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Sujet: Re: Dear god [Alysha & Elouan]
Sam 17 Sep - 18:55


Je regardai le pont, n'osant bouger alors qu'à mes yeux, la structure était antique. Je n'avais jamais été ce type de gars qui étant un fan de l'archéologie ou des monuments, non pas qu'on avait grand chose à voir sur l'odyssée. Là-bas, tout était surtout artificiel. Il n'y avait aucun moyen de voir la terre autrement qu'elle était par le creux de notre imagination. Ici, tout était nouveau. Tout était différent et particulièrement sensationnel. Je n'avais rien besoin d'imaginer, il me suffisait juste de regarder quelque part, il me suffisait d'ouvrir grand les yeux pour faire de nouvelles découvertes. Chaque jour était différent. Il n'y avait nul besoin de rêver ou de plonger dans une certain monotonie en faisant des tours de garde ou surveillant chaque personne pour tenter de les piéger. Non, ici s'il fallait bel et bien surveiller les environs pour pouvoir faire face à d'autres menaces, il n'en restait pas moins que chacun d'entre nous avait la possibilité de découvrir de nouvelles choses et chaque jour était totalement différent, bien que trop souvent déconcertant. Alors je restai là, immobile à contempler la structure. En soit elle était plus qu’ancienne, peut-être inutile aux yeux de certains alors qu'une partie du tremblement de terre n'en n'était que venue à l'ébranler, des morceaux du pont en étant venus à s'écrouler un peu plus. Sans doute quelques ruines mais cette trace de fissures, d'antiquité ne rendait que le pont un peu plus mémorable. Alors je restai là à la regarder avec cette impression que le temps avait cessé de s'écouler. Un moment de splendeur. Sans aucun doute l'un des plus beaux lieux que j'avais vu depuis le commencement, et je ne parlais pas juste de la Terre elle-même. C'était peut-être aussi pour tout cela, parce qu'à cause de cela que j'en venais qu'à continuer de penser que l'on avait de la chance de vivre ici. Les menaces étaient réelles. Mais la beauté du lieu aussi, et c'était tant pour cela que je comptais rester. Parce qu'au final vivre ici était une seconde chance pour moi, un moyen de réparer mes torts et de faire ce qui me semblait juste. Une chance de rédemption tout aussi sur laquelle je comptais. Si je n'avais aucune certitude sur ce qu'il y avait après la Mort, il n'en restait pas moins que vivre en ressassant le passé, en ressassant la tristesse n'était pas une solution. Vivre avec cette colère ne l'était pas non plus mais c'était toujours mieux que rien, d'autant que dans des moments comme celui-là la colère disparaissait juste.

Je ne l'entendis pas s'approcher, je ne l'entendis pas venir ni même que je la vis. J'étais trop perdu face à la contemplation du pont, trop admiratif pour me rendre qu'il y avait une menace juste là. Je ne l'entendis que trop tard, en entendant le bruit de ses pas. Mes instincts de soldat reprenant le dessus alors que j'attrapai ma dague pour lui faire face. Armée, elle l'était elle aussi. Une terrienne. Cheveux bruns. Dans son élément, à ma différence. J'avais été stupide. Je ne la connaissais pas, mais la voir armée n'avait rien de rassurant. Elle était jeune certes mais je ne doutais pas qu'elle pouvait tuer. Si la tribu des Naori était amicale envers les gens du ciel, il n'en restait pas moins qu'elle n'était certainement pas de la même tribu. C'était impossible alors qu'elle se trouvait bien trop loin de ses terres. Une autre tribu sans aucun doute. Mais sans aucun signe de reconnaissance particulier. Je la regardai, tentant de ne pas me montrer agressif bien que je gardai dans ma main la dague au cas où. Et elle se mit à me parler sans que je comprenne un mot. Du charabia. Mes yeux s'agrandirent un peu plus alors que je tentais de comprendre des mots, tentant de comprendre ce qu'elle voulait dire. J'avais déjà eu affaire à des terriens, du moins à un. Paco. Mais avant je baissai mon arme, dirigeant ma main en direction de mon coeur pour lui montrer que j'étais là en tant qu'ami. « Ami. » De simples mots que j'espérai qu'elle comprendrait. Montrant le ciel bien qu'il ne fasse pas encore nuit, reprenant la parole pour tenter de me faire comprendre. « Ciel. » Je répétai mon geste calmement mais sûrement pour ne pas l'effrayer ni qu'elle se mette à croire qu'elle était en danger. Et soudain mon regard qui s'attardait sur le chien qui se dirigeait vers nous. Je n'en n'avais pas vu souvent, juste un. Personne d'autre. Le chien poussa un aboiement et je ne bougeai pas, regardant l'animal pour tenter de devenir ses mouvements, son comportement. Difficile à faire. Un chien dans un sens un peu semblable à celui qu'avait ramené Murphy au campement. Je me tournai vers l'homme qui se dirigeait désormais vers nous. A vrai dire je ne savais pas si c'était une bonne chose ou pas alors tout en continuant de surveiller la jeune femme du coin de l'oeil je me mis à regarder l'homme qui s'approchait. Un homme qui parlait visiblement un peu ma langue alors qu'il prenait la parole. « Perdu ? » Et je le compris. Je repris la parole, joignant le geste au passage. « Non. » Perdu je ne l'étais pas, enfin pas vraiment. Puis il me désigna la jeune femme en m'avertissant. « Attention Danger ! » Deux tribus adverses ? Est-ce qu'il la connaissait ? Peut-être mais il n'y avait pas moins un sourire sur son visage donc c'était peut-être tout aussi de l'humour du moins peut-être. « Sûr ? » J'hésitai à ranger ma dague, la gardant finalement en main quoique toujours en direction du sol, vers la terre. Je pointai une main ma direction. « Chris. » Me remontrant de nouveau avant de répéter calmement. « Chris. Mon nom est Chris. » Je tentais de me rappeler comment c'était avec Paco tout en faisant attention à ce qui se passait. « Vous ? » Interrogateur alors que je continuais pas moins de les regarder, me demander comment tout cela allait se passer.

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Sujet: Re: Dear god [Alysha & Elouan]
Dim 25 Sep - 19:55

Dear God
ft. Chris & Elouan

Combattre, je n'avais fait que ça. Toute ma vie, je l'avais passée à combattre. Mentalement. Physiquement. Concrètement, je ne savais faire que ça. Et c'est probablement ce qui me plaisait le plus aussi. Cette dose d’adrénaline. Le calme que l'on doit chercher afin d'élaborer des stratégies. Ou au contraire, la réactivité dont on a besoin quand la surprise nous prend. Les combats peuvent se décliner de milles et une façons. Parce qu'ils sont les reflets de la vie. Nous combattons parfois même sans nous en rendre compte. En s'opposant à une idée. En remettant en question un agissement. Le nôtre ou celui d'un autre. On abandonne la plupart des combats alors qu'ils n'en sont qu'à leurs prémices. Mais parfois, souvent même, on les emmène jusqu'à l'arène. Contre un animal, un humain, contre une maladie ou une conviction, c'est toujours la même chose. Se battre ou se faire battre. La vie est un combat. Je suis née pour combattre. Je suis née pour vivre. A certains, cela paraîtrait absurde. Évidemment, que nous sommes nés pour vivre. Je sais pourtant qu'il arrive qu'on ait pas la force de combattre, d'affronter la vie. Dans ce cas-là, pourrait-on dire qu'on est fait pour vivre ? Dans ce cas-là, pourrait-on dire que ceux qui décident d'en finir sont des lâches et des égoïstes ? Mais le courage n'est-il pas aussi le fait de s'affronter soi-même, d'affronter l'inconnu ou notre plus grande peur ? Ou, simplement, de savoir mettre fin à un combat ? Je crois que tout cela est bien plus compliqué que ce que l'on aime à penser. Mais je sais que je suis née pour combattre. Je suis convaincue de l'être. Et sans cette conviction ancrée dans mon esprit, dans mon cœur et chaque muscle sous ma peau, je ne sais pas si j'aurais pu survivre. Parce que la fin de mon combat n'est pas encore arrivée.

Mais là, tout de suite, j'aurais franchement bien besoin d'une petite bagarre. Et je me dis que l'homme du ciel pourrait me l'apporter. Il se retourne rapidement en me sentant arrivée. Il est armé et je ne m'attendais pas à moins. J'en suis presque heureuse. Jusqu'à ce qu'il abaisse son arme et prononce un mot incompréhensible en se désignant de la main. Son prénom ? Est-ce qu'il est sérieusement en train de se présenter alors que je menace de le tuer ? Puis il montre le ciel et si je ne comprends pas le mot, je comprends cette fois la signification. « J'avais compris, merci. » Mes paroles sont du venin bien que je sache qu'il n'y comprend probablement rien. Je ne cherche pas vraiment à me faire comprendre non plus. J'aimerais juste qu'il ait peur. Qu'il réagisse d'une façon ou d'une autre. Je ne veux pas me faire d'amis. Je veux combattre. Le chien qui arrive de nulle part me décontenance légèrement. Je n'abaisse pas mes armes pour autant. Surtout qu'il semble appuyer mon agacement d'un aboiement. Je l'aime déjà. Mais son maître arrive et risque de changer la donne. D'un mot, le chien cesse toute animosité. Je ne veux pas quitter l'étranger du regard mais je crois reconnaître un Pikuni du coin de l’œil. Il parle ensuite à celui qui nous fait face. Je ne comprends pas. L'autre répond. Je comprends. Oui et non. Deux des seuls mots que j'ai appris dans leur langue. Le Pikuni me montre ensuite. Je comprends « Danger » et je souris en hochant la tête. Un peu qu'il y a du danger. Mais le Pikuni sourit aussi et j'ai bien l'impression que toute cette situation l'amuse plus qu'autre chose.

L'étranger pose ensuite une question. A laquelle je ne réponds pas puisque je ne la comprends pas, ce que je ne montre pas. Puis il se désigne à nouveau et répète plusieurs fois la même chose. « Chris. » Le nom de son groupe ? Son vrai prénom ? Son nom de famille ? Je commence à me lasser de tout ce charabia. Mais je commence aussi à comprendre que je n'aurai certainement pas mon combat aujourd'hui. Entre celui qui ne veut que papoter et le médiateur blagueur, je suis bien tombée. J'abaisse un peu mes armes, sans pour autant les ranger. Je me tourne légèrement vers le Pikuni. « Est-ce qu'il se présente ? » C'est la conclusion qui me semble la plus plausible, bien que je trouve cela légèrement risible. Je n'ai pas tellement l'envie de donner mon nom à un inconnu. Du coup, j'opte pour une autre option. Je me tourne à nouveau vers l'étranger et bouge Fa de façon à ce qu'elle se dirige vers moi un instant. « Calusa » Il n'aura mon prénom que lorsque j'aurais décidé qu'il n'est pas une menace. Et encore. Je me demande surtout ce qu'il fait si loin de chez lui. Si près de chez nous. « Toi. Pourquoi ici ? »* Je déteste parler cette langue mais je ne veux pas non plus qu'on parle pour moi. Il y a un moment, il faut faire des choix. Même si je pense que le Pikuni à mes côtés est des plus recommandables, je ne m'en remets à personne pour faire passer des messages.



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Sujet: Re: Dear god [Alysha & Elouan]
Ven 30 Sep - 18:18

Dans sa vie, le berger n'avait pas posé que de beaux gestes, même tué de ses mains, enlevé la vie de sang froid, parfois de manière un peu cruelle, mais jamais  avec un esprit sadique. Le Pikuni voulait éliminer des menaces, pour sa vie, celle de sa famille, et enfin celle de sa tribu. Garantir la sécurité le menait à des actions terribles, qui se puniraient certainement si on les découvrait. Mais il ne battait pas la campagne non plus, en s'amusant à tuer tout un chacun. Elouan connaissait ses droits, mais aussi ceux des autres. Tout dépendait donc du degré de la menace, de la proximité de celle-ci, et la relative liberté d'action que posséderait le Berger. Après quand il se trouvait éloigné de son lieu d'habitation la donne ne se trouvait, bien entendu, pas similaire. Tout d'abord il appréciait de côtoyer les Athnas, ensuite il tolérait les calusas, mais en appréciait particulièrement certains. Dans un terrain neutre Elouan pouvait prendre plaisir à leur compagnie. Il n'existait que les Rahjaks à qui il ne passerait jamais rien, et le fait de penser à eux le sortait complétement de ses gonds. Pour ce qui était des enfants du ciel, les tous premiers, des gamins dont il ne supportait pas d'entendre parler. Il attendait avec grand plaisir le jour ou il pourrait leur mettre une correction.

Mais il ne les cherchait pas particulièrement, ça ne faisait pas parti de son but immédiat, ni futur. Pour ce qui était de la seconde arrivée des visiteurs de l'espace, le pikuni n'eut jamais le temps de vraiment s'y pencher. Mais il en entendit parler quelques fois, et il savait que ceux-ci semblaient majoritairement plus vieux. Tranquillement, et un peu à contrecœur, il s'approchait de l'homme qui se trouvait sur le pont et qu'il identifia rapidement comme l'un d'eux. Tout en gardant néanmoins un doute jusqu'à ce dernier parla enfin. En silence, le berger écouta l'échange, observa les mouvements se créant entre les deux personnages. Le Pikuni s'arrêta un peu en retrait de son chien remarquant la position inconfortable ou se trouvait l'homme, coincé entre eux deux, ignorant tout de leurs possibles réactions. Ne possédant pas cette méchanceté à vouloir créer la peur si la nécessité ne s'en faisait pas sentir, Elouan n'intervint pas tout d'abord. Sachant que sa présence garderait la femme de tout geste vraiment inconsidéré. Et vice et versa. Le berger apprécia la façon dont l'inconnu ne marqua aucun réaction envers le chien, positive ou agressive.

Celui-ci commença d'abord un semblant de dialogue avec la jeune femme avant qu'Elouan pu même l'interpeller. Apparemment il ne souhaitait pas se battre, beaucoup moins que la demoiselle à en croire par l'expression du regard de celle-ci. Ça arrangeait bien le Berger qui venait d'en sortir, de plus son animal perdu le préoccupait plus que de jouer au plus fort pour le moment. Malgré lui il se retrouvait au milieu de cette étonnante rencontre. Elouan serRa contre lui sa houppette - bâton du Berger - dissimulant un arme pointue en son sein, juste dans le cas ou ... Alors la femme lui lancA une question dans ce langage ne devant évoquer que des syllabes prononcées sans aucune signification à cet étranger. « Oui » lui répondit-il dans le même idiome . Puis à l'autre, celui qui accaparait l'attention de tous sur ce pont, Elouan adressa la même réponse à son "Vraiment ?" mais dans sa langue à lui, cette fois « Oui... Un peu ». Et le Berger lui offrait la vérité, toute guerrière, combattante devait se craindre, recelant un réel danger, cependant ça ne signifiait pas qu'elle choisirait forcément le combat. Pas cette fois-ci en tout cas semblait-il.

Et comme il aurait déjà fort à faire avec cette dernière, le pikuni ne jouera pas avec lui comme avec une souris. Déjà ce genre de pratique ne l'amusait pas, et tant qu'à faire autant partir du bon pied. Il se pouvait, avec un peu de chance que ce Chris ait pu voir son chien perdu. A son tour alors, le berger se désigna puis déclina son identité « Elouan » car, il ne croyait pas qu'il puisse en tirer quelque chose de vraiment utile à son sujet. Ou un savoir quelconque sur sa tribu. Le pikuni se demandait s'il appellerait la jeune femme "Calusa", çe qui serait assez amusant. En attendant elle s’enquerrait de la raison de sa venue ici. Certainement pour déterminer si oui ou non elle le considérait comme une nuisance. Et elle prenait néanmoins la peine de le faire dans la langue de l'homme. Le berger se rapprocha de quelques pas pour montrer que de son côté il ne déclenchait aucun hostilité, et rajouta sa propre curiosité à celle de la Calusa. « si pas perdu ... Chercher aide ? » Ce qui selon Elouan restait pour le moment la plus logique des conclusions. Puis montrant son chien, il le caressa sur la tête en expliquant « Si ami ... lui doux » Car il ne se souvenait plus du mot utilisé pour Gentil.


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Sujet: Re: Dear god [Alysha & Elouan]
Dim 2 Oct - 22:48


« Oui » J'hochai la tête, gardant mes lames en main. Je ne savais si je pouvais lui faire confiance mais il ne m'avait pas moins averti et cela n'était pas rien. C'était clair qu'ils ne se connaissaient pas avant cette rencontre, pour autant, il m'avait mis en garde contre elle et en vue de leur allure, il paraissait un peu plus clair qu'ils ne faisaient pas partis du même camp, de la même tribu. J'hochai la tête lentement tout en continuant à les regarder alors que la guerrière en venait à prendre la parole pour s'adresser directement non pas à moi mais à l'autre homme dont je ne connaissais pas le prénom. S'adressant à lui dans sa langue natale. Des mots dont je n'avais le sens. Je tentai de repérer certains mots, de ceux que j'avais déjà entendu de par mon échange avec Paco, tentant de comprendre sans réellement y arriver. A vrai dire, je ne comprenais pas un mot de ce qu'elle racontait à vrai dire, si ce n'était un. « Calusa » Néanmoins je doutais que cela soit vraiment son prénom. Non, il y avait plusieurs tribus terriennes et ce nom avait peut-être en rapport avec. Calusa. Comme Naori. Peut-être que c'était le nom de son clan ou peut-être qu'elle avait trop peur pour donner son vrai prénom. Même si elle ne semblait avoir peur de rien, d'autant plus qu'elle était armée jusqu'aux dents. Ou alors c'était peut-être juste son prénom mais j'en doutais sérieusement, penchant plus sur la première option, cela ne faisant aucun doute qu'elle ne me signait pas moi mais qu'elle parlait d'elle. Elle semblait comprendre certains mots ou du moins les mouvements de ma main que je traçai suffisait à les aider, leur permettant de comprendre ce que je voulais dire. Un point essentiel alors que c'était justement ce que je cherchais. J'avais abaissé mes lames même si je les gardai encore en main, par sûreté. Je n'étais pas sûr de pouvoir leur faire confiance bien que l'homme avait adopté une attitude plus pacifique que la jeune femme. Il paraissait tout aussi être capable de plus comprendre ma langue, ce qui n'était son cas à elle, quel que soit son prénom. Et si une petite part de moi regrettait que Murphy ne soit pas là alors qu'elle avait plus d'expérience que moi sur ce terrain, l'autre part de mon esprit ne pouvait qu'apprécier cette rencontre. Après tout ce qui s'était passé ces derniers mois, j'avais besoin de cette coupure pour respirer, pour pouvoir faire un break et réfléchir. J'avais aussi besoin de m'éloigner un peu du mouvement rebelle, nécessitant de mettre une certaine distance entre moi et eux l'espace de quelques jours, le temps de réfléchir alors que tous nos plans semblaient un peu plus se précisaient depuis longtemps. Et cette coupure avait la pris la forme de cette rencontre alors que je me retrouvais face à la jeune femme aux cheveux bruns et l'homme et son chien. L'homme au chien reprenant la parole, cette fois-ci pour se présenter à son tour. « Elouan » J'hochai la tête lui faisant signe que j'avais compris avant que quelques minutes plus tard, elle n'en vienne à prendre la parole cette fois-ci dans ma langue. « Toi. Pourquoi ici ? » Je n'étais pas réellement surpris. Peut-être parce que je l'avais entendu, Elouan, parlait ma langue ou du moins en prononçait quelques mots ou peut-être parce qu'il paraissait clair que depuis l'arrivée des 100, des conversations s'étaient établis. Chacun tentant d'en apprendre plus sur l'autre. Dans un sens cela paraissait difficile de répondre à cette question sans déclencher des hostilités alors que si je n'étais pas ici pour m'accaparer leur territoire, je tentais pas moins de repérer les lieux pour trouver un meilleur emplacement pour le campement, pour tenter de repérer des lieux que nous pourrions explorer pacifiquement. La joie de voir pour ne pas déclencher une seconde guerre mondiale. Elouan reprenant la parole avant que je n'ais eu le temps de lui répondre, se décalant d'un pas pour se rapprocher alors que j'en venais qu'à étudier ses mouvements avec le plus grand soin, à tous les deux, méfiant. « si pas perdu ... Chercher aide ? » Il montra son chien, dont il caressa la tête avant de reprendre la parole. « Si ami ... lui doux » Il était clair qu'il valait mieux éviter de déclencher une guerre ou de leur faire croire que je cherchais plus mais comment faire comprendre à des hommes qui ne parlaient ma langue avec des mots simples que j'étais pacifique. N'abandonnant toutefois pas la partie, j'en venais à prendre la parole, tentant de faire les choses correctement. Me désignant en même temps, accompagnant toujours mes propos de geste pour me faire comprendre. « Moi ami. Pas perdu. Ou pas. » Enfin si dans un sens je l'étais mais pas réellement. Je parus hésiter un instant, cherchant mes mots pour tenter d'expliquer la situation simplement sans envenimer quoique ce soit, sans leur faire croire le contraire de ce que je voulais dire. « Moi... chercher ressources... eau... fruit... » Cherchant des mots dans ma tête pour tenter de me faire comprendre simplement alors que j'en venais qu'à reprendre la parole l'espace de quelques secondes plus tard. « Explorer terre. » Cela était vrai, comme le reste. « Moi curieux. » L'impression d'être revenu des siècles en arrière alors que c'était comme s'il fallait repartir de zéro pour apprendre l'alphabet en faisant des phrases simples sans beaucoup de verbes ou quoi. S'il était certain qu'ils maîtrisaient leur langue, dialecte parfaitement ce n'était mon cas alors que je ne réussissais pas à les comprendre totalement. Rangeant pas moins mes armes pour montrer que j'étais pacifiste, je reprenais de nouveau la parole. « Moi ami. En paix. » Répétant mes mots pour qu'il me comprenne, pour être sûr qu'ils comprenaient ce que je disais. « moi... » Je désignai le ciel avant de reprendre la parole. « ... ciel. Vous ? » Pointant du doigt l'horizon, jetant un regard autour comme pour tenter de leur faire comprendre que je voulais en savoir plus, me demandant en effet d'où il venait. Une multitude de questions n'en n'étant que venue à surgir de mon esprit même si je ne pouvais que remarquer que je m'améliorer alors que cette fois-ci je n'avais pas tenté d'électrocuter qui que ce soit.

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Sujet: Re: Dear god [Alysha & Elouan]
Dim 9 Oct - 1:45

Dear God
ft. Chris & Elouan

Quand le dernier arrivant me confirme que l'autre est bien en train de se présenter, et donc que son nom est bien Chris, je ne peux m'empêcher d'esquisser un sourire sarcastique. Je ne m'habituerai jamais à ses gens qui se confient si facilement. Et ce n'est pas moi qui suis trop méfiante. A un moment, si on ne fait aucun effort pour se protéger, il ne faut pas s'étonner des répercussions. Mieux vaut prévenir que guérir.
A la suite de ce court échange, s'ensuit un petit dialogue entre les deux auquel je ne comprends pas grand chose. Je note que Elouan, comme il se présente, emploie lui aussi le mot « ami » en désignant son chien. Il faudra d'ailleurs que je pense à lui demander son prénom à ce petit chien. J'ai une grande tendance à préférer les animaux aux humains concernant l'amitié. Ils trahissent moins et sont plus stables. Alors avant que l'étranger ne puisse s'expliquer, je pose une nouvelle question au Pikuni. « Qu'est-ce que ça veut dire, ami ? » Et j'essaye de ne pas penser au fait que cela fait déjà deux fois que je demande de l'aide parce que cela risque de ne pas être la dernière. Et j'en ai bien mal au cœur.

Celui venu d'en haut commence ensuite à parler de son charabia habituel et je recommence à m'ennuyer tout en faisant légèrement tournoyer Ya de ma main gauche. Je ne fais pas d'efforts et ne compte pas en faire. Cet homme me semble louche. Tous ceux de son genre me semblent louches. Déjà que je n'aime pas bien ceux du mien... Et alors que j'écoute distraitement ses paroles, un mot me fait relever la tête et stopper Ya. Terre. C'était un des mots qui m'avaient paru importants d'apprendre. Un de ceux qui peuvent changer le cours d'une conversation. Comme ici. Il continue de parler alors que, déjà, je commence à tenir un peu plus fermement mes dagues. Lui repose ses armes et montre à nouveau le ciel. Nous prend-il pour des idiots ? Puis il pose une question en pointant du doigt des directions. Je comprends facilement ce qu'il veut. Et surtout ce qu'il n'obtiendra pas. A peine a-t-il fini son dernier mot que je relève Fa en avançant d'un petit pas. Je n'engage rien du tout mais je veux lui faire comprendre qu'il n'a pas dit ce qu'il fallait. « Terre ? Pourquoi Terre ? Si tu cherches les ennuis, tu les auras. » Parfois, il n'y a pas besoin de comprendre quelqu'un pour savoir ce qu'il dit. J'ose espérer que le ton que j’emploie laisse peu de possibilités quant à ce que je veux dire. Je sens la poussée d’adrénaline monter en moi. J'en apprécie chaque seconde. Elle frétille dans mes muscles, elle fête la tension. Elle m’enivre et me possède. C'est la drogue la plus belle. Si je la laissais faire, elle pourrait me contrôler. J'ai appris à la gérer au fil des années. Et c'est sans doute la seule chose qui sauve petit Chris.

Je ne manque pas non plus de rebondir sur son « ciel, ciel » avec une pointe d'ironie et surtout une bonne dose d'agacement. « Oui, oui. Toi ciel. On avait compris, tu sais. Moi terre. Et eau. » Cette impression de parler à un gamin comme une gamine est des plus agaçantes. Mais pour la bonne figure, je fais un vaste geste du bras désignant les alentours derrière l'étranger. Je pourrais tout aussi bien montrer la tribu Calusa que les Pikuni. Comme toujours, je ne dévoile rien. Je n'ai pas vraiment peur. La peur est grand mot. Mais j'envisage toutes les possibilités. Il pourrais vouloir savoir où se trouve notre tribu afin d'établir un meilleur plan et nous attaquer avec plus de facilité. Je pense sincèrement qu'on les anéantirait rapidement. Cela dit, on pourrait également connaître quelques pertes. Et chaque vie compte. Alors non, je ne suis pas prête à me dévoiler. D'ailleurs, en pointant ainsi l'horizon, je remarque que la nuit commence à bien tomber et que si nous restons encore des heures ici, nous devrons vite trouver refuge aux alentours. L'idée de partager un bout de terre avec l'étranger ne m'amuse vraiment pas. Et quand je jette furtivement un coup d’œil vers mon cheval, invisible d'ici, je me demande si nous ne devrions pas tout simplement partir. Bien que j'avoue m'amuser un peu. Même si je ne comprends pas la moitié de ce qui est raconté. Même si je m'amuserais plus à me battre.



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Sujet: Re: Dear god [Alysha & Elouan]
Ven 14 Oct - 16:05

Un prénom pour le berger ça ne signifiait rien, ça ne servait qu'à mieux interpeller la personne, ou la désigner. Mais pour un être éloigné, perdu en ce monde, ne connaissant rien de leur peuple ou coutumes ça ne lui dirait rien de qui il était vraiment. Il arrivait même que d'autres puissent aussi le porter, alors pour le pikuni, qui pourtant personnifiait la méfiance incarnée devant toute menace qui se rapprochait de son peuple, il n'eut pas l'impression d'abdiquer quoi que ce soit. Pour lui il s'agissait d'un simple échange, le terrien ne doutait aucuneent de la capacité à se défendre de l'étranger s'il le désirait. Mais visiblement celui-ci ne se trouvait pas là pour chercher querelle. Ce qui ne signifiait pas que ça durerait toujours, mais le berger traquant depuis des années des hommes mauvais, assassins, meurtriers au pont d'en devenir un lui même pouvait se rendre compte qu'il ne se trouvait pas devant un tel cas. Il ne servirait à rien de rajouter à l'agressivité de la demoiselle qui lui demanda à nouveau de traduire ce qu'il fit sans difficulté pour ne pas l'exclure d'une conversation déjà assez dure à établir comme ça. « No Baga » *

Puis Elouan montra ses mains pour faire comprendre à l'étranger que pour le moment il ne porterait aucun coup. Bien sur son bâton de berger semblait inoffensif, mais ça restait sa botte secrète en cas d'adversité, alors il n'allait pas le révéler. Çà pourrait toujours servir si un quatrième larron venait à s'en mêler avec de beaucoup moins bonnes intentions que les leurs. Même si la Calusa ne se montrait pas affable on pouvait la comprendre. La vie ne ressemblait pas à un jardin de rose ces jours-ci avec l'arrivée de ses habitants du ciel, ainsi que  tous ses Rahjaks qui se décidaient à enlever des autochtones pour en faire des esclaves. Beaucoup de pertes. Le parcours des êtres ne se lisaient pas sur leur visage. Et ça valait autant pour l'Odysséen que la jeune guerrière. Le Pikuni ne désirait pas déclencher un incident en s'opposant à la Calusa mais étonnamment, et sans doute parce qu'il souhaitait aussi lui demander une indication en retour, il n'éprouvait auncune impression franchement désagréable envers le nommé Chris. Au contraire, plutôt intéressé par sa démarche, celle d'un être différent qui cherchait à survivre avant tout, le berger porta une grande attention à ce que ce dernier tentait de lui transmettre.

Donc d'après ses réponses le brun savait ou il se trouvait, du moins à peu prêt. Bien il ne faudrait donc pas le reconduire pour s'assurer qu'il n'aille finir mal au plus profond de la forêt. Quoi que la nuit s'annonçant Elouan doutait qu'il puisse bien se diriger pour retourner chez lui, ou alors il lui faudrait camper la nuit dehors. Et ça ne semblait pas gagner pour lui. Voilà ce qu'Elouan traduisait des mots perçus,  par la petite compréhension qu'il en possédait « Trouver Manger Boire ?  » Dans ce cas il s'agirait plutôt d'un apprentissage des ressources de cet endroit et ou les trouver. Ce que chacun préservait parfois secrètement et avec amour. Et puis il restait le reste qui appartenait à tout le monde la chasse, la pêche et tout, le tintouin. Chacun devait trouver ses places miracles mais le berger n'excluait pas non plus d'indiquer des lieux avec plus de ressources encore peu exploités pour diverses raisons. « Le skaikru cherche de la nourriture ... » Précisa le Pikuni à Alysha sans qu'elle lui demanda, mais pour qu'elle ne sentie pas éloignée des paroles qui passaient entre les deux hommes.

« Explore ? » Questionna le Berger qui ne comprenait pas et par là même demandait quelques mots explicatifs pour mieux saisir le tout, même si il existait plusieurs suppositions dans son esprit. Pour la paix oui il comprenait très bien ce mot là, et il acquiesça de la tête, faisant le signe au voyageur étranger de venir caresser le chien afin que celui-ce l'identifie pour le « Connaître mieux ... autre fois .. pas mordre » Si jamais tout le monde en ressortait vivant et qu'ils viennent à se recroiser. A devoir choisir il préférait qu'Avoine mordit les fesses d'un sale Rahjak que celle d'un être tombé du ciel ne cherchant qu'à survivre. Quand Chris lui indiqua venir du ciel, un autre léger sourire passa sur le visage du Berger, il eut fallut être sot pour l'ignorer. 99]]« je .. savoir  » Et lui devait-il vraiment préciser qu'il vivait sur la terre, cela semblait évident, alors il lui donna le nom de sa tribu, parce que si l'homme voulait s'en sortir, il faudrait bien qu'il composa avec les peuples autour de lui. Alors autant commencer à pouvoir les identifier au plus vite. « Moi Pikuni ». Puis Elouan caressa avec douceur son magnifique berger qui tout le long de l'échange resta assit aux ordres de son maître, puis regardant la Calusa, ensuite Chris il leur donna son nom « Avoine »




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Sujet: Re: Dear god [Alysha & Elouan]
Dim 16 Oct - 9:23


Ils parlaient entre eux et je tentais d'écouter ce qu'ils disaient, tentant surtout de comprendre le sens des mots qu'ils prononçaient. Mon regard ne les quittai pas alors que je continuai de décrypter leurs mouvements, leurs attitudes, me faisant une idée de ce à quoi ils pensaient. Souvent entendre les intonations de voix d'une personne était suffisant pour savoir si elle était en colère, inquiète ou calme. Elouan était plus calme, ayant compris que je ne représentais pas un danger mais la jeune femme... tout son comportement trahissait des signes d'hostilités. Elle ne me faisait pas confiance, et me voyait comme un ennemi. J'étais un étranger sur son territoire, une personne qu'elle devait juger pour savoir quoi faire. Une réaction naturelle de sa part mais qui pouvait être synonyme de complication si elle en venait à décider que j'avais plus d'attraits morts. Peut-être était-ce pour cela que je comptais plus ou moins sur Elouan pour être ma police d'assurance. Il l'était en effet. Mais aussi je comptais sur le bon sens, la logique pour éviter de me faire tuer, doutant qu'elle veuille vraiment déclencher une guerre en me tuant. D'autant que me blesser, ou pire me tuer n'en viendrait qu'à enclencher des hostilités tout aussitôt. Ils savaient au campement que j'étais parti, ayant suivi les instructions en faisant ma demande à mon supérieur. Si je ne revenais pas alors tout autant que je n'étais pas la personne la plus populaire du campement, quelqu'un s'inquiéterait sans doute Murphy et on enverrait la cavalerie pour tenter de me retrouver. Mais je comptais bien éviter à Murphy cette peine-là, cette épreuve que nous vivions encore maintenant avec la disparition de Faust. L'image de la jolie blonde se dessina de nouveau dans mon esprit avant que je n'en l'en chasse et me reconcentre sur ce qui se passait autour de moi.

« Oui, oui. Toi ciel. Moi terre. Et eau. » Son ton n'était pas seulement désagréable et hostile. Depuis le début, face à son attitude je ne pouvais être que sur mes gardes, méfiant. Si j'estimai qu'Elouan était plus estimable, serait ma police-d'assurance ou celui qui éviterait un geste déplacé, il n'en restait pas moins que je n'étais pas rendu à lui faire confiance. Ce que je comprenais à cet instant c'était qu'elle était agacée que je me répète, sans doute se croyait-elle face à un gamin mais elle l'était tout autant pour moi bien que pour le coup je n'en venais qu'à tenter de m'adapter à leur langue en trouvant des mots qu'ils pourraient comprendre. Laissant couler les mots de la guerrière. Tout autant, je ne pouvais que remarquer que l'obscurité commençait à gagner les environs, ce qui ne jouait pas en ma faveur. « Trouver Manger Boire ?  » J'hochai la tête avant de lui répondre franchement. « Oui et non. Non. » Ce n'était pas mon but initial bien qu'il était toujours intéressant de savoir où l'on peut trouver des ressources, nous avions déjà repéré des coins où trouve de l'eau ou des fruits. Je n'étais pas vraiment ici en quête de nourriture, comptant plus explorer les lieux. « Explore ? » J'hochai de nouveau la tête plus affirmement cette fois-ci. « Oui ! » L'impression de jouer à un jeu ou d'évoluer sur un terrain dangereux alors que chaque mot comptait pour tenter de comprendre ce qui se passait, ce qui se déroulait en ce moment. C'était pas moins difficile de se faire comprendre et de les comprendre alors que si eux pouvait tenter de comprendre certains mots, j'étais pour ainsi dire incapable de leur parler leur langue. Connaissant les mots certes, mais étant totalement incapable de les traduire en leur langue.

Elouan me fit alors signe et je m'exécutai aussitôt pour m'approcher de son chien. « Connaître mieux ... autre fois .. pas mordre » Un chien qui n'était pas sans me rappeler Antarès, le chien ramené par Murphy. Je m’accroupissais sans leur tourner le dos pour pouvoir toujours les surveiller, présentant ma main qu'il vint aussitôt renifler. Doucement, j'approchai un peu plus ma main, le grattouillant comme je l'avais déjà fait avec Antarès. Je relevai la tête un instant pour écouter ce qu'Elouan me disait sans réellement quitter le chien avec qui je tentais visiblement de sympathiser. « je .. savoir » Passé le premier instant où celui-ci était apparu comme une menace, j'en venais désormais à me montrer plus curieux à son égard, tentant en effet de sympathiser avec un chien. Néanmoins l'instant d'après, j'en venais à me relever pour qu'il ne croit pas que je tente de le lui voler. Elouan reprit alors la parole, se présentant un peu plus. « Moi Pikuni » Une autre tribu, et la jeune femme devait sans aucun doute représenter cette autre tribu "Calusa", doutant que ce soit vraiment son prénom.Je désignai la jeune femme avant de reprendre la parole. « Toi Calusa. Donc... Pikuni. Calusa. Naori. Autre ? » J'étais curieux, me demandant combien il y en avait. Je savais que certaines tribus vivaient près des 100, que de notre côté, il y avait surtout la tribu des Naori. Quelques instants plus tard, le terrien reprenait alors la parole pour présenter son chien que j'en étais que venu de tenter d'apprivoiser.  « Avoine » J'hochai la tête avant de prendre la parole en le désignant.  « Mon amie, Murphy, a un chien. Antarès. » J'hochai de nouveau la tête avant de reprendre la parole, posant plusieurs questions de suite pour tenter d'en savoir plus alors que la curiosité avait repris le dessus. « Vous que faire ? Chasser ? Pêcher ? Explorer ? Combattre ? » Je tentais plus ou moins de leur demander leur rôle au sein du clan, espérant qu'ils comprendraient ce qu'il me disaient. Je me désignai ensuite, tentant de m'illustrer. « Moi, combattre.. surveiller... guetteur. » C'était compliqué de se faire comprendre mais j'essayais encore et encore. Pour tenter de me montrer plus clair, je tentais avec des gestes d'imiter quelqu'un en train de surveiller, portant mes mains en visière. Regardant de nouveau l'horizon alors que je pouvais constater un peu plus que la nuit serait en effet bientôt là. « Bientôt nuit. Proche. » Et face à l'obscurité, je devrais faire un choix, soit plus rapidement que je ne le pensais.

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Sujet: Re: Dear god [Alysha & Elouan]
Lun 24 Oct - 0:31

Dear God
ft. Chris & Elouan

Elouan me répond. Ce pour quoi je le remercie d'un léger hochement de tête. Mais je n'y crois pas. Ce Chris ne peut pas être un ami. Ils ont été nos ennemis depuis le début et sa tête ne me revient pas. J'ai l'impression qu'il nous cache quelque chose. Mais encore une fois, qui ne cache rien ? Je vois bien qu'il est musclé. Il s'entraîne régulièrement. Peut-être qu'il se bat régulièrement. Cela ne m'étonnerait pas beaucoup. Il est peut-être bien éclaireur pour son groupe. Un signal de sa part et ils rappliqueront tous. Nous seront alors à leur merci et il en est hors de question. Il n'est pas là par hasard. Il ne s'est pas éloigné de son campement par inadvertance. Il porte sur lui les stigmates d'une longue randonnée. De ça, au moins, nous pouvons être soulagés. Même s'il a du renfort, tous ne sont pas ici.
Mais je ne lui ferai pas confiance. Les amis sont rares et cela même dans nos tribus. Les ennemis, eux, se trouvent derrière chaque arbre. Et le premier peut devenir le second en deux petites secondes, un claquement de doigts, un mot et trois syllabes. L'ennemi est toujours là. L'ami doit le devenir.

Je levais les yeux au ciel alors qu'Elouan me disait que le dénommé Chris cherchait de la nourriture. « Ce n'est pas moi qui vais lui en donner, en tout cas. » Tout le monde cherche de la nourriture, tout le temps. Certains ont la chance d'en cultiver, d'autres préfèrent la chasser. L'homme du ciel pourrait également être de la bonne nourriture pour quelques uns. Je me demandes s'il en a conscience. S'il se rend compte qu'ici, l'homme n'est pas le plus fort des êtres. Et qu'encore moins lui, venu d'on ne savait très bien où depuis si peu de temps, pouvait prétendre l'être. Vagabonder ainsi dans la nature, seul, n'était pas sans risque pour nous. Ça l'était donc encore moins pour lui. Une des raisons, d'ailleurs, pour laquelle je ne le croyais pas vraiment seul. Il ne faut jamais sous-estimer son interlocuteur. Animal ou humain. Toujours prendre en compte que celui-ci soit intelligent. Et des rares que j'ai pu croiser, ceux venus d'en haut ne le sont pas forcément moins que nous.
Je le regardais donc répondre par la négative. Apparemment, il ne cherchait pas vraiment à manger. Et quand Elouan lui répéta un mot, il confirma vivement. Je me tournais légèrement vers celui qui m'était le plus familier « Qu'est-ce que ça veut dire, ça ? ». Cela avait l'air d'être particulièrement important à comprendre pour la conversation.

Pas comme le chien, très peu important pour la conversation. Un chien certes très sympathique mais qui ne nous aidait pas grandement à savoir ce que l'inconnu faisait ici. Je commençais à en avoir marre. De ne pas savoir sur quel pied danser. De savoir sur lequel je voulais danser et me rendre compte que cela n'allait pas être possible. Parce que je voyais bien qu'ils se voulaient être pacifiques. L'un comme l'autre. Personne ne voulait se battre alors que je ne rêvais que de ça. Un mot de travers. Un pas dans la mauvaise direction de ce cher Chris et je lui plantais Fa dans l’œil gauche. Ya coupait un premier tendon. Fa ressortait de l’œil. Ya coupait un deuxième tendon. Fa lui transperçait la gorge. Ya lui tailladait le torse. Fa lui transperçait le cœur. Tout cela en 7 secondes. Et probablement sans qu'une seule goutte de sueur ne perle sur mon front. Je relâche la pression sur Fa et Ya sans pour autant les ranger. Et je souris pensivement en continuant d'imaginer la scène.

Elouan avoua rapidement être Pikuni et, si j'étais d'abord surprise, je l'étais plus encore en comprenant que Chris avait compris que Calusa était également une tribu. Cela voulait donc forcément dire qu'il avait déjà explorer le coin où qu'ils connaissaient un minimum les alentours, même s'il n'en avait jamais vu la couleur. Cela pouvait aussi dire qu'il n'était effectivement pas là pour rien et que nous étions vraiment en train de nous faire piéger. Il posa une énième question à Elouan tout en révélant le fait qu'il était déjà au courant de l'existence de la moitié des autres tribus. Il cherchait des informations et il fallait qu'on en trouve, nous aussi. Il n'y avait pas de raison pour qu'on lui confesse certains choses sans qu'il ne nous dévoile rien. « Il faut lui demander de quel groupe il vient. Les premiers ou les deuxièmes à arriver. » Je disais cela comme un ordre sur le ton d'un conseil. J'étais toujours vexée aussi, de devoir dépendre d'Elouan pour pouvoir parler. Mais je prenais sur moi, parce que lui n'avait rien fait. La prochaine fois, je serai mieux préparée.

Et alors qu'Elouan nous révélait le nom de son chien, je décidais qu'il était temps que j'aille chercher celui qui m'attendais depuis déjà trop longtemps. J'écoutais Chris poser ces questions. Sans comprendre vraiment, je répondais tout de même. « Chasser. Combattre. » Des mots importants, dont je connaissais la signification et qui me décrivaient presque entièrement. Le nouveau venu se désigna et je ne compris que le mot « combattre », sans étonnement. Il avait la stature pour. Je me demandais s'il avait l'esprit.

Lorsqu'il observa l'horizon en finissant par prononcer quelques mots, je me doutais de son sujet sans pouvoir en être certaine. C'était en tout cas le sujet auquel je pensais. Il faisait déjà trop sombre pour penser à rentrer au camp cette nuit. Il était préférable de ne pas attirer l'attention sur soi lorsque nos capacités visuelles étaient réduites. Je me doutais aussi que le Chris passerait difficilement la nuit s'il était seul. Je ne le sentais pas vraiment préparé pour ça. Quant à Elouan, je n'en savais trop rien. Mais s'il décidait de rester avec l'autre alors je ne me voyais pas l'abandonner non plus. C'était prendre trop de risques. Je range donc Fa tout en gardant Ya en main. Et je me tourne vers le Pikuni. « Je dois aller chercher quelque chose. Je reviens dans une minute. » Je les regarde l'un est l'autre. Puis je rajoute : « Si besoin, tu cries et je suis là. » Je pense Elouan capable de se battre mais il vaut toujours mieux être deux que tout seul, surtout que je ne sais pas si Chris sait réellement se battre ou non. Sans m'attarder plus longuement, je marche le plus rapidement possible vers l'endroit que j'ai quitté quelques minutes auparavant. Et marcher loin d'eux me fait réaliser qu'il pourrait tout à fait m'être possible de partir et de ne plus revenir. Après tout, je n'ai pas de compte à leur rendre. Mais le ferais-je ? Pourrais-je laisser Elouan seul avec Chris, peut-être toute la nuit s'ils en arrivent là ? Alors que je détache les rennes de mon cheval, je ne sais toujours pas.



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Sujet: Re: Dear god [Alysha & Elouan]
Sam 29 Oct - 2:16

Le bruit de l'eau coulant sous le pont se joignait à leurs échanges sans qu'ils y prêtassent véritablement attention. Mais lui Elouan restait attentif, tendant l'oreille au moindre bruit, craquement, aboiement qui pourrait se faire entendre. Au fond ce qui se passait là ne menaçait pas directement les siens. De plus les pikunis s'ouvraient de plus en plus aux étrangers venus du ciel. Même si ça déplaisait fortement au Berger. Ce dernier se trouvait dans l’incapacité de s’élever contre ces décisions, il devait s'y ranger. Et bien qu'il ne se trouva pas en présence de l'un de ces enfants de la première arrivée, - Il l'aurait parié - Le pikuni supputait qu'à moins d'un comportement agressif, pour le moment les accords prenaient cet odysséen en compte. Visiblement la demoiselle Calusa aimait à en découdre. Il eut probablement fallut juste un signe du berger pour qu'ils se liguassent tous les deux contre le nouvel arrivant. Et bien que pouvant se montrer très belliqueux, Elouan possédait une certaine maturité qui lui permettait de capter les erreurs à ne pas commettre. Et sous estimé l'homme en leur présence, autant pour sa force que pour ce qu'il leur apporterait dans un future prochain en eut été une.

Donc L'homme ne désirait ni manger, ni boire. Pas tout de suite du moins. Cependant il voulait "Explorer", un mot qui lui échappait encore, bien que l’étranger  répondit par oui pensant probablement que le berger demandait une confirmation. Alors le pikuni chercha dans ses souvenirs les plus vieux, cette époque ou son père lui apprenait cette seconde langue. Bien qu'il ne put pas faire de phrases entières il restait persuadé de pouvoir retrouver l'essence du mot. Tout en même temps la Calusa demandait au berger de se renseigner sur le groupe auquel appartenait Chris. Bien que le berger fut persuadé d'en savoir l'origine il s’exécuta tentant de poser ses mots le plus clairement possible. « Chris ! Toi enfant du ciel ... les premiers ? .... Ou après ? » Voilà Elouan croyait s'en être sortir raisonnablement, maintenant il souhaitait revenir à cette action particulière "d'explorer". Aussi tout en ne perdant pas du regard la jeune femme afin d'éviter tout incident qui ruinerait le frêle traité accordé par les chefs de leurs tribus il insista « Explorer ... Découvrir ... chercher ... endroit bon pour vivre ? » Une fois cette clarification demandée, Le Pikuni releva la tête pour s'adresser à la Calusa « J'ai demandé »

D'ailleurs il semblait bien que chacun fut bien curieux de savoir qui pouvait être l'autre. Cet homme visiblement connaissait déjà pas mal de choses. Plus que lui peut-être qui se tenait très loin des Naoris, ne souhaitant pas véritablement en rencontrer. Par contre il ne parlerait pas des Athnas, sa fille s'y trouvait, et malgré le drame qui se déroulait entre eux, Le berger continuait à vouloir la préserver. Mais il pouvait bien lui accorder une chose : « Oui et Rahjak ... le désert.... Ennemis, jamais confiance... Jamais » Les oreilles d'Avoine se dressèrent alors qu'il devenait plus attentif à ce qui se passait autour de lui. Le pikuni venait de forcer sur sa dernière parole de façon particulièrement sévère, pour faire comprendre qu'il ne plaisantait pas. Personne ne devrait accorder de crédit à ce peuple. Malgré cette femme qui lui à sauvé la vie dans les montagnes. Une exception qui confirmait la règle. Et si cet étranger tombé du ciel devait survivre, il lui accordait cette information que lui, Elouan jugeait essentielle. Maintenant il observait Chris caresser son compagnon à quatre pattes. Visiblement ce dernier appréciait les canidés ce qui le rendrait le tisserand plus ouvert envers lui.

Murphy ? Antarès ? Il secoua la tête, il ne connaissait pas. « Je ... comprend » Eux aussi possédaient des canidés. Étrange. En avait-il emporté dans l'espace ? Ressemblaient-ils à celui-ci. Sans doute un peu, sinon l'homme au milieu du pont s'étonnerait beaucoup plus. Cela voulait-il dire que ceux-ci rapportaient des animaux plus sains avec eux. Sa curiosité aiguisée, Elouan eut voulu anéantir Chris de questions. Mais il savait qu'avant que cela n'arriva tous deux devaient encore franchir quelques pas dans la  direction de l'autre. De plus on devait inclure dans cette addition la Calusa. Maintenant elle rangeait ses armes, mais si quelque chose l'ennuyait déciderait-elle des les ressortir aussi rapidement. Elouan comprenait aussi que l'homme se définissait avec quelques mots, tout en cherchant à savoir ce que lui représentait « Je pense que c'est une sentinelle et un bon combattant dans son peuple selon ce qu'il dit  » en conclua le berger s'adressant à Alysha avant que de donner satisfaction à Chris. « Moi ... Berger » Le Pikuni leva son Bâton - arme dissimulée - qui l'accompagnait toujours dans son travail, puis le pointa vers son chien « Gardien .... troupeau ... Moutons » Et Tisserand mais ça il ne savait vraiment pas comment le traduire.

Maintenant la Brune bougeait, elle déclara devoir récupérer quelque chose. D'accord. Elle reviendrait, Elouan pensait bien qu'elle ne partirait pas comme ça sans raison. « Sha* » Se contenta t'il de lui répondre, alors qu'il reposait ses yeux sur Chris « Elle revenir » Apprit-il à l'homme ne sachant pas trop si cela  le réconforterait ou non. Celui-ci d'ailleurs venait d'évoquer le problème qui se posait à eux. La nuit arrivait, et laisser repartir l'étranger seul, livré au danger de cette terre ne se révélait pas très prudent. Oui Elouan aurait pu s'en laver les mains. Mais à son proprement étonnement il se préoccupait du sort de cet inconnu. « Oui nuit ... dangereux repartir ... pour toi » Le prévint le berger. A la fois, le lui dire, puis le regarder partir équivaudrait à ne pas secourir un être humain qui risquait sa peau. Elouan eut pu le laisser s'en aller, continuer son chemin et vaquer à ses propres affaires. Cependant il ne put s'empêcher de se renseigner auprès de celui venu des cieux « Dormir sous les étoiles ? .... Boire ? Manger ?  ... Aide ? »


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Sujet: Re: Dear god [Alysha & Elouan]
Sam 5 Nov - 18:06


J'écoutais Elouan qui en venait qu'à prendre la parole à son tour pour me poser des questions ce que je comprenais complètement. Ils étaient sans doute curieux tout autant que je l'étais et ce n'était que plus intéressant même. « Chris ! Toi enfant du ciel ... les premiers ? .... Ou après ? » « Après. Les seconds. » Je répondis sans hésiter, lui donnant la réponse qu'il voulait alors qu'en effet je faisais parti du second groupe. Je repris la parole, tentant de m'expliquer un peu plus pour qu'il comprenne même si je me doutais que ce n'était pas vraiment la meilleure chose à faire de leur expliquer cette histoire tumultueuse qui nous avait conduit ici. « Les premiers, les enfants. » J'espérai que cela paraîtrait clair pour lui faire comprendre que le second groupe représentait avant tout les adultes. « Explorer ... Découvrir ... chercher ... endroit bon pour vivre ? » C'est là que cela se compliquait, je gardais un visage neutre. Ils n'avaient pas à savoir. Personne ne pouvait savoir pour le moment que le mouvement rebelle existait, encore moins qu'on avait d'autres objectifs que le conseil du campement. Alors je secouai la tête négativement sans trahir le moindre signe, la moindre arrière-pensée, tellement habitué à le faire que ce n'était plus un problème, avant d'en venir à lui répondre. « Non,... avons déjà maison. » J'espérai avoir été suffisamment clair alors que je faisais un pas de côté, mon regard s'attardant sur les alentours. Je n'étais pas encore sûr que l'endroit était calme et je si je parlais avec eux, il n'en restait pas moins que je restais encore sur mes gardes, vigilant comme toujours. « Chasser. Combattre. » J'hochai la tête comprenant ce qu'elle voulait dire, comprenant que c'était les aptitudes qu'elle possédait tout comme j'étais chargé de surveiller le campement. N'en venant qu'à mon tour poser des questions sur les différentes tribus, ayant compris que les Calusa faisaient parties du lot. « Oui et Rahjak ... le désert.... Ennemis, jamais confiance... Jamais » Apparemment il y avait des tensions entre tribus et il était clair que les relations avec les Rahjaks étaient compliquées. Et en vue de son regard il était clair qu'il ne les aimait pas, mais s'en méfiait aussi plus que jamais. Je pouvais comprendre que cela soit compliquait alors que je me méfiais plus d'un, néanmoins s'ils vivaient dans le désert il y avait encore une petite marge. Le sujet de conversation n'en venant qu'à changer de nouveau alors que je m'approchai pour caresser son chien, parlant de Murphy tout aussi mais au vu de son visage il était clair qu'il ne la connaissait pas. J'hochai juste la tête, passant outre. La conversation revenant sur les aptitudes que l'on possédait tour à tour. « Moi ... Berger »  Je le regardai lever son bâton, tentant d'associer le mot à l'image. Sans doute un rôle exercé des années auparavant alors qu'on était sur terre. Elouan désigna ensuite son chien avant de reprendre la parole tout aussitôt. « Gardien .... troupeau ... Moutons » J'hochai la tête, comprenant bien plus facilement ce qu'il voulait me dire avec ses explications même si en soi il n'en venait qu'à prononcer des mots. Dans un sens je ne pouvais qu'être fasciné de voir à quel point on tentait de communiquer, comment la communication s'installait entre nous. « Quel animal ? chien ? cheval ? » Je n'étais pas sûr qu'il comprenne la question, espérant juste que oui alors que ce serait toujours plus facile que de lui mimer les différents animaux que je connaissais. Autant dire que la liste était plutôt courte.

Je ne faisais plus attention à la jeune femme quand soudain elle se mit en mouvement après avoir prononcé quelques mots dans sa langue. Des mots que je ne compris évidemment pas. Je la regardai s'éloigner, ne pouvant m'empêcher de me demander pourquoi il s'éloignait. La méfiance reprenant le dessus alors qu'aussitôt j'en venais à poser ma main près de mes lames, légèrement suspicieux. Ma méfiance n'était pas destinée à Elouan mais bel et bien à l'encontre de la jolie brune qui s'écartait de nous, suivant un plan connu d'elle seule. Les mots du berger me percutèrent alors que c'était comme s'il tentait d'instaurer une relation de confiance, apaisant mes doutes. « Elle revenir » J'hochai la tête, poussant un bref soupir avant de me détendre un peu plus. Dans un sens j'étais toujours méfiant alors que j'espérai juste qu'elle n’appellerait pas ses semblables pour nous tuer. « Pourquoi ? Est-ce un piège ? un traquenard ? » Je n'étais pas sûr qu'il me comprendrait mais cela ne faisait aucun doute que la tension visible par la posture que j'adoptais me trahirait alors qu'en effet, j'étais encore moins certain de vouloir faire confiance à la guerrière qu'en le berger. Toujours méfiant alors que de surcroît je ne pouvais que voir que petit à petit la nuit en venait à s'installer. Une obscurité qui n'était pas pour me plaire. « Oui nuit ... dangereux repartir ... pour toi » « Oui. » C'était dangereux je le savais. Si je pouvais à peu près m'orienter en pleine journée grâce à la carte que je possédais, il n'en restait pas moins que la nuit c'était une toute autre affaire encore plus alors que je pouvais tomber sur des animaux prédateurs ou des terriens bien plus hostiles que ceux sur lesquels j'étais tombé. S'il était compliqué d'admettre mon état de faiblesse alors que cette simple réponse signifiait que pour cette nuit j'étais dépendant d'eux, il n'en restait pas moins que je n'avais pas le choix, ayant besoin d'eux. Ce qui en soin n'était pas réellement une mauvaise chose alors que j'appréciais dans un sens d'être en leur compagnie malgré nos différences, appréciant d'en savoir plus. Je reportai mon attention sur le terrien. « Dormir sous les étoiles ? .... Boire ? Manger ?  ... Aide ? » « Dormir sous les étoiles, oui. Aide.. oui. Ensembles ? cette nuit ? » Je lui proposais bien une alliance même s'il avait sans aucun doute bien plus à m'apporter que je ne pouvais lui apporter. « Monter un camp ici ? » Je désignai le lieu qui n'était pas tellement exposé mais qui nous permettait d'avoir un accès rapide à l'eau, cependant je connaissais sans doute pas autant le coin qu'il ne le connaissait.« Ou ailleurs ?.. Qu'est-ce qu'elle fait ? la Calusa ? » J'étais inquiet de ne pas la voir revenir, méfiant tout aussi.

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Sujet: Re: Dear god [Alysha & Elouan]
Dim 13 Nov - 19:13

Dear God
ft. Chris & Elouan

Les lèvres pincées. Les muscles crispés. Je détestais être ici, à regarder sans pouvoir intervenir deux hommes discuter de quelque chose qui m'intéressait. J'avais l'impression d'être prise au piège. De m'être piégée moi-même. Avais-je réellement besoin d'être ici ? Non. Avais-je envie de faire office de pot de fleur ? Non. L'idée même me fit siffler méchamment. Seul mon orgueil m'avait porté ici. L'envie de combattre, de prouver que je pouvais encore me battre. Que je pouvais encore engranger le conflit et m'en sortir indemne. A présent, j'étais coincée. Tiraillée entre l'envie d'en savoir plus et celle de mettre fin à cette petit torture. Elouan m'affirma qu'il avait posé la question. Je lui faisais confiance pour ça. Lui aussi voulait savoir. Qui ne voudrait pas ? Quand ce Chris répondit, je ne compris pas. Rien de surprenant, donc. J'étais inutile comme cette conversation m'était inutile. Je commençais à m'impatienter sérieusement. Je ne tenais plus en place. J'avais besoin qu'on me réponde directement. J'avais besoin de ne pas me sentir dépendante d'un autre.

Et ce Chris nous cachait quelque chose. Ceux-là nous cachaient tout le temps quelque chose. Il ne voulait pas notre terre mais il s'était éloigné à ce point de son campement ? Seul ? S'était-il fait bannir ? Cette raison au moins pourrait être logique. Mais seul, juste pour regarder ? Il ne pouvait pas être stupide à ce point. Mon regard commençait à se faire plus distant de lui. J'appréhendais les environs. Il avait peut-être attendu que quelqu'un lui vienne en aide pour ensuite les piéger, les ligoter, les torturer. Je les crois capables de tout. Je les pense effrayés de nous. Et la frayeur, l'adrénaline, peut vous faire faire tout et n'importe quoi. Je regarde le Pikuni et le débarqué parler ensemble. Établir un premier contact. Ils en oublieraient presque ma présence. Je n'ai pas forcément envie de la leur rappeler non plus. Je crois comprendre qu'ils parlent maintenant d'Elouan. Ou peut-être de son chien, qu'en sais-je. Mais ma décision est prise. Je ne peux pas rester dans l'ignorance. J'ai besoin de savoir si je suis en sécurité. Si nous sommes en sécurité. J'ai besoin de le vérifier par moi-même. Je ne ferai confiance qu'à mes yeux sur ce point.

J'annonce mon départ à Elouan. J'ignore l'autre. Royalement. Je vais chercher Cello qui m'attend depuis trop longtemps. Arrivée près de lui, ses rênes dans ma main, j'observe le coin où se trouve Elouan et Chris, caché par le feuillage. Une seconde, la possibilité me traverse l'esprit. Partir loin d'ici. Ne pas revenir avant d'être certaine qu'ils soient partis. L'un des deux morts. Ou tous les deux achevés. Finalement, je remets ma décision à plus tard. Pour l'instant, je vais patrouiller sur un maximum de périmètre. Au moins vérifier que personne ne nous attaquera dans notre dos. Nous y allons au trot pendant un bon quart d'heure. J'essaye de tout fouiller du regard mais si je ne suis pas patrouilleuse, ce n'est pas pour rien non plus. Cela dit, je ne vois aucun mouvement suspect. Des animaux, tout au plus. Quand j'arrive à la fin, avant de trop m'éloigner du pont, je suis presque déçue. Je n'ai rien vu, rien entendu. Nous sommes seuls et la nuit tombe. Ma conscience me dit de me trouver un coin tranquille, d'attendre que la nuit passe. La voix de mon frère me presse d'y retourner. De protéger Elouan s'il le faut. D'en apprendre un maximum sur l'étranger tant qu'il est à portée de main. Je me sens faible lorsque je fais rebrousser chemin à Cello. Et en même temps, certaine d'avoir fait le bon choix. Au pire, si l'autre m'énerve trop, un petit coup de tranchant à la gorge et on en parle plus. Je souris, satisfaite.

Lorsque que je reviens vers Chris et Elouan, je ne regarde que ce dernier tandis que mes pieds touchent le sol. « Il faut qu'on trouve un endroit où dormir. » Je tiens les rênes de Cello à une main, l'autre est prête à sortir Ya de son étui. Mon cheval est chargé. Pas autant qu'il pourrait l'être mais chargé tout de même de mes victuailles amassées ces dernières heures. Un filet de sang frais coule sur son arrière-train. Ce n'est pas le sien. « J'ai vérifié aux alentours, je crois bien qu'il est vraiment tout seul. » Je jette un regard de mépris au nouveau venu. Estomaquée qu'il puisse penser connaître assez bien où il marche pour y aller seul. « J'ai à manger pour nous. Il faut qu'on se trouve un endroit rapidement. » Je fais le tour de Cello, mon dos jamais face à Chris. J'attrape le plus petit écureuil que j'ai. Et une noisette. Je me retourne vers l'étranger et lui tend chaque aliment dans une main. Un sourcil levé, lui demandant silencieusement de faire un choix. Selon ce qu'il choisira, j'en saurai plus sur lui. Selon ce qu'il choisira, il aura faim ou pas ce soir.



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Sujet: Re: Dear god [Alysha & Elouan]
Dim 4 Déc - 20:56

Les débarqués, ou enfants du ciel ou nouveaux arrivants ... Quelque soit le nom qu'on leur donna, Elouan jusqu’à présent ne s'y intéressait guère. Même pour dire pas du tout. Dans sa tête il les méprisait et refusait de les approcher. Il pensait même arriver à les tuer ou éliminer s'il les approchait. On parlait d'eux mais il n'y prêtait pas une oreille attentive. Mais sinon oui il savait qu'il existait deux groupes, sinon il n'eut pas posé la question. Son peuple se trouvait surtout remonter par le tout premier, pour l'autre il sembla qu'il y ait moins de polémique, sans doute à cause de leur éloignement. Pourtant à l'instant l'homme, Chris, venait de lui donner une explication qui probablement expliquait tout. les tous premiers, et uniques pensaient-il lors leur arrivée surprise se trouvaient être des enfants. Les autres des adultes. Pourquoi cette séparation, cette décision de procéder ? Qui expliquait une partie de toutes les maladresses commises. Cependant, manquant d'aisance dans sa diction, bien que curieux, il ne lui paraissait pas aisé, ni pertinent de demander à l'homme plus d'explications sur ce sujet là. le berger se contenterait pour le moment de cette explication. La suite cependant lui sembla un peu confuse.

Le Pikuni ne pouvait pas savoir ce qui se tramait sur le camp des Odysséens, encore mpins qu'il exista un mouvement quelconque, et qui plus est appelé Rebelle. Aussi ses demandes de clarification se dirigeaient simplement pour appréhender au mieux ce que cherchait le débarqué. Et cette fois, ce dernier donnait l'impression de se contredire. Elouan devait-il en déduire qu'il tentait de les tromper ? Ou butait-il simplement sur une réelle incompréhension de langage ? Le berger décida de rester sur ses gardes mais de ne pas soupçonner non plus Chris d'agissements diaboliques. Il n'apercevait pas encore dans son regard cette petite lueur noire si précise qu'il savait distinguer parmi d'autres. OK. Elouan hocha la tête, il ne développerait pas plus pour le moment. Ils se découvraient, à travers des gestes, des mimiques, des tentatives de mots, tâchant de savoir ce que représentait l'autre dans son peuple ... Chris: un guerrier, d'après ce que le berger comprenait. « Quelle arme ? » S’enquerra-t-il intéressé d'en découvrir plus sur leurs manières de se défendre. Sans doute désireux de savoir ce qu'il pourrait affronter, au cas ou ... Puis il y eut comme un relâchement, un silence ou chacun réfléchissait à ce qu'il imaginait comprendre ...

« Chien » Ce mot il l'utilisait souvent, puisqu'il se trouvait être éleveur. Du moins avant que sa fille ne s'en aille avec la plupart de ces animaux. Alors on venait d'autres villages pour se procurer les gardiens qu'il élevait. Pour la suite il se trouvait un peu moins certain « Mout...on » Pour les porcs il renonçait à l'explication. Non Le pikuni préférait revenir sur les canidés, alors il claqua sa langue et aussitôt Avoine fut prêt de lui. Elouan le caressa avec douceur puis relevant la tête il en arriva à ce qui le préoccupait « Chien ... peur ... perdu ... toi voir ? Plus petit ?... Chercher » Au même moment il fut interrompu par Chris qui s'inquiétait du départ de la jeune femme. L’étranger semblait imaginer qu'elle lui tendait un piège ce qui amusa Elouan « Non ... si Tuer toi, tout de suite » A première vue, la demoiselle ne semblait pas faire dans la subtilité. Pourquoi donc, alors que pour elle l'odysséen se trouvait être une victime facile. Même si pour dans sa tribu il se révélait un bon combattant. pour ceux d'ici il devrait s'entrainer encore beaucoup pour prétendre à une certaine égalité, ce qui avec de l'entrainement se révélait tout à fait possible.

Maintenant un bruit leur fit tourner la tête, la revoilà, à cheval qui lui confirmait que seul cet homme-là se déplaça jusqu'à eux. Il s'en doutait bien, car ça ce serait avéré une bien piètre mise en scène « Bien, on pourrait camper sous le pont on serait à l'abri, ou je connais une petite clairière plus loin mais il faudrait marcher » Tout ça à la Calusa pour qu'elle puisse juger de la situation et donner son avis. Ensuite Le berger se rapprocha de quelques pas de L'Odysséen. « Elle à manger ... Fatigué ? » Le berger se renseignait pour voir si l'homme marcherait sans problème un kilomètre de plus ou si la sagesse les inciterait à rester sur place. De toute façon il semblait évident que ni Elouan ni Alysha ne le l'abandonnerait là, livré à lui-même. Parfois dans la nature même les plus rétifs pouvaient agir de façon correcte. « Je vois avec elle le mieux » Réussit à baragouiner le Berger pour donner des indications aux différentes demandes de l'homme. Mais d'abord la guerrière souhaitait le tester alors Elouan indiqua à Chris bien qu'il pensa que ce dernier eut comprit « Tu dois choisir ... après manger. »


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Dear god [Alysha & Elouan]

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