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˜˜˜˜˜˜Be my guest [Richy]
maybe life should be about more than just surviving

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01/11/2015 Glacy 1449 Brett Dalton murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 76
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Sujet: Be my guest [Richy]
Jeu 8 Sep - 21:07

Je jetai un coup d'oeil autour de moi, m'arrêtant au passage pour souffler. Depuis que mon tour de garde en était venu à prendre fin, j'en étais que venu à me mettre à l'oeuvre, tentant de consolider le campement. Un campement qui aurait bien besoin d'être remis en état. Le tremblement de terre n'avait épargné personne et des fissures étaient encore visibles sur le sol mais le pire était sans doute l'apparence que dégageait le campement. Comme si une pièce s'était cassée, comme si quelque chose s'était brisée alors que la carcasse de l'odyssée n'accentuait qu'un peu plus mon désir de fuir d'ici, de mettre les voiles. Mais je ne comptais pas fuir seul alors à défaut de pouvoir partir d'ici, de réussir à trouver un endroit convenable, je continuai de chercher, espérant bel et bien qu'on pourrait trouver un autre endroit où s'installer afin de ne pas avoir à rester là. L'impression que là où nous étions le ciel pourrait s’abattre sur nos têtes. Là où nous étions, nous étions qu'à mes yeux vulnérables. Oui, vulnérables. La catastrophe qui s'était produite n'en n'étant que venue à nous rappeler que la nature pouvait reprendre ses droits à tout moment qu'elle le souhaitait. Ne souhaitant juste attendre la prochaine catastrophe ou voir des morts s'ajoutaient à une liste pour prendre la bonne décision. Alors en attendant j'en étais que venu qu'à garder mon esprit occupé, consolidant les campements, tentant de renforcer cette illusion de protection même si je doutais que cela fonctionne réellement.

Mon regard s'attardant tout autour jusqu'à ce que je ne vienne à arrêter mon geste, mon ventre gargouillant. L'oubli de manger. Comme si par instant j'oubliai tout aussi de respirer alors qu'en gardant mon esprit occupé, j'en venais qu'à tenter de m'enfoncer dans une perpétuelle monotonie. Comme si cela allait m'aider. Rien ne pouvait réellement aider, rien ne réussissait à apaiser cette colère que je pouvais toujours ressentir, ce besoin toujours imminent que j'avais à vouloir m'enfoncer dans les bois à des heures perdues pour tenter de retrouver sa trace, de retrouver la trace de Faust même si c'était sans doute vain. Les mois s'écoulaient et pourtant je n'arrêtai pas à juste stopper les recherches, même après ma discussion avec Murphy juste peu avant que le tremblement de terre se produise. Des images de cet épisode réapparaissant dans mon esprit avec les cris, le bruit assourdissant de la rivière en mouvement avant que je n'en vienne à me mettre en mouvement. Etre actif était ce qui m'empêchait de sombrer totalement, cela et cette colère que j'avais pour le monde qui me poussait un peu plus à vouloir changer les choses. Des points commençant à se clarifier petit à petit mais encore là je ne pouvais m'empêcher de penser que cela prenait trop de temps. L'avancée n'étant pas assez rapide à mon goût. Je poussai un grognement avant de m'arrêter soudainement au milieu du campement, me rappelant que le lot de provisions et de nourriture perpétuelle qui assurait la survie du campement commençait à diminuer. Détournant la tête pour jeter un regard à l'orée du bois, là où je ferai sans doute mieux d'aller avant que je n'en vienne qu'à tenter de repérer un garde ou deux dans le coin. Enfin que ce soit un garde cela m'importait peu dans le fond, il fallait juste que je réussisse à me trouver un partenaire pour cette expédition. Les bois n'étaient pas le lieu le plus sûr, ni même la rivière. A vrai dire, depuis que le tremblement de terre avait eu lieu, je me méfiais encore plus, préférant m'assurer avant tout que tout le monde soit sauf y compris moi, ne comptant donc pas m'engager pour le moment seul ne serait-ce qu'au cas où. Les souvenirs de la rivière étant gravés dans mon esprit comme au fer rouge sur ma peau alors que je savais que l'on avait plus de chance à survivre en groupe. On était plus fort à plusieurs, plus intelligents et bien plus aptes à se sortir de tout type d'épreuve. Venir sur Terre ne m'avait qu'appris à quel point la cohésion humaine avait du monde, pourquoi quoi qu'on le disait on en venait toujours à préférer être en groupe.

Mon regard suivant les allées et venues avant que je ne remarque la silhouette de Richard. Je poussai un nouveau grognement. Pas la personne en tête de ma liste de ceux que j'appréciai, mais j'avais besoin d'un partenaire et je savais qu'il ferait l'affaire. Me forçant à me mettre de côté mes sentiments à son égard, parfaitement capable de le faire alors que j'en venais juste à me diriger vers lui, le rattrapant rapidement grâce à mes grandes foulées. « Richard, je cherche quelqu'un pour aller dehors, pour aller trouver de quoi manger... gibier, poisson, fruit, n'importe quoi tant que cela augmente le stock de nos provisions. Est-ce que cela te tente ? » Me forçant à afficher un visage amical bien que je doutais que je puisse seulement tenter de me montrer sympathique en sa compagnie. Je pourrai toujours trouver quelqu'un d'autre mais il était juste là, et je ne comptais pas perdre mon temps, voulant continuer de garder mon esprit occupé. Ne semblant même pas réellement me rendre compte que j'enchaînais encore et encore les tâches sans m'arrêter, sans faire de pause parce que dans un sens que j'avais bon espoir que je finisse par m'écrouler sur ma couche, mort de fatigue. Commençant à m'impatienter légèrement même si quelques secondes s'étaient juste écoulées, n'en venant même qu'à reprendre la parole peut-être un peu trop abruptement mais bon je servais juste un plus grand intérêt ou du moins c'était ce dont je tentais de me convaincre. « C'est l'affaire d'une heure ou deux. Après si tu es occupé, je peux aller voir quelqu'un d'autre. » Légèrement sarcastique alors que ce n'était pas comme si je lui laissai vraiment le choix, le mettant en quelque sorte un peu plus pour le plaisir au défi de refuser. A vrai dire, l'homme pourrait sans doute me mettre à ma place en un rien de temps alors qu'il était mon supérieur mais comme toujours, cela ne semblait pas compter, comme toujours j'en venais qu'à paraître un peu plus assuré. Sans doute parce que c'était plus simple de faire semblant. Encore et encore.

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23/05/2015 avengedinchains 1398 Andrew Lincoln ava by Exception / sign by Alas Chef de secteur devenu chef de la garde après le crash. 76
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Sujet: Re: Be my guest [Richy]
Dim 11 Sep - 22:11


Richard & Chris
Be my guest


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Le tremblement de Terre n’a pas épargné grand-chose, me dis-je alors que j’arpente les décombres encore plus abîmés de l’Odyssée. Le campement a l’air encore plus précaire encore qu’il n’en donnait l’impression. Et il est clairement difficile de comprendre ou de réfléchir à tout ceci. Toute cette histoire me tape clairement sur les nerfs. Je n’ai pas vraiment envie d’y réfléchir, cette histoire est déjà bien assez difficile à comprendre pour que je n’ai pas, en plus, envie de chercher plus. C’est un événement naturel, de toute manière. Mais c’est agaçant d’en subir un quand on commence seulement à faire le point sur les choses que l’on possède. Ce n’est pas évident du tout. On commençait vraiment à survivre, à faire le point sur nos existences et à tenter d’aller de l’avant. Il ne faut peut-être pas tout reprendre en main, il ne faut peut-être pas y réfléchir trop longtemps mais, pour autant, je ne vais certainement pas agir comme si cela ne m’ennuyait pas. J’essaie, cependant, de prétendre que tout va bien. Disons qu’on aurait pu connaître bien pire, déjà, et que pour cette raison, je n’ai pas envie de m’apitoyer sur mon sort.

Alors je m’occupe, ou du moins, j’essaie. Je ne suis pas la personne la plus douée pour cela. Je patrouille, je m’attaque à certaines petites choses. Je tente enfin de me faire des armes correctes et surtout, je me consacre de plus en plus à la chasse, pour essayer d’y trouver un quelconque point de développement. Je stagne, en tout cas. Et il est temps pour moi de développer de nouvelles facultés, mais je n’y arrive pas vraiment. Je me cherche, disons, la patrouille ne m’aide qu’à moitié à me développer et il est sérieusement temps pour moi de m’améliorer. Mais encore une fois, un pas après l’autre, parce que je ne peux rien faire de plus. Absolument rien.

Un soupir s’échappe de mes lèvres alors que je marche d’un pas assez hasardeux, hors de la ruine, sur le campement. Je passe à côté du feu de camp, actuellement éteint, traînant un peu les pieds. J’aurais bien aimé dormir un peu plus. Mais je n’y suis pas arrivé. La fatigue se ressent. Et ces derniers temps, je ne cache pas que mon comportement est considérablement différent. Je ne saurais pas dire ce qui a véritablement changé, je ne saurais pas non plus me l’expliquer. Et de toute manière, je n’en ai pas très envie. Les événements font que je perds aisément patience, que je suis plus froid, plus distant et un peu plus colérique. Emilia a commencé à bousiller ma tranquillité, avec ses questions incessantes et sa manière de mal me parler. Et par la suite… Je ne saurais pas dire, une succession de petites choses, j’imagine. Et aujourd’hui, il faudrait que je puisse un peu me poser, me détendre, pour que ça se calme. Mais je n’en ai pas vraiment l’occasion. Mes fonctions font que je dois constamment m’occuper. Alors même s’il m’arrive de déléguer à Skylar, je ne peux pas non plus tout lui confier. Nous ne pouvons pas couler sous le poids ensemble. Je n’ai pas vraiment le droit de lui faire ça.

Lorsque mon regard se pose sur Chris, je soupire encore une fois. Je n’ai pas particulièrement envie de lui parler, là, maintenant. Pour autant, je ne vais pas nier le fait que ces derniers temps, le courant semble mieux passer entre nous. Du moins… Bon, okay, c’est surtout grâce au fait que nous ne nous parlons pas et qu’il ne semble plus attirer l’attention. Je reprends ma marche, quand il me rattrape. Nous ne nous parlons jamais, en réalité. Il y a une animosité évidente entre nous et je ne vais donc pas agir comme si nous étions amis, juste comme ça. Pour autant, la curiosité est bien présente, lorsqu’il vient vers moi, ainsi. « Richard, je cherche quelqu'un pour aller dehors, pour aller trouver de quoi manger... gibier, poisson, fruit, n'importe quoi tant que cela augmente le stock de nos provisions. Est-ce que cela te tente ? ». L’accompagner dehors ? C’est si soudain et improbable que j’ai bien du mal à comprendre ce qu’il me veut vraiment. Il envisage de me cuisiner ? Après, je ne cache pas que nous ne croulons pas sous la nourriture et qu’en trouver un peu plus ne serait qu’un avantage certain. N’importe quoi, d’ailleurs. Bien que je sois assez peu doué en chasse, encore à l’heure actuelle. Je suis étonné, en tout cas, qu’il puisse souhaiter que moi, je l’accompagne. C’est réellement improbable. « Demande assez surprenante, je ne t’en cache pas. Mais après tout, je ne vais pas nier l’évident besoin en nourriture ». Surtout que bien évidemment, certains stocks ont été abîmés par le tremblement de terre. Suite logique des conséquences d’un tel événement. « C'est l'affaire d'une heure ou deux. Après si tu es occupé, je peux aller voir quelqu'un d'autre. ». Nous devrions être capable d’être suffisamment civilisés pour que ça se passe bien, le temps d’une heure ou deux, comme il le dit. Mais on ne sait jamais. « Allons y, alors. Nous partons tout de suite ? ». Sait-on jamais que la proposition soit pour plus tard dans la journée.
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01/11/2015 Glacy 1449 Brett Dalton murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 76
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Sujet: Re: Be my guest [Richy]
Lun 12 Sep - 13:54


« Demande assez surprenante, je ne t’en cache pas. Mais après tout, je ne vais pas nier l’évident besoin en nourriture. » Je tentais d'esquisser un sourire poli. L'impression que les muscles de mon visage n'avaient pas travaillé depuis des siècles. L'impression de devoir casser un bloc de glace pour faire apparaître un sourire sur mon visage. Un sourire crispé. Froid comme la glace justement. Tout autant que moi, je percevais dans son ton les preuves suffisantes qui confirmaient déjà ce que je savais déjà : il ne m'aimait pas. Et moi non plus. Ce n'était pas un mystère. Je ne lui avais pas pardonné cette fois où il avait planté une fléchette tranquillisante dans mon postérieur sous ordre d'Adelaïde. Oh non je n'avais toujours pas digéré cet épisode. Je doutais même que cela arrive un jour. Tout en le chef de secteur m'horripilait et me dégoûtait; Un homme qui avait fait éjecter sa femme sans les moindres remords, du moins je doutais qu'il en ait eu. Si je ne connaissais pas toute l'histoire, ce point dont j'avais eu connaissance n'avait été qu'un argument de plus pour classer Richard dans la catégorie de personnes que je détestai et qui me donnait envie de les frapper. Même là, je ne mourrai que d'une chose, le frapper. Le cogner en plein visage juste pour voir les expressions de son visage changeaient et tout aussi pour lui faire perdre cette assurance naturelle qu'il possédait. Richard, un homme aux cheveux grisonnants qui avait bien plus d'expérience que moi mais que je détestai au point de vouloir le voir mort. Ne réussissant à comprendre l'affection que lui portait Murphy, ne réussissant à comprendre comment le chef du secteur, présent juste à mes côtés, en était tant venu à attirer l'attention de la jeune femme pour qu'elle en vienne à l'apprécier. Même si dans un sens, Richard n'était sans doute que la figure paternelle qui manquait à plus d'un. Mais pas pour moi.  Je ne le considérai pas comme un modèle loin de là, tout comme lui devait sans doute me détester de par mon comportement, mon attitude mais surtout l'arrogance dont je n'hésitai pas user avec une certaine pointe de satisfaction. Un homme face auquel j'avais toujours un peu plus envie de le défier, de lui faire perdre des couleurs ou juste l'énerver même s'il ne m'avait rien fait. Nous étions comme des chats et des chiens et je savais tout autant que lui que le sentiment était réciproque, partagé. A vrai dire c'était peut-être l'un des seuls points sur lequel nous étions d'accord. Bien que la plupart du temps, je restai à l'écart de Richard, faisant profil bas tout aussi parce que je ne voulais attirer l'attention sur moi et indirectement sur le rébellion. Je m'étais fait repéré peu avant que le conseil perde ses moyens face à Conor et d'autres voulant mettre à mort les 100 qui avaient réussir à venir jusqu'ici comme Lily. Mais tout autant que je souhaitais ne pas attirer l'attention sur moi, je savais tout aussi qu'il était nécessaire que les apparences soient maintenues. Je savais qu'il était nécessaire qu'ils croient ce qui n'était pas, qu'ils ne se rendent pas compte à quel point j'avais cette colère en moi qui me poussait à faire ce qui me paraissait juste, quitte à tout détruire.

Alors je maintenais ma couverture, n'en n'étant que venu à le voir et à lui proposer de m'aider même s'il n'était qu'un peu plus risible que Richard soit si surpris que je l'ai choisi. Une évidence alors qu'il en venait visiblement à hésiter. Et comme pour lui mettre un peu plus la pression, je n'en venais qu'à ajouter que ce n'était que l'affaire d'une heure ou deux. Après tout ce n'était pas comme si je comptais le kidnapper et le tuer loin de là, je comptais juste trouver de quoi manger. Une action honorable pour ma personne alors que je savais parfaitement qu'il éprouvait très peu d'estime pour moi. Du moins c'était ce que je me disais, ce que je pensais ou que du moins Richard devait penser à mon sujet. Richard mettant en évidence l'idée qu'il manquait des provisions me donna un peu plus envie de le frapper. C'était tellement une évidence qu'il n'y avait pas besoin de le dire à voix haute. « Allons y, alors. Nous partons tout de suite ? » L'envie de le frapper un peu plus face au ton qu'il employait, comme s'il croyait que j'étais là pour prendre le thé. « J'attrape juste nos sac et on est parti. » Le laissant planter là bien que je me doutais qu'il allait me suivre pour en venir à récupérer mon sac, une gourde d'eau, une carte tout aussi sait-on jamais. M'assurant que mes couteaux étaient sur moi. Partir à la recherche de gibier comptait tout aussi. On ne pouvait pas juste se nourrir d'amour, d'eau ou de fruit, on avait besoin de manger de la viande, étant des carnivores avant tout; On avait besoin de ces protéines pour continuer de survivre, pour prendre des forces et être prêts d'autant plus que le gibier ne ferait jamais de mal alors que nous étions pourtant bien nombreux. Je sortis de ma tente pour me retrouver face à Richard. Richard dont j'avais oublié l'espace de sa présence un instant avant que cette dure réalité me revienne en tête tel un boomerang me frappant au visage. « Tu as ce dont tu as besoin ? » Je tentais d'être aimable, certainement cordial alors que je savais que je n'avais d'autre choix de fonctionner avec lui d'autant plus que c'était moi qui était venu vers lui, ayant besoin de lui, ayant besoin surtout d'un partenaire. Mais il n'en restait pas moins qu'il restait mon supérieur pour le moment et je ne comptais pas juste me faire remarquer, juste faire ce qu'il fallait, ni plus, ni moins en sa compagnie. Me mettant en mouvement la seconde d'après, quittant le campement pour me diriger vers les bois, prêt à me mettre en chasse de tout ce qui pourrait passer sous ma dent. Tout était bon à prendre à ce stade et je comptais bien tout aussi en finir au plus vite avec Richard. Pas de pitié.

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23/05/2015 avengedinchains 1398 Andrew Lincoln ava by Exception / sign by Alas Chef de secteur devenu chef de la garde après le crash. 76
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Sujet: Re: Be my guest [Richy]
Mar 20 Sep - 15:20


Richard & Chris
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]En me levant ce matin, pas une seule seconde je n’en suis venu à imaginer que j’allais partir en chasse en compagnie de Chris. Du moins, pas forcément en chasse, vu mes talents personnels et le fait que je suis presque sûr qu’il ne se débrouille pas mieux. Disons plutôt que nous allons sortir du campement, et que nous allons ramener tout ce que nous pourrons. Considérant, par la même occasion, qu’il s’agira probablement d’un tas de fruits et, avec un peu de chance, de légumes. Mais pour ce point, je suis un peu moins confiant. A moins qu’on ne se rapproche d’un village et ça n’a absolument rien de très judicieux. Prendre un risque aussi ridicule ? Ce n’est absolument pas l’idée du siècle. Il vaut mieux éviter, directement. Et si c’est là son intention, il peut très bien y aller seul. Je ne compte pas risquer ma vie pour une chose dont je peux me passer. Tout ça pour dire que je ne comprends pas vraiment pour quelle raison il s’est tourné vers moi. Je doute, déjà, qu’il s’agisse d’un réel intérêt pour moi, je ne l’imagine pas se disant qu’il rêve d’aller dehors avec moi, par exemple. Disons que ce serait une chose assez étrange qui ne lui ressemblerait même pas. Ce n’est pas mon délire, en tout cas. Et je crois que pour ma part, je préfère encore sortir seul plutôt que d’aller quelque part avec une personne que je n’apprécie pas vraiment. Chris quoi. Mais puis-je vraiment l’apprécier, si je ne le connais pas vraiment ? Je suppose qu’il y a une certaine distance qu’il ne faudrait pas que je néglige. Je suis juste incapable d’agir comme si je ne me rendais pas compte des choses. C’est un peu plus compliqué que ça, on va dire. Je n’ai pas envie d’y réfléchir, en tout cas, parce que je parviens encore à partir du principe que tout ceci n’a pas le moindre sens, qu’il n’est pas vraiment utile d’y réfléchir, vraiment, et que c’est, par ailleurs, beaucoup plus simple comme ça. Pour autant, je ne suis pas plus différent qu’un autre. Et ce n’est certainement pas à moi de décider avec qui je vais aller en forêt. S’il me demande, que je sois le seul disponible, ça n’a pas d’importante. Il m’est impossible de me contenter de penser à moi. Tout simplement.

Il n’y a plus qu’à déterminer à quelle heure nous partons, chose que je le laisse faire, puisqu’il est celui qui est venu vers moi. J’estime assez logique que ce soit à lui de venir me voir. L’évidence même. Ce n’est pourtant pas évident pour tout le monde, tout comme ce n’est pas vraiment à moi de juger. Après, cependant, s’il est venu me voir pour me proposer une exploration qui n’aurait lieu que dans trois jours… Disons que je ne comprendrais pas vraiment le but de la manœuvre. « J'attrape juste nos sac et on est parti. ». Ah bah tout de suite, la situation se métamorphose. Donc il suffit qu’on soit prêt et la route est à nous. Et en réalité, ça me va. Je ne me balade pas avec mon matériel d’exploration, à longueur de temps. Alors je le regarde se diriger vers sa tente le temps d’une seconde, juste avant de me décider à en faire de même. Il ne me faut jamais bien longtemps. Mes affaires sont prêtes, pour toutes éventualités de sortie. Et je ne quitte jamais mes lames. En attendant d’avoir mieux. Mais il n’est pas si facile que ça de se construire une arme, surtout lorsqu’on n’a jamais eu à songer à en faire une. Et une fois que nous sommes tous les deux prêts, j’en conclus qu’il n’y a plus qu’à prendre la route. Je le retrouve donc devant sa tente, puisqu’il se révèle plus lent que moi. « Tu as ce dont tu as besoin ? ». Je n’ai jamais besoin d’un dessin pour trouver tout ce qu’li faut, ou pour réunir tous les objets qui me sont nécessaires. Fort heureusement, à chaque fois que je prévois de sortir, mon sac est toujours prêt. Je n’ai pas vraiment pour habitude de faire les choses différemment. « Tout est bon, oui ».

J’ai encore du mal à imaginer cette marche. J’ai l’impression qu’il se force, avec sa façon d’être, sa façon de me parler. Comme l’impression qu’il insiste pour apparaître le plus aimable possible. Alors tout ceci me semble faux. Tout comme sa véritable motivation quant au fait que nous nous réunissons pour une chasse, ensemble. Trouver de la nourriture est primordial, c’est un fait. Mais le voir venir vers moi, comme ça, ça continue à me rendre sceptique. Je n’ai pas pour habitude de l’accompagner quelque part. La plupart du temps, d’ailleurs, nous nous évitons. « En route alors ». Je l’attends pourtant, des fois qu’il ait d’un seul coup choisi de changer d’avis.

Mais il se déplace rapidement et prend la direction de la forêt, moi sur ses talons. Il est même possible que ça devienne un très long moment, finalement…
AVENGEDINCHAINS

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Sujet: Re: Be my guest [Richy]
Jeu 22 Sep - 21:22


« Tout est bon, oui » Si tout était bon alors que pourrais-je dire ? Ce n'était pas comme s'il avait commis la moindre faute. Non, son sac était prêt avant le mien. Ce qui était en soit un poil rageant alors que comme toujours il ne commettait jamais une erreur. Pourtant s'il en venait à commettre une erreur, ce serait juste parfait. Ce genre de petit détail qui vous rengorgeait l'ego et qui vous faisait voir la vie avec un peu plus de couleurs. Dans un sens, il me rappelait mon père. Peut-être était-ce autant pour cela que je le détestais. Oh il n'y avait rien à dire sur l'apparence extérieure. Tout était parfait. Tout le paraissait. Mais ce n'était qu'une illusion, que la surface visible de l'iceberg. Il suffisait de gratter un peu plus la surface pour se rendre compte que mon père n'avait rien d'un ange, il suffisait de piocher la terre un peu plus profondément pour se rendre compte qu'il y avait des os d'enterrés là. Le cadavre dans le placard. Le fantôme sous le lit qui restait accroché à nos pattes tel un boulet enchaîné à notre cheville. J'étais le cadavre dans le placard. Je connaissais la vérité. Mais les autres il ne savaient pas. Non, ils voyaient juste en lui le parfait petit soldat. Le parfait petit soldat que j'étais tout aussi. J'avais appris des plus grands, j'avais appris du plus grand. Oh cela ne faisait aucun doute que sur le sujet il était un véritable magicien. Il aurait pu être célèbre tant il réalisait ses tours à la perfection. Tout restait toujours sous contrôle. C'était le cas aussi maintenant. Il n'était plus là mais pourtant dans un sens, j'étais encore son complice. L'imitant encore même si des années avaient passées, même s'il était mort. Enfin mort, plutôt catapulté dans l'espace. L'espace d'une seconde avant que l'on ne pousse le bouton, que la porte s'ouvre et qu'il soit aspiré par le néant. J'aurai cru trouver le repos. Je ne l'avais pas trouvé. Il était toujours là, me suivant dans l'ombre. Marqué par sa main alors que j'en venais qu'à maintenir les masques, jouant ce rôle de soldat qu'il avait joué alors que de l'autre côté, menant une vie en parallèle j'étais un des leaders rebelles. Une toute autre vie. Et le mensonge allait de pair. Nombreux croyaient qu'il était formidable. Pourtant il n'avait rien du père de l'année. Ce n'était qu'une illusion. Ils s'étaient tous fait bernés là-haut, quasiment tous on va dire. Oh ils ne se doutaient pas que derrière l'homme il y avait le monstre, il y avait la bête. On ne pouvait y échapper à cette enfance pourrie. La plupart d'entre nous étions passés par là. Et même ici sur Terre, alors que je tentais d'arranger les choses, cherchant peut-être à expier les pêchés que j'avais commis en tentant de faire bouger les choses, je me retrouvais encore à le revoir. La silhouette de mon père que je revoyais dans la présence de Richard.

Pendant un moment, il n'était plus Richard juste mon paternel. Sa silhouette ou son fantôme. Une apparence impeccable. Des détails toujours méticuleusement soignés. Jamais commettre une seule faute, toujours être prêt à tout. Une surface qui semblait particulièrement lisse. Une surface qui sous les couches de peinture se révélait pas moins irrégulière. Et je savais que derrière les détails impeccables, se trouvait une toute autre image de l'homme. Sa voix me ramenant soudainement à la réalité. « En route alors. » Des mots qui me sortirent de ma torpeur. La silhouette de mon père qui s'estompait. L'impression qu'il me faisait un signe avant qu'il n'y ait plus que Richard, moi et les bruits ambiants qui résonnaient dans le campement. Je restai pendant une seconde planté là, le regard dans la vague avant de me mettre en mouvement, lui tournant le dos. Tournant tout aussi le dos aux fantômes du passé. Les bruits de mes pas résonnant sur le sol avant que je n'en vienne à laisser derrière moi le campement, les gardes qui veillaient sur l'entrée ores et déjà au courant de cette sortie en forêt. Ce fut sans un mot et un regard en arrière pour m'assurer qu'il me suivait que je me mis en route. Je me mis juste à avancer dans le silence le plus parfait sans prononcer le moindre mot. Il n'y avait rien à dire au final. J'avais choisi Richard parce que j'avais besoin de lui, parce qu'il était l'un des seuls êtres humains compétents au campement à être disponible. Je ne l'avais pas choisi parce que j'affectionnai la relation que nous entretenions. Non, c'était loin d'être le cas. Je l'avais choisi pour ce qu'il avait à apporter. Rien de plus, rien de moins. Et tout autant que je tentais de me montrer aimable, je n'avais aucune raison d'engager la conversation ou de faire semblant une nouvelle fois. Peut-être que c'était pour cela que cela avait été aussi facile de le choisir. Avec Richard, je n'avais pas à faire semblant. Il savait que je ne l'aimais guère et je savais que le sentiment était réciproque. C'était simple. Dans la mesure du possible, nous étions honnêtes l'un envers l'autre. Et puis il y avait toute cette poussière sous le tapis qui formait un tas, montrant un peu plus les plis irréguliers du tapis. Alors peut-être aurais-je dû entamé la conversation mais ce n'était pas comme si je le souhaitais. Il ne le souhaitait sans doute pas non plus. Juste une expédition. L'espace de quelques heures. Pas besoin d'en dire plus que nécessaire. De toute façon cela serait très vite fini, non ?

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Sujet: Re: Be my guest [Richy]
Dim 23 Oct - 11:46


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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Il n’est pas aimable. Richard le remarque dès le départ et la sensation ne s’écarte pas. La curiosité et l’incompréhension le prennent au piège, il est parfaitement incapable de comprendre les choses qui lui sont tombés dessus et il n’a pas vraiment envie de savoir ce qui a pu lui arriver. Oh, il a bien compris depuis longtemps qu’il ne le portait pas dans son cœur. Pour tout dire, la situation est semblable pour lui. Mais à côté de ça, en parallèle, Richard n’a pas été le trouver pour lui proposer une expédition. On ne prend pas ce genre de décision avec les gens qui n’en valent pas vraiment la peine, la situation est déjà bien assez compliquée comme ça. Il n’est pas, en plus, nécessaire d’attirer dans le filon, des gens qu’on n’apprécie pas. A quoi bon s’isoler avec quelqu’un qu’on n’aime pas, ou s’aventurer quelque part avec une personne qu’on n’apprécie pas ? Disons que ça n’a absolument pas de sens où d’intérêt, tout ça. Si Chris ne l’aime pas, soit, il ne peut pas être aimé de tout le monde. Mais lui imposé une présence froide et désagréable, Richard n’y voit aucun intérêt. Et ça attise son agacement et son énervement. Parce que lui aussi, il peut perdre patience.

Ils sont désormais au cœur de la forêt et ni l’un ni l’autre n’ont pris la parole depuis qu’ils ont quitté le campement de l’épave. Il n’apprécie pas ce silence forcé qui rend la situation encore plus désagréable. Ne serait-il pas plus simple, de faire ça en solitaire ? De faire ça chacun de son côté ? Parce que là, dans la situation actuelle, qu’ils soient deux ou non, c’est un peu pareil. Et ça ne changerait absolument rien. Il n’a juste pas envie d’endurer l’expédition. Alor soui, ils ont besoin de nourriture, de choses pour vivre, ils ont besoin de survivre et tout le monde doit mettre la main à la tâche. Mais en toute sincérité, Richard n’a pas vraiment l’impression de se tourner les pouces. Alors en soit, oui, Chris aurait pu prendre quelqu’un d’autre. S’il ne prétend pas que ce dernier ne fait rien, il est convaincu qu’il y en a d’autres qui auraient peut-être besoin de se vider la tête en sortant du campement dans lequel ils étouffent. Mais ce n’est pas à lui d’inviter les gens à faire telle ou telle chose. Sans sous-entendre que ça ne le concerne pas, on n’en est pourtant pas bien loin. Il est principalement agacé à l’idée de voir l’homme l’inviter et lui prendre la tête par son silence et son absence.

Alors finalement, il prend une décision, bien décidé à arrêter tout ce bordel sans intérêt. Il ne va pas s’imposer un moment aussi désagréable. Le malaise est palpable et l’ambiance est détestable. Alors il fera tout ce qui est nécessaire pour que la situation s’améliore, que ce soit facile ou non. Mais pour le coup, c’est loin de l’être. Pur crever l’abcès, il n’y a pas quinze méthodes envisageables. L’échange n’est pas forcément évident, bien sûr. Mais s’ils ne se parlent pas, ils ne pourront pas arranger la chose. Et même s’ils n’y parviennent pas, finalement. Richard aimerait juste comprendre le cœur du problème. Faut dire qu’il a plus de quarante ans et qu’il a depuis un bon moment déjà, passé l’âge pour ce genre de gaminerie. Finalement. Parce que oui, il sait que certaines personnes ne l’apprécient pas. Il en a conscience au vu des choses qu’il a pu choisir de faire avec le temps, ou en fonction des décisions qu’il a pu prendre. Spécialement lorsqu’ils étaient encore là-haut, d’ailleurs. Mais, on ne peut pas vraiment lui reprocher d’avoir juste fait ce qu’on lui disait. Chris n’a-t-il pas lui-même dû faire des choses dont il n’a jamais été fier ? Il ne sert à rien d’être hypocrite. « Si tu as un problème avec moi, il serait préférable pour toi de m’en faire part. Plutôt que de m’imposer une présence qui n’a pas envie d’être là ». Et encore une fois, puisqu’il est celui qui est venu le chercher, c’est encore plus agaçant.


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Sujet: Re: Be my guest [Richy]
Lun 24 Oct - 21:11


Le silence nous berçait, nous entourait. Un silence que j'appréciai, dans lequel je me complaisais sans aucune gêne. Je n'étais pas le plus bavard des soldats, d'autant que peu appréciait ce que j'avais à dire ou mes manières. Alors bien souvent je n'en venais qu'à me plonger dans le silence pas seulement lors de mes tours de garde auquel je succédai à mes frères d'armes mais aussi dans ces moments-ci quand je me trouvais en compagnie de personne avec qui je n'aurai préféré ne pas être. Bien que c'était mon choix. Quoiqu'au final, je n'étais pas tant venu à me taire par mépris mais parce que le silence tout aussi me permettait d'entendre les bruits alentours, me permettait d'entendre des sons, l'écho de bruits que mon regard ne pouvait captiver. Un silence qui était apparemment de trop pour Richard qui n'en tarda à venir à prendre la parole au bout de quelques instants pour me faire entendre sa pensée, tentant sans doute au passage de crever le passé. « Si tu as un problème avec moi, il serait préférable pour toi de m’en faire part. Plutôt que de m’imposer une présence qui n’a pas envie d’être là » S'il était vrai que je m'étais tu avant tout parce que je ne l'aimai pas, et n'avais de réels points communs avec lui, je n'étais pas réduit au point de lui faire ce plaisir de lui avouer la vérité. Au lieu de cela, un sourire en coin n'en venait qu'à s'esquisser sur mon visage avant que je ne prenne la parole calmement après lui avoir jeté un bref regard. « Tu t'accordes beaucoup d'importance, Richard. C'est vrai que je ne t'aime pas mais j'apprécie autant le silence que les discussions. Et je ne vois pas quel abcès nous pourrons tenter de percer alors que tu m'aimes peu et que je ne t'aimes peu. Je le sais, tu le sais. Mais je ne suis pas là pour cela, pour parler ou quoique ce soit, je suis là pour trouver à manger, alors non, je ne vois pas ce qu'il y a de mal à garder le silence. » Je m'interrompis un instant, l'écho de ma voix n'en venant qu'à porter, résonnant dans la quiétude des sous-bois. C'était aussi pour cela que j'appréciai encore plus le silence, pas seulement parce qu'il me laissai le temps de méditer mais parce que dans des lieux comme celui-ci, se taire n'en venait qu'à ajouter une touche magistrale. « Sans doute aurais-je pu choisir quelqu'un d'autre, oui, mais tu es l'un des meilleurs hommes du campement et Murphy t'aime bien. Bien plus que moi d'ailleurs. » J'esquissai un sourire alors qu'en effet, je ne comprenais pas l'affection qu'elle lui portait. Je ne comprenais pas l'affection qu'elle éprouvait pour lui alors qu'il y avait toujours un détail chez Richard qui me faisait le détester et pas seulement ce que je savais de son passé. « Alors non cela m'importe pas de mettre mes côtés mes sentiments pour aller chercher de la nourriture. Et rester silencieux ne me dérange pas non plus, mais tu aurais tort de penser que je suis silencieux uniquement à cause de toi, non, c'est juste que tout a un écho différent dans le silence. » N'en n'étant que venu à lui dire les explications qu'il recherchait. Des explications dont il pouvait se complaire ou pas. Au final ce qu'il pensait m'importait peu comme toujours mais il avait voulu savoir, maintenant il savait ce que je pensais. Ce qu'il connaissait déjà auparavant alors que la réciprocité de nos sentiments étaient connus par de nombreux. Nombreux savaient que nous nous apprécions guère et cela pas seulement parce qu'il m'avait planté une fléchette dans le postérieur. Un fait que je n'avais en soi toujours pas digéré. Toutefois, cela dépassé cela. Et je n'étais pas ici pour faire la discussion ou me faire un ami, encore moins. Tentant pas moins de me montrer raisonnable et de faire la paix avec lui, juste pour ne pas avoir à me retrouver sans partenaire alors que j'avais besoin de lui. Je manquais de rire avant d'en venir qu'à prendre la parole soudainement de nouveau pour tenter d'instaurer un lien, ne pouvant pas moins m'empêcher de me demander ce que je foutais réellement. Après tout à quoi bon faire ces efforts alors que je n'avais aucune certitude que cela paye, mais dans un autre sens l'avoir sous le coude serait toujours utile. D'un point de vue stratégique tout simplement alors qu'à l'opposé, je faisais parti du mouvement rebelle. « Et je ne sais même pas si tu veux me parler, je doute qu'on ait même un point en commun hormis Murphy donc disons que c'est juste compliqué d'engager une conversation. Mais on peut essayer, oui si tu veux ? Est-ce que tu le veux au moins ?»


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Sujet: Re: Be my guest [Richy]
Lun 28 Nov - 11:21


BE MY GUEST

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Il est agaçant de faire face à un homme qui ne trouve pas la force d’accorder un peu de joie à un homme qui le mériterait. Mais on oublie trop souvent un comportement qui lui est plaisant, on oublie trop aisément des actions qui n’ont pas leurs places dans un monde comme celui-ci. Ce que Richard a été contraint de faire dans l’espace, il le regrette, il le regrette chaque jour mais il tente de ne plus y penser parce qu’il ne sert à rien de s’attarder sur les futilités d’une existence. C’est de cela qu’il est question, ici. Une situation qu’il ne comprend pas et une difficulté étouffante, également. Il ne prétend pas qu’on ne peut pas lui reprocher d’avoir suivi les règles. Mais comment, en même temps, le peut-on ? Il n’avait guère le choix. Une trahison à son âge aurait valu l’exil. Il le sait. Un bannissement vers l’espace. La mort. Il n’était pas prêt, et surtout, il n’était pas seul. L’homme qu’il est n’était pas prêt. Mais il a fini par perdre sa femme, il a fini par ordonner son arrestation, un goût amer dans la bouche. Elle l’en a supplié, il faut dire. Elle voulait épargner leur fils, elle voulait être sûre qu’il ait une vie correcte. Tout ça pour quoi, finalement hein ? Il aura fini par perdre la vie, malgré tout. Il s’en veut d’avoir obéi quand il en voit la finalité. Mais il ne peut rien faire et il ne peut plus revenir en arrière, désormais. Que cela lui plaise ou non, ses options sont inexistantes. Et il fait avec, parce qu’il n’a pas vraiment le choix. Il doit apprendre à vivre avec un passé dont il doute lui-même mais il refuse, cependant, de se voir dicter une pseudo conduite par un homme qui ne mérite pas d’ouvrir sa bouche. Et qui, en plus de ça, n’ose pas prendre la parole. En lui demandant s’il a un problème, Richard s’attendait presque à le voir mentir, à le voir prétendre que tout va bien alors qu’il est évident que ce n’est pas le cas. Quelques paroles, à peine quelques politesses. Et ça s’arrête à une situation bien étrange sur laquelle il est parfois facile de se pencher.

Lorsqu’un sourire en coin se glisse sur les traits de l’homme en face lui, Richard grimace légèrement s’agace du comportement d’enfant de son interlocuteur. Il s’accorderait trop d’importance, d’après l’autre homme. Une situation qui lui déplaît parce que ce n’est absolument pas le cas. Il est ridicule, en réalité. Mais il avoue au moins qu’il ne l’aime pas, une évidence qu’il avait comprise sans même qu’il soit vraiment nécessaire d’y mettre un quelconque mot, finalement. Il n’apprécie pas la situation, ni la tournure qu’elle prend ou les grands mots de Chris. Il ne l’aime pas, voilà, il aurait pu s’arrêter là plutôt que de prétendre que le silence lui plaît. Il n’est pas là pour ça, sauf que sur le campement, bon nombre d’individu aurait pu l’accompagner. Il ajoute, que s’il lui a demandé, c’est par rapport à Murphy. Un ridicule qui continue à se glisser entre eux dans une situation qui n’a pas le moindre sens. « Si Murphy était du voyage, je comprendrais. Pour le reste, je ne saisis toujours pas pourquoi tu m’as demandé, à moi, plutôt qu’un autre. En effet, nous ne nous aimons pas. Si je ne t’apprécie pas, c’est principalement parce que tu ne m’aimes pas et que je suis incapable de comprendre pourquoi. Il est plus facile de détester que de comprendre, lorsque l’autre n’est pas capable d’assumer lui-même cette haine ou de mettre des mots dessus ». Parce qu’au final, il répète juste le fait qu’il ne l’aime pas. Une nouvelle fois, il n’explique pas pourquoi. Alors oui, trouver de la nourriture est une priorité mais il pouvait choisir quelqu’un d’autre, quelqu’un qu’il apprécie. Le chef de garde n’a pas que ça à faire que de s’enquiquiner de quelqu’un qui ne semble pas vouloir être avec lui, en plus.

En tout cas, il est évident que cet homme parle pour rien, qu’il s’affiche comme un enfant qui semble trouver logique un raisonnement bancal. Il n’a pas envie de s’attarder mais il observe, et si c’est réellement ce qu’il désire, soit, il ne risque pas de chercher à aller plus loin parce que ça n’a pas le moindre réel intérêt. Il ne s’attarde pas parce que ce monde lui paraît davantage supportable comme ça. Il essaie d’y croire, du moins, mais ça ne marche pas comme ça. Cela n’a rien d’évident, et il faut savoir faire avec. « Tu parles beaucoup et en même temps, tu ne parles pas. As-tu donc si peur de me donner tes raisons ? ». Parce que oui, il aimerait comprendre et crever un abcès ridicule. S’il ne le souhaite pas, cependant, il ne risque pas de trouver une explication et un moyen d’arranger cette histoire. Il se demande vraiment ce que Murphy lui trouve, à celui là, ou même quel type de relation les lie. Mais bien sûr, il ne le demandera pas à lui et la jeune femme ne lui doit rien non plus. « On peut essayer, en effet. Instaurer une conversation et un échange sans filtre, ça aide aussi, en général ». Tout ceci ne risque pas de s’arranger s’il garde cette rancœur pour lui, en tout cas. Et il faudrait qu’il le comprenne.


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Sujet: Re: Be my guest [Richy]
Dim 4 Déc - 10:12


« Si Murphy était du voyage, je comprendrais. Pour le reste, je ne saisis toujours pas pourquoi tu m’as demandé, à moi, plutôt qu’un autre. En effet, nous ne nous aimons pas. Si je ne t’apprécie pas, c’est principalement parce que tu ne m’aimes pas et que je suis incapable de comprendre pourquoi. Il est plus facile de détester que de comprendre, lorsque l’autre n’est pas capable d’assumer lui-même cette haine ou de mettre des mots dessus » S'il était vrai qu'au final je ne parlais pas particulièrement, ne lui donnant pas véritables raisons qui expliquaient pourquoi je le détestai, je pensai en soi qu'il le savait déjà, qu'il avait deviné. Mais non, il ne semblait pas avoir compris les raisons qui expliquaient cet air détestable que j'avais à son égard. Je n'éprouvais pas tant de haine à son égard que je ne l'aimai guère. En soi, cela remontait à loin, depuis là-haut sur l'arc. Il était plus que clair qu'il ne me comprenait pas, qu'il ne comprenait pas le pourquoi du comment. Pourtant notre histoire ne remontait pas à aujourd'hui loin de là. Nous nous connaissions avant. Nous nous étions là-haut ensembles. Là-haut j'étais rien de moins que sous ses ordres et techniquement je l'étais encore maintenant, alors qu'il n'était pas moins que l'un des chefs de secteur. Mais même là-bas, à cette époque je ne l'aimai guère. La répulsion que j'éprouvais à cet égard n'avait pas changé même si encore là-bas, je ne lui avais pas expliqué pourquoi je ne l'aimai pas. Ni dans le passé, ni aujourdhui. Pourtant, il voulait comprendre, voulant savoir visiblement pourquoi je ne l'aimai pas. Ce qui était en soi normal. A sa place, j'aurai sans doute aussi voulu savoir. N'en venant qu'à prendre la parole pour tenter un minimum de paraître clair. « Je ne te hais pas. » C'était la vérité. Je ne le haïssais pas, mais je ne l'aimais pas non plus loin de là. Et le fait qu'il me prenait pour un enfant n'améliorait pas les sentiments que j'avais à son égard loin de là. « Tu parles beaucoup et en même temps, tu ne parles pas. As-tu donc si peur de me donner tes raisons ? » J'haussai un sourcil avant de prendre la parole au tac à tac. « Tu n'as toujours pas compris donc. » J'essayais. J'essayais d'engager la conversation et de réussir à ce que l'on se parle même si cela était sans doute vain, même si nous partagions des idées totalement différentes aussi.

« On peut essayer, en effet. Instaurer une conversation et un échange sans filtre, ça aide aussi, en général » Sans doute était-ce plus qu'un début alors que Richard semblait accepter l'idée de s'engager sur un terrain neutre, d'instaurer le drapeau blanc pour une fois. Peut-être que si nous arrivions tous deux à faire des efforts et à discuter franchement, peut-être réussirons enfin à bouger à attraper le gibier ou récolter les fruits dont on avait besoin pour compléter le tas de nourriture. Peut-être. Si je n'éprouvais aucune sympathie à son égard, je pouvais pas moins lui parler franchement comme il le souhaitait. Cependant je doutais que cela l'aide à m'apprécier un peu plus. Si je doutais que mon opinion puisse changer à égard, je continuais de penser que la réciproque était vrai.

« Si tu veux savoir pourquoi je ne t'aime pas, c'est simple. Tout en toi ne me fait éprouver de la répulsion. Pas seulement tes manières trop cadrées, non c'est plus que cela. Si encore cela peut passer, étant donné en plus que je suis un soldat, cela ne peut pas effacer ce que tu as fait à ta famille. Et pour cela, non, je ne t'aime pas et je doute que cela change un jour. » S'il n'avait pas compris avant, maintenant il savait le pourquoi. Si la famille était un sujet sensible à mes yeux, il n'en restait pas moins que je n'avais pas tant entendu les histoires qui se disaient sur son compte qu'appris ce qui s'était passé. A vrai dire, ce n'était pas seulement de la répulsion mais aussi de la déception. Les rêves d'enfant avaient été rapidement brisés en comprenant que l'illusion que donnait les soldats n'étaient qu'une image. Une image brisée en premier par mon père avant qu'elle ne soit brisée de nouveau à multiples reprises alors que j'en venais à comprendre que bien trop rapidement que ce monde était bien plus cruel que nous le pensions, qu'il était rempli de menteurs. Pourtant tout autant que je le détestai, une part de moi ne détestait qu'un peu plus ce que j'étais devenu. Car, si je détestai les menteurs en partie, il n'en restait pas moins que c'était ce que j'étais devenu. Pour la bonne cause certes, pour reprendre les flambeaux et tenter de faire quelque chose de bien sans répéter les erreurs du passé mais en soi, non, j'étais l'ombre des personnes que je détestai. Néanmoins, il n'était que plus facile de reporter la faute sur Richard qui m'horripilait comme Elijah et bien d'autre. Maintenant Richard savait. N'en venant alors qu'à reprendre la parole d'un ton tout aussi neutre alors que pendant tout l'instant où je lui expliquait mes motifs, mes émotions avaient été enfouis. Pas l'ombre d'un sentiment alors que je donnais juste l'impression d'être un robot. « A ton tour, pourquoi tu ne m'aimes pas ? » Je ne précisais pas qu'il pouvait laisser tomber l'excuse que c'était parce que moi je ne l'aimai pas, car, je doutais que ce soit le cas. Plusieurs idées me venaient sur les raisons qui expliquaient pourquoi l'homme ne m'appréciait guère mais seul lui pouvait me réellement me dire si j'avais raison. Juste des hypothèses, des scénarios que j'imaginai alors que ni l'un, ni l'autre ne bougions réellement. Juste plantés là parmi les arbres, au coeur de la forêt à régler nos comptes. A croire qu'il était enfin temps.

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Sujet: Re: Be my guest [Richy]
Mar 3 Jan - 16:53

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richard&chris
Sans doute aurait-il dû rester au campement. La pensée le traverse alors que Richard fait face à Chris. Obligé de le relancer pour qu’il se décide à se confier, c’est agaçant. Il ne comprend toujours pas pourquoi on doit imposer sa présence à quelqu’un qui ne nous aime pas, et il n’a pas tant envie que ça de le comprendre. Lui, la seule chose qu’il voit, c’est qu’il se retrouve à faire face à un homme qui ne veut même pas être avec lui. Bah oui, faut pas être stupide pour le comprendre ou pour le réaliser. Après, il n’en est pas moins du genre à généralement attende de voir, ce n’est pas à lui de juger les gens où de leurs dire ce qu’ils peuvent ou ce qu’ils ne peuvent pas faire. Il ne reproche pas à Chris de ne pas l’apprécier. Mais il ne comprend pas pourquoi il l’a invité à le rejoindre. C’est vraiment une chose qu’il ne comprend pas. Il ne prétend pas que tout le monde peut aimer tout le monde, parce qu’il sait pertinemment que ce n’est pas le cas. Mais ça ne veut pas dire que la situation est plus supportable. Il est là, à se retrouver face à un homme qui ne veut même pas lui adresser la parole hein. Alors franchement... Il n’a pas non plus envie d’y passer des heures. Si l’autre en face de lui est suffisamment immature pour tout garder pour lui, il ne va pas essayer de changer la donne parce que ça ne servirait pas à grand-chose. Il n’a pas envie de réfléchir et il n’a pas non plus envie de se prendre la tête. Il y a des situations qui lui échappent, c’est vrai, et il n’est pas non plus surhumain au point d’être en mesure de changer la donne. Au contraire. « Je ne te hais pas. ». L’entendre le surprend mais il n’y croit pas vraiment. Ou encore, s’il ne le déteste pas, il ne l’aime pas davantage. Tout ceci n’a pas de sens, c’est une grosse prise de tête qu’il ne comprend pas forcément et en même temps, il n’a pas non plus envie de s’attarder sur ce qu’il peut bien lui dire. Sur de nombreux points, il n’a pas vraiment l’impression de demander la lune, en demandant à comprendre ce qui lui tombe dessus. Mais il faut croire qu’il n’a pas la chance de faire tout ce qu’il veut, il faut croire que ses possibilités sont presque inexistantes. Mais puisque c’est comme ça, il n’y a rien à en dire. Plus rien à en dire, ou presque. Parce que bon, prétendre ne pas haïr quelqu’un et être incapable de lui parler, ça n’a pas franchement de sens. « Tu n'as toujours pas compris donc. ». Et bien non. Et en même temps, ce n’est pas forcément à lui de chercher à comprendre ce qui se passe. La situation est déjà bien assez compliquée comme ça. Il n’a pas encore compris parce qu’il ne semble pas être en mesure de parler ou de répondre à voix haute. Si c’est trop compliqué pour lui, il ne voit pas ce qu’il pourrait lui dire pour améliorer la situation. Il n’a franchement pas envie de se prendre la tête à propos de choses qui n’ont guère de sens. Mais… En dehors de ça…

« Si tu veux savoir pourquoi je ne t'aime pas, c'est simple. Tout en toi ne me fait éprouver de la répulsion. Pas seulement tes manières trop cadrées, non c'est plus que cela. Si encore cela peut passer, étant donné en plus que je suis un soldat, cela ne peut pas effacer ce que tu as fait à ta famille. Et pour cela, non, je ne t'aime pas et je doute que cela change un jour. ». La mâchoire de Richard se crispe, ses points se serrent. Ainsi donc, il lui reproche des choses dont il ne sait rien et il parle, lui, de compréhension ? Il se retiendrait presque de rire. Mais dans le fond, il n’en a pas forcément envie. L’homme qui se tient devant lui est plus ridicule qu’il ne pourrait le croire. Rien ne va changer, c’est même parfaitement impossible pour tout dire. Ce qu’il lui reproche, c’est ce que plusieurs personnes lui reprochent. Un truc qu’ils sont incapables de comprendre. Il porte le fardeau du destin de sa famille mais il ne portera pas celui qu’on lui lance gratuitement à la gueule. « Il est facile de juger sans savoir. Tu ne me connais pas mais tu juges mes actes selon ce que tu vois en surface. Tu sauras, pour ta petite culture, que ma femme a été prise la main dans le sac alors qu’elle venait de voler. Elle n’a jamais pu travailler, c’est ma position qui nous permettait de manger mais parfois, ça ne suffisait pas. Bah ouais, chef de secteur, ça nourrit pas autant que tu le crois. Quand elle a été coincée, on m’a forcé à agir, me faisant entendre que si je ne le faisais pas, on m’expulserait, mon fils et moi. Ma femme ne m’en a pas voulu. Alors si elle ne m’a rien reproché, ce n’est certainement pas à toi de le faire ». Il ne sait rien, sans doute est-ce qui agace davantage Richard. Qu’on le juge sur les faits sans en connaître les fondements. Il n’a pas voulu expulser Catherine, mais quand on a menacé James, il a compris qu’il n’avait pas le choix. Et sa femme aussi, alors qu’elle lui disait qu’elle ne lui en voulait pas. Il porte ça sur le cœur alors qu’elle, elle l’a pardonné. Il se fout d’imaginer qu’il en soit capable, lui. Mais quelle stupidité que d’accuser les gens sans connaître… Chose qu’il a toujours reproché aux gens. Mais il voit bien que ça n’a jamais changé.

« A ton tour, pourquoi tu ne m'aimes pas ? ». Richard lève les yeux au ciel. En réalité, il lui a donné la bonne raison. Il déteste les gens qui se permettent de ne pas apprécier les autres sans être en mesure de leurs en donner la raison. Un pathétisme évident contre lequel il n’y a pas grand-chose à faire, visiblement. « Pour la raison que je t’ai nommé. Je n’apprécie pas les gens qui se permettent de reprocher aux gens des actions sans rien savoir. La vérité Chris, c’est que tu ne me connais pas, et que tu ne peux pas dire que tu ne m’aimes pas pour les rumeurs stupides que tu as entendu dans les couloirs. ». Et qu’il pense ce qu’il veut, mais putain, non, il le laissera pas casser du sucre sur son dos sans fondement.
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Sujet: Re: Be my guest [Richy]
Jeu 5 Jan - 17:39


« Il est facile de juger sans savoir. Tu ne me connais pas mais tu juges mes actes selon ce que tu vois en surface. Tu sauras, pour ta petite culture, que ma femme a été prise la main dans le sac alors qu’elle venait de voler. [...] Alors si elle ne m’a rien reproché, ce n’est certainement pas à toi de le faire » Je me sentis frissonner alors que d'un autre côté les rouages de mon cerveau ne pouvaient s'empêcher de tourner. Peut-être qu'en effet je jugeais sans savoir alors que non, je ne le connaissais pas, ne me fiant qu'à mon instinct et ce que je voyais. Certes, je ne savais rien de lui mais pour autant il me paraissait juste difficile de remettre en doute mon instinct, que j'avais toujours suivi, même encore là, même avec lui. Écoutant l'histoire qu'il racontait sans un mot, écoutant ce qu'il me disait en gardant un visage impassible. Là-haut, tout n'avait jamais été rose. Les vols, ils existaient. Les coups, ils pleuvaient. La misère, elle était apparente. Chaque famille avait son lot. Personne n'y échappait si ce n'était peut-être les membres du conseil qui avaient une position avantageuse. On était tous ici pour une raison. On s'engageait tous parce qu'il y avait ce petit détail de trop qui nous poussait à vouloir faire cela mieux, qui nous faisait espérer qu'un destin célèbre nous attendait. Mais dans le fond il n'y avait rien si ce n'était toujours plus des ombres. Et pourtant certains commettaient des sacrifices et d'autres n'hésitaient pas à pousser ceux en face d'eux dans le vide. Il y avait deux types de personnes au final, ceux qui mangeaient ou ceux qui étaient mangés. Et si je ne pouvais que me taire alors que Richard m'avouait que sa femme s'était sacrifiée pour lui et son fils, que dans un sens il avait fait ce qu'il fallait, effaçant une partie de ma colère, j'eus pourtant du mal à ressentir de la compassion pour lui. Ayant du mal à ressentir quoique ce soit pour cet homme qui certes avait connu le malheur mais qui n'avait rien fait. Pas tant pour lui que pour moi. Et si je ne le dirai sans doute jamais ou même l'avouerait ce n'était sans doute pas tant à cause de ces apparences que je le détestais que parce justement dans l'ensemble il n'avait rien fait comme d'autre. Les souvenirs de mon enfance revenant dans mon esprit de même que les mots cruels qu'avait l'habitude de prononcer mon père. Qu'une couche supplémentaire de peinture. Me forçant à chasser les images de ma tête bien que même là j'apparaissais sans doute comme étant stupide, à rester là. J'estimais que je savais de nombreuses choses, appréciant de travailler dans l'ombre pour tenter d'en savoir plus mais pour ainsi dire je venais de m'heurter à l'iceberg, n'ayant pas vraiment pensé qu'il y aurait plus en-dessous, que ce n'était que la partie visible ce que je savais. Néanmoins je n'ajoutais rien, sans doute tout simplement parce qu'il n'y avait rien à dire. Ses mots ne changeraient sans doute pas la froideur que j'éprouvais à son égard même si la glace pouvait être brisée et je doutais juste qu'il cesserait un jour de me considérer ainsi.

N'en venant pas moins à lui poser à mon tour la question. « Pour la raison que je t’ai nommé. Je n’apprécie pas les gens qui se permettent de reprocher aux gens des actions sans rien savoir. La vérité Chris, c’est que tu ne me connais pas, et que tu ne peux pas dire que tu ne m’aimes pas pour les rumeurs stupides que tu as entendu dans les couloirs. » Je manquais de rire face aux raisons qu'ils me donnaient. « Donc tu ne m'aimes pas juste pour ça ?! » Je m'étais imaginé la lune mais non, il ne m'aimait pas juste pour cela alors que lui non plus ne savait rien. « Tu te rends compte que tu me juges qu'à mes paroles, qu'à l'apparence aussi. Parce que d'après ce que je vois tu vaut pas mieux que moi sur ce coup là, et t'as sans doute encore moins de raison pour te comporter ainsi avec moi. » Si je voulais améliorer les choses, me faire un ami c'était sans doute mal parti alors que d'un autre côté je ne pouvais m'empêcher d'en rajouter une couche, de le défier légèrement alors que je n'en revenais juste pas. Et si j'étais stupide, il l'était sans doute autant que moi.

Secouant la tête avant de lui tourner le dos pour me mettre en marche, alors que tout simplement on ne paraissait pas avancer. On était venu pour chasser et je m'étais laissé embarqué de mon propre grès dans cette discussion, oubliant pourquoi j'étais là, oubliant que d'autres avaient besoin que ce tas de provision voit enfin sa proportion augmentait. Alors je n'en venais qu'à me remettre en mouvement, n'estimant pas être assez du loin du campement, ne tardant à quitter le sentier plus ou moins emprunté pour m'enfoncer un peu plus loin. Je me doutais qu'il me suivait. A vrai dire soudainement mon esprit était de nouveau venu à se concentrer et je savais que pour trouver quoique ce soit de mangeable, il nous faudrait nous enfoncer plus profondément, du moins plus en loin encore de la présence humaine. Alors je m'avançais, baissant légèrement la tête pour ne pas heurter la branche du sapin. Plus préoccupé sur le haut sur le bas. Et soudain un craquement. Je m'arrêtai net avant de me figer complètement. Comme si j'avais posé le pied sur une mine. Je sentis les battements de mon coeur s'accéléraient légèrement alors que j'en venais tout simplement à ne plus esquisser le moindre mouvement alors que les connexions s'effectuaient et que je comprenais que je venais de marcher sur un ossement. Retirant mon pied délicatement, me sentant frémir alors que mon regard ne cessait de fixer pendant l'espace de quelques minutes ce qui se trouvaient devant moi. Des ossements visiblement humain.


Dernière édition par Chris Wilson le Jeu 5 Jan - 18:02, édité 1 fois

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Sujet: Re: Be my guest [Richy]
Jeu 5 Jan - 17:39

Le membre 'Chris Wilson' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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23/05/2015 avengedinchains 1398 Andrew Lincoln ava by Exception / sign by Alas Chef de secteur devenu chef de la garde après le crash. 76
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Sujet: Re: Be my guest [Richy]
Mer 8 Fév - 22:45

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BE MY GUEST
richard&chris
Chris parle mais Richard, il n’a plus vraiment envie de l’écouter. Sans doute le devrait-il, mais il n’y parvient pas vraiment. Il le regarde, il se perd, il ne sait pas où donner de la tête parce que pour le coup, il a juste l’impression que ça va lui retourner l’estomac. Et non, tout ceci ne lui plaît pas et ça ne risque pas de changer. Il juge aux paroles ? Sur quoi devrait-il être amené à le juger ? Est-ce qu’on peut vraiment apprécier quelqu’un qui nous déteste ? Ce n’est pas vraiment logique, on ne peut pas le nier. Il ne saurait dire ce qu’il devrait répondre à ce que l’homme en face de lui lui dit. Est-ce vraiment si étonnant que ça ? Bordel, il n’a pas vraiment l’impression que ce soit si surprenant. Ce n’est pas le cas du tout. Et c’est mieux comme ça, il ne risque pas de changer d’avis. Sa situation est telle que pour le coup, il ne sait pas vraiment ce qu’il serait supposé dire. Et il n’a, pour tout dire, absolument pas envie de réfléchir plus que ça. Richard n’est pas du genre à s’intéresser aux personnes qui se convainquent qu’ils ont raison et que l’avis des autres ne comptent pas. N’est-ce pas ridicule, justement ? Après, oui, sans doute que sa réaction est tout aussi incompréhensible. Mais est-ce qu’on peut le lui reprocher ? Mais il n’a pas non plus envie de lancer un débat ridicule sur la question. Il n’a vraiment pas envie de continuer sur ça. Pour l’heure, il se dit qu’il pourrait éventuellement continuer à lui parler, qu’il pourrait rester là, faire ce qu’ils ont prévu de faire. Quelques minutes auparavant, il aurait davantage pensé rentrer au campement pour trouver autre chose à faire. Et le chef de garde ne manque pas d’activité. « Explique moi en quoi j’ai moins de raison de le faire ? Tu te limites à des on-dit, et tu me dénigres à foison sans rien savoir. Je te juge à tes paroles parce qu’elles sont péjoratives. Pourquoi devrais-je m’intéresser à quelqu’un qui ne m’aime pas ? ». Aucune raison ? Vraiment ? S’il tente de s’en convaincre, il se fourvoie sur toute la ligne. Il serait ridicule de s’attarder sur ça et il est hors de question pour lui d’agir comme s’il se trompait et qu’il le réalisait. Il n’a pas beaucoup de conviction mais dans l’instant présent, il peut difficilement aller contre ça. Mais il a l’impression que c’est voulu, qu’il joue, qu’il se méfie et qu’il fait attention, aussi. C’est étrange et perturbant, mais la plupart du temps, il le voit comme ça. Richard n’a jamais été capable de prendre Chris au sérieux, en réalité. Il l’a toujours vu comme un enfant qui n’a jamais été capable de grandir.

Il le regarde secouer la tête, il le voit s’éloigner et il grimace parce que franchement, la situation l’énerve un peu. Mais il ne dit rien et de toute manière, il ne voit pas ce qu’il pourrait dire de plus. Les choses sont comme elles sont, autant s’arrêter là. Il a une tête de mule colossale tout de même mais ça, c’est un fait indéniable sur lequel il n’aurait pas pu bouger. Mais il le suit, parce que de toute manière, ils sont trop près du campement pour trouver quelque chose. Autant cesser de cogiter puisque de toute manière, il ne semble pas vouloir entendre quelque chose. Alors autant se limiter à ça. Au moins, ils ont parlé, et Chris sait désormais que les choses ne se sont pas si bien passées. Il faut y penser, c’est tout. Ce n’est pas simple, mais les choses sont comme elles sont. Et il faut donc s’arrêter à ça. Quand il se fige, Richard cesse de marcher, lui aussi. Un craquement sous son pied, et lui, il ne sait pas quoi dire. Sur quoi pourrait-il bien avoir marcher ? Il s’avance, histoire de regarder. Mais l’autre lève déjà le pied. Il aurait été préférable pour lui d’attendre, sait-on jamais. Mais là, devant eux, un cadavre en décomposition. Si l’homme a marché sur des os de la main, il n’en est rien pour le reste du corps. Réfrénant une envie de se reculer à cause de l’odeur qui se met maintenant à monter, il se penche et du bout des doigts, il écarte les plantes qui le cachent. « C’est Conor ». L’homme qui a été expulsé du campement lorsque les choses ont dégénéré avec l’arrivée des gamins. Il n’aura pas mis longtemps à perdre la vie, vu comme tout ceci est avancé. Il ne sait quoi en dire. Il se reproche un peu la situation. Sans savoir ce qui a pu lui arriver, mais s’il était resté au campement, il ne lui serait rien arrivé, justement. « Vu l’état du corps, il est presque impossible de savoir s’il a été tué ou si c’est un accident ». Aucun doute que des animaux se sont également attaqués à la chair.


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01/11/2015 Glacy 1449 Brett Dalton murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 76
- Whatever it takes -


Sujet: Re: Be my guest [Richy]
Dim 19 Fév - 16:53


« Explique moi en quoi j’ai moins de raison de le faire ? Tu te limites à des on-dit, et tu me dénigres à foison sans rien savoir. Je te juge à tes paroles parce qu’elles sont péjoratives. Pourquoi devrais-je m’intéresser à quelqu’un qui ne m’aime pas ? » Des points de vue différents. Une conversation sans doute vaine. Une conversation qui nous menait sans doute à rien. Autant que j'avais tenté, autant que j'avais essayé de mettre des mots sur ce qui existait, sur le pourquoi du comment, il n'en restait pas moins qu'il paraissait difficile d'en venir à un terrain d'entente. C'était simple nous ne fonctionnons pas de la même manière. Nous ne pensions pas de la même manière et même là alors que nous tentons d'avoir une discussion civilisée, il paraissait difficile de croire que nous pourrions être de meilleurs amis, ou même des amis. Non cela semblait difficile à croire, cela faisait plus penser à un mensonge que l'on raconterait à des enfants ou à une jolie histoire que l'on voudrait répandre. Sauf que c'était faux. Il ne m'aimait pas. Je ne l'aimais pas. J'avais déjà accepté ce fait depuis longtemps et cette conversation semblait juste confirmait la règle ou cette même idée. Nous nous supporterions toujours mais cela s'arrêterait toujours là. Point. Au moins tout est dit. Et s'il ne tentait pas d'efforts, cela ne valait pas non plus la peine que j'en fasse. Juste une histoire qui s'arrêtait là, sans chercher plus loin, comme cela avait été le cas avec Elijah, bien qu'à la différence avec ce dernier, c'était parfois plus une guerre que jamais. Des couteaux tirés l'un sur l'autre. Avec Richard, au moins il était clair que nous resterions à ce stade. Néanmoins au lieu de continuer à arguer, de continuer à discuter vainement, je n'en vins qu'à me détourner de lui pour m'éloigner un peu plus du campement. Souhaitant me reconcentrer sur ce qui se passait, tentant de faire ce qu'il fallait alors que je le laissais plus ou moins en plan pour m'éloigner légèrement et m'écarter des chemins que tous empruntaient.

Me figeant quelques instants après totalement alors que j'entendis un craquement. Mon regard qui se posait sur le bas alors que je me rendais compte que je n'avais pas marché sur une brindille en bois mais sur un os. Ou du moins la partie d'un corps, un os d'un squelette. Je levais un peu plus le pied alors que je comprenais que c'est l'os d'une main. Et autant que je me figeais et que par nature j'aurai pu fuir, je n'en venais pas moins à rester sur place non sans m'être écarté d'un pas. Restant là alors que je baissais les yeux malgré la puanteur environnante alors qu'à côté Richard s'approchait. Ce dernier en vint tout aussi à baisser les yeux sur le corps qui se trouvait à côté. Ecartant les plantes pour nous permettre de voir un peu plus de qui il s'agissait. Un corps qui n'était pas ancien au point de ne laisser transparaître que des os. Non, certes il y avait des os mais il n'en restait pas moins que la silhouette du cadavre était encore reconnaissable. Richard m'ôtant les mots de la bouche alors qu'il en venait à prendre la parole. « C’est Conor. » J'hochai la tête. « Oui. » Définitivement mort alors qu'il se trouvait là. Plus qu'un cadavre. L'homme qui avait été banni du campement par le conseil alors qu'il avait tenté de mettre certains membres des 100 de l'autre côté comme Ailina était clairement mort, décédé. Je ne l'avais jamais aimé, et cela avait toujours été réciproque alors qu'il y avait toujours eu une sorte de compétition qui existait. Pour autant, s'il méritait d'être banni, il n'en restait pas moins que personne ne méritait de mourir. Bien que c'était sans doute le seul sort qui l'attendait à moins qu'une des tribu l'ait récupéré, ce que je n'aurai pas pu penser possible. M'accroupissant malgré l'odeur pour examiner le corps, passant outre le dégoût naturel inspiré par la vue du cadavre pour voir de quoi il s'agissait, pour tenter de comprendre les circonstances de sa mort. « Vu l’état du corps, il est presque impossible de savoir s’il a été tué ou si c’est un accident. » Si je ne tentais pas d'examiner de très près le corps en tentant de le bouger, il n'en restait pas moins que je tentais de voir de quoi il en était malgré tout. « En tout cas, des animaux sont passés par là. » Cela ne faisait aucun doute, alors qu'une partie de son corps semblait avoir été rongé soit par des insectes ou par des animaux, ce qui était aussi possible à vrai dire. Me relevant pas moins alors que l'odeur était juste insupportable. Inspirant une bouffée d'air avant de reprendre la parole. « On devrait ramener le corps ou le brûler. Non pas que j'aimais Conor, mais il mérite d'avoir une tombe malgré tout... Enfin, quels sont tes ordres ? » Me référant à lui alors qu'il n'en restait pas moins qu'il était mon supérieur, encore un chef de secteur pour ainsi et bien plus haut placé que moi dans la hiérarchie. Et je ne pouvais que me référer à lui alors que seul lui pouvait décider, que seul lui pouvait prendre la décision de savoir de ce que l'on faisait de son corps bien même alors que notre objectif était aussi de ramener des provisions au campement. Attendant sa réponse, non sans cesser d'examiner le corps d'un peu plus loin, tentant de repérer des détails qui pourraient nous donner une idée de ce qui s'était passé bien que je doutais vraiment qu'on trouve quoique ce soit d'utile.

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23/05/2015 avengedinchains 1398 Andrew Lincoln ava by Exception / sign by Alas Chef de secteur devenu chef de la garde après le crash. 76
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Sujet: Re: Be my guest [Richy]
Sam 11 Mar - 13:48

» Be my guest
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Deux enfants qui jouent aux grands. Voilà ce que Richard et Chris sont, en cet instant. En réalité, il ne voit pas ce qu’il pourrait dire de plus. Il ne l’aime pas et s’il estime que sa raison est louable, l’avis de l’autre ne compte pas. Il ne supporte pas qu’on puisse juger ses actions sans essayer de se renseigner, sans en écouter le moindre mot. Comment peut-on l’accuser de la mort de Catherine quand elle-même ne lui en avait pas voulu ? Pour James. Elle le savait. Qui qu’il ait pu faire au cours de sa vie, il n’avait jamais douté de ses sentiments pour sa femme. Encore aujourd’hui. Qu’elle soit là ou non, ses sentiments n’avaient jamais changé. Alors ce n’était pas un petit prétentieux qui allait venir lui faire la morale en espérant qu’il se contenterait de fermer sa gueule. Oui, on pouvait dire qu’il était bien agacé. Pourtant, malgré ça, Richard savait que nombreux étaient ceux qui ne l’aimaient pas. Ils ne comprenaient pas ses choix, quant aux emprisonnements ou aux expulsions dont il avait été le responsable. Des membres de leurs familles, des amis… Mais il ne faisait pas ce qu’il voulait, à l’époque où ils étaient là-haut. On ne s’intéressait pas à pourquoi ils faisaient ça et on se contentait plutôt de « le méchant regardez ce qu’il a fait ». Il obéissait juste aux ordres, comme les autres chefs de secteur, comme les militaires. Le conseil dicte, les autres font. Parfois, le chancelier mais on se le cache pas, le conseil prend toutes les décisions et le chancelier se cache derrière. M’enfin bon, il n’a pas vraiment envie de se prendre davantage la tête avec tout ça, parce qu’il estime que ça ne servirait pas à grand-chose.  Ils obéissaient dans l’espoir de rester en vie. Sans aucune autre prétention. Parce qu’il n’y avait pas de pitié pour les traîtres à bord. Et ça, tout le monde le savait.

Fixant le corps de Conor, l’instant d’après, il ne sait quoi dire. Malgré ses actions et ses maladresses quant à ses avis trop tranchés, c’était un bon gars. Il avait juste une façon de penser particulière et considérablement différente. Cette situation a sans doute fini par le rendre fou. Peut-être que c’est ce qui est arrivé et il en serait mort ? Les causes resteront inconnues au vu de ce qui reste de la dépouille. Quoi qu’il puisse en penser, Richard s’en agace parce que tout ça aurait pu être évité. Le conseil a été stupide, usant de son pouvoir et l’exilant sur une planète encore hostile. Il n’avait pas la moindre chance et il est mort parce qu’ils sont égoïstes et imbus d’eux-mêmes. Sa mâchoire se serre, et il retient tout commentaire à cet égard. Sinon, ce serait complètement maladroit. « Oui. ». Il lève les yeux vers Chris. En réalité, il n’avait pas vraiment d’une confirmation de sa part. « En tout cas, des animaux sont passés par là. ». A n’en pas douter, en effet. C’est détestable à réaliser. Voir un homme mort et en plus, sur lequel les animaux se sont amusés, ça n’a absolument rien d’évident. Il faut faire avec, bien sûr, mais les choses sont… Comme elles sont, si on peut le dire ainsi. Qu’il l’accepte ou non, c’est ce qui est arrivé. « En effet… ». Il ne voit pas ce qu’il pourrait lui dire de plus. Il n’a pas envie de se faire désobligeant mais il ne voit pas non plus ce qu’il pourrait faire pour que ça s’arrange, finalement. Alors que tout les éloignent l’un de l’autre, alors qu’il y a bon nombre de sujets sur lesquels ils sont en parfait désaccord, Richard réalise qu’ils sont ensemble, dans ce moment, pour affronter la mort alors qu’elle les touche de si près. Il est difficile de faire le point avec tout ça. Il n’a pas envie de réfléchir aux choses qui ne vont pas, il ne veut pas faire le point sur ce qui a pu se passer à cause du conseil. Mais il fait avec, parce que les options sont quasi inexistantes et qu’il faut surtout commencer par réfléchir à ça. Et pourtant, quand on se retrouve face à une telle situation, on se retrouve contraint d’y penser, malgré tout ce qu’on pourrait en dire, que cela nous plaise ou non, parce qu’on ne peut pas aller contre cette situation. Parce qu’il n’y a rien à faire pour que ça s’arrange, finalement. Mettre en doute les caractéristiques du campement est une chose mais ce n’est pas sa place ni une raison suffisante de le faire. Et ce n’est pas prêt de changer. Il n’a pas envie de penser à tout ça parce qu’il estime que ça n’aurait pas le moindre intérêt, finalement. Et, en même temps, il se permet de croire que c’est la seule chose qui compte vraiment. Il veut survivre, se construire, apparaître dans un monde qui ne lui a pas vraiment permis de vivre, finalement. Et tout ceci ne peut plus durer, c’est tout. Lui, il veut se construire, devenir quelqu’un. Et si les gens ne le comprennent pas, il ne voit pas ce qu’il pourrait faire de plus. Il en a assez de devoir rendre des comptes.

« On devrait ramener le corps ou le brûler. Non pas que j'aimais Conor, mais il mérite d'avoir une tombe malgré tout... Enfin, quels sont tes ordres ? ». Le mot ordre le fait grimacer, alors qu’il passe une main dans ses cheveux qui se font de plus en plus longs. Il n’a pas envie de donner un ordre, il trouverait ça déplacer et ce n’est absolument pas son intention ni dans ses intérêts. Ridicule oui, parfaitement. « Il n’est pas question d’ordre, ici. Il n’y a que nous. Je doute qu’on puisse ramener le corps jusqu’au campement. Déjà parce que… Et bien… Tu vois quoi ». Le corps n’était plus entier, et l’idée de le ramener alors que la décomposition a commencé… Ce serait une catastrophe, clairement. « Je ne sais pas vraiment quelle serait la meilleure option mais oui, on ne peut pas le laisser comme ça. Un feu pourrait attirer l’attention. Inutilement. Une tombe ? On lui creuse un trou ? ». Une proposition. Aucun ordre. Deux hommes qui échangent et qui essaient de réfléchir à une méthode pour sauver la mémoire d’un homme parti pour ses valeurs discutables.


notes » w/ Chris, en forêt, 08/09/2116

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