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˜˜˜˜˜˜(Tael) | Writing's on the wall
maybe life should be about more than just surviving


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05/03/2015 avengedinchains 2943 Jennifer Lawrence ava by lux aeterna baby ♥ signa Alas Leader chasse & traque 4
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Sujet: (Tael) | Writing's on the wall
Mer 7 Sep - 22:00


Gamora & Taël

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Je vais finir par croire que nous avons réellement été envoyés sur Terre pour mourir. Cette planète ne semble pas être faite pour nous, et de toute manière, elle ne semble même pas vouloir de nous. Le tremblement de Terre tend à nous le prouver. Je ne suis absolument pas à l’aise avec ça. Mais qu’est-ce que je peux en dire ? Le but de toute cette histoire n’est pas de m’afficher comme étant superstitieuse. Bordel, je ne le suis pas. Mais je ne vais pas agir comme si tout ceci ne me surprenait pas hein. C’est étouffant. Pluie acide, tremblement de terre… Notre nombre diminue chaque jour un peu plus. Je ne sais pas ce que nous sommes supposés faire pour que la situation s’améliore. Il n’y a pas de solution miracle. Et, en plus de ça, je sais que je ne peux pas revenir en arrière. Notre nombre diminue et on ne peut rien y faire. Il n’y a qu’à voir le visage décomposé d’Ailina, lorsqu’elle vient se coucher pour comprendre. Je ne supporte que très peu de traîner dans la tente, de faire face à son humeur changeante et bouleversée. Je sais qu’elle est triste, qu’elle est dévastée. Je sais à quoi ça ressemble, j’ai eu l’occasion de connaître ça. Encore que. Je crois que ma relation avec Meadow n’était pas ainsi. Et de ce fait, je suppose que ma douleur n’est pas la même. Je sais qu’elle a besoin de soutien et de présence. Je sais aussi que je ne suis pas faite pour ça et que je ne serais pas d’un soutien suffisant. Il y a que j’ai peur de lui faire face, parce que j’ai peur de la blesser. J’ai peur de mal prendre quelque chose et de m’agacer. Parce que finalement, moi aussi, j’ai perdu Rhys. Notre relation n’était pas la même mais je le connaissais depuis l’enfance. C’est con mais c’est grâce à lui que les choses ont plus ou moins évolué avec Robb. Après tout… C’est grâce à ça que j’ai compris sa jalousie.

Je baisse le regard, le pas traînant sur le campement. Il y a tant à faire et si peu de possibilité. De nombreuses tentes ont été détruites. Meadow était doué pour ça. Moi, j’ai deux mains gauches et une incapacité totale à la construction. Alors j’ai peur de m’y mettre et de tout détruire. Je suis le dinosaure, comme certains aiment tant le dire. Je ne suis pas douce, je détruis tout sur mon passage, que je le veuille ou non. Alors je ne préfère pas vraiment trop m’y mettre. Notre tente tient debout. C’est déjà bien hein ? Un nouveau soupir s’échappe alors que je m’installe dans un coin. Il faut que j’arrête de déprimer comme ça. Un coup de mou pathétique et ridicule sur lequel je m’attarde sans raison. Est-ce que c’est dû à l’absence de Robb ? Encore parti en vadrouille hein ? Pourtant, à sa simple pensée, un sourire stupide se glisse sur mes traits. Dire qu’il a trouvé le moyen de me faire une crise de jalousie juste après le tremblement de Terre, lorsqu’il était question de chercher une solution pour aider tout le monde. Et moi, plus idiote encore, je me suis mise à trouver ça drôle. Je deviens bien trop gaga, en réalité. Et c’est aussi pour cette raison que je suis incapable de parler avec Ailina, je crois. C’est parce que je suis euphorique, en ce moment. Et je ne l’ai jamais été. Les blesser m’ont fait mal mais.. Moins que je ne l’aurais cru. Et à cause de ça, oui, j’ai peur de passer pour quelqu’un sans cœur. Et ce n’est pas ce que je veux. Je ne veux blesser personne. Et je ne veux pas non plus nuire à mon humeur. Je n’ai jamais caché que je suis égoïste. N’oublions pas que mon existence a toujours été solitaire ou du moins, que la moitié de ma vie l’a été. Alors justement pour cette raison, j’ai envie d’en profiter, j’ai envie de savourer l’instant et je me permets même de croire que j’y ai le droit. J’ai juste peur que tout ceci ne soit qu’éphémère. Qu’au moment où je m’y attendrais le moins, je réaliserais que tout ceci n’était qu’un rêve. Et je n’ai pas envie de ça, je n’ai pas envie de faire face à tout ça parce que ça me paraît réellement étrange et que j’ai du mal à croire, déjà. Je veux y croire. Je veux être comme ça pour encore un moment. Je ne sais juste pas combien de temps ça va encore durer.

Taël se dirige doucement vers moi, alors qu’un sourire se dessine sur mes traits à sa vision. Je sais qu’avec lui, tout se passera bien. Qu’il a toujours le mot qu’il faut. Et que je vais passer un bon moment. C’est de ça que j’ai besoin, pas uniquement de ressasser les sombres démons du campement. Il y en a déjà tellement…
AVENGEDINCHAINS

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16/04/2015 I 10399 Aneurin Barnard Alex Tempêtueuse :) & AVENGEDINCHAINS & Lux Aeterna Cuisinier - Aide soignant 119
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Sujet: Re: (Tael) | Writing's on the wall
Lun 3 Oct - 23:40

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Gamora & Tael


Parfois il retrouvait d'anciennes habitudes, comme par exemple dormir à la belle étoile. Ça lui rappelait Azalya, avec elle vers la fin, ils regardaient le ciel, ils devinaient les constellations. La douleur atténuée de son absence, il continuait à le faire. Il lui en inventait même une en son nom. Et même si elle n'existait celle-là, personne n'irait le contredire puisque lui seul la connaissait. Puis il s'endormait la visage dans l'herbe parfois réveillé par des fourmis envahissantes. Bien que ce fut encore le printemps, le temps se refroidissait et la rosée humide chatouilla son visage. Il eut voulu savoir comment consoler Aïlina mais il ignorait depuis toujours les bons mots. le bouclé pensait surtout qu'il faudrait en inventer de nouveaux qui décriraient parfaitement le trou béant laissé par le départ de l'être aimé. Encore lui ne possédait personne prenant une telle place dans sa tête. Ou son esprit. Enfin il préférait le croire. Parfois des gens le troublait mais il ne comprenait pas vraiment ou ça pourrait le mener, s'il fallait faire une choix, succomber, se débattre. Bref la nuit lui semblait une meilleure option pour tous les problèmes relationnels auquel il se trouvait confronté.

Il ne montrait rien Tael, parce que le désert lui avait apprit à mieux encaisser les drames. Mais la mort de Cecily pesait lourd sur ses activités de la journée. Le bouclé lui octroyait le rôle de mentor, il s'en remettait toujours à elle, et maintenant ... Tout s'effondrait. Pourtant il ne voulait pas que ça disparaisse à jamais, il voulait reprendre les rennes, il devait juste trouver le moyen de bien recommencer. Alors au petit matin il chercha Lucie pour établir un plan de bataille, mais voilà elle se situait dans la zone introuvable, et chaque cent qu'il interrogeait ne pouvait lui donner plus de précisions. Finalement il retourna tranquillement du coté du garde manger et se mit à trier ce qui pourrait se récupérer. Cependant Tael ne prétendait pas se mettre à la place d'un bâtisseur. Par contre il donnerait beaucoup de lui-même pour apprendre si on lui donnait quelques leçons et travaillait avec lui. Alors il se mit en recherche d'une personne de bonne volonté. Errant de la sorte le voilà qui se rapprochait à nouveau des tentes. Depuis un petit moment il n'y dormait plus, le deuil de Lina le secouant un peu trop, il ressentait à cent pour cent toutes ses souffrances et ne voulait pas risquer de réveiller les siennes. Mais parfois il prenait la blonde dans ses bras, de façon silencieuse, un long moment comme pour prendre sa douleur quelques instants.

Le bouclé aperçu alors Gamora, il décida donc de se rendre auprès d'elle. Non il n'imaginait pas qu'elle pourrait reconstruire la partie écroulée du garde-manger, mais lui indiquer qui aller voir peut-être ? Après il avait assisté aux travaux chez les pikunis, il se demandait si lui, en essayant arriverait à quelque chose. Tael se fit la remarque que depuis le tremblement de terre la chasseuse se faisait rare. Tael comprenait bien qu'il se passait quelque chose avec Robb, puisque ce dernier réagissait de façon très jalouse. Mais quand il croisait la jeune fille il n'y faisait jamais allusion. Après tout ça ne le regardait pas, et le brun craignait qu'elle ne lui posa des questions sur les propos de ce dernier à son sujet. Comme il mentait très mal, il préférait éviter de lui faire une quelconque peine en citant la liste de filles inapprochables pour Tael selon l' - petit ? - ami de sa camarade. Il lui fit un grand signe en approchant, elle lui répondit par un sourire, puis il s'assit à coté d'elle imaginant que si il dérangeait elle lui en ferait forcément la remarque.  « Bon j'ai décidé de faire une pause, je suis en vadrouille depuis ce matin et toi que fais-tu de beau ? Après tout ce sont les derniers rayons de printemps, ou presque alors on à bien le droit d'en profiter ! »

Oui le cuisinier comptait bien lui demander quelques avis mais il désirait aussi prendre un peu de temps à ses côtés en tant que personne qu'il appréciait. Après tout l'amitié ça se cultivait de temps à autre, et pas seulement quand tout allait mal. Mais aussi pour des petits moments agréables, différents, instantanés, dont on profitait avec bonheur quand ils vous tombaient dans les bras.


Dernière édition par Taël D'Arbanville le Dim 9 Avr - 16:25, édité 1 fois

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05/03/2015 avengedinchains 2943 Jennifer Lawrence ava by lux aeterna baby ♥ signa Alas Leader chasse & traque 4
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Sujet: Re: (Tael) | Writing's on the wall
Ven 7 Oct - 20:05


Gamora & Taël

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Le tremblement de terre m’a fait prendre conscience de certaines choses et m’a éloignée d’autres. Il n’est jamais facile de faire le point, principalement les jours où on se met à broyer du noir, ces jours sont les plus difficiles qui soient et j’ai beau tenter de faire de mon mieux, je n’y arrive pas vraiment. Aujourd’hui est un jour sans, un jour où le monde ne tourne pas rond, un monde où tout est parti considérablement en sucette. Et je ne sais pas vraiment comment faire en sorte que les choses s’arrangent. Bordel. Certains jours, il serait préférable de rester au lit. Mais, bien entendu, il est évident que ce n’est pas vraiment envisageable. Ici, il est uniquement question de survie, de tenter de faire de notre mieux, tenter de rester en vie et pour cela, il nous faut manger, nous lever et aller chercher de quoi rester en vie. Certains jours, c’est juste plus difficile. Je peux penser à tout et ne penser à rien. Dans ma noirceur évidente, j’ai bien du mal à imaginer que les choses pourraient s’arranger. N’est-ce pas normal ? Alors que je me permettais d’envisager que tout allait bien se passer, que nous avions une véritable chance de survive, toute la planète s’est mise à bouger. De la pire des façons. Et nous avons une nouvelle fois dû essuyer quelques pertes. Nous ne serons donc jamais tranquilles ? En plus de ça, je me permets enfin de toucher du bout des doigts un semblant de bonheur, situation à laquelle je n’ai jamais réellement eu le droit de songer. Comme si ce n’était pas pour moi. Mais avec Robb, tout a pris un chemin particulier. Est-ce que je peux pour autant prétendre que ma vie est rose et que tout va pour le mieux ? Non, parce que nos caractères sont compliqués, qu’on se prend régulièrement la tête et que ce n’est pas forcément comme je l’imaginais. Mais une chose à la fois. Il faut juste que j’apprenne à faire les choses comme il faut. Mais ce n’est pas toujours si facile, justement. Mettre les pieds dans un domaine inconnu, ça ne rend pas plus simple son exploration. C’est tout.

Le sourire qui se dessine sur mes traits est naturel. Je peux être d’aussi mauvaise humeur qui soit, ça ne change rien au fait que sa compagnie m’est agréable et plaisante. J’ai besoin de lui, en réalité, pour conserver un certain équilibre. Une amitié qui se reconstruit et qui est si délicate que je suis grandement incapable de m’en passer. Quoi que je puisse bien en dire, partager une tente en sa compagnie m’est plaisant. Malgré la jalousie étouffante de Robb, d’ailleurs. Mais je ne vais pas changer de comportement juste parce qu’une personne vient à en éprouver un quelconque besoin et une quelconque envie. J’ai besoin de Taël à mes côtés parce que je le sais de bon conseil et de bonne compagnie. Je le regarde, alors qu’il s’assoit à mes côtés, attendant qu’il ne prenne la parole. Après tout, aussi agréable soit-il, il ne m’est pas évident de savoir s’il vient vers moi pour me parler ou s’il vient dans le but de me tenir compagnie, ou me demander quelque chose. Je sais que ses paroles ne sont jamais avides de besoins et de services. Mais ces derniers temps, mon malaise sur le campement se fait étrangement plus grand. Je ne trouve de véritable réconfort que dans ma tente ou auprès de Robb. Mais avec lui, je ne sais pas, j’ai un peu l’impression de jouer un rôle maladroit et excessif. Comment être moi-même alors que je ne connais pas les bonnes sensations, la joie ou le bonheur ? Ce n’est pas une chose qui m’apparaît comme évidente, par exemple. Et il me faut apprendre, voilà tout. J’apprends mais c’est une leçon qu’il est difficile d’admettre ou d’accepter. « Bon j'ai décidé de faire une pause, je suis en vadrouille depuis ce matin et toi que fais-tu de beau ? Après tout ce sont les derniers rayons de printemps, ou presque alors on à bien le droit d'en profiter ! ». C’est le genre de chose que je comprends. Certains temps, j’ai l’impression que je ne m’arrête jamais. Et en même temps, l’impression que je ne fais pas grand-chose. C’est perturbant et contradictoire, si je peux le dire ainsi. Mais il a raison, il faut en profiter. Même si l’été n’est pas en reste, derrière. A côté de ça, cependant, il ne faut pas nier le fait que les choses ne soient pas toujours simples. Certains points sont compliqués. Mais oui, l’hiver l’est d’autant plus. « Une bonne raison en effet. L’été est plaisant mais il faut profiter de chaque beau jour. J’essaie de chasser un maximum, d’ailleurs, afin de mettre le plus possible de nourriture dans les stocks. Avec le tremblement de terre… Les choses sont un peu plus compliquées, malheureusement ». Je baisse le regard, je n’ai pas vraiment besoin d’appuyer sur ce fait, il est évident pour tout le monde. « Mais il est évident que je fais aussi une pause ». Un sourire en coin se glisse alors sur mes traits. Et c’est justement cela qui nous rapproche un peu, et qui nous permet de bavarder dans l’instant présent.
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Sujet: Re: (Tael) | Writing's on the wall
Mar 18 Oct - 21:50

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Gamora & Tael

Quelques mauvaises herbes s'accaparent le bout de sol ou ils sont assit, La regard songeur de Tael s'y arrête, et du bout des doigts il va les taquiner comme s'il s'agissait d'un petit animal. Le jeune homme a besoin de se vider l'esprit, parce qu'il cherche des solutions pour des problèmes qu'il n'affronte pas habituellement. Dernièrement il se met à participer beaucoup plus dans le camp, depuis qu'il se rétablit de son enlèvement. Bientôt un an. Guérira t-il jamais ? Et sinon, peut-il réellement en tirer un enseignement. Ce qu'il craint le plus au fond serait la disparation de tous ceux qui ont souffert à ses côtés. Étrangement on dirait qu'ils se font faucher les uns après les autres. Non pas qu'ils fussent plus d'une cinquantaine au départ, mais maintenant ils se comptent sur les doigts d'une main. Et pourtant dans la vie quotidienne ils font que se croiser sans véritablement se parler. En ont-ils besoin ? Que se dire qui puisse avoir plus d'importance que ce qui les à marqué au fer rouge ? Ils savent tous que si jamais le besoin s'en faisait sentir ils répondraient présent l'un pour l'autre. Peut-être que c'est sa façon à lui, le bouclé de veiller sur eux, l'air de pas y toucher.

Néanmoins reprendre la suite de Cecily, Lucie ça fait beaucoup pour les épaules de Tael qui aimait rester dans l'ombre. De plus en plus il se sent pousser vers la lumière, et s'il apprécie sa chaleur, parfois il lui prend l'envie de se creuser un trou bien profond, et ne pas en ressortir pendant plusieurs jours. Mais surement qu'il n'y resterait qu'une heure ou deux, car désormais il s'inquiète trop vite de l'un ou de l'autre. Sensation qui chatouille sa poitrine d'étrange façon, il n'a plus le courage de se débattre contre ça, il n'y comprend rien mais il à décidé de faire avec. Et chez Gamora il se retrouve en terrain connu, étrange à dire, mais il sait qu'il n'a pas besoin de jouer un rôle, ou de faire semblant. Même pas de parler. Ils peuvent tous les deux rester silencieux pendant un long moment sans que ça les dérange. Et parfois aussi ils bavardent de tout et de rien, aussi étonnant que ça paraisse, parce que ça peut faire du bien. Aucun des deux ne force les choses à revenir comme avant, et d'ailleurs ça ne pourrait pas vraiment, car les circonstances sont différentes. Malgré tout ils préservent ce lien et lui donne une seconde vie, différente mais tout aussi intéressante. Un lien qui se forge chaque jour de façon à devenir très solide.

« L'été ça va encore, les gens ont moins faim, ils mangent des fruits sauvage, un peu de ce que le potager produit, c'est l'hiver que ça se complique ... » En même temps leur nombre diminue, et personne ne pourrait venir prétendre le contraire. Même si toutes les filles se mettaient à avoir des bébés ça ne donnerait pas vraiment des bras solides pour aider, non, ça provoquerait plutôt beaucoup plus de travail. Et chaque nouvelle épreuve élimine d'autres vies qui chacune trouvait sa place chez eux.  « De mon coté je pense aller me proposer pour un échange chez les terriens, pour obtenir un peu de matériel, et ainsi remettre en ordre le garde manger » Mais pas maintenant. Demain ou après, et si il en parle à Gamora c'est qu'elle fait partie des Learders, et que c'est vers elle que le cuisinier va naturellement si il à besoin de signaler quelque chose. Aussi Taël il n'écoute pas ce que les autres disent à son sujet, ou plutôt désormais il se permet de les faire taire si il en parlent devant lui. Mais le jeune homme ne le rapportera pas à la brune chasseuse parce que vraiment ça ne vaut même pas la peine de s'y arrêter. « peut-être que je pourrais apprendre des trucs nouveaux et qu'on pourra s'échanger des recettes ? »

Désormais il faut bien compter avec les terriens, parce que si leur nombre rétréci encore il n'aurait pas un très grand poids face à eux. Finalement il arrache les mauvaises plantes rêveur, puis les décortique sans vraiment y prendre garde, un geste automatique. Le bouclé n'évoque pas Ailina et sa détresse, ou Robb, ou Alex, ou qui que ce soit. Parfois,  ça peut faire du bien de vivre dans un monde dépeuplé quelques instants, ou là tête chauffe à force d'essayer de trouver ce qu'il y faut y comprendre, ou y voir de l'espoir ou une vérité quelconque.  « T u sais je me demande, comme ça, si à la place de toutes ces mauvaises herbes, je planterais des fleurs, pour faire des endroits fleuris, comme ça ... ça pourrait enjoliver le camp, avoir un petit coté plus agréable ... Enfin le temps qu'on y restera » A moins qu'ils ne décident de se sédentariser ici, mais personne n'a encore jamais évoqué ce sujet.


Dernière édition par Taël D'Arbanville le Dim 9 Avr - 16:26, édité 1 fois

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05/03/2015 avengedinchains 2943 Jennifer Lawrence ava by lux aeterna baby ♥ signa Alas Leader chasse & traque 4
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Sujet: Re: (Tael) | Writing's on the wall
Mer 26 Oct - 22:39


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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]En réalité, vis-à-vis de Robb, la jeune brune ne sait pas vraiment quoi penser. Elle est surtout mal à l’aise avec certains aspects qui la laissent perplexe. Et, de temps à autre, elle ne sait pas vraiment où donner de la tête. Elle se demande, parfois, si elle est faite pour les relations amoureuses. Est-ce qu’il y a une manière de les comprendre ou de les accepter ? Une solution pour faire en sorte que la relation qu’on entretient avec les gens va devenir adorable ? C’est perturbant en tout cas, parce que la jeune femme ne sait pas vraiment où donner de la tête. Et elle n’a pas non plus envie de réfléchir. Elle ne sait juste pas ce qu’elle doit dire, par rapport à tout ça, et c’est ce qui l’agace le plus. Le fait d’être désemparée dans une situation inédite. Et c’est justement la raison qui fait que ça l’énerve. Et qu’elle se met à croire que ce n’est peut-être pas la bonne situation. Elle n’est pas à l’aise, en tout cas. Et c’est justement ce qui lui pose problème. Est-ce que la situation est vraiment adaptée ? Est-ce que c’est fait pour elle ? Est-ce que Robb est l’homme qu’il lui faut ? Il est si compliqué de faire le point sur des choses qu’on a soi-même du mal à comprendre. Et en réalité, la jeune femme n’a pas vraiment envie d’y réfléchir. C’est suffisamment agaçant, déjà. Elle n’a pas envie de réfléchir à toutes les choses qui peuvent bien l’entourer, en réalité. Mais elle n’a pas particulièrement la possibilité de faire attention à toutes les choses qui se passent comme ça. Mais elle n’a pas non plus envie de tout foutre en l’air juste à cause d’une situation d’inconnu, juste parce qu’elle ne sait pas non plus à quoi elle fait face et qu’elle s’en inquiète. Ce n’est pas plus la solution que le reste. Mais elle persiste à avoir peur parce qu’elle ne sait juste pas ce qu’elle pourrait bien dire. Alors elle réfléchit et elle imagine qu’il doit en être de même de son côté à lui. En tout cas, ces derniers jours, ils n’ont pas vraiment pris le temps de converser. Ils apprennent, l’un comme l’autre, et la leçon est difficile. Alors il faut juste prendre les choses les unes après les autres et apprendre à faire le point dans toutes ces choses si compliquées.

Un soupir s’échappe de ses lèvres et la vue de Taël lui fait du bien. Il est ce genre de personne qui soit à ce point acceptable et agréable. Elle ne risque pas de s’en formaliser mais la chose est plaisante. C’est vrai. Et depuis quelques temps, la jeune femme a eu l’occasion de réaliser que l’amitié qu’ils ont est suffisamment forte pour affronter toutes les choses qui se sont mal passées. La jeune femme a envie de croire que la relation qu’ils entretiennent pourrait grandement s’améliorer, encore et encore. Une amitié qui se crée pour remplacer celle qu’ils avaient. Mais principalement parce qu’ils ne sont plus vraiment les mêmes, finalement. C’est sans doute le point qui les perturbent le plus. Détail étouffant, sans doute. L’enfermement les a séparé et a su les éloigner. Mais aujourd’hui, ils apprennent à se reformer, ils apprennent à reprendre le contrôle sur une situation qu’elle ne comprend pas toujours. Ils font de leurs mieux, et c’est sans doute mieux comme ça. Et la relation qu’ils entretiennent prend à nouveau la tournure d’une douce amitié. Ils en ont besoin.

Et là, ils sont tranquillement installés, en pleine pause dans leurs activités. Il est donc évident que c’est un instant parfait pour la conversation. Et puisqu’il fait beau, comme elle l’a elle-même dit, c’est le moment d’en profiter. Les saisons filent et s’enchaînent les unes après les autres, quoi qu’on puisse y faire. Et avec le tremblement de terre, il faut à tout prix souffler. Et se détendre. C’est donc bel et bien le moment de le faire, et en sa compagnie, ça paraît tout de suite plus agréable. « L'été ça va encore, les gens ont moins faim, ils mangent des fruits sauvage, un peu de ce que le potager produit, c'est l'hiver que ça se complique ... ». Il n’a pas tort. Et même de son côté, il est plus facile de nourrir tout le monde, et de le faire à leurs faims en cette période de l’année. Le reste du temps, c’est une autre histoire, c’est une lourde prise de tête, même. Une situation encline à la dépasser. Mais ce n’est pas forcément comme ça que ça fonctionne. Et l’hiver ne tarde pas alors à pointer le bout de son nez. Et toute l’année, il faut s’y préparer. « Oui, il faut profiter de l’été. Tout paraît compliqué en hiver. Les animaux se cachent, les fruits pourrissent et on a froid. Je n’ai pas hâte d’y retourner ». Mais elle hausse les épaules. Parce que de toute manière, ça ne risque pas de changer grand-chose. Il est parfaitement impossible de faire contre ça. C’est une situation à laquelle il est difficile de faire face mais contre laquelle on ne peut pas faire grand-chose. Alors elle fait plus ou moins avec. Et quand un soupir s’échappe de ses lèvres, elle se dit qu’il sera plus facile de ne pas y réfléchir.

« De mon coté je pense aller me proposer pour un échange chez les terriens, pour obtenir un peu de matériel, et ainsi remettre en ordre le garde manger ». Elle marque un temps d’arrêt face à une telle révélation. C’est un contact qu’elle persiste à appréhender mais il a raison, ils ont besoin de matériels et ils sont clairement mieux placés pour aider. C’est un fait. Alors elle ne se voit pas lui dire que c’est une mauvaise idée, bien qu’elle le pense. C’est une situation qui peut leurs permettre d’aller de l’avant. Elle n’a juste pas le caractère pour ça et c’est une chose qu’elle est un peu obligée de laisser aux autres. « Oui je vois. Mais si tu le fais, j’espère que tu seras prudent ». Soucieuse pour son ami, oui, elle s’inquiète de ce qui pourrait arriver. Pour lui ou pour tous ceux qui pourraient choisir de s’y rendre en sa compagnie. Ils forment un groupe alors oui, certaines personnes comptent plus, mais c’est pareil pour tout le monde non ? C’est ainsi que fonctionne la vie, n’est-ce pas ? Et c’est un aspect qu’il est difficile d’assumer, aussi. « peut-être que je pourrais apprendre des trucs nouveaux et qu'on pourra s'échanger des recettes ? » . Il a raison. Et Gamora reste persuadée que s’il se motive réellement à le faire, il parviendra à faire des merveilles, sur le long terme. Parce que oui, elle croit en son ami. Elle a juste un peu plus de mal à croire en elle et ses capacités. « Ce ne serait pas plus mal, en effet. Ici, on tourne trop facilement en rond ». Les mêmes plats, parce qu’il n’est pas évident de tester de nouveaux trucs. On ne pourrait pas les jeter s’ils n’étaient pas bons, on ne peut pas gâcher, après tout. Autant faire lorsqu’on est sûr de ce qu’on fait. « Je suis sûre que tu peux aussi leurs apprendre des choses ». Un sourire en coin se glisse doucement sur les lèvres de la jeune femme. Elle ne sait pas ce que ça pourrait être mais elle parvient quand même à se convaincre que ce serait possible, oui. Il est suffisamment intelligent pour ça. Elle en est même persuadée.

« Tu sais je me demande, comme ça, si à la place de toutes ces mauvaises herbes, je planterais des fleurs, pour faire des endroits fleuris, comme ça ... ça pourrait enjoliver le camp, avoir un petit coté plus agréable ... Enfin le temps qu'on y restera ». Gamora ne cache pas un certain malaise vis-à-vis des fleurs. C’est une chose dont elle n’a jamais vu l’intérêt, et elle n’y a jamais véritablement réfléchit, c’est vrai. Elle imagine assez facilement qu’un peu de couleurs, ça pourrait un peu aider. Certains morals ne sont pas au top, elle imagine. Mais elle ne sait pas vraiment si ça changera quelque chose. Finalement, elle ne sait même pas ce qu’elle pense vraiment des fleurs. « Oui, je ne sais pas trop le but des fleurs. Mais je pense que ça devrait aider, ne serait-ce qu’un peu de couleur, ça fera du bien ». Pour le reste, c’est juste qu’elle est sceptique sur certaines choses. Et qu’elle n’a pas de réel intérêt de se soucier du reste. La survie, c’est ce qui compte, la beauté des choses… Elle ne sait pas. Elle attendra de voir, en tout cas.


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Sujet: Re: (Tael) | Writing's on the wall
Jeu 24 Nov - 18:10

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Gamora & Tael

Le silence s'installant entre les paroles échangées prenait autant d'importance que le reste. Parfois - souvent - ils se parlaient dans les non-dits, à propos des sentiments, des actes, des éventements qu'ils n'amenaient pas au grand jour. Tael estimait que les mots trahissaient toujours ses pensées, ne les rendant jamais aussi authentiques que dans sa tête. A peine ouvrait-il la bouche que ces derniers fuyaient entre ses lèvres le laissant s'exprimer à tâtons. Ainsi le bouclé ne conversait toujours pas beaucoup avec les autres de son clan, il se contentait de l'essentiel. Certainement pas assez pour développer les amitiés naissantes qui parfois se  présentaient à lui. Bien qu'avenant, accueillant, à l'écoute, empathique il ne croyait guère en une camaraderie frivole.  Le Cuisinier passait aisément pour bon enfant devant une certaine naïveté que dégageait sa personne, il possédait pourtant une profondeur cachée, comme l'iceberg qui dissimule sous l'eau sa partie la plus dangereuse. Et comme tout un chacun le cuisinier gardait une part sombre de lui, depuis son arrivée, qu'il n'exposait pas sur la place publique. Cette impossibilité à communiquer correctement qui le poussa seul dans ses retranchements jusqu'à ce qu'Azalya l'en fisse sortir, ou Rose. Puis les Rahjaks.

Cette mer noire qui l'attirait régulièrement lui chuchotant d'abandonner, de se fondre dans l'oubli à jamais comme à son retour du désert. A peine surmonta t-il cet état de détresse qu'il affronta la mort de Faith, puis Azalya ... et Cecily. Ses garde fous. Désormais il ne pouvait plus vraiment se réfugier non plus près de Rose, constant rappel de la torture de cette dernière, bien qu'il se fut jeter la tête la première dans la foule pour venir à son secours. Mais Gamora restait, pareille à elle-même, avec ses fêlures, ses interrogations muettes, ses espoirs - ou non -, son caractère, et Tael ne voulait pas se priver des cette amitié qui renaissait de ses cendres. Non qu'ils se furent jamais disputés auparavant. Pas vraiment. Simplement elle disparue un jour, sans qu'il comprit jamais, et lui continua son petit bonhomme de chemin à soigner sa mère, se débattre pour vivre un tout petit peu mieux ... chaque jour.

Finalement il partageait la même tente. En toute innocence. Un mot qui ne leur convenait pas puisque jugés coupables et condamnés. Autour d'eux la vie continuait. Les autres ne portant pas attention à eux, ou le prétendant ... Les laissant pour quelques temps dans leur bulle.


Même si il l'eut souhaité, il lui serait impossible de répondre aux questions non formulées de Gamora. Tael se dépêtrait trop dans ses propre incompréhensions pour réussir à donner une bonne direction à qui que ce soit. Certes il dirait certainement qu'il ne fallait jamais désespéré car il voulait voir la vie plus positivement. Mais qu'en savait-il au fond, anticiper sur les gestes, les réactions d'une tierce personne restait un jeu de hasard. Se prévaloir d'une telle clairvoyance tiendrait du miracle, et même d'une certaine magie. Et tous deux le savaient qu'un telle chose n'existait pas sur cette terre. il - ils ? - pourrait rendre cet instant lourd, mais non, il préférait faire durer encore un peu cette parenthèse enchantée. S’imaginer que l'été durerait encore quelques mois, combattrait si fort l'automne et l'hiver qu'il perdurerait pour céder sa place seulement au printemps, et à lui seul .  « Oui le froid nous oblige à nous dépenser plus, mais en parlant de fruits sauvages je t'en amènerais au soir ... Alors si on se voit pas regarde sous ton oreiller avant de t'endormir » Oui qu'elle n'aille pas les écraser, au pire une flagrance sucrée se dégagerait ce qui ne serait pas si désagréable mais ca lui collerait les joues au réveil.

Cette image amena un sourire léger qui éclaira le regard du cuisinier. Non qu'il se moqua mais la représentation de Gamora les joues toutes rouges et collantes évoquait les joies de Noël. Pourraient-ils encore partager une bataille de boule de neige avec insouciance ? Et sans être interrompus par quelque drame ? La première fois il ne profita pas de cette saison particulièrement froide, restant terré dans les lieux les plus chauds. Mais après son passage dans le désert, Le bouclé envisagea cette température beaucoup plus fraîche d'une toute autre façon. Bien entendu il comprenait que pour une chasseuse ça rendait la vie plus compliquée encore. Aussi préféra t-il rester dans la légèreté que d'approfondir le sujet. Le temps viendrait ou ils en parleraient sans doute de façon beaucoup plus sérieuse. Il se retrouvait presque le seul en charge du garde-manger désormais et ça, Tael n'appréciait pas trop d'y penser. Pour le moment, parce que sinon il y consacrait presque tout son temps. De son doigts il dessinait quelques cercles dans la terre, là ou il se trouvait assit, de façon distraite, ça se mettait à ressembler à une cerf, ou un renard, ou même un loup ?

« Oui je le serais, tu sais ... j'ai cette lame sur moi aussi, C'est Tristam qui me l'a donné quand je suis revenu ...  » La première fois qu'il mentionnait cette arme qu'il cachait comme un trésor. Au début il ne voulait pas s'en servir mais désormais il trouvait que ça pourrait être utile. « Mais tu penses que pour le chemin se serait plus prudent d'avoir une arc et des flèches » Tael saisissait cet instant pour lui demander son avis. Cependant jamais encore il ne s'était essayé à cette discipline puisqu'il refusait obstinément de se battre. Cependant il fallait bien se défendre et ça le bouclé finissait par le reconnaître, un peu à contre cœur.  « Et tu aimerais faire quoi en particulier pour ne pas tourner en rond ? Y à t'il des trucs que ... qui seraient des projets pour améliorer la vie dans ce campement ? » Parce ça sonnait juste ce qu'elle exprimait. Ici ils tâchaient tous de survivre, ils se donnaient au mieux, le plus souvent, mais après ça manquait peut-être de distractions pour leur redonner un peu la pêche, ou le morale, de l'énergie ou même de l'espoir pour ce qui viendrait à leur rencontre. Bon ou mauvais.  « Peut-être que j'ai des connaissances qui pourraient leur servir mais certainement toi aussi parce que tu es quand même douée »

Et si on lui demandait en quoi il ne fournirait aucune réponse. Parce que cet environnement ne permettait pas de vous épanouir dès le premier contact. Mais Tael savait que Gamora regorgeait de promesses, d'un beau potentiel, qu'elle devait juste trouver le terrain, la cause, le déclic pour Briller de tous ses feux. Bon d'accord, il exagérait peut être un peu dans sa tête, ayant tendance à accorder beaucoup à ceux qu'il appréciait. Mais chez son amie, le brun ne doutait pas un instant que la chasseuse aurait la capacité de révolutionner un peu la dynamique de camp. Taël voyait bien que la plupart de ses pairs ne demandaient qu'à la suivre. Chacun pouvait apporter améliorations pour ne pas laisser les choses stagner et s'encrouter dans routine sans couleurs. « Voilà tu vois, pour apporter un peu de gaieté, certains y font attention, d'autres pas ... mais l'important c'est de redonner du baume au cœur des gens... qui les motive. Je vais étudier ça ... un peu. » Non il ne lui ferait pas l'affront de lui expliquer ce qu'apportait les fleurs. Parce que si elle ne le ressentait pas, ses paroles ne l'éclaireraient pas plus. Ça elle devait le découvrir d'elle-même comme lui-même désherbait son propre chemin. « Et toi tu fournis des livres aux gens qui ça se trouve se moquent des fleurs alors ça c'est bien aussi ... »


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Sujet: Re: (Tael) | Writing's on the wall
Sam 17 Déc - 11:18

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Ne pas avoir hâte de retourner en hiver est une chose mais l’évidence les frappe malgré tout : ils n’ont pas le choix. Il est impossible d’éviter une saison, il est juste encore plus ou moins difficile d’y faire face parce que par le passé, ils n’y ont pas été contraint. Dans l’espace, il n’y a ni jour, ni nuit, juste des lumières qui gèrent l’ordre des choses et qui indiquent plus ou moins qu’il est temps d’aller dormir. Il n’y a pas de saison et la température ne varie que s’il y a une baisse de régime ou un problème technique. Une sacrée différence, oui. Mais il faut apprendre à faire avec parce que c’est ainsi et qu’on n’a guère d’autre choix, finalement. Alors tout au long de l’année, il faut faire des réserves, préparer un stock et faire le nécessaire pour que la situation évolue à l’avantage du campement. Mais en effet, ça ne veut pas dire que c’est évident. Il faut avouer que franchement, ça ne l’est jamais. « Oui le froid nous oblige à nous dépenser plus, mais en parlant de fruits sauvages je t'en amènerais au soir ... Alors si on se voit pas regarde sous ton oreiller avant de t'endormir ». Elle se mit à sourire à l’idée qu’il puisse avoir ce genre d’attention pour elle. Gamora doit bien l’avouer, c’est le genre de chose dont elle n’a vraiment pas l’habitude, encore moins que le froid d’hiver, en réalité. La jeune femme n’est pas habituée aux attentions délicates, et pour le coup, avec un colocataire comme Taël, elle est servie. Et ça lui fait du bien parce que bordel, avec Lina, c’est une toute autre histoire. En partageant une tente avec elle, elle ne s’attendait pas à prendre autant de tristesse en pleine gueule. Et avec celle qui lui est propre, elle estime en avoir déjà bien assez à gérer pour ne pas avoir à se tracasser de celle des autres. Mais bien sûr, ce n’est pas le genre de chose qu’on peut se permettre de dire à voix haute. Alors, elle serre les dents et essaie de retenir ces mots qu’elle regretterait sans le moindre doute. « ça marche. Ca me fera un petit en cas avant de dormir. Si cette fois j’y arrive ». Un petit rire s’échappe de ses lèvres à cette idée. Parce que la jeune femme ne se fait pas d’illusion. Elle n’arrive que très peu à dormir et ce n’est même pas toutes les nuits. Mais l’insomnie n’est pas vraiment un problème, n’est-ce pas ? Juste une petite chose, un détail auquel il est difficile de penser. Et puis bon, les gens ont pris l’habitude de la voir rôder sur le campement. Elle n’est même pas la seule à le faire. « Et je n’ai pas vraiment envie de les écraser avec ma tête ». Oui, partons sur une touche un peu plus joyeuse. Parce que lorsqu’elle est en compagnie du jeune homme, elle n’a pas envie de plomber l’ambiance.

« Oui je le serais, tu sais ... j'ai cette lame sur moi aussi, C'est Tristam qui me l'a donné quand je suis revenu ...  ». Un garçon plein de surprise, c’est un fait. Mais elle préfère le savoir avec une arme sur lui, bien que ça ne veuille pas dire un seul instant qu’elle apprécie qu’il puisse avoir l’idée de s’en servir parce que les choses sont bien plus compliquées que ça. Beaucoup plus, faut bien l’avouer. Gamora a envie de protéger ses amis, envie d’être là pour eux et de leurs montrer. Ce n’est pas toujours simple et sur bien des points, c’est une affaire plus compliquée encore. Mais les choses sont ainsi, et il n’y a rien de plus à y faire. Mais ça, c’est le côté protecteur de la jeune femme qui parle. Elle ne peut pas y faire grand-chose. « Mais tu penses que pour le chemin se serait plus prudent d'avoir une arc et des flèches » . Seulement si on sait s’en servir. Confier un arc et des flèches à quelqu’un qui ne saurait pas quoi en faire c’est presque aussi dangereux que de rien lui donner. Le temps qu’il sorte une flèche, s’il ne maîtrise pas, et il sera déjà mort. « Tu demandes ça pour toi ou pour que je t’accompagne ? ». Une simple question, sans attente particulière. Pour tout dire, elle n’est pas certaine d’être véritablement capable de l’accompagner dans un village Natif. Oh elle sait se tenir mais il n’est pas forcément question que de ça. Elle ne saurait pas quoi y faire et elle ne se voit pas non plus filer un coup de main. Les recettes, ce n’est pas trop son délire. Mais s’il lui demande, elle serait prête à l’accompagner. Parce qu’il est un ami et que c’est une chose qu’elle chérit. Mais s’il lui demande, elle viendra, en tout cas. De ça, elle en est sûre.

« Et tu aimerais faire quoi en particulier pour ne pas tourner en rond ? Y à t'il des trucs que ... qui seraient des projets pour améliorer la vie dans ce campement ? ». Des projets de vie ? Vaincre ses démons. Elle parvient parfois à les laisser de côté mais elle est incapable de les oublier ou de prétendre qu’ils ne sont plus là. Elle parvient, cependant, à les laisser dans un coin et c’est un bon début, déjà. Mais un pas après l’autre, puisque de toute manière, il n’est guère possible d’aller contre ça. Gamora tourne en rond parce qu’elle ne voit pas ce qu’elle pourrait réellement faire. Elle n’y réfléchit pas et ne se penche pas particulièrement sur la question et sans doute serait-ce judicieux de sa part de s’y mettre. Mais elle n’y parvient pas, c’est vrai. Et elle le regrette. « Je n’en ai pas la moindre idée. Je chasse beaucoup. J’explore un peu mais ce n’est pas une grosse réussite, je ne trouve rien d’intéressant. Quant à des projets, non pas vraiment. En as-tu, toi ? ». Certains sur le campement doivent en avoir oui. Parfois, elle entend parler de la fusion des camps et ça lui fait peur. Mais elle comprend que certains jeunes puissent vouloir retrouver les leurs. Elle espère juste qu’on ne va pas bêtement lui imposer une situation semblable juste parce que eux, ils le veulent. « Peut-être que j'ai des connaissances qui pourraient leur servir mais certainement toi aussi parce que tu es quand même douée ». Sans doute oui. Mais elle ne se voit pas leurs apprendre des trucs. Elle ne se sentirait pas à l’aise. Elle a déjà du mal à former ceux qui veulent devenir chasseur sans s’énerver, elle ne peut pas courir un tel risque avec une tribu et la relation si fragile qu’ils peuvent bien avoir.

Pour les fleurs, c’est un détail esthétique. Bien que la jeune femme en vienne à se dire que ça doit aussi pouvoir se manger. Mais elle ne se penche pas vraiment sur la question parce que ce n’est visiblement pas le but ici. Pourtant, à l’approche de l’hiver, est-ce que ce serait vraiment judicieux ? « Voilà tu vois, pour apporter un peu de gaieté, certains y font attention, d'autres pas ... mais l'important c'est de redonner du baume au cœur des gens... qui les motive. Je vais étudier ça ... un peu. ». Oui, il peut faire ça et si ça lui donne une occupation, ce n’est peut-être pas plus mal, aussi. Les situations ne sont pas toujours simples. Et sur certains points, c’est même plus compliqué, déjà. Elle serait incapable de l’aider pourtant, de trouver les teintes ou de faire vivre des fleurs. Mais elle pourrait essayer, peut-être. « Je t’aiderais à en ramener, si tu le souhaites. Je ne promets juste pas d’être douée avec et de ne pas en abîmer quelques-unes ». Comment savoir, après tout. Mais bon, si ça lui plaît de le faire, alors elle ferait l’effort d’essayer de comprendre ou de rendre le coin un peu plus chaleureux. « Et toi tu fournis des livres aux gens qui ça se trouve se moquent des fleurs alors ça c'est bien aussi ... ». Oui peut-être. Ils n’ont pourtant pas suffisamment de choses à échanger pour qu’elle puisse en ramener autant qu’elle le voudrait. Mais elle fait de son mieux et finalement, ici, c’est le plus important. « C’est ça. Et ça permet de se vider la tête, ça fait du bien ». Certains livres sont trop abîmés, c’est vrai. Les feuilles s’effritent, les mots disparaissent, mais parfois, la qualité est là et ça fait du bien, ça change, disons.


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Sujet: Re: (Tael) | Writing's on the wall
Mar 24 Jan - 22:48

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Gamora & Tael

Parfois le silence s'exprime, car oui il s'est joint au duo comme invité spécial, il à prit place entre les deux compères, posant parfois sa tête sur l'épaule du cuisinier ou de la chasseuse. Parce que Tael et Gamora prennent bien leur temps pour mener leur conversation. Ils ne sont pas pressés, ils s'accordent un petit moment privilégié avant que de reprendre le collier. Alors entre les mots, quand le dialogue retombe, l'autre se manifeste invisible, mais il ne leur pèse pas, car ils savent se taire ensemble sans créer de malaise. Les regard de Tael capte un léger mouvement, un petit moineau sautille non loin, becquetant la terre plus molle à la recherche d'insectes. Parfois il relève la tête les observant comme s'il se trouvait au spectacle. Le petit animal ne semble pas apeuré du tout, et le bouclé se demande si avec assez de patience il parviendrait à l'apprivoiser. Mais qu'en ferait-il ? IL imagine bien que les filles n'en voudraient pas sous la tente, et puis ce ne serait pas une vie de l'arracher à sa liberté. La réponse de Gamora le rappelle à la réalité, lui ne possède pas la conscience que ses petits gestes la touche à ce point. Heureux de retrouver son ancienne amie, de renouer quelque chose qu'il espère solide avec elle. Il désire la gâter pour toutes les souffrances encaissées qu'il ignore mais devine de par sa nature trop sensible. Il continuera à n'en pas douter même si un jaloux venait à le lui reprocher une fois de plus.

Le partage de leur tente à trois ne se révèle pas forcément évident puisqu'il y règne une atmosphère terriblement triste. Voilà comme il la ressent quand il y pénètre tellement la douleur D'Ailina se répercute partout, eux deux possèdent les places d'honneur pour la subir avec elle. A la blonde il ramène souvent des Tisanes chaudes espérant que ça puisse l'apaiser un tout petit peu. Mais les paroles tombent dans un vide cataclysmique, On ne se console pas si vite - Jamais ? - de la mort de l'être aimé. Tael, il en à perdu des personnes sur cette terre mais aucune qu'il déclarerait une âme soeur. Alors il estime ne pas posséder la capacité d'imaginer la désolation de la jeune femme. Gamora oui. Il se souvient de la guerre, de Meadow. Certainement elle aussi. Alors il tente de la réconforter de mille petites manières sans trop insister pour pas l'importuner. En mode fantôme.  « Ha oui tu risquerais d'être toute tâchée de rouge au matin et tu nous effrayerais » La taquine le bouclé en souriant gentiment, il ne réagit pas directement devant cet aveu d'insomnie mais ça ne l'étonne pas. Tael apprécie de s'attarder la nuit à la belle étoile avant que de venir retrouver sa couche. Et ces derniers temps il l'entend beaucoup remuer Gamora, ce qui réveille ses souvenirs d'Azalya ...

« Des fois si tu as trop de mal à dormir tu peux venir admirer le ciel avec moi, parfois ça permet de s'assoupir, pas que j'ai un gros problème à ce sujet là ... » Puisque la narcolepsie peut s'emparer de lui à tout moment, trop de fatigue, trop d'émotions ... trop de choses. Heureusement qu'il ne souffre pas de la forme la plus grave, probablement ne tiendrait-il pas compagnie à la leadeuse. Finalement le cuisinier ne la questionne pas plus, parce qu'il sait que la chasseuse ne s'épanche pas aussi facilement, encore moins sur commande. Et il sera toujours disponible  quand elle en éprouvera le besoin, mais pas besoin de le préciser. Alors un ange passe pendant que le petit oiseau pépie à leurs pied, de plus en plus proche, et qu'ils abordent un autre sujet. En réalité le bouclé n'espère que l'avis de Gamora, il s'inquiète de la sureté de la route, il se reconnait mauvais combattant, et craint que sa lame ne soit pas très dissuasive avec sa bouille à côté. Tael s'interroge simplement à savoir si la sécurité ne le dirigerait pas vers cette solution.  « Ô pour moi Gamora même si je pense pas être trop doué, je sais que tu es très occupée ça ne me viendrait pas l'idée de te faire perdre ton temps à jouer les  gardes du corps avec moi » Il n'y songeait pas avant qu'elle n'émette cette hypothèse mais ça ne lui déplairait pas.

Le jeune homme hocha la tête quand la jeune fille expliqua ne trouver rien d'intéressant pour occuper son temps libre, autre que ses activités habituelles. Honnêtement il y réfléchissait depuis très peu de temps, surtout pour empêcher son esprit de s'assombrir sur les derniers événements.  « Non pas vraiment, je cherche, j'écoute, je me renseigne prêt de toi par exemple pour trouver des occupations amusantes qui distrairaient les gens de ... Tout ça » Ce *Tout ça* que Le Cuisinier ne développera pas plus, après tout ils sont ici pour se détendre, et la nature, les terriens, ainsi que les impondérables ne les ont pas épargnés. Alors évitons de ressasser pour un tout petit instant.

Le minuscule volatile monterait presque sur les pieds de Tael, ce dernier d'ailleurs tend la main afin de le caresser mais le petiot déploie ses ailes minuscules pour s'envoler au loin ou on ne viendra pas troubler sa recherche  de nourriture. Et oui la nature reste plus farouche qu'elle n'en donne l'image jeune bouclé
.
« Oui on pourrait faire ça au printemps si tu veux ? Maintenant je crois que c'est un peu tard, je ne connais pas encore assez bien les plantes vivaces ... Je me renseignerais quand je serais chez les Pikunis ».

Et si Sofia eut encore été là, elle n'eut pas hésitée à les lui faire découvrir, mais désormais il doit apprendre seul. Cependant la perspective d'une activité future avec la chasseuse le ravi, cela leur donnera une occasion de renforcer ce lien si ténu qui se renforce chaque jour. Il ne doute pas de sa bonne volonté bien qu'il sache pertinemment le bouclé que ce ne soit pas son passe temps préféré. « Et on ne sait jamais, ça donnera peut-être des idées à d'autres » Renchérit le jeune homme toujours un peu trop optimiste. « Et tu es peut-être plus douée que tu ne le crois » Après il ne lui fera pas l'affront de prétendre qu'elle se mettra à aimer ça. Mais parfois de voir les gens heureux ça vous apporte des sentiments agréables.

Surtout d'après ses dires ce qu'elle recherche au fond c'est une activité qui remplace les mauvaises images qui surnagent dans son esprit. Comme la lecture
.
« Dis moi, est-ce que tu as déjà jouer aux dames ou aux échecs quand tu vivais sur l'odyssée ?  » Ici on ne trouvait rien qui y ressembla, forcément quand on les envoya à une mort presque certaine on ne se préoccupa pas de leur passe temps. Et surtout la lecture ou le jardinage ne convient pas à tout le monde.

Le problème reste à savoir si ils resteront dans ce lieu précis pour toujours. Jusqu'à présent personne n'a proposé de chercher des lieux plus propices. En existe t-il seulement ? En tout cas pas dans le désert ! Certains décident parfois de partir seuls, peu, et en général on suppose que ce n'est pas vraiment couronné de succès. Il ne faut pas non plus sous estimer l'éventualité que d'autres se laissent attirer par l'Odyssée, et qu'ils finissent qu'à se limiter à une poignée ? «  Tu penses que ce serait intéressant d'essayer de ré-créer un tel jeu ? Certains sont passionnées par tout ce qui est plus intellectuel ...»


Dernière édition par Taël D'Arbanville le Dim 9 Avr - 16:31, édité 1 fois

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Sujet: Re: (Tael) | Writing's on the wall
Mer 8 Fév - 10:02

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gamora&tael
« Ha oui tu risquerais d'être toute tâchée de rouge au matin et tu nous effrayerais ». Elle sourit à son tour. Il est vrai que ce ne serait pas bien vu. Sans dire qu’elle soit atrocement sale, la jeune femme ne cache pas qu’elle ne passe pas tout son temps à se rendre à la rivière pour se laver. Sans doute devrait-elle le faire, bien sûr. Mais la saleté n’est pas le principal problème du campement. Alors oui, elle se lave, aussi souvent que possible ou presque. Mais n’oublions pas qu’ils n’ont pas un million de tenues, et que du coup… Ils ne sont pas exemplaires sur la propreté. Mais au moins, ça donnerait une raison aux autres d’avoir peur d’elle. Oh, ils en ont déjà, malheureusement, mais elles sont principalement dues à un caractère bancal et désobligeant dans ses actes. Des erreurs, elle en a fait un bon nombre. Et qu’on ait pu lui en vouloir comme ça, elle ne peut pas prétendre que ce soit si incroyable que ça. Les choses sont comme elles sont, n’est-ce pas ? Et à cause de ça, il serait parfaitement impossible de revenir en arrière. Et que ferait-elle dans ce cas ? Elle ne peut pas changer qui elle est. « Ils ont déjà peur de moi, évitons de lui en donner une raison ». Elle se met doucement à sourire, parce que de toute manière, il serait ridicule de s’en formaliser maintenant. Elle a déjà été bien suffisamment touchée par toute cette histoire. Aujourd’hui, elle réalise que ça lui permet d’avoir un peu de tranquillité. Sans doute est-ce plus ridicule encore que le reste, mais comment vraiment savoir, hein ? Enfin bref, tout ça pour dire que les fruits, au vu du nombre et de la possibilité de ne pas en trouver en hiver, il faut en prendre soin, et que ce n’est certainement pas en les écrasant que ça va arriver. Elle s’en voudrait bien trop. Il ne relève pas le fait qu’elle a de nombreuses insomnies. A quoi bon, puisqu’il sait très bien qu’elle en a. Ils partagent la même tente, c’est une évidence avec laquelle il fait, sans mot dire. Et cela lui fait beaucoup de bien, parce que oui, elle a besoin de ça pour tenir le coup. La multitude de question n’aiderait en rien. « Des fois si tu as trop de mal à dormir tu peux venir admirer le ciel avec moi, parfois ça permet de s'assoupir, pas que j'ai un gros problème à ce sujet-là ... ». Il est vrai qu’il a une facilité assez déconcertante à dormir, que cela lui fait bizarre de le voir ainsi, parfois. Mais elle ne s’en formalise pas. Et elle valide parfaitement l’invitation qu’il lui donne, en parallèle, parce que l’entendre lui fait du bien. Il a une voix assez reposante et les mots qui sortent de sa bouche ne sont jamais détestables ou mal intentionnés. Et ça lui fait du bien. Il ne pose pas de question déplaisante et il se soucie de comment elle va. Elle n’a besoin de rien d’autre. Disons qu’il a appris à voir comment elle fonctionnait, peut-être. Mais du coup, ça lui fait du bien. « Pourquoi pas, plutôt que de tourner en rond dans mon lit ou de me faufiler dans la forêt pour marcher un peu ». Ce qui peut s’avérer dangereux lorsque la seule lumière vient de la lune et qu’elle ne filtre pas très bien entre les arbres.

Bien sûr, la question de l’accompagner, elle ne la pose pas de manière déplaisante, ce n’est absolument pas son intention. Elle n’a pas vraiment envie de passer pour quelqu’un de déplaisant, parce que cela n’aurait pas le moindre sens. Elle ne sait pas où donner de la tête, parfois, elle ne parvient jamais à reconnaître ce que veulent ou ne veulent pas les gens. Elle essaie, la plupart du temps, et parfois, ça se solde par un lourd échec qu’elle ne parvient pas forcément à analyser. Mais elle fait de son mieux. Parce que la plupart du temps, c’est suffisant comme ça. Elle ne veut pas paraître déplaisante en lui posant la question, et elle espère que ça ne sera pas mal interprété. « Ô pour moi Gamora même si je pense pas être trop doué, je sais que tu es très occupée ça ne me viendrait pas l'idée de te faire perdre ton temps à jouer les  gardes du corps avec moi ». Occupée ? Elle en donne davantage l’impression qu’elle ne l’est vraiment. Mais il est vrai qu’elle disparaît souvent et que les autres doivent s’imaginer que sa vie est bousculée par des activités en tout genre. Que pourrait-il en dire hein ? Ses options sont cruellement entachées par des choses désobligeantes, à n’en pas douter. Mais bon, il ne lui sert à rien de se formaliser pour tout ceci. Et elle ne va pas non plus se mettre à lui raconter que ses journées sont minables et qu’elle ne fait presque rien, cela ne l’avancerait pas à grand-chose et ça n’aurait pas le moindre sens. Autant éviter. « Tu me promets de faire attention ? ». Elle préfère ne pas s’y rendre, elle n’a pas la force mentale pour le faire parce que ça n’aurait pas de sens. Elle restera derrière et s’il vient à arriver quelque chose, elle n’hésitera pas à faire le nécessaire. La guerre reprendra, oui. Et s’il le faut, elle ira se tourner vers les Odysséens. Ils prouveront alors qu’ils sont bien là pour les aider. Dans un sens, du moins. Après, pour le reste, il n’est pas toujours évident de savoir si c’est le bon comportement à avoir ou non. Elle ne prétend pas les pardonner mais… Elle fera le nécessaire. Parce que parfois, il faut apprendre à mettre de côté toutes les choses qu’on est incapable de contrôler, le reste du temps. Elle fera le nécessaire, en dernier recours. Tout ce qu’elle espère, c’est ne pas avoir à aller jusque-là.

« Non pas vraiment, je cherche, j'écoute, je me renseigne prêt de toi par exemple pour trouver des occupations amusantes qui distrairaient les gens de ... Tout ça ». Elle n’a jamais été faite pour trouver des activités amusantes. Enfermée à un âge trop peu avancé, elle ne sait même pas ce qu’il est bon ou non de faire pour que les choses s’arrangent ou ne s’arrangent pas. Il n’y a jamais eu de solution miracle et sans doute n’y en aurait-il jamais. Elle ne sait pas ce qu’il faut faire pour s’amuser, ce qu’il faut faire pour qu’une activité paraisse drôle ou pas drôle. Il n’y a jamais eu de méthode pour y parvenir. Et il n’y en aura sans doute jamais. La difficulté d’une telle situation, c’est qu’il n’y a rien à faire. Il n’y a jamais rien eu à faire. Et dans un monde où il est demandé de réussir à survivre, c’est pire encore. Parce qu’on ne prend pas le temps pour s’amuser, on ne prend le temps de rien, en fin de compte. Et tout devient plus difficile encore. « Je suis sûre que tu finiras par trouver quelque chose ». Elle lui sourit, elle s’amuse face à une situation particulière. Tout ceci n’a pas le moindre sens, c’est inévitable, une chose qu’il n’est pas toujours facile de comprendre. Il a toujours eu un bon fond et aujourd’hui, s’il décide de chercher quelque chose pour distraire les gens, il finira par trouver. Elle ne sera juste pas un bon allié pour l’aider à trouver quelque chose.

Rien qu’avec les fleurs, elle sent qu’il est sur quelque chose, et c’est assez drôle, quand même. Elle n’ira certainement pas prétendre le contraire. C’est amusant, de se retrouver dans une telle situation, et elle ne risque pas de s’en formaliser. Cela fera sans doute joli pour les gens qui trouvent ça utile. Pour lui, il ne voit pas trop, il ne sait pas trop quel lien il pourrait faire. Et dans le fond, elle n’a pas particulièrement envie d’y réfléchir. Faut dire ce qui est, la situation est désastreuse sur le campement. Nombreux sont ceux qui se plaignent, ceux qui râlent, ceux qui chouinent continuellement. Ils ne font pas d’effort, ils ne font rien. Et ça empire, à chaque fois. Mais la jeune femme n’est pas du genre à chercher une solution. De toute manière, elle ne voit pas vraiment ce qu’elle pourrait faire pour que ça aille. Il n’y a aucune solution miracle. « Oui on pourrait faire ça au printemps si tu veux ? Maintenant je crois que c'est un peu tard, je ne connais pas encore assez bien les plantes vivaces ... Je me renseignerais quand je serais chez les Pikunis ».. Bon plan et en plus, il a raison, l’hiver risquerait de tuer les plantes avant même qu’il n’ait eu le temps de les planter. « Et on ne sait jamais, ça donnera peut-être des idées à d'autres ». Ce qui serait bien aussi. Certains attendent trop sur les autres. Il serait temps que ça change. « Si ça peut leurs donner des idées, ce serait sympa. Il y en a qui n’ont pas encore trouvé leurs voies.. ». Ou alors, personne n’est encore allé vers eux pour les secouer un bon coup. Mais Gamora se retient de le faire, parce que ça n’aurait pas le moindre sens. « Et tu es peut-être plus douée que tu ne le crois ». Peut-être. Encore faudrait-il qu’elle parvienne à déterminer en quoi elle peut être douée. Elle sait l’être pour la chasse, mais pour le reste… Elle n’en a pas la moindre idée.

« Dis moi, est-ce que tu as déjà jouer aux dames ou aux échecs quand tu vivais sur l'odyssée ?  ». Il arrive régulièrement aux gens d’oublier que la jeune femme a été enfermée alors qu’elle était très jeune. De nombreuses années ont filé et toutes les choses qui ont pu être amusantes au cours de sa vie se sont doucement envolées. Elle ne se souvient plus de tous les détails, et en plus de ça, elle ne sait plus à quoi ressemble un jeu de son enfance, alors de là à se souvenir si elle sait jouer ou non… C’est une toute autre histoire, à n’en pas douter. «  Tu penses que ce serait intéressant d'essayer de ré-créer un tel jeu ? Certains sont passionnées par tout ce qui est plus intellectuel ...». Sûrement. Si elle ne se souvient plus des jeux auxquels elle a pu jouer, il est indéniable que certains ici n’auront pas été enfermés bien longtemps. Et une nouvelle fois, ça ferait un peu de changement. « Je ne me souviens plus de ce jeu, ça remonte à beaucoup trop loin pour moi. Mais les autres… Oui, je pense. Et ça ferait un jeu intéressant, en plus ». Elle hausse les épaules, elle ne peut malheureusement pas parler pour les autres.

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Sujet: Re: (Tael) | Writing's on the wall
Mar 7 Mar - 22:27

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Gamora & Tael

Le temps passe, les mots, les silences, les demis sourires se succèdent. Une petite éclaircie dans une année de drames. Oui chacun ayant récolté le sien à un moment donné ou à un autre. Et dans cette nouvelle vie, ou il faut tous les jours lutter pour reste vivant, se lever, partir à la chasse pour trouver sa subsistance. Et faire ne sorte que chacun ait sa part avec la viande, les fruits et ce qu'on rapporte à ceux qui se chargent de la cuisine et du garde manger. Faut faire en sorte que ça devienne pas monotone de manger toujours les mêmes choses, et chasser la nostalgie qui parfois vous envahit. Oui il se doute bien que tous éprouvent régulièrement une certaine difficulté à continuer sa tâche avec autant d'énergie qu'au début. Ou presque tous. Parce que malgré tout, la découverte des terriens, l'animosité de certains d'entre eux, les enlèvements, la guerre, le tremblement de terre, la perte des êtres chers, aucun de ceux qu'on n'a voulu sacrifier ne s'imaginait une longue vie. Pas qu'il estime qu'il vivra jusque quarante ans le bouclé, mais malgré tout il ne veut plus attendre la mort comme aux premiers jours de son arrivée. Çà lui à prit le temps de revenir vers Gamora, mais pour lui il n'était pas question de peur. Bien qu'il sache que certains la craignent, pas lui.

Cependant, parfois, il s'inquiète de la blesser sans le vouloir, par ses remarques un peu maladroites, parce qu'il ne réfléchit pas forcément toujours avant de s'exprimer. Non qu'il soit idiot le bouclé,mais comme sa camarade, les relations avec les autres lui échappent un peu, alors quand il se sent pas trop à l'aise il devient spontané. Et dans ce cas il bredouille parfois un peu n'importe quoi. Généralement avec La chasseuse il agit normalement, car il sait qu'il n'a pas besoin de l'impressionner, ce n'est pas comme si elle ne savait pas qui il était au départ. Bien sur ils se sont perdus de vue, mais à une époque ils jouaient ensemble tels des enfants. Lui c'est ce simple lien un peu abimé par le temps, et les épreuves qu'il veut endurcir, auquel il s'accroche. Devenir un ami de confiance à qui elle pourra raconter une connerie sans qu'il la juge, et vice et versa. Voilà ou il veut se diriger avec Gamora. Et ça ne se construit pas en 5 minutes. Ou parfois oui. Mais après faut le travailler toute sa vie, se montrer digne chaque jour, et avouer que parfois on peut être faible, même si ... on possède sa petite fierté. « Si ils veulent une raison je pense qu'ils en trouveront toujours une ! Mais à mon avis ici ils se sont tous habitués à toi, en tout cas tu me manquerais cruellement si tu t'en allais »

Tael parle de départ, non de fin en soi, il refuse désormais de penser à d'autres disparitions mortelles en leurs rangs. Bien qu'il sache pertinemment qu'ils ne puissent les éviter toujours. Mais il préfère croire que si l'un d'entre eux disparaissait, il se serait simplement enfuit vers des cieux plus cléments. La souffrance des cœurs meurtris se portent déjà si lourdement à travers leur démarche et leurs yeux. Ailina à qui il souhaiterait raconter une histoire qui finisse bien, qui devient si lointaine comme si elle se détachait d'eux. Alors pas Gamora, non pas elle. Il lui courra derrière si elle le fait, même si elle lui envoie son poing dans l'estomac, parce que oui on peut le trouver agaçant par moment le cuisinier. Alors quand elle accepte d’éventuellement venir lui tenir compagnie lors de nuits étoilés, ça le réjouit Tael.  « Oh extra ! Tu connais les constellations ? Sûrement ... Après tout on avait que ça à regarder dans nos cellules, mais si jamais je pourrais te raconter des histoires liées à chacune . .. Ou alors on se taira ensemble » Probablement que c'est ce qu'elle préférera, et lui ça ne le gênera pas. L'enfant des étoiles il apprécie aussi le silence de la nuit qui répercute tous les bruits comme un écho. On peut alors se rendre compte que la vie animale est particulièrement active quand la plupart des autres dorment.

« Tu as du courage de t'enfoncer le soir dans la forêt comme ça ... Mais ça doit être intéressant tout ce que tu y vois. J'y ait passé une soirée une fois avec Tristam quand je suis revenu du désert ... Avant de vous rejoindre » Le bouclé il n'a jamais évoqué cet épisode avec personne, parce qu'il le chérissait dans le fond de son âme, et qu'il espérait retrouver ce garçon sauvage. Mais des rumeurs circulent sur sa mort, Et lui il souhaite le garder vivant dans sa mémoire, car sans lui peut-être qu'il ne serait jamais réapparu dans le camp. Et puis comme la chasseuse lui demande de faire attention à ses prochaines excursions, voilà que le rouge envahit ses joues, ça lui fait plaisir au bouclé de savoir qu'on se préoccupe un peu de lui, qu'il existe une chance qu'il manque à une persone parfois.  « Oui je te promet et si j'arrive à avoir des trucs utiles pour toi je t'en ramènerais aussi ! » Par conte il ne peut pas promettre le cuisinier. Ce qu'il va découvrir la-bas, ce qu'on lui permettra de faire ou non, il le saura quand il commencera cette drôle de mission d'apprendre une langue à une personne dont il ignore la sienne. Un peu absurde au fond. Ça l'inquiète un peu le bouclé, mais il ne reculera pas, puisque désormais il se donne des buts pour mieux avancer dans la vie. Améliorer son quotidien et celui des autres.

Bien entendu Tael apprécierait que Gamora lui donne des indications de ce qui pourrait faire plaisir à la populace des débarqués, en dehors de leur train train habituel. Surtout ce que elle voudrait voir, mais il se doute aussi qu'elle ne va pas vraiment l'aider sur ce coup-là. Mais bon, faut aussi tenter de laisser pousser un peu d'espoir . Finalement ça ne le perturbe pas tant que ça, alors qu'une libellule s'amuse à faire des acrobaties sous le nez de la jeune femme. L'air de rien, il fait un mouvement vers l'arrière, ces bestioles là dansent bien joliment mais leur taille reste étonnante. Heureusement qu'on n'a jamais répertorié d'attaque de ces belle danseuses aux ailes transparentes. Finalement il tend la main au cas ou elle trouverait l'audace de venir s'y installer. Malheureusement non elle préfère la chevelure de la chasseuse.  « Vous êtes jolies comme ça toutes les deux » Taël admire le spectacle que la leadeuse ne peut pas voir. Il manque décidément des appareils photos par ici, peut-être que les Odysséens en auraient ? Il faudra qu'il se renseigne prêt de Leary. Puis oui il trouvera autre chose, certainement  « Je te construirais un petit coin rien qu'à toi, ce sera la place de Gamora quand elle veut réfléchir en paix, et si j'arrive à en trouver un, j'y planterais un arbre à papillons »

Et puis maintenant le rendez vous était donné, donc Tael lui rappelerait en temps et heures. Pas besoin de s'étendre plus sur ce sujet. Pendant qu'elle lui parle, Tael ne la quitte pas des yeux fasciné par la demoiselle qui voyage dans la chevelure de la jeune fille. Mais sans doute que l'insecte estime que la promenade à assez duré alors il s'envole en planant juste devant le regard de Gamora. Pour foncer directement sur Tael qui en sursautant tombe à la renverse alors qu'elle s'éloigne après l'avoir survolé pour rejoindre d'autres débarqués, ou retourner dans sa forêt. « T'as vu ça ? Elle à voulu me tuer l'insolente  » rigole le bouclé en se relevant tout poussièreux, et prenant un air mi-figue mi-raisin il grimace à moitié. Pendant quelques instants il en oublie ses tracas, ses recherches, ses questionnements et tout le reste ... Il à presque envie Tael, pour faire rire de  se lever avec un air vengeur et de crier "sus aux libellules" pour faire semblant de partir à la guerre contre elles. « Et faut pas qu'on se laisse faire sinon les insectes vont envahir le monde et on à déjà assez avec les terriens qui nous chatouillent les pieds ! »


Dernière édition par Taël D'Arbanville le Dim 9 Avr - 16:33, édité 1 fois

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Sujet: Re: (Tael) | Writing's on the wall
Jeu 6 Avr - 21:08

» Writing's on the wall
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Dans ce monde, il n’est pas toujours facile de conserver une amitié. Gamora ne prétend pas que sur tous les points, elle perd la tête, mais elle ne nie pas que la plupart des choses vont sûrement finir par lui retourner le bide. Elle n’est pas, mais alors pas du tout à l’aise avec tout ce bordel. Lorsqu’elle était une gamine, une enfant qui ne parvient pas à trouver son point d’appui et qui ne parvenait déjà pas à dire les choses comme elle le voulait. Sa mère était tout pour elle, et malgré la place importante qu’occupaient Robb et Tael, ça a toujours été un peu particulier et différent. Et il y a ensuite eu l’enfermement, l’expulsion, l’envoie sur terre. Tout fut destructeur et perturbant, c’est un fait. Mais là, pour le coup, elle ne sait plus trop. Elle essaie d’avancer ou de parvenir à trouver de l’amour, ou en tout cas, suffisamment d’amour, mais ce n’est malheureusement pas aussi simple. A l’heure actuelle, elle essaie de remettre en place la relation qu’elle entretient avec Taël, une amitié agréable, douce et plaisante. Importante, également. Ce n’est pas toujours évident, bien sûr, mais sur certains points, ça ne s’annonce pas forcément évident. Elle a envie de croire que l’amitié est un fait facile, une relation évidente à laquelle on peut s’accrocher dans les moments où ça ne va pas. La réalité, c’est que ce n’est pas comme ça que ça fonctionne vraiment. La jeune brune n’est pas douée en relation humaine. Sur bien des points, elle réussit facilement à faire des gaffes et à penser de la mauvaise façon. La jeune femme a juste peur de faire des erreurs parce qu’elle ne sait pas toujours comment faire les choses. Mais elle a envie de croire que ça peut le faire. Il faut juste qu’elle sache comment s’y prendre mais ce n’est jamais aussi simple que ça. Il y a qu’elle a quelques incapacités sentimentales et qu’à cause de ça, elle ne parvient pas toujours à faire ce qu’il faut. Elle a envie d’espérer que ça ira, mais au final, elle n’est pas toujours certaine d’y arriver.

En réalité, avec Taël, elle se sent bien, elle se sent elle-même et elle se permet d’imaginer que c’est la seule chose qui ait de l’importance. Ce n’est pas aussi simple que ça. Elle sait faire ce qu’il faut. Et il sait se faire patient et agréable. Et c’est justement ce qui fait que la relation tient encore, maintenant. Il a fallu reconstruire, puisque plusieurs années s’étaient écoulées depuis le dernier échange, mais au final, elle a pu constater que l’amitié ne dépérit pas, qu’elle évolue. Aujourd’hui, le lien qui les unit est assez fort et important. Mais pour autant, elle sait qu’elle n’est pas facilement supportable, elle sait qu’elle est un peu trop irritante, parfois, et qu’il faudrait qu’elle arrête de se la jouer « intouchable » ou « inatteignable » parce que dans le fond, ce n’est pas vraiment comme ça que sont les choses. Mais elle est incapable d’être différente. Est-ce qu’on peut vraiment devenir quelqu’un d’autre juste parce qu’on en a envie ? En réalité, aujourd’hui, elle apprend à faire les choses comme il faut, elle apprend à aller de l’avant ou du moins, à essayer. Et pour cela, il faut qu’elle s’autorise à leurs faire confiance. Mais ça n’a rien de si simple.

« Si ils veulent une raison je pense qu'ils en trouveront toujours une ! Mais à mon avis ici ils se sont tous habitués à toi, en tout cas tu me manquerais cruellement si tu t'en allais ». Elle baisse le regard, un peu intimidé par les doux mots de Taël. Faut dire qu’il est doué pour trouver les mots qu’il faut et ça lui fait du bien. Pour autant, il doit bien avoir raison. Ils se sont forcément habitués à sa présence non ? Ils ont même voté pour qu’elle soit la responsable de la chasse, ça ne peut pas être rien, non ? C’est qu’ils lui font confiance et qu’ils croient en ses capacités. Alors malgré son sale caractère, ses mauvaises manières et ça tendance paranoïaque, oui, ils ont forcément fini par s’habituer à elle. « Qu’ils se soient habitués à moi, ça ne veut pas dire qu’ils n’ont pas peur de moi ». Elle hausse les épaules. Elle comprend ce qu’il peut bien dire mais ça ne veut pas dire que c’est évident. Tout ça ne l’est absolument pas. C’est une affaire compliquée quoi. Elle a du mal à faire confiance, déjà, et ça ne risque pas d’être plus simple. Au contraire. Là, pour le coup, elle sait juste qu’il a beau être gentil, ça ne veut pas dire que ce sera plus évident. Avec un sale caractère comme le sien, tout peut devenir compliqué, même quand il n’y a pas de véritable raison à cela. Et Gamora le sait, son sale caractère, ses mauvaises manières et ses sautes d’humeur ne lui facilitent pas vraiment la vie.

Admirer le ciel lorsqu’elle ne semble pas capable de dormir ? Pourquoi pas oui. De toute manière, si elle réalise qu’elle n’est capable de rien d’autre, c’est sans doute la seule chose qu’elle puisse vraiment faire. Et puis bon, elle ne prend jamais le temps de le faire. Lorsqu’elle passe des nuits en forêt, les arbres l’empêchent de voir. Alors pourquoi ne pas observer ça avec son ami hein ? De toute manière, qu’est-ce qu’elle pourrait avoir de mieux à faire une nuit où elle ne trouve pas le sommeil ? « Oh extra ! Tu connais les constellations ? Sûrement ... Après tout on avait que ça à regarder dans nos cellules, mais si jamais je pourrais te raconter des histoires liées à chacune... Ou alors on se taira ensemble ». En réalité, les journées de Gamora étaient suffisamment agitées. Et le reste du temps, elle restait avachie dans un coin, incapable de trouver quelque chose à faire. « Non, je ne connais pas les constellations. J’avais… Pas mal de choses à penser là-haut ». Elle soupire, non, elle n’a pas envie d’en parler. En réalité, elle aimerait pouvoir laisser tout ça derrière elle et ne plus avoir besoin d’en parler. Tout laisser dans le passé, avancer et se construire une nouvelle vie. « Tu as du courage de t'enfoncer le soir dans la forêt comme ça ... Mais ça doit être intéressant tout ce que tu y vois. J'y ait passé une soirée une fois avec Tristam quand je suis revenu du désert ... Avant de vous rejoindre ». Oui peut être qu’il est question de courage. Ou alors, c’est qu’il s’agit d’inconscience et dans ce cas, ce n’est pas forcément mieux. Mais alors, elle ne sait pas vraiment de quoi il s’agit. Elle n’a pas envie d’y penser. Disons que lorsqu’elle est trop loin, elle n’en vient pas à penser qu’elle pourrait revenir ou autre chose. Elle se dit qu’elle a autant faire de son mieux pour survivre dans la zone. Mais ça n’a absolument rien à voir ni rien d’évident. Tristam, un des disparus, une âme dehors. Ou un corps, qui erre quelque part. Gamora n’a pas grand espoir de voir les gens revenir, lorsqu’ils disparaissent. Mais ce n’est pas le genre de chose qu’on évoque à voix haute. Il faut se faire compatissant, ou du moins, essayer. Parce qu’en réalité, la brune sait que Taël appréciait beaucoup l’homme. « Vous avez fait quoi du coup ? ». Elle n’est pas vraiment certaine qu’il ait envie d’en parler mais puisqu’il aborde le sujet, elle se permet de croire qu’il le veut peut-être ? Si ce n’est pas le cas, il pourra toujours revenir en arrière. C’est possible, n’est-ce pas ? « Il te manque hein… ? ». Sa voix n’est qu’un murmure, alors qu’elle se risque sur une question maladroite et peu assurée. Elle ne veut pas se faire maladroite et en même temps, elle a envie de lui parler, de savoir. Elle veut lui montrer qu’elle s’intéresse, qu’elle n’est pas continuellement indifférentes.

Bien sûr qu’elle lui demande de faire attention. Gamora n’est pas toujours très à l’aise avec les gens mais elle tient aux maigres personnes qui meublent son monde, qui sont là, pour elle, quoi qu’elle fasse. Ce n’est pas toujours évident, mais elle a besoin de les savoir non loin d’elle. De savoir qu’elle peut compter sur eux si elle en éprouve le besoin. Savoir qu’ils sont là, c’est plus important que tout le reste. Alors elle essaie, de porter de l’importance aux gens, mais ça n’a rien d’évident. Et sans doute que cela ne le sera jamais. Elle fait ce qu’elle peut avec ce qu’elle a. Mais elle sait que malgré tout, ce n’est pas toujours suffisant. « Oui je te promet et si j'arrive à avoir des trucs utiles pour toi je t'en ramènerais aussi ! ». Elle a un peu de mal à voir ce qu’il pourrait bien lui ramener. Mais c’est plaisant, de voir qu’il pourrait avoir un geste pour elle. Mais… Ce n’est pas vraiment nécessaire. Gamora n’a pas l’intention de le blesser mais avec les trocs avec Ozvan, elle se permet de penser que son ami ne pourrait rien lui apporter de vraiment particulier. Pour autant, elle serait curieuse de voir. « Si tu trouves un truc qui pourrait m’intéresser, avec plaisir ». Un fin sourire se glisse sur ses traits. Faut dire qu’elle n’a jamais eu de cadeau. Même sa mère ne pouvait pas vraiment se le permettre. Et puis bon, ce n’est pas comme s’il y avait des gadgets à foison là-haut.

Une libellule vient se faufiler dans le champ de vision de la jeune femme. Si au début, elle tente de l’écarter du bout des doigts, elle finit par la laisser faire. Et alors qu’elle fuit la main de Taël, voilà qu’elle se pose sur sa tête, vu le chatouillement qu’elle ressent, un instant. « Vous êtes jolies comme ça toutes les deux ». Le rouge lui monte aux joues. Faut dire qu’on ne lui a jamais dit qu’elle était jolie. Elle ne lui répond rien, elle ne sait pas s’il faut remercier, dans ces cas-là. « Je te construirais un petit coin rien qu'à toi, ce sera la place de Gamora quand elle veut réfléchir en paix, et si j'arrive à en trouver un, j'y planterais un arbre à papillons ». Ce serait sympathique. Elle ne prétend pas que la foule ne lui plaît pas mais elle ne cache pas que ça a tendance à l’oppresser. Il y a bien trop de monde, dans le coin. Et certains jours, c’est même assez étouffant. Alors un petit coin qui lui serait réservé, ça pourrait être agréable. Même si elle a quelques doutes quant à la possibilité de voir un arbre à papillons dans le coin. Non que ça lui déplairait mais ce serait quand même assez petit au début non ? Et trop grand, ça ne tiendrait jamais. « Un coin rien qu’à moi… Tu crois que les autres le respecteraient vraiment ? ». Elle les imagine déjà tous en train d’envahir son espace. Ici, elle se demande s’il est ne serait-ce que possible d’avoir un espace rien qu’à soi.

La bestiole se met à quitter ses cheveux, puisqu’elle passe sous son nez et se dirige vers Taël qui tombe à la renverse. Gamora se met doucement à rire, un son qui ne quitte que très peu souvent ses lèvres c’est vrai. Elle tend la main alors, pour l’aider à se relever. « T'as vu ça ? Elle a voulu me tuer l’insolente ». Oh oui, au moins tout ça ! « Une vraie bête furieuse ! ». La conversation paraît légère. Agréable. Et Gamora ne cache pas que ça lui fait vraiment du bien. Elle n’en a pas l’habitude mais de temps en temps, il faut avoir la possibilité de profiter d’un peu de calme et de douceur. Ou du moins, c’est ce qu’elle se permet de croire. Et putain, ce que ça fait du bien. « Et faut pas qu'on se laisse faire sinon les insectes vont envahir le monde et on à déjà assez avec les terriens qui nous chatouillent les pieds ! ». La relation avec les Terriens est plus facile qu’avant. La guerre a enterré la hache de guerre. Bien que ce soit assez ironique. « Oui, on a tout faux depuis le début, tuons les insectes ! ». Mais il serait bien plus compliqué de les tuer avec un arc et des flèches. « Mais je crains qu’on aurait aucune chance. On a déjà du mal à cibler le gibier, imagine une bestiole de cette taille ». Aucune chance.


notes » w/ Taël sur le campement, le 7 Septembre 2116.

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Sujet: Re: (Tael) | Writing's on the wall
Jeu 25 Mai - 16:42

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Gamora & Tael

Dans ce vague printemps qui s'installe en leur donnant des raisons d'espérer, malgré la colère de la terre, Taël et Gamora se laissent porter par ce petit moment que leur offre la vie. Pour l'instant le jeune homme court beaucoup, comme s'il tentait de semer les mauvaises nouvelles ou les souvenirs trop douloureux. Surtout il ne veut pas se laisser rattraper par cet état presque comateux qui l'avait envahi à son retour du désert. Alors se cacher dans un coin comme il le faisait tout au début de leur arrivée sur terre, il sait désormais que ça ne fera qu'empirer les choses. Aussi tout comme son amie d'avance il apprend, mais sa maladresse ne l'aide pas toujours. Cependant il est de bonne volonté et ça a dû se remarquer dans le camp. Parce que le voilà en charge de la vie de celui-ci, en compagnie de Liam, sans trop bien comprendre comment cette étrange décision à pu arriver. Le bouclé ne la rejettera pas, même s'il pense que la majorité a dû être victime d'une hallucination collective pour prendre une telle décision. Au contraire, le petit cuisinier il veut l'honorer du mieux qu'il le pourra tant qu'il sera en vie, et qu'on le laissera en place. Heureusement Thaïs ne se trouve jamais loin, et la présence de Gamora le rassure. Non ils n'échangent pas forcément souvent, ni ne partagent tous les jours des conversations profondes, mais elle vit à ses côtés puisqu'ils dorment sous la même tente.

Au début, avant de se joindre à l'abri délaissé d'Azalya, Tael voulait dormir à la belle étoile, tout le temps, tout seul. Seulement la saison froide, qu'il ne connaissait pas jusqu'alors, le fit changer d'avis. Aussi courageux qu'il fut, aussi décidé à mourir qu'il se prétendait, se laisser geler sur place ne l'enchanta pas du tout. Bien que partager un espace avec une autre personne, alors qu'il venait de vivre esseulé une dizaine d'années dans une cellule, l'effrayait, le repoussait. Il finit par développer des liens très fort avec la blonde décédée. il eut pu choisir de retourner vivre comme un Hermite, mais il ne doutait plus désormais qu'être ensemble rendait plus fort. Car bien qu'il craignit encore à propos de leur avenir, il désirait désormais vivre et se battre. Mais il ignorait le plus souvent comment s'y prendre. Comme Gamora lui ressemblait par certains points, il se morigénait moins de ne pas savoir établir des contacts sociaux satisfaisants. Du moins très souvent il gardait l'impression de décevoir les autres, de ne pas avoir assez à leur apporter. Aussi essayait-il de s'améliorer mais ça se véhiculait souvent devant la plus parfait ignorance. Alors maintenant il devinait que "lui-même" restait son meilleur atout, qu'il plaise ou non. Pourquoi ne pas attendre ce que lui offrait généralement à ses camarades ? Une acceptation complète de ce qu'ils pouvaient se révéler ?

Par exemple Gamora, il ne lui demanderait jamais de changer, mais il l'aiderait à le faire si elle venait à lui en parler. Sinon il l'appréciait comme elle se dévoilait, sans forcément le vouloir, avec ses qualités et ses fêlures. Ça ne rendait pas forcément les choses plus faciles pour l'un ou pour l'autre, mais ça ne les fourvoyaient pas non plus dans des voies sans issu. Ils savaient que l'arrachement à leur amitié première ne dépendait pas d'eux, bien qu' il vint d'un acte commis par eux. Mais le résultat ne changeait pas, confrontés la toute première fois sur terre ils s'ignorèrent. Chacun devait pardonner à l'autre, et ce point dépassé ensemble, ils reconstruisaient une amitié sur un terrain complétement inconnu sachant pertinemment qu’ils ne redonneraient pas vie à ce qui désormais se devait d'être considéré comme expirer. Ca ni Tael, Ni Gamora ne ressemblaient à ces enfants qui un jour parcoururent les couloirs de l'odyssée en riant. Ils devaient redécouvrir l'autre afin de tisser une chemin transformé,  mais tout aussi solide. Donc ces petits instants aussi silencieux soient-ils ressemblent à des petits pépites brillantes à travers l'espace que le bouclé collecte afin de les garder pour des jours pluvieux et tristes. En réalité il ne s'intéressait pas à ce que leurs pairs murmuraient au sujet de la chasseuse, Parce qu'il préférait toujours se faire son opinion personnelle, puis un ami on le prend tel qu'il se présente.

« Oui ... Je ne sais pas, je ne discute pas vraiment avec les autres au sujet des nôtres, alors ... » Il se pouvait tout à fait que Gamora énonça un fait découlant de la logique. La philosophie, le bouclé il ne prétendait pas en être un expert. Son rayon, sa passion restait la cuisine. Néanmoins il regardait généralement le monde et les êtres avec une perspective qui ne ressemblait à aucune autre. Alors qui sait s'il ne se révélait pas plus savant qu'il ne se l'imaginait ? « Mais je suis malgré tout certain qu'il y en à qui à force de te fréquenter, te voir, sont parvenus à te comprendre ou simplement t'apprécier pour ce que tu es. Et c'est très bien parce que ce qui fait qu'on arrive à survivre c'est qu'on à tous nos particularités, juste il y a en pour qui ça se voit plus que d'autres » Taël ne prétendra pas qu'un moment existera ou tout le monde aimera Gamora. Parce que réellement au-delà d'une dizaine il devenait rare de faire l'unanimité. On rencontrerait toujours un esprit rebelle souhaitant tout révolutionner, ou un indélicat qui ne supportait rien ou personne. Désormais le bouclé estimait rédhibitoire de se gâcher l'existence pour de telles futilités. « Et puis même tu sais, les gens sont tellement versatiles, un jour ils t'apprécient, le lendemain ils ne t'adressent plus la parole et jamais ils ne t'en parleront. Et je parie que si tu leur demandais ils n’oseraient pas te le dire tellement c'est idiot comme raison ! »

Et pourtant quand les choses ne fonctionnent pas, si qui que ce soit n'explique rien, on ne peut pas deviner le problème. Lui Le cuisinier, il lui dirait sans hésiter qu'il n'estime pas que La chasseuse puisse se décrive comme un mauvais tempérament. Fort peut-être. Et selon lui ça ne changerait rien, parce qu'on à beau lui dire qu'on le trouve gentil, il ne constate pas que ses relations avec les autres fleurissent plus nombreuses que celles de Gamora. Il ne se découvre pas entourer d'un chapelet de personnes qui s'arrachent sa présence. Mais ça ne servirait pas non plus de s'obstiner la dessus. D'autant que la conversation se dirige vers le ciel étoilé de la nuit, que le cuisinier propose de lui conter si jamais une soirée elle venait se joindre à ses contemplations.

Mais Soudainement quand la brune laisse échapper quelques mots, Un frisson désagréable parcourt tout le corps de Tael. Quelque chose dans la tonalité de cette dernière distille une douleur qui le fige. Lui se remémore de longues journées ennuyeuses où il tentait de ne pas perdre la boule. Ça ne semblait pas différent non plus pour ses compagnons de cellule. Alors pourquoi elle ? Seulement il prend conscience le bouclé à quel point il existe des vides à combler dans l'histoire de Gamora. Et Tael subodore que dans ce cas, il s'agit de faits particulièrement dramatiques.
 « Ok alors si tu veux penser à des choses différentes je te raconterais tout ça, mais je te promets pas que ça effacera les autres » Ni ne les adoucira puisque le Cuisinier se retrouve complétement ignorant du drame.

Cependant ce petit passage troublant s'efface pour laisser la place à un autre. Accepter sa douleur pour ne pas mettre en exergue celle de l'autre, voilà ce à quoi il consent le bouclé, plutôt que de refuser le dialogue. Le bouclé devine n'effleurer que le sommet de l'iceberg qui se dissimule dans le cœur de la leadeuse. Pourtant la force qui s'en dégage le garde de creuser plus loin. Il exposera plutôt son propre désarroi  que de causer quelque souffrance à la jeune femme.  « Pas grand-chose en réalité, je n'arrivais plus à parler, il m'a offert de quoi manger, de quoi boire, il m'a invité à le suivre, il à dit qu'il veillerait sur moi, je me suis réchauffé au coin d'un feu, et le lendemain il est retourné dans la forêt. Pas grand-chose et pourtant c'était beaucoup » Parce qu'à ce moment-là, le débarqué à simplement arrêter de craindre, de souffrir. Tael il s'est laissé porter par un moment hors du temps, comme maintenant. Quelques heures il à vécu dans une bulle de laquelle il s'extirpa à l'aube. « Oui il me manque... Il me manque tous » Et pas besoin de donner les noms des disparus, des morts, des envolés, des ... Elle les connaissait tout autant que lui. A force on s'attachait même à ceux auxquels on ne parlait pas forcément, ceux qu'on regardait circuler dans le camp. Il déposa la lame qu'il cachait sous ses habits qui bientôt pourraient être qualifiés de Haillons. Faudrait qu'il en récupère aussi chez les terriens la prochaine fois qu'il s'y rendrait « Il m'a donné ça pour que la prochaine fois je puisse me défendre mais je ne suis pas très habile, pas comme toi ! »

Et Quiconque n'ira le démentir sur ce point-là. Il y a pas à chipoter, on peut sans craindre avancer que Gamora, malgré sa boiterie se montre une des plus douées. Il lui sourit doucement, au fond elle ne doit rien lui prouver, il ne songe jamais que la chasseuse se définit par son indifférence au contraire, mais ça le touche malgré tout qu'elle le lui demande. Ce n’est pas comme si on venait régulièrement s'enquérir de lui. « De toute façon je voyagerais jusque-là toujours avec un sac, alors dès que je vois quelque chose qui me fait penser à toi ou que je sais que tu pourras t'en servir je le mettrais dedans et je filerais ça à mon retour » Et honnêtement il ne devra pas aller très loin puisqu'ils partagent la même tente. Mais là-bas ou ailleurs, désormais il fera attention afin de ne jamais rater une bonne occasion pour Gamora. Un sourire d'elle lui réchauffait toujours le cœur. Les amis on souhaite leur bonheur plus que tout non ? Puis apparait cette libellule qui d'un coup d'aile écarte les petits pincements douloureux qui s'accrochent encore à eux. Elle les distrait leur rappelant que le temps éphémère doit aussi se savourer directement au risque de manquer quelques joies passagères mais pourtant essentielles. Taël, il n'examine pas forcément les autres comme la plupart le fond, il n'est pas nécessaire pour lui qu'elle soit vêtue de vêtements de princesse pour qu'il y  distingue la magie. Le bouclé s'étonne donc de la voir rougir la chasseuse, comme si jamais personne ne lui eut jamais dit à quel point elle était mignonne.

« Ben je voudrais voir qu'ils respectent pas ça ! Je ferais passer le mot et il auront intérêt à pas te déranger » Déclama Taël en montrant ses poings comme s’ils s’apprêtaient à livrer une bataille. Mais ça n'ira pas plus loin puisqu'il se retrouve renversé par l'attaque de la belle aux ailes transparentes. Il rigole, parce qu'au fond ça reste plutôt amusant « Bon d'accord faut espérer qu’ils sauront moins hardis qu'elle ... » Le problème à propos des insectes se situait dans leur petitesse, et leur nombre incalculable. Certes Tael ne désirait pas réellement supprimer cette superbe libellule bien qu'elle pu paraître effrayante de prêt. Mais toutes ces guêpes, abeilles ou fourmis qui vous piquaient en vous infligeant de terribles démangeaisons, oui il s'en passerait bien. « Ou alors il nous faudrait des flèches minuscules, mais personne n'aurait jamais la patience d'en construire autant. Et qui pourrait se servir d'un si petit arc ? Même pas BB james. Je crois qu'à une époque plus moderne ils fabriquaient des produits, faudrait en trouver un lot mais à mon avis on peut chercher longtemps » Donc le génocide de ces petites bestioles plus qu'agaçantes ne verrait pas le jour aujourd'hui, ni demain, ni jamais ... Se consacrer au petit coin perso de Gamora s'avérait finalement plus réaliste. « Bah sinon ton coin il peut être caché aussi, genre comme une cabane dans les arbres, ça te plairait ça dis-moi ?  » Pas que Tael se trouvait dans la capacité de la construire tout de suite mais il envisagerait d'apprendre, vu qu'il se débattait déjà avec le garde-manger !

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Sujet: Re: (Tael) | Writing's on the wall
Jeu 8 Juin - 13:02

» Writing's on the wall
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Des amis, elle n’en a pas eu beaucoup. Manque d’intérêt et de temps. Dans son esprit, c’était sa mère et elle contre tous. Pas riche, mais pleines d’amour. Douze ans c’est tôt pour perdre une mère. C’est tôt pour aller en prison. C’est pourtant la vie ou du moins, c’était le final de fin. A l’époque, pas de sortie de secours, pas de fuite en forêt possible. C’était une ligne droite vers la mort. 28 ans et elle y restait. Fin de la course et la liberté. Un chapitre qui se termine et l’éternité qui s’offre au monde. Oui, sans doute. Son esprit tentait de quitter son corps et son corps tentait de mettre fin à la vie. Elle en avait douze. Incapable de comprendre ce monde, elle n’a pas cherché plus loin, elle n’a pas compris et de toute manière, elle n’a pas le droit de comprendre. Visiblement, son monde s’écroule avant d’avoir eu l’occasion de vraiment vivre. Et elle fait avec parce que oui, ses options sont nulles. Aujourd4hui, bien sûr, tout est différent. Nouvelle vie, nouvelle chance. Une liberté, une présence et un avis qui compte. Elle n’arrive qu’à demi-mot à se reconstruire. Mais le souvenir, bien sûr qu’il reste. Bien sûr que rien ne chance, à ce niveau-là.

Ici, elle a pris le temps, elle découvre la vie, elle se construit. L’âge de la majorité arrive doucement, elle l’effleure et en réalité, elle n’y est pas vraiment prête. Elle a encore un peu de mal à se dire qu’elle ne va pas mourir. Peut-être que c’est aussi pour ça qu’elle prend ses distances avec le campement des autres. Parce qu’elle a du mal à imaginer qu’avec eux non loin, elle reste libre, parce qu’elle ne l’est pas vraiment. Alors qu’en fait, oui, elle l’est. Et il est temps pour elle de s’en convaincre. Elle ne va pas mourir. Son compte à rebours a sauté, et pourtant, quand on a vécu aussi longtemps dans une cage, on met du temps à reprendre le monde en mains. Ici, elle découvre l’amitié, l’amour et la confiance. On croit en elle, on estime ses capacités et on jauge la leader qu’on lui a demandé de devenir. Et aujourd’hui, elle ferme les autres. Elle ne compte pas changer, devenir quelqu’un d’autre. Elle veut redevenir celle qu’elle a été un jour, elle veut faire son maximum pour devenir quelqu’un, quelqu’un de bien, de raisonnable, quelqu’un de motivant et d’existant. Elle veut sourire à la vie, sourire aux gens, aux blagues. Se faire moins méfiantes. Mais on peut vouloir tout ce qu’on veut, on peut exiger de soi-même tous les changements du monde, on ne peut rien s’imposer à soi-même. Et on ne peut pas non plus s’ouvrir au monde juste parce qu’on le désire. Tout ceci n’a jamais marché ainsi. Mais elle préfère ne pas trop penser aux choses ou à comment est la vie. Elle verra bien. De toute manière, c’est un peu comme ça que ça fonctionne non ? Peut-être qu’un jour, d’ici quelques années, il parviendra à faire en sorte que les choses s’arrangent. Peut-être, oui. Est-ce qu’ils ont peur d’elle ? Elle ne sait pas, et dans le fond, elle ne veut pas vraiment y réfléchir. C’est plus facile, en général, de ne pas savoir ce que les gens peuvent bien penser. Mais parfois, on a envie de savoir, c’est vrai. « Oui ... Je ne sais pas, je ne discute pas vraiment avec les autres au sujet des nôtres, alors ... ». Oui, les choses à dire sur les autres tribus sont suffisantes. Et puis bon, même si on lui avait dit quelque chose, est-ce qu’il aurait pris la peine de le lui dire ? Ce n’est pas certain. Taël a un bon fond. Et elle, elle n’a pas vraiment besoin de savoir ce qu’on pense d’elle. « Oui, c’est préférable ». Elle hausse les épaules. Oui c’est préférable. Et de toute manière, ça ne rimerait à rien.

« Mais je suis malgré tout certain qu'il y en à qui à force de te fréquenter, te voir, sont parvenus à te comprendre ou simplement t'apprécier pour ce que tu es. Et c'est très bien parce que ce qui fait qu'on arrive à survivre c'est qu'on à tous nos particularités, juste il y a en pour qui ça se voit plus que d'autres ». A force de la fréquenter, on se serait mis à l’apprécier ? Il est vrai que l’avis de certaines personnes semblent avoir changé. Elle n’ira pas leurs dire que le changement est gigantesque mais il y a eu du changement malgré tout. Mais elle est d’accord sur un point, ils ont tous leurs particularités. Et ils en ont besoin. Un grand besoin. Que ce soit supportable ou non. « Oui, c’est aussi ce qui nous a amené ici ». Leurs particularités, leurs caractères et leurs actes, à n’en pas douter. Des criminels hein ? Mais ce n’est pas ce qu’elle veut dire. La plupart n’ont rien fait, en plus de ça. Certains ont été coupables de bien des choses mais pas de ce pour quoi ils ont été arrêtés. Mais elle n’aime pas le rappeler, parce qu’elle n’a pas envie de parler de pourquoi elle est là. On sait qu’elle a tué un garde, qu’elle n’était qu’une gosse et elle ne veut pas avoir à donner la raison. Tout est déjà très compliqué comme ça pour qu’elle n’ait pas à chercher plus loin. Elle n’a pas envie de réfléchir à tout ça parce que où serait l’intérêt, finalement ? « Et puis même tu sais, les gens sont tellement versatiles, un jour ils t'apprécient, le lendemain ils ne t'adressent plus la parole et jamais ils ne t'en parleront. Et je parie que si tu leur demandais ils n’oseraient pas te le dire tellement c'est idiot comme raison ! ». S’il y a un jour où ils ont pu l’apprécier, alors Gamora imagine que ça garde une certaine importance. Mais elle ne va pas non plus se mettre à supplier chaque personne pour le découvrir. Ce n’est pas son genre et ça ne risque pas de changer. Impossible. Elle hausse les épaules, comme si ça pouvait vraiment constituer une réponse valable. Mais ce n’est pas le cas. Et puis bon, qu’on l’apprécie ou non, qu’est-ce que ça peut bien changer pour elle ? Rien, bien sûr. Et c’est sur ça qu’il faut qu’ils se concentrent. Qu’ils essaient, du moins.

Non, elle ne veut pas penser aux choses qui se sont passées là-haut. Ce n’était pas agréable, et de toute manière, ça l’avancerait à quoi d’en parler ? Tout ce que ça ferait, ce serait de mettre Taël mal à l’aise et au final, il ne saurait plus quoi dire. Ce n’est pas son but, dans un premier lieu, et ensuite, à quoi bon ? Qu’est-ce que ça pourrait bien lui apporter, à elle ? Ressasser tout ça, ça n’a pas le mérite de lui faire du bien. Alors en général, oui, elle évite. C’est déstabilisant et déplaisant. Les gens ne comprennent jamais et elle, elle préfère ne pas réfléchir plus que nécessaire.  Qu’on se contente de qui elle est aujourd’hui et qu’on ne cherche pas plus loin. Tout lui paraît alors plus facile et plus supportable, comme ça. Ils ont tous de petits secrets, et si le sien est un peu plus colossale, on ne risque pas de lui en faire tout un foin, n’est-ce pas ? « Ok alors si tu veux penser à des choses différentes je te raconterais tout ça, mais je te promets pas que ça effacera les autres » . Un soupir s’échappe de ses lèvres. Elle sait que rien n’efface le passé et les songes qui y sont liées. Elle ne le sait que trop bien. Mais que pourrait-elle en dire hein ? Rien, bien sûr. Et il lui faut se contenter de ça.

Tristam. Un nom lointain. La jeune femme ne lui a jamais fait face et elle n’a jamais cherché à ce que les choses partent plus loin. Et puis bon, bien qu’ils ne soient pas si nombreux que ça, rien ne les oblige vraiment à devenir des amis. Ils n’ont pas tous à se parler, ils n’ont pas de raison de le faire et ça a toujours fonctionné comme ça, d’une manière ou d’une autre, d’ailleurs. Mais les choses gardent une certaine différence à laquelle on ne peut tous convenir. Ce n’est que son propre point de vu et oui, elle peut comprendre qu’il ne soit pas partagé avec tout le monde. Certains éprouvent le besoin de se faire des amis à foison, de pouvoir compter sur les autres parce que eux, ils ne sont pas capables de vraiment faire ce qu’il faut. Mais les choses sont comme elles sont. Et ça peut aisément s’arrêter là. « Pas grand-chose en réalité, je n'arrivais plus à parler, il m'a offert de quoi manger, de quoi boire, il m'a invité à le suivre, il à dit qu'il veillerait sur moi, je me suis réchauffé au coin d'un feu, et le lendemain il est retourné dans la forêt. Pas grand-chose et pourtant c'était beaucoup ». Tristam fait partie de ces rares personnes qui sont partis très vite. Qui ont préféré quitter le campement plutôt que de rester sans réfléchir à ce qui pouvait être le mieux pour eux. Pourtant, c’est un sujet épineux, puisqu’aujourd’hui, il n’est plus là. « Oui il me manque... Il me manque tous ». D’une pression sur son épaule, elle tente de se faire réconfortante. Mais elle n’est pas très douée pour tout ça. C’est une situation compliquée, c’est vrai, mais il faut juste savoir faire avec, dans un sens. Ils ont eu bon nombre de pertes, c’est vrai, et rien n’a été possible pour qu’ils oublient ces pertes ou qu’ils avancent, au moins. Le semblant de cimetière qu’ils se sont faits n’est pas bien loin. Et passer devant n’est jamais facile. Il grandit, malgré les années, malgré le temps qui s’écoule. Mais il faut malgré tout faire avec. Ils ne peuvent pas rester dans le souvenir de toutes les personnes qu’ils ont perdu, bien que cela puisse être vu comme plus facile. Il faut avancer et enterrer le plus de songes possibles dans un coin de son esprit. Pour aller mieux, pour avancer, pour tenir le coup. Mais bien sûr, ce n’est absolument pas facile. « Il m'a donné ça pour que la prochaine fois je puisse me défendre mais je ne suis pas très habile, pas comme toi ! ». Comment supporterait-elle l’idée qu’il puisse lui arriver quelque chose ? Très mal. « Je pourrais t’apprendre, si tu le souhaites ». Elle n’est pas le meilleur professeur du siècle bien sûr. Et elle n’est pas très patiente. Mais elle a déjà eu l’occasion de donner quelques leçons autour d’elle et elle imagine avec aisance que Taël sera un bon élève. Alors pourquoi pas ?

« De toute façon je voyagerais jusque-là toujours avec un sac, alors dès que je vois quelque chose qui me fait penser à toi ou que je sais que tu pourras t'en servir je le mettrais dedans et je filerais ça à mon retour ». L’idée est plaisante, c’est vrai. Et bien qu’elle ait du mal à imaginer ce qu’il pourrait bien lui amener, elle ne niera pas le fait que peu habituée au cadeau, c’est une chose qu’elle apprécie, malgré tout. Pas vraiment un besoin, puisqu’elle s’en passe avec aisance, mais quelque chose qui lui plaît bien, malgré tout. « ça marche. J’attends de voir ça alors ». Après, il ne faut pas non plus que ça devienne une quête existentielle pour le garçon. Il faut aussi qu’il pense au reste, et surtout à lui. Qu’il se fasse prudent, bien qu’avec tous ses avertissements, il va finir par ne plus savoir où donner de la tête. Ce qui n’est pas la solution adéquate à tout ceci, bien évidemment. « Mais n’en fais pas une mission principale. Pense à toi et à te trouver des objets qui pourraient t’être chers, à toi, d’accord ? ».

Vient ensuite l’idée qu’elle ait un petit coin qui lui soit propre, qui ne soit qu’à elle. Et ce ne serait pas vraiment un problème, finalement. « Ben je voudrais voir qu'ils respectent pas ça ! Je ferais passer le mot et il auront intérêt à pas te déranger ». Oh de toute manière, s’ils essaient vraiment de l’empêcher d’avoir un peu de tranquillité, ça va clairement se retourner contre eux, et il n’y a aucun doute à avoir à ce sujet. Ce n’est pas son genre que de prétendre que ça arrive, ou qu’on vient l’embêter continuellement. En réalité, la plupart du temps, on la fuit et on garde ses distances. Et franchement, elle ne s’en plaint absolument pas. « Bon d'accord faut espérer qu’ils sauront moins hardis qu'elle ... ». En effet, cette petite bestiole se fait très agaçante. « Ou alors il nous faudrait des flèches minuscules, mais personne n'aurait jamais la patience d'en construire autant. Et qui pourrait se servir d'un si petit arc ? Même pas BB james. Je crois qu'à une époque plus moderne ils fabriquaient des produits, faudrait en trouver un lot mais à mon avis on peut chercher longtemps ». De petites armes pour tuer de petites créatures. Et dans ce cas, ils ne seraient sans doute jamais tranquilles. Ce n’est même pas une solution envisageable. Et en général, ils ne s’aventurent pas aussi près, c’est surtout à ça qu’il faut penser. Et puis bon, c’est chiant un instant, ce ne sera pas chiant très longtemps. « Sans doute, mais je ne suis pas certaine que ce soit un de nos besoins actuels ». Elle hausse les épaules. Tuer n’est pas toujours évident, face à un animal assez mignon. Alors pourquoi vouloir toujours tout tuer hein ? Disons que de son point de vu, ça n’aurait pas vraiment de sens réel. Et c’est peut-être mieux comme ça, d’une certaine manière, bien sûr. « Bah sinon ton coin il peut être caché aussi, genre comme une cabane dans les arbres, ça te plairait ça dis-moi ?  ». Ce serait très bien. Une cabane… Comment pourrait-elle rêver de quelque chose de mieux hein ? Pourtant, elle se demande comment ça se passerait vis-à-vis des autres. C’est un campement amélioré qu’ils auraient avec des cabanes. Et alors, ils pourraient sans doute envisager de vraiment commencer à vivre. « Ce serait super oui.. ». Le temps tourne, et vient le temps pour elle de partir chasser. Elle n’en a pas tant envie que ça et en même temps, c’est sans doute ce qui serait le plus agréable à faire. A n’en pas douter. Oui. « Il va être temps pour moi de me glisser dans la forêt. Tu seras encore là quand je reviens, de toute façon, non ? ». Dans leur tente, il n’y a plus que lui et elle. Alors forcément, les choses deviennent différentes. Et elle s’attache à lui, plus que nécessaire, sans doute.

Spoiler:
 


notes » w/ Taël sur le campement, le 7 Septembre 2116.

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Sujet: Re: (Tael) | Writing's on the wall
Dim 2 Juil - 17:03

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Gamora & Tael

Le jour se lève doucement jouant joyeusement avec les boucles rebelle de Tael, qui d'un geste un peu maladroit tâche de les dégager de son visage. Les secondes s'écoulent, deviennent des minutes qui se transforment en heures. Et si on ne fait pas gaffe une journée aura poussée de nul part sans qu'on l'y ait invitée. Le temps ne s'apparente plus du tout à la manière dont on le percevait sur l'odyssée. Encore moins quand on se trouvait emprisonnés dans une petite cellule à perdre le compte des années. Ici la liberté se déguste même si elle se paye parfois trop cher, et bien qu'il fût rétif au début, le cuisinier n'échangerait plus cette expérience pour rien au monde. Enfin presque ... Mais ça on le laisse dans un trou noir bien dissimulé. La bulle dans laquelle ils se trouvent s'effrite, et le bouclé ne le sait pas encore. Pour le moment il se construit un de ses souvenirs agréables auquel il repensera plus tard quand il sera vieux. Car il le deviendra n'est-ce pas ? Bien qu'il ignore que l'espérance de vie soit moindre que là d'où il provient. Tael il n'a pas vraiment passé son temps à regarder l'âge des gens qu'il rencontrait, de plus il fait partie de ceux qui ont eu la chance de rencontrer des "vieillards" : Thiziri, Almarik, Basile ... On peut donc aisément en déduire que son expérience est faussée.

Ils sont d'accord sur le fait que discuter avec les autres sur ceux de leur camp n'apportera rien de bon. Ils ne sont pas étendus sur le sujet, mais à quoi bon ? Il ne voit pas Tael, ce qu'il serait utile de rajouter. Il faut aussi savoir se taire en amitié. Après définir un ami ça reste très subtil, volatile, sentimental, imprécis... Il faut déjà que les deux intéressés se montrent sincères puis se respectent. Dans leur cas il lui semble qu'ils empruntent la bonne voie. Peut-être confronteront ils des obstacles ? Alors ils verront en temps et lieux s'ils parviennent à accorder leur violon. Pour l'heure Tael tout comme Gamora se construit à partir d'une évolution qu'il n'a pu expérimenté pendant au moins une dizaine d'années. Et les deux dernières qu'il vient de traverser ne suffisent pas à tout rattraper. D'autant que le bouclé à du tout comme la brune apprendre à survivre entre une nature mystérieuse et des terriens sont peu commodes. Chacun son expérience, pas moins importante que celle de l'autre. Selon la perspective du bouclé, la chasseuse est quelqu'un de bien. Mais il lui répéterait mille fois qu'il ne la convaincrait pas. Un jour il faudra que ça vienne d'elle, que Gamora accepte la beauté intérieure ou extérieure qui fait d'elle un tout magnifique. Et s'il prononçait ses mots, elle le traiterait de flatteur.

Dans l'amitié savoir se taire reste un point très important. Les êtres ne sont pas prêts à tout entendre de n'importe laquelle des façons. Parfois leur force intérieure se fait réquisitionner par des bouts de leur existence équivalents à des cauchemars pour les repousser très loin. Dans ce monde usuellement on dit que les plus forts traversent l'adversité jusqu'à la fin. Mais le cuisinier ne s'illusionne pas, dans l'espace on ne le considérait pas comme tel, plutôt comme une peluche particulièrement naïve. Certainement encore, mais des cotés plus anguleux ont émergés pendant son emprisonnement avant d'atterrir ici. Les cent malgré eux furent forgés à la dure, ça leur à permis certainement de continuer à respirer aujourd'hui encore. En y mêlant une poussière de chance indubitablement. Puis ce qu’ils eurent la force de creuser, dénicher en eux pour contrer l'inconnu plutôt effrayant qui se révélait à eux. « Oui c'est aussi-ça ! » Appuya-t-il faisant écho à Gamora. Les autres, les adultes - oui ils en étaient en devenir sans vraiment l’admettre - les désignaient toujours comme criminels plutôt que de se nourrir de leur savoir. Petit sans doute, mais toujours plus étendu que le leur qu'ils récitaient parfois comme des livres. Rien ne valait la pratique, voilà pourquoi il se lançait dans plus en plus de nouvelles tentatives.

Les douleurs se rappellent sournoisement à leur mémoire, la bulle se fendille davantage mais leur octroie encore un peu de temps avant de reprendre le fil aléatoire de leurs jours futurs. Taël et Gamora discutent, tranquillement d'évènements importants, d'autres moins, ils effleurent des secrets qu'ils ne confessent pas ou alors à demi-mots. On ne se dévoile plus si facilement quand on à perdu autant de personnes à qui on à offert un bout de son âme. Jusqu'à ce que la Brune lui propose une éventualité qui enchante si fort le cuisinier qu'il ne voit pas leur nid transparent éclater puis s'envoler vers les cieux. « Vraiment tu me montrerais ? Oui je le souhaite ! Le jour ou tu te sentiras la force de jouer au professeur d' un maladroit comme moi tu n'auras qu'à venir me trouver, je te suivrais tout de suite ! » Et le bouclé ne se dédiera pas, même s'il se soupçonne de posséder l'envie de se défiler afin de ne pas passer pour un piètre imbécile devant la chasseuse. Il n'imagine pas un instant qu'il parviendrait à se surprendre et elle avec. Puis ils poursuivent en laissant un point d'interrogation sur ce naissant apprentissage alors que la libellule décide de leur dire adieu quand ils se mettent d'accord sur le fait que des mini-arcs se retrouveraient au rang des objets inutiles !

Mais avant toute chose il lui construira sa cabane parce qu'il ne lui échappe pas à Taël que l'idée plait beaucoup à la Brune. Ainsi soit dit ! Adjugé ! « Alors je m'y attaque dès que j'ai du temps libre, j'essayerais qu'elle soit finit pour l'ét.. Automne » Et encore Tael s'interroge s' il ne calcule pas trop petit. Tant qu'à faire autant promettre un navire qui les emmènera sur les flots à la recherche d'un nouveau continent. « Oui je pense encore être là, du moins pas très loin » Ils se relèvent, la parenthèse enchantée s'éclipse, ... pas complètement. Taël dans un élan affectif attrape la jeune femme dans une accolade dont elle n'a pas d'autre choix que de la subir, et lui dépose un léger bisou sur la joue. « Fais attention quand tu es dans la forêt, je sais que tu n'es pas née de la dernière pluie mai je voudrai pas te perdre  » Ces vérités il faut parfois ne pas avoir peur de les dire à ses amis pour qu’ils sachent qu'ils sont importants, que d'autres les attendent, que la solitude qui les accompagne n'est parfois qu'une apparence trompeuse qu'ils se doivent de dépasser. « Je m'en vais m'occuper de mes fleurs, A très bientôt  » Sous leur tente, en dessous des étoiles, à la chasse aux plantes, ou même à grimper les escaliers d'une petite bicoque en bois ....




THE END TILL NEXT TIME
( Dans la cabane en bois    )
 

(Tael) | Writing's on the wall

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