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le Dim 4 Sep - 1:13
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C'est de bon matin, que tu pars à l'écurie pour t'occuper de tes deux uniques montures. Argo, un chameau blanc à poil court - que tu as reçu pour ton seizième anniversaire de la part de ton père. Lorsque tu l'as eu, il était à peine sevré - tu t'es occupé de lui comme une mère prend soin de son enfant - il t'arrivait de temps en temps de dormir avec lui à l'écurie, sur la paille parce que tu ne supportais pas de le savoir tout seul, sans personne pour lui tenir chaud et lui raconter une histoire pour s'endormir. Aujourd'hui, tu as moins de crainte - maintenant qu'il est adulte et qu'il est en compagnie de Ladislas, tu n'as plus à faire tout ça. Il s'agit d'un pur-sang arabe que tu as acquis il n'y a pas si longtemps que ça - deux ou trois ans, tout au plus. Hors donc, tu les accroche dehors et commence à nettoyer le boxe qu'il se partage en colocation. Tu pourrais engager un palefrenier pour faire ça, mais ton père t'as toujours appris que dès qu'on a un animal c'est toi et toi seul qui doit t'en occuper. La seule fois où tu fais appel au service d'un de ceux-là, c'est quand tu pars en mission et qu'il faut bien quelqu'un pour s'occuper de nourrir, de sortir et de nettoyer le boxe de celui qui ne vient pas avec toi en mission. Et généralement, c'est Argo qui s'y colle. Il râle, mais il oubli bien vite ce léger abandon, lorsque d'une botte de foin se pose sous son nez. D'ailleurs aujourd'hui, tu comptes aller te promener - demain tu pars en mission et comme t'es certaine de prendre Ladislas pour partir - tu veux lui faire prendre l'air, lui faire faire de l’exercice - afin de le maintenir en forme. Une fois le box propre, tu mets la nouvelle paille sur la couche - remplie l'abreuvoir d'eau propre, ainsi que la mangeoire d'avoine et de foin frais. Puis, tu rentres Ladislas et laisse Argo dehors. Enfin, tu prends tu prends tout le matériel qu'il te faut, afin d'harnacher au mieux le camélidé. D'un sifflement particulier que seul lui peut comprendre - il se couche, afin que tu puisses mettre convenablement la couverture et la selle entre ses deux bosses. Puis, après avoir attaché le filet qui te servira à la diriger dans le désert, tu lui donnes une caresse avant de t'installer. Un nouveau sifflet et rapidement, il se lève - animal réellement imposant avec ses deux mètres de hauteur. Sans donner de coup de pied, rien qu'avec le son de ta voix, tu le fais avancer. Particularité avec lui, c'est qu'il ne réagit qu'aux sifflements et aux ordres qu'on donne à haute voix. Inutile de lui donner des coups de pied ou des coups de bâton - il n'avancera pas d'un pouce. C'est toi qui l'a dressé pour qu'il ne réagisse qu'à ces deux choses-là. Comme ça en cas de vol, que ceux qui savent le secret de ton dressage pourront te le prendre. Et comme personne ne le sait, tu n'as aucune crainte à avoir. Lorsque tu arrives sur la place du marché, tu remarques qu'elle a déjà bondée de monde - rien d'étonnant à ça - de toute façon peu importe l'heure qu'il sera, elle sera toujours aussi bruyante et grouillante de marchands en tout genre. N'ayant pas déjeuner, tu décides de faire un saut vers le marchand de fruits d'en face. Descendant du chameau, tu le conduis à la longe jusqu'au stand. Pour dix pièces d'or, tu t'offres des amandes, des dattes et autres fruits secs et à coques. Et alors que tu t'apprêtais à reprendre la route, ton regard se pose sur une silhouette que tu connais très bien, devant un stand de vêtements en soie. Ezra. Un sourire radieux vient écorcher tes lèvres. C'est bien la première fois que tu es heureuse de voir une esclave - une esclave pour qui tu as beaucoup d'affection et ça s'arrête là, de toute façon ça n'ira jamais plus loin. Rangeant les aliments de ta besace de selle, tu pars la rencontre de la jeune femme - et peut être qu'au fil de la conversation, tu lui demanderas de t'accompagner dans ta balade - après tout, plus on est de fous, plus on rit. « Bonjour mademoiselle Aerys ! la salues-tu, un léger sourire aux lèvres, espérant ne pas lui avoir fait trop peur. Comment va la plus belle des esclaves de toute la cité ?! la questionnes-tu, sourire charmeur comme à ton habitude. Dis, je m'en vais me balader à dos de chameau, ça te dirais de m'accompagner ?! » C'est direct, mais t'as pas pour habitude de tourner autour du pot. Si elle n'accepte pas - ce que tu peux tout à faire comprendre, tu ne lui en voudras pas - mais si finalement, elle décide de le faire, tu en seras que plus heureuse. Car tu ne peux le nier qu'à chaque fois que tes yeux se posent sur elle, une chose est en train de germer en toi, tu ne saurais dire avec exactitude ce que c'est. En revanche, ce que tu peux affirmer, c'est que cette sensation et loin d'être désagréable.


Dernière édition par Shanareth Zamarguilea le Dim 4 Sep - 18:08, édité 1 fois
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Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 2135 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : lara (avatar) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 2458
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le Dim 4 Sep - 15:21

Mes cheveux bruns tressés en une natte simple, je fermai derrière moi la porte. Laissant derrière moi les bruits, les échos de conversation et encore plus spécialement les clients et celles qui comme moi n'en venaient qu'à vendre leurs corps pour gagner de l'argent. Enfin, si nous gagnions des pourboires avec un peu de chance quand certains clients se montraient particulièrement généreux, il n'en restait pas moins que nous restions considérées comme des esclaves. De nombreux noms différaient sur notre compte. Pour certains nous étions des catins, pour d'autres nous étions des objets. N'en venant qu'à satisfaire leurs sombres désirs, n'en venant qu'à moduler notre corps pour parvenir à rassasier leur faim, leurs envies. Il n'y avait pas de règles si ce n'était celles qui étaient instaurées dans l'établissement comme quoi le client était roi et celles que nous décidions entre nous. J'étais d'ailleurs l'une des plus anciennes filles à être ici, à vivre dans ces lieux, à en connaître les recoins et à connaître les habitudes de certains clients. Cela faisait six ans que je me trouvais là, continuant à vendre mon corps chaque jour malgré le fait que chaque nouveau jour était une nouvelle épreuve pas tant physiquement que mentalement. Il était chaque fois un peu plus difficile de séparer ce monde et séparer le monde dans lequel on voulait se réfugier. Il était à chaque fois un peu plus compliqué de reformer les barrières qui protégeaient mon coeur. Si pas tous les hommes ou même femmes qui foulaient le seuil de l'établissement, qui venaient ici régulièrement ou seulement pour une nuit étaient des salops il n'en restait pas moins qu'il était parfois juste compliqué de se résigner à cette vie, de continuer à vivre ici sans penser à fuir. Pourtant je continuais à rester là, étant condamnée à rester ici depuis le jour où j'avais été vendue, depuis le jour où j'avais tenté de tuer mon premier maître avant qu'il me viole pour me punir. Une punition. Des souvenirs qui ne s’effaceraient jamais à mon plus grand désespoir même maintenant alors que des années s'étaient écoulées. Peut-être était-ce aussi pour cela que je tenais tant à les protéger, ces filles toutes aussi perdues que moi dont je ne pouvais que lire la peur dans le regard. Peut-être était-ce à cause du traumatisme que par instant je les poussai juste à l'écart, préférant m'en occuper et les laisser encore profiter de quelques moments de paix avant que tout ne vole en éclat. Cela n'avait rien de glorieux, cela n'avait rien de courageux. A mes yeux, c'était tout sauf cela alors que je voulais juste les éviter de subir d'autres supplices même si à vrai dire cela ne changerait pas grand chose alors j'en venais juste à accepter de nouveaux clients, espérant secrètement tout de même que je puisse réunir assez de fond pour fuir ou pour racheter ma liberté même si j'étais encore loin du compte. C'était ce que je faisais jusqu'à ce que la pression soit trop forte et que l'air devienne irrespirable, comme maintenant. Je ressentais ce besoin de fuir, de m'éloigner du bordel pour voir le monde ou seulement pour en rêver.

Alors j'en venais qu'à fuir, laissant l'établissement derrière moi pour me diriger en direction de la cité. Certains visages se retournèrent sur mon passage. Je reconnaissais certaines silhouettes, des clients ou clientes du bordel ou juste des marchands. Mon regard se détournant des hommes peu fréquentables alors que je gardais la tête baissée pour des raisons de sécurité. Vu sans être vu. C'était ce qui était le plus sûr dans ces temps troublés et encore plus quand notre statut était celui d'un esclave. Je ne comptais pas me faire remarquer, pas maintenant. Me dirigeant vers la place principale où de nombreux marchands étaient installés, vendant fruits, étoffes de tissus et bien autres produits. Si je ne comptais rien acheter, il n'en restait pas moins qu'à chaque fois je ne pouvais m'empêcher de venir ici pour me ressourcer alors qu'un peu plus à chaque fois mes yeux s'écarquillaient face à toutes ces couleurs, ne pouvant m'empêcher de vouloir saisir les bribes de conversation autour de moi. Me glissant dans la foule, j'en venais à m'arrêter près d'un stand sur lequel reposait des étoffes en soie. Mon regard s'attardant sur les couleurs, les tissus alors que j'en venais à passer gracieusement mes doigts dessus malgré le regard suspicieux du marchand. Voir un esclave près de son stand n'était jamais un bon plan et toujours un mauvais signe pour les affaires mais son avis m'importait peu, alors je restai juste là à regarder les étoffes de soie, m'imaginant ce que cela ferait d'être vêtue d'une robe comme certains nobles avaient. Un peu plus rêveuse alors que j'en venais juste à sursauter en entendant le bruit de voix. « Bonjour mademoiselle Aerys ! » Je pivotai sur mes talons pour reconnaître aussitôt la silhouette de Shanareth, cliente du bordel et tout aussi une mercenaire. Pas le genre de personnes que les esclaves aimaient le plus fréquentées en dépit de son physique avantageux mais à mes yeux, elle ne restait pas moins qu'un levier pour me permettre de gagner de l'argent, pour assurer ma place. Ce fut pas moins d'un ton rabroueur que j'en venais à lui répondre : « Ne m'appelle pas comme ça. » Mademoiselle. Miss. Cela me rappelait trop Erika et les jeux auquel on se donnait petites pour faire disparaître la réalité, mais cela n'avait rien d'un jeu et c'était loin d'être la vérité. Je n'étais pas quelqu'un d'autre, j'étais juste une esclave et ce rang que l'on pouvait donner à d'autres il ne serait jamais pour moi. Cependant elle n'en venait pas moins à sourire, charmeuse comme toujours. « Comment va la plus belle des esclaves de toute la cité ?! » Et je ne pus finalement m'empêcher d'esquisser un sourire alors que je ne pouvais que voir qu'un peu plus qu'elle avait le don de la flatterie comme d'autres. Je secouai la tête avant de lui répondre mi figue, mi raisin : « Tu sais que tes compliments ne marchent pas sur moi ?! » Mais soudain, elle n'en vint qu'à reprendre la parole, ne réussissant visiblement à s'en lasser. « Dis, je m'en vais me balader à dos de chameau, ça te dirais de m'accompagner ?! » Je restai pendant l'espace d'une seconde figé sur place, incapable de formuler une pensée claire avant d'en venir à me pencher vers elle, ma main se posant sur sa taille alors que j'en venais à murmurer à son oreilles des mots loin d'être flatteurs à mon égard mais qu'à juste titre. « Tu veux vraiment qu'une catin t'accompagne ? toi une mercenaire ? Sérieusement ?! »
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le Dim 4 Sep - 23:50
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C'est qu'elle te repousse l’outrecuidante petite vermine - elle n'est pas aussi rude avec toi lorsque tu viens lui glisser quelques pièces entre ses délicates petites mains. Pour qui se prend-elle à te parler sur ce ton là ?! A-elle oublié à qui elle a à faire ?! Et quand ce moment, c'est pas trop le bon moment pour te mettre en proie à la contrariété. La mort de ton paternel survenu il y a quelques mois de ça, t'as beaucoup fragilisé et t'as rendu encore plus désagréable qu'à l'accoutumé. Alors si cette petite peste commence à lever la voix plus haute que la tienne et à te repousser comme une malpropre, tu risques de mettre un terme à la conversation et de la ramener manu militari par les cheveux jusqu'à son bordel. Non mais sans blague, depuis quand c'est les esclaves qui font la loi ?! Où est-ce qu'elle a vu jouer ça elle ?! Sûrement pas avec toi. Tu as de l'affection pour elle, certes, mais faut pas non plus qu'elle oublie que tu peux la briser comme on brise un brindille. Elle n'est rien, ne vaut pas plus qu'une volaille qu'on vend sur le marché et elle ose encore la ramener avec toi - toi, qui est sur la plus haute marche de l'échelle dans la société rahjak. Alors si elle ne veut pas que tu l'as rabaisses plus bas que terre, il faudrait qu'elle commence à être un peu plus sympa avec toi et à te parler un peu mieux, pour commencer ça serait vraiment pas mal. Parce que, ça serait vraiment dommage que ton poing, lui atterrisse par accident sur son joli minois. Sourire mauvais, tu t'approches d'elle et avec violence, attrape sa crinière d'une poigne de fer. Son visage à quelques centimètres du sien, ton regard se plonge dans le sien. « Ouais t'as raison, les filles comme toi on ne les appelles pas, on les siffles. » Et comme la vipère, tu siffles à son oreille, avant de la relâcher avec la même véhémence que tu as eu pour agripper ses cheveux. Non vraiment, c'était pas le bon moment pour elle de te chauffer ou de te chercher des noises. À fleur de peau depuis la mort de ton seul repère, t'es capable de la tuer devant les yeux de tout le monde et tant pis si le bordel perd l'une de ses meilleures putains. Serrant les poings, tu ravales ta fureur, ta colère - reprenant sans mal ce masque charmeur dont tu te complais à porter pour cacher ta peine et ta souffrance. Tu la complimentes - disant qu'elle est la plus belle catin de la toute la cité - et aussi parce que c'est le cas. De toutes les femmes avec qui tu as eu le bonheur de coucher - Ezra est sans nul doute, la plus appétissante d'entre toutes. Mais dans ce milieu, il n'y a pas que la beauté qui compte, mais les performances qu'elle est capable d'accomplir pour satisfaire chacun de ses clients - et pour une jeune femme de dix-neuf ans, tu dois avouer qu'elle n'est pas en reste et qu'elle n'a vraiment rien à envier aux vieilles greluches proches de la retraite. Un sourire en coin t'écorche les lèvres lorsqu'elle t'annoncent que tes compliments n'ont aucun effet sur elle - tu arques un sourcil amusé avant de lui répondre du tac au tac : « Pourtant ce n'est pas ce que disent tes seins. » Railles-tu en montrant d'un signe de tête son corset où la pointe de ses seins bien tendus sont visibles à l'oeil nu. Puis, dans un autre écho de voix, tu lui proposes de t'accompagner dans ta promenade - pourquoi ?! Peut-être parce que même si c'est une sale effrontée qui ne sait pas tenir sa langue devant ses supérieurs, elle est la seule des catins à avoir su attisé ta curiosité, ton désir d'en savoir davantage sur son cas - savoir ce qu'elle faisait avant d’atterrir au bordel. Surprise de ta demande, elle ne sait quoi dire - tant cette invitation est surprenante, surtout venant d'une mercenaire. C'est une occasion à saisir dès à présent, et qu'elle n'a pas le droit de refuser - car t'es pas prête de la réitérer de sitôt. Se penchant vers toi, sa taille sur ta taille - tu frisonnes malgré toi. Sa voix et murmure et tu siffles une fois de plus comme la vipère que tu es. Elle n'y croit pas un traître mot, elle ne croit pas que toi, une mercenaire tu veux qu'elle t'accompagne dans ta balade - et pourtant, c'est le cas. Acquiesçant, ton regard dans le sien - tu prends la parole pour confirmer tes précédents dires. « Oui sérieusement. À moins, bien sûr que tu préfères que je te ramène à ton bordel. C'est toi qui vois, je te laisse le soin de choisir entre la peste et le choléra. » Après tout, elle est assez grande pour faire des choix. D'ailleurs, qu'elle s'estime heureuse que tu la laisses choisir - un autre mercenaire n'aurait pas cherché à comprendre et l'aurait ramené au bordel par la peau des fesses. Toi, tu lui donnes encore la possibilité, la chance d'échapper à sa vie de misère pour s'évader loin de tout rien qu'une journée - de voir le monde hors des quatre murs de la cité. C'est à prendre ou à laisser.
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le Lun 5 Sep - 7:53

A l'instant où je la mouflais, je vis son regard changeait, se faire plus noir. Sans que je m'en rende réellement compte de ce qui se passait, un sourire froid apparaissait sur son visage alors qu'elle n'en venait qu'à tirer sur mes cheveux fermement, violemment. Je serrai les dents pour me taire, pour lui montrer que je n'étais pas vulnérable. Il ne fallait leur laisser aucune arme, je le savais à moins de vouloir les laisser en position de force. Shanareth qui sans rien dire encore, rien que par son attitude en venait à me rappeler pourquoi je détestai tant les mercenaires et tous ces autres personnes qui se croyaient supérieures. N'en venant à me rappeler qu'on ne pouvait fraterniser avec un mercenaire. Si elle était une cliente du bordel, il n'en restait pas moins que les règles s'appliquaient même en dehors de l'établissement pour ma clientèle si je le décidai, et à moins qu'elle veuille devoir se trouver une autre place, je préférai autant qu'elle cesse son petit manège même si pour le moment elle n'avait pas encore pris la parole. Ce qu'elle ne tarda pas moins à faire. « Ouais t'as raison, les filles comme toi on ne les appelles pas, on les siffles. » Oh je ne pense pas qu'elle vit venir la gifle qui s’abattit sur sa joue même si cela me coûterait. Il y avait une différence entre laisser couler et se faire insulter. Le marchand à côté n'en venant qu'à s'exclamer, ne voulant attirer une mauvaise réputation sur lui. « OH !!! Pas de ça ici ! » Je me tournai vers lui, baissant solennellement la tête avant de m'approcher d'elle un peu plus. « Et c'est les filles comme moi qui rendent ta vie plus jouissante alors si tu veux pas perdre une place au bordel, tu ferais mieux de me respecter. » Une des règles maître pour ma clientèle, j'acceptai tout sauf que l'on me manque de respect. Il y avait un pas énorme entre savoir ce que l'on était et être traité de moins que rien sans arrêt. Et j'avais rapidement compris que si l'on ne voulait pas devenir un objet entre leurs mains, il valait mieux mettre les points sur les i dès le départ. Je savais où était ma place, mais leurs places étaient toute aussi déterminées quand ils décidaient de venir me voir ou d'aller voir une autre fille, parce qu'alors ils n'étaient plus des rois, des reines, des mercenaires, ils étaient juste des clients bon à s'envoyer en l'air avec n'importe qui et prêts à payer pour cela. Je m'écartai d'elle, reprenant mes distances.

Elle n'en venant qu'à ravaler sa fureur pour tenter de me complimenter et si c'était flatteur, j'avais encore cet arrière-goût amer en bouche. Et je savais même plus réellement si elle le pensait ou si elle tentait juste de s'excuser maladroitement ou même si elle jouait un rôle. Toutefois tout autant qu'elle, je ne comptais pas jouer une scène en public et encore moins prendre le risque que certains regards convergent vers moi, préférant donc me composer un sourire et me calmer, tentant de me répéter que la situation était sous contrôle. « Pourtant ce n'est pas ce que disent tes seins. » Elle me raille un peu plus et je ne peux m'empêcher de la regarder longuement, si mon corps parle pour moi, il n'en reste pas moins que c'est aussi ce que je représente qui l'a fis se tourner vers moi au premier instant alors qu'elle était entrée là-bas. Et puis l'instant d'après, comme si elle changeait encore de masque, elle en vint alors à me proposer de l'accompagner faire une promenade en dos de chameau ce qui n'était que surprenant alors qu'elle souhaitait visiblement après tout s'affichait en compagne d'une putain malgré tout ce qu'elle disait. M'approchant d'elle, alors que posant ma main sur sa taille, mes gestes parfaitement mesurés, j'en venais à lui demander si c'était vraiment ce qu'elle voulait, en doutant sérieusement. « Oui sérieusement. À moins, bien sûr que tu préfères que je te ramène à ton bordel. C'est toi qui vois, je te laisse le soin de choisir entre la peste et le choléra. » J'esquissai un sourire amusé avant que je n'en vienne qu'à prendre la parole de nouveau. « ...Et je crois que tu pourrais faire une bonne interprétation des deux,... mais j'accepte ta proposition. » Me décalant d'un pas, laissant couler mes mots afin qu'elle puisse les interpréter à sa guise, préférant me diriger vers le chameau qu'au cas où elle en viendrait de nouveau à se mettre en colère. M'approchant de l'animal, je le regardai un instant avant de m'approcher doucement, mon regard retrouvant l'éclat de celui que j'avais alors que j'étais une petite fille qui découvrait de nouvelles choses, un nouveau monde en compagnie d'Erika ou même seule. Chassant la silhouette fantomatique de la gamine perdue, j'en venais qu'à me concentrer sur l'animal qui se trouvait devant moi alors que m'approchant encore un petit plus, tout doucement, bien entendu, j'en venais à appliquer ma main sur son flanc. Une caresse pour l'animal alors qu'il était évident qu'il était plus qu'une monture pour la mercenaire quoiqu'elle pourrait dire. Plongée dans mes pensées, j'en venais qu'à rester ainsi proche du chameau, contemplative avant que je n'en vienne à me tourner de nouveau vers elle, sortant de ma liturgie. « Tu préférerai sans doute qu'on ne me voit pas le monter ici ? » Après tout, la vision d'une esclave en compagnie d'un mercenaire était en général mauvais signe et en général encore plus mal vu, d'autant que je ne comptais pas laisser quelques clients s'imaginaient quelque chose s'ils se trouvaient dans les parages. Me détournant de nouveau pour me frayer un chemin dans la foule, sachant qu'elle me suivrait alors que j'en venais qu'à m'éloigner un peu plus de la place bondée pour me réfugier dans une rue latérale, là où peu de personnes se trouvaient hormis quelques marchands sans importance bien que tout aussi des mercenaires ou soldats qui discutaient à quelques pas. Mon regard s'attardant un instant sur eux alors que je ne pouvais m'empêcher de me demander comment elle allait réagir alors que justement un d'entre eux, me voyant seule, le chameau ayant visiblement plus de mal à se frayer un passage que moi avec ma petite taille, se mit à s'approcher vers moi avec un sourire alléché.
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le Lun 5 Sep - 23:09
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Et la gifle part, cuisante. Ta joue rougit commence même à te chauffer le visage. Non vraiment, tu ne t'attendais pas à cela et encore moins à ce qu'elle lève la main sur toi de cette façon. Les lèvres retroussées, un grognement t'échappe - alors qu'elle prend la parole dès suite de cet affront. De la respecter ?! Elle ?! Pour ça, faudrait déjà qu'elle se respecte elle-même - coucher pour de l'argent, si c'est pas pitoyable. T'y peux rien toi si elle est née esclave et toi, fille de mercenaire. Tes dents grincent dans ta bouche, poing serré - tu le lèves pour la cogner, mais au dernier moment tu t'avises - parce qu'elle a raison la garce, si tu ne sais pas te tenir, elle est capable de t’interdire l’accès au bordel et le plaisir de la chair avec la chasse aux esclaves sont les seuls bonheurs qui te restent. Baissant ton poing, tu lâches finalement sa crinière - ne la quittant pourtant pas du regard, alors qu'elle se met à bonne distance de toi. Comme une vipère, tu montres tes crochets dans l'unique but de l'effrayer, de la mettre en garde contre toi - même si elle te menace de t'enlever ton droit de visite au bordel, tu ne peux accepter qu'une esclave aussi mignonne soit-elle puisse utiliser à sa guise le chantage contre toi. T'es une mercenaire quand même - elle a aucun droit de t'intimider ou de te gifler comme elle vient de le faire- sans vergogne aucune. Certes, tu l'as sûrement mérité - c'est vrai que tes propos n'étaient pas très adaptés, mais ce n'est pas une raison suffisante pour te laisser malmener par une esclave, une prostituée de surcroît. Un nouveau grognement t'échappe lorsque le marchand prend la parole en vous ordonnant qu'il ne voulait pas de ça ici - si il commence à s'y mettre lui aussi, ça risque de très très mal finir. Qu'il s'occupe de ses affaires, ça voudra mieux pour lui avant que tu ne décides de retourner sans dessus de dessous son étalage de robes en soie. La colère peignant toujours ton visage - il faut pourtant que tu te calmes et que tu te façonnes un nouveau masque - comme tu as toujours si bien su le faire durant toutes ces années. Le souffle court, les nerfs moins à vifs, tu reprends une respiration normale - avant de lui lancer une raillerie à propos de ses seins, qui laissent bien voir que tes précédents compliments ont eu l'effet escompté. Son long regard sur toi, te fait méchamment sourire. A ton tour de lui renvoyer la balle - après tout entre vous, ce n'est qu'un jeu - de celle qui arrivera à fermer le clapet de l'autre et pour l'instant c'est un match serré qui se joue entre vous - et pour tout dire, ça te plait. Pour une esclave, elle n'a pas la langue dans sa poche et c'est certain son plus gros défaut - une faute que tu comptes bien corriger, de la manière la plus cruelle que tu connaisses. Pour l'instant, tu te contentes simplement de la regarder - d'abord du regard, puis le corps tout entier. Elle ne t'a jamais laissé indifférente, mais tu ne veux rien montrer - même si c'est difficile pour toi, de ne pas lui faire de l'oeil. Reprenant un autre masque, tu lui demandes de t'accompagner. Elle ne la prit au sérieux - pourtant, ça l'été. Alors, tu lui fais remarquer et que si elle ne veut pas, tu l'as ramènerai au bordel. Lui laissant juste le choix entre la peste et le choléra. Proche de toi à nouveau, elle t'annonce amusé que tu pourrais faire une parfaite représentation des deux maladies et qu'en plus de ça, elle accepte de t'accompagner - avant de s'éloigner de toi - craignant surement une autre colère de ta part. Nullement froissée, il y a juste un sourire en coin qui écorche tes lèvres - tu lui laisses le point, pour cette fois. Tournant le regard, tu la vois qui s'approche d'Argo. Elle est très proche de lui, le fixant comme une enfant émerveillée de voir quelque chose pour la première et surtout d'aussi près. Et lorsque la main de la jeune femme se pose sur la flanc de la bête - tu ne peux t'empêcher d'être attendrie par son geste. D'ailleurs, ton chameau n'est pas en reste - on dirait même qu'il apprécie sa caresse, c'est une bonne chose - ça veut dire qu'il acceptera de la laisser monter sur son dos. Puis, elle prend à nouveau parole - pensant sans doute que tu préférerais qu'on ne la voit pas le monter ici. En fait, tu t'en fiches pas mal - mais tu n'as pas le temps de dire quoi que ce soit, qu'elle se fraye déjà un chemin parmi la foule. Grognant, tu fais de même flanqué d'Argo. Elle aurait quand même pu t'attendre, c'est pas facile avec facile de passer entre toute cette foule avec un chameau pesant huit-cents kilogrammes et mesurant deux mètres. Hurlant, menaçant même qu'on te laisse passer - c'est lorsque enfin, tu trouves une échappatoire que tu vois, dans la rue latérale d'en face, Ezra qui se fait accoster par un autre mercenaire. Tu soupires. Un claquement de langue précis et Argo se couche - puis, tu le regardes droit dans les yeux : « Ste hir ! » ordonnes-tu, avant d'aller à leur rencontre. Tu prends un air faussement furieux avant d'attraper la jeune femme violemment par le bras - pour que ça fasse un peu plus vrai : « Enfin te voilà ! Où étais-tu passée vermine, ça fait une heure que je te cherche partout ?! Attends qu'on rentre à la maison, tu vas passer un sale quart d'heure. » Hurles-tu en la secouant dans tous les sens - puis, tu t'approches discrètement de son oreille pour lui chuchoter. « Fais comme moi, joue le jeu. » Clin d’œil tout aussi discret que tes mots et tu reprends à nouveau ton masque de dureté et de froideur. « Allez vermine, on rentre. » lui ordonnes-tu, la bousculant pour qu'elle avance - avant de te tourner vers le mercenaire. « Une autre fois peut-être. » Un sourire moqueur, le délaissant pour rejoindre Ezra déjà près de ton chameau. Tu plisses les yeux - tu n'es vraiment pas contente, elle aurait t'attendre, ça t'aurais évité de devoir faire tout ce cinéma pour la sauver des griffes d'un autre prédateur. « La prochaine fois au lieu de t'enfuir comme une voleuse attend-moi, ça évitera un dérapage de ce genre ... bon allez, grimpe. » Après l'avoir aidé à monter, tu fais de même - un sifflement et l'animal doucement se lève pour ne pas trop faire vaciller ses cavalières. Un autre sifflement et il se met en route vers la porte principale de la cité - prochaine mission, sortir d'ici sans éveiller les soupçons des gardes à l'entrée. Bien que de toute façon voir un mercenaire avec un esclave à son dos est tout à fait normal.
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le Mar 6 Sep - 21:19

Je m'éloignai d'elle, me dirigeant en direction d'un endroit plus calme hors de la ville avant tout pour préserver ma réputation. La vérité était que cela restait pas moins une question de business, et je ne comptais pas à ce que certains apprennent que la mercenaire était une de mes clientes. Certains de peur d'être trahis préféreraient aller voir ailleurs, et d'autres ne viendraient peut-être plus aussi souvent qu'avant. Non, je ne comptais pas à ce que me réputation en prenne un coup, pas alors que j'avais besoin de mon gagne-pain comme n'importe quelles filles du bordel. Aucune d'entre nous restait à cause de l'attachement pour ce lieu, c'était juste qu'on en pouvait fuir. On n'avait aucun choix alors que nous étions quoiqu'il se passe des esclaves. Des esclaves qui tentaient pas moins de récolter chaque jour un peu plus d'or pour réussir à avoir un fond de butin assez imposant afin de pouvoir mettre les voiles ou espérer acheter notre liberté. Cela n'avait rien de plaisant à rester là-bas, à devoir voir de nouveaux clients passaient le seuil de la chambre. Ils venaient pour leur propre plaisir mais aucun d'entre eux ne portaient réellement d'intérêt à ce qui se passait derrière les murs de la cité, à ce que nous ressentions en tant que personne. Pour eux nous n'étions que des objets, des personnes à la chair tendre avec qui ils pourraient s'amuser avant de retourner à leur quotidien habituel. Et tout autant que je savais que je ne pouvais juste m'arrêter sans craindre les représailles, je pouvais que continuer pour espérer mettre fin à tout cela par la suite. Et pour le moment, Shanareth m'offrait une chance de m'éloigner un peu de la cité mais surtout du bordel pendant un instant. Une offre que je ne pouvais pas juste repousser ou même refuser. J'avais besoin de sortir, pas seulement parce que je voulais tant voir les contours d'un autre monde que je pourrai en mourir de rester emprisonnée entre quatre murs, alors que mon esprit avait besoin de s'imaginer qu'ailleurs il y avait peut-être un soupçon de liberté que j'étais prête à saisir. Si déterminée que cela avait parut malgré tout une évidence que j'accepte même si je préférai autant m'éloigner de la foule. Quoique même là alors que j'avais distancé la mercenaire, je ne pouvais que me remémorer que je n'étais en cité nulle part alors que déjà un guerrier en venait à s'approcher tel un chien prêt à mordiller son os. J'entendis derrière moi le bruit de pas de Shanareth et de son chameau. Je n'étais pas seule. Puis l'instant d'après alors que l'homme était tout proche, elle en venait à me saisir violemment le bras, ma bouche se tordant en une grimace douloureuse alors qu'elle se mettait en tâche de me crier dessus, jouant son rôle à la perfection. « Enfin te voilà ! Où étais-tu passée vermine, ça fait une heure que je te cherche partout ?! Attends qu'on rentre à la maison, tu vas passer un sale quart d'heure. » Elle me secoua un peu plus dans tous les sens alors que comprenant son manège j'en venais qu'à me laisser faire même si j'avais la détestable sensation d'être considérée comme une poupée de chiffon, ne baissant pas moins la tête, soumise. « Fais comme moi, joue le jeu. » Ses mots comme un murmure alors qu'elle m'adressait un clin d'oeil. Ne pouvant que voir son sourire disparaître de nouveau, remplacé par un masque de fermeté et de colère. Cela ne faisait aucun doute, la jeune femme jouait son rôle à la perfection sous le regard désappointée de l'homme qui n'avait pas encore osé s'éloigner, qui n'avait pas encore accepter sa défaite. « Allez vermine, on rentre. » Elle me bouscula mais ce fut sans hésiter que je me mis à avancer vers son chameau, ne gardant pas moins la tête baissée pour faire durer un peu plus ce petit manège et conserver l'illusion qu'elle était mon maître. M'arrêtant à deux pas de l'animal, trop haut alors que j'en venais qu'à le considérer du regard, me demandant comment faire pour arriver en haut. « La prochaine fois au lieu de t'enfuir comme une voleuse attend-moi, ça évitera un dérapage de ce genre ... bon allez, grimpe. » Je tournai la tête, la regardant l'éclat d'une seconde avant d'exécuter ses ordres grâce à son aide. Tout en haut, je n'en vins qu'à m'accrocher légèrement à une touffe de poil, ne sachant parfaitement comment me positionner. Nullement coutumière de ce mode de transport, ayant dû toujours marché pendant la plupart de ma vie, je n'en venais qu'à me retrouver maladroitement jugée en haut, particulièrement mal à l'aise alors que je ne savais ce qui allait réellement se passer. Shanareth siffla et le chameau vacillant sur ses pattes n'en vint qu'à se redresser, se mettant debout. Je m'accrochai un peu plus avant de me forcer à détendre, à respirer, préférant concentrer mon regard tout autour alors qu'une nouvelle vision du haut de la cité m'apparaissait. En venant à découvrir de nouveaux détails alors que je ne pouvais qu'entrevoir la grande place que nous avions laissé derrière nous et ses couleurs. Un sourire s'esquissa sur mon visage alors que j'en venais à observer les environs, tandis que la mercenaire qui sifflait une nouvelle fois n'en vint qu'à se diriger vers l'entrée principales de la cité. Si j'aurai pu lui poser de nombreuses questions, je n'en fins rien, n'en n'étant venu qu'à me rendre compte que je connaissais un des gardes qui se trouvait là-bas. Plissant des yeux pour être sûr, je ne pus que reconnaître la silhouette de l'homme âgé d'une trentaine d'années qui se tenait là-bas, contrôlant les entrées et venues. « On va peut-être avoir un problème ou tout le contraire... l'un des gardes là-bas est un de mes clients... un de mes clients réguliers. » Comme elle et un qui n'hésitait pas à dépenser son argent. J'esquissai une grimace, avant de reprendre la parole. « Je crois que pour ce coup tu vas devoir me confiance, et t'assurer que je descende sur la terre ferme l'espace de quelques minutes... » Obligés de s'arrêter, je jetai un regard à la mercenaire, espérant qu'elle s'exécute, ce qu'elle fit à mon étonnement. Je descendis avant de me diriger aussitôt vers Jareg, l'entraînant à l'écart pour discuter et pour faire ce qui devrait être fait si besoin est mais je savais ores et déjà que quelques promesses suffiraient.
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le Jeu 15 Sep - 0:22
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Évidemment sortir de la cité avec une esclave ne serait pas chose aisée, mais tu étais à nouveau prête à user de psychologie et d'ingéniosité pour arriver à tes fins, mais voilà Ezra en fait une nouvelle fois qu'à sa tête - ce qui a le don de t'excéder au plus haut point. Pourtant lorsqu'elle te demande d'accéder à sa demande, de lui laisser du temps pour vous permettre de passer les gardes, tu t’exécutes sans rien rétorquer de plus, avant de la laisser descendre de la monture. Plissant les yeux, tu la regardes s'approcher du garde et visiblement, le plan de la petite fait son effet - puisque l'homme flanqué de l'autre garde la suivent sans opposer de résistance. Une fois la voie libre, tu passes la sortie et attend la jeune de l'autre côté du mur. Et tu commences à te ronger les sangs, impatiente comme à ton habitude. Peut-être que tu n'aurais pas du la laisser seule avec eux - lui faire confiance tu parles. C'est peut-être une prostituée, qui sait ce qu'elle fait, mais seule contre deux, il est pas dit que ses charmes et ses belles paroles suffissent à convaincre les deux chiens de garde la laisser sortir des quatre murs de la cité. Poussant un juron, tu étais prête à descendre de chameau pour lui venir une fois de plus en aide - lorsque sortit de nulle part, elle apparaît enfin. Tu roules des yeux, ne dis rien de plus - ton regard à lui seul suffit à savoir dans quel état d'esprit tu te trouves en ce moment. Et toujours sans parole, tu lui tends la main afin qu'elle l’agrippe et que tu l'aides à monter en selle. Installée derrière toi, la proximité de son corps contre le tien te fait légèrement frissonner - et te projettes dans sa chambre au bordel, aux draps froissés et à l'odeur si particulière que dégage deux corps de femme après l'effort. Secouant la tête, tu te racles discrètement la gorge avant de tourner légèrement ta tête derrière pour lui parler : « Prête ?! Alors, accroche-toi bien. » Sans attendre que la jeune femme passe ses bras autour de ta taille - qu'un sifflement retentit pour que ton chameau se met à courir. Et le sable vole, tourbillonne à chaque pas que fait ta monture et le soleil à son plus haut sommet, vous accompagne lui aussi dans votre balade. Puis, peu à peu la cadence diminue - l'animal trottine sur plusieurs mètres avant de s'arrêter de reprendre le pas - tu lui donnes une caresse, avant de scruter au loin et de définir la distance qu'il vous reste à parcourir pour arriver à l'oasis. Gardant le cap vers l'Est, tu te mets à siffloter en regardant en derrière toi, tes yeux d'émeraude se plonge dans ceux de la jeune femme - puis, la seconde d'après tu regardes à nouveau devant toi. Tu toussotes légèrement, gênée. Lorsque enfin, l'oasis se dessine devant tes yeux. Arrivée à destination, tu descendes en première sur la terre ferme avant d'aider à son tour Ezra - et lorsqu'elle glisse de la selle, elle atterrit pile dans tes bras. Ton regard se fond à nouveau dans le sien - et tu restes bloquer, tes lèvres à quelques centimètres des siennes. Ta respiration est courte, saccadé - ta pompe cardiaque bat plus ou fort dans ta poitrine. Et au dernier moment, moment de lucidité sans nul doute, tu te détaches de la jeune femme pour retourner auprès de ton chameau, le conduisant à la source afin qu'il puisse s'y désaltérer. Puis, de la selle tu détaches la gourde d'eau avant d'en boire une bonne gorgée et de t'approcher d'Ezra pour la lui tendre : « Tu as soif ?! la questionnes-tu après lui avoir laisser la gourde d'eau pour qu'elle puisse à son tour se rafraîchir. » Finalement toujours à bonne distance, cherchant à tout prix à être le plus éloigner de l'effet magnétique qu'à le corps de la jeune femme sur toi, tu pars d'installer sous un palmier. Assise, dos au tronc - ton regard scrute l'horizon avant de se poser à nouveau sur elle. Tu ne vas tout de même pas la dévorer des yeux toute la journée - il faut que tu lances la conversation avant de perdre tous tes moyens et de retomber dans tes vieux travers. C'est ce que veut le monstre au fond de toi, mais cette fois, il ne gagnera pas. « Qu'est-ce que tu as dit ou fait aux deux gardes pour qu'ils te laissent sortir ?! J'imagine que ta belle gueule à suffit à les convaincre. » Si on écoute attentivement le ton de ta voix, on peut déceler une pointe de jalousie - mais vraiment une toute petite. Non pas que tu ne veuilles pas que les autres profite de la belle - après tout, elle ne t'appartient pas et est libre de faire ce que bon lui semble - c'est le cadet de tes soucis. Seulement, lorsqu'elle est avec toi, tu ne supportes pas qu'un autre ou qu'une autre se l’approprie devant tes yeux - t'es comme une gosse à qui on oblige à prêter son jouet préféré, c'est au dessus de tes forces. « T'es sacrément bornée comme catin, tu le sais ça ?! Rappelle-moi, tu ne plus jamais t'emmener avec moi en balade. » Croisant les bras contre ton corps, tu la dévisages - avant de regarder ailleurs, attendant qu'elle prenne la parole et qu'elle te dise à toi aussi tes deux, trois vérités. Ça te calmera ou pas.
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le Jeu 15 Sep - 7:51

C'était comme exécuter un tour sans arrêt, comme une magicienne qui créerait des illusions pour rendre la vie du peuple un peu moins fade. Au final c'était que cela, des illusions et des promesses en l'air. Des promesses que je ne devrai pas moins tenir si je voulais passer cette porte. Rapidement la conversation s'était engagée alors que l'autre garde ne cessait de nous jeter de fréquents coups d'oeil, comme si je pouvais sentir son regard s'attardait sur les courbes de mon corps. C'était le cas, et je le savais. Un peu comme un sixième sens qui s'était développé. Je savais toujours quand ils me regardaient, et ce n'était que plus pratique pour anticiper leurs mouvements. Dans un sens, j'étais fière de ce corps qui les faisait tous tomber un à un, qui les ensorcelait suffisamment pour que je puisse gagner ma pitance. Jareg qui ne cessait quant à lui de me regarder, ayant instinctivement poser ma main sur ma taille pour me demander ce que je voulais. Une réponse qui ne plus qu'à moitié alors qu'il en venait qu'à jeter un regard noir à la mercenaire qui ne le vit pas car, la seconde d'après son visage désormais enlaidie par la jalousie en était venu à se tourner vers moi. Je me doutais bien qu'il s'imaginait milles et une choses, choses qui ne lui plaisaient pas car à ses yeux, comme aux yeux de quasiment tous mes clients, j'étais leur et à personne d'autre. Cette possessivité qui les rendait tout aussi plus faible dès qu'on avait les bons arguments. Souvent quelques petites touches discrètes et la promesse d'entrer au bordel pour venir me voir pendant plusieurs jours consécutifs à un tarif réduit suffisait mais avec Jareg je savais que ce ne serait pas aussi simple. Il était jaloux de Shanareth, s'imaginant ores et déjà que je m'éclipsai de la cité pour qu'elle puisse trouver ce plaisir qu'il n'obtiendrait pas en ce jour alors quand c'était comme ça, le mieux était sans doute de ruser autrement. N'en venant qu'à insister sur le fait qu'elle mettait le prix, elle, portant au passage un coup à sa virilité alors que je me penchais un peu plus pour murmurer quelques mots à son oreille, dévoilant au passage les reflets d'une poitrine généreuse qui ne pouvait que le narguer un peu plus. Ce fut alors que tout faillit déraper alors que l'autre soldat s'approcha de par derrière, posant aussitôt ses mains sur mes fesses. A croire que l'appel de la chair rendait les hommes faibles et c'était sans doute le cas. Je fermai les yeux l'espace d'un instant, me concentrant avant de pivoter légèrement, prenant ses mains énormes comparées aux miennes pour les poser sur ma poitrine. On aurait dit un gosse qui venait de recevoir le plus beau cadeau qu'il n'avait jamais eu, ma main se glissant jusqu'à sa virilité alors que j'en venais qu'à lui faire cette proposition qu'il ne pourrait pas refuser, ni lui, ni Jareg. Ils en voulaient toujours plus alors parfois leur montrer une subtile partie de ce qu'ils pourraient avoir était que bien souvent suffisant. Un petit éclat de plaisir en échange de la promesse d'ouvrir ses portes. Jareg qui se rapprocha alors que je lui jetai un regard lourd de sens. Puis finalement il inclina la tête, non sans m'écarter de l'autre soldat qui aurait son compte tout aussi. Ils s'écartèrent finalement pour aller ouvrir les portes, sachant de toute façon que je ne pourrai leur dire non s'ils venaient au bordel, parce que quoiqu'il en soit ce n'était peut-être pas tant eux qui étaient ma merci que j'étais à leur.

L'impression d'avoir pas moins été souillée même si ce n'était que leurs mains surtout qui s'étaient posées sur moi. Toujours la même chose et cette soudaine envie de me réfugier dans un coin sombre où personne ne pourrait me trouver. Mais au lieu de cela, je gardai la tête haute, n'en venant qu'à saisir la maine tendue vers moi. Je m'installai derrière elle. Le froissement des tissus qui s'effleurèrent. Je sentis son mal-être, ne pouvant m'empêcher d'accentuer un peu plus la pression comme pour rengorger mon ego, parce que je pouvais savoir de là qu'elle me désirai.« Prête ?! Alors, accroche-toi bien. » Et le chameau se mit en mouvement soudainement, je m'agrippai à elle, mes mains passées autour de sa taille. L'impression qu'une montagne venait de se mettre en mouvement alors que le chameau s'ébranlait avant de se diriger en dehors de la cité. Mon regard en venant très vite à se tourner vers les portes de la cité, ne pouvant manquer ce petit signe qu'ils m’adressèrent avant de me tourner de nouveau pour regarder l'horizon bien qu'une part de moi n'avait qu'une envie, posait ma tête contre son dos et pleurait des larmes qu'elle ne pourrait voir. Mais pleurer signifierait être faible alors je n'en fis rien, préférant plutôt me concentrer sur le paysage qui s'offrait à moi. Distraitement ma main en venant à glisser sur les étoffes du tissus qu'elle portait alors que j'en venais à pivoter légèrement pour regarder partout, les yeux grands ouverts. Du sable à perte de vue et un effet pas moins grandiose. Mon regard qui croisa le sien, intense. Puis l'instant d'après elle se détournait, toussotant visiblement gênée.

Et bientôt l'oasis se dessina alors que j'en venais à l'imiter, tentant de sauter à terre sans réel succès alors que je finissais par finir dans ses bras. Et pendant l'espace d'une seconde j'eus envie de rester là, mon corps collé au sien, nos respirations brèves avant qu'elle ne se détache de moi. Si j'étais légèrement déçue, je n'en montrais rien alors qu'elle se dirigeait vers le chameau pour attraper sa gourde. « Tu as soif ?! » J'hochai la tête, attrapant la gourde qu'elle me tendit. « Merci. » Buvant une gorgée d'eau, appréciant un peu plus sa fraîcheur avant de l'imiter et de me rendre un peu plus au coeur de l'oasis. Je l'observai un instant avant de me détourner pour m'avancer sur le sable, regardant tout comme s'il suffisait d'un regard pour toucher à tous ces éléments. Sa voix me sortit pas moins de ma contemplation. « Qu'est-ce que tu as dit ou fait aux deux gardes pour qu'ils te laissent sortir ?! J'imagine que ta belle gueule à suffit à les convaincre. » Je fronçai les sourcils, avant de me tourner vers elle, certaine de ce que j'avais entendu. N'hésitant pas à m'approcher un peu plus près, commençant déjà à jouer à ce petit jeu auquel je prenais tant de plaisir sans que je m'en rende compte. Un sourire aux lèvres alors que je m'approchai toujours un peu plus pour m'arrêter finalement devant elle, toute près alors que quelques centimètres nous séparaient. « Tu veux vraiment le savoir ?! » C'était une véritable question, laissant l'effet de mes mots se propageaient alors que je m'éloignai de nouveau de quelques pas, lui accordant un petit espace d'intimité. « T'es sacrément bornée comme catin, tu le sais ça ?! Rappelle-moi, tu ne plus jamais t'emmener avec moi en balade. » Et je ne pus m'empêcher de glousser de rire parce qu'en soit c'était tellement stupide qu'elle dise cela. « Tu te rappelles que c'est toi qui a insisté. » C'était pas tout à fait vrai mais cela m'importait peu. « Et puis de toute manière si tu décidais de ne plus m'emmener avec toi, tu viendrais toujours me retrouver au bordel. Cela change pas grand chose au final hormis que dans tous les cas tu finiras toujours pas succomber... comme les autres. »
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le Jeu 15 Sep - 23:50
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Sa proximité est pesante, tu ne la supporte pas - son corps quasi-collé au tien, ses mèches fouettant ton visage et ses lèvres à quelques centimètres des tiennes - tout ça t'es insupportable. Parce qu'elle t'obsède, t'empoisonne et rend ta faiblesse pour les femmes encore plus palpable. Tu voudrais tellement effacer ce sourire satisfait de son visage, mais tu n'en as pas le droit - elle est le joyau du bordel, et si une seule égratignure lui est faite - tu peux être sûre que tu n'aurais plus le droit d'y mettre les pieds et ça, tu ne le veux en aucune cas. Tu tiens trop à la réputation que tu as là-bas pour faire quelque chose qui déplairait au propriétaire des lieux. Alors, tu la laisse t'approcher, jouer avec toi, avec tes nerfs qui sont facilement mis à rude épreuve et qui supportent très peu qu'on les asticotent comme elle est en train de le faire. Veux-tu vraiment savoir ce qu'elle leur à dit ?! Tu ne le sais même plus toi-même. Tu te doutes bien qu'elle a dû leur promettre son corps en échange de leur silence - si c'est le cas, tu ne tiens vraiment plus à la ramener à la cité - mais tu n'as le droit de faire ça et tu le sais. C'est une catin, une fille de joie - elle est payée pour donner du plaisir - du bon temps à tous ceux et toutes celles qui ont les moyens de se payer ses services. Elle ne t'es pas exclusivité et s'est sans doute ça, qui te fait le plus mal. Tu voudrais qu'il en soit autrement, mais te l'approprier serait avouer que tu as un semblant de sentiment pour elle - et ça, tu t'y refuses. Tu grognes, malgré tout pour marquer ton mécontentement : « Je n'en suis plus très sûre, mais j'imagine qu'en bonne catin que tu es, tu as du leur promettre ton corps en échange de leur silence. Je me trompe ?! » Tu en mettrais ta main à couper, mais tu veux l'entendre de sa bouche à elle. Et l'instant d'après, elle s'écarte de toi pour te laisser un espace suffisant d'intimité - tu respires. Un nouveau grognement t'échappe, alors que tu lui annonces dans un nouvel écho de voix, que tu l'as trouvé sacrément borné pour une catin et que te faire rappeler de ne plus jamais l'emmener avec toi en balade. Visiblement, ça l'a fait bien rire et tu ne vois pas ce qui as de risible là-dedans. T'étais sérieuse en disant ça - mais elle n'a pas l'air de te prendre au sérieux - grossière erreur, une fois de plus. Fronçant les sourcils, elle te rappelle que c'est toi qui as insisté pour qu'elle t'accompagne ici. Un sourire mauvais t'écorche les lèvres. Tu ne lui as pas pointé un poignard sous la gorge que tu saches, elle avait encore le droit de refuser - mais si elle l'aurait vraiment voulu, elle l'aurait fait - après tout, quel esclave digne de ce nom, ne rêve pas de quitter la cité même l'espace de quelques instants. Elle aurait été bien bête de refuser ton offre et elle le sait. Puis, elle insiste bien sur le fait que si tu ne l'avais pas emmener avec toi, ça n'aurait pas changer grand chose - puisque au final, tu serais venue la retrouver au bordel comme à chaque fois que tu désires t'échapper de ton quotidien, des missions, des cris, des sanglots et du sang. Lui succomber, comme toujours. Mécontente, frustrée - tes lèvres se retroussent comme la vipère, tu montres tes crochets pour exprimer ta colère - pourquoi ?! Parce qu'elle a raison. C'est parce qu'elle a raison sur toute la ligne que tu vas la faire taire. Violemment, tu viens agripper entre tes doigts sa crinière d'ébène avant de plaquer avec dureté son dos contre le tronc d'un palmier. Ta respiration est forte, ce qui te rend encore plus menaçante. « Tu plaisantes j'espère ?! Je ne t'ai pas forcé la main que je sache, tu avais le droit de refuser ma proposition, alors ne viens pas me dire que c'est moi qui est insisté. » Et sans t'en rendre vraiment compte, ton corps se colle au sien - ta fureur se cessant d'augmenter, alors que tu serais capable de la frapper pour son insolence et tant pis pour ta place au sein du bordel. « Me faire succomber ?! Si tu crois que tu es la seule putain à pouvoir le faire, tu te fous le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. Tu sais, des filles comme toi il y en a à foison au sein de la cité et si je veux aller voir ailleurs je le ferai, t'as compris ?! » craches-tu méchamment avant de balancer ton poing à toute vitesse contre le tronc à quelques centimètres de son visage. Un dernier regard et tu t'éloignes d'elle, avant que tu n'ailles trop loin, avant que tu regrettes trop tard. Passant tes doigts dans tes mèches brunes, les yeux au ciel - tu reprends ton souffle, tachant de te calmer comme tu peux. Puis, tu pars t'installer au bord de l'oasis. Assise, tu regardes au loin - essayant d'oublier ce qui vient de se passer. Tu fermes les yeux, laisse le vent te fouetter le visage - une seule pensée, ton défunt père. Malgré tout ce qu'il t'as fait, il continu de te manquer - et seul le temps, pourra t'aider à l'oublier, mais peut-on réellement oublier celui qui nous a élevé ?! Certainement pas.
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le Ven 16 Sep - 20:55

« Je n'en suis plus très sûre, mais j'imagine qu'en bonne catin que tu es, tu as du leur promettre ton corps en échange de leur silence. Je me trompe ?! » Un silence s'installa entre nous ici avant que je n'en vienne à reprendre la parole franchement mais peut-être tout aussi tristement. « Non, tu ne te trompes pas. » C'était pourtant la réalité. Promesses que j'avais échangé contre mon corps. Des mots qui auraient pu tout aussi du vent, même si ces mots prononcés respectivement m'avaient permis de voir les portes de la cité s'ouvrir. C'était ce qui comptait. Et maintenant nous étions libres d'aller où nous le voulions, comptant bel et bien la laisser nous guider. Quoique c'était peut-être tout aussi le chameau qui nous avait guidé comme s'il connaissait un sentier invisible que lui seul pouvait suivre et qui nous permettrait de découvrir le monde. Mon regard s'attardant de nouveau sur le paysage encore et encore tandis que j'en venais qu'un peu plus à me perdre dans mes pensées, laissant le silence s'installait tout aussi. Sans doute parce qu'il était plus facile de ne pas dire un mot que d'affronter son regard. Et cette attitude ne tranchait qu'un peu plus avec celle que j'avais avant alors que je m'étais montrée un peu plus entreprenant. Toujours en train d'osciller comme auparavant entre ce désir de jouer et de lui montrait ce que je voulais et cette attitude toute aussi songeuse que j'avais. Comme si j'oscillai entre deux mondes, l'un où je paraissais totalement perdue dans les ténèbres et un autre un peu plus festif où j'étais juste cette catin qu'ils étaient nombreux à désirer. N'en venant pas moins l'instant d'après à lui avouer que je savais très bien qu'elle continuerait de succomber parce que je ne pouvais m'en empêcher. La chercher, jouer avec le feu m'empêchait tout autant de sombrer et de replonger pour ainsi dire. Alors je continuais juste à faire ce qu'il fallait pour ne pas couler, pour garder la tête hors de l'eau. Alors je cherchais un peu plus la bête, allant un peu plus loin même si je ne faisais que m'enfoncer. Et je me rendis bien trop tard que j'avais été trop loin avec elle. Et avant que je n'ais eu le temps de bouger, de la voir se mettre en mouvement, je me retrouvais plaqué contre le tronc du palmier, enfin c'était sans doute un palmier ou du même genre. Le revers alors que je me retrouvais à lui faire face, pouvant entendre sa respiration sifflante. Ses doigts s'accrochant à mes cheveux alors qu'elle se montrait un peu plus violente. Mon regard qui se plongeait dans le sien alors que je la regardai. « Me faire succomber ?! Si tu crois que tu es la seule putain à pouvoir le faire, tu te fous le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. Tu sais, des filles comme toi il y en a à foison au sein de la cité et si je veux aller voir ailleurs je le ferai, t'as compris ?! » Je manquais de fermer les yeux, ne le fis pas au dernier instant même si c'était une évidence que je ne rentrerai pas en un seul morceau. Rien de nouveau. Rien qui changeait vraiment alors qu'il y avait toujours ces excès de la violence qui se mêlait à la frénésie, à la passion. Et son poing qui manquait de s'abattre en mon visage. Son poing qui frappait le tronc, rasant ma joue. Le souffle du coup passant tout près. Je ne cillai pas. A vrai dire, je ne bougeai même pas. Si immobile qu'on aurait cru une statue alors que mon regard était fixé devant moi, au-delà de Shanareth même, de la mercenaire. Mon regard fixé sur le chameau qui se trouvait un peu plus loin. Lui aussi semblait s'être figé. C'était comme si le monde s'était arrêté pour retenir son souffle. Et mon propre souffle je ne pouvais que le retenir alors que je n'osais pas bouger, n'osant pas esquisser le moindre mouvement. Je pouvais juste entendre les battements de son coeur. Ils battaient sans aucun doute bien trop rapidement tout comme les miens. Puis j'osais croiser finalement son regard alors que j'en venais à prendre la parole calmement. « Compris. » Alors j'attendis. Tout aussi simplement qu'il en soit j'attendais que la tempête passe, que le beau temps revienne pour ainsi dire tout aussi. Ne la quittant des yeux avant que je n'en vienne qu'à reprendre la parole. Puis j'en venais à reprendre la parole, faisant comme s'il ne s'était rien passé. « Tu as fini ? » Je soutins son regard avant de continuer à parler encore tout aussi calmement. « Recule-toi... s'il te plait. » Ce n'était pas une blague alors que je savais tout autant que les choses pouvaient partir au quart de tour comme au bordel. D'autant plus que Shanareth n'avait rien d'une petite boule de poils qu'on pouvait prendre dans nos bras et câliner. Non, elle était une mercenaire. Elle était dangereuse. Et cette peur viscérale qui existait, que je ressentais quand j'étais enfant en les voyant, elle était toujours là. Cette peur qui était là alors que même si je tentais de le cacher, une part de moi avait bel et bien peur d'elle, peur de cette femme aux cheveux bruns aux regards de braise. Et j'avais besoin qu'elle se recule, nécessitant cet espace vital pour respirer. L'impression de revenir en arrière. Je la poussai soudainement comme si je commençais à manquer d'air alors que cette proximité qu'il y avait entre nous ne me faisait que plus mal. La repoussant pour m'écarter violemment, m'éloignant d'elle, augmentant la distance entre nous pour trouver un certain refuge près de son chameau. Préférant être n'importe où plutôt que proche d'elle, prenant de profondes inspirations avant de finalement m'asseoir sur le sable, fermant les yeux, préférant ne rien voir plutôt la voir qu'elle ou même penser.
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le Sam 17 Sep - 15:28
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Tu t'en doutais bien avant même qu'elle te le dise, mais tu avais eu ce besoin de l'entendre de sa propre bouche et maintenant tu regrettes de le savoir, d'avoir voulu qu'elle te l'apprenne - parce que même si c'est son boulot de vendre son corps, tu ne t'empêcher de ressentir une fine étincelle de jalousie en pensant à votre retour et la promesse qu'elle leur a faite Un soupir, une long silence s'installe entre vous. Parfois le regard suffit à déterminer l'état émotionnel dans lequel nous nous trouvons - si le sien c'est la tristesse, toi c'est la colère. Non envers elle, mais envers toi - parce que tu ressens un sentiment de jalousie, alors qu'il n'a pas lieu d'être, d'exister. Tu n'as jamais rien ressenti pour quiconque auparavant - sauf la haine que tu ressentais pour ton père à chaque fois qu'il te battait et maintenant qu'il n'est plus là, une partie de ta haine c'est progressivement transformée en souffrance. Malgré sa monstruosité, tu ne peux t'empêcher de ressentir un manque - il était ta seule famille et à présent de voilà seule, sans personne pour te dire quoi faire ou aller - tu es perdue, comme un chien sans collier. C'est sans doute pour ça aussi que tu as voulu quitter la cité avec quelqu'un pour t'accompagner - parce que tu ne voulais pas être seule - mais voilà, tu n'as pas beaucoup d'amis, pouvant les compter sur les doigts d'une seule main - ne restait plus qu'Ezra, la catin qui ne laisse personne indifférent. Toutefois, en vue des circonstances présentes, peut-être que ça a été une erreur de l'emmener avec toi - demander à un vieil ami de ton défunt père de t'accompagner aurait été plus sage - au moins, tu aurais pu parler et pleurer devant lui. Là, tu ne peux pas montrer ta fragilité face à une esclave, ça serait un point noir à ta réputation et un moyen direct pour elle de s'en servir contre toi. Et pour cause, voilà qu'elle s'amuse avec toi, joue avec tes nerfs déjà bien fragiliser en te disant que comme tout les autres, tu finirais par succomber à ses charmes. Et ta réponse est sans appel - tu la plaques avec violence contre le tronc de ce qui ressemble à un palmier, avant de lui dire c'est trois, quatre vérités - qu'elle n'est pas la seule putain à pouvoir le faire et que si tu veux aller voir ailleurs tu iras. Lèvres retroussées, la colère pulsant dans chacune de tes veines et le cœur qui bat à cent à l'heure - il ne manquerait plus qu'elle dise un mot de plus pour que tu décides de lui régler son compte. Et soudain, ton poing part et à toute vitesse rate sa cible pour s'écraser contre le tronc. Tu grognes - alors qu'elle a les yeux fermés pour ne plus à supporter tout ça. Elle doit avoir peur - c'est compréhensif et pour l'instant, ça t'es complètement égale. Elle fait bien d'avoir peur de toi, parce que tu es une mercenaire - tu es censée inspirée la crainte aux gens de son espèce comme au reste de la population rahjaks - d'autant plus dans l'état actuel où tu es - elle fait bien de se méfier, un autre coup pourrait partir et cette fois, tu ne la raterais pas. Elle comprend ce que tu lui dis - et c'est tant mieux, parce que tu ne l'aurais pas répété une seconde fois. Est-ce que tu as fini de déverser ta rage sur elle ?! Pour le moment oui, mais tu n'as pas envie de bouger - pourtant, elle te le demande poliment, mais tu n'accèdes pas à sa demande - tu n'en as pas l'envie. Et sans rien prévoir, voilà qu'elle te repousse avec violence - un grognement t'échappe, alors qu'elle s'enfuit de ta présence, cherchant à retrouver de l'oxygène. Lui tournant le dos - tu ne remarques pas qu'elle s'était approchée de ton chameau et qu'elle venait de savoir près de lui dans le sable. Un soupir suivi d'un juron s'échappe de tes lèvres - avant de te diriger là où s'est assisse la jeune femme - t'asseyant à ses côtés, ton regard balaye l'horizon. « Mon père est mort le mois dernier. Il était ma seule famille, mon seul repère et maintenant qu'il n'est plus là, je suis totalement déboussolée. » tu baisses le regard, un rire amusé t'échappe nerveusement. « C'est drôle que je ressente de la tristesse pour lui, le monstre qui passait son temps à me frapper et à faire de moi le fils qu'il n'a pas eu, mais c'était mon père et malgré tout ... je l'aimais. » Une douleur de plus, mais une fois tu encaisses - il était un poison, mais il était de ton sang et tu ne peux le renier - car tu es comme lui, un monstre - tel père, telle garce de fille. Puis, ton regard se tourne vers Ezra, elle est encore sous le choc - et tu en est en partie responsable. Tu te mords la lèvre inférieur, avant de prendre la parole : « Je suis désolée ! » ta main se pose sur son épaule - rare sont les fois où tu es sincère dans tes excuses et que tu t'excuses tout court - surtout envers une esclave. C'est parce qu'elle compte pour toi que tu fais le premier pas - sinon, jamais au grand jamais tu te saurais rabaissé à t'excuser comme tu viens de le faire. « Parle moi un peu de toi. Depuis combien de temps fais-tu ce métier ingrat ?! » Sans doute depuis longtemps, mais tu ne peux pas t'en rendre compte avant qu'elle te le dise - et tu n'imagines pas à quel point son passé et aussi sombre que le sien - ne t'ayant jamais soucié du malheur des autres - mais avec elle, c'est différent - sans réellement savoir pourquoi, juste ce besoin viscéral d'être un peu plus proche d'elle .
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le Sam 17 Sep - 21:26

Je m'installai par terre, à même le sable du désert. Tout le sol était recouvert de sable. Des grains de sable que je pouvais sentir entre mes doigts, ils glissaient entre mes doigts sans que je puisse les retenir. Du sable à la texture granuleuse, du moins c'était la composition de tous ces grains qui à force de s'ajouter, par millier n'en venait qu'à former le désert. Mais tout autant que sa texture était légèrement graniteuse, le sable qui coulait entre mes doigts comme il pourrait s'écouler au creux d'un sablier, était doux. Et chaud. Du sable fin comme on pourrait trouver près des oasis, qui était chauffé par les rayons du soleil. En un sens, il était mon seul point de contact avec ma réalité alors que j'enfonçai un peu plus mes mains dans le sable. Il y avait le risque qu'un scorpion surgisse de ce sable où il était caché alors que nous nous trouvions dans un oasis et qu'il vienne me piquer, mais tout autant j'avais besoin de sentir le sable sous mes mains. J'avais besoin de rester vivante, de savoir que je pouvais me concentrer alors que mon regard à moitié vide continuait de fixer l'horizon. Je ne la regardai pas. Je ne voyais même pas Shanareth alors que justement face à toute cette colère, je n'en n'étais que venue qu'à replonger. Mon souffle de plus en plus court alors que j'en venais de nouveau à prendre ma respiration. Les battements de mon coeur trop rapides pour le moment alors que j'en venais qu'à respirer plus brièvement. Les images se succédant au sein de mon esprit alors qu'une part de moi se retrouvait de nouveau prisonnière dans la violence. Ma piteuse tentative pour rester calmer, pour redevenir sereine. Je n'avais plus rien de cette fille particulièrement arrogante, particulièrement déterminée pour s'approcher d'elle un peu plus. Non à l'instant où le masque s'était de nouveau figuré et que la bête était venue à réapparaître, j'en étais venue à fuir, m'éloignant d'elle le plus rapidement possible. Mais elle revenait à la charge. J'entendais le bruit de ses pas se rapprochaient de moi alors qu'elle en venait à s'approcher, se laissant tomber à côté de moi. Elle s'installa à mes côtés, son regard perdant vers l'horizon. Je ne lui jetai qu'un rapide regard avant de reporter mon attention plus loin, le souffle toujours court alors qu'au final sa présence ne faisait qu'actuellement accentuer mon mal à l'aise. Non, il n'y avait pas à dire à cet instant je ne me sentais pas en sécurité à ses côtés, encore moins alors qu'elle n'en n'était que venue qu'à manquer de frapper mon visage. La mercenaire prenant alors à ma parole et sans doute pour me dire ce à quoi je m'attendais le moins. « Mon père est mort le mois dernier. Il était ma seule famille, mon seul repère et maintenant qu'il n'est plus là, je suis totalement déboussolée. » Ses mots résonnant étrangement dans mon esprit. Peut-être parce qu'elle ne s'était jamais réellement confiée ou du moins pas sur un sujet aussi sensible. Peut-être parce que cela faisait bizarre de l'entendre s'excuser. Peut-être parce que cela faisait tout aussi bizarre de l'entendre s'exprimer sur un sujet aussi sensible, encore plus de parler d'elle ou de ses sentiments. Mais tout autant cela n'excusait pas son comportement, loin de là parce que l'on était tous pareil, on avait tous des problèmes. Et j'étais dans ce cas là alors que perdue dans ses pensées, elle ne semblait même pas avoir remarqué que j'avais cessé de respirer normalement. Mais c'était sans doute mieux qu'elle n'ait rien remarqué alors que je ne voulais plus qu'elle me pose de questions. Tentant de me concentrer sur le son de sa voix justement pour ne pas me perdre dans mes pensées, pour ne pas manquer de m'enfoncer un peu plus. Et elle rigole un peu plus. Un peu plus nerveusement. Non cela ne faisait aucun doute sur un point elle n'était pas habituée à parler de ses sentiments, à montrer tout aussi qu'elle avait un coeur. Et c'était sans doute ironique qu'une mercenaire me raconte à moi ses déboires alors que j'étais en train de faire plus ou moins une crise. Pourtant je continuais de l'écouter. « C'est drôle que je ressente de la tristesse pour lui, le monstre qui passait son temps à me frapper et à faire de moi le fils qu'il n'a pas eu, mais c'était mon père et malgré tout ... je l'aimais. » Dans un sens c'était encore plus bizarre qu'elle dise cela à moi, j'étais juste une catin comme elle l'avait dit et pourtant encore une fois elle se confiait à moi par petites bribes. Oh, ils étaient nombreux à faire pareil. Elle n'était pas l'unique personne à parler, à se confier. Pas alors que pour eux, je restais pas moins une esclave, une esclave parfois suffisamment silencieuse pour qu'il puisse en venir à croire qu'ils pouvaient se confier en toute tranquillité. Je ne pipais toujours pas un mot, continuant de regarder devant moi sans bouger. « Je suis désolée ! » Sa main posée au même instant sur mon épaule alors qu'elle s'excusait pour la première fois. Mais si j'en étais que venue à entendre ses excuses, je m'écartai pas moins sans doute un peu brusquement, le regard fuyant. J'agrippai un peu plus fermement le sable comme si je pouvais me retenir à lui. Ce n'était pas contre Shanareth, loin de là, à vrai dire dans l'équation elle n'avait pas une place vraiment importante. « Parle moi un peu de toi. Depuis combien de temps fais-tu ce métier ingrat ?! » Et cette fois, ce fut moi qui me me mit à rire, lui jetant un regard éloquent. Et je me remettais debout, chassant les grains de sable de ma robe avant de me mettre en mouvement. Commençant à faire des allers-retours. « Pourquoi cela t'intéresse ? » Et je commençais à parler à voix basse sans qu'elle m'entendre après m'être détournée d'elle. Des mots sans réel sens alors qu'elle ne pouvait les entendre, alors que je me perdais dans de nouveaux de mes pensées mais dans surtout dans une noirceur sans fond où rien n'avait vraiment de sens si ce n'était ce que j'avais vécu et jusqu'à quel point j'étais au fond du trou.
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le Mer 21 Sep - 22:28
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Assise dans le sable à ses côtés, tu ne sais pas ce qui t'as pris de lui raconter ta vie - plus particulièrement le décès de ton père survenu le mois dernier. Sûrement ce besoin de faire le vide en toi, de vider ton sac - un ras le bol de tout garder en toi, sans possibilités d'en parler à qui que ce soit. Ayant peu ou quasiment pas d'amis, il est rare que tu dévoiles tes sentiments aussi facilement - mais c'était la goutte qui a fait déborder le vas et tu avais besoin de partager ta tristesse, ta peine et ta fureur avec quelqu'un - même si ce quelqu'un est la dernière personne avec qui tu aurais songé te confier sur ta vie privée. En tant que mercenaire, se confier auprès d'une esclave est certainement la dernière des choses à faire - mais voilà, n'ayant qu'elle a disposition, tu n'as pas eu d'autre choix que de lui dire tout ce que tu avais sur le cœur, comme aussi déverser toute ta haine sur elle - alors qu'elle n'a rien demander - même si quelque part, elle t'a un peu poussé à agir de la sorte. Généralement il en faut plus que ça pour te mettre à bout, mais la mort de ton paternel à fait que tu n'es plus aussi solide qu'autrefois où il était encore de ce monde. Sa mort t'a comme qui dirait fragiliser quelque peu - espérant qu'avec le temps, tu reprennes du poil de la bête - mais pour l'instant, tu restes fragile et la plus petite contrariété, te conduit dans une rage folle et sanguinaire. Il faut dire que tu n'as pas encore fait le deuil - mais en réalité peut-on jamais faire le deuil de celui qui nous a élevé durant plus de vingt-trois ans ?! Tu ne le crois pas. Il était tout pour toi - même plus un mentor qu'un père, en réalité. Il était certes dur, cruel et violent avec toi, mais tu te disais que c'était pour ton bien - et qu'à présent tu es la mercenaire et la jeune femme que tu es aujourd'hui. Toutefois, tu ne comptes pas t'arrêter - tu sais que tu as encore beaucoup à apprendre et que la route sera longue, mais tu ne perds pas espoir et espère un jour atteindre son niveau. Maintenant qu'il n'est plus - tu dois marcher seule et faire ta boss dans le milieu des mercenaires où les femmes sont rabaissées plus bas que terre - mais tu y arriveras, tu deviendras quelqu'un - quelqu'un de détester certes, mais tu deviendras la mercenaire la plus crainte de toute la cité, tu en fais le serment solennel. Ceci dit, trop occupée à parler de toi, tu ne fais même attention que la jeune femme respire anormalement - l'égoïste : le panache de tout bon mercenaire qui se respecte. Quoi qu'il en soit, tu continues de déblatérer - t'excusant auprès d'elle pour tout à l'heure - mais elle te repousse, sûrement pas volontairement, mais c'est ainsi que tu le prends. Un grognement de mécontentement s'échappe de tes lèvres. Puis, un de tes sourcils se lèvent, son regard fuyant et sa façon d'agripper le sable te laissent perplexe. Que lui arrive-il ?! Tu n'en sais rien, mais tu soupçonnes que tu dois en être quelque part un peu responsable. Tu ne dis pourtant rien, alors que dans la foulée, tu lui demandes de te parler un peu d'elle et depuis combien fait-elle ce métier si ingrat - métier qui pourtant, lui apporte beaucoup. Et sa réaction est sans appel - un rire s'échappe de ses lèvres, alors qu'elle jette sur toi un regard éloquent avant de se relever en époussetant sa robe et de faire les cent pas. Pourquoi cela t’intéresse-il ?! Tu hausses les épaules. Peut-être parce que tu lui as parlé d'une chose qui te touche personnellement, parce que tu as eu le courage de te confier à elle, alors qu'une mercenaire n'est pas censé se confier à une esclave et encore moins montrer qu'il peut faire preuve de sentiments humains et avoir comme tout le monde des faiblesses et des moments de doutes, d'incertitudes. L'imitant, tu te lèves à ton tour. Elle te tourne le dos - alors lentement, sans la brusquer tu viens doucement lui agripper le bras pour la retourner, afin que son regard soit en contact avec le tien. Un silence s'installe entre vous, semblant durer une éternité, alors que tu prends la parole : « Parce que je le veux, tout simplement. » ta voix est calme, tes gestes et tes regards aussi. Malgré son mal-être, elle a été une oreille attentive pour toi et à présent, tu te dois d'en être une pour elle, même si il faut bien le dire tu n'es pas le meilleur exemple qu'on puisse rêver.
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le Jeu 22 Sep - 19:50

Je continuais de tourner en rond, me demandant juste pourquoi cela lui importait de savoir ce qu'était mon histoire. J'étais juste une esclave. Rien de plus. Je n'avais pas de grade prestigieux, je n'étais pas reconnue parce que j'avais aidé mon prochain, non j'étais juste reconnue en tant que catin parce que je savais user de mon corps et que je savais répondre docilement aux demandes de mes clients. Cela n'avait rien de glorieux. Et elle n'avait aucun compte à me rendre. Alors je ne comprenais pas pourquoi elle voulait savoir. Doutant que ce soit juste parce que je l'avais écouté qu'elle voulait me rendre la mise en faisant mine de s'intéresser à moi. Non si cela se trouvait, elle voulait juste me tendre un piège ou se servir de mes points faibles pour m'avoir ou pour je ne sais quel jeu pervers. Ou alors elle voulait soulager sa conscience et cela ne ferait que renforcer un peu plus mon dégoût envers les hommes, envers les maîtres, et les mercenaires. Elle ne me devait rien et en aucun cas elle avait à tenter de jouer ce jeu. Elle n'avait même pas à essayer de paraître gentille ou de montrer qu'elle avait un coeur. Déjà parce qu'elle en avait déjà un même si elle faisait mine d'être un monstre sans pitié comme tous les autres mercenaires, que l'on pouvait lire en ses mots bien plus qu'elle ne le pensait alors que c'était clair qu'elle était dévastée par la mort de son père. Et peu importait qu'il soit un monstre, qu'il l'ait façonné pour qu'elle tue. Elle avait un lien de sang avec lui et cela importait bien plus. Enfin nombreux disaient que les liens du sang comptaient plus que tout. Mais tout autant que c'était vrai, c'était aussi faux. La preuve, eux n'avaient pas hésité à m'abandonner entre les mains des maîtres. Je ne les avais jamais connu. Je ne me rappelais rien d'eux. Ne sachant même pas qui était mon géniteur, cela pourrait être un membre de la famille royale qui aurait eu une aventure avec une esclave que je n'en n'aurai rien su. Et quant à ma mère, je ne me rappelais rien à propos d'elle si ce n'était l'image de cheveux bruns et son parfum. Je ne savais rien de ce qui ils étaient alors que très vite j'en étais juste venue à être conditionnée en tant qu'esclave. Alors oui, je me disais sans doute que cela était mieux que je ne les connaisse pas, bien que tout autant je n'avais jamais pu arrêté de vouloir qu'ils me retrouvent. Un rêve de petite fille qui avait très vite pris fin, qui avait très vite disparu dans l'oubli. Me perdant de nouveau dans mes pensées, oscillant entre passé et réalité alors qu'elle en venait soudainement à reprendre la parole, me ramenant à la réalité.

« Parce que je le veux, tout simplement. » Je me figeai sur place en entendant ses mots avant de pivoter lentement sur mes talons. Il m'avait suffit d'entendre ses mots pour savoir qu'elle était sincère et cela remettait tout en question. Restant figée sur place l'espace d'un instant, totalement immobile alors qu'on aurait dit que le temps avait cessé de s'écouler. J'hésitai pas moins un instant. Je ne m'étais jamais confiée à personne, je n'avais jamais réussi à raconter toute mon histoire à qui que ce soit même si quelques personnes savaient quelques bribes de mon histoire. Mais personne ne connaissait vraiment ce qui s'était passé et pourtant là, j'étais prête à m'ouvrir à Shanareth, une mercenaire. J'étais un instant avant de prendre soudainement la parole, en ayant besoin dans un sens. Et parler c'était encore plus difficile alors que je savais très bien qu'en parler c'était aussi revivre une seconde fois ce que j'avais vécue. « Je suis au bordel depuis que j'ai 13 ans... » Je pris une inspiration avant de m'installer par terre de nouveau parce que cela ne faisait aucun doute que je ne pourrai pas rester debout jusqu'à la fin, que je m'écroulerai avant. J'espérai juste ne pas pleurer même si en cet instant, la silhouette de Shanareth s'effaçait déjà alors que j'en venais qu'à replonger dans le passé. « Avant j'étais une esclave dans l'atelier de couture de Basile. J'étais chargée de coudre des motifs royaux, chargée de confectionner des ouvrages de qualité pour les clients qui venaient de n'importe où. J'étais l'une des plus jeunes et sa favorite... » Je ne pus m'empêcher de frissonner alors que je revoyais son regard se posait sur moi, tous ces regards et petites marques d'attentions. « Il m'a confié un autre poste. Certains étaient jaloux alors que j'en venais aussi à évaluer en tant qu'esclave domestique mais cela n'avait rien d'honoreux. Loin de là. Un jour alors qu'il passait à l'atelier pour noter les fautes que l'on faisait, il a repéré une des mes erreurs et m'a ordonné de recommencer l'ouvrage une seconde fois quand j'aurai fini celui-là. Ce qui voulait dire plus d'heures de travail, y passer la nuit même si j'y étais depuis l'aube et recommencer à l'aube le lendemain. La seule règle était de finir l'ouvrage, on ne pouvait pas partir tant qu'on avait pas fini. Il y en avait plusieurs qui craquaient sous la charge. Alors je suis restée et j'ai continué à tisser...» Je me revoyais passer au-delà d'un détail, espérant passer outre. Espérant qu'il ne se remarquerait pas mais il l'avait vu. « J'ai fait une nouvelle erreur, un point que j'ai oublié. Il l'a vu.. et il a commencé à me montrer ce qui m'attendait. » Je me mis à trembler sans m'en rendre compte. Je n'étais plus là, il y avait juste des mots qui sortaient de ma bouche. « Il a posé sa main sur ma hanche et j'ai compris que si je faisais rien alors je connaître la pire des tourmentes. Je me suis saisie du ciseau et j'ai tenté de le tuer. » Un rire nerveux sortant de ma gorge. « Mais j'ai raté et il m'a fait comprendre quel sort était réservé pour ceux qui tentaient de s'en prendre à lui ou peut-être c'était juste moi. » Les larmes en venant à dégouliner le long de mes joues sans que je puisse les retenir. Et sans que je puisse l'empêcher, une nouvelle crise d'angoisse débuta. Plus forte que les précédentes alors que tout mon corps en venait à se secouer de tremblements, commençant un peu plus à avoir du mal à respirer. Je ne sentais pas le sable sous mes doigts, si ce n'était l'impression que les mains de Basile se posaient une nouvelle fois sur mon corps. Un retour dans le passé.
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le Ven 23 Sep - 16:25
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Elle s'était figée sur place - ne croyant pas une seule seconde que tu veuilles réellement entendre ce qu'elle a à te dire à propos de son passé. Et pourtant, tu le veux - tu veux connaître celle qu'elle était autrefois avant d’atterrir au bordel - car comme chaque chose il y a toujours un avant, un pendant et un après - et toi, tu veux connaître son antérieur et tu ne bougeras pas d'ici avant qu'elle te l'ai raconté en détail. Et enfin, là voilà qui se lance dans les confidences et ce que tu apprends, te laisse sans voix - même toi, l'insensible mercenaire que rien ne touche, tu parviens à ressentir de l'amertume à l'égard de la jeune femme. Elle t'annonce être au bordel depuis qu'elle est âgée de treize ans - tu n'imaginais qu'on puisse y travailler aussi jeune. Tout comme toi, elle n'a pas eu une enfance facile - en fait, elle n'en a pas eu du tout. Et tu te demandes comme cela puisse être possible - le fait qu'on puisse vendre son propre enfant à un endroit aussi malfamé qu'un bordel - c'est incompréhensif - même toi, tu n'y aurais jamais songé. C'est dire qui sont les véritables monstres aussi sein de la cité. Puis, elle t'avoue qu'avant ça, elle était l'esclave de Basile, travaillant pour lui dans son atelier de couture. Tu connais bien Basile - ça remonte à tes seize ans, il a été ta première fois et le déclencheur de ton insatiable appétit pour la chair. Il était tout pour toi, jusqu'à ce que tu voles de tes propres ailes et que tu découvres d'autres aspects de ta sexualité avec d'autres partenaires. Qu'elle te dise qu'elle était l'une de ses favorites, ne te surprend pas - que ce soit toi ou Basile, vous avez la même passion pour les jolies femmes, pour toi, c'est plus une faiblesse qu'une passion, mais passons et revenons à ce qui est vraiment important. Hors donc, elle était l'esclave de Basile, jusque là rien de bien méchant - c'est même quelque chose de banale par chez vous, enfin jusqu'à ce que tu entendes la suite de l'histoire. Après une première erreur, il lui a ordonné de recommencer jusqu'à que ce soit parfait - mais que tout ne s'est pas passé comme prévu. Elle a eu le malheur de faire une seconde erreur - l'erreur de trop, pour Basile apparemment et il lui a bien fait savoir. Ton regard se baisse, honteuse - alors qu'elle t'annonce qu'il avait tenté d'abuser d'elle pour réparer cette faute. T'as un seul goût dans la bouche parce que tu te revois en lui, parce qu'à toi aussi il t'arrive d'user de cette même saloperie pour arriver à tes fins - on voit qui est ton créateur. Et ce qui s'en suit te fait grincer des dents, te sert le cœur - elle a tenté de le tuer avec une paire de ciseaux, se défendre de son bourreau du mieux qu'elle a pu, alors qu'elle n'avait aucune chance d'en sortir vivante. Évidement, ça ne s'est pas passé comme elle l'espérait, elle a raté son coup et il lui a fait payer. Il a souillé son corps - la privé de la chose la plus précieuse qu'une femme puisse posséder : son innocence. Étant le même monstre que Basile, ça serait hypocrite de ta part de dire que tu n'approuves pas son comportement - mais bizarrement, lorsque sa touche Ezra ça prend une tout autre tournure dans ton esprit. Il n'aurait jamais du faire ça - et maintenant que tu le sais, tu le lui fera payer. Si Ezra a échoué, toi tu mettras tout en oeuvre pour ne pas échouer. Soudain, elle est prise d'une violence crise d'angoisse - son corps tremble de toute part, comme des spasmes incontrôlables - quant à sa respiration, elle est courte presque inexistante. Tu ne sais pas quoi faire, et sans réellement réfléchir à ce que tu pourrais faire pour la calmer - tu viens la serrer contre toi. Tes bras s'enroulent autour de son corps tremblant, la serrant fort contre toi pour que tout s'arrête, pour qu'elle ressente la chaleur de ton corps et aussi pour qu'elle n'est plus rien à craindre de Basile - il n'est plus là, il ne pourra plus lui faire de mal. « Tout va bien, Ezra. C'est fini. Il ne te touchera plus jamais. » souffles-tu à son oreille, avant de caresser ses cheveux et de la bercer tendrement contre toi. Puis, tu viens prendre son visage entre tes mains. « Je te le promets. » Séchant ses larmes à l'aide de tes pouces, tes lèvres viennent se poser contre son front - avant de la serrer à nouveau contre toi. « Tu veux rentrer ou rester encore un peu ?! Si tu veux, je peux t'apprendre à monter à chameau, ça te changera les idées. » Oui, si elle veut penser à autre chose, t'es prête à lui apprendre à monter ton chameau, le joyau le plus précieux que tu possèdes - lui qui est plus qu'une animal, qu'une monture à tes yeux. Il est tout pour toi, celui que tu ne vendras jamais - même pour tout l'or du monde, lui qui est le seul être encore vivant qui te rattache à ton défunt père.
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