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˜˜˜˜˜˜Slaverie isn't a disease, show us who you really are ! Ezra & Erika [Armé]
maybe life should be about more than just surviving

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21/04/2016 Arméthyse 547 Dichen Lachman None! Garde royale - stratégie et combat 271
What Is Dead May Never Die


Sujet: Re: Slaverie isn't a disease, show us who you really are ! Ezra & Erika [Armé]
Jeu 22 Juin - 17:54


Slaverie isn't a disease, show us who you really are !

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« Strategy is about making choices; it’s about deliberately choosing to be different. » ~ Michael Porter.

♣♣♣

« Hors de question que tu gardes que les mauvais ! On partage !  » Le sourire de la petite Guhur s’étira. Grillée. Elle avait essayer de faire en sorte d’Ezra ne voit pas son petit manère pour la préserver de manger les fruits tombés sur le sol. Ca n’était pas par supériorité qu’elle agissait, elle traitait Ezra comme son égale, pourtant, elle se plaisait à la protéger, à la considérer comme une petite sœur. Alors fatalement, Erika n’aurait jamais laissé sa petite sœur manger du sale, au contraire, elle désirait le meilleur pour sa petite Aerys. Une moue boudeuse déforma ses traits mais elle hocha finalement la tête et accepta. Autant ne pas frustrer son amie en refusant, elles pouvaient bien partager. Puis il suffisait de souffler pour retirer les grains de sable, ils étaient encore très bons ces fruits !
La paume tendue, elle laissa sa camarade échanger et reprendre la moitié des fruits poussiéreux. Puis les yeux levés vers la silhouette d’Ezra qui déjà s’éloignait, la petite Guhur se précipita derrière elle. Sa comparse avait raison, il ne fallait pas rester là. C’était bien trop dangereux pour le moment. Et pour l’heure, un modeste et maigre repas les attendait. Le sourire aux lèvres, elle chemina derrière son amie jusqu’à un endroit plus calme. Derrière l’auberge, personne n’y allait jamais, sauf les enfants pour comploter comme elle, ou les voleurs pour se répartir le butin prit. Erika s’installa en tailleur sur le sol, à l’ombre de la bâtisse puis elle grignota quelques baies avec un sourire satisfait. « Dis, Ezra… Tu resteras avec moi pour toujours, toujours ? » Elle se mordit les lèvres et lança un regard de biais à la jeune fille. Il était plutôt rare que l’enfant du soleil ne fasse pas de ses peurs, de ses sentiments et encore moins de ses craintes et là, ce qui la chiffonnait c’était de voir un jour sa meilleure amie disparaître. Avec un air gêné ensuite, elle secoua la tête, l’air de dire qu’il fallait oublier cette question stupide. Elle promettait toujours des belles choses à son amie pour le futur, alors il était certain, d’une certaine manière, qu’elles resteraient toujours soudés, n’est-ce pas ? Elle en venait forcément à cette conclusion, mais les doutes commençaient à la torturer peu à peu. Les rêves, les illusions, elle vivait avec tout ça, ainsi que l’espoir. Mais s’il y a bien une certitude dont elle avait besoin, c’était de savoir qu’Ezra et elle seront toujours aussi proche, aussi présente l’une pour l’autre et qu’elles ne se perdraient pas de vue, parce qu’elle, elle tenait énormément à Ezra. Mais elle était incapable de se douter une seconde de la chance que lui offrirait quelques mois plus tard la fillette Draghsteel. La liberté elle l’aurait, mais avec un enchaînement d’événement infernal, la petite Guhur n’aura d’autre choix que de faire une croix sur l’intégralité de son passé pour essayer d’obtenir une vie meilleure, plus heureuse, plus libre et acquérir le respect. Mais ça, c’était peut-être une tentative vaine…. Et elle ne le réalisera que tardivement dans sa vie, très tardivement.
Même si elle préférait finalement qu’Ezra ne réponde pas et que le sujet change, elle continua de parler malgré elle, mais encore une fois, ce qu’elle allait dire était bien différent du futur « Moi, en tout cas, si je devais choisir entre ma liberté ou être ta copine. Bah… je te choisirais toi, princesse. Parce que je t’aime fort… Te moque pas. » En cet instant, et surtout à cause de la fatigue d’avoir autant couru et d’avoir grimpé le mur de la demeure de son maître, l’innocence d’Erika ressortait plus que d’habitude, sa fragilité avec et enfin, on pouvait constater du fait qu’Ezra était bien la plus âgée des deux fillettes.



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28/02/2016 Glacy 540 Jessica Parker Kennedy bazzart esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée 423


Sujet: Re: Slaverie isn't a disease, show us who you really are ! Ezra & Erika [Armé]
Lun 26 Juin - 10:14


S'éloignant. Les ruelles qui défilaient devant nos yeux. Un passage emprunté. Le sable chaud. Les lézards qui se faufilaient le long des murs, tentant de trouver un passage entre les pierres. L'ombre d'un scorpion qui disparaissait alors que mieux valait s'en tenir éloigné. Mon regard qui passait sur les silhouettes de marchand, les silhouettes égarées  dans les ruelles. Certains se dirigeaient vers la place principale de la cité de feu, lieu de convergence, discussion, marchandage. Des ruelles par lesquelles on passait qui étaient désormais moins empruntées. La nécessité de s'éloigner des regards, des oreilles indiscrètes. Nos bulletins entre nos mains. Mieux valait s'éloigner et vite alors qu'aucun d'entre nous ne comptait mourir sur place, ne comptait être pris au vif. Nous étions des esclaves. Mais au-delà de cela, nous étions des voleurs. Un fait alors que c'était ce que nous venions de faire, volant un peu de nourriture pour remplir nos estomacs. Longeant les murs. Un sourire aux lèvres, je continuais de suivre les chemins de traverse à ses côtés. Heureusement les silhouettes se faisaient plus discrètes, sans quoi l'une d'entre elle se serait certainement pour savoir pour quoi nous sourions. En effet, un sourire s'était bel et bien dessiné sur chacun de nos visages. Continuant de suivre un des chemins que nous connaissons si bien pour aller en direction de l'auberge. Ou du moins pas vers l'auberge mais vers le recoin qui se trouvait derrière où nul n'allait jamais excepté les enfants et les voleurs comme elles. Mais à cet instant-ci il n'y avait personne. L'endroit était désert. L'écho des conversations qui résonnaient. Des bribes de conversation trop assourdies pour pouvoir en comprendre la parfaite mesure. Un point qui n'importait peu pour l'instant alors que mon attention n'était pas tant tourné vers l'auberge que vers ce butin durement récupéré. M'installant à l'ombre, je n'en venais qu'à m'asseoir en tailleur à même le sol, prenant soin de ne pas faire rouler de précieuses baies. Ne tardant pas à en engloutir une puis une autre.


« Dis, Ezra… Tu resteras avec moi pour toujours, toujours ? » Soudain pris au dépourvu par sa question, je me tournais subitement vers elle. Elle était là. Paraissant soudainement fragile. Elle ne paraissait jamais fragile. Au contraire, elle paraissait toujours héroïque, toujours confiante. Elle ne laissait pas souvent ses barrières tombaient. Trop rarement. Et je savais qu'à cet instant elle attendait juste d'être rassurée. Craignant même qu'elle prenne ces instants de seconde pendant lesquelles ses mots se répercutaient dans ma tête. Me détournant subitement pour reporter mon attention sur elle alors que je prenais la parole. « Bien sûr. Toujours ! »

Une affirmation. Des promesses d'enfant. Une promesse que je ne tiendrais pas. Une promesse qu'elle ne tiendrait pas non plus.  Nous ne le savons pas encore. Elle trahirait cette promesse en premier dans le futur alors qu'elle me laisserait derrière. Elle bénéficierait de la protection de la princesse et sa vie changerait en premier. Parfois une simple personne, une simple rencontre, un simple mot suffisait pour faire basculer une vie. Et une nouvelle histoire s'écrivait. Tout comme cette histoire n'était pas encore écrite alors qu'il restait beaucoup de pages blanches encore et encore à noircir. Mais cet instant n'était pas encore arrivé pour le moment. Il y avait encore à faire. Tellement à faire. Et cette promesse qu'elle romprait la première, je ferai de même à mon tour. M'enfuyant de la cité. Une histoire qui ne se déroulerait pas avant plusieurs années. Des histoires qui n'étaient pas encore écrites alors que pour l'instant nous étions juste des enfants. Des enfants qui façonnaient leurs propres vies.

Elle reprenait un parole et les rôles semblaient soudainement être inversés. « Moi, en tout cas, si je devais choisir entre ma liberté ou être ta copine. Bah… je te choisirais toi, princesse. Parce que je t’aime fort… Te moque pas. » Je déposais les fruits, les baies sur le sol en petit tas en faisant attention à ce qu'elles ne touchent pas la poussière. Délicatement, gracieusement j'en venais à m'approcher d'elle. M'approchant d'elle pour enserrer mes bras autour de son cou, me permettant un peu plus de lui démontrer mon affection. Une affection que nous partagions l'une pour l'autre. Je savais qu'à cet instant elle avait besoin de ces touches de réconfort, elle avait besoin d'être rassurée, de savoir que tout irait bien. Et je savais qu'elle était sincère tout comme je l'étais. Elle était une des seules personnes de ce monde à laquelle je tenais. Elle était ma famille. Une soeur. Une amie. Je savais que je pouvais compter sur elle tout comme elle pouvait compter sur moi, un jour et encore. « Je t'aime aussi. Et tu passeras toujours en priorité. Nous sommes une famille. » Nous l'étions. C'était sans aucun doute des mots maladroits mais c'était avant tout des mots sincères. Finissant par la lâcher alors que je retournais à ma place, récupérant les fruits déposés en tas avant de me rapprocher de nouveau d'elle. Plissant les yeux sous les rayons du soleil qui me forçait à détourner le regard avant d'en avaler goulûment quelques uns sans cesser de l'observer un coin. Reprenant la parole, un ton plus grave, plus sérieux. « On devrait faire un pacte. » Une idée qui jaillissait dans mon esprit. Jetant un regard autour, repérant une pierre tranchante. Suffisant. Entaillant ma paume avec une grimace avant de la tendre vers elle. « Toi et moi nous sommes une famille. Et si jamais tu as besoin de moi, je viendrai aussitôt parce c'est ce qu'ils font, ils sont là l'un pour l'autre... enfin je crois... » Me mordillant la lèvre inférieure, pas réellement sûre de cette affirmation. Ce n'était pas comme si j'avais connu ma famille. Mère et père inconnus au bataille. Personne ne restait. Tous partaient. Et à la fin, on était seul. Seul dans un monde obscur où le sang ne cessait de couler, les coups ne cessaient de pleuvoir. Mais la vérité était que je n'étais pas seule alors qu'elle était là. Elle comptait.
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21/04/2016 Arméthyse 547 Dichen Lachman None! Garde royale - stratégie et combat 271
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Sujet: Re: Slaverie isn't a disease, show us who you really are ! Ezra & Erika [Armé]
Lun 26 Juin - 11:52


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La petite Guhur venait tout juste de démontrer ses faiblesses puisque c'était devant Ezra, ça ne comptait guère. Devant elle, au moins, elle pouvait être entière et retirer ce masque de vaillance qu'elle essayait de se construire d'après les conseils de sa mère et qu'elle porterait plus ou moins toute sa vie. Pour le moment, elle ne savait pas elle-même qu'elle retrouverait sa liberté, que sa mère serait empoisonnée et qu'orpheline et esclave, la vie serait bien plus dure et invivable pour elle. Croiser Irina sera une chance, encore plus lorsque, sans rien demander à cause de sa fierté, la liberté lui sera rendue. Mais malgré cette possibilité là, le regard des autres ne changera pas et jugeant cette vie toujours aussi insupportable, la petite Erika changera telle la chrysalide en papillon pour devenir une autre personne. Recommencer à zéro. Même si définitivement, le mot "esclave" la poursuivrait toujours. Et même si devant Ezra elle n'avait pas besoin de mentir ou de se cacher, cette nouvelle personne qu'elle allait devenir en aurait besoin. Vivre comme une amnésique, ou plutôt, vivre en oubliant volontairement pour rendre le tout plus supportable, c'est ce qu'elle essayera de faire toute sa vie, mais malheureusement, tout ne sera pas aussi facile. Car une vie de mensonge rattrape tout le monde... tôt ou tard.

Les petits bras de l'esclave se nouèrent en retour au cou de son amie dans une étreinte amicale. C'était même presque tellement intime qu'on aurait pu penser à deux sœurs en les voyant ainsi. Fatalement, la câline petite Erika en profitait, parce que dans ce monde de brute, il était peu de gens à être aussi tactile et présent. Bien sûr, sa mère lui apportait une dose quotidienne d'amour, elle essayait en tout cas, mais ça n'était jamais réellement assez. Mais heureusement, la fillette pouvait compter sur Ezra parfois. Comme à ce moment précis. Aerys la rassurait. Toujours. Ce mot comptait pour Erika. Elle y comptait. Y croyait dur comme fer et elle ne perdait pas espoir de passer une vie toute entière et bien plus libre et joyeuse aux côtés de son amie, espérant toujours le meilleur pour sa camarade. Même si elle voulait déjà soulever des montagnes à son âge, elle savait qu'il fallait d'abord en soulever pour aider Ezra que pour se sortir elle et sa mère de cette condition d'esclave, parce qu'elle n'était pas stupide, elle savait que sa vie était beaucoup plus simple que celle de sa camarade. Même si être sous les ordres de quelqu'un, qu'il soit bon ou mauvais, n'était pas une bonne chose, il valait mieux un bon maître, comme celui qu'elle possédait. « Je t'aime aussi. Et tu passeras toujours en priorité. Nous sommes une famille. » Relâchant à présent Aerys, elle recommence elle aussi à manger les baies durement acquise mais resta tout près d'elle. Dans une sorte de bulle invisible et invisible, là où personne ne les trouverait et ne les séparerait jamais. Hochant la tête de façon positive sans oser ajouter un mot à cette déclaration d'amour fraternel, Erika conservait un sourire heureux et enfantin sur les lèvres. Elle avait sa mère et puis son adoré Ezra, et ça, c'était le plus important au monde que de les avoir toutes les deux. Le regard ensuite tourné sur son amie qui parlait de pacte et qui prit une pierre entre ses doigts l'interpella : « On devrait faire un pacte. Toi et moi nous sommes une famille. Et si jamais tu as besoin de moi, je viendrai aussitôt parce c'est ce qu'ils font, ils sont là l'un pour l'autre... enfin je crois... » Cela pouvait sembler radicale comme pacte, mais non, elle était d'accord. Bien qu'elle n'aime pas le fait qu'Ezra se blesse aussi facilement et pour ça. Mais puisque c'était symbolique, c'était important. Agitant son nez positivement, elle tendit sa paume puis attrapa finalement la pierre pour le faire elle-même. D'un coup sec sur sa peau. Le sang coulait déjà et elle attrapa la main de son amie pour que les deux liquides se mélangeant, scellant ainsi le pacte de deux petites filles.« Quand tu auras besoin de moi, je répondrais toujours présente. Je le jure devant le dieu du Soleil. » La fillette poussa un petite gloussement puis retira ses doigts de ceux d'Aerys, elle colla sa paume sur la joue de sa comparse pour lui mettre du sang partout et l'embête « Tu vas te faire dévorer par les insectes, mais moi, ça me fait peur alors tu m'appelles pas hein ! » Se remettant debout, elle s'éloigna en tirant la langue pour échapper à sa camarade. Évidemment, si jamais Ezra venait à se faire attaquer réellement par une horde de bestiole, elle l'aiderait. Ça n'était qu'un petit jeu pour enfant de plus, qu'elle désirait entamer. Du fait d'être si souvent enfermée à faire les corvées, dès qu'elle mettait le nez dehors, elle en profitait pour cavaler toujours ou pour jouer avec les enfants de son âge. La majeure partie du temps, c'était Ezra. « Allez ! Dépêche-toi, moustique. On va pas piétiner toute la journée. »


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Dernière édition par Arméthyse Krikja le Lun 26 Juin - 14:02, édité 1 fois

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28/02/2016 Glacy 540 Jessica Parker Kennedy bazzart esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée 423


Sujet: Re: Slaverie isn't a disease, show us who you really are ! Ezra & Erika [Armé]
Lun 26 Juin - 13:40


Je la regardais. Un air sérieux alors que je lui tendais ma paume. Une paume dont le sang rougeoyait. Une simple plaie. Impressionnant ce que l'on pouvait faire avec une lame bien affutée. Impressionnant ce que l'on pouvait faire avec une pierre au rebord tranchant. Se couper une paume. Entailler sa peau pour sceller un pacte dans le sang. Une pierre aussi bien qu'elle pouvait paraître inoffensive pouvait devenir une arme. On pouvait s'en servir pour tuer. Il suffisait de savoir où frapper. Un ciseau aussi pouvait servir pour tuer. Certes un homme était difficile à tuer. Il fallait avoir le courage. Ne pas trembler. Ne pas renoncer en cours de route. Il fallait frapper directement jusqu'à transpercer les os. Je n'avais jamais tué personne. Mais l'idée m'avait déjà traversé l'esprit. L'image de Basile qui se dessinait dans mon esprit. Les regards de l'homme et toujours ce frisson qui parcourait mon dos. Chassant l'image de l'homme. Je n'étais pas seule. Je n'avais plus de ma famille. Je ne pouvais que me rappeler des bribes de murmure, des bribes de chanson que me chantait la femme qui m'avait donné vie. Pourtant je ne me rappelais que cela. Des notes de musique qui se répercutaient dans ma tête. Je ne me rappelais jamais de son visage, juste l'ombre d'une senteur, de parfum. Je ne savais pas à quoi ressemblait mon père. Ma mère était partie. Mon père, inconnu au bataillon. Tout comme l'était ma mère. Et si j'avais un jour rêvé qu'ils reviennent je pouvais que douter qu'ils soient encore en vie. Autant que je pouvais imaginer que dans une part de ce monde ils étaient rois et reines, j'en doutais, car sinon, je ne serai pas une esclave. Mais certes, je n'avais plus de famille. Toutefois je n'étais pas totalement seule. Je l'avais elle. Elle était ma famille, elle était ma soeur même si aucun lien du sang nous unissait. Parfois des liens comptaient plus que ceux du sang. Autant qu'à mes yeux, frères et soeurs ils étaient. Ils étaient des esclaves et dans ce monde-ci, nous étions les mêmes; des frères et soeurs, certes pas aussi proches qu'elle l'était. Mais ils comptaient aussi. Cependant au-delà de cela, elle comptait encore plus alors que je lui en faisais la promesse. Tendant ma main solennellement pour que ce pacte soit signé dans le sang. Je serai là pour elle, je lui promettais.

« Quand tu auras besoin de moi, je répondrais toujours présente. Je le jure devant le dieu du Soleil. » Et alors qu'elle attrapait ma main un peu, j'en venais à la serrer un peu plus fermement. « Je le jure devant le dieu du Soleil. »  Une promesse solennelle. Une promesse faite devant le dieu du Soleil lui-même. Un dieu que nous prions tous deux. Un dieu qui était maître dans cette cité autant que l'était la mort. Ils régnaient tous deux. Proches et si différents à la foi. J'étais une esclave et autant que j'aurai pu être portée à croire que c'était sa faute que j'étais une esclave, je continuais de le prier. J'avais la foi. Continuant d'espérer que je ne souffrirai pas jusqu'à la fin, continuant de croire qu'à un moment ou l'autre il m'aiderait. C'était peut-être hâtif de se reposer sur la foi. Cela l'était sans aucun doute. Mais parfois il fallait justement ce genre de signe pour se raccrocher. Ce que je faisais alors que je me raccrochais au dieu du Soleil, prenant très au sérieux à cet instant précis ce serment.

Des doigts soudainement lâchés. Un gloussement. Ses doigts teintés de rouge qui s'imprimaient sur ma peau. L'empreinte de sa main teintée de sang glissant sur ma joue. Une trace laissée. « Erika ! » Une voix qui se voulait menaçante alors que je tentais d'essuyer le sang, n'en venant qu'à étaler un peu plus cette empreinte déformée. Me remettant debout à mon tour, les derniers fruits laissés dans la poussière bien qu'à vrai dire ils avaient déjà été engloutis. Une lueur de malice dans nos regards. « Tu vas te faire dévorer par les insectes, mais moi, ça me fait peur alors tu m'appelles pas hein ! » « Rappelle-toi ta promesse, tu ne peux pas m'abandonner ! » Un ton malicieux. Je savais qu'elle me suivrait jusqu'à la fin si j'étais en danger. Nous avions prêté serment bien que même avant je savais qu'elle aurait été là pour moi si j'en avais besoin. Elle l'avait déjà fait et je savais qu'elle le referait encore, tout comme je le referai aussi. Tentant de nouveau d'essuyer le sang qui se trouvait sur ma joue, bien consciente de la menace que pouvait représenter les moustiques. Peine perdue toutefois alors que le sang commençait déjà à sécher sous le soleil avide. De l'eau, il fallait de l'eau. Et déjà sa voix qui m'interpellait. « Allez ! Dépêche-toi, moustique. On va pas piétiner toute la journée. » La voyant s'élancer, j'en venais toutefois à faire de même. Quittant ce lieu que nous avons trouvé qu'un instant plutôt pour me ruer sur elle. « J'ai besoin d'eau Erika, sinon les moustiques t'attaqueront aussi ! » Une menace mais aussi une indication alors qu'un nouveau but se dessinait soudainement. Il nous fallait trouver de l'eau. Une source. Et différents endroits qui apparaissaient dans mon esprit alors que je comptais bien me débarrasser des traces du sang qui recouvraient ma joue autant que je comptais attraper Erika. La vengeance était un plat qui se mangeait froid.
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Sujet: Re: Slaverie isn't a disease, show us who you really are ! Ezra & Erika [Armé]
Lun 26 Juin - 14:27


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Les yeux posés sur sa comparse, la petite Guhur continuait de ricaner alors que le sang commençait déjà à sécher sur la joue de son amie. Elle se relevait aussi et approcha d'Erika, mais cette dernière n'allait pas se laisser attraper aussi facilement. Mais les mots d'Ezra accentua son rire. Elle était adorable. « Rappelle-toi ta promesse, tu ne peux pas m'abandonner ! » L'esclave jouait déjà avec la promesse pour taquiner son amie mais elle n'était nullement sérieuse, elle n'avait aucune intention de la rompre, ni maintenant ni jamais. Comme elle ne se doutait pas une seconde que le Dieu du Soleil n'aurait plus impacte pour elle par la suite. La foi d'Erika lui venait de sa mère et du fait que tout les membres de cette cité accordait une place d'exception à ce dieu, alors pour faire comme tout le monde, elle se devait d'y croire aussi, même si ça ne lui importait pas tant que ça en vérité. Elle doutait déjà de l'existence d'un dieu, et même de plusieurs. Mais ce n'est que quelques années plus tard, qu'elle réalisera qu'il n'en existe pas et que donc, cette foi n'aura plus lieu d'être. Même si elle n'en démontrera rien pour ne pas être trop en marge de cette société désertique. Être esclave ou ancienne esclave n'étant déjà pas facile.

Battant des jambes pour courir un petit peu et s'éloigner de l'endroit où elles venaient tout juste d'arriver, Erika se remit en chemin pour s'en aller. Ezra derrière elle, elle s'arrêta finalement et tendit sa main volontairement blessée en sa direction. « Rectification, je veux PAS t'abandonner. » La langue de nouveau sortie et gigotant dans l'air elle esquissa un sourire angélique alors que sa camarade lui indiquait un besoin d'eau pour se nettoyer. Mais subitement, une moue apparu sur le visage de la plus jeune, boudeuse, elle croisa finalement les bras autour de sa poitrine en grommelant légèrement. S'il y avait bien quelque chose qui effrayait la petite en ce bas monde, c'était les insectes. Les rampant ou les volants, elle détestait ça plus que tout. Une peur d'enfant qui passera avec l'âge, mais qui pour l'heure était une terreur incroyable. Même si elle en jouait avec son amie, elle n'était pas d'accord pour se faire attaquer elle. « Plutôt mourir dévorée par un loup ou par toi, plutôt que par eux ! » Elle se remit donc à courir. Il fallait trouver de l'eau et rapidement parce qu'elle n'avait réellement pas l'envie que son amie ne soit dans une position délicate si des bestioles venaient les attaquer. Les pieds dans le sable, elle galopait et se faufilait de nouveau entre les passants qui eux, marchaient tranquillement. Jusqu'ici elles n'avaient techniquement rien volés puisque les baies de tout à l'heure était le repas du matin que la Guhur n'avait pas pris. Mais maintenant, pour trouver de l'eau... à moins de retourner escalader la bâtisse de son maître et d'en ramener, il n'y avait d'autres choix que d'en voler. Parce qu'une seconde ascension, bien que possible, serait d'autant plus dangereuse et Erika ne voulait pas rentrer maintenant, préférant passer toute la journée avec l'esclave. Même si ça aussi, ça n'était pas très judicieux. Ezra avait sûrement des travaux à accomplir qui, contrairement à elle ne serait pas accomplis par sa mère ou son père puisqu'Aerys n'en avait pas. Plus en tout cas. Un petit sourire passa sur les lèvres d'Erika alors qu'elle passa devant une maison. En théorie, ça n'était pas un vrai vol non plus. Elle entra à l'intérieur et chercha un seau plein d'eau. Elle était certaine qu'il y en aurait un et ce fût le cas. Elle désigna le petit tonneau de bois. « Débarbouille-toi et rafraîchissons nous... » Observant par-ci par-là, elle remarqua également un garde manger bourré à craquer. Une opportunité en or! « La mamie d'ici me racontait des histoires, beaucoup... Mais elle est morte, le rite est demain. Alors faut profiter, sers-toi avant qu'on se fasse attraper ! » N'y ayant pas songé plus tôt, elle aurait dû avoir l'idée bien plus tôt, il valait mieux manger du pain et de la viande plutôt que des baies, mais bon, au moins, elles pourraient partager et Ezra mangerait à sa faim durant plusieurs jours. Ça n'était pas négligeable. Mais il y avait autre chose de bien plus important ici pour Erika : les livres. La conteuse d'histoire lui avait promis de lui laisser les ouvrages si elle venait à mourir, oui, un beau cadeau pour une esclave. Mais personne n'y croirait, on la traiterait de menteuse, alors il allait falloir les cacher dans un endroit secret avant que la famille ne vienne vider la maison de la vieille dame. Elle grimpa sur le lit et, debout dessus, tendit le bras en direction de l'étagère clouée au mur, mais impossible de se servir, elle était trop courte sur patte. Elle plissa la bouge. Si près du but et pourtant si loin ! « Je te laisse toute la nourriture, si tu me fais la courte échelle ! »


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28/02/2016 Glacy 540 Jessica Parker Kennedy bazzart esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée 423


Sujet: Re: Slaverie isn't a disease, show us who you really are ! Ezra & Erika [Armé]
Lun 26 Juin - 16:07


« Rectification, je veux PAS t'abandonner. » J'attrapai sa main rougeoyant de sang. Une main de nouveau scellée contre la mienne. Ma main qui était elle aussi rougeoyante, le sang continuant de s'écouler de nos paumes entaillées. La pierre au bord tranchant, tâchée de sang, gisant désormais dans la poussière. Des grains de sable l'ayant en partie recouverte. Mes doigts qui s'enserraient aux siens alors que je lui jetai un regard malicieux.  « Tu n'as pas intérêt ! » Une menace. Une blague. Une promesse. Je ne voulais pas qu'elle m'abandonne. Elle ne pouvait pas après tout nous étions une famille mais pour autant je ne pouvais que détester ce goût d'amertume qui se saisissait déjà de moi alors que j'imaginais déjà sa trahison. Non, elle ne pouvait pas me trahir. Du moins c'était ce que je me répétais alors même que je n'avais aucune idée de ce qui se passerait dans le futur. Je ne savais rien de ce qui se passerait après, ni dans quelques années. J'étais encore un enfant. Nous étions toutes deux des enfants. Des esclaves. Oui. Mais restait encore en nous cette trace d'innocence qui tôt ou tard ne finirait que par disparaître. Mais pour l'instant, le futur ne comptait pas alors que ce qui comptait était ce qui se passait à ce moment.

Mon regard qui se reportait sur elle. Elle craignait les moustiques je le savais. Et cette idée était suffisante pour elle. C'était un argument suffisant pour moi, sachant qu'elle ne tarderait à m'aider. Elle avait trop peur d'eux. Et autant qu'elle que moi ne voulions attirer les moustiques ou autres insectes du même genre sur nous. « Plutôt mourir dévorée par un loup ou par toi, plutôt que par eux ! » Mon tour de lui tirer la langue. Ce que je ne tardais à faire. « Je ne te mangerai pas, tu aurais trop mauvais goût. » Une affirmation certes stupide. Je n'étais pas cannibale. Je ne pensais pas que quelqu'un l'était quoique des histoires étaient toujours racontées. Des rumeurs passant d'ici et là. Des histoires pour effrayer les enfants. Des histoires étant aussi racontées sur les mercenaires pour effrayer les esclaves. Nous étions tous conditionnés et il était difficile de ne pas les craindre. Mais en nous l'âme de l'innocence ou de la bravoure qui nous poussait pourtant à les défier. Bien que pour autant la vérité était qu'autant que nous pouvions courir s'ils nous rattrapaient il en serait fait de nous. « Et tu sais que les loups n'existent pas,... pas ici. Par contre les  mercenaires... » M'amusant autant qu'elle alors que la menace des mercenaires planaient toutefois toujours. Mieux valait les éviter. Ce que l'on faisait la plupart du temps autant qu'il paraissait évident de vouloir éviter les étalages où les esclaves étaient vendus ou plus précisément le marché à esclave. Il n'y avait pas d'autre mot. Si j'avais toujours appartenu à Basile pour ainsi dire, tôt ou tard, je savais que le risque que je sois vendue, tuée, ou châtiée existait. Mais pour le moment je chassais autant ces pensées alors que serrant la main d'Erika un peu plus fort, je tournai subitement à l'angle d'une ruelle.

Notre problème le plus évident était de trouver un endroit où nous débarbouiller. « Tu sais chez qui nous pourrons aller ? » Lui jetant un regard, il y avait de nombreuses possibilités mais certains endroits étaient plus risqués que d'autres. Aller dans une auberge n'était pas une bonne idée, ni dans un bordel, ni vers la place du marché. Tenter de trouver une maison vide était la meilleure des idées et Erika semblait savoir parfaitement où aller, n'en venant qu'à la suivre, en me faufilant parmi les ombres. Ce fut tout en jetant des regards autour que je la suivis vers une maison aux allures abandonnées. Des ruelles désertes. N'hésitant pas pour entrer à l'intérieur. « Débarbouille-toi et rafraîchissons nous... » Je levai les yeux au ciel. « Merci je sais comment me débarbouiller... » Et l'instant d'après je plongeai ma main qui n'était pas tâchée par le sang dans le seau, tentant de récupérer un peu d'eau avant de la projeter vers mon visage. « Si tu n'as pas les mains tâchées de sang, viens m'aider ! » Une demande alors que sans cela l'eau dont nous avons besoin pour être rafraichir ne tarderait à être souillée. Ce qui n'était pas une option envisageable loin de là. Me tournant pour voir que son attention avait soudainement été volée. « La mamie d'ici me racontait des histoires, beaucoup... Mais elle est morte, le rite est demain. Alors faut profiter, sers-toi avant qu'on se fasse attraper ! » « Notre jour de chance, mais avant aide moi, Erika. » Ne tardant à me débarbouiller avant de la suivre pour partir à l'exploration de la demeure. Ce n'était pas de chance pour la propriétaire de la demeure, mais notre chance à nous. Et mieux valait que nous en profitions alors qu'il était important que nous mangeons. Une conscience rapidement apaisée. Et je ne tardais à voir cette opportunité comme elle le vit alors que là se trouvait des victuailles et autres ressources intéressantes. Ne tardant à former un petit tas de ce que nous pourrions apporter. Partant à l'exploration alors que quelques instants plus tard la voix d'Erika me parvenait plus lointaine. Suivant le son de sa voix je n'en vins qu'à la retrouver dans la chambre non sans secouer la tête. Il était une chose de voler de la nourriture, une autre de voler d'autres objets. « Je te laisse toute la nourriture, si tu me fais la courte échelle ! » « Qu'est-ce que tu comptes voler ? Et tu sais que je n'ai pas besoin de toute la nourriture. Je t'aide si tu me dis ce que tu veux voler. » Secouant la tête énergétiquement pour avoir des explications avant tout, autant curieuse que possible.

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Sujet: Re: Slaverie isn't a disease, show us who you really are ! Ezra & Erika [Armé]
Lun 26 Juin - 17:24


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♣♣♣

Les loups n'existent pas ici non, mais Erika avait dans l'idée d'en voir un jour. Obtenir sa liberté et pouvoir sortir de la cité était un rêve qui se réaliserais un jour. Mais pour les loups, mieux valait ne pas en croiser, ou de loin. Pourtant, la fillette avait ris aux éclats à cause de son amie. Elle aurait mauvais goût ? Sans doute et le fait qu'Ezra le dise si haut et sans ciller était tout à fait risible. Elle faisait un affront à la Guhur sans craindre ses réactions. « Je suis certaine que je suis super bonne, t'es trop méchante ! » Elle continua de rire, en ne pensant pas ça une seconde. Enfin, elle n'en avait aucune idée en vérité, mais bon. Il était préférable de penser ça.

Toujours debout sur le lit, elle avait oublié le but de départ, l'eau. Et rien qu'en observant Ezra depuis cette hauteur, elle constata rapidement qu'elle avait dû mal à se débarbouiller correctement et qu'elle ne voulait pas salir le précieux nectar. « Si tu n'as pas les mains tâchées de sang, viens m'aider ! Qu'est-ce que tu comptes voler ? Et tu sais que je n'ai pas besoin de toute la nourriture. Je t'aide si tu me dis ce que tu veux voler. » Un grommellement lui échappa alors qu'elle descendait du lit. « Je t'aide, je t'aide. Et ce n'est pas du vol, elle voulait me les donner, les livres.... c'est sources de savoir, moi je vis à travers eux. Hier, j'étais une jolie princesse orientale. Peut-être que demain je serais un dragon. » Et si même Ezra n'y croyait pas, alors ni son maître, ni sa mère, ni personne d'autre n'y croirait. Une grosse déception que de réaliser ça. Sa main non-blessée s'enfonça dans l'eau et elle en balança sur sa comparse avec un air diabolique. Mais lorsqu'elle la replongea dans le seau, elle la colla finalement sur la joue d'Ezra et lui nettoya convenablement. « En voilà, un beau visage. » Mais la séance nettoyage ne s'arrêtait pas là, elle attrapa la mimine blessée de sa camarade et glissa de l'eau à l'intérieur pour la nettoyer. Elle fit de même avec sa propre main ouverte et la nettoya aussi pour que le sang ne soit plus. Les yeux subitement lumineux, elle plongea ses deux mains dans le seau puis aspergea son visage d'eau pour le nettoyer et se rafraîchir de l’accablante chaleur du désert. « Assieds-toi, je vais te laver les pieds. » A force de cavaler dans le sable, avec ou sans chaussure, il fallait bien s'occuper de ses petits petons.


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Sujet: Re: Slaverie isn't a disease, show us who you really are ! Ezra & Erika [Armé]
Lun 26 Juin - 19:05


« Je suis certaine que je suis super bonne, t'es trop méchante ! » Je secouai la tête. « Au moins, je ne veux pas te manger, moi. » Moqueuse alors que ce n'était pas moins la vérité. Je ne comptais pas la manger. Je ne compter pas non plus la blesser. Je ne le désirai pas et au-delà de cela, je doutais qu'un jour je puisse pouvoir lui faire du mal. Du moins je savais que je ne pourrai sans doute pas lui en faire intentionnellement, pas physiquement. Mais ce n'était que des pensées d'un enfant. Je ne savais rien du futur, et à vrai dire nous nous blesserons l'une et l'autre intentionnellement ou pas. Cela ne compterait pas mais une chose était certaine nous le ferons que nous le voulons ou non. Mais ces faits n'arriveront pas tout de suite, nous ne nous perdrons pas de vue tout de suite alors que pour le moment nous étions proches. Complices.

Prête à tout alors que nous en venions qu'à nous introduire dans une nouvelle demeure. L'une dans laquelle le propriétaire ou plutôt la propriétaire était décédée. Et si je ne pouvais que recommander son âme auprès du dieu du Soleil, il n'en restait pas moins que je ne pouvais que remercier la chance ou le dieu lui-même de l'avoir rappelé à elle, car il nous permettait de nous substituer. Ce qui comptait. Mon regard qui passait sur elle alors qu'autant que j'étais curieuse, j'avais besoin de son aide non pas réellement pour me débarbouiller que pour éviter de souiller une denrée que trop précieuse. « Je t'aide, je t'aide. Et ce n'est pas du vol, elle voulait me les donner, les livres.... c'est sources de savoir, moi je vis à travers eux. Hier, j'étais une jolie princesse orientale. Peut-être que demain je serais un dragon. » « Peut-être oui. » Une hypothèse. Lire était précieux, comprendre les mots l'étaient. Les livres nous permettaient de nous évader l'espace d'un moment. J'avais aussi appris à lire. Dans un sens je n'étais pas comme tous les esclaves, du moins pas les plus jeunes. J'avais eu l'occasion de lire. Et ce n'était que pour cela que je n'étais que plus dangereuse. La situation était dangereuse alors que j'avais attiré l'attention de Basile. C'était particulièrement compliqué. Il était dangereux d'attirer l'attention des maîtres. Cela ne sentait jamais bon. Et pour autant j'avais attiré son attention alors qu'il voulait que je sois plus qu'une esclave couturière. Pour cela j'avais pu apprendre à lire seule, difficilement mais j'avais réussi. Je ne savais pas ce qu'il attendait de moi et je devais me montrer que plus prudente, mais l'attrait des livres avait attiré mon attention autant qu'ils avaient attiré l'attention d'Erika. « Tu m'en passeras un ? Un du lot ? » Une question, une réelle question. Je n'étais pas sûre qu'elle accepterait alors que la dame avait dit qu'elle lui donnerait à elle et non pas à moi. Je savais qu'elle ne mentait pas, pour autant j'étais aussi tentée de lire.

Reportant mon attention sur elle alors qu'elle n'en venait qu'à m'aider à me débarbouiller. La regardant faire de même l'instant d'après. « Assieds-toi, je vais te laver les pieds. » Je secouai la tête. « Tu n'es pas mon esclave Erika. » Affirmative alors que je ne voulais pas qu'elle me lave mes pieds. C'était ce que les esclaves faisaient. Elle n'était pas ma chose, mon objet. Je pouvais me laver mes pieds moi-même. « En plus, je pourrai le faire chez Basile. » Le nom de maître qui résonnait dans l'air alors que je me rappelais soudainement mon maître, ce qu'il ferait si je n'étais pas là quand il revenait. Je m'étais enfui en douce. Et s'il revenait alors que je n'étais pas là. Mon visage se faisant un peu plus blême. « Je dois rentrer ! » Une note plus aigue. Je devais rentrer. Une soudaine nécessité. Il ne fallait pas qu'il se rende compte que j'avais disparu. Sinon ce serait pire. Séparément rapidement le tas de victuailles en deux. Prenant un livre dont la couverture avait attiré mon attention avant de reposer mon regard sur elle. « Cette part-ci est pour toi. Je prend ce livre-ci si cela te va. Tu peux m'accompagner jusqu'à chez Basile si tu veux mais on devra faire vite... »
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Sujet: Re: Slaverie isn't a disease, show us who you really are ! Ezra & Erika [Armé]
Lun 26 Juin - 19:56


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Oui, Ezra ne voulait pas manger Erika. Alors que bien d'autres en rêveraient, juste pour qu'il y ait une esclave de moins ici. Quoique. Les esclaves étaient utiles ici pour faire les sales corvées alors forcément. La petite Guhur ne rétorqua rien de plus sur le sujet et continua finalement à se rafraichir autour du seau d'eau de chez la grand-mère décédée. Mais sa comparse refuse d'avoir les pieds lavés par son amie et la raison est plutôt valable. Erika aurait dû y songer, elle connaissait assez Ezra pour savoir que ses pensées étaient centrées sur le fait d'être esclave. « Mais naaaahhh ! On peut se rendre service, t'es ma famille. Je suis l'esclave de personne moi, même pas de mon maître, enfin si, mais si tu me demandes, je te dirais que je suis... eh bien, moi. Je suis moi. Et je fais ce que je veux, quand je veux. Même si je me prends des coups de fouets après. » Bon,la plupart du temps, ce n'est pas elle qui payait les pots cassés mais sa mère. Et pendant qu'Ezra réalisait qu'elle devait rentrer, Erika y songeait tout autant. Elle n'avait pas fais ses tâches ménagères et avait laissé ça à sa mère, mais si le maître se rendait compte aussi de son absence, sa mère devrait encore une fois lui offrir de nombreux plaisir pour adoucir sa colère. C'est donc avec rapidité que les deux petites partagèrent le butin de la maison, la nourriture. La petite hocha la tête en souriant. « Tu peux le prendre, il faudra me le prêter pour que je le lise. Et puis... je te prêterais ceux-là. Mais je dois les cacher. Rentre donc, tu iras plus vite sans moi. Je vais aller à ma cachette et puis rentrer. A bientôt, ma princesse. » Déposant un baiser sur la joue toute propre de l'esclave, elle esquissa un sourire et secoua la main dans un signe d'au revoir. Elle tira le draps du lit de la défunte et emballa ce beau butin dedans. Bien plus de livres que de nourriture et ça n'était pas un mal. Elle noua les bout et tira le baluchon, bien trop lourd pour elle dans le sable jusqu'à sa cachette habituelle. Loin des regards. Derrière une maison, un tout petit espace dont personne n'avait conscience, elle creusa un grand tout et entera le tout comme à son habitude. Sans savoir que cette même maison, elle l'achèterait plus tard. Non qu'elle soit jolie, mais elle était bien située, même si le quartier n'était pas terrible. Entre le marché et le palais. Le chemin menait partout. Une fois fait, elle refit le chemin jusqu'à la maison de la morte pour balayer de son pieds le sable, effaçant ainsi les traces du sac qu'elle avait tiré. Puis elle rentra finalement chez elle, découvrant sa mère en larmes après avoir reçu quelques coups du maître à cause de son absence. Elle s'excusa auprès de sa mère et la câlina jusqu'à la nuit tombée et ne sortie pas avant plusieurs jours.


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Sujet: Re: Slaverie isn't a disease, show us who you really are ! Ezra & Erika [Armé]
Lun 26 Juin - 20:29


« Mais naaaahhh ! On peut se rendre service, t'es ma famille. Je suis l'esclave de personne moi, même pas de mon maître, enfin si, mais si tu me demandes, je te dirais que je suis... eh bien, moi. Je suis moi. Et je fais ce que je veux, quand je veux. Même si je me prends des coups de fouets après. »  Rentrer. Une soudaine nécessité. Pour éviter les coups de fouet. Pour éviter les regards. Pour éviter la colère. Il fallait que je rentre. Pas plus tard. Il fallait que je rentre maintenant. Une obligation alors que je n'avais pas trente-six solutions devant moi. Mes mouvements qui se faisaient plus précipités alors que je continuais d'emballer, de dispatcher non sans avoir jeté un rapide regard à Erika que je savais elle-même. Elle serait toujours ainsi et je l'aimais pour cela, j'aimais qu'elle puisse ne pas vouloir changer. J'espérai qu'elle ne change pas mais je savais que ce serait une nécessité. Nous allons tous changer tôt ou tard. Secouant la tête alors que je me tournais pas moins rapidement vers elle tout en m'assurant que le baluchon était serré, n'en venant qu'à lui demander si elle acceptait de me prêter un des livres. « Tu peux le prendre, il faudra me le prêter pour que je le lise. Et puis... je te prêterais ceux-là. Mais je dois les cacher. Rentre donc, tu iras plus vite sans moi. Je vais aller à ma cachette et puis rentrer. A bientôt, ma princesse. » J'hochai la tête rapidement. Un sourire qui se dessinait sur mon visage alors qu'elle déposait sur ma joue avant de disparaître. Assurant ma prise, je n'en venais qu'à l'imiter. Je fis de même et alors qu'elle m'adressait un signe de la main, je la regardais pendant une seconde s'éloignait. M'éloigner c'est ce que j'allais faire à mon tour. Ce que je fis non sans refermer la porte derrière moi. Ce qu'il fallait. Refermant la porte doucement avant de m'éclipser la cité de feu pour regagner rapidement la demeure de mon maître, celle de Basile. L'espoir qu'il n'ait rien remarqué. Un espoir qui faisait battre mon coeur un peu plus vite alors que j'accélérai le pas, me faufilant parmi les ombres. Discrète silhouette sous les rayons du soleil.

RP terminé

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