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˜˜˜˜˜˜Slaverie isn't a disease, show us who you really are ! Ezra & Erika [Armé]
maybe life should be about more than just surviving

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21/04/2016 Arméthyse 632 Dichen Lachman None! Garde royale - stratégie et combat 0
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Sujet: Slaverie isn't a disease, show us who you really are ! Ezra & Erika [Armé]
Sam 3 Sep - 22:59


Slaverie isn't a disease, show us who you really are !

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« Strategy is about making choices; it’s about deliberately choosing to be different. » ~ Michael Porter.

♣♣♣

Une fois encore la petite Erika était parvenue à se dérober du travail que lui avait confié son maître et, habilement, était parvenue à quitter la maison. Qui pouvait croire qu'une fillette aussi frêle qu'elle était capable de sortir par la fenêtre et d'escalader sans même craindre de tromper ? Certainement pas lui. Sa mère, en revanche, avait compris ce manège depuis bien longtemps. Mais elle ne l'en empêchait pas, préférant plutôt lui conseiller de faire très attention à elle. Voir sa fille se mettre en danger aussi inconsidéremment ne lui plaisait pas, mais elle savait pertinemment que son enfant ne l'écouterait pas et qu'elle continuait sans se soucier de son inquiétude. En fait, elles en avaient déjà discutés, l'enfant Rahjak détestait sa condition d'esclave et détestait le regard que les autres portaient sur elle. Puisqu'elle le vivait mal, en contre partie sa charmante mère préférait la gâter dès qu'elle en avait la possibilité, la laissant agir comme bon lui semblait. La laisser sortir alors que le maître n'appréciait pas lui coûtait très cher. Mais pour son enfant, elle était prête à tout. Ainsi, cette mère usait de ces courbes pour apaiser les foudres du maître tandis que sa petite allait et venait dans la maison. Sortir et toucher la liberté du bout des doigts c'est ce qu'Erika préférait le plus au monde. Ainsi, à chaque fois qu'elle réussissait à mettre le nez dehors, elle vagabondait dans les rues, non pas pour chercher des enfants avec qui s'amuser ou partager mais pour observer les adultes. Bien sûr, elle avait également croisé des gens de son âge, autant de bons que de mauvais d'ailleurs. Bien souvent, elle s'amusait avec une fillette provenant du palais, mais malgré les univers diamétralement opposés, Erika appréciait énormément cette petite nommée Irina. Et elle connaissait une autre demoiselle, une petite esclave comme elle, prénommée Ezra. Elle aussi elle l'aimait beaucoup, parce qu'elles réussissaient à se comprendre mutuellement puisque leurs calvaires étaient le même -à peu de choses près-.

Ce n'est pas sans but que la petite avait filé cette fois-ci, l'heure était proche pour le retour et le départ de certains mercenaires et puisqu'elle adorait les voir aussi bien revenir que partir sur leurs chevaux et passer les portes de la cité, elle attendait. Installée sur les marches d'une habitation, elle souriait sagement. Aussi rayonnante que le soleil sous lequel elle était née et cela, même si elle attirait certains regards. Souffrir de sa condition était une chose mais le montrer, elle ne le faisait déjà plus, utilisant déjà son sourire comme une arme depuis qu'elle avait appris de sa mère qu'il ne fallait jamais montrer ses faiblesses et ses émotions. Parfois c'était compliqué. Mais puisqu'elle ne savait pas se battre et qu'elle n'était qu'une fillette innocente, elle comptait sur sa mentalité pour survivre et tout surmonter et se surpasser dans l'avenir. Parce qu'il était certain qu'elle ne resterait pas esclave. Qu'importait les moyens, elle l'avait toujours dis, jamais elle ne resterait ainsi toute sa vie.

Rêveuse et perdue dans ses pensées, elle se redressa subitement alors que le hennissement des chevaux la rappelait à l'ordre, éblouie par l'imposante carrure de ces hommes et la virilité qu'ils dégageaient, Erika descendit finalement, désireuse de s'approcher pour une fois. Mais finalement elle s'arrêta et remarqua une silhouette familière au bout de la rue. Abandonnant son petit bonheur matinale, elle courut bien rapidement et sauta dans le dos de sa comparse, l'enlaçant violemment en gloussant déjà.« Miss Aerys, qu'est-ce que vous faites dehors ?  » Chantonna-t-elle de sa voix fluette alors qu'elle la relâchait déjà pour se positionner devant elle. Pour la taquiner elle la vouvoyait souvent, comme si Ezra était une dame d'importance. Une sorte de jeu enfantin qui ne faisait de mal à personne...


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28/02/2016 Glacy 622 Jessica Parker Kennedy bazzart esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée 86


Sujet: Re: Slaverie isn't a disease, show us who you really are ! Ezra & Erika [Armé]
Dim 4 Sep - 20:33


Ezra détestait le maître. Non, il n’y avait même pas d’Ezra, de personne, c’était juste moi qui le détestait. Je le détestais tout simplement pour ce qu’il était, ce qu’il représentait. Oh bien sûr j’aurai pu tomber sur pire, eux n’hésitant pas à nous dire à quel point on devait être heureux d’avoir cette chance. Enfin ce n’était pas une chance sinon un devoir qu’avait chaque maître comme si pour soulager sa conscience, il se devait de prendre des personnes à son service. On était des objets. On était des esclaves. Pour nombreux on ne valait rien et je ne pouvais que me rappeler le regard de la foule portée sur nous. La peur qui me tiraillait le ventre alors que je me sentais observée. Les mains bodonnées du marchand d’esclave qui se posaient sur mon poignet, sur ma peau, sur ma taille alors qu’il me forçait à pivoter sur moi-même, à tourner pour que la foule puisse contempler la marchandise qui se trouvait d’eux. Je me rappelais les relents de la peur et de dégoût alors que l’homme, un sourire aux lèvres, satisfait du pouvoir qu’il avait sur moi et sur tous les autres esclaves qui passaient entre ses mains, n’en venait qu’à dévoiler un peu plus ma chair pour mettre en valeur les courbes que je ne possédais pas. Ses mains sur ma peau. La volonté de fuir alors qu’un arrière-goût amer s’imposait dans ma bouche, à la saveur du dégoût. Ses mots qu’il prononçait sans que j’en comprenne le sens, sans que je puisse totalement en voir la portée alors qu’il n’en venait qu’à mettre en valeur certains avantages qui pourraient plaire à plus d’un. Mon regard porté sur la foule, je ne pouvais m’empêcher de les regarder avec férocité, comme si ma défiance allait me permettre d’éviter à mon sort. Les silhouettes floues des hommes que je n’arrivai à compter. Tous des inconnus. Pour certains des futurs acquéreurs alors que d’autres venaient sur la grande place uniquement pour assister au spectacle et profiter de ce qui leur était offert. Ma tentative vaine de me débattre, de fuir : proie affolée. Et puis le rire du marchand d’esclaves avant qu’il ne me rappelle à l’ordre et me fasse de nouveau comprendre un peu plus fermement où était ma place. Les cris. Les éclats de rire. Et cette même saveur de peur.

J’en venais à me réveiller soudainement, les battements de mon cœur assourdissants. Vaine volonté de fuir alors que le souffle bref, j’en venais à prendre conscience de l’endroit que je me trouvais. Recroquevillée en boule dans le pénombre de l’atelier là où personne ne remarquait ma présence alors que de nouveau je m’étais perdue dans mes pensées même si j’avais pour autant cette distincte impression que la scène s’était jouée de nouveau sans que je puise l’en empêcher. Je repris mon souffle, tentant de me calmer avant que j’en vienne à me maudire. Me maudissant pour être si faible alors que la colère reprenait le dessus avant que je me mette en mouvement.

Me relevant, je glissai parmi les ombres. Personne ne faisant attention à moi. Je continuais de longer les murs avant d’en venir à me diriger vers la porte de plus proche, m’éclipsant en laissant derrière moi des étoffes de tissus inachevés. Cette même volonté de m’éloigner de cet endroit alors que je me retrouvais à vouloir fuir cette atmosphère malsaine, me dirigeant dans la rue la plus proche. Pieds nus, mes cheveux bruns emmêlés, j’en venais qu’à poursuivre mon chemin. L’ombre de ma silhouette projetait sur le mur en pierre de la ruelle. Je m’arrêtai un instant, mes doigts glissant le long du mur qui protégeait la cité contre les envahisseurs bien que l’ironie même alors que la cité Rahjak était entouré d’un désert imprenable. Et peu serait fou de s’y risquer face à la chaleur étourdissante que je ne ressentais pas seulement entre les cloisons de l’atelier mais là tout aussi, ma peau ores et déjà tannée au soleil. Je continuais d’avancer, laissant derrière moi les vestiges de l’ouvrage sur lequel je travaillais, continuant de m’éloigner de là pour juste pouvoir profiter de l’air, pour pouvoir entendre les bruits de la cité ou entrevoir un monde qui effacerait ce souvenir ressurgi de ma mémoire. Le bruit de pas se répercutant dans la ruelle quasiment déserte avant que soudainement on en vienne à me sauter dessus. Des bras qui entouraient mon corps alors qu’un véritable sourire en venait à s’afficher sur mon visage. Un sourire plus que reconnaissable alors que je savais à qui étaient ces bras. Un gloussement reconnaissable entre mille se faisant entendre. « Miss Aerys, qu’est-ce que vous faites dehors ? » Souriant toujours alors que je repoussai une mèche de cheveux bruns qui en était venue à tomber sur mon visage, j’en venais à me décoller légèrement d’elle pour pivoter dans sa direction plus qu’heureuse de la voir alors que cette apparition soudaine n’en viendrait qu’à me changer les idées. « Miss Guhur ! ce’ que je voulais voir. » Mon débit rapide ne pouvant qu’en surprendre plus d’un alors que jamais totalement à l’aise j’en venais juste à tenter d’imiter Erika, lui laissant croire à ce doux mensonge alors que dans un sens, c’était sans aucun doute vrai que j’aurai été la voir, m’assurant ainsi de retrouver le sourire. Mais très vite, je ne pus qu’oublier l’usage rempli de noblesse que nous usions, attrapant son bras avant que je n’en vienne à l’entraîner avec moi dans les ruelles. Ces ruelles que je connaissais par cœur, en étant venue à les parcourir à multiples reprises, voulant à ce moment avant tout m’éloigner de la demeure du tisseur. Voulant m’éloigner de cette possibilité qu’on me rappelle à l’ordre alors qu’un nouveau champ de possibilités s’était ouvert en moi. L’entraînant comme jamais, courant à moitié, gloussant alors que je continuais à me diriger vers la grande place et le marché.

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21/04/2016 Arméthyse 632 Dichen Lachman None! Garde royale - stratégie et combat 0
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Sujet: Re: Slaverie isn't a disease, show us who you really are ! Ezra & Erika [Armé]
Dim 4 Sep - 21:07


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L'entourage de la petite Erika se comptait sur les doigts d'une seule main. Pour sa famille, elle n'avait besoin d'employer qu'un seul doigt puisqu'elle ne possédait que sa mère. Un père inconnu, présumé marchand mais sans certitude, elle n'avait pas été tuée à la naissance ainsi, son père ne devait pas être un esclave. Mais puisque sa mère ne lui en avait jamais parlé, elle essayait de ne pas y penser. Mais une enfant ne peut que se questionner sur un père qui lui est inconnu. Ainsi, parfois, elle se laissait vagabonder dans son imagination, s'imaginant tantôt princesse, tantôt banale fillette jouissant d'une pleine liberté. Mais la vérité était immuable. Elle était née esclave et en était une. Concernant l'avenir, elle s'imaginait toutes les possibilités, avec l'espoir de réussir à faire quelque chose de sa vie. Erika aspirait à devenir aussi fort que ces mercenaires qu'elle aimait regarder, et peut-être qu'un jour son voeu serait exhaussé. Ou peut-être pas. Mais l'espoir, elle en avait à revendre. Aussi bien pour elle, que pour Ezra. Toujours elle lui partageait sa gaieté et toujours elle lui souhaitait le meilleur. Espérant avec sincérité qu'un jour elle puisse devenir ce qu'elle voulait vraiment. La liberté, ce n'était pas qu'un rêve pour enfant. Et même si le futur pouvait en effrayer plus d'un, Guhur l'attendait de pied ferme.

Encore plus lumineuse en voyant le visage de son amie se tourner vers elle, l'esclave gloussa sans retenue à sa réponse. Bienheureuse, elle se laissa embarquer par sa comparse et fila dans un même mouvement, courant dans les ruelles. Tantôt souriante, tantôt rieuse. Puis soudain, toute la joue retomba comme un soufflet. Forçant Ezra à s'arrêter, elle se stoppa assez brusquement et attira son amie par le poignet tout près d'elle, l'air légèrement contrariée. Ses petits pieds nus qu'elle voyait là ne lui plaisait nullement. Sans un mot elle se pencha alors, s'accroupissant près du sol puis elle détacha l'une de ces chaussures et la déposa sur le sable avant de se redresser. « Une chacune. Une demoiselle ne peut marcher, ni courir sans chaussure, Ezra. » Mimant une révérence, elle chancela. Instable sur sa jambe plus longue que l'autre à cause de cette chaussure en moins. S'écrasant sur le sable, elle gloussa puis retira la seconde. « Mets les deux. Je suis un poil plus grande, alors j'irais toujours plus vite que toi, petit coeur.  » Casse-cou qu'elle était, elle pouvait bien supporter de se traîner pieds nus. En revanche, laisser Aerys ainsi était hors de question. Erika voyait souvent Ezra comme ça petite soeur, une soeur qu'elle devait protéger. Non-sens bien sûr, puisque la Guhur était plus jeune. « Tu devrais prendre soin de toi, tu sais... parce que c'est pas ton maître qui le feras. Alors mettre tes chaussures, c'est un minimum pour épargner tes pieds... » Termina-t-elle alors en restant assisse un moment. Bien décidée à ce que son amie se chausse.


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28/02/2016 Glacy 622 Jessica Parker Kennedy bazzart esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée 86


Sujet: Re: Slaverie isn't a disease, show us who you really are ! Ezra & Erika [Armé]
Lun 5 Sep - 21:38


Elle me tira sur le bras, me forçant à m'arrêter cette course endiablée. Je m'arrêtai dans une glissade, reprenant mon souffle qui avait été coupé court. Respirant profondément alors que les battements de coeur n'en n'étaient venus qu'à s'accélérer à mesure que j'en venais à augmenter le rythme de mes pas, les foulées gagnant en longueur au fur à mesure que l'on parcourait les ruelles comme si le diable en personne nous poursuivait. Mais il n'y avait aucun diable si ce n'était la représentation quoique secondaire que pouvait donner chaque maître que j'avais eu. Tous des images de la méchanceté. Toutes des personnes que je détestais sans exception pour ce qu'elles étaient. N'en venant qu'à me tourner vers elle, voulant comprendre le pourquoi qui avait fait qu'elle en était venue à cesser notre course. Une moue réprobatrice s'afficha sur mon visage alors que j'en venais qu'à poser mon regard sur elle, ne réussissant réellement à comprendre pourquoi elle avait fait cela. Comprenant encore moins pourquoi alors qu'Erika en venait soudainement à afficher une mine sévère comme si j'avais fait quelque chose de mal. Je la regardai s'accroupir près du sol pour enlever une de ces chaussures qu'elle déposa par terre tandis que je ne cessai de la regarder. « Une chacune. Une demoiselle ne peut marcher, ni courir sans chaussure, Ezra. » Je levai les yeux au ciel avant de baisser la tête pour contempler mes pieds. Des petits pieds légèrement écorchés, tannés par le soleil et sans doute loin d'être les plus propres. Ne pouvant m'empêcher de rougir légèrement avant que cette petite étincelle disparaisse et que je n'en vienne qu'à relever la tête vers elle, déterminée. « Toi non plus, alors. » Hochant longuement la tête, voulant à tout prix qu'elle garde cette chaussure jusqu'à ce qu'elle mette à chanceler en tentant d'esquisser une révérence. Une révérence maladroite qui ne put m'empêcher de glousser de plus belle alors qu'elle en venait juste à glisser jusqu'au sol, un nuage de poussière se soulevant légèrement. Je suivis le mouvement, m'installant par terre, ne pouvant que me douter que cette robe un peu rêche que je portais ne serait sans aucun doute pas de la même couleur à la fin de la journée mais cela c'était des détails sans importance à mes yeux. Je gloussai un peu plus alors que je tentais de fixer la chaussure à mon pied, chaussure qui flottait légèrement, bien trop grande. Je secouai mon pied comme si je pouvais sentir de l'air entre mes orteils avant d'en venir à jeter un coup d'oeil dans sa direction alors qu'elle enlevait une seconde chaussure. « Mets les deux. Je suis un poil plus grande, alors j'irais toujours plus vite que toi, petit coeur. » Si Erika tentait toujours de me protéger, comme à chaque fois je ne pouvais m'empêcher de vouloir faire mes preuves, voulant lui faire comprendre que je n'étais pas une petite chose fragile malgré tout. Tentant d'argumenter même si je savais déjà que c'était peine perdue, reprenant ses mots. Imitant un sourire pincé alors que j'en venais qu'à prendre la parole de nouveau. « Une demoiselle ne peut marcher, ni courir sans chaussure, Erika. » Je secouai la tête, lui tendant de nouveau cette chaussure qu'elle venait de me passer d'un air déterminé. En faisant à ma tête comme toujours même si je savais parfaitement au fond de moi que c'était stupide alors qu'avec une chaussure nous serions bancales mais tout autant que j'étais déterminée, elle l'était aussi, ne voulant lâcher le morceau tout comme moi. « Tu devrais prendre soin de toi, tu sais... parce que c'est pas ton maître qui le feras. Alors mettre tes chaussures, c'est un minimum pour épargner tes pieds... » Je baissai les yeux, détournant le regard volontairement alors que ses mots me touchaient un peu plus que prévu. Mon regard devenant un peu plus songeur alors que je tentais juste de refouler ses arguments avant de me lever soudainement. J'avais juste décidé d'ignorer ses mots, n'en faisant toujours autant qu'à ma tête comme s'il était préférable de prétendre que tout était beau que de penser aux mauvais côtés de la vie, que de penser aux difficultés et à tout le reste. Entêtée alors que j'en venais juste à ignorer Erika, me mettant à sauter à cloche pied, la chaussure toujours accrochée à mon pied, sur le sol, des petits nuages de poussière se soulevant à chacun de ces sauts. Et je continuais juste d'avancer, me perdant pas moins d'avancer alors que je continuais d'avancer encore et encore, inlassablement, m'éloignant un peu plus d'Erika qui n'en viendrait sans doute qu'à tenter de me rattraper et tenter de me forcer à remettre cette chaussure qu'il serait préférable qu'elle garde. Chantonnant doucement des mots qui n'avaient pas de sens réellement, perdue dans mes pensées alors que pourtant dans un coin de mes pensées, les mots qu'elle avait prononcé continuaient de tourner en boucle dans ma tête. Secouant la tête comme si j'étais dans le dénie alors que je continuai pas moins de sauter à cloche pied, ignorant le reste de ce petit monde alors que j'en venais qu'à tourner à l'angle d'une nouvelle ruelle. Le regard rivé sur le sol tel que je ne me rendis pas compte que trop tard que je venais de rentrer dans quelqu'un. Levant la tête pour découvrir le visage d'un homme à la barbe hirsute. Un mercenaire ou un soldat. Le croque-mitaine d'un de mes cauchemars. Sautillant sur place comme une puce alors que j'en venais qu'à prendre la parole rapidement sans pour autant tenter de m'arrêter de sauter de peur de tomber par terre ou de lui tomber dessus ce que je ne voulais surtout pas. « Moba, moba. » Repétant ses mots, espérant que cela serait suffisant alors que je n'osais même pas le regarder dans les yeux, par peur avant tout mais sans doute aussi pour éviter que l'homme me fasse quoi que ce soit. Alors je continuais juste de sautiller, refusant de tourner la tête en arrière pour appeler à l'aide Erika même à cet instant le rêve était déjà brisé.

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Sujet: Re: Slaverie isn't a disease, show us who you really are ! Ezra & Erika [Armé]
Sam 10 Sep - 19:08


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Les yeux fixés sur la chaussure que la petite Aerys refusait de mettre, Erika esquissa un sourire. Aussi têtue et butée qu'un âne, elle ne céderait pas envers son amie, ni maintenant ni certainement jamais. Malgré tout la Guhur ne voulait que le bien-être de sa comparse, raison pour laquelle elle préférait lui prêter ses chaussures, voir même lui donner si elle en avait l'envie, pourtant, elle venait de le blesser. Parler de son maître n'avait pas été la meilleure idée de l'année, sans réfléchir, elle avait abordé le sujet et involontairement avait touché Ezra. Tapant où il ne fallait pas. Mais même si elle s'en voulait déjà, la fillette née sous le soleil ne s'excusa pas. Préférant observer son amie qui, déjà mettait de la distance entre elles et qui chantonnaient en s'éloignant à cloche pied. Erika resta assisse sur le sol encore quelques instants. Il était hors de question qu'elle remette sa chaussure et pourtant, son amie ne revenait pas pour la mettre ni-même la chercher, continuant son chemin en chantonnant et s'amusant. Un léger soupire la traversa alors qu'elle se redressait, prête à céder et à enfiler sa pantoufle pour imiter l'esclave. Les yeux sur la silhouette d'Ezra, Guhur fronça le nez en remarquant l'apparition d'une seconde personne qui entra en colission avec son amie. De là où elle était, Erika pu entendre les excuses de sa comparse alors qu'elle continuait de sautiller sur place, sans penser à continuer sa route. Contrarier un Rahjak coûtait cher, mais venant en plus d'une esclave, le pire était à craindre. Sans se démonter, la petite esclave attrapa le soulier qui trônait toujours sur le sable et l'envoya de toute ses forces dans la direction de son amie. Frappant en plein visage l'homme qui importunait déjà Aerys. « Cours ! COURS !! » Balança Erika en espérant que son amie abandonnerait elle aussi sa chaussure pour pouvoir gambader et s'enfuir de là. Elle-même ne resta pas plantée dans la ruelle, se séparant dans son amie alors que l'homme lui courrait déjà après. Même si elle était bien moins rapide, le fait qu'elle ne soit qu'une fillette maigrichonne et bien petite par rapport à lui, l'aidait grandement. Ainsi, elle se faufilait entre les gens, bousculant parfois quelques personnes sur son passage, mais elle ne s'arrêta pas malgré la brûlure qui allait de ses poumons à sa gorge. Aussi rouge qu'une tomate et suant autant qu'un porc, Erika ne s'arrêta sous aucun prétexte. Jusqu'à ce qu'elle réussisse finalement à se dissimuler à l'intérieur d'un magasin. Magasin où elle ne fût pas bien reçue à cause de son statue, mais pourtant, elle parvint à convaincre le marchand que son maître l'envoyait pour quelques achats. Après de longues minutes à flâner, elle sortit enfin, s'assurant que le gros balourd n'était pas dans le coin. Où pouvait bien être Ezra maintenant ? L'inquiétude s’immisçait peu à peu en elle, finalement, jouer les caïds de la cité n'était pas une bonne idée. Et surtout pas en se mettant à dos des adultes comme lui. Erika reprit sa course, moins rapidement cette fois-ci, elle se souvenait de l'endroit où elle et son amie se retrouvaient généralement : la place du marché. Là où elles étaient sensées aller depuis le début. Mais peut-être qu'il s'y trouvait aussi ? La cité n'était pas si grande, et ça, c'était le pire dans l'histoire. Car un jour où l'autre, elle s'en mordrait les doigts car fatalement, elle allait le croiser. Mais d'un autre côté, avec ce qu'elle avait fais, l'homme avait dû complètement oublier Ezra... elle l'espérait en tout cas.

Flânant sur le marché comme si de rien était, Guhur observait par-ci par-là en espérant y voir son amie. De temps à autres, Erika gloussait, amusée par cette petite aventure.


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Sujet: Re: Slaverie isn't a disease, show us who you really are ! Ezra & Erika [Armé]
Dim 11 Sep - 7:59


Pour ma défense je n'avais pas fait exprès, je ne l'avais juste pas vu. Incapable de le voir alors que perdue dans mes pensées, j'en étais que venue à sautiller à cloche pied un peu partout, suivant un chemin invisible connu de moi seule. Mais autant dire qu'en venir là n'était pas forcément la meilleure chose à faire, ou plutôt lui rentrer n'était décidément pas la meilleure chose à faire. Je m'excusais aussitôt, non sans baisser les yeux au même instant. C'était particulièrement étrange de baisser les yeux au même instant mais je pouvais pas juste m'en empêcher, m'empêcher de sautiller et de baisser les yeux à la fois. Tout autant que je le respectai, j'étais aussi incapable de m'arrêter de sautiller alors que si je m'arrêtai, j'en viendrais qu'à tomber sur le sol. Ce que je ne voulais pas, je ne comptais pas faire cela, je ne comptais pas tomber par terre et m'attendre au pire alors qu'il était juste là, présence inquiétante. Tout autant, j'avais envie de jeter un coup d'oeil en arrière pour voir où était Erika. J'avais aucune idée d'où elle était réellement avant que je ne l'entende arriver par derrière. M'empressant d'esquisser un petit sourire alors que c'était comme si tout d'un coup j'avais une alliée dans la place, ce qui était pour le mieux au monde. Et cela n'allait sans doute être que plus mémorable. Une chaussure vola en l'air. Non, pas n'importe quelle chaussure. L'autre chaussure. Un soulier, celui d'Erika. Le soulier vola et frappa le visage de l'homme en pleine tête. Et je ne pus m'empêcher de claquer dans mes mains, et de sourire un peu plus. Béate alors que je manquais de glousser avant que soudainement Erika se mettre à crier. « Cours ! COURS !! » Et je su alors que je ne pouvais pas juste m'enfuir en sautillant à cloche pied. Je ne serai pas assez rapide. C'était une évidence. Pendant une fraction de secondes, cela me parut un peu plus clair cette évidence qu'il puisse se mettre à me rattraper si je ne faisais rien. Alors tout aussitôt, je balançai ma chaussure en l'air. Il vociféra, poussa des cris avant de tenter de m'attraper. Dans un dernier geste, je balançai la chaussure en plein visage comme Erika l'avait fait, avant qu'il ne puisse faire autre chose. En plein dans le miles. Il cria un peu plus et je me mis à courir. Pieds nus sur le sol, je m'élançai à travers les ruelles sans un regard en arrière, voulant juste courir. Alors je courrai, encore et encore. Je savais qu'il était sur mes traces, du moins je le pensais alors que j'entendais des bruits de pas derrière moi. Je n'osai pas me retourner. Je n'osai pas jeter un regard en arrière pour voir s'il me suivait. La peur me donnait des ailes. Cette même peur qui me guidait. Je connaissais le chemin, je connaissais les ruelles par coeur, m'y étant perdue tout aussi. Je savais ce que je faisais, je savais où j'allais. La place du marché. Notre lieu de réunion avec Erika, là où je savais où je pourrai me perdre dans la foule. C'était le lieu parfait pour y réussir, pour y arriver. Je savais que j'allais y arriver à le fuir, à réussir à faire en sorte qu'il ne me rattrape pas parce que je connaissais les ruelles. Lui aussi. Cela ne faisait aucun doute qu'il connaissait les lieux, habitué à les parcourir formellement. Mais j'avais d'autres avantages, celle d'être petite. Je pouvais me glisser dans des petites failles, pouvant me glisser là où je le voulais. Je connaissais certains coins particuliers. Je connaissais certains coins où je savais parfaitement où je pourrai aller pour me cacher si besoin parce que c'était déjà arrivé et parce que dans tous jeux, il fallait savoir à un moment réussir à prendre une pause. Alors je courrai sans reprendre mon souffle, esquivant les personnes qui se trouvaient sur mon chemin, me glissant entre les étals. J'entendais les personnes gesticulaient derrière moi. Peut-être criaient-ils après moi mais à vrai dire cela m'importait peu ce qu'ils pensaient. J'étais une esclave. Ils pouvaient décider de mon sort alors que moi je n'avais pas de prise. J'étais juste là à tenter de me raccrocher à une branche mais sans réel succès. Alors je courrai pour aller dans la bonne direction. Je tournai à l'angle avant d'en venir à apercevoir la grande place, si proche. Si proche que je pouvais y arriver. J'entendais les battements de mon coeur s'accéléraient alors que mon souffle se faisait plus rêche. Un homme qui tenait un chameau passa à côté de moi, je passai derrière lui, me faufilant si proche de la bête que j'aurai pu me prendre un coup. Au lieu de cela, je donnai une petite tape au derrière du chameau avant de me mettre en mouvement, laissant derrière moi l'animal, son propriétaire et son mécontentement car cela ne faisait aucun doute qu'il l'était, mécontent. Mais c'était juste la parfaite distraction, la parfaite distraction pour que je puisse rejoindre Erika. Ralentissant par la suite l'allure, faisant mine de flâner alors que je me retrouvais à me glisser parmi la foule. Adopter une attitude naturelle, c'était l'autre option pour réussir à fuir et éviter qu'il me repère. Y réussissant parfaitement, alors que j'en revenais à m'arrêter près de notre étal favori où il vendait des fruits. M'arrêtant là-bas pour enfin prendre le temps de reprendre réellement mon souffle alors que je tentais de repérer l'homme à qui on avait balancé les chaussures, tentant tout aussi de repérer Erika. Et finalement, je la vis, un sourire s'esquissa sur mes lèvres alors que je me dirigeai vers elle aussitôt, me servant de ma petite taille pour éviter que l'on ne me repère. Je la vis avant qu'elle ne me vit, posant ma main sur son poignet. « Je suis là ! »

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Sujet: Re: Slaverie isn't a disease, show us who you really are ! Ezra & Erika [Armé]
Dim 11 Sep - 12:00


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La petite Erika se faufilait entre les étalages du marché. Légèrement désorienté après cette course de folie. Pourtant, elle était toujours aussi amusée. Transpirante de sueur mais aussi de joie. Le nez au vent, elle observait par-ci par-là en espérant entrevoir son amie. Mais toujours rien. Sur le moment elle n'avait pas pensé à l'étale de fruits où elles se retrouvaient bien souvent. Bien trop concentrée à tourner la tête en arrière parfois elle s'attendait presque à voir le bonhomme arriver pour l'attraper. Ou pire, le voir en train de s'en prendre à Ezra. Légèrement perdue dans ses pensées pendant quelques secondes, la Guhur s'arrêta un instant, reprenant un peu son souffle, déjà fatiguée par cette journée qui ne commençait encore qu'à peine. Subitement, elle eut l'impression que le temps s'était arrêté autour d'elle pour lui laisser le loisir de se reposer mais ça ne dura pas bien longtemps puisque déjà, une main agrippait son poignet, la sortant de sa torpeur d'un bond. Les yeux ronds, elle s'écarta violemment jusqu'à constater qu'il ne s'agissait que de son amie. Gloussant déjà, Erika se rapprocha et glissa ses bras autour d'Aerys pour l'enlacer. Heureuse de la retrouver, mais surtout heureuse de constater que l'esclave était encore en un seul morceau. La relâchant déjà, la fillette du désert s'écarta légèrement, analysant son amie de la tête jusqu'aux pieds. Pieds toujours nus. Tout comme les siens. Baissant le nez sur ses doigts de pieds, elle esquissa un sourire en réalisant seulement qu'elle avait abandonné ses souliers. Sans doute qu'elle ne les retrouverait jamais, son maître ne serait pas content parce que ces chaussures étaient presque neuves. Pourtant, elle ne s'inquiétait pas plus que ça, il avait l'habitude qu'elle perde ou trou ses vêtements. Grimper partout, courir et jouer comme elle le faisait n'aidait en rien à la survie de ces affaires. Enfin, quand elle ne les donnait pas d'elle-même. Indirectement, elle profitait de la fortune et de la naïveté de son maître, mais aussi parce que sa mère savait y faire. Ainsi, la perte de ces chaussures n'était pas un réel problème, raison pour laquelle elle n'y avait pas pensé plutôt.

Les yeux toujours sur Ezra, elle pencha la tête avec un nouveau sourire. « Je suis là aussi. » Rétorqua-t-elle finalement, après une bonne minute sans avoir dit un mot, elle glissa sa mimine sur la tête de son amie pour lui caresser gentiment. Gigotant ses cheveux ébènes avec un sourire, Erika adorait faire ça, même si elle savait au fond que son amie n'aimait pas ça. « Que voulez-vous faire aujourd'hui, demoiselle Aerys ? »


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Sujet: Re: Slaverie isn't a disease, show us who you really are ! Ezra & Erika [Armé]
Dim 11 Sep - 17:55


Elle s'écarta violemment, faisant un bond sur le côté, surprise alors que j'en étais venue à poser ma main sur son bras. J'attendis qu'elle reprenne ses esprits et qu'elle comprenne que c'était juste moi. Néanmoins pour autant, j'étais pas autant sûr que cela soit suffisant même si je me doutais que quelques secondes suffirait pour qu'elle me reconnaisse. Après tout pourquoi me reconnaîtrait-elle pas ? Alors j'attendis un sourire aux lèvres esquissé sur mon visage tandis qu'elle en venait à additionner certains points, gloussant l'instant d'après. Ses bras se retrouvant autour de mon corps alors que je lui rendis son câlin, un sourire aux lèvres. « Je suis là aussi. » J'hochai la tête alors qu'elle souriait un peu plus avant de passer ses doigts dans mes cheveux bruns. Je la laissai faire même si ainsi elle me donnait l'impression un peu plus d'être un jouet, d'être encore une esclave en sa compagnie et non pas une amie. On avait réussi. On lui avait échappé. C'était beau. C'était magnifique même. Et cela était plus que jamais suffisant pour que je sois contente, joyeuse à l'idée que l'on ait semé l'homme. Homme qui s'était tout aussi pris une chaussure dans la figure, même deux. De quoi animait ma journée, du moins maintenant j'avais un peu plus l'impression que tout allait pour le mieux. Elle me relâcha, avant de remarquer tout aussitôt que j'étais pied nus comme elle maintenant maintenant. Pour le mieux du monde. Etre nu pied ne me dérangeait pas, loin de là, c'était juste naturel dans un sens et ce n'était pas non plus la première fois que je me retrouvais dans ce cas de figure. Non, c'était Erika qui restait d'être plus embêtée, elle qui tenait tant à ses fameuses chaussures, qui tenait tellement à ce que je me retrouve avec des chaussures au pied. Il se pourrait autant qu'elle soit déçue d'elle-même mais de mon côté cela m'allait très bien, souriant même à cette idée. Ne pouvant m'empêcher de faire une petite allusion à ses propos.« Du coup tu n'as plus à me donner du mademoiselle. » Moqueuse alors que l'une des règles était justement de porter des chaussures, du moins c'était ce qu'elle disait elle et j'avais parfaitement mémorisé ses mots. Je tentais de mémoriser chacun de ces mots, pas seulement les siens mais aussi ceux d'autres. Personne ne faisait vraiment attention à moi, du moins pas tout le temps, et souvent être discrète avait ses avantages encore plus quand l'on pouvait entendre les discussions sans être vu. C'était un avantage à être petite, à être une esclave aussi alors que bien souvent pour les autres nous n'étions que des meubles de salon, des objets de décoration à leurs yeux. Erika reprenant alors la parole pour vérifier certains dires : « Que voulez-vous faire aujourd'hui, demoiselle Aerys ? » Je secouai la tête avant de reprendre la parole à cet instant : « Pas du demoiselle, on a dit. » J'étais clair et nette alors que je préférai autant être moi-même. Je préférai autant que nous soyons nous-même et non qu'il se passe autre chose, ou que l'on fasse semblant entre et encore. Même si faire semblant avait aussi du bon, surtout dans cette cité quand on devait vivre sans arrêt ainsi, quand on était une esclave. Réfléchissant un instant alors que j'en venais un peu plus à me demander ce que je voulais faire là maintenant même si à vrai dire j'en avais sans doute aucune idée. C'était comme si j'avais un bug total alors que je la regardais juste sans rien faire, immobile avant que je n'en vienne à me mettre en mouvement. « Je sais pas. Toi qu'est-ce que tu vas faire ? » Un moyen de me débiner, un moyen de savoir ce qu'elle voulait réellement alors qu'au final tout était encore flou dans mon esprit. Mon regard s'attardant sur les silhouettes des personnes présent sur la grande place. Un sourire se dessina de nouveau sur mon visage. « On l'a semé. On a réussi. » Satisfaite de la tournure de l'événement, et plus que jamais contente de ne plus avoir de chaussures à mon pied. Mon regard s'attardant sur les étalages remplis de fruits, certains marchands n'en venant qu'à vendre tout aussi des étoffes de tissus que j'avais déjà pu récupéré afin de les coudre dans l'atelier. Me tournant soudainement vers elle pour la regarder alors que dans un sens je pouvais tout aussi parler pour rien dire mais à vrai dire cela m'importait peu. « Je crois que j'ai faim,... tu n'as pas faim toi ? » C'était dans un sens une véritable question alors que je pouvais sentir mon ventre gargouillait même faiblement, mon regard passant sur l'étalage où était disposé les fruits. D'où ils étaient, ils étaient particulièrement alléchants alors que j'en venais qu'à les regarder encore et encore. Et pourtant je n'avais rien de plus, rien pour les acheter si ce n'était mon regard. N'en venant qu'à être un peu plus affirmative. « Dis cela tenterait pas qu'on mange quelques fruits, genre ceux là ?... »

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Sujet: Re: Slaverie isn't a disease, show us who you really are ! Ezra & Erika [Armé]
Sam 15 Oct - 23:22


Slaverie isn't a disease, show us who you really are !

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Plus de mademoiselle. Erika n'avait pas totalement accepté l'opinion de son amie sur la question et avait essayé de jouer sur les mots "demoiselle" et "mademoiselle", la différence n'était pas énorme mais ça n'était pas passé pour autant. Ezra soulignait déjà son mécontentement en reprenant la Guhur, mais celle-ci affichait toujours un sourire. Frappant son pied frénétiquement sur le sable fin du désert avec un air impatient et amusé à la fois. Erika comprenait assez bien pourquoi son amie refusait qu'elle la surnomme ainsi mais elle ne l'acceptait tout simplement pas parce qu'elle aimait ce petit rôle. Ce petit jeu innocent qui palliait tout à fait avec ce monde de brute et d'esclavage qui les entourait toutes deux. Et puis elle ne mentais qu'à moitié puisqu'elle aspirait à changer son statut d'esclave en autre chose. Ainsi, plus tard elle se voyait tout à fait être une "mademoiselle" et elle désirait la même chose pour Ezra, ainsi donc ça n'était non plus un rôle ni un mensonge, mais bien une réalité future, ou une prédiction peut-être...

L'esclave patientait sagement que son amie se décide à faire quelque chose. Elle espérait au moins un avis. Avis qui ne venait pas. Aerys se dérobait en questionnant en retour la petite Guhur. Pour qu'elle choisisse à sa place et prenne la décision de ce qu'elles devraient faire. Une réaction digne d'une esclave en vérité. Comme si Ezra ne pouvait pas choisir, comme si elle n'en avait pas le droit. Voyant cela sous cette angle, Erika poussa un soupire et frappa plusieurs fois son index sur le nez de son amie avec un air grave. « Ezy, tu dois vraiment te forger un petit caractère. Fais des choix, imposes toi. Tu n'es pas une petite chose sans opinion. Alors aujourd'hui, je ne donnerais aucun avis sur rien, et tu choisiras pour nous deux. » Elle esquisse finalement un sourire et croise les bras autour de sa poitrine en observant subitement au loin. Ce sentiment d'insécurité ne la quittait pas. Le gros balourd n'allait pas les laisser sans tirer aussi facilement, si ? Ne voyant rien d'alarmant elle baissa les yeux sur ses pieds nues et poussa un énième soupire. Les chaussures quasi neuves de son maître était perdu et elle allait devoir trouver une bonne excuse, elle ne s'en inquiétait pas trop, mais elle se sentait tout de même coupable. Elle avait de la chance d'avoir un maitre si peu violent et assez sympathique, un maitre entiché de sa mère surtout... Il ne dirait certainement pas grand chose. Peu importait. Le sourire refait rapidement surface devant le visage si heureux de son amie. Effectivement, elles avaient réussis l'impensable. De quoi être bien fière et la Guhur l'était bel et bien. Machinalement elle suivait son amie avec lenteur, jetant un oeil sur les étalages sans vraiment s'y intéresser. Acheter, Erika n'aimait pas ça. Parce qu'il fallait de l'argent et qu'elle n'en possédait pas vraiment. Le commerce la rebutait et ça, même si c'était l'essence même de la vie en cité. La petite Erika était bien plus sauvage et bien moins dociles qu'elle n'en avait l'air. Ezra ne devait pas sans rendre compte puisque la Guhur considérait Aerys comme sa soeur, mais en vérité, la fillette du désert était souvent bercée par la solitude. Il était rare qu'elle se laisse approcher ou qu'elle approche qui que se soit. Les relations humaines elle les redoutait et les évitait. Alors fatalement, le commerce, elle n'aimait pas ça. Parler, elle n'aimait pas tellement non plus, même si elle pouvait se montrer être un vrai moulin à parole parfois. Erika penche finalement la tête sur le côté alors que son amie lui demande si elle a faim. Portant les deux mains sur son estomac, elle secoua le nez. Mensonge pur et dur, elle avait bien une petite faim elle aussi. Mais elle n'avait pas d'argent et savait pertinemment que sa copine non plus. « Si tu penses à ce que je pense. Oublies cette idée bien vite. Je suis peut-être bagarreuse mais pas voleuse. Enfin... pas pour me nourrir. » Un petit rire filtre de sa gorge alors qu'elle secoue la tête. Elle ne se cachait pas vraiment auprès de son amie, avouant tout simplement qu'il lui arrivait de céder et de voler, mais comme elle le soulignait, elle ne voulait pas de nourriture. En fait, Erika avait déjà volé des livres. Aussi bien sur le marché que dans certaines maisons parfois laissés ouvertes dans la cité. Elle se constituait une petite collection. La lecture était son refuge favoris, le moins pour elle de s'échapper de ce monde qu'elle n'aimait pas tellement. Elle vivait plusieurs vies à travers les pages délicates et écrites. Le reste, elle ne le volait pas, parce que ça n'avait pas la même valeur pour elle. Les livres étaient un trésor réel, elle y mettait son coeur et sa personne, était prête à tout pour en obtenir, alors que boire ou manger lui semblait bien trop banal. Trop vital. Pas assez amusant. « Allez viens, j'ai bien peur que tu ne cèdes à de vilaines pulsions et puisque j'ai décidé d'être ta marraine la bonne fée, je vais t'empêcher de recevoir des coups de fouets. »


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Sujet: Re: Slaverie isn't a disease, show us who you really are ! Ezra & Erika [Armé]
Dim 16 Oct - 9:56


« Ezy, tu dois vraiment te forger un petit caractère. Fais des choix, imposes toi. Tu n'es pas une petite chose sans opinion. Alors aujourd'hui, je ne donnerais aucun avis sur rien, et tu choisiras pour nous deux. » Je la regardai hésitante. Je ne pouvais m'empêcher de l'admirer alors qu'elle savait toujours ce qu'elle voulait, alors qu'elle semblait être emprunte d'une personnalité incroyable. A côté d'elle, je devais paraître bien simple d'esprit alors que j'étais toujours aussi, oui, hésitante. Peut-être parce que l'on m'avait appris que je n'avais pas le choix, que je n'avais pas à penser et que si c'était le contraire alors je savais que cela m'en coûterait. Je savais que Basile nous surveillait. Je pouvais sentir son ombre planait chaque jour et même si j'étais encore jeune, je pouvais sentir son regard sur moi. Cela m'effrayait. Cela m'effrayait de le voir me regarder ainsi comme si j'étais un fruit juteux dans lequel il comptait croquer. Alors je tentais de me rendre invisible, de me faire plus discrète bien que tout mon instinct me criait de fuir. Il était dur de faire des choix quand on en avait pas la possibilité, quand chacun de nos mouvements étaient observés et surveillés. Je savais ce que cela me coûterait si je ratais un point de couture, je savais que cela pourrait être pire alors je continuais de m'incliner, me soumettant. Je continuais de les laisser penser que je ne savais rien, préférant paraître dépourvue d'intelligente qu'avoir à risquer de me retrouver avec lui pendant un moment, seul. La peur était toujours là, omniprésente. Alors, oui, je ne pouvais qu'admirer Erika qui semblait n'avoir peur de rien, qui semblait si sûre que soi alors que même là elle en venait qu'à me demander de décider ce que je voulais faire. Et ce n'était que plus difficile parce que la vérité était que j'avais l'impression de la décevoir. Cette impression était là, persistante alors que j'en venais qu'à me mordiller la lèvre inférieure, anxieuse. Elle était mon amie mais pourtant je n'étais pas comme elle. Mais elle m'avait accepté, tentant pas moins de me forcer à m'endurcir, ce que je tentais de faire encore et encore. Longuement hésitante avant qu'un sourire n'en vienne à se dessiner sur mon visage alors que mon regard parcourait les étalages des marchands. Mon regard tout aussitôt attiré par les fruits juteux qui se trouvaient là, à portée de main. Et oui, j'étais un peu plus tentée par les voler alors que mon ventre gargouillait. Après tout n'était-ce pas ce qu'elle voulait, que je fasse un choix ? Automatiquement, j'en venais qu'à être satisfaite, ayant enfin un objectif même si pour le coup, une nouvelle fois je semblais avoir oublié qui j'étais : une esclave. Ce qui signifiait que si je volais ses fruits et que je me faisais prendre alors les coups de fouet en viendraient à pleuvoir sur moi. Mais je ne pensais pas aux conséquences. J'avais oublié que je n'étais qu'une esclave pendant un moment alors que j'en venais doucement à m'assurer jusqu'à ce qu'Erika me rappelle à l'ordre et me fasse souvenir de qui j'étais. « Si tu penses à ce que je pense. Oublies cette idée bien vite. Je suis peut-être bagarreuse mais pas voleuse. Enfin... pas pour me nourrir. » Pourtant, sur le coup, je ne réussissais pas à en démordre, pas alors que j'entendais les gargouillements de mon ventre. Et à vrai dire l'idée même qu'Erika avait déjà volé quelque chose n'était pas pour me déranger. On avait tous fait quelque chose de mal, et elle était mon amie. Cela comptait bien plus que tout le reste à mes yeux. « J'ai faim. S'il te plait...» A moitié suppliante alors que de nouveau, j'en venais qu'à attendre qu'on me donner l'autorisation. Au final, j'étais toujours au même point. Je ne réussissais jamais à sauter le pas et choisir par moi-même, laissant les autres m'imposaient leurs choix, laissant la vie s'imposait à moi sans lui opposer une réelle résistance. J'étais faible. « Allez viens, j'ai bien peur que tu ne cèdes à de vilaines pulsions et puisque j'ai décidé d'être ta marraine la bonne fée, je vais t'empêcher de recevoir des coups de fouets. » Elle voulait l'être, je n'en doutais pas. Elle l'était même, continuant de jouer son rôle à la perfection en évitant que je risque de me faire frapper par un guerrier que j'avais percuté, tentant encore maintenant d'éviter de risquer le pire en recevant des coups de fouet. Elle était toujours à protéger mes arrières et tout autant que cela faisait plaisir, me faisant sentir en sécurité auprès d'elle, je ne pouvais m'empêcher d'être en colère contre moi-même, ayant l'impression d'être faible, oui. Une incapable. Les insultes claquant dans ma tête. Pas seulement celles que j'entendais de la part de la bouche des maîtres à l'intention des esclaves. De nouveau, j'en venais qu'à me rappeler que c'était parce que j'étais un poids mort que mes parents m'avaient du m'abandonner. La colère et la culpabilité m'aveuglant à la fois avant que je n'en vienne à faire un pas de côté, évitant un marchand qui tirait une charrette et qui faillit me percuter. Reprenant mon souffle alors que déjà j'en venais à changer d'esprit, continuant d'osciller entre deux mondes. Je poussai un soupir avant d'en venir à reprendre la parole. « J'en ai marre. J'en ai marre de toutes ces règles. Je les hais. » C'était la vérité, je les haïssais tous pour nous avoir enfermé dans des cages. La colère grandissant avant que je n'en vienne de nouveau à voir les fruits juteux devant moi. Et pendant un court instant, le temps semblait s'arrêtait alors que j'en venais à m'avancer vers l'étalage du marchand comme si je m'apprêtais à les voler avant de finalement renoncer à l'idée, sachant qu'elle serait déçue. Je tendis la main vers eux pourtant avant de pivoter soudainement. Mon poing fermait avant que je ne vienne à relâcher du vide. Je me détournais avant de me diriger vers Erika de nouveau, passant devant elle pour m'éloigner de la foule alors que je m'engouffrai dans les ruelles plus tranquilles, continuant de parler toute seule, marmonnant des mots incompréhensibles avant d'en venir à me retourner vers Erika soudainement.« J'aimerai tant partir d'ici ! Je peux pas rester là ! » Comme une personne qui se cognerait la tête contre les murs alors que j'en venais qu'à m'agiter de nouveau, attirant les regards sur nous de quelques passants ou lépreux. J'attrapai alors son poignet. « Aide moi à fuir s'il te plait ! Non viens avec moi ! On pourra aller où l'on veut et on sera enfin libre ! » Suppliante. Désespérée.

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Sujet: Re: Slaverie isn't a disease, show us who you really are ! Ezra & Erika [Armé]
Sam 3 Déc - 0:33


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Son amie en devenait presque suppliante. Et les son de son estomac ne lui avait pas échappé, malheureusement Erika avait pris sa décision, elle ne volerait pas. Pas de nourriture. Faim ou non. Et même si elle essayait de guider la petite Aerys sur le droit chemin, lui donnant quelques conseils par la même occasion. Prétendre être sa marraine la bonne fée n'était pas un hasard. En vérité, Erika essayait réellement de veiller sur son amie et dès qu'elle avait un pépin elle répondait présente. Même si la Guhur était de deux ans moins âgées que sa camarade, elle menait plutôt bien son bonhomme de chemin, elle n'avait jamais eu de gros problèmes dans sa vie. Les règles, elle les suivaient régulièrement mais les contournaient le plus souvent. Mais le vol, ça non. Les yeux posés sur son amie, elle l'observait et l'écoutait avec une attention toute particulière. Etant donné qu'elle avait fais par de son désaccord, elle se doutait qu'Ezra ne tenterait rien et ça malgré la faim qui lui tordait l'estomac. La tête penchée sur le côté dans une moue d'incompréhension la petite Erika esquissa finalement un sourire en voyant la main de son amie approcher d'un fruit mais s'écarter ensuite. Sur le moment, elle était fière de sa camarade et même si elle avait cédé, elle n'aurait pas été décidé comme l'esclave le pensait. Sans vraiment comprendre ce qu'elle pensait et ce qui lui arrivait, elle suivit Aerys dans les ruelles jusqu'à ce qu'elle ne s'arrête subitement et lui attrape les poignets en lui avouant qu'elle voulait partir, qu'elles le devaient toutes les deux. Mais pourquoi faire ? Dans l'idée, Erika y avait songé et en avait même parlé à sa mère une fois, mais la vie ailleurs ne semblait guère meilleure. Alors autant rester ici avec un toit sur la tête, non ? C'est ce qu'elle pensait en tout cas. Et puis, la petite Erika vivait déjà plus ou moins dans un autre univers grâce à la lecture. Esquissant un grand sourire, elle déposa ces paumes sur les joues de sa camarade et approcha son visage tout près du sien pour parler dans un murmure, comme si elle voulait lui révéler un secret. « Tout le monde pense que les esclaves sont chétifs et faibles, mais c'est faux. Nous sommes les plus forts de la cité, parce que nous subissons tout, sans broncher pour la plupart et ça, c'est la plus grande force qui existe. Ne pas voler et dominer ton corps est ta plus grande force, montres leurs que tu n'as pas besoin d'eux pour survivre. Montres leurs que même esclave tu es aussi libre qu'eux, voir même plus libre qu'eux. Parce que toi, tu as un quelque chose en plus qu'ils n'ont pas, tu as le rêve et l'esprit. » Sur ces mots, la main gauche d'Erika vint caresser la tête de son amie alors que l'index de sa main droite tapotait sur le nez de la petite Aerys. « Tant que tu rêves encore, tu n'as pas besoin de partir, Ezra. Parce que je doute que tu réussisses à trouver ce que tu recherches sur cette terre. » Des paroles de petite fille, pas encore totalement logiques et construites, pas en apparence en tout cas. Que pourraient bien faire deux petites filles au-delà des portes de la ville ? Non. Le désert, elles n'y survivraient pas. Pas deux minutes. Alors en attendant de grandir, il fallait s'élever par la pensée, par le rêve et l'espoir parce que c'était ça qui primait sur le reste pour Erika. L'espoir était un avantage que les gens libres ne connaissaient pas et elle s'en servait au quotidien, pour sourire, pour survivre. « Tout sera différent un jour. Soit patiente. Et si tu as faim, je peux retourner chez mon maître et te récupérer un petit quelque chose, tu n'auras qu'à m'attendre, tu veux ? »


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28/02/2016 Glacy 622 Jessica Parker Kennedy bazzart esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée 86


Sujet: Re: Slaverie isn't a disease, show us who you really are ! Ezra & Erika [Armé]
Sam 24 Déc - 11:36


Si l'une était plus âgée que l'autre, les rôles semblaient pourtant inversées. En effet, j'étais plus âgée qu'Erika, la dépassant de 2 ans mais cela ne semblait compter alors que j'avais toujours eu l'impression d'être sa petite soeur et non sa grande. Bien plus chétive qu'elle, alors qu'elle donnait de loin l'impression d'avoir vu le monde. Pour une esclave, elle était aucunement bien plus sûre d'elle que je ne l'étais, ayant des idées plus placées que moi. Déjà elle représentait la sagesse à mes yeux alors que je ne pouvais que l'envier, ne me rendant pas vraiment compte que normalement c'était à moi de la protéger dans un ordre logique. Un instinct protecteur que je n'en viendrais qu'à acquérir plus tard, et cela encore plus alors que je me retrouverai au bordel pour protéger toutes ces filles qui comme moi avaient fini dans ce lieu de débauche pour donner du sens à la vie de personnes bien plus riches et puissantes. Dans ce lieu où nous ne serions qu'un jouet entre leurs mains et dont notre corps sera notre arme pour que nous prenons le dessus et gagnons la bataille. Mais à cet instant, j'avais encore cette trace d'innocence qui me poussait à croire que tout était plus beau dehors, que si l'on décidait de s'enfuir alors on pourrait passer les portes de ma cité sans problème. Croyant que ces règles que je détestais tant devaient être rompues de quelle que manière que ce soit. Et si Erika était sans doute du même avis comme de nombreux esclaves trop naïfs qui espéraient contourner les règles encore et encore, elle savait pas moins que certaines limites ne devaient pas être franchies. Limites que je franchirai pourtant plus tard même si j'en viendrai à les connaître en tentant de tuer mon maître d'un coup de ciseau. Un acte de courage qui ne me vaudra qu'à être destituée et qu'à connaître le sort qu'il me réservait avant de finir au bordel où pendant un temps je ne serai que considéré que comme une catin de bas étage. Mais là n'était pas encore ce moment dont je n'avais nulle connaissance, pour l'instant, il me restait encore un peu de temps où peut-être j'apprendrais les leçons qu'Erika tentait de me faire maîtriser.

Et d'ailleurs la petite fille en venait à s'approchait, déposant un baiser sur mes joues avant de se pencher en avant pour que seul moi puisse entendre les paroles qu'elle prononçait dans un murmure. Le sentiment d'être important alors que c'était comme si quelqu'un m'accordait enfin du respect, comme si j'étais enfin quelqu'un pour un autre alors qu'elle en venait à me confier des mots qui sonnaient comme la composante d'un secret. « Tout le monde pense que les esclaves sont chétifs et faibles, mais c'est faux. [...] Parce que toi, tu as un quelque chose en plus qu'ils n'ont pas, tu as le rêve et l'esprit. » Des paroles emplies de sagesse venant de sa bouche. Des paroles philosophiques qui sonnaient comme loi alors que rien qu'entendant ses mots, je n'en venais qu'à la croire, qu'à m'en inspirer. Elle avait cet effet sur moi alors que non seulement elle n'en venait pas qu'à me protéger mais aussi à me faire comprendre que j'étais bien plus qu'on ne voulait me le faire croire. Des mots si importants qui scellaient pas seulement notre amitié et cette admiration que j'avais pour elle, des mots qu'elles continuaient de prononcer et qui ne la rendaient que plus importante à mes yeux. Des mots qui seront pourtant brisés par ce qui m'apparaîtrait comme une trahison de sa part, pendant des années, alors qu'elle viendrait à m'abandonner. Mais à cet instant, je ne pensais pas au futur, si ce n'était que j'en venais à écouter chacun des mots qu'elle prononçait. « Tant que tu rêves encore, tu n'as pas besoin de partir, Ezra. Parce que je doute que tu réussisses à trouver ce que tu recherches sur cette terre. »  Et si ces paroles étaient pour certaines dénuées de sens, il n'en restait pas moins que je comprenais le message. Un sourire qui s'esquissa sur mon visage avant qu'une lueur malicieuse ne parcoure mon regard et que déjà emportée par mes rêves, je n'en prenne la parole. « Qu'est-ce que tu en sais ? Si cela se trouve quelqu'un fera de moi sa reine et je te couvrirai d'or et de câlins. » Des mots de petite fille, et ce même espoir d'un monde meilleur où nous ne serions plus des esclaves. Des rêves qui continuaient de m'emporter malgré la misère des rues, des rêves que je faisais déjà en imaginant des endroits aux couleurs vives où tout le monde vivait en paix et souriait. Si je n'avais pas toute la connaissance alors que la plupart du temps comme de nombreux esclaves, je restai plongée dans l'ignorance, il n'en restait pas moins que mon imagination faisait le reste en m'entraînant dans des contrées fabuleuses. Contrée que j'espérai voir un jour et que sans le savoir découvrirai de mes propres yeux.

« Tout sera différent un jour. Soit patiente. Et si tu as faim, je peux retourner chez mon maître et te récupérer un petit quelque chose, tu n'auras qu'à m'attendre, tu veux ? »  J'hochai la tête, me le promettant intérieurement qu'un jour je partirai. « Un jour, je t’emmènerai et on ira voir le monde ! » Une promesse que je tiendrais mais dont elle se destituerait. Une promesse que je lui faisais à cet instant qui fut pourtant ores et déjà remplacé par sa proposition qu'elle avait eu d'aller chez son maître pour me chercher quelque chose. Réfléchissant un instant. « D'accord mais je viens avec toi ! » Et sans lui laisser le temps de contester ma décision, j'attrapai sa main pour la guider dans ses ruelles que je connaissais comme ma poche, l'entraînant jusqu'à la demeure de son maître où je comptais bien l'aide. Et soudain je m'arrêtai, repensant à ses mots, à moitié indigné et curieuse d'entendre sa réponse. « Tu vas le voler donc ?! Mais est-ce que c'est du vol, si on vole quelque chose qui nous appartient ? »

Spoiler:
 

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Sujet: Re: Slaverie isn't a disease, show us who you really are ! Ezra & Erika [Armé]
Dim 29 Jan - 14:53


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« Strategy is about making choices; it’s about deliberately choosing to be different. » ~ Michael Porter.

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La petite Erika tentait d'apporter rêve et espoir à sa tendre et douce amie. En essayant de la guider sur un droit chemin. Le chemin le plus rude et le plus complexe à emprunter pour un esclave à cause de la dureté des lois, mais cela lui semblait important. Plus parce qu'elle savait qu'un jour, le courage payerait et que la chance tournerait que parce que sa mère le lui apprenait. Le but n'était nullement de se montrer supérieur, mais plutôt de venir en aide à cette fillette qu'elle chérissait énormément. Un rire enfantin échappa à la Guhur devant les propos plutôt utopiques de son amie. Mais au fond, la petite Krikja elle-même aspirait parfois à ce genre de chose. L'or et les câlins, il ne lui en faudrait pas plus pour être heureuse, ici ou ailleurs et encore, l'or n'était pour elle qu'une option. La demoiselle rêvait du prince charmant, celui qu'elle connaissait à travers les quelques livres qu'elle avait pu lire par-ci par-là et l'amour semblait possédé une puissance qui la fascinait, si bien qu'elle aussi voulait connaitre ça. Mais elle n'était encore qu'une petite fille et elle savait qu'elle avait tout le temps de connaitre ça. Mais les mots d'Ezra lui faisait plus de point que son amie ne devait l'imaginer. Un sourire toujours ancré sur les lèvres, elle hocha finalement la tête pour confirmer la proposition d'Aerys. Bien qu'elle ne soit pas devin, Erika avait depuis pas mal de temps décidé de se battre corps, coeur et âme pour obtenir sa liberté et celle de sa mère et si possible celle d'Ezra, mais plus il y aurait de personne à affranchir et plus le projet devenait impossible, insurmontable et irréalisable. Alors elle préférait garder ce secret, cette volonté pour elle. Dans tout cas, elle espérait un jour parvenir à la liberté, justement pour pouvoir passer les portes de la cité et voir d'elle-même l'extérieur. De nouveau, ces livres lui avaient appris de nombreuses choses, lui racontaient de nombreux paysages magnifiques et elle voulait voir de ces propres yeux toutes les mondes que le monde pouvait offrir. Bien que d'un autre côté, elle doutait que cela puisse exister. Pour elle, les livres étaient un refuge et elle faisait si bien la part des choses qu'elle savait que la réalité dans laquelle elle vivait était tout à fait différente. Elle rêvait et gardait en même temps les pieds sur terre, si bien qu'elle avait conscience qu'au-delà de ces murs, il n'y avait sans doute rien de mieux, rien de plus bon qu'ici. Elle entendait parler d'autres tribus parfois, mais elle doutait qu'un tribu soit mieux qu'un autre. Partout, il y avait des contraintes et des atouts, alors ici ou ailleurs semblait revenir au même. Malgré tout, voyager était là un grand rêve. Et sans le savoir, la voie qu'elle emprunterait plus tard ne ferait que l'enchaîner un peu plus à cette cité. Sans le savoir non plus Erika pourra voyager quelque peu alors que son amie vivra dans la peine et la misère. Et toutes ces promesses enfantines ne deviendront plus qu'un fragment d'un passé refoulé, d'un passé flouté et plus ou moins abandonné. Des vestiges. « Qui sait, peut-être que moi je te couvrirais d'or, d'amour et de câlin, mignonne. Je te servirais de monture et t'amènerais au bout du monde ! » Erika tira la langue et pouffa de rire en laissant son amie la conduire jusqu'à sa demeure, enfin celle de son maitre. Pressant légèrement ces doigts, la fillette marchait au rythme de son amie jusqu'à ce que la bâtisse ne se dessine au loin et qu'elles s'en approche. Erika attira sa camarade pour contourner la maison pour pouvoir escalader et gagner la fenêtre par où elle s'échappait si souvent. Amusée, la tête brune observa son amie, elle marquait un point, enfin oui et non. Ça n'était pas du vol. « Il s'agit du repas du matin que je n'ai pas pris et que je vais te laisser ou partager avec toi. Alors ça n'est pas du vol, puisque c'est à moi. » Elle tapote sa tête puis lève le nez sur la fenêtre, en grandissant il lui semblait qu'elle se situait de plus en plus base, mais ça n'était qu'une impression puisque l'ascension demeurait toujours aussi périlleuse et casse cou, mais peu lui importait. Frottant ces deux paumes l'une à l'autre elle se tourna de nouveau en direction de sa camarade.
« Toi, tu ne bouges pas d'ici et si quelqu'un passe tu n'auras qu'à siffler. Comme ça, je saurais si la voie est libre ou pas pour ressortir. Je vais faire au plus vite, j'espère que ton estomac survivra d'ici là ! » Pour la taquiner, elle chatouilla légèrement les côtes d'Aerys puis elle pivota sur ces pieds pour rejoindre les murs de l'habitation. L'ascension commença alors, un pied par-ci, une main agrippé par-là. Elle prenait son temps et s’écorchait déjà mains et genoux, un peu plus à chaque fois. Mais tout se passa bien, comme la plupart du temps. Évidemment, elle avait connu de nombreuses chutes et autant dire qu'à cette hauteur-là, le résultat lui avait valu quelques os brisés même si elle ne s'en était pas tellement plainte. Elle passa la fenêtre et chemina à l'intérieur de la maison pour aller prendre quelques mets, dattes et amandes. Les plus petites choses pour en prendre en grande quantités et pour deux. Elle se figea légèrement en entendant du bruit puis elle remarqua sa mère en train de travailler. Il aurait été légitime de lui venir en aide mais Erika avait très envie de retourner auprès de son amie et ça n'arrivait pas à chaque jours non plus. Contrairement à l'aide qu'elle devait apporter à sa mère. La demoiselle remonta prestement à l'étage. Autant grimper au mur pour regagner la fenêtre ne l'effrayait pas, mais descendre lui donnait toujours plus de fil à retordre et d'appréhensions. Approchant de la fenêtre, elle tendit l'oreille et à priori, son amie n'avait pas siffler. Elle grimpa sur le bord et se tourna avec précaution pour venir accrocher ces mains à quelques prises pour la maintenir, elle prit bien plus de temps pour descendre et à cause de ces mouvements, ces poches se vidaient déjà par terre, laissant tomber les fruits secs sur le sable plus bas. Elle remit ces pieds à plat sur le sol et poussa un soupire de soulagement en frottant son front à cause de la sueur qui y perlait déjà. En réalité, elle avait une appréhension du vide, mais elle prenait tellement sur elle qu'elle refoulait cette peur. « A table ! » Pouffa-t-elle en sortant le reste de ces poches. Elle glissa les fruits propres entre les mains de son amie et attrapa ceux sur le sol pour elle-même.


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28/02/2016 Glacy 622 Jessica Parker Kennedy bazzart esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée 86


Sujet: Re: Slaverie isn't a disease, show us who you really are ! Ezra & Erika [Armé]
Mer 1 Fév - 19:14


« Qui sait, peut-être que moi je te couvrirais d'or, d'amour et de câlin, mignonne. Je te servirais de monture et t'amènerais au bout du monde ! » J'éclatais de rire alors qu'elle me tirait la langue avant de la suivre à mon tour jusqu'à la demeure de son maître. Je n'en venais qu'à être amusée à vrai dire par ses mots alors qu'il n'en restait pas moins que qu'autant que c'était utopique, cela faisait rêver. L'idée d'être couverte d'or et d'amour faisait rêver. Et si je pouvais compter sur l'affection d'Erika, il n'en restait pas moins qu'en effet je ne pouvais qu'user de mon imagination pour rêver de ces lieux magiques que j'espérai voir ou espérai qu'ils existaient. Je pouvais que continuer de rêvasser sur ces paysages que j'aimais voir, et comptant bel et bien continuer de penser à ces lieux que je ne pouvais que voir de loin. Des lieux comme le palais royal auquel je ne pouvais pas avoir accès, n'aurai jamais accès en tant que simple esclave mais je continuais d'imaginer qu'un jour je puisse y aller, ou du moins pouvoir le visiter. C'était comme ces rêves où on s'imaginait toucher le soleil et bien là c'était le même sauf que j'espérai franchir les portes du palais, être couverte d'or comme l'était les princes et princesses là-bas. Des rêves auquel je me laissais aller pour échapper à la misère de ce monde, échappant à la faim, à la pauvreté, aux ordres des maîtres. J'étais plus âgée qu'elle, il n'en restait pas moins qu'à cet instant j'avais encore cette innocence qui me poussait à rester un enfant bien que cette innocence n'en finirait qu'à s'abrupter violemment alors que je tenterai de tuer mon maître et serai envoyé au bordel. Un futur dont je n'avais pas encore connaissance. Et au lieu de penser au futur, je n'en venais qu'à la suivre, l'imaginant escalader le mur de la bâtisse pour gagner la fenêtre. Pourtant je revenais à la réalité que pour prendre la parole, non sans marquer un point en lui faisant remarquer que quelques instants auparavant c'était elle qui tentait de me poussait à ne pas voler. Ce à quoi elle me répondit, toujours aussi sûre d'elle : « Il s'agit du repas du matin que je n'ai pas pris et que je vais te laisser ou partager avec toi. Alors ça n'est pas du vol, puisque c'est à moi. » J'haussai les épaules alors qu'elle me tapotait la tête, me sentant un peu rabaissée. Décevant, destabilisant alors qu'autant que je l'admirais j'aurai sans doute aimé qu'elle me considère comme une égale. Je la regardais se frotter les paumes de main comme si elle s'apprêtait à exécuter un saut périlleux, n'en venant qu'à examiner le mur de la bâtisse et imaginait son ascension, me doutant que c'était compliqué. « Toi, tu ne bouges pas d'ici et si quelqu'un passe tu n'auras qu'à siffler. Comme ça, je saurais si la voie est libre ou pas pour ressortir. Je vais faire au plus vite, j'espère que ton estomac survivra d'ici là ! » Et si je comprenais qu'elle avait besoin de faire le guet, il n'en restait pas moins qu'une nouvelle fois je me retrouvais face à ce complexe d'infériorité alors que tout comme elle, j'aurai voulu tenter quelque chose, aurai voulu l'appuyer dans sa démarche alors que c'était moi-même qui avait avoué avoir faim. Me sentant inutile même si elle m'avait donné cette tâche, trahie par la moue qui se dessina sur mon visage. Et si elle tenta de me taquiner, me chatouillant avant de se mettre à l'ascension, je ne pus m'empêcher d'être mitigée. Autant que je me sentais coupable d'être énervée contre elle, je savais qu'elle faisait cela pour moi et que l'ascension était difficile.

Alors je me forçais à me reculer, me mettant en tâche d'observer la rue, guettant le passage de passants. Mais personne n'arriva et je restais là pendant un instant à observer la rue non sans cesser de jeter de rapides coups d'oeil vers la demeure de son maître pour voir si elle s'approchait de la fenêtre. Finalement elle réapparut et la descente plus longue que l'ascension se déroula sans réelle difficulté bien que je ne pus voir que les fruits dévaler ses poches pour rouler dans le sable. Néanmoins je ne bougeais pas, continuant de jeter des coups d'oeil dans la rue et continuant de surveiller sa descente pour être sûr qu'elle ne se romprait pas le coup. Finalement, ses pieds touchèrent le sol et sa voix parvint à mes oreilles quelques instants plus tard. « A table ! » Après un dernier regard dans la rue, je m'approchais, me penchant pour ramasser les fruits secs qui avaient roulés sur le sable, les collectant comme les personnages. Et si je notais qu'elle déposait uniquement les fruits propres entre mes mains, je ne pus que secouai la tête, nullement du même avis. « Hors de question que tu gardes que les mauvais ! On partage ! » Je refusais même de bouger alors qu'au lieu de cela je n'en venais qu'à partager les fruits qui se trouvaient entre mes mains pour en remettre la moitié à Erika, échangeant nos parts sans aucun gène. Et sans un mot de plus, je commençais à m'éloigner. « Viens ! Il ne faut pas qu'on reste là ! » Ce qui était la vérité alors que ce n'était pas une bonne idée de rester auprès de la demeure de son maître, là où tous pouvaient nous voir, reprenant un autre chemin plutôt pour m'enfoncer dans les ruelles désertes pour certaines, me dirigeant vers un coin plus calme où nul ne viendra nous déranger.

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05/10/2015 Electric Soul 5184 Jensen Ackles Tag & tumblr Traître en cavale & rebelle anti-esclavagiste anti-royaliste (ex-mercenaire, ex-gladiateur) | Combat & maniement des armes 136
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Sujet: Re: Slaverie isn't a disease, show us who you really are ! Ezra & Erika [Armé]
Dim 4 Juin - 9:56

Ce rp est archivé pour n'avoir pas reçu de réponse depuis plus de trois mois. Si vous souhaitez néanmoins le poursuivre, merci de MP un membre du staff
 

Slaverie isn't a disease, show us who you really are ! Ezra & Erika [Armé]

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