Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous

Notre fils, notre bataille ! Empty Notre fils, notre bataille !

le Lun 8 Aoû - 0:11
Le crash, Emilia l'avait encore en tête. Le temps avait pourtant passé. Elle s'était adaptée du mieux qu'elle avait pu à cette nouvelle vie sur Terre. Mais l'absence de son fils la brisait petit à petite de l'intérieur. Elle ne laissa rien paraître mais la douleur était bien présente. D'ailleurs, elle avait fini par demander de l'aide. Et pas à n'importe qui, ici, au campement. Ses pas l'avaient guider vers le seul être, vers la seule personne à qui elle aurait préféré ne rien dire. Seulement voilà, comment faire pour retrouver un fils qu'on n'a plus réellement vu depuis ses dix-sept ans. Elle n'avait eu d'autre choix de demander à son père biologique, Richard Coben.

Seulement voilà, elle n'y avait pas vraiment été avec douceur et tact. En demandant à Richard s'il pouvait aller à la recherche de son fils, elle avait eu la délicatesse d'un éléphant de lui avouer qu'en réalité c'était LEUR fils. Et là, elle avait vraiment eu le sentiment d'avoir fait une énorme boulette. Elle aurait aimé disparaître et se cacher quelque part. Parce que ce qu'elle avait ignorer jusque là, c'était que Richard Coben avait eu u fils, et que l pauvre garçon était mort dans la chute de l'arche. Sur le coup, elle s'était vraiment sentie idiote. Alors elle n'avait rien ajouté de plus. Elle s'en était allée et avait prié pour que Richard parte quand même à la recherche de son petit Liam.

Et voilà que maintenant, elle attendait avec impatience le retour de Richard Coben. L'homme avait fini par partir à la recherche de sa progéniture. La rencontre promettait de faire des étincelles. Mais cela n'était pas réellement le problème de la Blonde. Elle, tout ce qu'elle voulait, c'était des nouvelles surtout et avec de la chance, ils pourraient refonder une vraie famille à eux deux. Mais les nouvelles tardaient et l'angoisse grandissait. Lentement mais sûrement et Emilia tournait en rond au campement de fortune qu'ils avaient tous construit. Pour s'occuper l'esprit, elle tentait de fabriquer de nouveaux produits à base de plante local ramener par ceux qui partaient explorer les alentours.

Et puis un beau jour, le supplice s'acheva. Elle était entrain de fabriquer une nouvelle décoction lorsqu'elle vit revenir la silhouette de Richard Coben. Seul, il était seul. Avait-il trouver Liam ? Lui avait-il parlé ? Pourquoi n'avait-il pu le ramener avec lui ? Autant de questions qui venaient se bousculer dans son esprit. Elle aurait tant aimé les voir revenir tous les deux. Abandonnent tout ce qu'elle était entrain de faire, Emilia se précipita au devant de l'homme. Les cheveux lâchés, ils vinrent s’emmêler quelque peu, porter par le vent qu'elle faisait elle-même.

« Où est-il ? Tu as trouvé Liam ? Est-ce qu'il va bien ? Il n'est pas blessé j'espère. Pourquoi il n'est pas avec toi ? » déballa-t-elle d'une traite sans prendre le temps de respirer entre ses multiples questions.

Ses yeux clairs fixaient l'homme. Elle cherchait la moindre réponse qui tardait à arriver. Machinalement, elle commença à jouer avec une des ses mèches de cheveux.
Richard Coben
DATE D'INSCRIPTION : 23/05/2015 PSEUDO/PRENOM : avengedinchains MULTICOMPTES : baelfire/astrid/elias/meeka MESSAGES : 1624 CELEBRITE : Andrew Lincoln COPYRIGHT : ava : blake. sign by beylin METIER/APTITUDES : Chef de secteur devenu chef de la garde après le crash. POINTS GAGNES : 13
Voir le profil de l'utilisateur
Admin

Notre fils, notre bataille ! Empty Re: Notre fils, notre bataille !

le Mar 9 Aoû - 21:09
Notre fils, notre bataille !
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Rien ne pourrait davantage me faire détester Emilia Spencer. Apprendre après un crash d'avion qu'on a un enfant, après en avoir perdu un autre, je crois que c'est le pire moment pour une petite révélation. Les mois ont passé après, bien sûr. Mais je n'ai jamais été capable d'oublier. Surtout que forcément, après une telle révélation, je me suis senti obligé d'aller chercher le gamin pour en apprendre un peu plus à son sujet. D'après ce qu'on m'a rapporté, il était venu au campement déjà, bien que je n'ai pas eu l'occasion de lui faire face avant ça. Mais j'imagine que c'est le genre de chose qui arrive. Est-ce vraiment si incroyable que ça ? Son visage est doux, respire la délicatesse et la sympathie, oui. Mais il n'en est rien. En m'abordant ce jour-là, et en me demandant de me dépêcher, je reste persuadé qu'elle ne penser qu'à sa seule personne. S'estimant que rien d'autre ne comptait que la confession et les mots sortant de sa bouche. Je persiste à croire que ce n'est pas comme ça que c'est supposé fonctionner. Je persiste à croire que ça ne peut pas être aussi simple que ça. Et pour cette raison, il faut réellement que la situation s'améliore, dans un sens du moins. Et la haine que j'éprouve à son égard ne risque pas d'aller contre ça. Impossible.

Je n'oublierais jamais une telle bavure, une situation aussi insupportable face à laquelle je suis considérablement incapable d'aller. Je ne comprends pas toujours tout, je ne suis pas l'être le plus malin de l'histoire, c'est vrai. Pour autant, garder pour secret le fait que je suis le père d'un garçon aujourd'hui devenu un jeune homme, c'est une aberration sans nom, que je suis grandement incapable de comprendre. Pourtant, je ne suis pas trop buté, je suis capable de comprendre pas mal de choses.

Alors oui, j'ai été en mesure de le rencontrer, de lui faire face. J'ai même pu poser le regard sur un garçon qui me ressemble bien plus que je n'aurais été en mesure de l'admettre. Et c'est étrange parfois, de voir à quel point il me ressemble pour un gamin que je n'ai jamais rencontrer. S'il ne s'agit pas de quelque chose de physique (puisque nous sommes quand même clairement différent) mais d'un point de vu caractériel, par contre, c'est une toute autre histoire. Sans prétendre que ça me plaît, je ne cache pas que ça me fait bizarre. Que le premier contact a eu beau être un peu froid, la situation pourrait évoluer dans les deux sens en peu de temps. Nos caractères ne sont pas toujours facile à comprendre, et de ce fait, soit il y a alchimie, soit il y a éloignement. Nous verrons bien. Je me permets juste de croire que malgré un écart entre nous, il y a une certaine possibilité que toute notre relation évolue de la bonne manière. J'ai envie d'y croire, du moins, mais je me permets de penser que ce sera un pas après l'autre. Encore une fois, je ne lui demande pas de m'appeler papa. J'aimerais juste avoir l'occasion d'apprendre davantage à le connaître. Je ne suis pas certain de trop en demander. Mais je préfère attendre de voir, tenter de faire à son rythme.

Alors après la courte durée de mon séjour, j'ai fini par partir du campement des jeunes. Je ne pouvais pas m'imposer trop longtemps, je n'en avais pas le droit, du moins. Et de toute manière, ça aurait fait beaucoup d'un coup. Beaucoup trop, même. Le sachant en sécurité, je savais qu'il serait mieux là-bas. Le forcer à me suivre pour voir sa folle de mère n'aurait pas été une bonne idée. De toute manière, je ne suis absolument pas allé là-bas pour le lui ramener. Seulement pour le connaître et certainement pas en le poussant à la rencontrer. La distance est supportable et il pourra le faire lorsqu'il s'en sentira lui-même capable. Et surtout, lorsqu'il en aura envie. Je n'imposerais ça à personne. Hors de question.

Alors oui, je rentre avec Majda, sans lui. Et nous rentrons ensemble comme c'était convenu. A aucun moment, je n'avais prévu de l'entraîner. Lorsque Emilia me saute dessus ou presque, je sais qu'elle va me prendre la tête. « Où est-il ? Tu as trouvé Liam ? Est-ce qu'il va bien ? Il n'est pas blessé j'espère. Pourquoi il n'est pas avec toi ? ». Et voilà qu'elle me fixe, attendant une réponse, espérant sans doute qu'il va arriver, qu'il est caché quelque part. Sauf que.  « Ne sois pas ridicule. Y a des gamins qui sont déjà venus jusqu'ici, en étant à leur campement, il n'était pas perdu. Il va bien oui. Non pas blessé. Et la véritable question est : pourquoi est-ce qu'il serait avec moi ? ». A mon tour de la fixer.
avengedinchains
Invité
Invité
Anonymous

Notre fils, notre bataille ! Empty Re: Notre fils, notre bataille !

le Mer 24 Aoû - 23:39
La mère était nerveuse. Mais quoi de plus normal. Cela faisait temps de mois et d'années qu'elle ne l'avait pas vu. Il n'avait jamais voulu qu'elle lui rende visite. Lui en voulait-il pour toutes ces années perdues ? Pour tout ce temps où elle l'avait mis de côté ? Perdre un père était une épreuve mais avait-on seulement pensé à ce qu'elle avait ressenti, elle. Le temps était passé mais la blessure, elle, ne s'était jamais refermée. Abîmée à  jamais, elle n’espérait plus qu'une seule chose, qu'il ne soit pas trop tard pour son fils. Oui elle l'avait délaissé, oui elle s'était réfugiée, perdue dans son travail. Mais cela avait été sa solution pour ne pas que Liam finisse totalement orphelin. Oh bien sûr il ne l'aurait pas été réellement, mais à l'époque, il ne savait pas que Richard Coben était son père alors cela aurait été tout comme. Et cette éventualité n'était pas envisageable pour la blonde.

Alors oui, elle s'était précipitée sur Richard pour avoir de ses nouvelles. Et alors qu'elle avait ardemment espérer qu'il le lui ramène, les paroles du père biologique de son fils lui fit mal. Elle le regarda et une flamme destructrice naquit au fond de son regard. Elle s'en voulait tellement de cette erreur, cette erreur qui lui avait coûté si cher. Et elle commençait presque à regretter de lui avoir demandé de lui ramener son fils. Un rictus se dessina sur ses lèvres pâles.

« Je ne suis pas ridicule, je suis inquiète. Qui nous dit qu'il ne s'éloigne pas de ce... campement. N'as-tu donc jamais été inquiet, toi ? Si c'est le cas tu as bien de la chance, mais ce n'est pas mon cas. »  répliqua-t-elle sèchement. Puis son regard s’adoucit. Ainsi il n'était pas blessé. Un soupire de soulagement s'échappa de sa bouche. Mais la soudaine question de Richard Coben lui arracha un sourire pincé. Pourquoi il serait avec lui, mais c'était pourtant évident. Emilia ne comprenait sa question. Que cherchait-il à lui faire dire à la fin. Jouant avec ses cheveux, elle cherchait ses mots et la réponse la plus adéquate. Après tout, c'était simplement ce qu'elle lui avait demandé, à demi-mot.

La mère  ouvrit la bouche pour reprendre mais finalement la referma comme un poisson. Le regard fixe que Richard posait sur elle la mettait mal à l'aise. Elle n'aimait pas se sentir observée de la sorte. Le savait-il ? Peut-être. Puis elle se jeta à l'eau, priant qu'elle ne boivent pas la tasse au passage. « N'était-ce pas le but de cette excursion ? » fit-elle l'air de rien. « Liam est mon fils et j'avais espéré que tu aurait été assez persuasif pour qu'il reparte avec toi. Après tout tu es... son père. » lâcha-t-elle presque à contre cœur. Les mots avaient été durs. « Tu es son père, enfin son géniteur et par conséquent plus un étranger pour lui que moi. Je sais qu'à cet âge on a tendance à écouter d'autres adultes que ses propres parents. » poursuivit-elle reprenant un peu contenance.
Richard Coben
DATE D'INSCRIPTION : 23/05/2015 PSEUDO/PRENOM : avengedinchains MULTICOMPTES : baelfire/astrid/elias/meeka MESSAGES : 1624 CELEBRITE : Andrew Lincoln COPYRIGHT : ava : blake. sign by beylin METIER/APTITUDES : Chef de secteur devenu chef de la garde après le crash. POINTS GAGNES : 13
Voir le profil de l'utilisateur
Admin

Notre fils, notre bataille ! Empty Re: Notre fils, notre bataille !

le Jeu 25 Aoû - 23:44

Richard & Emilia

Notre fils, notre bataille


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]La simple vision d’Emilia m’irrite la gorge, je crois. Je la déteste, j’ai du mal à faire le point et à comprendre ce qu’il est bon ou non de faire. Je n’y comprends pas grand-chose, c’est vrai, et de toute manière, je n’ai pas envie de comprendre. Qu’elle fasse comme elle le sent, disons que ça ne me concerne absolument pas et que je n’ai, de toute manière, pas la moindre raison de me perdre dans tout ça. Je suis persuadé qu’il y a là, quelqu’un, sur le campement ou ailleurs, qui comprendra cette idiote. Je sais juste de manière évidente qu’il ne s’agit pas de moi parce que de toute manière, je n’ai pas envie que ce soit moi. Je veux juste qu’elle comprenne que je ne suis pas son ami, que je ne suis pas quelqu’un qui fait parti de sa vie. Je n’en ai pas envie. Tout ce que je sais, c’est que cette femme m’a fait le pire coup que l’on ait bien pu me faire et que je suis incapable de la regarder en face sans ressentir le besoin de le lui faire comprendre. Mais ça n’a rien de facile, et je n’ai pas non plus envie de foutre le bordel dans tout ça. Je ne vois pas vraiment le besoin de lui écraser ma main dans le visage, et pourtant, je ne cache pas que j’en meurs d’envie à chaque fois que mon regard se pose sur elle. Je ne suis pas quelqu’un de violent pourtant, mais en cet instant, je suis bien incapable d’agir différemment. « Je ne suis pas ridicule, je suis inquiète. Qui nous dit qu'il ne s'éloigne pas de ce... campement. N'as-tu donc jamais été inquiet, toi ? Si c'est le cas tu as bien de la chance, mais ce n'est pas mon cas. ». Un rictus se glisse sur mes lèvres alors qu’elle finit par arrêter de parler. Elle s’inquiète et pourtant, elle ne fait pas le moindre effort pour rencontrer ce gamin dont elle me parle, il faut bien avouer que ça n’a pas vraiment de sens. Qu’est-ce qui nous dit qu’il ne s’éloigne pas du campement ? Rien, mais à première vu, vu le temps écoulé, il s’en sort plutôt bien. C’est un jeune homme, il n’est plus un bébé et il est responsable de prendre ses propres décisions. Je préfère cela. « C’est ton cas parce que tu es stupide et que tu vies sur un nuage. Tu ne sors jamais du campement hein ? Voilà ton problème. Ton fils vit ici depuis deux ans et il va très bien. Il est donc bien plus responsable que toi ». Les mots sont secs et cassants, mais sa façon de gérer m’agace plus qu’autre chose et je suis bien incapable de comprendre, tant toute cette histoire me dévore de l’intérieur. Je n’ai plus envie de lui parler, je n’ai même pas envie de comprendre son fonctionnement tant elle m’agace par ses actions et sa façon d’être. Mais bien sûr, il n’y a rien à faire pour que ça s’arrange. Elle est bien trop butée.

« N'était-ce pas le but de cette excursion ? ». Je ris jaune face à sa question. Quel qu’est pu être son idée, ce n’était pas le but, non. Elle ne me connait pas, ou du moins, elle ne me connait clairement pas assez pour savoir ce que je fais et pourquoi je le fais. Qu’elle arrête donc de prétendre que je suis du genre à forcer les gens à me suivre lorsque ce n’est pas le cas. L’idée de forcer Liam à se bouger pour me rejoindre et pour m’accompagner ne m’a même pas traversé une seule seconde, en réalité. Et je me permets de croire que c’est mieux comme ça. « Liam est mon fils et j'avais espéré que tu aurais été assez persuasif pour qu'il reparte avec toi. Après tout tu es... son père. ». Bien sûr, et elle ne voulait pas qu’en plus, je lui foute un couteau sous la gorge pour l’inciter à faire ce que je lui demande hein ? Disons que ça n’aurait pas eu le moindre intérêt et que c’est sans doute mieux comme ça, aussi. Je ne suis pas du genre à me prendre la tête mais là, pour le coup, toute cette histoire ne tourne vraiment pas rond. Oui, il est mon fils et encore, je ne suis qu’un géniteur. Pour le reste, ce n’est certainement pas à moi de le forcer à faire quelque chose. Par ailleurs, ce n’est pas à elle non plus. Parents ou non, il est assez grand pour faire ce qu’il veut. « Tu es son père, enfin son géniteur et par conséquent plus un étranger pour lui que moi. Je sais qu'à cet âge on a tendance à écouter d'autres adultes que ses propres parents. ». Idiote, définitivement. Parce que pour le coup, je ne sais pas vraiment ce que je pourrais bien faire pour que la situation s’arrange ou ne s’arrange pas. Disons que je ne sais pas trop. Déjà, envisager de lui casser les dents n’est pas la solution. Mon poing a beau se serrer, il faut à tout prix que je me reprenne et que j’arrête de me reprendre deux secondes. Je suis maladroit, c’est vrai. Complètement maladroit. « Je suis son père parce que ça t’arrange. Sinon, tu ne me l’aurais sans doute jamais dit. Pour le reste, ton fils est libre de faire ce qu’il veut et si tu n’es pas contente, tu te bouges, et tu vas le chercher. Moi, le but de mon excursion, c’était de découvrir un gamin dont je n’ai jamais entendu parlé avant le crash ». J’appuie à nouveau sur ce point, c’est vrai. Mais j’ai bêtement besoin de lui faire comprendre qu’elle m’a sérieusement pris pour un con. Sauf qu’elle ne semble pas le comprendre.
Invité
Invité
Anonymous

Notre fils, notre bataille ! Empty Re: Notre fils, notre bataille !

le Mer 31 Aoû - 16:28
Emilia était agacée. Le comportement de Richard l'exaspérait au plus haut point. Elle en venait même à se demander ce qu'elle avait bien pu lui trouvé, il y a 23 ans.  L'homme semblait colérique et ne pas vouloir comprendre ce qu'elle ressentait. Les rictus qui se succédaient sur son visage tiraient les traits fins de la Blonde qui ne supportait plus de les voir. Un temps, elle fit quelques pas et se détourna de lui. Son visage, il la révulsait presque et se rappeler de ce qu'elle avait fait avec lui, lui donnait presque la nausée. La femme réservée qu'elle était soupira en entendant les paroles de son interlocuteur. Elle le dévisagea et lui répondit sans attendre.

« Je ne vis pas sur un nuage, crois-moi. Ce n'est pas ton fils qu'on a envoyé seul ici que je saches. » lâcha-t-elle amer. Elle avait eu tord, elle le reconnaissait volontiers, mais dire qu'elle n'était pas réaliste. Non ce n'était pas cela. Elle était plutôt trop idéaliste, à croire qu'elle pouvait tout arranger d'un coup de baguette magique. Emilia était peut-être au fond encore un peu enfantine. Et pourtant, dès qu'il s'agissait de la protection de son fils, elle faisait preuve d'un incroyable réalisme. Elle connaissait, du moins elle se doutait des dangers qu'il pouvait encourir sur Terre. Cette simple idée désespérait presque la jeune femme.

Ce qui agaçait surtout la mère, c'était la façon qu'avait Richard de la prendre presque de haut. Emilia avait toujours été une femme indépendante et l'homme semblait la considérer telle qu'elle était réellement. « Responsable, tu me parles de responsabilité. Je suis parfaite responsable quand le sujet en vaut la peine. J'aurai pu refuser cet enfant qui risquait de détruire la vie que je m'étais choisie, je ne l'ai pas fait. J'ai.... » Emilia ne finit pas sa phrase. Les mots qu'elle s'apprêtait à dire risquait de faire sortir de ses gonds l'homme qui lui faisait face. Puis elle reprit plus durement. « Qu'en sais-tu si je sors de ce campement maudit ou non ? Que sais-tu de mes agissements ici ? Tu ne sais rien alors n'ait pas la prétention d'essayer de me les reprocher. » Jamais elle ne lui pardonnerai d'insinuer des actions qu'elle n'avait pas. Il insinuait qu'il la connaissait mais il ne savait rien d'elle. Ou du moins si il avait pu connaître les moindres parties de son corps, il ne savait que trop peu de chose de son caractère. Ses mains avaient parcouru sa peau, mais il n'avait jamais pu connaître ses sentiments et sonder son esprit.

Et puis le ton avait brusquement changé. Ou alors Emilia en était tout simplement à l'origine, ou plus exactement ses derrières paroles. Évidement que si elle avait pu elle ne lui aurait probablement jamais dit la vérité. Lui avouer que Liam était son fils impliquait tellement de chose. Cela aurait eu beaucoup de conséquences pour elle, pour son défunt époux et pour Richard lui même. Un sourire un brin manipulateur se dessina sur ses lèvres roses. La belle blonde s'avança vers l'homme et tendit une main vers sa joue. « Cela est plus qu'évident, en d'autres circonstances, jamais je ne te l'aurai dit, jamais. » lâcha-t-elle, ses yeux brillants d'un feu dévastateurs. Et puis rapidement, un autre sentiment s'afficha sur les traits de son visage. « Mais les raisons ne sont pas celles que tu crois, Richard. Si tu les connaissaient... tu ne réagirais peut-être pas ainsi.... Je ne te l'aurai pas dit.. parce que je ne pouvais pas te le dire... je ne pouvais... » hacha-t-elle des larmes lui montant aux yeux.

Et puis la curiosité la gagna soudainement. Voulait-il réellement découvrir Liam ? Le garçon pouvait être si sauvage. Avait-il seulement réussit à discuter un peu avec lui ? Trop curieuse, Emilia se recula et le fixa de ses yeux clairs. « Et qu'as-tu découvert ? »
Richard Coben
DATE D'INSCRIPTION : 23/05/2015 PSEUDO/PRENOM : avengedinchains MULTICOMPTES : baelfire/astrid/elias/meeka MESSAGES : 1624 CELEBRITE : Andrew Lincoln COPYRIGHT : ava : blake. sign by beylin METIER/APTITUDES : Chef de secteur devenu chef de la garde après le crash. POINTS GAGNES : 13
Voir le profil de l'utilisateur
Admin

Notre fils, notre bataille ! Empty Re: Notre fils, notre bataille !

le Mar 20 Sep - 15:24

Richard & Emilia

Notre fils, notre bataille


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]J’ai un peu plus de quarante ans. Pour cette raison, je me surprends à croire, certains jours, que j’ai déjà suffisamment donné de ma personne pour que les gens arrêtent de me prendre la tête. Ce n’est pas toujours facile, mais en général, j’ai la patience d’y faire face et je le vis très bien comme ça. Et quand on a mon âge, ça finit par devenir une certaine évidence, on en vient réellement à se dire que tout deviendra plus facile, que la vie ne peut pas être pire, que certaines décisions sont comme elles sont et qu’il ne sert à rien de se tracasser. Et pourtant, en fin de compte, je réalise, aujourd’hui, que tout est bien plus compliqué que je ne voulais bien l’admettre ou le croire. Je ne sais juste pas s’il m’est possible de remercier Emilia pour ça, juste parce qu’elle parvient, dans un moment aussi improbable, à me pousser à bout. Je crois que le pire, dans tout ça, c’est qu’elle puisse se permettre d’agir comme si elle était la plus affectée de nous deux. Je vois bien que je l’exaspère. Mais j’ai bien du mal à comprendre qu’elle puisse ainsi imaginer que les problèmes viennent de moi et non d’elle. N’est-elle pas celle qui m’a agressée ? Elle a beau être une très belle femme, en cet instant, je me demande réellement ce que j’ai bien pu lui trouver. Mais c’était bien des années avant, il n’est donc pas vraiment possible d’y songer. Elle peut aussi avoir énormément changé depuis. Tout est possible.

« Je ne vis pas sur un nuage, crois-moi. Ce n'est pas ton fils qu'on a envoyé seul ici que je sache. ». Je me mets à grimacer. C’est mon fils pourtant, qu’elle use d’un ton amer ou non. Mon fils, Autumn aussi. Qu’elle dise ce qu’elle veut, ça ne change rien, je ne parlerais pas de ma fille, je ne lui donnerais pas matière à m’enfoncer davantage. Mais elle est stupide, et je n’en peut plus de l’entendre. Elle s’en prend à moi pour des choses qu’elle aurait pu éviter. « De qui est-ce la faute, si ton fils comme tu dis, a commis un délit ? Pas la mienne, puisque je ne connaissais pas son existence ». Je grogne, je me montre désagréable avec elle, c’est vrai. Elle ne m’aide pas à me calmer et j’ai uniquement envie de lui crever les yeux, de lui casser les dents et de briser la naïveté qui s’affiche sur ses traits. Je ne sais pas qui elle est et je sais encore moins vers quoi elle se dirige en agissant comme ça. « Et en effet, James n’a pas été envoyé sur Terre, seul. Mais il est mort alors putain, ferme ta grande bouche ». Je ne veux pas l’entendre se plaindre. Je ne veux pas qu’elle continue. Si Liam était le fils que j’ai élevé, je ne serais pas là, à piailler sur quelqu’un. Je serais moi-même allé le voir pour savoir comment il va.

« Responsable, tu me parles de responsabilité. Je suis parfaite responsable quand le sujet en vaut la peine. J'aurai pu refuser cet enfant qui risquait de détruire la vie que je m'étais choisie, je ne l'ai pas fait. J'ai.... ». Oh mon dieu… Mais pour qui est-ce qu’elle se prend ?! Cet enfant aurait gâché sa vie ? La bonne blague. Pauvre petite femme. Je sais que j’ai dit à la mère d’Autumn de dire que son fils n’était pas le mien. Ou plutôt, que mes parents ont été suffisamment convaincants pour ça. Mais en parallèle à ça, il faudrait vraiment qu’elle soit en mesure de comprendre qu’on ne peut pas accuser un enfant pour tout ce qu’il a pu faire. Déjà, parce qu’on n’a pas le droit de se plaindre d’avoir mis au monde quand c’est une décision qu’on a pris. Je ne dis pas qu’elle a choisi de tomber enceinte mais je ne cache pas qu’elle a forcément choisi de garder l’enfant. Pauvre conne. Je suis sur le point de faire une remarque lorsqu’elle se met à reprendre la parole, juste après. « Qu'en sais-tu si je sors de ce campement maudit ou non ? Que sais-tu de mes agissements ici ? Tu ne sais rien alors n'ait pas la prétention d'essayer de me les reprocher. ». Ah bah là, elle me fait rire, déjà. « Tu te rends compte de ce qui sort de ta bouche ?! Tu vas aussi dire que tu regrettes de l’avoir eu ? Une mère modèle ». Je lève les yeux, je suis bien trop agacée pour pouvoir continuer ainsi. Mais c’est ainsi, et, à cause de ça, je ne peux pas vraiment revenir en arrière, que cela me plaise ou non. « Quant au fait que tu sortes du campement, je suis en charge des patrouilles, le moindre mouvement m’est rapporté ». Alors oui, je sais, tout comme le conseil sait quand elle sort parce que c’est comme ça ici.

J’ai l’impression qu’à tout moment, je vais craquer, à tout moment, je vais lever la main sur elle. Je fais de mon mieux pour que ça n’arrive pas mais je crois que j’en suis bien loin, et je crois que je vais craquer, assez rapidement. J’ai envie de lui casser ce sourire qui se dessine sur ses lèvres alors qu’elle pose sa main sur ma joue. J’ai envie de lui broyer la main pour qu’elle ne puisse même plus serrer le poing. « Cela est plus qu'évident, en d'autres circonstances, jamais je ne te l'aurai dit, jamais. ». J’attrape sa main, je la serre sans doute beaucoup trop. « Ne me touche pas, jamais ». Le ton est menaçant. Et si sa main se repose sur moi, je ne jure pas de l’épargner. Mais il est hors de question pour moi de me laisser toucher par une personne comme elle. Cela n’arrivera plus, non. « Mais les raisons ne sont pas celles que tu crois, Richard. Si tu les connaissais... tu ne réagirais peut-être pas ainsi.... Je ne te l'aurai pas dit... Parce que je ne pouvais pas te le dire... je ne pouvais... ». C’est passionnant, vraiment. Beaucoup de mots pour qu’au final, je n’ai pas la moindre information. Elle ne semble pas comprendre que je ne m’intéresse pas à ce qu’elle dit. « Je m’en fous, de tes raisons. Et ne chiale pas devant moi, je ne suis pas un de ces hommes qui se mettraient à accourir à la moindre larme d’une femme ». Au contraire, même, depuis que nous sommes ici, je crois que c’est ce qui m’agace le plus. Les voir pleurer, comme ça, si bêtement. Et elle, encore moins. Si son intention est de m’émouvoir, elle se trompe sur toute la ligne.

« Et qu'as-tu découvert ? ». Un sourire en coin se glisse sur mes traits. J’ai principalement appris que Liam me ressemble bien plus que je ne l’aurais cru, et qu’échanger avec lui, pour cette raison, nous est difficile. Mais là, pour le coup, il m’a aussi appris un petit quelque chose qui m’amuse, dans l’immédiat. « J’ai appris qu’il ne veut pas te voir, toi ». La curiosité est un vilain défaut, surtout lorsque la vérité est aussi lourde à entendre.
Invité
Invité
Anonymous

Notre fils, notre bataille ! Empty Re: Notre fils, notre bataille !

le Mer 12 Oct - 20:59
Emilia était nerveuse. Ses mots se bousculaient aux portes de ses lèvres. Ils s'échappaient sans qu'elle puisse les contrôler. Elle avait du mal à se faire comprendre. Elle comprenait bien mieux que son fils ait du mal à dire les choses. Elle ne lui avait sûrement pas facilité la tâche. Et depuis le début de sa conversation avec Richard, elle commençait à croire que lui-même n'était pas mieux de ce point de vu là. Le pauvre Liam avait dut hériter d'eux et ce n'était pas réellement une bonne chose. Quant au fait de savoir de qui était la faute s'il avait commis un délit, Emilia pouvait admettre qu'elle avait sa part mais de là à le dire devant cet homme,jamais. Il la prenait de haut sans même à chercher à comprendre comment ils en étaient arrivés là. Il ne voulait pas comprendre et lui reprochait tout. Alors oui, elle ne lui avait pas parler de Liam, mais à quoi bon ? Aurait-il chercher à le voir plus ? Peut-être ou peut-être pas, elle ne saurait le dire. Mais ce qu'elle était certaine, c'était que son couple aurait volé en éclat. Et puis soudain, s'en qu'elle s'y attende, le nom du fils de Richard, mort dans le crash de l'Odyssée fut prononcé. Et là, la mère tressaillit, comme si elle venait de prendre conscience que cela aurait pu être son propre enfant. Mais elle ne comprenait sa remarque. Croyait-il qu'elle voulait que Liam remplace son propre fils ? Jamais de la vie elle demanderait une telle chose. Mais elle ne prononça pas un mot à ce sujet. Richard était déjà suffisamment énervé. Pourtant cela n'avait jamais été son but. À l'origine, elle avait juste voulu l'informer de l'existence de Liam, parce qu'il était temps, peu-être. Oui, temps de briser le silence et de faire tomber les barrières qu'elle avait dresser. Emilia avait presque de la peine pour lui. Pourtant lorsqu'il lui lança au visage qu'elle allait peut-être dire qu'elle regrettait d'avoir eu son fils, son sang ne fit qu'un tour et elle dût faire un effort surhumain pour que sa main ne vienne pas mourir sur la joue du père de son fils. « Ai-je seulement dit que je regrettai sa naissance ? L'ai-je dit, Richard ? » demanda furieuse Emilia. « Jamais ne regretterai sa naissance, jamais. Mais si tu veux savoir, si je regrette une chose, c'est qu'il soit de toi et non de Noah. Mais j'ai ma part dans cette erreur et je le reconnais. Mais jamais je ne regretterai la venu au monde de mon fils ! » lâcha violemment la blonde avant de ne s'écarter pour retrouver son calme.

Elle s'était calmé et elle avait posé sa main tout en lui confirmant que jamais elle ne lui aurait dit si les circonstances n'avaient pas été là. Ce fut à ce moment-là que Richard se saisit de sa main, la serrant si fort qu'elle en grimaça. « Tu me fais mal ! » lui dit-elle en le fixant droit dans les yeux. Richard lâcha sa main et Emilia poursuivit ce qu'elle avait à dire au sujet de Liam. Et si sa curiosité n'avait pas pris le dessus, les larmes auraient roulé le long de ses joues. Surtout que les mots de Richard n'étaient pas tendre avec elle. Ce n'était un homme près à accourir à la moindre larme d'une femme, cela, elle l'avait bien compris. Et elle ne parlait même pas de l'aveu qu'il venait de lui faire. Selon lui, Liam ne souhaitait même pas la voir. Elle ne pouvait pas lui reprocher, elle n'y arrivait pas. Comment pouvait-elle faire cela à son propre fils. Emilia aurait aimé rétorquer quelque chose, dire à Richard qu'il n'était qu'un insensible. Mais elle n'y parvint pas. Comme si le fait de lui dire qu'il était le père de son fils avait bloqué une partie de sa répartie. Elle le détestait pour ce qu'il représentait et en même temps, Liam avait là une seconde chance d'avoir une présence masculine à ses côtés. Une présence qui lui donnerait les limites qu'elle n'avait pas su poser. Emilia avala sa salive avant de répondre. « Je pouvais m'y attendre. Même sur l'arche, il n'a jamais voulu me voir. Pourtant ce ne fut pas faute d'essayer. J'ai tout raté Richard. Je n'ai pas su le protéger. » avoua-t-elle.
Richard Coben
DATE D'INSCRIPTION : 23/05/2015 PSEUDO/PRENOM : avengedinchains MULTICOMPTES : baelfire/astrid/elias/meeka MESSAGES : 1624 CELEBRITE : Andrew Lincoln COPYRIGHT : ava : blake. sign by beylin METIER/APTITUDES : Chef de secteur devenu chef de la garde après le crash. POINTS GAGNES : 13
Voir le profil de l'utilisateur
Admin

Notre fils, notre bataille ! Empty Re: Notre fils, notre bataille !

le Mer 9 Nov - 13:45

NOTRE FILS,

NOTRE BATAILLE

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Il est difficile d’imaginer que l’échange qu’ont Richard et Emilia puissent être pire qu’il ne l’est actuellement. Agacée par le comportement de la blonde, l’homme ne cherche plus à comprendre ou à se faire agréable. Irrité à l’idée qu’elle puisse sous-entendre des choses, il n’a pas envie de lâcher l’affaire mais il a davantage envie de la frapper. Se retenir lui est de plus en plus difficile. Il se moque de savoir qu’elle est la mère de Liam, que la frapper n’aidera probablement pas l’échange qu’il a avec son fils – encore que, il n’a pas l’air de très bien s’entendre avec sa mère – là, dans la situation actuelle, il réalise seulement qu’elle est étouffante. Et qu’aussi belle soit elle, il n’aurait jamais dû poser ses mains sur elle, tout ce cauchemar lui montre avec une facilité déconcertante que ça n’en valait pas la peine. Oui, c’est de ça qu’il est question. Liam est un gars bien et pour cette raison, il ne va pas non plus le priver d’une figure maternelle aussi ridicule soit elle. Il soupire, en tout cas, attendant avec une grande hâte que leur échange explose et disparaisse. Qu’elle s’éloigne et se décide, par la même occasion, à lui lâcher la grappe. Sauf que, malgré tout ce qu’il peut bien en dire, elle ne semble pas réaliser que c’est une option satisfaisante et suffisante. Elle ne semble même pas vouloir s’éloigner, pour le moment. Alors il est de plus en plus irritable, de plus en plus froid et de plus en plus détestable. Mais il n’y peut absolument rien. Elle l’agace avec ses propos à côté de la plaque et sa façon de le prendre de haut, parce que c’est de ça qu’il est question, dans l’instant présent et que ça ne peut pas durer. Qu’il ait été envoyé en prison, ce n’est pas son problème. Il ne dit pas que c’est fâcheux, il dit juste qu’il n’était pas là pour mesurer ses actions ou ses dires. Pour tout dire, il ne sait même pas ce que son fils a fait. Qu’il ait été envoyé sur Terre, il n’en est pas responsable. Chef de secteur, il n’a jamais pu véritablement influencé sur les membres du conseil. Sinon, sa femme n’aurait jamais été expulsée du vaisseau, n’est-ce pas ? Elle ne peut donc pas lui reprocher les choses dont il n’a jamais été responsable et qu’il n’a même pas vu ou assisté. Il n’est pas le seul chef de secteur qu’il ait pu y avoir là-haut, et il le vit très bien. Certains jeunes lui reprochent déjà qui il était, il n’a pas non plus à prendre en charge les choses qui ne le concernent pas, n’est-ce pas ? Il y a bien assez à faire. Quel agacement, tout ça. Il faut bien avouer que tout, ici, est déjà bien assez compliqué, c’est un fait.

« Ai-je seulement dit que je regrettai sa naissance ? L'ai-je dit, Richard ? ». En effet, elle ne l’a pas dit. Il se met à penser que c’est mieux comme ça, parce que c’est un poin non négligeable. Il ne faut pas rêver hein, Richard n’aurait jamais laissé un truc pareil sortir de sa bouche, il n’aurait pas non plus apprécié. C’est plus facile comme ça, beaucoup plus facile. Mais ça ne veut pas non plus dire qu’il va se mettre à s’excuser parce que ce n’est absolument pas son genre. « Jamais ne regretterai sa naissance, jamais. Mais si tu veux savoir, si je regrette une chose, c'est qu'il soit de toi et non de Noah. Mais j'ai ma part dans cette erreur et je le reconnais. Mais jamais je ne regretterai la venue au monde de mon fils ! ». Il n’a pas choisi à être son père mais c’est arrivé, quoi qu’ils en disent. Et elle n’a jamais fait d’enfant à Noah, qui aurait sans doute tout autant aimé que ce soit son enfant. S’il a un jour su que ce n’était pas le sien. L’idiote est parfaitement capable de prétendre le contraire ; Que ce soit facile à entendre ou non. C’est vrai. « Et tu veux quoi exactement ? Que je m’en excuse ? Laisse moi rire. ». Il ne voit pas quoi lui dire de plus. Pour tout dire, il se retient juste de ne pas lui faire comprendre qu’elle est plus stupide que le mot stupidité lui-même et qu’il prend bien du temps pour lui répondre là où elle ne mérite pas le moindre mot. Il veut partir mais il sait que ce serait un signe de lacheté ou d’abandon. Il reste parce qu’il veut lui faire comprendre qu’elle est sur le mauvais chemin. Qu’il peut la détruire là, d’un claquement de doigt. Que s’il ne le fait pas, c’est parce qu’il pourrait être jugé pour ça et qu’elle ne mérite pas qu’il soit viré du campement. Même s’il en serait débarrassé.

Sa main sur lui lui donne envie de vomir. Il serre les dents, il se retient, mais il se retient de lui en coller une. Alors oui, il attrape son poignet, oui, il le serre et sans doute qu’il lui fait mal. Il s’en moque. Elle mérite plus encore. « Tu me fais mal ! ». Encore quelques secondes, avant qu’il ne réussisse à la lâcher. Il la déteste, une haine étouffante qu’il ne retient pas, il ne parvient pas à la taire, il n’a jamais autant haï quelqu’un, il le sait, il ne parvient pas à s’en empêcher. Il n’en a pas envie, non plus. Il veut la tuer, il en rêve, il imagine ce que ce serait. Richard ne comprend pas pourquoi elle vient vers lui, pourquoi elle l’inonde de sa stupidité alors qu’il serait tellement bien sans elle. Alors qu’il rêve de se débarrasser de sa simple présence. « J’espère que je te fais mal ». Il la fixe à son tour, il pense chaque mot. Il aimerait la faire souffrir plus encore. Méchant, il ne l’a jamais été, celui qu’elle révèle, il le déteste. Mais il ne parvient pas à le faire taire.

« Je pouvais m'y attendre. Même sur l'arche, il n'a jamais voulu me voir. Pourtant ce ne fut pas faute d'essayer. J'ai tout raté Richard. Je n'ai pas su le protéger. ». En effet, elle a tout raté. Et lui, il ne peut que l’en blâmer puisqu’il n’a pas pu entrer dans sa vie, il n’a pas pu y participer parce qu’elle ne lui en a pas donné le droit. Il n’était rien n’est-ce pas ? Alors pourquoi se mettrait-il à la réconforter ? Elle frappe à la mauvaise porte. « Pourquoi tu me dis ça ? Tu t’attends à ce que je te réconforte ? Essaie quelqu’un d’autre. Je ne suis pas si stupide. Tu l’as cherché ». Et si son fils ne lui parle plus, c’est également son problème.

Invité
Invité
Anonymous

Notre fils, notre bataille ! Empty Re: Notre fils, notre bataille !

le Dim 27 Nov - 20:22
« T'en excuser ? Cesse donc de croire que je n'attends que cela de toi ! Je ne l'ai jamais souhaité et c'est toujours le cas aujourd'hui. Cette erreur je les commise tout comme toi. Je ne te demanderai jamais de t'excuser et la seule personne qui aurait pu le faire est morte, Richard. »

Emilia regardait fixement l'homme. Elle avait cru un instant que leur conversation aurait pu être posée ou du moins à peu près calme. Mais non, elle s'était trompée. Encore une foies elle s'était trompée. Combien d’erreurs allait-elle encore commettre ? La femme ne le savait pas. Mais une chose était certaine, plus elle essayait de réparer ses erreurs passées et plus elles empiraient. Cela en devenait insupportable Elle aurait voulu le laisser là. Lui cracher au visage qu'il devait tout oublié de ce qu'elle venait de lui dire, d'oublier Liam et tout le reste. Mais l'homme semblait trop entêté pour le faire. Cela serait peine perdue et elle ne voulait pas gaspiller de la salive pour cela. Alors avait essayer autre chose, d'être plus douce, plus calme. Sa main s'était posée sur sa joue. Mais tout ce qu'elle avait reçu c'était une poigne de fer qui lui faisait mal. Si mal, et lui, il en était fier. Ses yeux la fixaient et cette fois, c'était la peur qui commençait doucement à l'envahir. Elle ne l'avait jamais vu ainsi. Était-ce bien lui, l'homme qu'elle avait rencontré ce soir-là, l'homme avec qui elle avait partagé une nuit, un instant juste un. Il avait été si doux, si différent. Elle ne le reconnaissait plus et cela lui faisait peur. Parce que dans le fond, le caractère venait aussi des parents et cette fois elle se demandait comment allait tourner son fils.

Et puis il la lâcha, enfin. Elle se recula pour lui dire ce qu'elle avait à dire. Mais cette fois encore, ils ne se comprenaient pas. Elle n'attendait rien de lui. Ou peut-être que si, mais de cela il en était incapable, elle s'en doutait. « Du réconfort, et pourquoi pas. Tu en étais bien capable ce jour-là. Je ne t'ai pas forcé que je sache. » lâcha-t-elle comme un serpent crachant finalement son venin. Comment avait-elle pu ? Elle aurait pu trouvé mieux, beaucoup mieux, alors pourquoi un homme aussi caractériel Et pourtant Noha avait un peu ce caractère aussi. Alors finalement, elle aurait du s'y attendre. Attirée par un homme qui ressemblait à son époux, voilà ce qu'elle avait cherché. Et voilà, Richard laissait ses paroles transpercer l'âme de celle qui se tenait devant lui. Elle l'avait cherché, et elle ne pensait pas ainsi. L'agacement montait elle le sentait. Elle aurait aimé être capable de claquer sa main sur son visage. Mais elle en était incapable. Elle n'y arriverait pas. Et puis elle n'était pas comme ça. En plus ce n'était pas n'importe qui. C'était le père de son fils. « Tu n'es pas stupide ? Alors nous n'avons pas la même conception de la stupidité. » commença-t-elle. Puis elle continua. « Crois-tu que je l'ai réellement cherché ? Tes bras, ta chaleur, ta peau, l'entêtement dû à la passion peut-être je le reconnais. » La femme marqua une pause. Et puis elle reprit sur ce même ton incisif. « Mais je n'ai pas cherché la mort de mon époux, je n'ai pas cherché l'éloignement de mon fils. Je n'ai pas su réagir de la bonne façon c'est un fait. Je voulais juste te parler mais visiblement on en est incapable. Mais ne pouvons nous pas au moins faire un effort ? » Emilia se tut à nouveau. Elle commença à faire demi tour et puis elle revint. Elle n'en avait pas finit finalement. « Tu trouves que je ne t'ai pas laissé ta place ? Mais prends là alors. Prends là ta place. Je voulais juste ne pas t'imposer un fils alors que je ne savais rien ta vie. Était-ce si mal que cela de penser à ta vie ? » cria-t-elle énervée contre cet homme et contre elle.
Richard Coben
DATE D'INSCRIPTION : 23/05/2015 PSEUDO/PRENOM : avengedinchains MULTICOMPTES : baelfire/astrid/elias/meeka MESSAGES : 1624 CELEBRITE : Andrew Lincoln COPYRIGHT : ava : blake. sign by beylin METIER/APTITUDES : Chef de secteur devenu chef de la garde après le crash. POINTS GAGNES : 13
Voir le profil de l'utilisateur
Admin

Notre fils, notre bataille ! Empty Re: Notre fils, notre bataille !

le Lun 26 Déc - 15:30
Notre fils, notre bataille
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Il est difficile pour un homme de prétendre que tout va bien lorsque ce n’est pas le cas, lorsqu’on découvre qu’on a un fils qui a la vingtaine passée et que c’est une chose dont on ignorait chaque détail. Non, ça n’a strictement rien d’évident ou de rassurant. Liam est un adulte en réalité et Richard a alors été contraint de rater bien des étapes qu’il n’a pas forcément apprécié. Il n’y peut rien, et il faut, malgré tout, apprendre à faire avec, que ça plaise ou non, cela dit. Il n’est pas bien placé dans la vie, il faut dire mais la plupart du temps, les possibilités sont presque inexistantes. Et il faut faire avec, disons. A aucun moment, Richard n’imagine qu’il pourrait la pardonner. Et au vu de l’échange qu’ils ont, ça ne risque pas d’aller en s’arrangeant. Au fil des minutes qui s’écoulent, la femme qui se tient en face de lui s’enfonce un peu plus. C’est une situation étouffante et destructrice, contre laquelle il est impossible de faire quoi que ce soit. Il ne veut pas lui parler, il ne veut pas l’entendre lui balancer tout un tas d’excuses qui ne rime à rien, à ses yeux. Et à force, il ne sait plus. Ni où donner de la tête, ni comment faire en sorte que les choses ne s’écroulent pas. Garder son sang-froid devient sa mission primordiale. Il se doit de fermer les yeux et de rester fort. Mais ça n’a strictement rien de facile. Et il faut, cependant, savoir faire avec. Mais là, et ce, jusqu’à la fin de leur conversation, il doit à tout prix garder son calme. C’est pourtant ce qui constitue l’étape la plus compliquée de tout ceci. Il n’a jamais autant eu besoin de patience, au cours de son existence. Et là, la situation est telle qu’il lui faut faire preuve de courage pour ne pas lever la main sur elle. Que dirait-on du chef de garde s’il n’est pas maître de lui-même ?

« T'en excuser ? Cesse donc de croire que je n'attends que cela de toi ! Je ne l'ai jamais souhaité et c'est toujours le cas aujourd'hui. Cette erreur je les commise tout comme toi. Je ne te demanderai jamais de t'excuser et la seule personne qui aurait pu le faire est morte, Richard. » . Le problème, c’est qu’il ne sait même pas ce qu’elle attend de lui. Il aimerait comprendre, qu’on lui passe un mode d’emploi et une explication logique aux choses qu’il fait. Sauf qu’on ne lui donne rien. Et elle reste là, à lui balancer des mots qu’elle pourrait garder pour elle. Oui, en effet, ce qu’ils ont fait, ils l’ont fait à deux. Mais les conséquences, elle ne lui en a pas fait part. Il a bien du mal à comprendre qu’elle puisse ne pas saisir ce point. La seule personne qui aurait pu s’excuser est morte ? Un sourire en coin se glisse sur ses traits. « Donc tu estimes que toi, tu n’as pas de raison de t’excuser ? ». Cette bonne blague. Elle n’aurait jamais dû lui cacher un truc pareil. Mais c’est arrivé, alors qu’elle puisse jouer la carte là, ça l’amuse mais c’est davantage ironiquement parlant. Hors de question pour lui de la laisser croire un seul instant qu’elle a raison. Elle a eu tort, sur toute la ligne, et ça continue. Il est juste temps pour elle de s’en rendre compte. Mais ça ne semble pas gagné.

« Du réconfort, et pourquoi pas. Tu en étais bien capable ce jour-là. Je ne t'ai pas forcé que je sache. ». Encore une fois, elle lui donne envie de rire, il ne va pas le cacher. A l’époque oui, il en a été capable, mais il était jeune, à l’époque. Il était stupide aussi. S’il avait su alors tout ce qu’il sait aujourd’hui, non, il ne l’aurait jamais touché. Mais on ne refait pas le passé. Alors il ne va certainement pas revenir sur tout ça. Pour autant, il ne va certainement pas se mettre à la réconforter. « A l’époque, comme tu dis. Les choses ont changé, comme les gens. Alors tu peux espérer un peu de réconfort, mais tu ne frappes pas à la bonne porte ». Clairement pas la bonne porte non. Et que cela lui plaise ou non, ça ne risque pas de changer. Il n’avait que vingt ans. Si elle n’est pas capable de comprendre qu’aujourd’hui, il en a 40, il ne risque pas de l’aider. Et il ne valait mieux pas pour elle qu’elle prétende aussi s’énerver ou qu’elle lève une main sur lui. Parce qu’elle ne supporterait pas les conséquences.

« Tu n'es pas stupide ? Alors nous n'avons pas la même conception de la stupidité. ». Donc maintenant, elle se permet de lui dire qu’il est stupide ? Plus les instants passent, plus il se demande comment il fait pour ne pas lui claquer la main sur la gueule. Parce que c’est une chose qui le démange, il ne risque pas de le cacher. Lui faire comprendre qu’elle devrait respecter les gens et choisir ses mots avec un peu plus d’attention, ça lui ferait du bien. Il préfère ne rien ajouter. « Crois-tu que je l'ai réellement cherché ? Tes bras, ta chaleur, ta peau, l'entêtement dû à la passion peut-être je le reconnais. ». Une erreur de jeunesse, voilà tout. Elle parle de tout ça comme si ça avait eu lieu une semaine avant. Sauf que Liam a désormais 24 ans, s’il ne se trompe pas, et lui, il en a 42. Alors juger un homme pour une chose qu’il a fait quand il avait 18 ans, c’est plus ridicule que tout au monde. Mais ça, évidemment, Emilia est trop stupide pour s’en rendre compte. « Mais je n'ai pas cherché la mort de mon époux, je n'ai pas cherché l'éloignement de mon fils. Je n'ai pas su réagir de la bonne façon c'est un fait. Je voulais juste te parler mais visiblement on en est incapable. Mais ne pouvons nous pas au moins faire un effort ? ». Non merci. Il n’a pas envie de lui parler. Là, pour le coup, il cherche juste une échappatoire pour que tout ceci s’arrête, pour que tout ceci se termine. Parce que là, pour le coup, elle parle trop et elle ne l’intéresse pas. Pas une seule seconde. « Tu trouves que je ne t'ai pas laissé ta place ? Mais prends là alors. Prends là ta place. Je voulais juste ne pas t'imposer un fils alors que je ne savais rien ta vie. Était-ce si mal que cela de penser à ta vie ? ». Sauf que voilà, encore une fois, elle en profite pour abuser. Et lui, il se met ouvertement à rire. Non, il ne peut pas s’en empêcher, mais il suffit d’entendre ce qu’elle dit. Elle aurait donc gardé ce secret pour son bien à lui ? Quelle femme exceptionnelle, vraiment. Non, il ne peut pas continuer sur cette voie. « Que les choses soient bien claires et je partirais après ça parce que je vais finir par me montrer violent. Il y a quelques instants, tu disais que tu ne m’en aurais jamais fait part si tu l’avais pu. Egoïsme flagrant. Tu m’en as parlé parce que tu voulais que j’aille le chercher. Ne parle pas de ce qui est bien ou ce qui ne l’est pas pour moi. Ce n’est pas parce qu’on a baisé ensemble que tu me connais. Non, je ne veux pas faire le moindre effort pour toi parce que tu n’en vaux pas la peine. Si ton fils s’éloigne de toi, c’est parce que t’as un problème mental, je ne vois pas d’autres raisons. Y a qu’à voir toutes les conneries qui sont sorties de ta bouche. Maintenant, si tu veux bien m’excuser, j’ai du travail, moi ». Alors il s’éloigne, sans demander son reste, sans attendre qu’elle ne parle à son tour. Parce qu’il est évident qu’il la frapperait. Et le chef de garde se doit de rester digne de son poste, en toute circonstance.

Invité
Invité
Anonymous

Notre fils, notre bataille ! Empty Re: Notre fils, notre bataille !

le Ven 20 Jan - 20:49
RP archivé suite à la suppression d'Emilia Notre fils, notre bataille ! 484338566
Contenu sponsorisé

Notre fils, notre bataille ! Empty Re: Notre fils, notre bataille !

Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum