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˜˜˜˜˜˜I hate you, I love you ~ Gobb
maybe life should be about more than just surviving

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05/03/2015 avengedinchains 2958 Jennifer Lawrence ava by lux aeterna baby ♥ signa Alas Leader chasse & traque 35
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Sujet: I hate you, I love you ~ Gobb
Sam 11 Juin - 0:13

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Le temps passe, les erreurs restent et les regrets avec eux. Il est difficile parfois de revenir en arrière et de prétendre que tout va bien. Difficile d’agir comme si la douleur qu’on porte au creux des riens n’avait pas son importance. On souffre et pourtant, on serre les dents parce qu’on en vient vraiment à penser que c’est plus facile. Ce n’est pas le cas. Cruelle fierté qui se glisse là où elle n’a pas sa place. Ses pas se traînent, la haine se glisse hors d’elle. Est-elle encore plus difficile à vivre ? Sans doute. Il ne faut pas grand-chose pour que les gens se plaignent, de toute manière. Disons qu’elle fait de son mieux pour arrêter de tourner en rond. Mais elle ne cache pas qu’elle a beau faire de son mieux. Elle se rappelle de la scène, elle se rappelle de l’instant où son regard s’est posé sur lui et où, de sa bouche, sont sortis les mots qui lui ont fait comprendre. Et elle regrette. Elle regrette trop. Elle aurait dû se taire, comme elle l’a toujours fait, comme elle continuera désormais à le faire. Garder la haine, la rancœur, la tristesse et la peur pour soit. Ce n’est pas une question de bien être, c’est une question de survie. Elle le sait, elle n’oubliera plus.

Errant en pleine forêt. La proie qu’elle suivait s’est volatilisée. Bien sûr. C’est ce qu’il se passe lorsqu’on poursuit une cible et qu’on ne parvient pas à avoir l’esprit clair. C’est ce qui se passe lorsqu’on oublie ce qui se passe autour de nous et que l’on reste figé dans un souvenir qui n’a rien de plaisant ou de rassurant. Quoiqu’elle fasse, quoiqu’elle décide de faire ou autre, ça ne change rien. Elle ne peut plus revenir en arrière. Elle a parlé et là où cela occupe toutes ses pensées, elle sait que ça ne peut plus durer, elle sait qu’il faut qu’elle arrête de craquer et il faut qu’elle se reprenne. Non, ce n’est pas facile. Connaître une nouvelle douleur après tout ce temps ? Bordel, comment est-ce que c’est encore possible, hein ? Ce n’est pas normal, n’est-ce pas ? Ou en tout cas, c’est son point de vu. Lorsqu’on a autant galéré dans la vie, pourquoi est-ce qu’il faut encore qu’on complique tout et qu’on se mette davantage de bâton dans les roues hein ? Il faut bien avouer que ça n’a pas de sens, n’est-ce pas ? Et que ça ne peut pas durer plus longtemps.

La chasse s’envole mais au moins, prendre ses distances lui fait du bien. C’est un peu de solitude, un peu de temps en solitaire et surtout, un peu de temps sans avoir à se prendre la tête. N’est-ce pas tout aussi important que le reste, ça ? Elle s’éloigne et pourtant, il ne quitte pas ses pensées. Il faut du temps, plus de temps. Trop de temps. Elle a perdu la moitié de sa vie déjà, et elle a mis près de deux ans pour s’en remettre. Voilà qu’une nouvelle lourde épreuve lui tombe sur les épaules et qu’elle doit à nouveau reprendre les choses en mains. Elle en a assez de lutter pour oublier les choses qui ne vont pas. Elle aimerait croire une seconde, au moins, que les choses finiront par s’améliorer, mais ça ne fonctionne pas comme ça. Il faut à tout prix qu’elle arrête tout ça, qu’elle arrête de devenir la pauvre fille qui ne pense qu’aux sentiments et autre. Voilà qu’elle devient molle bordel, et ce n’est pas comme ça que ça fonctionne, ce n’est pas à ça qu’elle doit penser. Il faut à tout prix qu’elle se reprenne, dans un sens. Si elle continue de penser à cet imbécile, elle va droit dans le mur. Surtout que, plus elle pense à lui, plus il l’énerve et plus le voir devient difficile. Il vaut mieux qu’elle arrête, en tout cas.

Plongée dans ses pensées, l’air un peu hagard, elle avance un peu en tâtonnant, elle ne fait pas exprès. Elle fait de son mieux, mais ce n’est pas vraiment une réussite. Et certains jours, tout paraît plus compliqué encore. Elle a l’impression d’avoir perdu un peu d’elle, d’avoir perdu un peu de son énergie. Elle La forte, la fière. Qu’est-elle devenue hein ? Elle n’est plus grand-chose, et alors qu’elle n’entend pas le bruit à ses côtés, et qu’elle ne voit pas le ciel se ternir, elle se dit une nouvelle fois que tout ne tourne pas rond dans sa tête. Si ce n’était que ça…
avengedinchains

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Sujet: Re: I hate you, I love you ~ Gobb
Sam 11 Juin - 15:54

Can't help but love you
gamora ∞ robb

Come to me in the night hours. I will wait for you and I can’t sleep cause thoughts devour. Thoughts of you consume. I can't help but love you even though I try not to. I can't help but want you. I know that I'd die without you. ✻✻✻ Il est faible, si faible. Quelques jours ont passé et pourtant rien ne change. Seule la douleur s'accentue, le sentiment que rien ne sera jamais comme avant. L'évidence qui s'impose sous ses yeux, alors qu'enfin le militaire comprend qu'il l'a perdue à jamais. Il regrette, et pourtant, sait que c'était la bonne solution, la chose à faire. Pour une fois, il n'a pas fui, n'a pas pensé à lui en premier mais à elle. Pour une fois, il a fait le bon choix...n'est-ce pas? Alors pourquoi se sent-il si mal? Robb continue de s'entraîner, désormais, reprenant les efforts, repensant à son altercation avec Sydo, à celle avec Chris qui aurait pu se finir de la même façon ; à la guerre où il s'est senti plus qu'inutile. Il repense à son prestige passé, quoique terni par les années, noirci par ce tableau de filles, ces trophées, lèvres empoisonnées. Il pensait que tout redeviendrait comme avant. Qu'il faudrait du temps à la chasseuse, mais que lui avait fait le bon choix. Il le croyait hier encore, alors qu'une jeune cartographe le draguait, qu'il n'a pas couché avec car il se sentait épuisé par sa journée à s'entraîner. Il y a cru ce matin en se levant, ce soir en rentrant, a roucoulé quelques minutes avec une rouquine avant d'aviser du coin de l’œil Gamora partir chasser, au loin. Il y croit encore, bien que ses mains restent dans ses poches, que sa langue reste dans sa bouche et que ses yeux ne cessent de la chercher du regard. Il y croit encore, parce qu'il se dit qu'il faut du temps, que ça va passer. Il y croit et pourtant, il entend, les bras chargés de bûches de bois pour le feu de camp: « Elle n'est pas encore rentrée? » demande une voix, chuchotant. Laissant traîner ses oreilles, Robb s'approche doucement de la tente d'où sortent les voix. « Non, personne ne l'a vue après qu'elle soit partie chasser. Lucie dit que tout le monde doit se mettre à l'abri avant que l'orage n'éclate. » répond une autre voix, plus grave. Quelques secondes passent, et Robb comprend sans vraiment être sûr qu'il s'agit de Gamora. « Tu crois qu'elle est..partie? » demande la fille, hésitante. « Non, ses affaires sont encore là...espérons seulement qu'elle rentre à temps. » souffle l'autre. Et le sang du blond ne fait qu'un tour. Les bûches tombent à terre, révélant sa présence au duo. Mais quand ceux-ci daignent sortir la tête pour aviser ce qui se passe, la silhouette du militaire a déjà disparue à l'horizon, courant jusqu'aux portes du camp. Elle finira par le tuer d'inquiétude.

Franchissant les portes, un des gardes l'arrête, lui signalant que nul ne doit quitter le camp avec l'orage qui s'annonce. Se tournant vers le jeune homme, le blond l'empoigne sans délicatesse aucune, le plaquant contre la palissade. « Par où est-elle partie? » demande-t-il. Avisant les yeux ronds de l'adolescent, voulant demander de qui il parlait, le militaire le coupe. « Je ne répèterais pas... » gronde-t-il, les yeux allumés de colère. Et un doigt se pointe, hésitant, vers l'Ouest. Robb le relâche, filant dans la direction indiquée. Putain Gamora, pense-t-il, je vais te tuer. S'il n'est pas bon chasseur, pas bon traqueur non plus, le militaire sait bien heureusement se repérer. Et heureusement pour lui, il connaît assez bien les endroits de prédilection de la chasseuse. Ou du moins, approximativement. Peut-être pas tous, la brune errant sûrement un peu partout, pourtant il se dit qu'elle ne peut être qu'à un endroit si elle est allée vers l'Ouest. Et alors qu'il tourne derrière un vieux chêne large de trois mètres, son regard s'éteint. Elle n'est pas là. Son cœur s'accélère, et l'homme repart, entendant le premier grondement d'un ciel en colère. Il prie alors pour la retrouver à temps. Mais plus que ça, il espère intimement que cet orage n'annonce aucun malheur plus grand. Un orage, une tempête, il pouvait le surmonter. Il l'avait déjà fait. Si en revanche, les nuages noirs étaient chargés d'acide...il ne donnait pas cher de sa peau. De leurs peaux. La respiration saccadée, le cœur battant à tout rompre, le blond accéléra pourtant, reprenant sa course effrénée à travers les bois. Il file entre les arbres, avise les environs, remarque quelque lapin fuyant dans les fourrés, quelque silhouette errante le visage contemplant le néant. Et il s'arrête soudain, stoppant brutalement sa course. Une silhouette. Là, perdue au milieu de nulle part, la chasseuse erre. Le cœur dans la gorge, sa tête résonnant du tambour de son pouls, rapide, il tente de reprendre sa respiration. Il n'en croit pas ses yeux. Elle semble ailleurs, complètement perdue. Un fantôme. Clignant des yeux, se pinçant le bras, il se rend compte du réalisme - ou plutôt de l'irréalisme - de la situation. De quelques enjambées rapides, il la rejoint alors, arrivant sur sa gauche.

Sans délicatesse, il l'agrippe, bien décidé à la réveiller. « Tu veux mourir?! » lui hurle-t-il, lui attrapant les bras pour la secouer, lui faisant face. Il est furieux, terriblement inquiet, essoufflé également. Bien des sentiments contraires qui s'affrontent alors qu'un deuxième coup de tonnerre retentit au-dessus d'eux. Elle est folle, voilà l'explication. Comment peut-elle continuer à errer à la vitesse d'un escargot alors que le Ciel menace de lui tomber sur la tête? Lui attrapant la main, il la tire à sa suite, pas certain qu'elle suivra le mouvement ; il l'espère pourtant. « Viens, on rentre! » lui ordonne-t-il, prenant le chemin du retour. Dans sa tête, bien des sentiments se mélangent, bien des sensations. Elle finira par le faire tuer, c'est chose sûre. Pourtant il tente d'évacuer son stress, ce soulagement, ses doutes, afin de réfléchir au chemin du retour. Il a tant tourné et retourné un peu partout, cherchant désespérément où la brune pourrait se cacher, qu'il n'a pas vraiment fait attention à la route empruntée. Heureusement pour l'homme, il avait bonne mémoire et connaissait assez bien les alentours du camp de par ses multiples patrouilles, pour vite déboucher sur un sentier connu. Encore fallait-il trouver le chemin le plus court pour les y ramener, et revenir en un seul morceau au camp. Revenir, avant que la tempête ne commence à se déclarer. Un troisième coup de tonnerre retentit, alors que la brune lui répond. Et son regard se pose sur elle, un instant. Elle est folle, il en est certain désormais. Ou bien est-ce lui qui perd la tête? Il ne sait, mais comprend que s'ils ne bougent pas rapidement, le Ciel finira par les avaler tout entier. Putain Gamora, réveilles-toi!

✻✻✻
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05/03/2015 avengedinchains 2958 Jennifer Lawrence ava by lux aeterna baby ♥ signa Alas Leader chasse & traque 35
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Sujet: Re: I hate you, I love you ~ Gobb
Mar 14 Juin - 1:07

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Non, elle ne remarque pas le ciel se couvrir et ce que cela peut signifier. Elle ne fait pas toujours attention à tout et aujourd’hui, le regard dans le vague, elle n’est pas attentive, c’est vrai. Ce n’est pas voulu hein, son intention n’est pas de mourir, elle n’en éprouve pas l’intérêt. Elle ne cache pas cette faiblesse qui lui déchire le cœur mais ça ne veut pas dire qu’elle songe à la mort. Elle en est encore loin, mais elle se sait un peu plus faible, c’est vrai. Est-ce qu’on peut vraiment lui en vouloir ? Non. Elle erre, dans un sens et à cause de ses pensées, elle ne parvient tout simplement pas à réfléchir vraiment. De toute manière, elle le sait, elle n’a absolument pas envie de réfléchir. Mais elle en a assez de devoir penser à Robb. Il faut qu’elle l’oubli, il faut qu’elle réussisse, un jour, à arrêter de penser à toute cette histoire. Et lorsqu’elle aura réellement réussi à oublier ce qu’elle ressent et à tirer un trait sur ça, tout ira mieux. Sera-t-elle alors capable de revenir vers lui ? Elle ne peut pas rester auprès de lui si ce n’est pas ce dont il a envie. Et à l’heure actuelle, elle est incapable de le regarder alors lui adresser la parole ? Impossible, c’est une évidence. C’est une amitié qui roule depuis tant d’années que s’imaginer sans elle est difficile. Pour autant, faut croire que tout peut être bouleverser assez vite. L’amitié s’est envolée et qu’est-ce qu’elle a laissé en échange ? Rien, si ce n’est l’incompréhension, finalement. Parce que la jeune femme était persuadée que les choses avaient changé dans la direction qu’elle avait compris. A aucun moment, elle n’a été capable de voir à quel point elle se trompait. Et c’est cette naïveté qui l’a fait aller droit dans le mur. La fille qui se voulait forte était tombée dans le premier piège qui se tendait sous son nez. Et elle aurait réellement dû le voir venir. Sans doute est-ce pour cette raison qu’elle se sent aussi minable, finalement. L’amitié ne protège pas des hommes qui ne pense qu’à la coucherie et qui ne veulent que manipuler. Elle s’est permise de le croire différent. Elle s’est trompée puisqu’elle ne l’aurait cru.

« Tu veux mourir?! ». La secousse la surprend. La voix aussi, surtout lorsqu’elle se met à la reconnaître. Que fait-il là ? Elle prend doucement conscience de ce qui l’entoure. Du ciel qui se fait plus sombre, de l’humidité de l’air. Elle réalise que quelque chose ne va pas et qu’elle a pris un risque inutile. Pour autant, elle ne comprend pas ce qu’il fait là, à la secouer encore, à lui faire face et à se comporter comme un gros con. Il lui a demandé de s’éloigner, ou alors s’il n’a pas usé de mots, elle le pense, et elle ne risque pas d’agir différemment. Il faut juste qu’elle se calme et que lui, il arrête de se comporter ainsi. Sa fierté refuse d’admettre qu’il l’a fait sortir de ses pensées et qu’il était temps que ça arrive. Mais ce n’est peut-être que de la pluie. Et pour cette raison, ce n’est pas toujours facile oui. Elle a fini par réaliser que ça n’allait pas. Et c’est assez logique, dans un sens. Mais la fierté étouffe, impose des décisions qui nous laissent entendre qu’on est bien et que l’on ne s’inquiète pas. Oui, et c’est sans doute mieux comme ça. Dans un sens, du moins. Un coup de tonnerre se fait entendre, peut être pas le premier. Mais il semble évident qu’il soit bon pour eux de se mettre à l’abri. Peu importe ce qui peut tomber, mais ils sont bien trop loin pour qu’elle puisse vraiment y réfléchir, de toute manière. Pourtant, elle réalise que se mettre à l’abri ne serait pas forcément intelligent. Non qu’il soit mieux de rester dehors. Mais le problème viendrait du fait de se trouver dans un endroit clos. Déjà, et aussi, avec lui.

Gamora est claustrophobe, une peur qu’elle a réussi à cacher à tout le monde ou presque. Lui, il sait. Mais sans doute que le réel problème serait de passer du temps ensemble dans un espace restreint. Et en même temps… Disons que le ciel gris ne lui donne pas l’impression que ce sera pratique. Pour la simple et bonne raison… Que la pluie acide est une possibilité. Et que quoi qu’il se passe, il est préférable de ne pas prendre le moindre risque. Ils doivent se mettre à l’abri. « Viens, on rentre! ». Pourtant, elle ne comprend pas pourquoi il est venu la chercher, pourquoi il s’est pointé, d’un seul coup, et pourquoi il veut à tout prix l’aider. Ils ne se sont pas adressés la parole depuis des jours. Pire encore, ce n’était pas prévu non plus. Ils sont trop loin, pour se mettre à l’abri. Pour courir le risque du moins. Elle regarde autour d’elle, pendant qu’il s’agite. Elle réfléchit à trop de choses en même temps. Elle n’avouera jamais qu’elle ne faisait attention à rien. Et de son point de vu, elle trouve plus simple de dissimuler cela sous un masque d’indifférence. Un masque fragile qui n’est guère résistant, c’est vrai. Là, pour le coup, elle ne sait pas quoi dire. « Non. Pas le temps. Si tu veux tenter, rentre. Moi, je vais aller dans une grotte, y en a une pas loin. Fais ta vie ». Pourtant, elle est incapable de s’éloigner. Idiote trop faible. Elle se sent minable et s’agace bien trop. Elle ne parvient pas à partir bordel. Faible, elle déteste l’être. Et s’il n’a pas le temps de rentrer hein ? Le risque est trop grand. « Tu n’auras pas le temps de rentrer. Tu n’as qu’à me suivre ». Qu’il ne le fasse pas, ça l’arrange. Bordel, voilà qu’elle se fait indécise. Elle ne se sent vraiment pas bien. La situation est bien trop étrange et étouffante oui. Et ça risque d’empirer s’il la suit.
avengedinchains

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Sujet: Re: I hate you, I love you ~ Gobb
Ven 17 Juin - 13:37

Can't help but love you
gamora ∞ robb

Come to me in the night hours. I will wait for you and I can’t sleep cause thoughts devour. Thoughts of you consume. I can't help but love you even though I try not to. I can't help but want you. I know that I'd die without you. ✻✻✻ Il sait qu'il l'a blessée, humiliée même. Il sait qu'il a fauté, mais il l'a fait pour son bien. Il s'en convainc du moins, tentant de se rassurer. Robb est égoïste, et si répondre aux sentiments d'une fille ne l'a jamais dérangé jusqu'alors, mentant face aux douces créatures, il se sent acculé aujourd'hui. Et hier. Et tous les autres jours où le regard de la chasseuse se poserait sur lui. Elle l'évitait, ces derniers temps, il s'en rendait compte. Il voyait qu'elle avait besoin de temps, le comprenait ; il n'était pas stupide. Pourtant il feignait ne rien voir, tentant de paraître le plus normal possible. Son cœur tambourinait pourtant contre sa poitrine, sa tête le noyait de pensées folles, d'idées pour la récupérer, d'autres pour se préoccuper de nouvelles courbes. Il hésitait, ignorait la chose à faire, le chemin à suivre. Il coulait à pic dans un fleuve dont il ne savait rien, ignorant comment nager. Et comme une pierre, il rejoignait le fond des eaux dans un abîme de plus en plus noir, de plus en plus profond. Et s'il se trompait? Et s'il la blessait, vraiment? Ses paroles lui revenaient en tête, cette horreur qui a marqué son passé, l'a conduite en prison. Il n'est pas le genre d'homme à pouvoir la protéger, la réconforter dans une embrassade rassurante. Il n'est pas ce genre d'homme, et ne sait pas s'il veut le devenir. Y arriverait-il seulement? Tant de questions qui s’entrechoquent jusqu'à ce qu'une seule n'occupe son esprit: la ramener saine et sauve. Idiote.

La cherchant partout, il la voit alors, essoufflé comme jamais, un point de côté lui déchirant les reins. Il s'approche, tente de la raisonner, voyant la brune comme zombifiée. Putain Gamora, réveilles-toi. Il lui prend la main, lui ordonne de le suivre, voulant rentrer au camp. Et la brune semble reprendre ses esprits. Elle stoppe, ne suit pas l'homme quoique sa main n'ai pas quitté la sienne. Elle le retient en arrière et le blond tourne la tête pour l'entendre proférer des paroles inquiétantes. « Non. Pas le temps. Si tu veux tenter, rentre. Moi, je vais aller dans une grotte, y en a une pas loin. Fais ta vie » lui dit-elle, impassible. Mais sa main la trahit, montre à quel point elle n'est pas si froide qu'elle le montre. Ou bien l'a-t-elle oubliée, elle aussi? Après tout, elle semble ne pas être bien consciente de ce qui se passe autour d'elle depuis un bon moment déjà. Une grotte. L'homme est sceptique. Il lui fait face, se tournant sans lâcher sa main. Jamais. Pas tant qu'elle ne le ferait elle. Et si elle ne s'en rend pas compte, c'est tant mieux! Il la regarde, hésitant, n'osant dire tout haut ce qui le préoccupe tout bas. Il voit bien de quelle grotte elle parle pourtant, l'idée lui ayant effleuré l'esprit. Il a déjà visité cette même grotte avec Lucie, par temps d'orage là aussi. Cependant il avait la vague impression que cet orage-là serait différent. S'il n'a pas émis la possibilité d'aller s'abriter là-bas toutefois, c'est bien pour lui éviter ça. Il peut se montrer con, quand il veut, mais à ce point-là? Non, il ne lui proposera pas d'aller de Charybde en Scylla. Pas cette fois. Dommage qu'elle semble si déterminée à opter pour ce choix.

Gamora avait raison sur un point: la grotte était plus proche d'eux que le camp, c'était donc la solution parfaite pour être certain de ne pas finir électrocuté - ou acidifié, comme il le redoutait. Mieux vaut se préparer au pire. Pourtant l'idée dérangeait l'homme. Il savait. Il savait que la chasseuse n'était pas la plus grande fan des endroits restreints, fermés. Une grotte, hein? Quoi, pour mieux l'étriper? Ou mieux se jeter sous la flotte acide juste après, qui sait? Il grimace, hésite alors qu'elle confirme ses propos. « Tu n’auras pas le temps de rentrer. Tu n’as qu’à me suivre » lui dit-elle. Robb ne sourit pas, pourtant. A-t-elle bien conscience de ce dans quoi elle s'embarque? Un nouveau grondement lui fait lever les yeux au ciel. L'orage allait éclater sous peu, très peu. « Je te suis! » lui lance-t-il. Rompant sa promesse muette, il lui lâche alors la main. Geste rapide lui permettant d'ôter sa veste, la tenant au-dessus de leurs têtes. Maigre rempart, certes, si la pluie n'est pas juste de l'eau. Mais rempart tout de même. Il la regarde, lui tend un pan de sa veste pour qu'elle s'abrite elle aussi. De toute façon si elle ne l'accepte pas, il l'abritera quand même de force. Les enjeux sont trop grands pour qu'elle puisse lui en vouloir à cet instant. « Bien sûr, si tu connais un raccourci, n'hésites surtout pas! » lui dit-il alors qu'ils se mettent en mouvement. Il sait qu'ils n'atteindront pas la grotte avant les premières tombées de pluie, avisant très clairement le chemin à suivre pour s'y rendre. Il ne sait peut-être pas chasser, mais il a bonne mémoire et se repère assez facilement de manière générale. Plus encore quand il a déjà fait le chemin, et ce dans les mêmes conditions. Allez Gamo, dis-moi que t'as un plan, prie-t-il. Parce que s'ils doivent faire le chemin entier sans raccourci aucun, il doute qu'il lui reste assez de bras pour tenir le manteau au-dessus de leurs têtes...ou même s'il restera quoi que ce soit de lui. La protéger oui, mais comment faire quand le Ciel vous tombe sur la tête? Problème auquel il n'a pas de solution. Peut-être qu'elle si.

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05/03/2015 avengedinchains 2958 Jennifer Lawrence ava by lux aeterna baby ♥ signa Alas Leader chasse & traque 35
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Sujet: Re: I hate you, I love you ~ Gobb
Mar 21 Juin - 23:27

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Blessée, anéantie et piétinée. Elle l’a détesté au moment où il a ouvert la bouche pour lui répondre et elle a trouvé ça détestable et étouffant. Mais elle a compris. On ne force pas quelqu’un à nous aimer. C’est une possibilité qu’il est difficile voire impossible de saisir. Gamora ne peut pas reprocher au jeune homme de ne pas pouvoir répondre à ses sentiments tout comme elle ne peut pas le forcer à le faire. Ce n’est pas comme ça que ça marche, et de toute manière, il n’y a rien à faire pour que ça s’arrange. Elle a pris la défaite en pleine face et c’est un poids sur ses épaules qu’il est bien difficile d’accepter. Elle va devoir apprendre à ne pas s’énerver lorsqu’il entre dans son champ de vision ou lorsqu’il n’y entre pas, finalement. Parce que c’est tout autant une possibilité que le reste. Elle ne sait pas, en réalité. Comment réagir, ou comment faire en sorte que cette douleur se calme. Il faut dire, aussi, qu’il n’y a pas de solution miracle à cela. Qu’elle le veuille ou non, que la douleur soit facile à supporter, ça ne change rien. L’amitié qu’ils avaient n’est plus possible. Peut être que c’est également ça qui lui paraît compliqué. Elle ne sait pas quoi faire pour que la situation se fasse abordable, surtout. Parce que mine de rien, il était la personne sur qui elle pouvait le plus compter. Sans savoir qu’elle ne pourrait pas toujours compter sur lui. Et aujourd’hui, elle passe de tout à rien. Dans une situation comme la sienne, on se permet de croire que l’amitié aura la possibilité de réparer toutes les blessures. Mais ça a tout foutu en l’air et pour cette raison, tout lui a paru clairement compliqué.

Mais bon. Elle refuse de se centrer sur un drame sentimental qui n’en vaut pas la peine. Il lui a tourné le dos ? Très bien, elle en fait de même. Elle rit jaune de ce moment où il a trouvé malin de lui dire qu’il avait besoin d’elle. Tout ça pour lui planter un couteau dans le dos l’instant suivant. Difficile de pardonner un truc comme ça. Elle continue de comprendre bien sûr, qu’il ait pu lui dire non, qu’il ait pu ne pas vouloir d’elle. Elle ne peut pas agir comme si ce n’était pas le cas. Mais elle radote parce que bordel, ça fait un mal de chien.

Le voir lui courir après l’irrite une nouvelle fois, elle ne comprend pas. Il déboule, comme s’il était un preux chevalier alors qu’il n’est qu’un foutu connard. Elle ne veut rien avoir à faire avec lui, putain. Elle veut qu’il dégage, qu’il disparaisse et surtout, qu’il sorte enfin de sa vie. Mais ce n’est pas si simple hein ? Ou en tout cas, il ne semble pas comprendre que c’est la seule chose dont il a besoin. Et si elle ne peut pas lui comprendre, elle ne voit pas quoi faire de plus. Qu’il la laisse crever en pleine forêt bordel, en quoi est-ce que cela le concerne, hein ? Mais il n’est pas temps de penser à ça. Quand elle revient à la réalité et qu’elle regarde autour d’elle, elle réalise surtout que ça ne tourne pas rond et qu’il faut reprendre le contrôle de tout ce qui se passe. La pluie va bientôt tomber et puisqu’elle ne sait pas comment elle sera, il faut se mettre à l’abri. Elle ne veut pas avoir sa mort sur la conscience mais surtout, elle ne lui demande rien. Qu’il se casse, si c’est ce qu’il veut, c’est tout ce qu’elle demande ! Elle ne sait pas pourquoi elle l’invite à la suivre. Et elle se déteste pour ça. Mais il est difficile de revenir en arrière, maintenant. « Je te suis! ». Il aurait au moins pu dire non, quand même. Mais il est désormais trop tard pour pouvoir revenir en arrière. Au moins, leurs mains ne sont plus liées. Elle n’avait même pas fait attention au contact et se maudit pour ça. Elle s’en veut parce que bordel, elle est encore trop faible lorsqu’il est question de lui. Un jour, elle finira par réussir à l’oublier, et à tirer un trait. Mais ça prendra du temps et ça aussi, elle le sait. Malgré tout, il n’est pas toujours possible de faire ce qu’il faut. Pas si vite.

Ils se précipitent, autant que possible. Mais ils ne vont pas suffisamment vite. Il glisse sa veste au dessus d’eux, elle ne rechigne pas. Elle pourrait mais elle est consciente du fait qu’elle n’a pas suffisamment de temps pour ça. Qu’il ne s’imagine pas pour autant qu’elle se laisse faire, en gardant une distance respectable entre eux. Il ne la touchera plus, c’est fini. Cet imbécile n’aura plus le moindre pouvoir sur elle. Elle parviendra à l’emporter contre ces sentiments qui sont encore capables de la dévorer. « Bien sûr, si tu connais un raccourci, n'hésites surtout pas! ». Elle l’écoute à moitié, n’a même pas ralenti dans sa course. Elle n’en connaît pas, en réalité. Elle ne voit pas comment faire pour qu’ils y parviennent de manière plus rapide. Elle a envie de croire que ça passera ou elle a envie de mourir en essayant. « Ne perd pas de temps à parler et cours, c’est comme ça qu’on va y arriver ». Et aussitôt, elle accentue sa course, oubliant la veste qu’il avait mis au dessus de leurs têtes. Pas le temps pour ça. Il faut juste qu’il laisse de côté son pessimisme, sinon, ils n’y arriveront pas, en effet.

Pour tout dire, ça ne tient qu’à un cheveu, quelques secondes. Ils entrent à peine que la première goutte se faufile sur le sol et qu’une fumée s’en échappe. Une pluie acide et les voilà désormais pris au piège. « Plus qu’à attendre que ça se termine et on pourra rentrer ». Elle hausse les épaules et s’écarte de l’entrée. Ils n’ont même pas de quoi faire un feu, disons que penser à prendre un peu de bois n’était pas dans ses options. On ne va pas se le cacher. Et elle n’a absolument pas envie de rester avec lui trop longtemps. Elle s’asseoie à même le sol et attend en fixant l’extérieur. Elle n’a envie de rien de plus. Qu’il ne se sente pas obligé de lui faire la conversation.  
avengedinchains

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Sujet: Re: I hate you, I love you ~ Gobb
Sam 25 Juin - 22:32

Can't help but love you
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Come to me in the night hours. I will wait for you and I can’t sleep cause thoughts devour. Thoughts of you consume. I can't help but love you even though I try not to. I can't help but want you. I know that I'd die without you. ✻✻✻ La colère, la honte, la frustration ; la peur. Les sentiments s'agitent, ne sachant trop quoi lui dire, quoi penser. Mais à cet instant, alors que son regard rencontre le sien, qu'il la suit dans cette fichue forêt en quête d'un abri, il saisit que le plus important n'est pas cette relation étrange qui les lie. Ils ont leur peau à sauver. Il tente de couvrir leurs têtes de sa veste, voulant les protéger au cas où quelque chose tombe. Maigre rempart, certes, mais rempart tout de même. Protection que la brune esquive, lui disant d'accélérer la cadence plutôt que se perdre en paroles. Fronçant les sourcils, il remballe alors sa veste, la foutant sous son bras en la suivant. Il se protégeait lui, un peu. Mais au fond il savait que s'il avait tenté de la foutre au-dessus d'eux, c'était pour la protéger elle, surtout. Elle avait souffert bien plus que l'homme ne souffrirait jamais, il en est convaincu. Il voulait l'aider, encore une fois. Tentative vaine, il devrait le comprendre à force. Gamora n'a pas besoin de son aide, de sa compassion. Elle n'a pas besoin de lui. Laissant son pessimisme de côté, sachant pourtant que ce n'est que réalité, il la suit sans poser de questions, maintenant son rythme sans pour autant la doubler. Il ne manquerait plus que ça pour l'énerver! Mais quand la grotte se dessine à l'horizon, le blonde fronce les sourcils.

Un coup de tonnerre, un éclair, et le Ciel vrombit de colère au-dessus de leurs têtes. Pas le temps de se poser de questions, ils foncent à toute vitesse et s'engouffrent bien vite dans la cavité rocheuse, alors que les premières gouttes d'acide tombent. Robb grimace, son visage se grime un instant de douleur alors qu'une larme d'acide le touche près de l'épaule. Il avait raison: ils n'avaient pas le temps. Et pour cause, ce n'était pas la grotte qu'il avait visité par le passé avec Lucie, mais bien une autre, semblant plus étroite. Portant deux doigts à l'origine de son cou, il avise la trace rouge maculant ses doigts. D'un geste vif, il balance alors sa veste sur son épaule, près de son cou pour masquer la blessure à la chasseuse alors que celle-ci se retourne. « Plus qu’à attendre que ça se termine et on pourra rentrer » souffle la brune. Desserrant les dents, il acquiesce sans grande conviction. Putain, ça brûle. Fermant la main, cachant les tâches écarlates, il la laisse s'adosser contre le mur d'en face. Il comprend le message: elle n'a pas envie de parler. A vrai dire, ça ne change pas vraiment de d'habitude. Respectant pourtant cette fois son silence, il souffle: « Je vais vérifier les environs.. » Sécuriser leur petite prison, voilà une bonne idée. Tant qu'il pouvait s'échapper de ce silence oppressant, de cette extrême lourdeur qui régnait dans l'air, il ne disait pas non. Un bon moyen aussi d'effacer les traces de sang sur ses doigts. De sa main libre, il vient allumer son petit pendentif radioactif, seul souvenir de sa défunte mère, et s'enfonce dans la pénombre sans un mot.

Tout aurait été différent, aujourd'hui. Tout aurait été différent, s'il ne l'avait pas embrassée, comme l'abruti fini qu'il était. Enfoncé dans la grotte, inspectant calmement les lieux, ses doigts vinrent s'essuyer doucement contre la paroi de pierre. Il ne voulait pas qu'elle voit ça sur ses doigts, qu'elle comprenne. Il ne voulait pas l'obliger à se contenir pour l'aider, ne souhaitait pas le lui imposer. Robb est un con, et il mérite d'être traité comme tel. Finissant de s'essuyer la main contre la roche froide, il s'y appuie alors doucement du plat de la paume. Les épaules légèrement affaissée, la tête baissée, il lâche le petit pendentif, retombant contre son cou. Et maintenant? Quel est le plan, désormais? Se venger des filles, il l'a fait. Se battre avec Sydo, il l'a fait. Perdre tous les gens qui comptaient pour lui, il l'a fait. Que manque-t-il à sa vie désormais pour être plus rater encore? Oh il sait! Il pourrait emmerder Rachel encore plus, braquer sa sœur au point qu'elle lui tourne le dos elle aussi, il est déjà bien lancé. Il pourrait aussi foutre la merde dans ce traité de paix précaire, finir estropié et la risée de tous, se ridiculiser encore un peu. Il pourrait faire tellement de choses idiotes encore, la liste est longue. Pourtant quelque part, il n'en a pas envie. Robb est las de ces conneries ; ses conneries à lui. Remonter la pente...est-ce seulement possible après une vie entière à blesser autrui? Il soupire, abattu. L'acide ne le brûle plus tant finalement. La douleur dans son cœur elle, est bien plus vivace. Comment réparer un vase déjà brisé? C'est impossible. Alors s'il ne peut recoller aucun morceau, il peut au moins ramasser ceux-ci. Tenter de ne pas se laisser engloutir totalement dans cette tombe qu'il s'est lui-même creusée. Retournant sur ses pas, faisant chemin inverse, Robb n'a plus de sang sur les doigts ; seulement sur la conscience.

Revenant vers la brune, il va se placer en face d'elle, s'asseyant à son tour contre la paroi de pierre. La regardant, sans mot dire, il pose alors ses iris sur la pluie battante qui laissait une fumée à l'odeur de soufre non loin. « Je suis désolé. » souffle-t-il. Le militaire n'est pas obligé de faire la conversation, sent bien que sa camarade préfèrerait qu'il s'en abstienne. Pourtant il ne peut pas s'en empêcher. Qu'elle le haïsse si elle veut, mais elle ne peut pas continuer à l'ignorer. Elle ne peut pas ; ça le tue. « Tu comptes m'ignorer encore longtemps? » demande-t-il, ses charbons se reposant sur sa silhouette alors que le silence demeure. Il a compris le message: elle l'évite exprès, l'ignore exprès. Mais il ne peut décemment pas s'en contenter. « Tu sais que c'est pas la solution.. » dit-il avec douceur. Du moins tente-t-il de le faire. Il sait qu'il va sûrement se prendre un regard noir, des critiques, des injures, il sait qu'il vient sans doute de déclencher une tempête plus ardente encore, plus nocive que celle qui s'abat sur les plantes au-dehors. C'est ce qu'il veut. Tout sauf ça. Absolument tout mais pas cet état de fantôme qu'elle lui attribue, auquel elle l'associe. Pitié. Il se sait pathétique, se sent digne d'une gifle monumentale. Comment tout ça a-t-il pu basculer? Ces rires, ces engueulades, ces tapes bourrues et foutages de gueule en tout genre...comment tout ça a pu disparaître d'un seul et unique baiser? C'est insensé. Il n'a pas ce pouvoir, refuse de l'avoir. Pas sur elle. Pas sur Gamora. Elle est la seule à lui avoir toujours tenu tête, à n'avoir jamais fait intervenir aucun sentiment dans son jugement. Et il refuse qu'aujourd'hui soit différent. S'il pouvait revenir en arrière, il le ferait. La seule question qui tourne inlassablement dans sa tête, est celle-ci: à quand reviendrait-il? Remonterait-il à ce baiser qu'il n'aurait pas dû prodiguer? Ou plutôt à cette entrevue, cette explication où il aurait pu accepter les sentiments de la brune? Peut-être plus loin encore, sur l'Odyssée, où il l'aurait protégée, empêchée de sombrer. Où il se serait comporté comme un ami véritable. Il mérite son silence, pourtant il quémande son attention, ses mots, aussi venimeux soient-ils. Elle le tue.

✻✻✻
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Sujet: Re: I hate you, I love you ~ Gobb
Mar 28 Juin - 11:36

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Cette grotte est trop étroite et j’étouffe déjà. Je ne fais pas souvent face à la claustrophobie mais là, elle me tombe dessus de manière brutale et déplacée. La présence de Robb ne m’aide pas. Elle accentue le sentiment d’étouffement. Je sais qu’il va vouloir parler, je sais qu’il ne pourra pas s’en empêcher parce que quoi que l’on en dise, quoi que je fasse pour le repousser, je le connais trop bien. Je sais qu’il ne restera pas à distance, je sais qu’il reviendra toujours et qu’il prétendra que j’ai fait les erreurs. Pour le coup, oui, je les ai faites. J’ai avoué des sentiments que je ne maîtrise pas, des sentiments qui me dépassent et pour lesquels je ne sais plus où donner de la tête. La haine est plus facile à assimilée. Elle s’affiche dans le regard, un regard noir que l’on pose sur les gens. Ils n’ont pas besoin de plus pour rester à distance, c’est amplement suffisant, évidemment. Avec lui, c’est plus compliqué. Il me connaît, il me connaît trop bien. Et pourtant, je me permets de croire que parfois, il ne me connait pas si bien que ça. Ironie ridicule. J’ai envie de lui faire mal, j’ai envie de le cogner jusqu’à ce qu’il comprenne que je ne veux plus le revoir, que je ne veux plus poser mes yeux sur lui. Il ne le comprend pas, et il ne veut sans doute même pas le comprendre. Il me brise et me détruit. Il m’anéantit à poser ce regard sur moi. Il ne comprend pas et en réalité, je ne comprends pas grand-chose. Tout ce que je sais, c’est que nous sommes tous les deux bloqués ensemble. Et c’est le pire scénario qu’on aurait pu imaginer. Je ne veux pas lui faire face, je ne veux pas avoir lui parler et pour tout dire, j’ai uniquement envie de le détruire du bout des doigts. Et de le toucher. Je me maudis parce que je ne suis même pas capable de contenir ces pensées stupides. Non, je ne veux pas le toucher, je ne sais même pas comment on fait vraiment. La violence, c’est tout ce que je connais. « Je vais vérifier les environs... ». Il s’éloigne, parfait. Mais il a raison et j’aurais dû le faire. Si un ours se tapit dans le fond et attend de nous dévorer, nous sommes foutus. Un ours, ou autre chose hein. Tout ça pour dire que je ne préfère pas imaginer qu’on ait pu être stupide à ce point. Mes bras s’enroulent autour de mes jambes alors que je continue à regarder dehors. Je n’ai répondu à sa réplique que par un haussement d’épaules. Et qu’il reste éloigné, si jamais il trouve un coin plaisant, ça ne me dérange absolument pas.

Il n’a que ce qu’il mérite. N’est-ce pas lui qui a tout détruit ? Je me suis enflammée, je me suis permise de croire une nouvelle fois que j’avais le droit au bonheur. J’ai le cœur qui s’est mis à battre vite, j’avais des trucs bizarres dans le ventre. Je me suis faite avoir en répondant à son baiser, je me suis encore plus faite avoir en allant lui parer de ces sentiments qui me dépassaient. Oh je ne l’ai pas clairement dit, mais je l’ai tellement sous-entendu que c’est la même chose. Je ne veux pas qu’il s’imagine que mon monde a été bouleversé parce qu’il m’a dit non, parce qu’il m’a rejetée en me sortant que je méritais mieux. Abruti. Pense-t-il vraiment qu’il est apte à dire tout ça ? Pense-t-il être seul juge pour déterminer ce qui lui va ou ce qui ne lui va pas ? Ce n’est pas ainsi que ça fonctionne, bordel. Mais il ne semble pas le comprendre et de toute manière, je ne vois pas non plus comment lui faire comprendre qu’il est à côté de la plaque. Mais je n’ai pas non plus envie de chercher. A quoi bon ? « Je suis désolé. ». Mon nez se lève et mon regard dur se pose sur lui. Je ne veux pas le regarder, je ne veux pas le voir et je veux encore moins qu’il comprenne à quel point je souffre. Pour tout dire, je suis même persuadée qu’il ne sait pas pourquoi il s’excuse. Abruti. Il fait la conversation, pense-t-il que j’en ai moi-même envie ? Il se trompe lourdement. J’ai envie de le faire comprendre que ça ne marche pas comme ça. J’ai envie de le cogner. Mais nous sommes pris au piège ici. J’imagine que je dois me montrer un peu civilisée ? Mais je ne veux pas lui parler, putain. « De quoi tu t’excuses exactement ? ». Bien sûr que je lui demande. Je ne sais pas où il veut en venir. J’ai envie de comprendre. Qu’il mette des mots. Il a tendance à faire de petites phrases pour parler de beaucoup de chose. Lorsqu’il m’a dit qu’il avait besoin de moi, je ne sais même pas où il voulait en venir.

« Tu comptes m'ignorer encore longtemps? ». Mon regard se détourne aussitôt. Nous allons donc aborder ce sujet maintenant, alors que je ne peux pas fuir à cause de la pluie. Quoique, si je me précipite et que je meurs là, juste devant la grotte, peut-être qu’il comprendra qu’on ne peut pas tout le temps parler, ou s’expliquer sur nos actes. Lui, il est suffisamment stupide pour m’agresser déjà, pour me poser les questions que je n’ai pas voulu aborder. Oui, je compte l’ignorer, je compte le zapper, je compte même l’oublier et aller voir ailleurs. Tant que mon cœur battra la chamade comme il le fait maintenant, je ne veux rien savoir de lui. J’ai juste envie qu’il me laisse tranquille. Et jamais je n’avouerais que je serais morte aujourd’hui, s’il ne m’avait pas trouvé. Je n’avais pas vu le ciel se couvrir, je n’avais pas entendu le premier coup de tonnerre. J’aurais pris la première goutte sans comprendre. Mais la fierté ne me permet pas de le remercier. Son comportement non plus. Je ne prends même pas la peine de lui répondre. « Tu sais que c'est pas la solution.. », enchaine-t-il bien vite. La douceur de sa voir m’agace davantage encore. Il ne comprend pas bien sûr, il ne comprend pas que ça ne peut pas durer et qu’il va vraiment falloir qu’il se reprenne. Il me tue, bordel. A être là quand je ne veux pas qu’il le soit. N’est-il pas ironique de voir qu’il est plus souvent là, maintenant, alors qu’il ne l’était pas avant ? N’est-il pas ridicule de voir qu’il semble vouloir être là, maintenant alors qu’il n’a pas su être là plus tôt ? Je le déteste pour ça, et il est incapable de comprendre. Il ne mérite même pas que je perde mon temps à lui expliquer. Il ne mérite que mon silence. Mais j’ai mon caractère. Et il a mon cœur. Je déteste l’avouer, je déteste accepter ce que je vis et ce que je ressens. Il n’y a rien à faire pour ça, évidemment. « Il n’y a pas de solution. Pas tant que tu ne seras pas capable de me foutre la paix ». Je plante mon regard dans le sien. Il est beau. Tout serait plus facile s’il ne l’était pas. J’ai envie de le toucher, j’ai envie qu’il me touche. Et je n’ai jamais ressenti ça. Il m’énerve, je le déteste.
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Sujet: Re: I hate you, I love you ~ Gobb
Mer 6 Juil - 21:35

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Come to me in the night hours. I will wait for you and I can’t sleep cause thoughts devour. Thoughts of you consume. I can't help but love you even though I try not to. I can't help but want you. I know that I'd die without you. ✻✻✻ Robb n'est pas certain de ce qu'il veut, ne le sait toujours pas. Ce qu'il sait en revanche, c'est qu'il ne peut pas la laisser l'ignorer encore, la laisser le fuir comme la peste. Il le sait, il a besoin d'elle. Déglutissant avec peine, ravalant sa fierté, il s'excuse alors. Pour son refus, pour cette distance qu'ils ont dû mettre, ce baiser qu'il n'aurait jamais dû lui donner ; pour tout. Il n'arrive pas à décrocher et quand bien même il aimerait, il n'y arrive tout bonnement pas. Il s'excuse, sans trop savoir pour quoi. Pour tout, en fait. Mais la brune n'est pas dupe, l'interrogeant à voix haute sur ses réelles intentions. « De quoi tu t’excuses exactement ? » demande-t-elle. Et son regard en dit long sur ses pensées. Robb soupire, passe une main dans ses cheveux. Putain, ce que c'est compliqué une fille. « D'un peu tout, je présume.. » souffle-t-il en guise de réponse. Il a l'impression d'être sur des charbons ardents, la brune le cuisinant pour mieux l'ébouillanter. Son épaule l'est déjà, de toute façon. L'acide lui brûle la chair, mais il ne dit rien, serre les dents comme un bon soldat. Elle n'a pas besoin de ça. Il ne veut pas la forcer à s'inquiéter, jouer la carte du blessé en besoin d'attention pour la récupérer. Il veut qu'elle le voit homme, et pas faiblard blessé. Quelque part, sa curiosité le titille: gardera-t-il une marque à jamais? La blessure est-elle profonde ou superficielle? A la douleur qui l'assaille, il devine que ce n'est pas une simple égratignure, pourtant si l'acide venait à lui chatouiller l'os, il ne serait pas en train non plus de taper la causette. Bordel ce que ça fait mal.

Elle ne répond pas à ses mots, l'ignore superbement suite à sa réplique. Quoi de plus normal, il n'est pas des plus précis. La vérité, c'est que la liste serait bien trop longue pour être énumérée dans son entièreté. Elle ne veut pas le voir, il a compris. Il a compris seulement, il ne peut pas exaucer son souhait. Déjà à cause de l'acide qui fait rage au dehors, bien que celui-ci soit plus une excuse, ensuite parce qu'au fond, il sait qu'il n'est rien de plus qu'un paquet de chair ambulant sans elle à ses côtés. Il le voit, désormais. C'est idiot, et pourtant, c'est lorsque l'on perd les choses qui comptent le plus pour nous, qu'on se rend compte véritablement de la valeur qu'elles ont à nos yeux. Son regard laisse trahir cette affection qu'il lui porte, quand bien même elle refuse d'y croire, de poser les yeux sur lui. Sa voix tente de lui faire comprendre qu'il n'est pas l'ennemi, ne veut pas avoir à l'être. Pitié. Mais ses suppliques restent sans réponse, tombant dans le gouffre de l'oubli, de la colère. « Il n’y a pas de solution. Pas tant que tu ne seras pas capable de me foutre la paix » réplique-t-elle sèchement. Le cœur du blond se serre, et comme à son habitude, il aimerait sourire. Sourire pour mieux se cacher, rire pour mieux efface ce malaise qui l'assaille, tant de fois ; faire tomber ce masque idiot qui lui colle à la peau, le protège des autres. Il essaie et pourtant, ce masque refuse d'apparaître. Seul son regard, blessé, son cœur meurtri font face à la brune. Elle a tout droit de le rejeter, il le mérite. Pourtant il refuse cette fois de faire les choses à moitié.

Se levant, l'homme s'approche de la chasseuse jusqu'à venir en face d'elle. Il la regarde, parcourant son visage de ses charbons. Il la contemple et un instant, il a envie de se taire. Il redoute ces mots qui vont franchir ses lèvres, parce qu'il sait que la réponse de la brune à ceux-là va faire mal. Très mal. « C'est ce que tu veux?.. » demande-t-il, son ton se voulant neutre. Au fond il stresse, le blond, il panique. Non, ne répond pas. Ne lui répond jamais. Pourtant il insiste, prend son courage à deux mains pour une fois dans sa fichue vie. « Si tu veux que je t'évite, que je disparaisse de ta vie, m'écarte en silence ; je le ferais, Gamo. Je ne sais pas ce que tu veux, mais je le ferais. » souffle-t-il. Il se veut déterminé, fort et confiant, mais alors que les prochains mots se bousculent dans son esprit, sa confiance en lui semble le lâcher. Avec elle, il sait que c'est quitte ou double, noir ou blanc ; bon ou mauvais. Pourtant s'il a bien une certitude, c'est que dans chaque situation, lorsqu'il se retrouve confrontée à la chasseuse, il en vient toujours à devoir ramasser ses dents. Il ne devrait pas lui laisser tant de pouvoir sur sa vie, tant de contrôle. Mais au fond, pouvait-il vraiment y changer quelque chose? Elle avait déjà tout. « Je suis désolé, Gamo. Vraiment. Je ne voulais pas te blesser. » Ses mots semblent pâles, faiblards quant à l'immensité de son tord envers la jeune femme. Aussi complète-t-il: « Si tu veux me frapper, vas-y. Si tu veux que je sorte de ta vie, définitivement, dis-le. Mais ne me demandes pas de t'oublier, Gamo.. » Sa voix perd de sa dureté, son ton se fait plus tendre malgré lui lorsqu'il prononce son prénom. « Je suis désolé, mais je ne peux pas. » termine le jeune homme. Quelques gouttes de sang perlent à la manche de son tee-shirt, dévalant paresseusement son bras qu'il colle un peu plus à son côté pour le cacher. Il saigne pour elle, dans tous les sens du terme possibles. Et ironiquement, ce n'est que lorsqu'elle semble le rejeter qu'il se sent si désespérément attaché à elle. Il ne veut pas la perdre, putain. Pas elle.

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Sujet: Re: I hate you, I love you ~ Gobb
Lun 11 Juil - 23:56

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Faire une erreur et s'excuser, j'ai déjà du mal à comprendre. Je ne supporte pas ce genre de chose, je ne comprends pas toujours ce qui se passe et bon soit. Je suis un peu rancunière et je ne parviens pas toujours à faire ce que l'on me demande. Pour autant, quand on s'excuse d'avoir dit ce que l'on pense, c'est une chose qui me dépasse et qui me surprend davantage, une situation que je ne comprends pas et sur laquelle je n'ai pas forcément envie de m'attarder, la plupart du temps. Je refuse son excuse parce qu'il s'excuse de m'avoir foutu à la gueule ce qu'il ressentait vraiment. Et c'est principalement ça qui me pose problème, justement. C'est pour ça que je lui demande de quoi il s'excuse, pour ça que j'essaie de comprendre mais évidemment, il a toujours la réponse qu'il faut, hein. « D'un peu tout, je présume.. ». Mon regard se baisse, un soupir s'échappe de mes lèvres. Je suis saoulée, je n'ai qu'une seule envie et c'est bien de lui faire comprendre que tout ceci ne risque pas d'aller en s'arrangeant. Il faut qu'il comprenne que ce n'est pas parce qu'il le désire que ça va changer la donne. Ce n'est pas comme ça que ça marche et ce n'est pas près de changer. Hors de question, même. Il est facile de s'excuser de tout. De prétendre que ça compte vraiment, pour lui. Et qu'il arrête de passer sa stupide main dans ses stupides cheveux. Je suis persuadée qu'il se dit que je suis compliquée, qu'il reporte la faute sur moi, qu'il se dit que tout vient de moi. J'ai pris un râteau, j'ai pris une claque dans la gueule alors qu'il est celui qui a mis les doutes en moi. Tout ceci est de sa responsabilité et pourtant, il va se mettre à agir comme si le problème venait réellement de moi. Je le déteste, putain.

Je lui balance que je veux qu'il me foute la paix et pourtant. C'est ce que je veux oui, ce que j'aimerais lui foutre dans la gueule à longueur de temps. Et mon principal problème vient du fait que s'il venait vraiment à le faire, je me sentirais mal. Il me manquerait, je le sais bien. Et c'est bien plus douloureux à entendre que le reste. Je ne suis pas prête pour le voir s'éloigner. Le simple fait de l'ignorer m'est difficile et je ne parvient pas à me résoudre à faire autre chose qu'à lui jeter quelques coups d'oeil de temps à autre. Je ne parviens pas à agir différemment, pour la simple et bonne raison que c'est plus fort que moi. Tout simplement. Les sentiments sont une belle connerie, en tout cas. Je me sens faible, maladroite, imbécile. Je ne me sens pas à ma place dans tout ce merdier. J'ai envie de prendre le large et de disparaître dans un trou jusqu'à ce que mon cœur arrête de me dicter une conduite qui me dépasse. Alors oui, l'ignorance me paraît plus simple. Pour autant, je ne sais pas si je suis capable de me tenir à l'idée que j'ai de vouloir qu'il me foute la paix. J'en ai envie. J'en meurs d'envie. Mais suis-je réellement capable d'insister sur ça, je n'en ai pas la moindre idée. « C'est ce que tu veux?.. ». Mon regard finit par se baisser et un nouveau soupir s'échappe de mes lèvres. Agacée, soupirante. Je n'ai pas envie de lui répondre. Je veux qu'il me foute la paix, je veux qu'il me laisse tranquille et qu'il se décide à s'y tenir. Je veux… Bordel, je ne veux rien de tout ça mais avec lui près de moi, je suis en train de dépérir. Je suis sur le point d'ouvrir la bouche et de lui répondre que déjà, il reprend la parole, à nouveau. « Si tu veux que je t'évite, que je disparaisse de ta vie, m'écarte en silence ; je le ferais, Gamo. Je ne sais pas ce que tu veux, mais je le ferais. ». Ce que je veux ? Il ne sait pas ce que je veux ? Abruti. Il le sait très bien. Il n'est pas capable de le comprendre, mais il le sait. Et il n'a pas été en mesure de me le donner. Et à cause de ça, je ne parviens pas à savoir ce que je pourrais bien faire pour que la situation s'améliore. J'en viens à croire qu'il n'y a même pas de solution miracle pour que ça puisse s'arranger, finalement.  « J'aimerais surtout comprendre ce que toi, tu veux. Tu me repousses et quand je pars enfin, t'es là, à chercher ma compagnie, à t'excuer pour je ne sais quoi. A me prendre la tête. Tu veux tout et tu ne veux rien. », dis-je dans un souffle. Régler ses comptes alors que la pluie acide tombe et qu'il est impossible de prendre la fuite, ce n'est pas malin. Mais ai-je désormais le choix ?

« Je suis désolé, Gamo. Vraiment. Je ne voulais pas te blesser. ». Trop tard. Clairement. Mais bien sûr, il ne s'en soucie pas et maintenant, je ne vois pas vraiment ce que je pourrais faire pour que la situation s'arrange ou s'améliore. Ce n'est pas comme ça que ça se passe. Il peut s'excuser, il peut agir comme s'il ne le voulait pas mais se rend-il vraiment compte de la situation ? Je me suis exprimée, et lui aussi. Ca n'allait pas dans le même sens. S'il n'est pas foutu de le comprendre, je ne vois pas ce que je pourrais bien dire de plus. Le ton de sa voix n'y change rien. Qu'il y mette de l'émotion s'il en a envie. Je m'en moque. « Si tu veux me frapper, vas-y. Si tu veux que je sorte de ta vie, définitivement, dis-le. Mais ne me demandes pas de t'oublier, Gamo.. ». Je ris. Jaune bien sûr. Il est pathétique et j'en ai assez. J'en ai assez de parler pour rien, j'en ai assez de faire face à un homme qui ne semble pas être capable de comprendre ce qu'il se passe. Je n'ai pas envie de chercher, je n'ai pas envie de réfléchir parce qu'à l'heure actuelle, je trouve tout ça bien assez compliqué. Que son ton se fasse tendre s'il en a envie. Je m'en fous qu'il ne m'oublie pas, je rêve d'y parvenir, moi. J'en ai marre d'être incapable d'être forte face à lui. Et sa voix qui faiblit me donne envie de le prendre dans mes bras. Je suis encore plus pathétique encore que je ne l'aurais cru. « Je suis désolé, mais je ne peux pas. »

Je suis sur le point d'ouvrir la bouche quand un éclair perce à travers la forêt et que la grotte s'éclaire davantage. Le rayon de lumière blanc me permet de voir le sang qui coule sur son bras, sang que je n'ai pas vu avant. Ce sang qui perle de son t-shirt et qui s'écrase sur le sol. Il est blessé et il n'a rien dit. Putain. Et je n'ai rien vu parce que je suis trop occupée à lutter avec des sentiments à la con que je suis incapable d'ignorer. Je suis ridicule, faible. Amoureuse. Et je déteste ça. Je quitte le sol, sans parler. Incapable de trouver les mots qui pourraient se faire « doux » alors que des mots acerbes s'emmêlent entre mes lèvres. Lorsque j'arrive à sa hauteur, je pose ma main délicatement sur son bras alors que mon regard se glisse sur lui, alors que je vois bien qu'il a mal, maintenant. Chose que je ne voyais même pas avant. Pourquoi est-ce qu'il n'a rien dit ? Pourquoi avoir souhaité s'excuser et me parler à la place ? Pourquoi y porter une telle importance, comme ça ?  « T'es vraiment trop con ». Et sans réfléchir, voilà que mes lèvres se posent sur les siennes. Et j'oublie tout. La douleur de mon cœur, sa blessure, notre échange. J'oublie absolument tout.
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Sujet: Re: I hate you, I love you ~ Gobb
Mer 13 Juil - 20:01

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gamora ∞ robb

It's hard to tell the difference between blood and water these days. I'll pray that one day you see the only difference between life and dying is one is trying, that's all we're going to do. So try to love me and I'll try to save you. ✻✻✻ Il entend ses cris de colère, son incompréhension. Tu veux tout et tu ne veux rien. C'est ce qu'elle lui reproche, d'avoir immiscé ces doutes en elle pour les lui reprendre, les arracher avant même que les graines n'aient eu réellement le temps de germer. Elles l'ont fait cependant. Vite. Mal. Il n'aurait jamais du rien faire, jamais rien tenter. Et pourtant, à cet instant, il crève d'envie de la serrer dans ses bras, de lui dire qu'il est désolé, quand bien même elle voudrait le frapper ; de l'embrasser. Tout et rien, est-ce la vérité? Peut-être qu'au fond, Robb a toujours su ce qu'il voulait. L'amitié fille-garçon? Foutaises, ça n'a jamais marché. Sauf avec elle, qui l'envoyait bouler avant même qu'il n'ouvre la bouche, elle qui l'a toujours soutenu quand bien même elle lui faisait comprendre d'un regard que sa plus grande envie, était et demeurait de l'étriper. Peut-être qu'au fond, il voguait sur les flots tumultueux, pensant à sa vengeance alors que doucement, son cœur lui soufflait la triste vérité: l'amour, il l'avait. Il l'avait toujours eu à portée de doigts. Il était juste trop sot, trop aveugle et bourré de préjugés pour le voir tel qu'il est. Et alors qu'il la perd, encore et toujours, il ne peut s'empêcher de lui faire du mal malgré lui. Elle ne veut plus le voir, elle le lui a déjà dit à maintes reprises. Pourtant il est là, face à elle, s'approchant toujours plus près, la défiant presque. Il est là, l'a toujours été, et refuse catégoriquement de s'en aller. Qu'elle le lui hurle si cela la chante, qu'elle le frappe si cela peut la faire se défouler, évacuer cette rancœur qui lui bouffe la tête, mais lui, malgré ses cris, malgré ses pleurs, ne compte pas bouger d'un iota. C'est idiot. C'est égoïste. C'est Robb.

La voir lui fait mal, l'entendre lui fait mal, et même ce regard qu'il a tant cherché à obtenir, faisant les pires folies, idiot qu'il est, le brûle tout entier. Elle veut le voir sur un bûcher, quand lui aspire à l'asseoir sur un nuage léger. Un nuage qui s'envolerait loin de tout, loin de la Terre, loin de lui. En est-il seulement capable? La réponse semble évidente alors qu'il cherche son regard, lui demandant d'énoncer tout haut ce qu'elle pense sans doute tout bas. Comme en réponse à sa faiblesse, un éclair brise la nuit, illuminant la grotte et les silhouettes des amants maudits l'espace d'un instant. Robb détourne le regard, se cache les yeux d'un revers de bras, instinctivement. Son épaule le brûle alors, lui soufflant que c'était une idée bien bête, et sans doute le pire réflexe qui soit, faisant bouger légèrement sa veste de son épaule, le sang s'écrasant finalement sur le sol. Il serre les dents, mais ne dit rien, reposant son regard charbon sur le visage porcelaine. Se relevant, la chasseuse lui fait face. Et la douleur qu'il lit sur son visage, combat sanglant d'émotions fortes, le captive un instant, se demandant si la jeune femme va le frapper à la tête, ou bien au ventre. Il espère que ce ne soit pas l'épaule, mais ne peut l'énoncer à voix haute. Il se prépare à encaisser, de toute façon, il l'a mérité. Et ses doigts s'envolent vers son bras. Merde. Mais plutôt qu'un coup, elle l’attrape, soulevant sa veste cachant jusque là la blessure. Ce n'était pas ce qui était prévu. Il aurait préféré qu'elle ne sache pas, rien. Serait-elle capable de le frapper, désormais que la pitié devait envahir son cœur? Putain. Il n'aurait pas dû s'approcher.

Ses mots brisent alors le silence qui les étouffe, claquant dans l'air comme un fouet sur sa peau. « T'es vraiment trop con » lâche la brune. Robb pourrait confirmer ses dires, mais les lèvres roses s'abattent d'un seul coup sur les siennes, le prenant par surprise. Écarquillant les yeux, le blond met quelques brèves secondes à comprendre. Les questions qu'il a, les peurs, les doutes, tout s'envole l'espace d'un instant. Tout, absolument tout, se fait la malle là-haut. Son cœur rate un battement, et la surprise passée, l'homme s'empare d'une main de sa nuque, l'autre postée sur sa hanche. pas besoin de lui expliquer quoi que ce soit pour savoir qu'il meurt d'envie de ce baiser. Pas besoin d'évaluer les risques et les avantages, le pourquoi du comment quand tout son corps la réclame ; quand son cœur même, l'appelle en silence. Ses doigts se perdent dans la chevelure brune tandis que ses lippes répondent au baiser, fiévreuses. Robb a mal, mais la douleur semble s'estomper rapidement à mesure que le baiser se prolonge. Doucement, le souffle court, les mains de l'homme viennent s'emparer de son visage, rompant un court instant l'échange, son front collé au sien. « T'embrasses plutôt bien...pour une fille. » souffle-t-il, la taquinant. Souriant, il l'embrasse de nouveau d'un baiser léger, avant de reprendre: « Si je m'excuse de t'avoir fait attendre, tu vas aussi m'engueuler? » Le blond prend ses aises, tout sourire, embrassant cette fois la brune sur la mâchoire, provocateur. Doucement, ses lèvres descendent alors dans son cou, le couvrant d'attentions. Son corps collé au sien, il la force à reculer d'un pas, la coinçant contre la paroi de pierre. Non, il ne réfléchit plus. Pas la peine de le faire, pourquoi s'arrêterait-il? Elle l'a embrassé non? Et même si elle venait à lui souffler d'arrêter ses idioties, il penserait que c'est un jeu. Ses mains descendent sur ses hanches, ses doigts passant doucement sous son haut. Son bassin se colle un peu plus à elle alors que ses lèvres s'entichent de la peau fine de son cou, laissant là un baiser fiévreux. Si l'homme pensait ces dernières semaines avoir un souci de ce côté-là, son bassin lui fit bien comprendre que non, il ne s'était pas mis en veille. Il attendait juste la personne désirée. Et ses mains longent alors ses côtés, se glissant toujours plus haut.

✻✻✻
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Sujet: Re: I hate you, I love you ~ Gobb
Ven 15 Juil - 20:41

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]On ne sait jamais vraiment ce qu'on veut, en réalité. Il y a toujours un moment où l'on se dit qu'on veut telle chose mais que l'on revient en arrière parce qu'on n'a pas la force ou le courage de l'atteindre. Je n'ai pas toujours envie de foncer tête baissée, des fois, il me faut le temps de me poser, de réfléchir et de voir si c'est bien ou mal, parfois, après une réflexion évidente, je ne sait toujours pas. Pour tout dire, je suis un peu paumée là, maintenant. Face à Robb, c'est toujours comme ça maintenant. Le meilleur ami, la personne dont je suis la plus proche. était. C'est perturbant de voir à quel point tout peut changer en quelques minutes. Je ne veux pas le perdre parce que dans le fond, ça me paraît impossible et insurmontable. Un point d'appui, quelqu'un que j'ai seulement à regarder pour me rappeler de ce qu'est ma vie, finalement. On ne conçoit l'amitié et son importance qu'au moment où on a le plus de chance de tout perdre, je crois. Je l'ai senti, quand ses lèvres se sont posées sur les miennes et que j'ai répondu à ce baiser. Je ne dis pas que j'ai compris ce qui arrivé, et pourtant. Quand ses lèvres ont quitté les miennes et qu'il a plaisanté, j'ai compris. Que plus rien ne serait comme avant, que tout serait explosé par une bouche contre une bouche. Putain. Mon regard se baisse alors que mes lèvres se rappellent se souvenir. Je me mords la lèvres inférieur doucement et j'essaie d'arrêter. Je le déteste n'est-ce pas ? Oui, je le déteste.

Et pourtant, n'est-ce pas sur sa bouche que la mienne s'écrase ? N'est-ce pas son baiser que je cherche alors que je l'ai vu saigner ? Je suis faible. Gamora n'est pas la guerrière qu'on dit qu'elle est. Elle est la faible, la molle, celle qui ne sert à rien, celle qui faiblit face à un homme qui parvient à faire d'elle ce qu'il veut. Putain. Il me rejette et je l'embrasse. Est-ce que c'est ça l'amour stupide ? Est-ce que je suis devenue ? Sans doute. Mais j'en ai assez, pour ma part. Assez d'être la débile du coin qui est incapable de faire le nécessaire pour que ça se passe bien. Parce que c'est l'impression que j'ai, aujourd'hui. Et que je vois bien que ça ne va pas aller en s'arrangeant. Au contraire, même. Je n'ai pas envie de réfléchir à demain, je n'ai pas envie de regretter ce que je fais. Et il ne répond pas à notre baiser. C'est là qu'on remarque ma stupidité hein ? Les maigres secondes qui s'écoulent sont une torture. Et si mes lèvres ne quittent pas les siennes, c'est en signe d'au revoir. Je n'ai plus envie, je n'ai pas envie de me battre. Bordel. Je ne peux pas continuer comme ça. Je disparaîtrais clairement. Les pensées s'agitent alors que l'envie de pleurer me saisit. Je suis coincée dans une grotte avec un homme qui les veut toutes sauf moi.

Sauf que. Lorsque sa main se perd dans ma nuque, c'est mon cœur qui manque un battement, et qui se fait plus rapide lorsqu'il pose l'autre sur ma hanche. Qu'il ne vienne pas, après ça, encore me parler d'une blague, je ne m'en remettrais pas. Je le tue s'il se met à rire après ça. Je le tue. Mon corps se presse au sien, avalant chaque parcelle de son corps pour s'en imprégner. Un rêve ? Une hallucination due à une goutte d'acide qui me serait tombée sur la tête ? Et pourtant, le contact prend déjà fin alors qu'il pose ses mains de chaque côté de son visage. Voilà, il va se mettre à rire et me dégager. Je devrais attendre que la pluie s'arrête. Sauf que. Son visage ne s'éloigne pas, ses mains ne me quittent pas. Son front contre le sien. Il reste là. Et je suis… En réalité, je suis perdue. Et j'attends, convaincue qu'il va me dire qu'il regrette. Convaincue qu'encore une fois, mon monde va s'écrouler. « T'embrasses plutôt bien...pour une fille. ». C'est un compliment ? J'avoue avoir encore un peu de mal avec certaines manière de parler. Et avec les émotions, surtout. Je m'apprête à faire une remarque, sans doute bien moins agréable que je ne le voudrais. Mais c'est mon caractère ? Sauf qu'il me coupe d'un baiser. Léger, naturel, et que j'en perds les mots. « Si je m'excuse de t'avoir fait attendre, tu vas aussi m'engueuler? ». Là j'avoue que c'est un peu tentant. Mais déjà, il m'embrasse à la mâchoire, doucement. Ses lèvres descendent à mon cou, et je recule. Ou plutôt, je ne sais pas si c'est moi ou si c'est lui.

Mais ce sont ses doigts qui me bloquent. Là, sous mon haut, alors que je me retrouve prise au piège. L'étouffement me vient doucement. La peur ne tarde pas à suivre. Je manque de souffle, non pas parce que j'aime ce qu'il fait, mais à cause d'un vent de panique qui s'attaque à moi. Je tente de le repousser, un instant. Pas très fort, de quoi le repousser, n'est-ce pas ? C'est mon ami, ça devrait suffire hein ? Bon, okay, il est plus que ça à mes yeux. Et aux siens ? J'en viens à me demander comment je dois prendre tout ça, j'en viens à me demander si ce n'est pas que ça qu'il attend… J'ai peur… Alors je me débats et je le cogne. Pas une gifle, mais un coup de poing, et je le repousse. Et il tombe. Alors que je tombe à genoux, que des larmes coulent de mes yeux et que je le dévisage, la peur affichée sur chaque trait de mon visage. Il est pas censé comprendre que ça me fait peur ? Qu'il me faut du temps ?

Putain Robb, qu'est-ce que tu fais… ?
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Sujet: Re: I hate you, I love you ~ Gobb
Lun 18 Juil - 20:56

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It's hard to tell the difference between blood and water these days. I'll pray that one day you see the only difference between life and dying is one is trying, that's all we're going to do. So try to love me and I'll try to save you. ✻✻✻ Il l'aime. C'est un fait. Il n'est pas bien sûr que ce soit ça l'amour, n'a jamais vraiment su. Mais il ne veut pas la perdre, voudrait être constamment à ses côtés. Il veut être ce type qui pour elle, soulèverait des montagnes, ce héros qu'elle appellerait et qui volerait à son secours peu importe l'endroit. C'est idiot, n'est-ce pas? Enfant, même. Pourtant alors que ses lèvres se heurtent aux siennes, alors que leurs souffles se mêlent, Robb a envie d'être toutes ces choses. Il a envie d'être à ses côtés. Ce baiser signifie beaucoup de choses pour lui, et s'il lui rend, il sait désormais ce qu'il fait. Au placard, l'idiot qui s'amourache de la première paire de fesses venue. Du balai, cet enfant fainéant qui ne veut rien faire et aime se moquer. S'il n'est pas déjà trop tard, il veut devenir cet homme que la brune voyait en lui, celui en qui elle aurait pu croire. C'est elle, et pas une autre, il en est certain désormais. Mais si l'homme en est sûr, il s'emballe peut-être un peu. Qu'en est-il de brune et de ses doutes, ses hésitations ; ses sentiments. Une fois de plus, il fonce dans le tas, la plaquant au mur. Emballé c'est pesé, comme on dit. Mais il aurait du comprendre à ce cœur qui s'emballe contre le sien, à cette légère réticence dans ses gestes. Il devrait le voir, le sentir, et pourtant il n'en est rien, trop subjugué par ses propres émotions, ses propres certitudes. Et Gamora prend peur.

Alors que ses doigts se font instigateurs, explorateurs de nouvelles contrées, le coup part, fuse jusque dans son ventre. Un coup de poing qui le fait chanceler, vacille et même tomber, sous le choc. Robb ne s'y attendait pas, vraiment. Aussi alors qu'il touche terre, son ventre et son épaule hurlant à l'agonie en choeur, son visage se change en un masque de colère. « Putain Gamo!! » grogne-t-il, à terre. La fusillant du regard, ne comprenant rien à la situation, il se fige soudain. Putain. Mais c'est... des larmes? Ébahi, complètement à côté de ses pompes, le militaire la regarde fondre en larmes, s'effondrant à terre à son tour. Et il ne l'a même pas touché cette fois! La peur couvre ses traits, marque son visage porcelaine, ravageant tout sur leur passage. Et Robb se sent con. Bien sûr, qu'elle ne l'a jamais fait. Du moins jamais vraiment. Et au vu de ses antécédents, il est normal que ça la bloque. Il pensait naïvement qu'elle aurait dépassé tout ça, et encore, à cet instant il ne pensait pas à grand chose que ce qu'il faisait, et ce qu'il s'apprêtait à faire aussi. Putain d'égoïste. Sauf que là, devant le dinosaure du camp fondant en larmes devant lui, devant sa faute flagrante d'empathie, il se sentait carrément con. Stupide militaire, agissant avant de réfléchir, fonçant droit dans le tas avant de prendre en compte les sentiments des autres. Il ne l'avait jamais vraiment fait, n'était pas très doué pour ces choses-là. Il grimace, se massant doucement le ventre, et pousse un soupir. S'approchant doucement, sur ses gardes, il souffle: « Désolé.. » Les mots sincères, bien qu'il ne s'étende pas sur le sujet. Il sait maintenant qu'elle ne porte pas vraiment les excuses dans son cœur. Du moins pas les siennes.

S'avançant avec précaution, glissant jusqu'à elle, son regard s'ancre dans le sien, quêtant le pardon. Sa main vient chercher sa peau, doucement cette fois, alors que ses doigts caressent à peine cette joue, recueillant les larmes. « Je suis un gros nul, hein? » demande-t-il, un petit sourire s'esquissant brièvement sur ses lippes, presque triste. Comment ruiner une déclaration d'amour, chapitre quatre-vingt dix-neuf. Non vraiment, il était le Roi des abrutis. Sans un mot, il passe son bras valide autour de ses épaules, serrant tout de même les abdominaux dans le cas où ce contact-là aussi lui vaudrait un coup de poing. On n'est jamais trop prudent. Ses lèvres s'écrasent alors doucement sur sa tempe, sans chercher plus. Ce n'est pas que l'envie manque, quoiqu'elle ai été un peu soufflée en l'instant présent, mais il savait que ce n'était pas la bonne manière de faire. Il en avait envie. Très envie. Mais il ne fallait pas insister, sous peine de lui faire croire qu'elle n'était qu'une de ces filles qu'il comptait jeter après avoir couché avec. Cette idée le renfrognait, et il se maudit intérieurement de ne pas savoir se tenir. « Pleure pas, tu sais que j'ai toujours été un peu gauche avec les dinos... » souffle-t-il, relevant la tête. Il lui sourit, cherchant à la faire rire, à chasser la tristesse de son cœur. Il l'y avait peut-être mis, mais nul ne lui interdisait de la reprendre, pas vrai? Du moins essayait-il, sans être certain que cela marche véritablement.

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05/03/2015 avengedinchains 2958 Jennifer Lawrence ava by lux aeterna baby ♥ signa Alas Leader chasse & traque 35
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Sujet: Re: I hate you, I love you ~ Gobb
Dim 24 Juil - 2:00

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Il est difficile de croire qu'il va comprendre pourquoi je le repousse. Pourquoi je le cogne, pourquoi je l'éloigne, pourquoi je le pousse à me lâcher la grappe. Je comprends que cela n'ait rien d'évident, je comprends qu'il puisse se vexer et en même temps, je ne suis pas certaine d'avoir envie d'y réfléchir. J'ai peur qu'il me repousse définitivement alors qu'il semblait enfin.. M'accepter. Et en même temps, je ne peux pas me laisser faire juste parce qu'il a envie que je le fasse. Je ne suis pas comme ça et putain, qu'il se précipite à ce point sur moi, je suis supposée le prendre comment aussi ? Non, je ne suis pas à l'aise avec ça. Et je n'ai, d'ailleurs, pas non plus envie de me prendre la tête avec ça. Je ne suis pas à l'aise, je suis au bord du gouffre, finalement. Et je n'ai, putain, pas envie de me prendre la tête. Je veux qu'il me comprenne et je suis bêtement surprise de voir qu'il peut vouloir me pousser comme ça alors que je lui ai parlé il n'y a pas si longtemps que ça, encore. Et ça me fait mal. Mais sans doute suis-je bêtement en train de me monter la tête pour rien, aussi. C'est une éventualité, aussi. Mais que puis-je y faire ? Je fais de mon mieux, mais ce n'est pas toujours facile.

Le contact de ses doigt me brûlent alors qu'ils touchent ma peau. Le contact est délicat et pourtant, il me terrifie. Alors je frappe, je le repousse, je l'invite à me laisser tranquille. Sans doute aurais-je pu éviter de le cogner. Mais c'est un mouvement de défense, une peur panique qui m'a poussée à agir. « Putain Gamo!! ». Il ne semble pas comprendre, là tout de suite. Il me fusille du regard, alors que je fonds en larme. La peur, et en même temps, la honte de le repousser et de constater que je suis incapable d'aller de l'avant. Disons que je ne me suis jamais concentrée sur ce point. Je n'ai jamais envisagé de pouvoir coucher avec quelqu'un. J'avais juste l'impression que ce n'était pas le moment. Il me fallait du temps, juste. Je ne sais pas combien, je ne sais pas comment les choses sont supposées se passer, non plus. Le faire, là, maintenant, c'est une possibilité, et en même temps, je ne suis pas prête et je ne sais pas si ce serait bien. Finalement, je ne sais même pas comment on le sait. « Désolé.. ». Je lève le nez, le regarde un instant alors qu'il se rapproche doucement. Il se fait délicat et cette simple chose me plaît bien et me fait un bien fou. Cela peut paraître con, bien sûr, mais est-ce que c'est vraiment étonnant ? Je sais que c'est stupide, mais s'il s'excuse et qu'il revient vers moi, c'est qu'il comprend un minimum non ?  « C'est moi qui suis désolée ». Et je baisse à nouveau la tête, honteuse. Parce qu'on ne va pas se le cacher, ça n'a rien de vraiment compréhensible, tout ça. C'est perturbant quoi.

Il continue de se rapprocher, sa main se glissant sur ma peau, caressant ma joue du bout des doigts. Il essuie mes larmes et cette simple caresse me fait bêtement sourire. « Je suis un gros nul, hein? ». Il a ce sourire à la con sur les lèvres, bien sûr. Son bras passe autour de mes épaules et maladroitement, je me rapproche un peu de lui et pose la tête sur son épaule. Il embrasse ma temps, il se fait presque délicat et je suis surprise parce qu'on parle de Robb et que j'ai l'impression que c'est le genre de chose qu'il ne fait jamais. Tout le monde change, n'est-ce pas ? Et pourtant, j'ai encore un peu de mal à croire qu'il puisse changer comme ça, si simplement, et pour moi. C'est étrange, du moins, je me permets de le croire, quoi.  « Au moins tu l'avoues. Mais entre nuls, on se comprend ». Je hausse bêtement les épaules.

Il parvient facilement à détendre l'atmosphère, en tout cas, et bien que la situation soit encore un peu étrange, mes larmes se sont arrêtées de couler, et je commence clairement à mieux me sentir. « Pleure pas, tu sais que j'ai toujours été un peu gauche avec les dinos... ». Est-ce que je peux vraiment lui en vouloir alors que je suis douée avec aucun être humain ? Parce qu'il faut bien avouer que je suis carrément trop dure avec tout le monde. Et je sais, aussi, que ça ne risque pas d'aller en s'arrangeant.  « Je suis gauche avec tout le monde, Robb, alors je dirais que je te pardonne ». Et alors qu'un sourire s'est déjà à nouveau glissé sur mes lèvres, voilà que je dépose un baiser sur sa joue.
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Sujet: Re: I hate you, I love you ~ Gobb
Sam 30 Juil - 16:12

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gamora ∞ robb

It's hard to tell the difference between blood and water these days. I'll pray that one day you see the only difference between life and dying is one is trying, that's all we're going to do. So try to love me and I'll try to save you. ✻✻✻ Il s'excuse, et elle en fait de même. Baissant la tête, honteuse, il ne peut s'empêcher de sentir son cœur se fendre. C'est sa faute à lui, pourquoi demande-t-elle pardon? Quel idiot. Elle venait de lui donner son cœur, et lui le meurtrissait d'une énième cicatrice. Il l'avait prévenue pourtant, il n'était pas le genre de gars dont on doit tomber amoureuse. Pas le genre de gars qu'elle mérite, elle. Il tente de la rassurer comme il peut, se montrant doux, mais il ne sait pas si ça marche vraiment. Il a l'impression de ne pas être à sa place, à cet instant, de jouer un rôle qui ne lui correspond pas. Il n'est pas doux, pas gentil, pas attentionné envers les autres, ce n'est pas lui. Lui, c'est le militaire abruti qui fait des vannes et écarte les cuisses des jolies filles. Lui, c'est le connard égoïste que tout le monde supporte sans que personne ne s'inquiète s'il venait à disparaître. Lui, c'est une putain de marionnette, à l'instant présent. Il ne veut pas la blesser, c'est tout ce qu'il sait, et même en répondant à ses attentes, il se rend compte qu'il en fait trop, lui en demande bien plus qu’elle ne peut lui offrir aujourd'hui. Peut-être demain, se surprend-t-il à penser. Espèce de porc. C'est un gros nul, que Gamora a récolté là, et il le lui dit, à moitié pour son acte, à moitié pour ces pensées qu'il lui tait. Saura-t-il seulement lui donner ce qu'elle souhaite? « Au moins tu l'avoues. Mais entre nuls, on se comprend » lâche la brune, et le blond sourit. Oui, il l'avoue. Non, elle n'est pas nulle. Ils sont juste...bloqués, chacun de leur côté. Lui pour les sentiments, elle pour les sensations. Et quand l'univers sensible se mêle au charnel, la répulsion est aussi forte que deux aimants de charges opposées. Les rapprocher de nouveau, et réussir à les retourner, c'est ce qu'ils devront faire...s'ils y arrivent un jour.

Le militaire essaie, tente d'occulter ses pulsions. L'envie de l'embrasser, de la serrer contre lui, de lui faire découvrir mille et une choses, des sensations qu'elle ne pourrait pas même imaginer. Il a tout un monde à lui faire appréhender, mais il reste là avec elle, bloqué sur le palier. C'est nouveau pour lui aussi, cet amour platonique. Il n'a pas l'habitude, et se sent plus que jamais frustré, usé jusqu'à la moelle. C'est fatiguant, d'être attentif à l'autre, et rien que leur course folle l'a épuisé. Pourtant, il préfèrerait cent fois se prendre une seconde goutte d'acide plutôt qu'avoir à supporter un jour entier de cet étrangeté, cet amour bizarre auquel il n'est pas habitué. C'est peut-être exagéré, mais pour l'homme il n'en est rien. La douleur, il connaît, la souffrance c'est toute sa vie. Le mensonge, aussi. Mais l'amour, autre que sexuel, il n'y a jamais goûté. L'amour fraternel, ça compte? Il n'est pas bien sûr. Et alors qu'il réfléchit, tentant d'effacer les larmes du joli dino, elle le rassure. « Je suis gauche avec tout le monde, Robb, alors je dirais que je te pardonne » souffle la brune. Il hausse les épaules, et sa main se porte automatiquement à celle blessée, une grimace défigurant son visage brièvement. Idiot. Se reprenant, il lâche: « On ira à ton rythme. Faut juste.. » Nouvelle grimace. Il ne peut pas lui dire. Il ne peut définitivement pas.

Toute son enfance durant, son adolescence, il a été le petit rigolo du fond de la classe. Celui que les filles ont pour ami, mais refourguent bien vite dans la friendzone. Celui qui n'est jamais 'assez' selon leurs critères et qui se prend moult râteaux. Cette phrase, dont il avait été habitué à se moquer au fil du temps, s'en riant aux côtés même de la brune, parfois, trottait dans sa tête, revenant au galop. C'était ironique, cette façon dont les choses pouvaient tourner. C'était complètement invraisemblable, tordu même, de souffler ces mots qu'il s'était juré ne plus jamais prononcer. Pourtant, il lui semblait nécessaire de cibler la chose, il ne voulait pas laisser le doute planer. « Tu veux..tu sais... » Robb se gratte la tête, gêné. Non, elle ne sait pas. Comment pourrait-elle deviner? Et s'il continue à se défiler, elle risque de s'imaginer les pires bêtises une fois de plus, de se faire un sang d'encre pour une banalité. Cette pensée l'effraie, alors, d'une traite, il lui balance: « Tu veux sortir avec moi? » La phrase tinte à ses oreilles, résonne dans son esprit. C'est absurde, il s'en rend compte à l'instant même où il le dit. Il a l'impression de revenir en arrière, d'être un petit garçon devant la chasseuse, jeune incompris. Ses charbons ancrés dans ceux de la brune, il ne flanche pas pourtant. C'est idiot, c'est gamin ; c'est nécessaire. Et tout gêné qu'il est, pas le moins sérieux pour autant, il attend désespérément une réponse de sa part. Son cœur tambourine alors que sa tête la supplie. Pitié, dis oui. Le seul dont il est jamais eu besoin.

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Sujet: Re: I hate you, I love you ~ Gobb
Sam 30 Juil - 18:50

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Robb n'a jamais été fidèle, proche d'une fille plus longtemps que le temps d'une nuit. Je fabule peut être, extrapole sur les bords sur quelque chose que je ne sais pas du fait que je ne me suis jamais intéressée au sujet. Mais il se trouve que c'est une chose dont les gens ont souvent parlé et les filles ont souvent pleuré, je crois. Il n'est pas doué en sentiment ou en tout cas, pas doué en relation humaine. Je ne peux pas lui en vouloir d'être perdu, n'est-ce pas ? De mon côté, c'est un peu pareil. Depuis que j'ai 12 ans, je n'ai connu que la violence et la haine. Je n'étais que la gamine qui a tué un garde et qui n'a pas eu le droit à la liberté. Torturée, manipulée... Détruite finalement. Alors forcément, aujourd'hui, alors que je touche le bonheur du bout des doigts (ou en tout cas, quelque chose qui y ressemble), j'ai du mal à y croire et je parviens à me convaincre que tout est trop compliqué pour que ce soit simple. Avec Robb, il n'a jamais été question de tout ça, déjà. Et de ce fait, j'ai un peu de mal à me convaincre que tout ça est viable ou réel. J'ai envie d'y croire hein, attention à ne pas confondre. Je suis contente de me dire que j'ai quelqu'un avec qui faire un bout de vie, quelqu'un pour s'occuper de moi, dans un sens ou ce genre de chose. Est-ce que je suis amoureuse ? Je n'irais pas prétendre le contraire avec tout ce qui a pu se passer par le passé et tous les sentiments que j'ai pu avoir qui m'ont un peu secouée jusque là. Il me faut du temps, pas uniquement pour ce qu'il voulait qu'on fasse, mais également pour que je puisse le laisser s'installer davantage dans ma vie. J'ai besoin de temps et en même temps, j'en viens à me dire qu'il ne va peut être pas me laisser le temps. Je ne sais pas... Il faut juste que je fasse des efforts je crois. Mais je ne sais pas vraiment comment. Je ne sais rien. Tout simplement. « On ira à ton rythme. Faut juste.. », Que quoi ? Le regardant, un instant je me demande où il veut en venir, ou pourquoi il me dit ça. Est-ce qu'il est en train de changer d'avis ? Est-il en train de dire que ça ne l'intéresse finalement pas ? Je suis paumée, en réalité, et c'est plus agaçant que le reste, encore. Je ne veux pas qu'il s'imagine que c'est compliqué ou qu'il se mette à croire que tout ceci ne m'intéresse pas. Bordel, je suis moins paumée quand il est question de chasser en forêt. Je parviens plus facilement à tuer qu'à aimer un homme. Dire qu'au milieu de tout ça, il a sa blessure et que je n'ai rien fait pour l'aider... Pour le soigner, ou au moins, voir la blessure, il faudrait qu'il retire le haut, n'est-ce pas ? Et dans ce cas, qu'est-ce qu'il va se mettre à penser ?  « Qu'est-ce qu'il faut ? ». Que je lui donne un peu de matière ? C'est moche dis comme ça mais est-ce que c'est ça qu'il attend ? Et dans ce cas, qu'est-ce que je suis supposée faire hein ?

« Tu veux..tu sais... ». Malheureusement, non, je ne sais pas. Il semble gêné, il se gratte la tête et moi, je patauge, j'attends qu'il se décide à parler, je ne sais même pas quoi lui dire tant je me sens ridicule dans la situation. Moi qui semble si impulsive et qui dégage une certaine confiance, j'en suis bien loin aujourd'hui. Pas qu'aujourd'hui, d'ailleurs, c'est le cas depuis qu'il m'a embrassée. Je patauge quoi. Et je déteste cette sensation d'impuissance. J'ai envie d'y croire mais ce n'est pas une réussite. « Tu veux sortir avec moi? », Je manque de m'étouffer avec ma propre salive face à cette question. Je ne prétends pas que je ne le veux pas mais ça sonne tellement bizarre à mon oreille. Je ne l'ai jamais entendu, en réalité, Mais ça sonne question d'adolescent pourtant. Je ne sais pas, ça me fait bizarre à l'oreille. Alors je souris, intimidée malgré tout. Amusée par la situation et touchée par la demande. Est-ce qu'il est déjà sorti avec une fille ? Et c'est comment, en fait, de sortir avec quelqu'un ? Je ne sais même pas comment ça fonctionne, normalement. « Je ne savais même pas qu'il fallait poser la question pour que ce soit, le cas... Je te préviens cependant que je ne sais pas comment ça marche tout ça. Je... Si je fais une gaffe, il ne faudra pas m'en vouloir tu sais ? ». Parce que s'il m'en veut de ne rien en connaître, je ne sais pas vraiment ce que je pourrais faire pour qu'il voit ça d'un tout autre œil. Je ne veux pas le blesser quoi. Et je ne veux pas non plus qu'il se mette à croire que je suis incapable de ces choses là. Je veux qu'il croit en nous. Je ne sais juste pas comment ça marche. Nous, c'est un mot si étrange n'est-ce pas ?

Mais il n'y a pas que ça à penser, me dis-je en songeant à sa blessure. Il faut que je laisse ma gêne de côté si je veux pouvoir l'aider n'est-ce pas ?  « Il faut qu'on s'occupe de ta blessure. Je crois que pour que ce soit plus pratique, il faut que tu.... hm. Que tu retires ton haut ». La voix rauque, le regard tourné. Ouais, il n'y a pas à dire, je respire l'assurance.
avengedinchains
 

I hate you, I love you ~ Gobb

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