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˜˜˜˜˜˜Traque-moi si tu peux ♦ Shanareth&Oshea
maybe life should be about more than just surviving

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Sujet: Traque-moi si tu peux ♦ Shanareth&Oshea
Sam 4 Juin - 2:50


 
Shanareth & Oshea

••• Elle s'éloigna sereinement de la montagne.  C'était à peine l'aube, les premiers oiseaux s'éveillaient tout comme les guerriers des tribus qui entamaient leurs patrouilles matinales. Cela faisait un peu plus de deux semaines qu'elle était libre à présent. Et elle avait déjà tant vécu ! Beaucoup plus que ce qu'elle avait vécu en 28 ans chez les Rahjaks. Pour une durée courte, elle était en statut de visiteuse chez les Athnas, auxquels elle préférait ne pas révéler sa véritable identité. Bien sûr si on lui demandait elle ne le cacherai pas. Après tout elle avait des marques sur tout le corps pour témoigner son passé. Mais disons que si elle pouvait l'éviter les cachant avec des tissus, elle le ferait. Aujourd'hui, même en temps que visiteuse, elle voulait se rendre utile et s'occuper. Ainsi, elle avait décidé de mettre à profit sa connaissance des plantes pour recommencer à en récolter quelques unes. En attendant de savoir quoi faire définitivement avec sa liberté, elle se trouvait diverses occupations pour passer le temps et profiter. Le temps. Elle avait le temps. Après tout, elle n'en manquait plus à présent n'est-ce-pas ? La liberté. Depuis que Kyran lui avait fait le cadeau de fermer les yeux et ouvrir les portes, la voilà qui avait définitivement abandonné le sable pour la terre, et les broussailles sèches pour les chênes. Elle l'avait remercié, lui promettant qu'elle lui revaudrait ca un jour, puis était partie sans se retourner de cette cité de laquelle elle fut prisonnière depuis sa naissance et non seulement depuis son arrestation. Car vivre chez les Rahjak, c'était vivre pour quelqu'un d'autre. Asservi à des devoirs matérialistes et à plus puissant que soi.

Fini Siddil. Fini Shanareth. Fini le désert. Fini les chaînes.


Ici, elle était enfin son propre maître. Elle aimait entendre la terre et les branches craquer sous ses pieds, elle aimait le bruit des arbres qui se tordaient face au vent et agitaient leurs feuilles comme des instruments. Elle avait déjà eu l'occasion de se rendre en forêt autrefois pour certains commerces, mais cela n'était évidemment pas son biome de vie.  En peu de temps, elle avait pû découvrir plus profondément les autres peuples et leurs modes de vie libéré. Oui libéré car, contrairement au peuple du désert les autres tribus vivaient simplement et en harmonie avec leur environnement et les autres. Ici, elle n'avait pas vu de femmes sous-estimées, de conquêtes de richesses, de combats de pouvoirs. Elle n'avait pas vu de famille royale tyrannique, pas de gladiateurs, et encore moins d'esclaves. Et ca, c'était une différence énorme.

Tandis que la nature se réveillait peu à peu, la sorcière continua sa route. Elle fit un long chemin en aval des roches, et rejoignit les bois denses dans lequel elle ramassait les plantes qui se trouvaient sur sa route. Elle s'arrêta même s'asseoir sur une pierre pour manger quelques fruits. Le temps. Elle avait le temps. Elle déboula dans un chemin de terre molle bordé de pavot par milliers. Un sourire satisfait, elle ouvrit sa bourse et commença à récolter les graines et les herbes qu'il lui fallait. Concentrée dans son travail, elle ne remarqua pas l'amas de feuilles à sa droite et s'en approcha sans méfiance. Concentrée dans sa cueillette, elle remplissait de plus en plus généreusement sa sacoche en pensant aux quelques étraines qu'elle gagnerait pour elle-même en revendant ses quelques brins d'herbes à ceux qui le désiraient. Elle se pencha un peu plus en avant et posa le bout de sa botte sur l'amas de feuille qui tout d'un coup laissa s'échapper un filet gigantesque du sol qui se referma sur elle-même. Un cri de surprise, et la voilà suspendue a un arbre. Trappée comme un gibier.

Une lutte singulière avec le filet débuta. La rôdeuse secoua les cordages en ralant, puis essaya de se mettre debout à l'intérieur afin de se balancer dans tous les sens. Elle y parvint, certes, mais la corde qui la tenait au tronc de l'arbre était trop épaisse pour céder et cela risquait de lui prendre la journée. De toute façon, elle s'était déjà faite piéger une fois comme cela au début de son voyage, et un terrien était venu la libérer, déçu de n'avoir pas capturé de gibier. Pas inquiète mais boudeuse de perdre ainsi sa journée, elle se rassit en tailleur et souffla sur une mèche de cheveux qui lui tombait sur les yeux. Du temps. Bon, elle avait plus qu'à attendre. Une autre personne allait bien finir par passer par là !


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Dernière édition par Oshea Adryn le Mar 7 Juin - 0:16, édité 3 fois

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Sujet: Re: Traque-moi si tu peux ♦ Shanareth&Oshea
Lun 6 Juin - 23:24

Until my last breath you'll never know. Until you feel the silence when I am gone. Now it's vanishing, everything what we might have been. Only now you praise call my name that you won't see again. Who can change this memory ? Inside it needs to burn worship by the enemy. The guilty take their turns watching as it's disappearing. Shadows all that remain wishes slowly crossing over in this parade of pain.
traque moi si tu peux

Deux semaines. Deux semaines qu'Oshea avait pris la fuite et que Siddil était sur les nerfs. Deux semaines que la marchande d'esclaves, se refusait à toi, parce que tu ne lui avais pas ramené sa précieuse esclave. Et tu as avais tout bonnement assez de cette petite peste et de ses envies saugrenues de liberté, qui te casse tous tes coups avec sa maîtresse. Qu'elle la laisse partir, tout le monde, s'en portera bien et elle comme toi avec. Ce n'est qu'une sale ingrate, qui mérite de mourir dans une tempête de sable, elle ne mérite pas que la belle ténébreuse se mette dans des états pareils et surtout pas, pour une esclave. Mais pour Siddil, Oshea est plus qu'une esclave lambda, elle est le joyau de sa collection et elle est prête à tous les moyens, les plus fous pour remettre la main dessus. Un ordre de la part de la marchande d'esclaves et te voilà chez toi en train de préparer tes affaires pour le voyage qui t'attend. Tu ne sais combien de temps cela va te prendre pour la ramener à la cité, mais tu prends le nécessaire et assez de provisions pour tenir une semaine complète. En ton absence, tu charges Shyva de prendre soin de la maison et de faire en sorte qu'elle soit dans ce même aspect quand tu reviendras de mission. Ainsi prévenu, il ne manquait plus que ton cheval à sceller et tu pourrais dire au revoir à ta vie de débauche pour une semaine ou moins. Tout dépend, si le Dieu Soleil sera avec toi, aujourd’hui et les autres jours qui suivent ou pas.

La première tribu que tu décides de fouiller, de débuter les recherches et celle des Athnas. Quatre vingt kilomètres vous séparent, alors il te faudra bien un jour, voir même deux jours pour y arriver. Aucune importance, tu n'es pas à un jour près. En dehors de la cité, tu fais sprinter ton cheval sur une distance de quatre cent mètres, bon ça te fera gagner que quelques minutes, mais c'est toujours ça de pris. Puis, tu repasses au galop. Le soleil vient de se coucher. Tu n'as pas besoin de torche, les reflets de la lune te suffisent amplement - tu n'as pas non plus besoin d'une rose des vents, les étoiles te suffisent amplement pour te guider. Et puis à force, d'aller et venir, tu commences à connaitre le chemin par cœur. Une heure et demi et vingt-sept kilomètres plus tard, tu arrives au Mines de malma. La-bas, tu décides de t’arrêter pour te reposer et faire souffler ton cheval. Tu descends de selle et amène ton pur-sang, un peu derrière la mine pour boire à l'une des ruisseaux bordant les lieux. Et pendant qu'il boit, tu en profites, pour te rafraîchir le visage. Puis, tu lui caresse l’encolure, avant de prendre sur la selle une peau de bête que tu jettes au sol et une couverture de laine que tu enroules autour de tes épaules. Couchée sur la peau de bête, t'es regrette peu à peu ton lit, mais c'est mieux que rien, avant de fermer les yeux.

Tu les ouvres aux premières lueurs du soleil. Il est 6h00 environ. T'étires de tout ton long, te lèves, range la peau de bête et la couverture, avant de sortir d'une de tes besaces des carottes et des pommes que tu déposes devant ton cheval. Puis, d'une autre besace, tu prends des fruits secs et ta gourde d'eau. Tu prends le temps de prendre ton petit-déjeuner, de te laver vite fait dans le ruisseau, avant de reprendre la route. Prochain arrêt, la forêt et les décombres. Tu espères les atteindre avant midi, car après le soleil sera à son zénith et la chaleur sera à son paroxysme - et tu ne tiens à finir carboniser. Alors, tu fais sprinter ton cheval, tant que la température est douce et agréable. Et comme prévue, tu y arrives avant midi. T'as même le temps pour faire une pause casse-croûte, faire boire ton cheval et chasser un lapin - parce les fruits secs, les fruits et les légumes ça va cinq minutes. T'es une vipère, une carnivore, t'as besoin de manger de la viande. Tu descends de ton canasson et l'amènes au prochain point d'eau. Lorsque soudain, tu entends un bruit comme un cri venant de l'Est. Tu arques un sourcil, ce n'est pas le cri d'un animal, mais plus celui d'un humain. Sûrement un pauvre fou qui n'a pas vu où il m'était les pieds et qui s'est jeté la tête la première dans le piège. Curieuse et aussi pour avoir le privilège de te moquer du malheur du malheureux, tu décides de te mettre en route vers la direction où le cri c'est fait entendre. À dos de cheval et au pas, la toile où est emprisonnée la proie est enfin visible. Ce n'est pas un homme, mais une femme et vu d'ici, une très jolie femme, mais ... tes yeux manquent de sortir de leurs orbites tant ce qu'ils voient est surréaliste. Ça ne peut être elle, si ?! Tu t'approches plus près. Mais si que c'est elle. Oshea. Un sourire mauvais t'écorche les lèvres. Finalement, cette mission s'annonce plutôt bien. « Eh bien, eh bien, moi qui pensait te chercher chez les Athnas, on dirait bien que je n'aurais pas besoin de m'y rendre finalement. tu descends de ton cheval, afin de t'approcher au plus près du piège, avant de sortir de ta ceinture, l'un de tes dagues pour te curer les ongles avec. Toutes mes félicitations Oshea, tu as réussi à vivre libre durant deux semaines, c'est un véritable exploit pour un esclave en fuite, tu le sais ça ?! Dommage pour toi, que ça doit se finir aussi vite. » Un sourire carnassier et tu t’assois sur une souche recouverte de mousses. Tu peux prendre ton temps, après tout, prise au piège comme elle est, elle n'ira pas bien loin.  

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Sujet: Re: Traque-moi si tu peux ♦ Shanareth&Oshea
Dim 26 Juin - 19:03


 
Shanareth & Oshea

••• Le menton appuyé contre la corde et laissant ses bras pendre dans le vide, la Rahjak en fuite passait le temps en essayant de repérer le plus d'animaux possibles dans la végétation. Elle aperçu sans mal un lapin ou deux, mais surtout quelques rongueurs dans les arbres qui grimpaient de branche en branche. L'activité animale ne l'interessa cependant pas plus de cinq minutes et l'ennui la regagna aussi vite qu'il était parti. Elle poussa un soupir. Et si c'était Nyméria qui la trouvait ? Elle se moquerait bien d'elle avant de la faire descendre. Elle eut un rire amusé en y pensant. Depuis qu'elle était là, elle avait fait tellement de connaissances différentes ! Bien que certaines furent brêves ou même futiles, la fille du désert se rappelait de chacunes, car toutes avaient impacté d'une manière ou d'une autre sa vie. Par exemple, l'énorme tatouage tout le long de son dos qui était tout récent, ou bien les deux ou trois cadeaux qu'on lui avait fait. Rencontrer des gens libres, quand on cherche justement à savoir qui on est à travers la liberté, c'était quelque chose de formidable.

Elle trouvait drolement longue l'arrivée d'un potentiel sauveur. Quelle abrutie franchement, de pas regarder où elle mettait les pieds ! Toujours les jambes pendant dans le vide, elle s'amusa a faire tourner le filer sur lui-même, et se mit à compter les différentes herbes qu'elle avait récupérer dans sa bourse. Avec ca, elle pourrait de nouveau créer ses potions et ses remèdes pour les vendre à qui en aurait besoin. Si Isane la trouvait là, qu'est-ce-qu'elle allait se moquer d'elle ! Elle eut un rire amusé. Elle n'aurait jamais crû un jour recroiser la fugueuse après tant de temps dehors. D'ailleurs, elle l'enviait beaucoup. Elle arrivait à se reconnaitre sur plein de choses en elle, mais elle admirait sa férocité qui lui avait permi de rester si longtemps déjà évaporée dans la nature. Ou bien serait-ce le mercenaire qui la traquait qui était nul ?

Jamais elle n'aurait crû que cette pensée soit si ironique quelques secondes après. Elle entendit des bruits de pas, ou plutôt des bruits de Sabots. Elle se retourna et apercu un cheval surlequel tronait une grande silhouette, à moitié cachée par les feuilles. « S'il-vous-plait ? S'il-vous-plait j'ai besoin d'un coup de main ! » Appel entendu ou non, la cavalière se rapprocha peu à peu et soudainement, toute joie et enthousiasme s'envolèrent. Avec des yeux frigides, elle regardait le sourire mesquin se dessiner sur les lèvres de celle qu'elle connaissait si bien. « Jok of. » fut la seule chose qui pû s'échapper de ses lèvres tant la surprise la figea sur place. Il n'existait pas de mots assez fort pour retranscrire ce qu'elle ressentait. Cette sorte de haine virulente, de déception, de fureur... Si les gestes auraient pû remplacer les mots, surement aurait-elle fracassé un verre contre un mur, frappé un mur, ou s'arracher les cheveux.  Tout ce qu'elle réussi à sortir cependant n'était qu'un pitoyable mot glissant entre ses dents serrées. Shanareth, fière et tronant sur sa monture, venait de la retrouver après deux semaines de fuite. DEUX SEMAINES. Elle essaya de masquer sa rage en serrant la machoire, mais ses yeux humides de dégouts la trahirent surement. « Raaah mais putain t'as rien d'autres à faire ? Des putes à baiser ou je sais pas, prendre un bain de soleil ! C'est si compliqué de me foutre la paix ?! » elle hurlait presque de rage. En fait non, elle hurlait vraiment. En même temps, qui ne l'aura pas fait à sa place ? La voilà qui se retrouvait une nouvelle fois coincée, dans un filet et toute prête à être livrée comme un vulgaire colis.

Elle avait fait tellement de route, qu'il était hors de question que cette fois-ci elle se laisse ramener chez elle sans se battre de toutes ses forces. Elle voulu la supplier de la laisser repartir, et faire comme si elle n'avait rien vu. Dire à Siddil qu'elle l'avait retrouvée morte, ou alors pas retrouvée du tout. Mais ce scénario n'était valable que dans sa tête. Jamais Oshea n'avait supplié quelqu'un, et jamais Shanareth ne renoncerait à l'Or et les récompenses de la marchande d'esclaves. C'était malheureusement la force des choses. Elle tâta la ceinture de son pantalon de rôdeuse, et réalisa qu'elle n'avait pas sa dague sur elle. Elle était tombée en cours de route ou elle l'avait oubliée ? Elle était pourtant sûre de l'avoir prise avec elle. Génial, maintenant la voilà en plus de tout ça entièrement désarmée et c'était pas avec trois brins d'herbe qu'elle allait tuer la mercenaire.  « Tu peux faire ce que tu veux. Me tuer, me trainer... Mais je retournerais jamais dans le désert. » lâcha-t-elle soudainement en devenant de plus en plus rouge.  « Je te laisserai pas faire. Je préfère crever de faim dans ce filet que de suivre une nouvelle fois tes pas. » Quelles paroles inutiles. S'en était presque ridicule. La situation entière était ridicule. La mercenaire qui se curait les ongles en dessous d'elle, et qui se délectait de cette situation risible, n'attendant surement qu'à rompre le cordage pour que commence le voyage retour.

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Sujet: Re: Traque-moi si tu peux ♦ Shanareth&Oshea
Jeu 30 Juin - 12:52

Until my last breath you'll never know. Until you feel the silence when I am gone. Now it's vanishing, everything what we might have been. Only now you praise call my name that you won't see again. Who can change this memory ? Inside it needs to burn worship by the enemy. The guilty take their turns watching as it's disappearing. Shadows all that remain wishes slowly crossing over in this parade of pain.
traque moi si tu peux

Si tu avais su plutôt que tu retrouvais Oshea ainsi empêtrée dans ce filet, jamais au grand jamais tu ne te serais hâtée dans tes recherches. Au moins la bonne nouvelle c'est que tu n'as pas besoin de te rendre en terre Athnas et expliquer pourquoi tu venais chercher cette petite peste. Qu'ils s'occupent de leur affaire, ça vaudrait mieux pour eux. Ils ont déjà commis assez de fautes outrageuses en hébergeant et en aidant une esclave dans sa fuite. Alors qu'aucun d'entre eux, n'essayent de t'empêcher de la ramener d'où elle vient - parce que tu le tuerais sans l'ombre d'une hésitation. En réalité, ce n'est pas la récompense que t'as promise Siddil qui t'a décidé dans ta quête, mais plutôt le plaisir de la chasser elle. Cette mignonnette t'offre de telles belles parties de chasse, que tu prends une immense satisfaction lorsqu'enfin tu parviens à lui mettre la main dessus. Rusée, farouche et fourbe - voilà trois adjectifs qui peuvent d'écrire la jeune femme au moment de sa capture. A force de la débusquer, elle a fini par connaître tes points faibles et elle sait s'en servir quand il le faut - malheureusement, toutes ses tentatives sont restées veines et le resteront jusqu'à ce que tu décides d'y céder. Et ce jour là, pourvu que tu sois dans l'un de tes bons jours.

Elle te dit d'aller te faire foutre, tu souris en coin. De tels mots dans la bouche d'une aussi jolie femme, c'est tellement peu élégant, mais dans la bouche d'une esclave ça l'est moins. En fait, ça ne te surprend pas. Elle est juste en colère parce qu'elle sait que la partie est terminée et que tu vas la ramener de gré ou de force. Tu pourrais tout aussi bien la libérer, la laisser partir et faire comme si tu ne l'avais pas vu, mais c'est pas ton genre de laisser une récompense aussi juteuse que la capture d'Oshea. T'as tellement à gagner dans cette histoire, que tu ne pas laisser une telle opportunité te filer entre les doigts. Que ce soit par les cheveux, à pieds ou à dos de cheval, tu la ramènerais aux portes de la Cité. « C'est bien ça le problème Oshea, tu n'es pas en paix et tant qu'il y aura des gens comme moi pour te le rappeler, tu ne le seras jamais. » Des paroles remplies d'une telle véracité, qu'elle connait que top bien - un sourire mauvais t'écorche les lèvres. Les vermines de son espèce n'ont aucun instant de répit et tant qu'ils vivront dans la citadelle sous le joug de leur maître et des lois Rahjak, ils n'auront pas trop d'autre choix que de se taire et de respecter ceux qui leurs sont supérieurs.

Puis, tu passes sous elle pour aller t'asseoir sur une souche d'arbe  - avant de sortir une dague pour te curer les ongles avec. Sa voix t'es insupportable. Et elle commence doucement à t'énerver en déblatérant des conneries aussi grosses qu'elle. Elle use sa salive pour rien. Elle peut dire ce qu'elle veut, mais tu la ramèneras dans le désert - et si elle arrête pas bientôt de dire n'importe quoi, ça va mal se terminer pour elle et le voyage de retour risque d'être un supplice insoutenable, si elle ne se calme pas tout de suite. Elle est ridicule de croire qu'elle pourrait t'échapper aussi facilement - elle à pieds et toi à cheval, elle n'a aucune chance, alors qu'elle cesse tout de suite de dire n'importe avant que tu perdes définitivement patience. Soudain, sans un mot, tu te lèves de la souche et t'approche dangereusement du cordage qui retient en l'air le piège. Tu ranges ta dague pour sortir ton épée. Un sourire malsain. Et sans crier gare, d'un seul grand coup, tu coupes le cordage laissant s'écraser durement le filet contenant l'esclave au sol. Puis, sur ta monture, tu prends une corde. Sifflotant, tu viens délivrer la peste du piège avant de l'agripper violemment par le bras pour la relever et lui passer la corde aux deux poignets. « Prête à rentrer à la maison ?! » la questionnes-tu avec sarcasme, sans réellement attendre de réponse de sa part, tu l'attires jusqu'à ta monture pour attacher l'extrémité de la corde à ta selle. Avant de monter, tu décides de faire un dernier coup bas. Fourbe comme la vipère que tu es, tu viens presser ton corps contre le sien avant de l'embrasser avec férocité, écorchant sa lèvre inférieure et de lui filer une gifle monumentale au passage. Seulement après, tu te mets en selle. Un dernier regard vers Oshea et tu fais trottiner ton cheval. En dehors de la forêt, tu te retournes pour lancer des regards et des sourires à la jeune femme - et ça ne sera que ça durant tout le long du voyage, alors autant qu'elle s'y fasse tout de suite. « Et si tu me racontais un peu ce que tu as fait durant tes deux semaines de liberté, ça m’intéresse ! » C'est faux, mais c'est uniquement pour passer le temps que tu souhaites connaître la vie de la jeune femme - de toute façon, au moment où ça te soûlera, tu lui feras savoir.

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Sujet: Re: Traque-moi si tu peux ♦ Shanareth&Oshea
Jeu 7 Juil - 4:06


 
Shanareth & Oshea

••• Ses paroles n'avaient aucun impact. Elle le savait bien. Et pourtant, c'était tout ce qu'elle avait envie de lui dire. Elle ne se laisserait pas faire encore une fois, car il n'y avait pas pire humiliation. Mais elle savait aussi que plus elle parlait, plus la mercenaire perdait patience. Et jouer avec les nerfs des autres, ca elle savait bien le faire. Rien que pour la satisfaction de la voir encore en colère. « Qu'est-ce-que-tu fais ? » Shanareth se leva d'un coup et d'un geste bref coupa le cordage qui fit s'écraser brutalement le filet contre le sol, et elle avec. Dans un râle de colère, elle cracha la terre pendant quelques instants avant de se débattre dans tous les sens pour trouver l'ouverture de ce fichu piège. Malheureusement, ses pieds ne firent que s'emmêler d'avantage et les mains de l'impitoyable femme qui vinrent la tirer violemment furent plus rapides. « Prête à vivre un voyage de rêve ? » répliqua-t-elle pleine de sarcasme.

Parfois, elle se demandait bien ce que Shanareth pouvait faire de sa vie. MIne de rien, elle avait été sérieuse en posant sa question sarcastique un peu plus tôt. Elle avait rien d'autre à faire de plus important que de traquer une esclave comme elle ? M'enfin, de toute façon elle ne la voyait pas faire autre chose que du mal aux autres. Les mercenaires, Oshea les rangeaient tous dans le même panier. Ils étaient avides d'or, de sexe et de sang. Elle ne pouvait pas franchement imaginer une personne comme elle s'enticher de quelqu'un un jour, ou même prendre du bon temps autrement que dans les bordels. Ce serait comme un univers parallèle. Mais un univers où elle n'était pas là serait forcément meilleur que celui-là.

Les mains liées plus serrées que d'habitude, elle tira sur la corde rattachée au cheval en se débattant toujours. Elle était tellement occupée à s'enrager, qu'elle ne vit pas sa tortionnaire arriver pour l'embrasser fougueusement pour lui foutre une gifle par la suite. Le visage contracté de dégout, elle cracha en jurant vers elle lorsqu'elle reparti se mettre en selle. Malheureusement pour l'ex-Sorcière, le cheval se mit à trottiner et la voilà qui devait suivre le Rythme. « Qu'est-ce-que ca peut bien te foutre. » Comme si elle allait en plus de courir, lui tenir la conversation. Et puis quoi encore, la remercier de ses loyaux services à sa maitresse ? Dans un premier temps, elle essaya de s'accrocher à tout ce qu'elle trouvait sur son passage. Des buissons, des arbustes; elle bloquait son corps contre les troncs, ou bien freinait son pas avec les racines qui dépassaient du sol. « Ben alors, il boiterait pas un peu ton cheval ? Ca risque d'être compliqué avec les un ou deux jours de trajets qu'il te reste ! » Le cheval était ridiculement freiné par le poids qui se retenait à l'autre bout de la corde, provoquant quelques secousses pour celle qui le montait mais l'animal ayant bien plus de force qu'elle, il finissait toujours par l'obliger à lâcher sa prise. Le manège dura un petit moment, mais elle dû arrêter pour ne pas finir par perdre sa vitesse et finir à trainer derrière les sabots de la monture. Telle une enfant grognon, elle commença a grommeler bruyamment. Et quelque chose lui disait qu'elle n'avait pas fini de le faire. De toute façon, rejoindre le désert à partir de cette distance n'était pas long et ce n'était qu'une question de dizaines de minutes. Une heure tout au plus. C'était la traversée du sable, qui était plus longue. Elle aurait bien plus le temps de la rendre folle durant ce trajet. Surtout que, à cheval -et surtout à pied pour elle-, la traversée risquait de prendre plus d'une journée avec la chaleur et la distance.  « Ah si ! » s'exclama-t-elle pour revenir à la question préalable de sa tortionnaire. « Les Athnas m'ont appris à bien viser, regarde ! » Elle s'empara aussitôt d'une pierre de la taille d'une prune et la lança droit dans l'arrière du crâne de Shanareth. « Pas mal hein ? » Cette dernière savait très bien qu'Oshea n'était pas du genre à démordre. C'était parait-il pour cela qu'elle aimait la traquer. Parce qu'elle s'amusait. A croire que se prendre des coups et courir pendant des heures après quelqu'un était amusant. Ma foi. « Tu veux pas faire une pause ? J'ai un poing de côté. » Elle voulait la rendre insupportable ? Elle allait être insupportable.

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Sujet: Re: Traque-moi si tu peux ♦ Shanareth&Oshea
Dim 24 Juil - 16:12

Until my last breath you'll never know. Until you feel the silence when I am gone. Now it's vanishing, everything what we might have been. Only now you praise call my name that you won't see again. Who can change this memory ? Inside it needs to burn worship by the enemy. The guilty take their turns watching as it's disappearing. Shadows all that remain wishes slowly crossing over in this parade of pain.
traque moi si tu peux

Ton cheval boîte. Au début, tu penses qu'il a un caillou sous le sabot qui le gêne dans ses déplacements, mais lorsque tu te retournes, tu comprends d'où viennent les secousses incontrôlées de l'animal et les bruits de branches cassées laissées derrière votre sillage. C'est Oshea qui se tient à tout ce qu'elle peut pour te ralentir, ralentir ta monture, ralentir le voyage de retour vers sa prison dorée - petit idiote, si elle croit que sa force de moucheron peut rivaliser avec la musculature du canasson, c'est qu'elle encore plus sotte qu'elle en a l'air. Tu roules des yeux, après qu'elle est prise la parole pour, un petit peu te taper sur les nerfs. T'as bien envie d'arrêter ta monture brutalement pour qu'elle se prenne un coup de sabot, mais le but s'est de la ramener en vie et non pas à moitié esquinté - Siddil s'en chargerait à ta place de ça. Tu te penches en avant pour caresser l'encolure de l'animal et susurre à son oreille, que tu le vengerais aussitôt que vous auriez quitté la forêt humide pour la chaleur accablante du désert. Puis sans te retourner, tu prends la parole - ta voix est calme même si on fond tu rêves de lui botter ses jolies petites fesses. « Je sais que c'est ta faute si Ladislas boite, alors arrête immédiatement de t'accrocher à ses satanées branches, avant que je perde définitivement patience. » Tu dis ça, parce que tu sais que les limites sont vites franchises avec Oshea et que comme toi, elle aime jouer avec le feu - une masochiste qui aime se brûler les ailes, une tête brûlée qui n'a peur de rien où de presque rien.

Puis, pour faire passer le trajet de la forêt au désert, tu décides de ton propre chef de lui faire la conversation. Comme tu t'en doutais, elle t'envoie sur les roses. Tu hausses les épaules - tant pis, si elle ne veut pas te parler, c'est son droit après tout - le seul qu'elle aurait durant le voyage de toute façon. Puis, même une petite dizaine minutes plus tard, la jeune femme réitère ses propos et décide de prendre la parole - ton regard glisse légèrement vers elle, puis regarde à nouveau droit devant soit. Elle t'avoue d'un ton enjoué que les Athnas lui aurait appris à bien viser. Tu hausses un sourcil. Et donc ?! Qu'est ce que ça pourra lui apporter dans sa vie d'esclave, dans sa vie de misère que de savoir visé, t'aimerais bien le savoir. Tu n'as pas pas à attendre bien longtemps, qu'elle te prend pour exemple, afin de te montrer qu'ils n'ont pas perdu leur temps en lui apprenant à ne pas rater sa cible. Et un caillou pas plus gros qu'une prune vient s'écraser avec violence contre l'arrière de ton crâne. Un grognement t'échappe. « Petite peste ! » maugrées-tu, en te retournant pour plonger furieuse ton regard émeraude dans celui de l'esclave, fière de sa connerie. C'est ça oui, qu'elle sourit, tant qu'elle le peut encore - tu le lui ferais regrettée - le voyage ne fait que commencer, t'as tout le temps pour te venger et lui rappeler qui est-ce qui commande.

Enfin, le désert à perte de vue. L'odeur du sable chaud te chatouille les narines, pendant qu'une légère brise s'amuse avec tes cheveux dont quelques mèches viennent te fouetter le visage. Tu les repousses et tiens fermement les rênes - les pas de ta monture dans le sable sont moins élégants que ceux d'un chameau - mais qu'importe c'est pour sa rapidité que tu as pris ce cheval et non pas pour sa façon élégante de marcher dans le sable. Derrière, tu entends Oshea qui grommelle comme une enfant capricieuse qui n'aurait pas eu ce qu'elle voulait pour noël. Tu n'y prends pas attention, même si l'entendre se plaindre te tape sur le système - mais c'est qu'elle cherche à faire, te faire craquer. À force de lui courir après, t'as fini par connaître ses combines pour te mettre hors de toi - et pourtant, elle parvient toujours à faire mouche et à te sortir de tes gongs. Si tu ne devais pas écouter les ordres de Siddil, il a belle lurette que tu l'aurais remis à sa place - mais les ordres sont les ordres et tu tiens beaucoup trop aux récompenses de la marchande pour lui désobéir maintenant. Et à nouveau, la voix de l'esclave fait surface. Elle souhaite faire une pause, prétextant avoir un point de côté. Un souffle d'exaspération t'échappe. Hors de question de faire une pause, alors que depuis le début, elle arrête pas de faire sa chieuse. Tu fais semblant de n'avoir rien attendu, mais soudain, une idée te vient en tête. Malveillante à souhait. « D'accord, on s'arrête dix minutes pour une pause. » stoppant ta monture, tu descends. Pieds à terre, tu fouilles aux sacoches de ta selle pour y prendre ta gourde d'eau. Tu en fais couler dans ta main pour te mouiller la nuque, puis apporte le goulot à tes lèvres pour y boire une bonne gorgée. Tu portes ton regard vers Oshea - sourire mauvais au coin des lèvres. « Tu as soif ?! » la questionnes-tu en lui tendant la gourde, mais la lui retire au dernier moment des mains. « Avant ça, va falloir le mériter. sourire carnassier, cruelle et perfide vipère. surprend-moi » Tu ne lui laisses pas tellement le choix - soit elle s’exécute et elle a une chance de ne pas mourir déshydraté ou soit elle fait sa tête de mule et elle n'aura plus l’occasion de boire avant la prochaine pause - et sans eau, sous cette chaleur de mort, elle ne risque pas d'aller bien loin. Vivre ou mourir, le choix lui appartient.    

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Sujet: Re: Traque-moi si tu peux ♦ Shanareth&Oshea
Jeu 11 Aoû - 18:47


 
Shanareth & Oshea

••• Le trajet serait long elle le savait. Cela lui offrirait donc des dizaines et dizaines d'ouvertures pour se faire la malle, ou pour répliquer. Parce qu'après tout, Oshea n'avait jamais respecté ce qu'on attendait d'elle avec son statut. Un esclave était censé se la fermer et obéir, accepter sa condition et devenir un gentil petit chien décoratif chez son maitre. Du vent ouais ! Pas assez idiote pour se faire remarquer et jouer avec sa vie, elle ne manquait cependant jamais de faire de disparaitre ou faire des coups vicieux pour faire sortir les gens qui l'entourent hors de leurs gonds. C'était une sorte de satisfaction qu'elle avait trouvé dans sa détresse, quelque chose qui l'empéchaient de passer pour la misérable esclave qui se plaignait à longueur de temps en se laissant mourir de tristesse. Elle se plaignait oui, mais elle ne tenait pas à crever comme une vieille sandale abandonnée ou à faire pitié aux autres. Sa vie, ses problèmes, sa responsabilité de trouver une solution.

Mais en même temps, comment est-ce qu'on pouvait se faire la malle dans un désert hein ? Assommer Shanareth et se recouvrir de sable jusqu'à ce qu'elle parte la poursuivre ailleurs ? L'enterrer elle-même dans les dunes ? La noyer dans un oasis ou grimper au sommet d'un palmier jusqu'à ce qu'elle se lasse de sa proie ? Bah. Les voilà maintenant dans l'étendue infinie de sable chaud. Le cheval qu'elle avait agacé à faire ralentir avait désormais repris son allure initiale et c'était maintenant elle qui penait à suivre le rythme à chaque fois qu'une de ses bottes s'enfoncait dans les grains éblouissants. A perte de vue, il n'y avait rien. On apercevait pas le moindre arbre, ni même la moindre trace de la cité et pour cause, une nuit allait surement être nécessaire pour retourner à la cité. Autre ouverture d'évasion.

Shanareth, qui avait royalement ignoré sa demande -après s'être prise un coup dans la tête -en même temps on pouvait comprendre qu'elle soit furax- décida finalement de faire une pause. Tandis qu'elle descendait de son cheval, Oshea appuya ses mains sur ses genoux pour reprendre légèrement son souffle encombré par le poids exercé sur l'une de ses côtes. Elle leva la tête, un oeil plissé vers le soleil, et se rappela soudainement pourquoi le peuple désertique favorisait les vêtements légers et amples. Sans mot dire, elle regrettait cependant un petit peu de porter ses grosses bottes et son attirail de rodeuse.

La tortionnaire avait chaud aussi visiblement. Elle sorti une gourde de l'une des sacoches qu'elle possédait, et se désaltéra sans gènes devant une Oshea desséchée. Quand elle arriva enfin vers elle, elle eut crû qu'elle allait enfin avoir un peu d'âme et lui partager un peu d'eau pour ne pas laisser mourir son gagne-pain. C'était apparemment trop l'estimer. « QUOI, SÉRIEUSEMENT ? » hurla-t-elle. Même pour ça, elle l'emmerdait ? La furie grogna dans son coin. Si elle croyait qu'elle allait lui manger dans la main ! Elle soupira gravement. « Très bien. » D'un air serieux, elle s'approcha tout près de la mercenaire. Elle posa ses prunelles dans ses yeux frigides, et glissa doucement la paume de sa main le long de son bras jusqu'à arriver à ses doigts. Et, d'un geste de main violent, elle frappa la gourde qui valsa dans les airs avant de s'écraser et vider son contenu dans le sable. « Pas d'eau pour moi, pas d'eau pour toi. » Ni pour le cheval, du coup. Lui balancer un peu d'égalité dans la face lui fera pas de mal ! Et de toute façon, Shanareth ne se laisserait pas crever de soif, ni elle ni sa monture alors de l'eau elles allaient en retrouver rapidement. Non ? Du moins fallait l'espérer pour l'ex-sorcière, parce qu'elle ne voulait pas finir mangée par des oiseaux carnassiers. Pas la meilleure idée de la terre de gaspiller leur seule ressource, mais sur le moment cela avait paru tellement fin. Que voulez-vous, on ne peut rien faire contre quelqu'un d'aussi borné.

Le regard fier et conquérant, elle se retourna avec un sourire plein de malice et s'assit bras et jambes croisés dans le sable comme une enfant boudeuse, bien décidée à ne pas bouger de là. « Ne dis rien, je sais que j'ai conquis ton cœur. Alors on fait quoi maintenant ? »

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Sujet: Re: Traque-moi si tu peux ♦ Shanareth&Oshea
Sam 20 Aoû - 23:16

Until my last breath you'll never know. Until you feel the silence when I am gone. Now it's vanishing, everything what we might have been. Only now you praise call my name that you won't see again. Who can change this memory ? Inside it needs to burn worship by the enemy. The guilty take their turns watching as it's disappearing. Shadows all that remain wishes slowly crossing over in this parade of pain.
traque moi si tu peux

Le soleil cogne, la chaleur est étouffante et le climat aride assèche tout ce qui ne peut pas se désaltérer ou trouver un coin d'ombre pour se rafraîchir les idées. Par chance toi, t'as de l'eau pour étancher ta soif et celle de ta monture - Oshea c'est une autre histoire, elle en aura si elle fait ce que tu lui demande de faire et sans broncher cela va de soit. Mais c'est bien trop demander pour elle de ne pas faire de commentaire, de se la fermer et de faire ce qu'on lui demande sans opposer de résistance. Tu en as connu des esclaves, mais des têtes de mules comme elle, rarement. En fait, elle est la première qui te tient autant tête, si au début ça te déplaisait - préférant les esclaves qui te mangent tout cru dans la main - tu as appris, depuis le temps que tu lui cours après, à apprécier sa façon de se comporter, comme ses escapades qui rendent à chaque fois, la traque plus intéressante. C'est vrai qu'une esclave qui ne se défend pas et qui te laisse faire ce que tu veux d'elle, c'est amusant, mais à force, ça fini par lacer - alors qu'avec Oshea, c'est différent. Chaque course poursuite est différente, car tu ne sais jamais quel coup fourré elle va inventer pour tenter de te fausser compagnie. C'est qu'elle est maligne la petite, elle te connait assez pour savoir ce qui te plaît et de déplaît. Parfois, elle parvient à te faire sortir de tes gongs, parfois c'est l'inverse - mais à la fin, ça fini toujours pareil - elle qui râle, t'insulte de tous les noms et toi qui prend un malin plaisir à lui mener la vie dure pour une nuit avec la veuve noire.

Et cette nuit, tu en rêves depuis que tu as pris la route et tu comptes bien l'avoir. Alors, il ne faut pas traîner, mais l'envie de jouer avec Oshea est bien trop forte. Sans-gêne, tu te désaltères devant elle - et que si elle a soif, elle doit d'abord le mériter et pour ça, elle va devoir se comporter comme une petite chienne bien dressée - peut être trop lui demander, mais tu ne lui laisse pas tellement le choix. Secouant la gourde devant elle, perfide, cruelle - tu attends qu'elle daigne à faire le premier pas pour gagner cette denrée rare, si rare que si vous n'en preniez pas soin, vous risqueriez de mourir et ce n'est pas ce qu'elle veut, n'est-ce pas ?! Elle râle un peu au début, mais voyant qu'elle n'a pas tellement d'autre choix, elle se laisse aller et s'approche enfin de toi. Victorieuse, tu laisses la mignonne faire ce qu'elle a faire. Un frisson te parcourt de toute part, lorsque la paume de sa main passe le long de ton bras, puis sur tes doigts. Tu te mords la lèvre inférieure, impatiente de découvrir le reste. Mais soudain, tout va très vite, que tu n'as le temps de l'en empêcher - elle donne un violent coup contre ta main pour faire tomber votre seul source de vie. Furieuse, tu la toise du regard - laissant planer un long silence, avant de la prendre par surprise : « Sale petite peste ! » grognes-tu en lui balançant une gifle, si forte qu'on a du l'entendre à l'autre bout du désert. Puis, ne lui laissant pas le temps de reprendre ses esprits, tu viens agripper sa crinière d'une poigne de fer. « T'avais qu'une seule chose à faire Oshea et tu l'aurais eu ta gorgée d'eau. Pourquoi faut-il toujours que tu compliques les choses ?! la questionnes-tu, légèrement désespérée par son comportement, tenant plus de la débilité que de l'ingéniosité. Tu ferais bien de commencer dès maintenant à prier le dieu soleil pour qu'on trouve un point d'eau rapidement, parce que si je meurs, tu meurs. »

Tu peux aisément tenir trois jours sans boire, mais certainement pas elle et encore moins ton cheval. Alors, il te faut prendre une autre direction qui vous conduirez jusqu'à une source, ça te prendra certainement deux jours de plus pour retourner à la cité, mais ça n'a aucune importance. Le principal c'est de trouver de quoi vous désaltérer. Grognant, tu lâches les racines de la jeune femme avec violence - avant de retourner à ta selle, d'où tu en sors deux grosses pomme verte que tu donnes à ton cheval - ça calmera un temps sa soif jusqu'à ce que vous arriviez au point d'eau - sans un mot, tu caresses l'encolure de la bête qui hennit de plaisir de pouvoir manger un petit quelque chose. Assise bras et jambes croisés dans le sable comme une enfant boudeuse, Oshea joue une fois de plus avec tes nerfs en te demandant ce que vous alliez faire maintenant. Il a tellement de chose que tu aimerais lui faire à elle personnellement, mais toutes ces choses la conduise vers une mort lente et douloureuse - une prochaine fois peut-être. « On va attendre que le soleil se couche et que la température descende pour repartir. Inutile de gâcher bêtement notre énergie sous cette chaleur. » À ces mots, tu sors d'une autre sacoche, un long foulard sombre que tu enroules sur ta tête et ton visage, afin de te protéger du soleil et d'autres désagréments qu'offre le désert rahjak. Soudain, le vent se lève. Il est violent, se transforme en rafale - ton cheval montre est apeuré, montre des signes avant-coureurs qu'une tempête de sable se rapproche. Inutile de la semer, vous n'y arriverez pas - nulle part où vous mettre à l'abri - il vous faut rester sur place. Détachant le cordage de la selle qui tient Oshea prisonnière, tu l'enroules fermement autour de ton poignet - qu'elle ne pense même pas à s'enfuir durant la tempête. Puis, tu fais coucher ton cheval à terre, il vous protégera de la tempête le temps que celle-ci prenne fin et que la nuit tombe surtout. « Couche-toi, met-ça ... tu lui balances un autre foulard ... et ferme-là. » À peine prononces-tu ces mots, que la tempête vous plonge dans le flou le plus totale. Si tu reviens vivante de cette aventure - t'auras bien mérité ta récompense, et même plus encore. Qu'est ce que tu ne ferais pas pour assouvir ta soif de plaisir.

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Sujet: Re: Traque-moi si tu peux ♦ Shanareth&Oshea
Dim 28 Aoû - 22:07


 
Shanareth & Oshea

••• Le bruit monumental de la gifle résonna dans tout le désert puis fut suivi par un court silence. Sonnée par la force du coup, elle n’eut pas le temps de réaliser ce premier geste qu’un deuxième arriva lorsque Shanareth lui empoigna -ou arracha, selon les versions- la chevelure. Les traits de l’esclave se tirèrent mais son crane commençait à s’habituer à ce genre de mauvais traitement au vu du nombre fois où la louve s’était amusée à le faire. Une remarque, puis deux, et Oshea passa outre en affichant de nouveau un grand sourire de fierté qui relevait plus de la provocation que d’autre chose. Une vipère qui en affrontait une autre, rampant chacune leur tour l’une autour de l’autre en attendant toujours le bon moment pour mordre. Le dieu soleil, elle s’en fichait pas mal. Cela faisait bien longtemps qu’elle avait arrêté de lui faire des requêtes. Certains esclaves qu’elle avait côtoyé s’y accrochaient désespérément en attendant une venue en aide ou un signe pour les aider mais la Sorcière elle, était simplement arrivée à la conclusion qu’elle ne pouvait compter que sur elle-même pour obtenir quelque chose. Le dieu soleil ne se préoccupait jamais des cas perdus comme les leurs.

Elle s’était assise et la regardait maintenant donner des pommes à son cheval pour la narguer une nouvelle fois. Qu’est-ce qu’elle avait envie de lui balancer du sable à la figure ! Mais elle s’abstint de surenchérir et préféra bouder de plus belle. L’idée d’économiser leur énergie lui parut plutôt intelligente pour une fois. Peut-être qu’avec un peu de chance d’autres occasions de fuite allaient se produire. Mais en attendant, elles allaient devoir rester plantées là sous la chaleur étouffante qui leur cuisait le crâne. Si ça continuait, elles allaient finir roussies.

« Parce que t’as quand même pas cru que j’allais exaucer tes désirs ? » déclara-t-elle d’un sourire méprisant, toujours depuis le sol. « Tu m’as prise pour quoi, une de tes putains ? » S’il y a bien une chose qu’Oshea ne fera jamais, c’est de se mettre à nue pour arriver à s’en sortir. Bien évidemment qu’il lui était déjà arrivé de le faire lors de rares cas autrefois mais elle avait bien trop d’orgueil pour se donner contre son envie. Elle n’était peut-être plus maîtresse de sa vie mais elle resterait toujours celle de son corps. Ainsi elle se foutait complètement du niveau de libido de Shanareth et de ses perversions, si elle avait décidé qu’elle ne se déshabillerait pas cela resterait comme ça jusqu’à nouvel ordre. Et puis quoi encore, coucher avec son bourreau ? Elle avait bien trop de plaisir à regarder sa frustration et sa colère grimper pour céder à des charmes au milieu d’une grillade de sable. Et la gifle qu’elle venait de se prendre en pleine face, elle l’avait bien mérité mais sérieusement… ça en valait tellement la peine !

Comme si le ciel avait entendu leurs lamentations sur la température, un vent commença à s’élever. Tout d’abord rafraichissant, cela ne dura que quelques secondes avant qu’il ne se mette finalement à soulever d’épais nuages ensablés. Réactive au quart de tour, Shanareth la détacha immédiatement pour se lier à elle puis lui balança un foulard pour la protéger aussi. Même si sa fierté lui aurait dit de jeter le foulard dans les airs, elle n’était pas suicidaire et l’enroula aussi vite autour de son visage. Elle se coucha ensuite à l’abris derrière la pauvre bête. « Dis-donc je savais que t’étais du genre dominante, mais dans une situation comme celle-ci tu m’épates ! » Ne peut-elle pas s’empêcher de répliquer face à l’ordre tendancieux qu’elle venait de recevoir. Le vent se mit à souffler de plus en plus fort, si bien que désormais elle ne voyait absolument rien d'autre qu'un brouillard orangé et n'entendait plus que le sifflement du vent contre ses oreilles. Elle tira vigoureusement la corde à ses poignets pour tester la solidité et tenter de partir, mais senti bel et bien la personne attachée de l'autre bord. Merde, merde, merde. Elle était définitivement bien dans la merde. Un réflexe de protection, et elle serra un peu plus son corps contre la mercenaire pour se protéger de la bourrasque tout en profitant du contact pour rendre son manque de chair encore plus insupportable en se pressant contre elle.

Les minutes passèrent et passèrent encore sans que rien ne change. Le vent toujours plus fort, le sable toujours plus violent. Mais au bout de finalement une trentaine de minutes, l'air se calma. Les grains se reposèrent finalement sur le sol, créant des traces et formes nouvelles, ayant effacé toutes leurs empreintes. Les bras repliés au-dessus de sa tête, l'esclave se décida doucement à sortir de son cocon et se décoller du deuxième corps. Elle abaissa légèrement son foulard pour regarder l'alentour désertique puis, une fois certaine que le vent était retombé le dénoua complètement pour le secouer à côté du visage de la brune. Elle s'agenouilla puis entreprit d’épousseter la fourrure du cheval qui avait dû bien trop manger de grains sans lever le regard vers sa maîtresse. « Avant qu'on se remette en route, j'ai une question. Pourquoi tu fais ça ? Tu pouvais pas te trouver un meilleur boulot ou t'as vraiment du plaisir à ruiner les espoirs des autres ? » Cette question, elle était naturellement sortie de sa gorge sèche. Elle s'acharnait à poursuivre des esclaves et des fuyards, ne rêvait qu'à la violence mais pourtant, elle ne devait jamais leur lever la main dessus. Une contradiction qu'Oshea avait bien du mal à saisir. Puis de toute façon, s'était pas elle un peu plus tôt qui voulait lui faire la conversation ? Rien de plus normal après tout, après une tentative de fuite foireuse. Elle regardait le cheval toujours couché en se demandant si lui arriverait à tenir longtemps sans eau, jusqu'à apercevoir une drôle petite forme longiligne se mouvoir sur lui.

La sorcière se figea de surprise, et si Shanareth lui parla elle ne l'entendit pas. « Passe-moi une arme. » déclara-t-elle sèchement. « Vite. » Les yeux rivés sur la bestiole, elle recula d'un demi pas, la main tendue vers la mercenaire. Un sifflement retentit" Il ne fallait pas bouger trop vite surtout. Se trouvait droit devant elle un serpent de feu apparu de nulle part. Et si il y en avait un, il y en avait certainement d'autres qui passaient sous les grains remués par la tempête. Voilà autre chose maintenant.


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Sujet: Re: Traque-moi si tu peux ♦ Shanareth&Oshea
Mar 30 Aoû - 22:01

Until my last breath you'll never know. Until you feel the silence when I am gone. Now it's vanishing, everything what we might have been. Only now you praise call my name that you won't see again. Who can change this memory ? Inside it needs to burn worship by the enemy. The guilty take their turns watching as it's disappearing. Shadows all that remain wishes slowly crossing over in this parade of pain.
traque moi si tu peux

Une énième provocation. Encore ce sourire victorieux et narquois qui te fait grincer des dents, rien qu'à le voir sur joli minois de fouine. Décidément cette jeune et jolie ne s'est pas restée à sa place - si t'avais la possibilité de le lui montrer, il y a belle lurette que tu l'aurais fait - mais tu veux laisser le soin à sa maîtresse de s'en charger à ta place. Tes mains sont assez couvertes de sang comme ça, inutile de les salir avec celui de cette petite peste d'Oshea. Qu'elle continue bien de sourire et de faire la maline, car bientôt elle ne fera plus autant la fière lorsqu'elle verra ce que tu lui réserves une fois le soleil couchée. Tu vas la faire courir un peu - et lorsqu'elle se sera bien fait mal, on verra qui sera la première à rire de son malheur. Pestant contre elle, tu donnes deux pommes à ton cheval - lui au moins, il mérite sa nourriture contre à certaine. Elle aura le droit de manger qu'elle arrêta de jouer avec tes nerfs et qu'elle sera un peu plus conciliante avec toi. Et comme elle n'est pas prête de faire un effort, même minime pour te plaire - elle n'est pas prête de manger de sitôt. Bien entendu, tu ne l'as laissera pas mourir de faim - juste assez pour qu'elle te supplie de la faire et qu'elle acquière enfin à ta demande. Elle peut bien te tenir tête si ça lui chante, mais qu'elle n'oublie pas qui à la nourrir et qui est la seule à pouvoir faire taire son estomac. Elle s'était assise et tu en as fait tout autant - à quoi bon rester debout et de se fatiguer sans raison.

De toute façon, vous ne reprendrez pas la route avant la tomber de la nuit - alors autant t'asseoir et reprendre un peu de force. La chaleur est étouffante, mais pas autant qu'il y a vingt ans - quand ton père t'a amené avec lui pour la première fois au cœur du désert. Pendant trois jours, il ne t'avait pas donné à boire pour que tu apprennes à survivre dans le désert, le jour où ce malheur devait t'arriver. À croire qu'il avait tout calculé dans ta vie - te voilà privée une nouvelle fois d'eau - et tout ça à cause de tes faiblesses pour la gent féminine et de ton incompétence à résister à leurs formes généreuses - si c'est pas ironique tout ça. Soudain la voix d'Oshea fait écho à tes oreilles. Tu soupires. Non, t'as jamais pensé qu'elle exaucerait tes désirs, comme tu ne pensais pas qu'elle vous priverez de votre seule source de vie. Elle n'a rien d'une putain, sinon tu l'aurais payé pour te faire du bien - disons simplement qu'elle est la seule femelle dispo dans le coin, alors bon t'as pu pas résister à l'envie de te payer du bon temps sur le sable chaud. Et puis quoi, il y a pas de mal à vouloir se faire du bien. T'as pas pour habitude qu'on te résiste aussi facilement, mais t'es certaine d'avoir ce que tu veux d'ici ce soir. Si les journées sont chaudes comme la braise, les nuits quant à elles sont aussi fraîches que l'eau gelé d'un lac en hiver. « Non mes putains je les paye, toi tu mérites pas de recevoir ne ce-serait que l'ombre d'une pièce d'or. avoues-tu sèchement avant de reprendre dans un même écho de voix. Et puis non, je ne croyais pas que tu allais exaucer mes désirs, mais j'espérais que tu sois plus maline que ça. » Une autre aurait sans doute cédé à ses avances pour survivre, mais pas elle - trop farouche, trop fière - l'espoir de retrouver la liberté étant bien trop forte dans son esprit pour qu'elle se laisse faire aussi facilement.

Pour ça, tu comptes bien détruire un petit peu plus cet espoir de vivre un jour libre - elle ne le sera jamais tant qu'il existera des ordures comme toi pour le lui faire comprendre et pour l'en n'empêcher. Soudain, le vent se lève - ton cheval s'agite et tu comprends vite ce qu'il se passe : une tempête de sable. Les bourrasques de vent se sont plus brusques, plus violentes. Sans attendre, tu enroules le cordage d'Oshea autour de ton poignet, fait coucher ton cheval à terre avant d'enrouler un foulard autour de ton visage et d'en balancer un à la jeune femme - lui demandant de se coucher là et de la fermer ça lui changera. Mais comme toujours, elle ne peut s'empêcher de répliquer, audacieuse petite peste. Tu te contentes simplement de grogner - alors qu'un nuage orangé et une tempête assourdissante s’abattent sur vous. Tenant fermement ton foulard pour ne pas le perdre, tu sens le corps de la jeune femme se coller au tien. Tu frissonnes. Elle doit le faire exprès c'est une certitude - ton manque de chair se fait ressentir dangereusement. Heureusement pour elle que vous êtes prises dans cette tempête, sinon tu n'aurais pas hésité un instant à lui sauter dessus. Les minutes semblent interminable, le vent toujours aussi violent - le corps d'Oshea toujours aussi pressé contre le tien, à t'en rendre dingue. Et ce n'est qu'au bout d'une bonne trentaine de minutes que l'air se calme. Il y a toujours du vent, mais il est moins violent qu'au début - les grains de sable à nouveau au sol - la jeune femme s'écarte de toi, balayant son foulard pour t'envoyer tout le sable en plein dans la tronche. Tu grognes à nouveau - qu'elle se gêne pas surtout. Tu défais le tien, reprend celui que tu lui as prêté et les range dans ta besace. Et pendant qu'elle époussetait ton animal, tu en profitas pour faire de même - après tout, il vous a sauvé la vie. Si tu trouves de l'eau, ça sera lui le premier à en profiter.

À nouveau elle prend la parole, se demandant pourquoi tu fais ça - de ruiner la vie des gens, alors qu'il y a pleins d'autres boulots qui pourraient satisfaire ton besoin insatiable de détruire la vie d'autrui. Tu t'agenouilles à la même hauteur qu'elle. « Parce qu'être mercenaire à toujours été une évidence pour moi. Et puis, il faut de tout pour faire un monde, même des pourritures comme moi qui gâche la vie des larves comme toi. Et puis, si je n'avais pas choisi cette voie, jamais je n'aurais eu la chance de croiser ta route. Avoue quand même qu'on s'amuse bien toutes les deux, ne dit pas le contraire. » Sourire en coin, tu caresses l'encolure de ton cheval. Tu ne vis que dans le malheur des autres et dans le sang. Tu ne vis que pour nourrir ta soif incommensurable d’argent et de violence et rien de plus. Soudain, la sorcière se fige - tu arques un sourcil. Qu'est ce qui lui arrive encore. Tournant légèrement la tête, les yeux exorbités par ce qu'ils voient devant eux. Un serpent de feu. C'est vraiment pas votre jour. Lui passer une arme et puis quoi encore - pourquoi pas lui donner ta monture tant qu'elle y est aussi. Tu désapprouves d'un signe de tête avant de prendre la parole. « Oui c'est ça pour qu'après tu puisses t'enfuir comme si de rien n'était. Et puis quoi encore ?! Non, reste calme et laisse le passer. Il n'y a aucune raison qu'il nous attaque, si on ne l'attaque pas. » Elle aurait pu avoir l'une de tes armes, si elle aurait été digne de confiance et pas une esclave qui rêve de liberté - et commence tu n'as ni confiance en elle et qu'elle n'est prête à accepter de perdre sa liberté - il est hors de question que tu lui donnes une arme - elle peut toujours courir.

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Sujet: Re: Traque-moi si tu peux ♦ Shanareth&Oshea
Mar 11 Oct - 18:40


 
Shanareth & Oshea

••• Elle plaignait Shanareth. Non, elle la plaignait vraiment. Trouver son équilibre dans un métier aussi disgracieux et sale qu’était être Mercenaire, Oshea pensait que les gens qui s’engageait là-dedans avaient vraiment un gros manque d’estime de soi. ‘’Il faut de tout pour faire un monde.’’ Eh bah dis-donc. Même elle qui avait passé des années de sa vie à se satisfaire d’arnaquer les gens les plus crédules n’était pas sadique à un point tel. Cette femme avait dû être grandement malheureuse dans sa vie, ou alors elle n’y comprenait plus rien. Et puis de toute façon elle n’allait pas commencer à jouer la bonne oreille pour sa tortionnaire qui ne cessait de lui briser ses rêves de liberté. Elle en avait presque oublié qu’elle venait de se faire enlever deux semaines de liberté.

Figée devant le reptile, Oshea n’osait faire aucun mouvement. « Rah Shanareth, donne-moi une arme ! »  Sa voix s’énerva pendant qu’elle lui tendait la main. Elle voulait bien le laisser passer, cet animal qui se dressait devant elle. Mais quand bien même on l’associait régulièrement a cet animal, cela ne l’empêchait pas de le détester. Comme elle ne semblait pas se décider, l’esclave en fuite resta immobile. L’animal la fixait en sifflant, puis se décida finalement à passer son chemin. Elle poussa un soupir de soulagement, et arbora un sourire fier pour se rassurer elle-même. Mais malheureusement, sa prévision fut juste. Il n’était pas tout seul. A certains endroits, le sable se souleva légèrement pour faire de longues trainées fluides en leur direction.  Sa face se raidit de nouveau, et envoyant une tête écailleuse émerger non loin, elle eut la réaction la plus logique de la terre. D’un coup de pied dans le sol, elle balança sur l’animal vicieux une trainée de sable qui l’ensevelit de nouveau. Et qui très certainement l’énerva d’autant plus. « DONNE MOI UNE ARMEEEEE ! »  Elle n’avait même pas terminé sa phrase qu’elle avait déjà pris la poudre d’escampette dans les dunes. Ayant du mal à courir dans le sable, ses grandes enjambées la faisait ressembler à une gazelle disgracieuse et maladroite. Mais si elle n’avait pas droit à une arme, et bien elle allait courir. Hors de question qu’elle reste ici !  Elle avait totalement oublié qu’elles n’avaient plus d’eau et que de toute façon elle n’échappera pas a la folle furieuse derrière elle. Mais si elle comptait se faire piquer, grand bien lui fasse ! Ca ne serait pas son sort aussi !

La chaleur lui tapait sur la tête, et elle s’essouffla rapidement a force de zigzaguer sur l'étendue jaune. Des kilomètres et des kilomètres de sable, et elle n'avait fait qu'une cinquantaine de mètres. Ridicule. Tout autant ridicule que le fait qu'elle venait de se prendre le pied dans L'UNIQUE racine du désert. Vraiment, il y avait des jours où le dieu soleil semblait drogué aux herbes.


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Sujet: Re: Traque-moi si tu peux ♦ Shanareth&Oshea
Jeu 13 Oct - 20:18

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traque moi si tu peux

Lui donner une arme ?! Et puis encore. Plutôt crever que de lui donner l'une de tes armes. Elle peut râler et continuer à te tendre la main comme une pauvre idiote - ça ne changera absolument rien, tu ne lui donneras pas une arme, à point c'est tout. Par contre, ce qu'elle peut faire, c'est se taire et faire ce que tu lui as dit de faire : se calmer et laisser le reptile passer. Connaissant parfaitement ces animaux, tu sais que si on ne l'attaque pas - il n'y a aucune raison qu'il nous attaque. Il nous regarde, nous teste - observe nos réactions, observe si on est assez stupides pour l'attaquer de front. Puis voyant que nous ne sommes pas aussi suicidaires que ça, le reptile passe près de vous et s'éloigne sans demander son reste. Tu lances un regard à Oshea celle-ci soupir, soulagée sans doute d'avoir franchi ce mauvais pas - mais si il y en a un, il y en a forcément d'autres. Cette espèce de serpent, ne se déplace jamais seule - mais en groupe - alors il n'y est pas dit que d'autres comme lui sont en train de danser sous vos pieds en ce moment-même.

Et comme tu t'y attendais, de légères vagues se forment sous le sable - ça remue beaucoup. D'autres serpents font surfaces, certains ont déjà émergé leur petite tête écailleuse du sable - au plus grand désarroi d'Oshea qui prise de panique ou de folie serait plus adéquat - balança du sable au visage du reptile pour la ramener delà où il vient. Tes muscles se crispent - car ça n'a pas du plaire à la bestiole de se faire jeter du sable à la gueule et tu es surprise qu'il n'est pas encore bondit pour la mordre. Et à nouveau elle te réclamait une arme - mais en hurlant cette fois-ci. Un grognement t'échappe - mais tu n'as pas le temps d'aller lui dire de se faire voir chez les naoris - qu'elle vient de prendre la poudre d'escampette. Tu la regardes partir, mais ne bouges cependant pas - sans eau et avec les mains attachées, elle n'ira pas bien loin. Inutile donc de courir bêtement un danger pour cette petite peste.

Et la chaleur eût raison d'elle - à peine cinquante mètres et là voila déjà par terre à bouffer du sable. Tu peux remercier l'unique racine à des kilomètres à la ronde - grâce à elle, tu n'auras pas besoin de la poursuivre bien loin - encore et toujours courir. Quoi qu'il en soit, contrairement à Oshea tu ne prends pas panique et laisse les reptiles passer au-dessus de ton corps, les laisse glisser dans tes cheveux - avant de les regarder partir comme si de rien n'était. Puis une fois qu'ils sont assez loin - tu te relèves - agrippe les rênes de ta monture et le conduit à ta suite jusqu'à cette empotée à qui il faudrait apprendre à mettre un pied devant l'autre. Te penchant au-dessus d'elle, ton corps cachant ses yeux du soleil avant de prendre la parole d'une voix amusée : « Eh bah alors, on ne sait plus marcher. Il faut qu'on te réapprenne à mettre un pied devant l'autre ?! » railles-tu avec dédain - lui tapotant le dessus du crâne comme si elle était un animal ou une pauvre fille, simple d'esprit. « On y retourne. » dis-tu après avoir repris ton sérieux et après avoir rattaché le bout de la corde à la selle et d'être tout de suite remontée à cheval. Cette fois-ci, c'était la bonne - plus rien ne se mettra en travers de ta route et de ta récompense. Non, absolument rien.

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Sujet: Re: Traque-moi si tu peux ♦ Shanareth&Oshea
Jeu 13 Oct - 20:18

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Sujet: Re: Traque-moi si tu peux ♦ Shanareth&Oshea
Sam 12 Nov - 16:02


 
Shanareth & Oshea

••• LSèche. Morte. Puante. Comme une vieille chaussette moisie. La tête la première dans le sable, elle roula sur le côté et se laissa lourdement retomber sur le dos en poussant un soupir exaspéré. Elle était cre-vée. Une main sur son front de manière théâtrale, elle se cachait du mieux qu’elle pouvait du soleil en attendant que Shanareth vienne la rechercher. CO-MMENT elle allait sortir de là toute seule non de dieu. C’était ridicule. Vraiment ridicule. Mais ne vous y méprenez pas. Malgré la situation, Oshea était très affectée de voir sa liberté lui être reprise. Seulement, qu’est-ce-qu’ elle pouvait bien faire au milieu du désert, attachée et sans arme, avec Shanareth ? Tenter quelque chose serait du suicide et elle n’était pas folle jusqu’à ce point. Même si, techniquement, en gaspillant le peu d’eau qui restait elle les avait mises en péril toutes les deux.

Une ombre s’avança et vint la cacher du soleil. Un instant de grâce qu’Oshea savoura en poussant un soupir agonisant. Ce fut court, néanmoins, car aussitôt que la mercenaire eut fini ses moqueries, elle la releva pour l’attacher de nouveau à la traine de son cheval sous les grognements potestatifs de celle-ci.

« C'est bête, j'avais pourtant prié pour qu'ils te piquent ! »

Le reste de la route fut long. Très long. Quand le chemin ne dessinait aucun autre horizon que du sable et que la chaleur asséchait toute l’entièreté de votre corps, c’était vraiment pas agréable. Elle le savait, les deux autres en souffraient surement autant qu’elle. Lorsqu’elle s’était enfuie il y a de cela des semaines, c’était bien préparée avec un cheval qu’elle perdu plus tard et une belle bonne gourde. Là, elle avait été arrachée au bois de force, par une débile même pas préparée à la ramener en vie. C’était une honte, Oshea devrait se laisser mourir pour ça. Ca lui ferait bien les dents de se prendre une gifle de Siddil plutôt qu’une caresse. Mais bon, elle était plutôt coriace. Et elle s’amusait bien trop à lui rendre la route insupportable. Elle sentait le soleil cogner fort, si fort qu’elle avait du mal a garder les yeux ouverts ou l’esprit intact. Elle commencait d’ailleurs a ralentir, mais pas de manière volontaire cette fois, juste par fatigue. Sa langue était pâteuse, mais non, elle ne regrettait toujours pas sa bêtise. Bien fait pour elle ! Elle crû désespérer. Jusqu’à ce que…

« Hé mais… C’est une Oasis ! » s’écria-t-elle soudainement. Les yeux froncés pour regarder l’horizon, une expression de joie se dessina sur son visage à la vue du point d’eau pas tant loin d’elles. L’ex-sorcière remercia le dieu soleil. Comme si elle venait tout d’un coup de retrouver toute son énergie, celle qui trainait la patte derrière le cheval se mit à courir, détacha sa corde de la selle de celui-ci et alla droit vers le liquide bleuté qui, même si il devait être aussi chaud que le sable, les désaltèrerait surement. Camper là-bas pourrait être une alternative, qui en plus lui laisserait une opportunité de se faire la malle. A peine arrivée et sans perdre un instant, elle s’agenouilla devant l’eau qu’elle jeta sur son visage à grosses vagues mais se rendit compte qu’elle avait besoin de plus et s’y jeta toute entière. Ses vêtements poussiéreux étaient désormais trempés et collés mais qu’importe, de toute façon elle sèchera bien assez vite ! Ayant toujours les mains liées desquelles pendait une grosse corde encombrante, elle sortit de l’eau pour rejoindre sa geôlière avec un sourire narquois. « On dirait bien qu’on ne mourra pas romantiquement dans le désert pour cette fois ! » Elle passa ses mains sur son visage humide, et inspira un grand coup. Du coin de l’œil, elle observa la brune de mauvais poil et, dès qu’elle s’approcha du bord de l’Oasis pour boire, la poussa dans l’eau.

D’un geste instinctif, elle se dirigea vers le pauvre cheval qui n’avait pas encore pu se désaltérer pour l’enjamber et prendre la fuite rapide, elle fut interrompue par des cris gras et en colère qui se dirigeaient vers elle. Bien trop graves pour être ceux de Shanareth, même si au fond elle n’aurait pas été étonnée, vu le seuil de masculinité qu’elle arborait déjà. L’ex-Sorcière se crispa, lorsqu’elle reconnut l’arrivée remarquée et typique des Marchands d’esclaves. Oh non. Il fallait qu’elle se fasse discrète. Ils ne l’avaient peut-être pas encore vue. Handicapée par ses vêtements lourds, elle couru cependant tout de même vers un des buissons secs pour s’y cacher derrière. Après tout, c’était pas son problème. Elle ne voulait pas lui laisser d’arme, alors tant pis pour elle !


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Sujet: Re: Traque-moi si tu peux ♦ Shanareth&Oshea
Mar 22 Nov - 16:54

Until my last breath you'll never know. Until you feel the silence when I am gone. Now it's vanishing, everything what we might have been. Only now you praise call my name that you won't see again. Who can change this memory ? Inside it needs to burn worship by the enemy. The guilty take their turns watching as it's disappearing. Shadows all that remain wishes slowly crossing over in this parade of pain.
traque moi si tu peux

Oui ça lui aurait fait trop plaisir que les serpents te piquent, de te voir agoniser de douleur et de souffrance sur le sable – et enfin te voir mourir par arrêt cardiaque. Sale petite peste ! Elle n’attend vraiment rien pour attendre – si Siddil le permet, elle lui demandera si elle aussi, elle pourra participer à sa punition. Parce que tu veux être présente lorsque le fouet de la marchande d’esclaves viendra pourfendre sa chair de milles et un coups. Tu veux être présente lorsque les larmes de douleur, de tristesse et de souffrance couleront le long de ses joues. Tu veux être présente lorsque la flamme de rébellion dans son regard, se sera éteint à tout jamais. Mais pour l’heure, il faut que tu penses d’abord à la ramener en vie – mais ça s’avère plus difficile que prévu. Si au départ tu arrivais plus où moins à supporter la chaleur – ayant pris l’habitude lors de tes voyages, mais là, tu dois bien avouer qu’elle est plus écrasante qu’à l’accoutumé. Tu grognes – pestes intérieurement contre cette petite peste de vous avoir privé, de la seule source d’eau que vous aviez. Tu le jures, si ce n’est pas le soleil, ni les serpents ou encore la chaleur qui la tue – tu t’en chargerais à leur place. Tu la sens ralentir – mais tu ne dis rien, trop occupé à regarder l’horizon – espérant par finir tôt ou tard sur une oasis. Et alors que tu pensais, que tout espoir d’arriver à la cité avant le desséchement était inenvisageable – quelques palmiers se dessinèrent à l’horizon. Tu papillonnes des yeux. Un mirage ?! Sûrement. Une seule façon de le savoir. Tu pensais être la seule à l’avoir remarqué – mais il semblerait qu’Oshea l’est aussi remarqué. Peut-être n’est-ce finalement pas un mirage.

Trop heureuse d’avoir trouvé un coin d’eau – tu ne prends même garde à Oshea – qui te passe juste sous le nez, fonçant droit vers l’oasis. En d’autre circonstance, tu lui aurais déjà couru après, mais tu sais qu’elle va dans la même direction que toi et assoiffée comme elle est – il n’irait pas bien loin. Alors, tu la laisses aller – de toute façon, tu la rattacheras plus solidement, une fois que tu te seras désaltérée à ton tour. En arrivant, tu remarques que les vêtements de l’esclave sont trempés, que son visage dégouline d’eau cristalline. Un sourire carnassier t’écorche les lèvres à la vue de ses vêtements trempés lui collant à la peau – dessinant avec magnificence et exactitude, chacune de ses savoureuses jolies courbes. Si ça ne tenait qu’à toi – tu les lui enlèverais pour l’aider à sécher plus vite, mais tu tiens à avoir Siddil sur le dos – parce que tu aurais touché à sa précieuse esclave. C’est à grande peine que tu t’abstiens de poser la main, de cette façon du moins, sur elle. À la place, tu ravales ta frustration, pour aller te désaltérer à ton tour. Avant qu’elle ne te dise que c’est pas aujourd’hui que vous alliez romantiquement mourir dans le désert, toutes les deux. A cette remarque, tu te contentes de grogner – de mauvais poil – avant de t’accroupir au bord de l’eau, afin de boire.

C’est alors que la petite garce te pousse à l’eau. Et lorsque tu refais surface, tu t’aperçois, qu’elle a osé te voler ta monture – tu la vois qui fui. Sortant de l’eau, tu pousses un râle de rage, l’insulte – l’ordonne de revenir tout de suite ici. C’est alors que d’autres cris que les tiens se firent entendre. Tu les reconnaîtrais entre milles. Les marchands d’esclaves – tu aurais dû t’en douter. Plus la peine de courir après Oshea, ils vont venir te la ramener – il connaisse ton cheval, et lorsqu’ils le verront être monté par une autre femme que toi, ils se mettront à sa poursuite. Alors ce n’est qu’une question avant qu’ils ne lui mettent la main dessus. Alors en attendant, tu t’assois au bord de l’eau – tourné vers le soleil – cherchant à sécher au plus vite tes vêtements. À hauteur du buisson sec où se cache Oshea, le plus vieux des marchands d’esclaves reconnaît le cheval de Shanareth, il en fait immédiatement part aux autres marchands : « Ça ne serait pas le cheval de Zamarguilea, par hasard ?! » les questionnes-ils, alors qu’ils font tous arrêter leur monture. « On dirait bien que si. » acquiesce, l’un des marchands que Shanareth ne supporte absolument pas – tant son humour vaseux sur les femmes et son machiste légendaire l’insupportent. « Elle ne doit pas être bien loin, je vais aller le chercher. » se proposa le plus jeune des marchands, en descendant de son dromadaire – avant de s’avancer vers le cheval. « Eh bah mon beau ! Qu’est-ce que tu fais tout seul, hein ?! »

C’est alors, qu’il entendit du bruit venir du buisson d’â côté – sortant sa dague, il s’approcha doucement – avant de s’y glisser à son tour derrière. Ses yeux s’arrondirent comme des soucoupes à la vue de cette femme – une esclave rahjak sans nul doute - avec les guenilles qu’elle porte, il pourrait les reconnaître entre milles. « Qu’est-ce que tu fiches ici, toi ?! C’est en tournant la tête vers le cheval qu’il comprend comment celui-ci a atterri ici. Elle lui a volé. C’est donc ça ! Viens par-ici, esclave. » lui ordonna-il en l’attrapent fermement par le bras – pour la faire sortir du buisson. Puis, il fit signe aux autres marchands de venir – afin qu’ils voient ce que tu as attrapé. « Jolie prise, hein ?! » les questionna-il, alors qu’ils venaient tout juste d’arriver à lui. C’est alors, qu’au même moment, Shanareth, encore légèrement trempée arriva. Elle poussa le jeune marchand, avant de donner une violente gifle à Oshea. « Ça c’est pour m’avoir poussé ». Et une deuxième, « ça c’est pour m’avoir volé mon cheval. » Et finalement une troisième « Et celle-là, parce que jamais deux sans trois. » Puis, tu la laisses à la merci des marchands – pour t’occuper de ton cheval, et l’emmener au bord de l’eau, afin qu’il puisse se désaltérer. Ils peuvent faire ce qu’ils veulent d’elle, ça n’a plus aucune importance pour toi – que tu la ramènes en un seul ou en plusieurs morceaux, qu’elle importance, puisque Siddil va le lui faire payer de toute façon.

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Traque-moi si tu peux ♦ Shanareth&Oshea

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