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˜˜˜˜˜˜Saoirse { Sweet home
maybe life should be about more than just surviving

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28/07/2015 avengedinchains 1202 Rose Leslie ava lux ♥ ; sign by ALAS Mercenaire et voleuse 62
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Sujet: Saoirse { Sweet home
Lun 18 Avr - 0:36

SWEET HOME
Pendant longtemps, à force de voir défiler des esclaves, Astrid a demandé à Tom s'ils ne pouvaient pas en avoir un. Elle n'a jamais aimé le ménage, faut dire, trouvant toujours quelque chose de mieux à faire. Elle a pris un bon paquet de raclés, du coup. Parce qu'au niveau des leçons à donner, il était le plus doué. Comment il disait déjà ? Un truc comme quoi il ne fallait pas laisser les autres faire ce que l'on peut faire soi-même. Faut dire qu'il ne sortait pas vraiment de la cité, qu'il y trouvait déjà bien assez de travail et qu'elle était là, elle pour faire le nettoyage. Ses corvées. Il disait même que ça lui apprenait la vie, comme ça. Mais depuis qu'il n'est plus là, tout a changé. Disons qu'elle oublie, la plupart du temps, de faire ce qu'elle faisait. Y a aussi le fait qu'elle sorte souvent de la cité et qu'elle ne revienne qu'au bout de quelques jours. Elle a même déjà surpris un animal chez elle, c'est pour dire. Elle sort trop, pourtant, pour prendre quelqu'un, à ça aussi, elle y a pensé. Chose logique puisqu'elle ne se voit pas avoir un esclave qui pourrait se barrer dès qu'elle aurait le dos tourné. Mais malgré tout, quand elle rentre chez elle, c'est un sentiment étouffant et destructeur qui s'insinue en elle. C'est là qu'elle réalise vraiment l'absence de Tom, notamment. Il y a son absence, le silence qui règne dans la maison. Et le fait que la poussière s'installe si vite et que rien ne soit vraiment propre. Il y a même un peu de nourriture périmée, qui traîne dans un coin. Elle oublie toujours de jeter et ça donne une odeur particulière à la maison. Sans dire que ça pue, le fait qu'ils soient dans le désert n'aide pas trop. Mais elle ne passe qu'en coup de vent, en ce moment.

Elle ne parle pas, tandis que ses pas se font lents dans la rue. Pas la peine de dire de mots, tant la rue semble agitée. Elle l'a, ça y est. Son tout premier esclave. C'est un test, c'est vrai. Elle ne peut pas prétendre qu'elle va la garder parce qu'elle ne cache pas que la situation est quelque peu délicate. Astrid n'a jamais eu d'esclave et elle ne sait pas comment ça marche. Elle a l'impression de ramener une plante ou un animal chez elle, l'illusion qu'elle va oublier de la nourrir certains jours aussi. Mais la rousse est une mercenaire, disons qu'elle ne voit pas les hommes de la même manière que les autres. Ce n'est pas forcément de la discrimination ou de la méchanceté, disons qu'elle a grandi comme ça et que ses songes sont un peu perturbés. Elle n'est pas bien méchante, elle se permet même de croire que la nana sera bien traitée. C'est quoi son nom d'ailleurs ? Trou de mémoire. Elle se demande même si Siddil lui a dit. Elle a l'air con, du coup, mais que peut-elle y faire hein ? Elle se sent mal à l'aise, déjà, à l'idée de vivre avec quelqu'un. Elle se pose des tas de questions, même. Elle espère, aussi, que la fille ne sera pas trop déçue de vivre chez elle. Ce n'est clairement pas la même habitation. Mais elles auraient une chambre chacune,c 'est bien non?d ans le fond, ce n'est pas tant une esclave, qu'elle veut, c'est aussi quelqu'un pour s'occuper de la maison quand elle n'est pas là. Mais quelqu'un, surtout, qui ne prendrait pas la fuite à la moindre occasion, et ça, c'est tout de suite un peu plus délicat. Comme le fait de lui demander son nom l'est aussi. Non, il n'y a pas à dire, Astrid n'est guère douée avec les gens. Mais bon, c'est une manière de vivre.  « Quel est ton nom ? Je ne sais pas si tu en as un qui t'es propre, ou si Siddil t'en avait donné un de son choix ». Oui, voilà, elle noie bien le poisson comme ça. Bravo.
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Dernière édition par Astrid Helgusson le Dim 22 Mai - 22:27, édité 1 fois

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Sujet: Re: Saoirse { Sweet home
Lun 2 Mai - 14:48





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« Sweet Home»
Elle pense beaucoup Saoirse. Si la grande réflexion n'a que rarement fait partie de son mode de vie, le fait de ne plus parler depuis longtemps la pousse ) penser. Parfois, elle s’est demandée s’ils avaient bien fait de penser son père mort à la guerre sans avoir retrouvé son corps. En était-il de même pour elle ? Pensaient-ils qu’elle était morte ? Peut-être aurait-il mieux valu qu’elle ne survive pas à cette marche épuisante dans le désert. Elle a eu de la chance. Elle aurait pu tomber sur une femme ou un homme bien pire que ne l’était Siddil. Elle ne lui pardonnait pas pour autant ses vices mais, au moins, elle ne lui avait rien fait.

Les enseignements de sa mère lui avaient même été utiles jusqu’à ce que quelqu’un d’autre ne la remplace. Elle n’aimait pas sa situation, répugnait l’état de délabrement mental dans lequel elle se trouvait mais elle n’avait pas supporté qu’on la mette tout simplement à l’écart, qu’on la relègue au rang de rien. C’est peut-être ça, au fond, plus que tout autre chose qui lui a fait perdre les pédales au bout de quelques mois. Si elle était plus ou moins libre de ses mouvements, elle n’avait eu rien d’autre pour lui changer les idées que les lubies dégoutantes d’une mercenaire de Madame. Elle en frissonnait encore de dégoût. Si elle savait qu’ils n’étaient pas tous des êtres aussi abjects, le petit nombre de personnes sensées qu’elle avait rencontrée se révélait faible par rapport à tous ces autres qu’elle ne voulait plus jamais rencontrer, qu’elle n’avait plus jamais voulu rencontrer en se lançant du haut des escaliers de son ancienne ‘maîtresse’.

Mais elle s’était relevée. Même la mort n’avait pas voulu d’elle. On l’avait soignée. Toute trace de la chute volontaire avaient prresque disparues. La seule trace visible restait le marquage quand à son rachat par la rouquine qui marchait devant elle. Que penser d’elle ? Devait-elle penser à ce qu’il allait lui arriver maintenant ? De ce qu’elle avait compris la mercenaire était souvent absente pour capturer des futurs esclaves. Cela lui laissait du temps plus ou moins libre pour ne pas avoir à la croiser, pour ne pas craindre qu’elle agisse contre elle, qu’elle ne comprenne, finalement, qu’elle ne se soit retrouvée devant une propriétaire bien moins finalement conciliante que ne l’était sa précédente. Faire partie des meubles, ne rien avoir à faire qu’à penser et pouvoir se balader dans les rues de la cité était sans doute une opportunité que d’autres auraient pu lui envier. Mais pour celle qui rêvait liberté, qui ne souhaitait que se retrouver devant la mer et prendre le bateau direction nulle part, se retrouver ainsi enfermée était l’une des pires choses qui aurait pu lui arriver.

Que penser, comment réagir, comment ne pas penser aux pensées sombres qui ne guettaient qu'une lueur pour assombrir son esprit ? Elle ne pouvait qu’attendre de voir ce que la mercenaire attendrait d’elle. Lorsqu’elle jeta un coup d’œil rapide aux quelques pièces que constituait la demeure de la rouquine, elle comprit rapidement qu’une de ses tâches se constituerait à nettoyer la crasse qui avait élu domicile dans tous les recoins de l’endroit. Cela lui donna une pensée positive : elle ne serait pas là bien souvent. « Sa-Saoirse. » Sa gorge est douloureuse. Elle ne sait pas depuis combien de temps elle n’a pas parlé et bien qu’il y ait certaines têtes ici-bas dont elle ne rejette pas la compagnie, cela fait un moment qu’elle n’est plus tout aussi bavarde qu’autrefois. Elle espère que cela lui suffit, n’a pas forcément besoin de poser des questions parce qu’après tout qui se croit-elle être pour en poser ? Ça a toujours été ainsi. Chacun sa place.
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Dernière édition par Saoirse Crowley le Mar 31 Mai - 3:45, édité 1 fois

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Sujet: Re: Saoirse { Sweet home
Jeu 19 Mai - 13:12

SWEET HOME
Astrid n'est pas très douée avec les gens. Son sale caractère la pousse en général à se montrer désagréable ou, en tout cas, un peu indifférence. Ce n'est pas voulu, ce n'est pas un comportement qu'elle a volontairement. Disons plutôt qu'il est difficile de s'empêcher d'être soi-même. Pour le coup, la jeune femme essaie même régulièrement d'agir de façon un peu plus normale. Elle essaie parfois de se montrer sympa et ça se solde par un comportement étrange qui fait encore plus peur. On ne le lui reproche pas toujours pourtant. Ceux qui la connaissent, déjà, ils savent que c'est son parcours qui a fait que, aujourd'hui, les choses se passent ainsi. Elle a grandi auprès d'un mercenaire que l'on jugeait trop froid et violent. On n'a même jamais compris pourquoi il hébergeait une gamine que tous voulaient voir morte. Il l'a jugée utile, alors elle est restée à ses côtés. Il l'a formée au poste de mercenaire, et elle a mis de côté ses émotions. A tel point que certains jours, elle en vient à croire qu'elle n'en a peut être plus. Parfois elle a peur, mais c'est rare. Parfois, elle s'énerve, ça c'est vrai que c'est assez fréquent. Surtout lorsqu'un esclave s'échappe sous son nez et qu'on l'accuse de négligence. Et elle a appris à se battre dans l'arène, non en temps de gladiateur, mais en temps que femme libre. Et quand un gladiateur se fait battre par une nana, ça lui arrache le cœur. L'égo en prend un coup, la virilité s'envole. Il ravale sa salive, la queue entre les jambes, et il rentre chez lui. Mais il n'assume certainement pas. Elle s'en amuse, elle. Elle en plaisante et se moque. A chaque fois. Il est drôle de briser un homme. C'est toujours drôle.

Tout ça pour dire que forcément, avec un parcours comme le sien, elle est parfaitement incapable de savoir ce qu'il est bon, ou ce qu'il n'est pas bon de faire ou de dire, avec quelqu'un qui panique. Parce que bon, quand un esclave change de propriétaire, c'est rarement qu'il se met à sourire et qu'il se montre content. Rarement, parce que totu dépend du précédent propriétaire en général. Mais ils ne se prêtent pas vraiment à la confidence, lorsqu'ils se baladent avec un mercenaire. Et puisque cela ne lui est jamais arrivé, elle ne sait pas non plus comment ça va être, avec elle. Astrid se sait maladroite, et là, pour le coup, elle déteste cette sensation plus qu'étouffante. Elle ne sait pas quoi dire bordel, il ne faut pas être un génie pour comprendre par là que cette histoire n'a absolument rien d'évident hein. «  Sa-Saoirse. ». Au moins, elle connaît son prénom maintenant. C'est un assez bon début. Elles sont chez elle, et Astrid n'a franchement pas pour habitude de recevoir à domicile. Il n'y a pas beaucoup de meubles, mais il y a de la place. Ce n'est juste pas très bien entretenu, et ça, pour le coup, c'est bien plus grave, déjà. Sa gorge semble douloureuse en tout cas, son nom lui a écorché la gorge. Ou alors, peut être qu'elle ne voulait juste pas le lui donner, c'est tout aussi possible.

Elle se demande si elle doit déjà lui donner des ordres, ou si elle est supposée attendre le lendemain. Genre un jour de repos, par exemple. Mais elle n'en a pas la moindre idée. Autant la jouer cool. De toute manière la jeune femme sait que si elle ne peut pas lui faire confiance, tout deviendra plus compliqué. Elle demandera à quelques collègues de surveiller, bien sûr. Mais dans l'idéal, il serait beaucoup plus pratique de savoir qu'elle peut un minimum lui faire confiance. Partir et rentrer pour devoir lui courir après, ça ne risque pas de lui plaire.  « Tu as faim ? ». Autant qu'elle ne meurt pas de faim non plus, ce serait relativement dommage. Et stupide, également. La faire sécher dans un coin de sa maison, ce n'est pas vraiment le genre de chose qu'elle a prévu. Donc à voir, ce dont elle a besoin. Pour l'heure, autant prétendre que tout va bien, autant prétendre qu'il n'y a aucun problème, aussi. C'est une méthode comme une autre, évidemment. Mais est-ce que c'est vraiment aussi étonnant que ça ? Une esclave utile, c'est une esclave en forme.
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Sujet: Re: Saoirse { Sweet home
Mar 31 Mai - 3:41


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Elle ne fait pas d’effort alors qu’elle devrait en faire, n’aura pas de choix que d’en faire d’ici quelques minutes même si Astrid n’est pas quelqu’un qui parle, pas quelqu’un qui semble apprécier fortement la compagnie d’autres. C’est ce qu’elle ressent en mesurant la poussière qui s'accumule. Elle se souvient très bien de cette maison un peu bordélique qu’était celle de ses parents, qu’était celle de sa mère suite à la disparition de son père. Elle est consciente de ce qu’elle devra faire lorsqu’Astrid ne sera pas là. Rendre cette maison impeccable. Cela aura le mérite de l'aider à penser à autre chose. Nettoyer. C’est comme recommencer sur de nouvelles bases. Une vie plus saine, des pensées plus saines. Moins sombres. Elle observe la rouquine qui lui semble différente de toutes celles qu’elle a pu voir trainer chez son ancienne maîtresse et cela la rend curieuse. Astrid ne cherche pas à la mettre mal à l’aise ou à la rabaisser d’entrée de jeu comme certaines aurait pu le faire. Elle ne s’est pas montré non plus violente de tout le trajet. Ce n’est que le début, peut-être se trompe t-elle sur toute la ligne mais elle ne pense pas. La mercenaire semble, à première vue, ne pas trop savoir quoi faire d’elle. C’est ce qui est différent. Elle n’a pas l’habitude d’avoir compagnie même si ce terme est mal choisi. Elle s’est tracée une vie de solitaire et la voilà affabulée d’une esclave.

Saoirse aurait pu sourire de cette situation mais l’envie n’y est pas. Elle attend qu’on lui dise quoi faire parce qu’elle se voit mal commencer à ranger sans avoir eu les instructions, sans savoir ou ranger ce désordre qui ne lui appartient pas. Elle est un peu surprise quand elle lui propose indirectement à manger mais hoche la tête. Elle n’a pas l’appétit d’un ogre mais quelques fruits secs suffiraient. Sa voix lui revient difficilement même si elle y arrive. Elle sait que la Rahjak s’en fout probablement de ce qu’il s’est passé mais elle doit savoir qu’elle ne devra pas s’exaspérer d’une fuite de sa part. Pas tout de suite. Le sujet viendra bien assez tôt même si elle ne fait que le supposer. Ce qu’elle veut savoir par contre, c’est comment cela se passe. « Comment est-ce … » Elle cherche ses mots, ne sait pas trop comment formuler ce qu’elle veut savoir. Elle lui semble être quelqu’un de bien pour une Rahjak. Pour une Rahjak. Bien sur elle est mercenaire, bien sur elle n’est pas innocente dans ce trafic d’êtres humains, surement a-t-elle déjà tué mais à première vue, elle semble différente. Tout juste. Différente. Ce qu’elle veut savoir, au fond, c’est si elle doit la craindre et craindre de vivre le même calvaire que chez Siddil. Ce qu’elle veut savoir c’est, surtout, si elle est comme Shannareth. Il semblerait que non. A première vue, les deux femmes n’ont rien en commun si ce n’est la froideur qu’Astrid peut montrer d’apparence et leurs fonctions au sein de la cité. Du reste, elle ne peut pas savoir : elle ne la connait pas.

« Comment ça va se passer ? » Ce n’est pas forcément l’expression la plus claire du monde mais tout ce qu’elle veut savoir se situe dans cette simple phrase. Qui est Astrid ? Que devra t-elle faire, exactement ? Devra t-elle servir de messager ? Elle espère que non et en même temps cela lui permettrait de s’aérer dans la cité. Quelles sont les droits et les devoirs d’une esclave appartenant à une mercenaire pas comme les autres ? Du moins, elle l’espère. Elle espère que sa nouvelle vie sera moins angoissante que la précédente.

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28/07/2015 avengedinchains 1202 Rose Leslie ava lux ♥ ; sign by ALAS Mercenaire et voleuse 62
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Sujet: Re: Saoirse { Sweet home
Jeu 16 Juin - 16:38

SWEET HOME
Elle lui propose à manger et au passage, elle en vient à se demander si c’est le genre de question que l’on attend de la part de son maître. Pour elle, il est logique de la nourrir. Elle fera mieux ses tâches si elle a de quoi manger dans son bide non ? En même temps, elle sait aussi que ce n’est pas toujours évident et que d’une personne à une autre, y a deux types de maîtres. Ceux qui y portent de l’attention et ceux qui s’en foutent et qui peuvent laisser leur esclave crever. Ce n’est pas son genre, parce qu’elle est la première et qu’elle n’a pas pour but de changer toutes les semaines. Elle va déjà voir si ça lui va ou si elle a fait une erreur aussi. Si c’est de ça qu’il est question, elle n’aura pas besoin de réfléchir et la revendra. Elle verra bien. Mais déjà, si la gamine parvient – bon, elles ne doivent pas avoir beaucoup de différence – à garder la maison propre, ce sera bien suffisant. Astrid n’a pas d’intérêt avec ça. Elle ne fait pas attention à ce qu’elle fait dans sa maison. Mais bon, pour le reste, elle ne sait encore rien. Bien des décisions vont devoir être prises au fil des jours. Il faudra aussi qu’elle voit si elle parvient à lui faire confiance ou non. Parce que mine de rien, elle ne sait pas, elle ne sait pas bien parce que oui, la rousse ne sait pas encore si elle devrait l’emmener au sein de ses expéditions, ou si elle pourra lui faire suffisamment confiance pour la laisser à la maison. Elle ne peut pas être un maître trop dur ou trop rigoureux, non, bien sûr. Mais elle ne peut pas non plus se faire trop douce. Elle doit imposer le respect, n’est-ce pas ? « Comment est-ce … ». Elle lève le nez, mais la nana semble incapable de faire une phrase. Elle attend, donc, elle la brusquerait bien un peu parce qu’elle ne veut pas non plus que ça traîne trop, mais elle ne sait pas quoi dire. Et de toute manière, elle n’éprouve pas de besoin de la forcer. Si elle le fait, sans doute risquera-t-elle de la craindre et elle fera tout son travail à genoux. Ou presque. Et cela lui déplaît au plus haut point. Cela ne peut pas être ainsi. Pour installer une confiance, il faut un minimum de respect. « Comment ça va se passer ? ». La bonne question.

La rousse n’est pas douée pour tout et elle ne risque pas de partir dans une explication dans le type du monologue. Tout se passe comme ça le devra, et il ne risque pas de chercher plus loin. Parce que ça n’a pas d’intérêt. Elle ne peut pas lui expliquer dans le détail ce qu’elle ne sait pas elle-même. Mais elle peut lui faire une espèce de fourchette oui, sans doute. Elle ne veut pas se mettre à imaginer des tournures de choses. Alors avant de répondre, quelques secondes s’écoulent dans un parfait silence. Pendant lesquelles elle réfléchit à ce qui va, en effet, se passer, parce qu’elle n’en sait que peu de choses. « Je n’ai jamais eu d’esclave, avant aujourd’hui ». C’est aussi simple que ça, une vérité dont elle n’a même pas honte. Et elle ne voit pas pourquoi elle devrait en avoir honte. « Alors je ne saurais pas te dire dans le détail. Je dirais juste que je ne suis pas quelqu’un de mauvais, et que si tu fais tes tâches tu n’auras pas de problème. Je ne t’enfermerais pas dans une cave, et tu n’auras jamais faim ». Partons sur les bons points n’est-ce pas ? Elle ne prétend pas qu’elle sait tout parce que ce n’est pas le cas. Et elle ne risque pas de se prendre la tête plus que ça. Et là, pour le coup, tout est très bien comme ça. « Je ne serais pas toujours là et il faudra que je puisse te faire confiance. La moindre erreur pourrait t’emmener aux mines. Mais si tout se passe bien, tu auras ce qui se rapprochera le plus de la liberté ». Surtout lorsqu’elle ne sera pas là.
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Sujet: Re: Saoirse { Sweet home
Sam 16 Juil - 9:48




Ces derniers temps, elle n’a pas trop eu l’habitude de parler. Cela se ressent. Elle cherche ses mots, sa gorge l’irrite. Cela prendra du temps avant qu’elle ne tente de redevenir comme avant, de redevenir celle qui, insouciante, se promenait en forêt, inconsciente des dangers. C’est différent aujourd’hui. Elle se méfie. Elle se méfie beaucoup trop, n’accorde que très peu sa confiance. Dans ce nouvel environnement sans doute n’accorde telle qu’une confiance toute relative à Oshea. Elle l’apprécie malgré ses envies d’évasions futiles, impossibles. Elle l’a entraîné dans ses idées folles une fois, le destin a vite décidé qu’elles n’y arriveraient pas. Depuis, elle s’est cantonnée à rester l’esclave qu’on attendait qu’elle soit. La jeune femme qui l’a acquise, cependant, elle ne sait pas ce qu’elle attend d’elle alors c’est bête à dire : elle attend. Elle attend qu’on lui donne des informations sans véritablement tenter de chercher les réponses par elle-même. Elle pose une question, en posera peut-être deux. Peut-être aussi s’arrêtera t-elle tout simplement de parler pour s’y faire à son nouvel environnement. Quelque chose lui dit que cela sera moins difficile ici alors qu’au fond, elle n’en sait rien. Astrid n’a pas vraiment l’air tortionnaire, Siddil ne l’était pas non plus.

Pourtant, en voyant Astrid, quelque chose lui dit qu’elle a l’air aussi peu sociable qu’elle et cela l’arrange. Cela veut dire que peu de monde ne viendra par ici, qu’elle ne risque pas de faire d’énième rencontres malheureuses. Tout ce qu’elle veut s’est qu’on la laisse tranquille dans son coin et peut-être qu’ici y arrivera t-elle. Saoirse a quelques connaissances parmi les esclaves mais pas réellement d’amies. Faut dire qu’elle n’a jamais réellement fait d’effort pour s’en faire et les rares personne qu’elle a apprécié ne sont plus là aujourd’hui ou elle ne va plus les voir depuis sa chute. Sa chute. C’est marrant dans un sens, aujourd’hui elle préfère la penser comme étant une bête chute. Une idiote chute dans les escaliers voilà ce que c’était et rien d’autre. Si cela avait été autre chose elle ne serait plus de ce monde, le tour de la question est rapidement fait. Le silence d’Astrid l’amène à réfléchir un peu trop, chose que la demoiselle n’apprécie pas tellement même si, de ce nouveau caractère qu’elle s’est créé en arrivant ici, c’est ce qu’elle fait le plus souvent. Elle réfléchit plus. Parfois son côté tête brulée d’avant revient mais c’est rare ou alors parce qu’elle en a assez, parce qu’elle veut dire stop à tout ceci, à cette situation, à Shanareth. L'autre mercenaire ne viendra pas par ici. Elle en est persuadée.

« Je n’ai jamais eu d’esclave, avant aujourd’hui. » Elle hoche la tête mais reste silencieuse. Elle ne va pas dire à Astrid ce qu’elle doit faire, elle le devinera bien assez tôt. Elle ne sait d’ailleurs pas comment l’appeler et cela la perturbe un peu. Astrid semble différente mais le Madame semble tout autant désigné que lorsqu’elle était chez Siddil. Elle ne se voit pas l’appeler Astrid ou la tutoyer. Cela l’embête un peu de ne pas savoir alors elle préfère ne pas réellement s’adresser directement à elle, lui posant des questions simples mais essentielles pour sa futur vie d’esclave de mercenaire. Mercenaire. Elle n’apprécie pas forcément leur métier mais se gardera bien de le lui dire. Tout ce que sa maîtresse doit savoir c’est qu’elle ne s’échappera pas de si tôt. « Alors je ne saurais pas te dire dans le détail. Je dirais juste que je ne suis pas quelqu’un de mauvais, et que si tu fais tes tâches tu n’auras pas de problème. Je ne t’enfermerais pas dans une cave, et tu n’auras jamais faim. » Comme pour Siddil, les règles ne changent pas. Immuables. Si seulement chacun d’entre eux s’évertuaient à les appliquer, leur vie serait indéniablement plus facile. Ce n’est pas pour autant qu’elle se fait à cette situation mais disons qu’en ne transgressant pas les règles, sa vie est moins dure et pénible. Elle hoche la tête. C'est tout ce qu'elle semble être capable de faire : hocher la tête. « Je ne serais pas toujours là et il faudra que je puisse te faire confiance. La moindre erreur pourrait t’emmener aux mines. Mais si tout se passe bien, tu auras ce qui se rapprochera le plus de la liberté. »

« Je sais. Je ne suis pas une fugueuse. » Elle a fuit oui mais la façon de faire était toute différente. Plus radicale. Elle se fiche un peu de ce que peu penser la rouquine qui n’a pas forcément répondu à sa question. En partie. Elle peut deviner ses tâches en observant l’état de la maison. Elle n’est pas là souvent et l’envie de retourner chez les siens se fait soudaine sans pour autant qu’elle le lui montre. Cette femme part souvent alors qu’elle se retrouve coincée sans possibilité de vagabonder ailleurs que dans la cité. Cette femme est aussi l’un des mercenaires qui prive son amie de liberté et même si elle trouve les évasions de la brune futiles, ce n’est que parce qu’elle les a sur sa route qu’elle n’y parvient pas. Chacun son métier, chacun ses envies. Elle ne sait pas si elle devrait en vouloir à l’une ou à l’autre. Ils ont des mentalités tellement différentes. « Un peu de rangement ne ferait pas de mal à votre maison. » Une phrase entière. Peut-être une deuxième. En une phrase elle formule ce que la rouquine n’a pas jugé essentiel de lui dire. Ce pourquoi elle était là se voyait tout de suite. « Devrais-je m’occuper d’autre chose ? » Faire des courses dans la ville, des actes qui nécessitent qu’elle bouge, qu’elle voit d’autres personnes ? Elle a parlé de liberté. Liberté dans la ville ou juste dans cette demeure ? Elle reste vague alors que Saoirse aurait préféré qu’elle ne le soit pas. Elle comprend qu’Astrid ne trouve pas utile qu’elle lui dise certaines choses. Saoirse le devine, elle pourra aller dans la ville mais pour ce qui est des tâches qui lui seront données, elle est toujours dans le flou. Quand à la question de comment doit-elle appeler Astrid, elle est volontairement terrée dans un coin de sa tête. Si elle est chanceuse, la mercenaire le lui dira sans qu’elle ait à lui poser la question de façon un peu trop directe. Peut-être qu’Astrid n’apprécierait pas. Elle ne sait pas. Elle ne l’a vue que quelques fois chez Siddil, ne la connait pas assez pour la juger, ne peut que la croire sur parole lorsqu’elle dit qu’elle n’est pas mauvaise en attendant de cohabiter avec elle pour voir ce qu’il en est véritablement.

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Sujet: Re: Saoirse { Sweet home
Jeu 11 Aoû - 21:23

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Un esclave, c’est un peu de tranquillité et quelques responsabilités aussi. Lorsqu’on en achète un, il n’est écrit nulle part que tout sera tranquille et qu’il sera possible de faire tout ce qu’on veut sans avoir à se prendre la tête. Si l’esclave fait le ménage et s’occupe de ses tâches en majeur partie, il est néanmoins obligatoire de faire attention à ce qu’ils font la plupart du temps. A chaque instant ou à chaque seconde d’inattention, il est possible qu’il tente de s’échapper. Un seul petit instant et tout s’écroule. Mercenaire de mon état, je suis dans l’incapacité de laisser la jeune fille filer, ne serait-ce que pour quelques secondes. Cela peut échapper à tout le monde mais c’est pourtant bien comme ça que sont les choses ici. Un mercenaire qui perd son esclave, je crois que c’est le pire scénario qu’il puisse y avoir. Je suis supposée les ramener et pour cette raison, je suis également supposée être capable de la garder à sa place. Elle ne fait pas bien peur, mais l’innocence d’un visage ne veut rien dire. Je me sers de l’innocence et de la douceur de mes traits, par exemple. Et la plupart du temps, ça marche plutôt bien, en plus. Enfin bon, puisqu’elle est la première personne comme ça, a entré chez moi, bien sûr, je suis un peu larguée. J’imagine que ça finira par passer. Je n’ai, en tout cas, pas prévu de lui taper dessus, ni prévu de m’en prendre ouvertement à elle si elle ne m’en donne pas de raison. Mais bon, j’imagine qu’il faudra du temps pour que je sois capable de savoir. Tout ça. Déjà, il en faudra pour que je sois en mesure de lui faire au moins un peu confiance.

La briefer sur ce qu’elle ne doit pas être me paraît inutile mais je le dis quand même. Parce que finalement, l’inutilité d’une situation peut être utile pour un autre. Mettre les points sur les i, c’est un bon moyen de lui rappeler qui commande, malgré la douceur et la simplicité de ce que je lui demanderais. Je ne l’ai pas prise pour qu’elle croule sous le travail, juste pour faire le nécessaire et pour, malgré tout ce que je pourrais en dire, qu’elle soit une compagnie à mes côtés. Parce que mine de rien, ça reste un point assez important malgré tout.  « Je sais. Je ne suis pas une fugueuse. ». Sauf que bien sûr, elle ne va pas se mettre à dire qu’elle en est une. L’avouer, c’est une manière un peu stupide de se faire envoyer aux mines. Et en général, lorsqu’ils y réfléchissent au moins un peu, ils ne courent pas un risque aussi ridicule. Alors, oui, qu’elle dise l’évidence, ce n’est pas supposé me rassurer, c’est juste une manière comme une autre de me prouver ce qui se lit plus ou moins sur ses traits. Elle n’a pas cette lueur, dans le regard. Et bien qu’il faille quand même se méfier un minimum, j’ose croire que je peux être tranquille avec elle. Nous verrons. C’est pour son bien à elle, de toute manière.

Quant aux tâches qu’elle pourrait être amenée à devoir faire, franchement ? Aucune idée. « Un peu de rangement ne ferait pas de mal à votre maison. ». Je me mets à rire à la remarque, en regardant autour de nous. Faut dire que ma maison, sans qu’elle ne tombe en ruine, ne ressemble plus à grand-chose, si je puis dire. C’est un peu endommagé sur les bords, avec toute la poussière et tout le bordel qu’on peut trouver. C’est « la zone ». Un territoire clairement abîmé.  Une maison qui n’a pas été nettoyé pendant toute une année. J’imagine que c’est déjà beaucoup. « J’imagine que tu devrais pouvoir faire ça, oui ». Pour ce qu’il en est du reste, je n’ai pas d’idée. Je retiens juste qu’elle a fait et qu’il va donc falloir logiquement que je la nourrisse. Rien de vraiment surprenant là-dedans. Sans doute que dès demain, c’est même elle qui me fera à manger. Encore faut-il que je sois certaine qu’elle en soit capable. Hors de question de brûler mon stock bêtement juste comme ça. Disons que ce serait considérablement stupide, de toute évidence. « Devrais-je m’occuper d’autre chose ? ». La grosse et bonne question. Je ne saurais pas le dire, et de toute manière, je n’ai pas particulièrement envie d’y réfléchir, non plus. Je ne sais pas vraiment ce que je pourrais bien lui dire. Je n’ai, d’ailleurs, pas particulièrement envie d’y réfléchir et en même temps, je parviens aisément à me convaincre qu’il le faut bien. De plus, dans ma position, si je ne lui dis pas ce qu’elle doit faire, qui le fera ? « Tu sais faire à manger ? ». Tout le monde ne sait pas le faire. Je ne me suis pas concentrée sur ce qu’elle faisait avant, cela ne m’intéresse pas. Le présent me paraît toujours plus important. « Ce soir, je vais faire le repas. ». Un pas après l’autre, n’est-ce pas ainsi que ça fonctionne ? Et vu l'heure qu'il est, c'et peut-être même le moment de commencer, me dis-je en sortant un morceau de viande.
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Sujet: Re: Saoirse { Sweet home
Mer 7 Sep - 23:08



Elle pouvait ne pas sembler très loquace. Elle n’avait jamais été beaucoup plus intelligente que les autres mais, par ici, faire semblant de rien, ne pas tiquer juste parce qu’accepter ce que l’on était devenu sauvait. C’était ce qu’elle pensait, ce qu’elle s’acharnait de faire depuis qu’elle était ici. Elle avait eu de la chance en réalité. Depuis qu’elle connaissait un peu la cité, elle savait là aussi qu’elle aurait pu tomber sur des endroits bien pires que la dame Najma ou Astrid. Astrid qui n’avait jamais eu d’esclave avant elle mais qui avait, en contrepartie, bien vu comment se comportaient les maîtres avec leurs achats, leurs hum possessions. Ça lui faisait mal de penser cela, de se dire qu’elle ne s’appartenait plus depuis qu’elle traversé les portes de la cité. Et bien avant.

La propriétaire de cette petite maison ne semblait pas lui vouloir du mal, du moins elle ne lui avait pas donné la preuve du contraire. C’était ainsi qu’il fallait penser pour ne pas mourir par désillusions. Elle avait beau savoir que tous n’étaient pas pareils, il était difficile de penser autrement qu’en doutes et craintes lorsqu’elle entendait sa maitresse parler de ce qu’elle ferait dans les parages. Elle n’était pas surprise, se doutait depuis qu’elle avait vu l’endroit quasiment insalubre qu’elle devrait jouer la Cendrillon tout en ignorant tout de cette histoire pour enfants. La confiance n’était gagnée pour aucune d’entre elles. La menace ne marchait pas sur Saoirse qui savait très bien où était sa place, chose que peinait, bizarrement à trouver Astrid. Cela n’était finalement pas si facile que ça en avait l’air de posséder quelqu’un. La morale l’effleurerait-elle ? Qu’elle était idiote. Si la morale l’avait effleurée, elle ne l’aurait pas achetée, un point c’est tout. Saoirse avait préféré lui dire qu’elle n’était pas une fugueuse tout en ne mentionnant pas l’élément qu’elle connaissait déjà, l’élément déclencheur de son atterrissage dans sa demeure. Elle n’était pas mal à l’aise par rapport à cet acte, se fichait bien de ce que pouvaient penser les rares connaissant la vérité à son sujet. La chose ne semblait pas accaparer Astrid qui pouvait très bien se retrouver avec une morte sur les bras dans son salon le lendemain.

Elle n’avait pas beaucoup parlé, n’avait fait que murmurer à voix basse ce qu’elle devrait réaliser dans cette maison, chose que la mercenaire semblait ne pas avoir réalisé depuis des années. A tout casser deux trois semaines. Elle se demanda un moment pourquoi Astrid l’avait achetée sans pour autant le lui demander. Cela se voyait qu’elle ne s’y faisait pas à cette situation. Non. Ce n’était pas ça. Disons plutôt qu’elle n’avait pas le ton ni même les agissements qu’une maitresse de maison pouvait avoir envers ses esclaves. Si le ton  de sa voix n’était pas doux, il lui semblait moins hautain sans pour autant être dénudé de menace. Saoirse savait très bien ce qui l’attendait dès qu’elle esquissait un pas de travers. Étrangement, cette tête qu’elle avait souvent vue chez la maitresse d’Oshea, lui paraissait aimable. Un minimum. Elle avait sans doute décidé de ne pas lui faire peur d’entrée de jeu.

« Un peu. » Pas très loquace hein. « Je l’ai souvent vu faire. » C’était tout ce qu’elle pouvait lui dire. Si elle avait souvent pensé à son père, ça n’avait été que rarement le cas de sa mère. Si elle ne pouvait que se douter que son père n’avait pas subi le même sort qu’elle, elle n’avait aucune certitude quand elle pensait à elle. Elle préférait penser qu’elles n’avaient pas été kidnappées ensemble pour être revendues séparément. Elle l’aurait vue. Elle l’aurait su. Elle aurait tout fait pour chercher à la revoir et jamais au grand jamais n’aurait-elle cherché à se suicider en la sachant dans les parages. Elle aimait sa mère, dieu qu’elle aimait sa mère mais y penser lui donnait des sueurs froides. « Tout dépend ce que tu manges, en fait. » Elle ne savait pas tout cuisiner. Il y avait bien des aliments, des bestiaux parfois qu’elle avait vu pour la première fois qu’elle était entrée dans la cité. Elle l’observa, tentant de masquer sa tristesse en se décalant sur le côté. Elle gérait sa peine plus ou moins bien depuis des mois. C’est bon, elle pouvait se ressaisir tout de suite. Maintenant. « Hum. Merci ? » Elle ne savait pas trop, n’avait que trop peu eu l’habitude d’avoir des repas préparés maison. Enfin si mais pas forcément un bon gros morceau de viande pour caler son estomac le temps d’un soir. « Est-ce que je pourrais … » Elle hésitait. « Aller dehors ? » Avec Siddil elle pouvait, surtout ces derniers temps où elle ne lui servait plus à rien. Elle avait juste fait partie des meubles et ne l’avait pas supporté même en pouvant sortir tout en restant dans la cité. A Astro, au moins, elle serait utile et tout serait différent.

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Sujet: Re: Saoirse { Sweet home
Sam 17 Sep - 22:23


Astrid & Saoirse

Sweet home


Il faut que je trouve ce dont elle est capable, il faut que je sache et il faut aussi que je fasse un peu le point. Ce n’est pas facile, parce que dans une situation comme celle-ci, je me prends surtout la tête sur une situation qui me dépasse et qui me perturbe au plus haut point. Je n’ai pas particulièrement envie de me tracasser pour une situation qui m’échappe pleinement. Parce que c’est de ça qu’il est question. Je ne veux pas qu’elle fasse des tâches qu’elle ne sait pas faire. Non pas que ce soit pour la préserver d’une quelconque activité, ce n’est pas le cas. Mais je n’ai pas particulièrement envie de la voir mal faire les choses. Si c’est pour qu’elle s’occupe de la nourriture et que la nourriture soit dégueulasse, ça ne m’intéresse pas, non. Je préfère encore faire à manger et être sûre de bien manger plutôt que de la laisser faire et d’aller dans une taverne après pour noyer le goût pourri dans l’alcool. Et franchement, ramener de la viande pour qu’elle soit tuée par une cuisine minable, ça me retournerait l’estomac. « Un peu. ». Rien que ça, ça me laisse un peu perplexe. Je ne parviens pas à savoir, du coup, si je peux la laisser faire ou non. Sans doute pourrais-je la laisser essayer et faire en fonction. « Je l’ai souvent vu faire. ». Je me demande de qui elle parle, le temps d’une seconde. Je me demande aussi si c’est à moi d’en parler. Elle n’est pas bien bavarde. Je ne veux pas la bousculer. Et en même temps, je réalise que c’est mon esclave. Bordel, je suis trop molle. « De qui parles-tu ? ». Une simple question de curiosité. Et je suis même persuadée que ça n’apportera rien à la situation. Mais bon, je suis comme ça, et si elle doit travailler pour moi, j’aime à croire qu’elle peut me parler de tout. Il faut, par ailleurs, qu’elle soit en mesure de me faire confiance. Mais je sais que ça viendra plus tard ça, je ne peux pas agir comme s’il s’agissait d’un acquis, ce n’est pas comme ça que ça fonctionne, tout simplement. « Tout dépend ce que tu manges, en fait. » ; Oh bah sur ça, je ne suis pas bien chiante, ou du moins, je ne suis pas une experte de gastronomie. C’est une autre histoire ça. Et ça ne m’intéresse pas vraiment. Je ne veux pas me casser la tête, quand il est question de manger. « Okay. Nous verrons alors. Si c’est trop mauvais, je me chargerais des repas ». Je n’ai vraiment pas envie de mourir quoi. Surtout si c’est parce que j’ai laissé mon esclave me faire à manger et que je me retrouve à bouffer quelque chose d’infecte. Encore moins si je l’ai chassé ou que je l’ai payé cher. Hors de question.

La nourrir m’est pourtant un peu étrange. Je suis persuadée que ce n’est pas comme ça que c’est supposé fonctionner et en même temps, je sais aussi qu’il faut bien faire un premier pas à un moment ou un autre. Un pas après l’autre, qu’on le veuille ou non, et que cela nous plaise ou pas. Il n’y a pas le choix. « Hum. Merci ? ». Ouais voilà, et en plus, maintenant, nous nous retrouvons à être gêné tous les deux, autant dire qu’on n’est pas vraiment sur la bonne voie. « J’imagine que ça n’a rien de vraiment courant. Mais avec moi, les choses ne le sont jamais vraiment ». Autant la briefer et en même temps, je ne vois pas vraiment pour quelle raison elle devrait se sentir en dessous de tout. Un esclave doit obéir mais s’il ne respecte pas un minimum son maître, j’ai du mal à le visualiser obéissant. C’est tout. Il y a plusieurs manières de le faire, voilà tout. Après, je comprends ceux qui se font plus strict, qui se font médisant. Peu importe la manière d’agir, l’esclave doit obéir, que cela lui soit plaisant de le faire. Mais… Bon, je ne suis pas tout le monde, je suis une mercenaire, qui capture ceux qui s’échappent et qui attrapent certaines personnes qui pourraient plaire. Je fais mon travail, si je peux vraiment le dire comme ça, et j’ai du mal à croire qu’on puisse vraiment me le reprocher. Un pas après l’autre, pour elle, pour moi. Mais ouais, là pour le coup, je donne l’impression, sans doute, d’être une maîtresse assez relaxe et tranquille, je n’en doute même pas une seule seconde.

« Est-ce que je pourrais … ». La question me surprend. Je me dis qu’elle veut fixer les limites, je me dis qu’elle veut savoir quelque chose, mais j’ai un peu de mal à comprendre de quoi il est question. C’est perturbant, un peu. Un esclave n’est pas supposé demandé ce qu’il peut faire. Je ne crois pas, du moins, ça me semble bizarre. Alors j’attends, la suite, ce qui va se passer. « Aller dehors ? ». Une seconde, je reste interdite. Et en même temps, je suis incapable de lui dire non. Non pas parce que je trouverais ça injuste, il n’est pas question de ça, plutôt parce que j’estime que je ne peux pas lui interdire une chose que je ne peux pas surveiller. Je ne suis pas là tout le temps, quand je suis à la cité, ça ne veut pas dire que je suis à la maison, non plus. Les choses ne sont pas toujours faciles et je le vis bien. Pour la simple et bonne raison que j’aime être libre, et me le prouver chaque jour un peu plus. J’en ai besoin, simplement. Alors en effet, je ne peux pas lui dire qu’elle ne peut pas sortir. De toute manière, il vaut probablement mieux l’y autoriser, considérant le fait que je ne serais pas suffisamment là pour le lui interdire. Mais, en même temps si je veux être capable de lui faire confiance, encore faut-il qu’elle soit en mesure de me dire pourquoi elle veut sortir, ce qu’elle envisage de faire, aussi. « Qu’est-ce que tu envisages de faire dehors ? ». Il faut aussi que je sache si elle parle de dehors, la cité, ou dehors, hors du désert. « Où ça dehors ? Il faut juste que je sache si je peux te faire confiance, en réalité ». Mais c’est déjà beaucoup et avec moi, c’est très loin d’être aussi simple que de simplement le vouloir, déjà.
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Sujet: Re: Saoirse { Sweet home
Lun 7 Nov - 2:42




« De qui parles-tu ? » Saoirse sursaute. Elle n’a pas l’habitude qu’on lui pose des questions sur son passé, sur elle. Qu’on s’intéresse à elle. Cette question la rend nostalgique. « Maman. » Maman. Pas ma mère. Maman. Elle lui manque maman. Son père. Ils lui manquent tous. Terriblement. Elle tente de se reprendre en se disant qu’une bouchée de ce met qu’Astrid prépare la calmera et l’aidera à mettre cette partie de sa vie entre parenthèse pour qu’y penser ne lui fasse plus autant de mal qu’aujourd’hui. Alors elle lui demande ce qu’elle mange parce que les gens du désert ne mangent pas la même chose qu’eux n’est-ce pas ? Il y a les mercenaire mais les mercenaires ramènent des esclaves et n’ont pas vraiment la notion du partage ancrée dans leurs têtes. La curiosité prend le dessus sur la tristesse quand la discussion continue. Les phrases de Saoirse sont courtes, dites de façon fébriles encore sous le coup de l’émotion mais au moins, elle ne s’est pas refermée comme une huître à la simple évocation de son passé. C’est un pas de géant. « Okay. Nous verrons alors. Si c’est trop mauvais, je me chargerais des repas. » Un petit sourire se glisse sur son visage neutre. Ça aussi c’est nouveau. Saoirse ne sait pas si Astrid est ainsi au quotidien mais une petite voix lui souffle qu’elle lui plait bien, que s’il lui a fallut vivre ces tourments pour être l’esclave d’une personne qui agit presque de façon normale avec elle, cela en vaut la peine. On pourra la traiter de folle si on veut mais cela restera ce qu’elle pense sans pour autant le dire à haute voix. « J’imagine que ça n’a rien de vraiment courant. Mais avec moi, les choses ne le sont jamais vraiment. » D’un hochement de tête Saoirse montre qu’elle a compris, qu’elle ne dira peut-être pas merci la prochaine fois, qu’elle … qu’elle ne sait pas en fait. Elles verront bien.

Aller dehors. Elle préfère lui poser la question mais en oublie d’être précise. Elle suppose que la mercenaire comprendra qu’elle veut parler de dehors, dans la cité. C’est logique. Elle ne va pas lui demander d’aller à l’extérieur même si c’est tentant, même si elle en a envie, même si elle ne veut que rentrer chez elle tout en sachant que cela lui sera à vie impossible. Cette pensée la déprime un peu plus que les raisons de sa tentative de suicide. Elle se sent triste depuis des mois. Elle est triste de penser qu’elle ne pourra rentrer chez elle pour voir ses parents, pour voir Nana, pour voir la plaine. Elle est triste et amère parce que ceux qui se sont échappés sont partis avec un groupe dont elle n’avait jamais entendu parler, avec un groupe qui ne s’est soucié que de ce petit nombre là d’individus en oubliant tous les autres. Bien sur ils ne pouvaient pas, bien sur leur préoccupation n’était que les enfants du ciel mais cette vérité est amère. Elle les jalouse au fond ces enfants du ciel. Elle les envie. Ils sont libres. Cette chance. Cette chance d’avoir obtenu l’aide précieuse pour s’éclipser sans devoir revenir, rattrapés par des mercenaires comme Astrid ou Shanareth. Elle secoue la tête comme pour chasser cette pensée qui la tire vers le fond. « Qu’est-ce que tu envisages de faire dehors ? Où ça dehors ? Il faut juste que je sache si je peux te faire confiance, en réalité. » C’est une bonne question qui a déjà eu sa réponse quelques secondes plus tôt mais peut-être a-t-elle besoin de se montrer plus convainquante. Elle ne sait pas, c’est délicat comme question.

« Et bien … je ne suis pas Oshea. » Elle avait toujours eu l’habitude qu’on les compare pour mieux la dénigrer qu’elle en avait pris l’habitude de le faire pour montrer ce qu’elle n’était pas, ce qu’elle ne voulait pas être, ce que ceux et principalement celle qui prenait un malin plaisir à vouloir la descendre ne comprenait décidément pas. Elle n’avait rien en commun avec la jeune femme sauf le fait d’être esclave et ne l’enviait pas. Elle avait déprimé d’être laissée dans un coin de la maison Najma mais jamais elle n’avait souhaité être quelqu’un d’autre qu’elle-même. « Faire des courses ? M’aérer la tête ? Dans la cité. » Tout en prenant l’air pour se vider la tête même s’il n’était possible de le faire que dans la cité auprès de ces mêmes personnes qu’elle peinait à apprécier. S’aérer l’esprit et la tête rien qu’en furetant ci et là sans pour autant partir des heures et tous les jours. De temps à autres, c’était déjà pas si mal.

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Sujet: Re: Saoirse { Sweet home
Lun 12 Déc - 12:03

Sweet home
« Maman. ». Un terme qui lui est étranger. Malgré tout ce qu’elle pourrait en dire ou bien en penser, elle réalise qu’elle n’a pas vraiment le choix, face à une telle situation. Elle n’a pas eu la chance de grandir avec une mère et elle n’a absolument pas le droit d’agir comme si cela aurait pu compter. Ce n’est pas le cas. Parfois, elle y pense et parfois, la haine s’installe dans ses veines, elle ne va pas le cacher. La jeune femme a du mal avec ses parents parce qu’elle ne les connaît pas. Elle ne connaît pas non plus les raisons qui ont fait qu’ils aient pu lui tourner le dos et l’abandonner devant une cité comme celle du désert. Elle ne prétend pas qu’elle n’y a pas vécu de belles choses et qu’elle le regrette vraiment. Elle s’y sent bien et la jeune mercenaire s’y plaît au vu de son métier. Pour autant, la cité de sable n’est pas si éloignée d’une prison. Une fois qu’on y naît, il devient impossible d’en partir à moins de devenir un déserteur ou un traître. Une situation étrange à laquelle il faut savoir faire face sans que ça n’ait grand-chose de facile. Après, elle n’a encore jamais réellement éprouvé le besoin de partir, faut dire. Alors elle ne risque pas de s’en formaliser alors que ce serait sans raison. Mais c’est un fait. Et elle ne peut pas vraiment explorer l’île à sa guise, parce qu’on penserait qu’elle a déserté. Enfin, c’est une simple idée mais elle ne préfère pas y réfléchir, tout ceci est déjà bien assez compliqué, par moment. Elle n’a pas envie de réfléchir à des choses qui persistent à la dépasser. Et pourtant, c’est un scénario qui est envisageable et peu difficile à analyser. Mais bon, Astrid ne risque pas de se prendre la tête avec tout ça parce que ça ne lui servirait à rien. Elle n’a pas envie de se pencher sur le sujet de la famille parce que c’est un point qui est bien trop flou pour elle. La seule famille qu’elle ait eu, c’est Tom et aujourd’hui, il n’est plus là. Elle a appris à vivre seule et elle continue à le faire. Certes, maintenant, il y a Saoirse, mais c’est un peu différent, n’est-ce pas ? D’ailleurs, elle ne sait pas quoi lui répondre, par rapport à sa mère. Elle suppose que cette femme lui manque, mais elle n’est pas vraiment en position de lui demander. Sur ce point, les Rahjaks ne se soucient jamais de la famille de l’autre. Et ça ne risque pas de facilement changer. Mais c’est ainsi, et il n’y a rien d’autre à en faire ou à en dire. Elle ne veut pas jouer la corde sensible parce qu’elle n’en est même pas capable, c’est une chose qui n’est pas faite pour elle. Et puis bon, toute question à ce sujet serait compliquée. Un point qu’il serait difficile de défendre si elle venait à se mettre à pleurer parce que sa famille lui manque. Astrid n’a pas le cœur qu’elle recherche, elle ne cédera pas et n’affichera pas d’envie de la ramener chez elle. Elle serre les lèvres, détourne le regard et ne sait pas vraiment quoi dire. « Et elle cuisinait bien ? ». Une simple question, une tentative pour montrer un minimum d’intérêt. Ce n’est pas grand-chose, mais il faut faire le nécessaire, parfois, pour qu’une situation ne nous échappe pas. Installer un peu de confiance, c’est communiquer, au moins un peu.

Lorsque la question de sortir de la maison s’installe, Astrid est sur la réserve. Elle ne sait pas vraiment où donner de la tête ni ce qu’il serait judicieux de faire. Et puis bon, ce n’est pas l’idée qu’on se fait d’un esclave, en plus. A aucun moment, on n’envisage l’idée qu’il pourrait vouloir prendre l’air. Ce n’est pas le but. Astrid n’en a jamais eu, c’est vrai, alors forcément, elle ne sait pas où donner de la tête. Les seuls esclaves qui aient tenté de lui donner une image d’un esclave qui sort n’ont pas été les mieux placés pour lui donner envie de la laisser sortir, elle aussi. Peut-être est-ce un songe trop fermé, elle n’en a pas la moindre idée. Mais bon, elle vient d’arriver et elle songe déjà à partir, n’est-ce pas ? Alors ça ne risque pas d’être facile à comprendre et ce n’est pas simple du tout. « Et bien … je ne suis pas Oshea. ». Elle sourit doucement à l’entendre dire ça. Au moins, elle comprend sa pensée. Oshea s’est à chaque fois barrée de chez ses maîtres. A chaque fois sauf au dernier parce que oui, la mine n’a rien de rassurant et elle a, à chaque fois, été rattrapée, elle le sait. Pour autant, ça ne veut pas dire que c’est plus facile. « Fort heureusement, ça je le sais. Sinon, tu ne serais pas ici ». Si elle en avait eu le droit, elle aurait clairement tué cette femme. Mais à la place, elle s’est contentée de serrer les dents et ça n’a pas toujours été facile. L’or lui a permis de garder la tête haute et de ne pas faire d’erreur. Surtout que tuer l’esclave d’un autre, même si l’acquisition vient d’être faite, ça n’a absolument rien de très intelligent, on va pas se le cacher. Mais elle veut comprendre ses motivations, comprendre ce qu’elle veut faire et comment elle veut le faire, également. « Faire des courses ? M’aérer la tête ? Dans la cité. ». Vu comme ça, c’est une possibilité, c’est vrai. Elle ne sera pas mise en place dans la minute, parce qu’il faudra d’abord commencer par apprendre à se connaître. Un pas après l’autre pour que les choses ne partent pas en fumée. Mais ça ne veut pas dire que c’est si simple. Au contraire, même. Un pas après l’autre. « C’est envisageable, oui. Mais il faudra un peu de temps avant ça. Il faut que je puisse te faire confiance ». Et ça devra commencer comme ça, pas autrement.


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Sujet: Re: Saoirse { Sweet home
Mer 8 Fév - 11:43



Elle se sentait un peu mieux. Parler faisait du bien même si elle avait bien vite compris qu’elles ne parleraient pas bien souvent n’étant pas toutes les deux frivoles de conversations à rallonge qui n’auraient aucun intérêt tant pour elle que pour la rousse. Elles en viendraient toujours rapidement aux faits et cela avait quelque chose de rassurant que d’avoir quelqu’un qui ne tourne pas toujours autour du pot avant de savoir ce qu’il veut. Elle aimait bien le caractère de la rousse du peu qu’elle avait pu entrevoir. Elle restait triste, encore sur le coup de l’émotion de devoir parler de sa mère, de son passé, chose qu’elle avait appris à taire depuis tout ce temps. Elle n’avait jamais su ce qu’il était advenu d’elle, ne savait pas si elle était tout simplement morte, sur les terres de son enfance ou dans les rues de la cité. Elle préférait nettement la deuxième aux deux autres. Pourvu qu’elle ne soit pas morte, pourvu qu’elle ne soit pas ici. Qu’elle soit quelque part, avec son père ou ailleurs. Partout sauf ici c’était bien.

Parler de ce qu’elle ferait chez Astrid l’empêchait de s’emporter dans les souvenirs et la forçait d’être le plus terre à terre possible. La cuisine. Elle n’avait jamais véritablement cuisiné. Elle avait aidé aux cuisines mais faire la cuisine toute seule était une nouveauté qu’elle voudrait bien apprendre. Elle ferait de son mieux pour ne pas la rendre malade bien involontairement. Elle était soulagée aussi qu’Astrid accepte de se mettre à la tâche si Saoirse était la pire des cancres dans le domaine culinaire. Y avait-il un domaine dans lequel elle excellait particulièrement ? Saoirse n’en était pas certaine. Elle savait réaliser plusieurs tâches, connaissait des bribes de méthode de soin mais jamais elle ne s’était mise à fond dans un domaine pour se perfectionner. Connaitre ses limites était tout aussi important si bien quand elle demanda si elle pourrait sortir, elle fut un peu surprise de l’intonation presque méfiante dans la voix de la jeune femme. Elle n’allait pas s’enfuir. Où irait-elle, pour combien de temps avant qu’elle ne meurt dans le désert, combien de temps avant qu’un mercenaire ne lui retombe dessus, avant qu’Astrid la ramène et puis, elle n’avait pas envie de finir dans les mines. Quand on en arrivait à ce stade c’est qu’on était déjà mort et si sa tentative de suicide avait lamentablement échoué c’est qu’elle n’était pas destinée à cette triste fin. Quelque chose était prévue pour elle dans ce bas monde. Quoi ? Le tout était de le découvrir. Avoir été achetée par Astrid était une étape parmi tant d’autres. Si elle avait apprécié Madame Najma elle était tout autant contente de s’éloigner de cet endroit qui l’avait déprimé plus même que l’idée de se retrouver esclave dans la cité.

« Elle était un véritable cordon bleu. » A croire que l’art de la cuisine se refilait de mère en fille chez eux depuis des générations, qu’elle avait été l’élément trouble qui n’avait pas encore eu véritablement le temps de prendre ses marques dans l’art de la cuisine. « Fort heureusement, ça je le sais. Sinon, tu ne serais pas ici. » Préciser qu’elle n’était pas Oshea semblait vital à la jeune femme, chose qu’Astrid sembla bien comprendre. La nouvelle était plutôt positive même si elle n’en sautait pas de joie. Saoirse ne pensait pas avoir vu un Rahjaks exprimer clairement son ressenti sur les choses sans qu’un voile ne décide de brider ce que d’autres parvenaient à laisser s’exprimer plus librement. Elle s’était toujours demandée pourquoi ils avaient chacun ce besoin de contrôle sur les émotions qui n’avait jamais trop le loisir de s’exprimer. Quand il s’agissait de la colère ou de la frustration, ils étaient les premiers à les laisser s’échapper de façon parfois à peine contrôlée mais quand au reste ... c’était le mystère le plus total. Si elle n’avait pas comme but de connaitre les Rahjaks dans leur entièreté pour mieux les comprendre, il n’en était pas moins intéressant pour elle d’essayer. C’était sans doute pour ça qu’elle se montrait si entière dans ses façons de faire. Juste pour voir leurs réactions, juste pour voir petit à petit ce qu’était finalement que d’être un enfant du soleil.

« C’est envisageable, oui. Mais il faudra un peu de temps avant ça. Il faut que je puisse te faire confiance. » Saoirse hocha la tête. Elle ne savait pas trop quoi faire pour ça, la mercenaire ne lui avait pas réellement donné d’indice sur le ‘comment faire pour parvenir à gagner sa confiance.’ « Comment font les autres pour gagner ta confiance ? » Le tutoiement est venu tout seul, elle est aussi un peu plus franche dans sa façon d’être, comme elle l’a toujours été finalement chez les Pikunis. Car tout est une question de confiance d’un côté comme de l’autre. Si Astrid doit lui faire confiance, c’est le chemin qui devra également s’effectuer chez la brune qui n’a pas encore eu réellement l’occasion de faire confiance a quelqu’un dans cet univers hostile. Peut-être le sera-t-il moins dans quelques mois, peut-être qu’Astrid sera la première Rahjaks en qui Saoirse fera entièrement confiance. Seul l’avenir le lui dira.

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Sujet: Re: Saoirse { Sweet home
Dim 19 Fév - 17:33



SWEET HOME
astrid&saoirse
Il est bon d’installer un certain climat de sécurité entre elles. Astrid ne sait juste pas encore vraiment comment elle doit se comporter. Tout est compliqué, tout le sera toujours, sans doute. La jeune femme n’est pas douée avec les mots, et dans certaines situations, elle ne sait pas non plus comment il faut agir. Ou ne pas agir. Astrid ne s’est jamais retrouvée dans une telle situation et elle n’a jamais eu besoin de s’attarder sur quelque chose comme ça. La rousse aurait sans doute ri si on lui avait dit, quelques mois plus tôt, qu’elle finirait par avoir un esclave à elle. C’est trop compliqué, des aspects bien complexes et agaçants, également. Mais il faut savoir faire avec, d’une certaine manière, en tout cas. Mais lui, pour le coup, il n’a absolument pas envie de réfléchir. Parce que ça ne servirait pas vraiment à grand-chose. Enfin bon, après pour le reste, la jeune femme cherche surtout à ne pas se prendre la tête sur un univers qui ne lui correspond pas. Si elle n’a jamais estimé nécessaire de prendre un esclave, c’est avant tout parce qu’il s’agit d’emmerdes supplémentaires. Il faut constamment surveiller ses arrières au début. Logique, puisqu’il est impossible de savoir si l’esclave ne viendra pas nous tuer dans notre sommeil. C’est un point qu’il est impossible de laisser de côté oui. Comment savoir qu’il ne va pas vous tuer ? Après tout, il est retenu dans la cité contre son gré et sa seule option de liberté serait, en priorité, de se débarrasser de son maître. Autant dire que ce n’est pas une option envisageable. Avec elle, sans trop savoir pourquoi, Helgusson se permet de croire que les choses seraient différentes. Le problème, c’est qu’il n’y a aucune possibilité d’en être certain.

Lorsque la conversation glisse sur la mère de la jeune femme, elle ne parvient pas vraiment à déterminer ce qu’il serait bon, ou non, de dire. Il est logique que l’esclave ne veuille pas parler de son autre vie, de cette existence passée pendant laquelle elle était libre de ses mouvements. Mais à côté de ça, elle ne nie pas non plus que les choses sont comme elles sont et qu’il est presque impossible de revenir en arrière. Le sujet a été abordé et, à côté de ça, elle ne va quand même pas se mettre à prendre des gants dès qu’elle se met à ouvrir la bouche. Hors de question. « Elle était un véritable cordon bleu. ». Elle l’observe un instant, alors qu’elle en vient à se demander comment est-ce que sa mère cuisine. Il est difficile de se le dire, puisqu’elle n’a jamais connu sa propre famille et que, de ce fait, elle n’a jamais été en mesure de déterminer ce qu’elle aurait pu faire ou non pour elle. La solitude évidente, malheureusement et la contrainte de faire avec. Elle ne sait rien d’elle ou même de sa famille. Prise au piège d’une vie qu’elle a dû se fabriquer, elle ne saurai pas vraiment dire ce qu’elle aurait pu faire. Dans le fond, puisqu’elle est devenue adulte, est-ce que ça ne change pas la donne ? Aujourd’hui, elle se demande si ça a vraiment toujours autant d’importance. Elle est seule, et elle n’a pas vraiment le choix. Son nom de famille et ce con de pendentif, c’est tout ce qui lui reste. Et elle n’a pas vraiment envie de chercher plus loin puisque ce serait une recherche improbable. Comment déterminer d’où on vient quand on n’a même pas le moindre petit indice hein ? Ce n’est clairement pas si simple et elle n’a pas envie de perdre son temps. Quand on n’a qu’une seule vie, on ne perd pas son temps à tourner en rond. On fait le nécessaire pour avancer, que ce soit avec toutes les réponses ou même s’il en manque quelques-unes. Les choses sont comme elles sont. « Et elle a eu l’occasion de t’apprendre quelques recettes ? ». Elle sourit, l’observe, la regarde. Elle ne sait pas vraiment ce qu’elle pourrait lui dire de plus. Elle se demande ça parce que dans le fond, si c’est le cas, il sera intéressant de découvrir le goût des plats qu’elles ont pu partager. Et s’il n’y a aucune recette dans sa tête, elle fera avec parce qu’elle s’en moque pas mal. Elle sait cuisiner ou du moins, elle sait faire en sorte que ce qu’elle mange ne soit pas détestable au possible. Et elle se permet de croire que c’est bien suffisant comme ça. Pourquoi chercher plus loin ?

En réalité, quand la jeune fille lui demande quant à de potentiels sorties, Astrid ne sait pas quoi lui répondre. Pendant un instant, elle se demande même s’il est d’usage de leurs laisser la possibilité de se déplacer ou de faire quelque chose qui s’en rapproche. Elle ne sait pas vraiment, finalement, et ses options ne sont pas vraiment nombreuses. Elle hésite, la plupart du temps mais en général, ça s’arrête là parce qu’il n’est pas vraiment nécessaire de chercher plus loin. Elle n’a même jamais pensé que c’était une option. Après, bien sûr, quand elle y pense, elle ne voit que très rarement les pseudos riches au cœur des rues de la cité. Ils ne se pointent jamais au marché, non plus. Comment font-ils dans ce cas, pour faire leurs courses ? La logique veut donc que ça vienne de là. Mais bon, dans un sens, elle ne cache pas que ça n’a rien de si dérangeant que ça, qu’elle puisse être libre et se promener au sein même de la cité. Elle pourra, ainsi, faire les courses ou encore d’autres petites tâches. Et en contrepartie, elle sera relativement libre de ses mouvements. C’est non négligeable, n’est-ce pas ? Ou en tout cas, elle se permet de penser comme ça. Peut-être que sur certains points, elle se trompe, mais pourquoi est-ce qu’elle s’attarderait sur tout ça ? Mais en parallèle, oui, il est clairement préférable d’obtenir un peu de confiance avant tout. Le soucis, c’est qu’il n’y a pas de méthode pour ça. « Comment font les autres pour gagner ta confiance ? ». Elle grimace légèrement. Elle ne saurait dire. « Vu que je n’ai jamais eu d’esclave, je ne saurais l’expliquer en détail. Pourtant… Je suppose que ça se fait avec le temps. En fonction de tes actions. Si la nuit, tu ne tente pas de me tuer ou si tu ne tentes pas de t’évader… Si tu ne m’empoisonnes pas aussi. Si tu te montres… Je sais pas, docile ? ». Ce n’est sans doute pas le bon terme mais c’est le seul qu’elle a trouvé.


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13/04/2016 Mystery Light 1585 Taissa Farmiga avengedinchains (gamo ♥) & Signa : Ali ♥ ISHTAR & Saez Esclave Rahjaks, ancienne Pikuni (botaniste, soin) 84
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Sujet: Re: Saoirse { Sweet home
Dim 12 Mar - 3:05


Parler du passé ravive des souvenirs, fait du bien ou déprime. Dans sa situation, elle ne sait toujours pas sur quel pied danser. Être esclave n’est pas une vie, pas sa vie et c’est pourtant ce qu’elle est. Elle aurait pu s’y habituer s'y habituer comme tant d’autres l’ont fait, comme tant d’autre s’y sont refusées. Elle cite Oshea sans cesse mais c’est celle qu’elle a le plus connue, qui était dans la même maison qu’elle, qui a fugué un nombre incalculable de fois en tentant de l’entrainer avec elle sans succès. En quelque sorte, Saoirse s’y était habituée en apparence pour les autres alors que pas du tout. Sa tentative de suicide manquée le montre de bien des façons. S’enfuir ne sert à rien puisqu’ils reviennent tous pieds et poings liés, coups de fouet sur le corps. Les mercenaires ne sont pas tendre avec les fugueurs mais laissent les suicidaires tranquilles.

Elle est plutôt calme sur cette partie de sa vie, la plus sombre. Parler de sa mère ravive des souvenirs, des douleurs parce qu’elle ne sait toujours pas ce qu’elle est devenue. Elle espère de tout cœur qu’elle était vraiment partie une dizaine de minutes pour leur chercher quelques fruits. Elle connaissait la forêt comme sa poche, savait ou chercher même si beaucoup la trouvaient folle, elle ne l’était pas. C’était simplement un trait de sa personnalité que l’on retrouve parfois chez Saoirse dans son envie de se créer des problèmes pour fuir la vie qu’elle mène ici, pour la fuir pour de bon sans pour autant y parvenir. Elle ne sait pas trop comment cela va se passer avec Astrid. Pour le moment, Saoirse dirait que cela se passe bien, qu’Astrid ne lui montre pas de raison de douter que tout ceci n’est qu’une facade. Elle n’a pas l’habitude d’avoir des esclaves. C’est surtout ça et la brune se dit que c’est un peu sa chance d’être sous les ordres de quelqu’un comme elle. Ce n’est pas qu’elle sera plus bienveillante à son égard disons que peut-être, elle sera correcte et si elle est correcte envers elle, il n’y a pas de raison pour que la Crowley ne se montre pas docile. La question de confiance la fait sourire un peu. C’est vrai des deux côtés. Si pour le moment la balance penche en  faveur d’Astrid, la Pikuni sait que tout peut changer du jour au lendemain par ici, les Rahjaks ont tous les droits. Astrid a le droit de décider de ce qu’adviendra d’elle dans les jours qui viennent. Si Saoirse lui fait confiance aujourd’hui, il n’est pas dit que sa  confiance ainsi donnée lui sera retirée dès le lendemain pour une méfiance sortie de nulle part.

Ils n’ont pas cette notion là. Si la confiance n’est pas mutuelle : il n’y a rien. « Quelques unes. » Elle ne va pas commencer à les lui citer ici, ce n’est pas le but de cette discussion. Elle ne sait même pas quel est réellement le but de tout ceci mais suppose qu’elle vérifie l’état de … l’esclave qu’elle possède désormais. « Je sais cuisiner plusieurs viandes et même du poisson mais … » Inutile d’en dire d’avantage : elle n’aurait pas de poisson dans le coin même si Astrid parvenait à  en ramener de chez eux. Un souvenir supplémentaire, manger du poisson, se souvenir de tout ce qu’elle  a pu avoir et qu’elle n’a plus. Triste vie. « Mais c’est pas des ‘recettes’. » Elle ne savait pas trop quoi lui dire. Elle savait cuisiner, avait eu quelques exemples de plats constitués que de légumes, de plats cuits avec de la viande et certains légumes, du poisson et d’autres légumes. Parfois ce n’était pas les mêmes. Ce n’étaient pas des recettes. Elles avaient toujours travaillé à l’instinct, se faisaient leurs propres recettes et n’en étaient jamais tombées malade. « J’imagine que le gibier du désert ne se cuisine pas de la même façon que celui de la forêt. » Elle n’avait pas les mêmes ingrédients ici. Tout était une question d’aliments que l’on pouvait avoir sous la main et non de recette. Elle pouvait avoir le nombre de recette qu’elle voulait en tête, si l’ingrédient principal manquait : la résultat serait juste étrange quoique mangeable.

La question de la confiance trouve sa réponse et Saoirse remarque la grimace de sa maîtresse. « Vu que je n’ai jamais eu d’esclave, je ne saurais l’expliquer en détail. Pourtant… Je suppose que ça se fait avec le temps. En fonction de tes actions. Si la nuit, tu ne tente pas de me tuer ou si tu ne tentes pas de t’évader… Si tu ne m’empoisonnes pas aussi. Si tu te montres… Je sais pas, docile ? ». Saoirse hoche la tête et l’idée de confiance mutuelle revient dans son esprit. C’est une idée illusoire dans le contexte dans lequel elles sont mais un jour, elle aimerait que cela se passe différemment, que ce peuple pense différemment, qu’ils ne demandent pas aux esclaves qu’ils capturent de ne pas tenter de les empoisonner dans leur sommeil. « Je comprends. » Elle ne sait pas quoi trop lui dire de plus. Ce qu’elle dit n’a pas d’importance en réalité, Astrid a besoin de voir si dans l’avenir, elle ne la trahira pas. Des paroles lancées en l’air n’est pas ce qu’elle recherche. Lui dire qu’elle ne la tuera pas dans son sommeil ne sert à rien, ce qu’elle veut c’est des faits. La jeune femme hausse les épaules comme pour clore un sujet avant d’en ouvrir un autre. « Est-ce que tu auras besoin de moi dans tes déplacements ? » Elle ne veut pas lui imposer sa présence. Revenir du côté des Pikunis serait délicat pour toutes les deux. Elle ne voudrait pas croiser quelqu’un de sa connaissance sans pour autant pouvoir partir les retrouver, ceux qui lui manquent tant. Elle a du mal à savoir sa réaction s’ils savaient qu’elle était esclave. Peut-être préfère t-elle qu’ils la pensent morte. Foutue fierté. Quelle lui dise oui ou non ne l’importe peu, elle a juste envie de savoir ce qui l’attend précisément dans les mois qui viennent.

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Sujet: Re: Saoirse { Sweet home
Ven 24 Mar - 18:13

» Sweet home
Le fait d’arrêter les esclaves en fuite et d’en ramener de nouveaux (bien qu’elle n’ait pas fait ça depuis quelques temps), ça ne veut absolument pas dire que Astrid a toujours voulu avoir un esclave d’une quelconque façon. Loin de là. En réalité, quand elle se penche plus attentivement sur la situation, elle réalise que les choses ne se passent pas aussi simplement que ça. Mais on ne peut pas toujours décider de comment sera notre vie en avance. Ce n’est pas parce qu’on veut que les choses soient faites d’une certaine manière que ça arrive vraiment. Ou inversement. Tout ça pour dire, finalement, que les choses sont plutôt plaisantes comme elles sont et qu’il ne sert pas à grand-chose de se prendre la tête. Et en parallèle, tout ça ne rime à rien, et c’est tout. La preuve, la rousse ne sait même pas ce qu’il faut faire. Et en même temps, elle ne regrette pas vraiment. Astrid réalise que tout ceci ne serait pas si vain ou inutile qu’elle ne pouvait bien le croire. Une maison propre, quand on revient d’aventure sur plusieurs jours, un repas chaud, quand on n’a pas le courage de le faire soi-même. Les options sont peu nombreuses, puisque la jeune femme n’a pas un réel intérêt pour de quelconques avantages visibles et de ce côté-là. Elle ne s’en plaint pas, en tout cas, mais ouais, ça pourrait être utile un peu mais ce n’est pas sur le long terme et elle ne risque pas de se formaliser juste pour ça. Il y a que la rousse réalise surtout que tout ceci ne rime à rien et qu’en parallèle, elle ne voit pas ce que pourrait lui apporter. Les pours, les contres, et au final, elle sait surtout que tout est bien mieux comme ça mais qu’en même temps, elle ne sait absolument pas quoi faire pour que ça se passe bien. Ce n’est pas si simple, c’est tout. Et en même temps, ouais, pourquoi pas. Tout ce qu’il faut, c’est qu’elle soit certaine de ne pas prendre une décision stupide. Il faut qu’elle ait la certitude qu’à chaque fois qu’elle va tourner la tête, l’autre ne tentera pas de s’échapper. C’est qu’elle est mercenaire, après tout. Alors, c’est le genre de scénario auquel elle a déjà pu faire face. Et ça n’a strictement rien de supportable ou même d’évident. Elle n’a pas la patience de regarder derrière elle dès qu’elle quittera sa maison, ou de la chercher quand elle disparaîtra. C’est qu’il en va aussi de sa réputation. Un mercenaire incapable de garder son esclave, c’est assez mauvais genre.

La question sur sa mère est déplacée, maladroite et complètement détestable. Elle ne parvient pas à faire autrement et la plupart du temps, elle ne sait même pas comment trouver les mots. Il est souvent plus facile de ne pas le faire, et de ne pas faire d’erreur. Mais on ne fait pas toujours ce qu’on veut et face à une nouvelle situation… On tente l’interdit pour atteindre un échange de confiance. Mais on n’y parvient pas toujours justement, et là, pour le coup, elle ne sait plus vraiment où donner de la tête. La vérité ? Elle n’a même pas envie de réfléchir plus que ça. Et tout lui paraîtrait presque plus facile. Presque, parce que ce n’est pas aussi simple que ça. « Quelques unes. ». Ce n’est pas une information suffisante, et il est vrai qu’elle aimerait creuser encore un peu. Disons plutôt qu’elle ne voit pas vraiment ce qu’elle pourrait lui dire ou même lui demander. Ses recettes sont simplistes et elle se contente de manger parce que c’est nécessaire, non pas parce que ça lui amène quelque chose de magnifique en bouche. Mais elle imagine facilement que pour d’autres personnes, les choses se passent différemment. Enfin bon, il y a que esclaves ou non, elle ne sait pas vraiment s’y prendre et elle n’aime pas se casser la tête à trouver comment il faut faire. Elle fait comme elle le sent, et elle ne cherche que très rarement plus loin. Elle trouve ça plus facile, en général. Ne pas prendre de gants, dire ce qu’on pense, s’arrêter sur les choses importantes. Plus ou moins. « Je sais cuisiner plusieurs viandes et même du poisson mais … ». C’est un bon début. Malheureusement, c’est le genre de chose qu’elle sait aussi cuisiner. Mais bon, c’est déjà ça, et en plus de ça, ça pourrait bien lui permettre de déléguer un peu et de laisser quelqu’un d’autre faire à manger à sa place. Ce qui n’est pas négligeable. « Mais c’est pas des ‘recettes’. ». non en effet. Mais dans la situation actuelle, Astrid ne nie pas que ça garde son intérêt. Après tout, elle ne sait absolument pas comment il faut se comporter ni ce qu’il faut faire et dans quelle occasion. Tout lui paraît plus simple comme ça et elle ne risque pas de le nier. Pour autant, elle ne sait même pas si elle sera en mesure de déléguer. C’est compliqué pour la fierté, quand on a toujours tout fait en solitaire. « J’imagine que le gibier du désert ne se cuisine pas de la même façon que celui de la forêt. ». Est-ce qu’il y a une grosse différence ? Penchant la tête de côté, elle s’interroge un instant. Mais certaine de ses proies viennent de la forêt aussi. Pas toutes, bien sûr, puisque le trajet est délicat. Et que sous la chaleur, la viande ne se garde pas vraiment. La viande séchée, par contre, ça glisse tout seul. « C’est un fait. Mais ma viande séchée vient de la forêt. Nous trouverons un terrain d’entente au niveau de la nourriture. Et il y a toujours le marché ». Parce que le marché, c’est plutôt la vie. Au moins, comme ça, pas la peine de se tracasser à aller chasser quelque part, parce que ça n’a pas le moindre intérêt. A quoi bon, franchement ?

La réalité tombe. Astrid n’a jamais eu d’esclave et elle ne sait vraiment pas ce qu’elle doit faire. Et en parallèle, elle ne sait pas non plus comment il faut faire confiance à un esclave qui se retrouve dans une situation qu’il n’a jamais demandé. Parce que c’est aussi de ça qu’il est question. Et c’est déstabilisant à souhait. Là, pour le coup, elle ne sait juste pas quoi faire. Ni quoi dire, réellement. Alors tout sort naturellement et sincèrement, comme elle le pense. La confiance est un sujet compliquée. « Je comprends. ». C’est déjà ça, et si elle parvient à comprendre ses intentions et ses envies, elle imagine que tout cela se fera un peu plus naturellement. Mais c’est une chose qu’elle ne peut pas vraiment savoir, elle fait avec les moyens du bord. « Tant mieux ». Et elle ne voit pas ce qu’elle pourrait dire de plus, non plus. « Est-ce que tu auras besoin de moi dans tes déplacements ? ». Fixant la situation, incapable de voir où elle veut en venir, elle laisse couler quelques secondes. Elle ne s’est jamais vraiment posée la question. Et l’emmener dans la forêt, ce serait une manière déplaisante de lui donner fortement envie de s’échapper, n’est-ce pas ? Une chose qu’il est préférable d’éviter, non ? « Et tu voudrais m’accompagner ? Je ne suis pas certain que cela te plairait ». Elle attend alors sa réaction, elle attend de lire sur son visage. De voir si ce qui va s’affiche, c’est le désir de l’évasion, la volonté de tenter sa chance. Mais ce ne serait pas évident et pour l’heure, elle n’imagine pas que ce serait vraiment utile.


notes » w/ Saoirse, chez Astrid, le 18 avril 2116
 

Saoirse { Sweet home

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