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le Sam 2 Jan - 13:45
Les jours se ressemblaient, inlassablement les mêmes. Que ce soit en pleine cité ou en pleine forêt, sa vie était monotone et cela depuis des années. Plus besoin de se battre pour trouver des clients, plus besoin de rendre des comptes à qui que soit. Dorénavant, il vivait dans un confort bien mérité et était libre. L’âge demandait aussi une certaine stabilité. Quand bien même il passait son temps à bouger, cela faisait depuis un bon moment que rien n’était venu bouleverser sa tranquillité.  Il y avait peut-être le jeune Taël qu’il avait « sauvé » des griffes de la cité du feu. Peut-être qu’à ce moment-là il avait failli mettre en pièce ce qu’il avait construit pendant tant d’années, failli détruire irrémédiablement une partie de sa vie, si ce n’est l’entièreté. Heureusement il avait réussi à éviter les ennuis, à échapper aux conséquences et s’était attiré les faveurs d’au moins un jeune du ciel. Etait-ce bien pour cela qu’il l’avait sauvé ou était-ce pour autre chose ? Pour le moment, la question ne se posait pas, ils ne faisaient que s’apprendre et tout le monde le savait, la patience du Rahjak pouvait être grande. Marchant d’un pas assuré sur un sentier aménagé, Basile revenait de chez les Pikunis. Douce tribu où vendre des habits étaient presque aussi simples que dans sa propre tribu et où les tavernes étaient agréables à souhait. Combien de fois n’avait-il pas baratiné sur des exploits que jamais au grand jamais il n’avait dû faire face. Tel un « héro » pour certain, il savait parfaitement que d’autres, malgré les litres d’alcool dans le sang, doutaient de ses récits. Il y avait de quoi, elles étaient fausses, fabriquées de toutes pièces pour le plaisir de l’auditoire. Pourtant, personne ne pouvait être certain de la véracité de ses propos, ni même assurer avec certitude que ce qu’il baragouinait était faux. Basile entretenait le mystère et l’incertitude, embrouillant les esprits, s’assurant de ne pas se confondre dans ses mensonges, ni même de sortir du réel. Il fallait que tout soit cohérent pour être un tant soit peu crédible. Fin manipulateur comme toujours.

Aujourd’hui, le grand homme ne savait que faire. Il venait de terminer sa tournée des tribus et était dorénavant entièrement libre de ses mouvements. Rentrer dans sa très chère cité était peut-être une assez bonne idée, mais il savait parfaitement qu’il allait s’y ennuyer ferme. Il n’avait pour le moment, rien à fournir à sa majesté et ses esclaves faisaient docilement le reste de ses tâches habituelles, réduisant à néant ses occupations potentielles. Ainsi, il préférait continuer à se balader un peu pour observer la nature et pour savourer la quiétude de l’hiver. Ainsi, intéressé par ce qui l’entourait, Basile tentait de trouver l’inspiration dans son environnement. Son ingéniosité ne venait pas de nulle part et quand bien même l’art de la chaire pouvait être inspirateur, la nature elle aussi aidait à innover. Observant une biche au loin, le Rahjak ne souhaitait pas l’approcher davantage. Il n’avait aucun intérêt à lui courir après et pouvait aisément la regarder à une distance respectable. Broutant le peu d’herbes restant, elle n’avait pour le moment aucunement fait attention au possible prédateur caché dans les broussailles et n’aurait pas davantage été alerté si seulement une présence dans les airs ne l’avait pas extirpé de son maigre repas.

L’attention de la bête soudainement tiré vers le ciel, Basile fit de même. Se fiant à l’instinct de la biche, le couturier inspectait les airs à la recherche d’une quelconque trace animale ou même d’un danger imminent. Peut-être que la biche sentait l’arrivé d’un gros oiseau ou peut-être regardait-elle autre chose ? L’attention fixée sur le ciel, Basile ne dût attendre que quelques secondes avant de voir une étrange « bête » survoler son emplacement. L’homme prit peu de temps pour identifier l’OVNI. Ce ne pouvait qu’être Anatole usant de son Aeromachinchose. L’observant calmement passer au-dessus de lui, il remarqua une chose qui le fit soudainement se dresser, sortant subitement des broussailles, faisant fuir la biche par la même occasion. La toile, il reconnaissait la toile, celle que le marchand lui avait gentiment fournie sans demander de compensation avec tout de même « l’obligation » de garder son nom visible. Oui Anatole usait toujours de ses créations mais cet empoté l’avait retourné pour rendre la « publicité » invisible. Mécontent, Basile cria un « Anatole ! » d’une voix autoritaire. Peu sûr que le Naori l’ait entendu dans le ciel, le Rahjak suivit sa progression, prêt à mettre les points sur les « i » quand son très cher ami sera enfin à terre.
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le Dim 10 Jan - 18:33
Le petit oiseau perché tout là-haut du soir au matin chante ce refrain : si tu n’as pas d’aile, tu ne peux pas voler ! Mais tu peux marcher ! Ce que je fais depuis ma tendre enfance mais voyez, ça n’a jamais suffit, il fallait que je prenne mon envol, parce que même sans avoir casser la coque de mon œuf, je rêvais de leur ressembler ! Alors je me suis fabriquée des ailes, que je tiens à l’aide de mes bras ! Je ne vous raconte pas le muscle que j’ai pris dans ces pauvres petites choses, heureusement que je suis un homme, j’ai emmagasiné de la force dans mes abdos et mes vols se font de plus en plus longs, de plus en plus loin, de plus en plus merveilleux ! Je n’ai pas encore osé traverser la mer de cette manière, ne sachant jusqu’où elle s’étend ! Cela viendra un jour !

Tiens mais qui m’appelle ? Il n’y a qu’un Anatole, le grand, et c’est moi. Surprise ! Il semblerait que je fasse partie de ces hommes que personne ne pourra oublier une fois sous terre, imaginez cette folie de rester dans les mémoires humaines ! Anatole le génialissime savant qui a tant inventé, tant créé ! Si intelligent, si unique ! Ce serait bien s’ils n’étaient pas tous niais et remarquaient tout ce que j’avais fait ! Mais ça ne risque pas d’arriver ! Je lève la tête, reconnais mon vieil ami, enfin celui qui m’a gentiment refilé un morceau de toile pour réparer mon aérodelta une fois. Depuis, il fonctionne bien, je vous assure que c’est de la très bonne qualité, bien mieux que ce que nous faisons chez les Naoris ! Qu’essaie-t-il de me dire ? Mais je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin si c’est ce qu’il croit ! Je n’ai pas le temps, j’ai des choses à faire, bien plus utile que partager une grillade au coin du feu en pleine forêt ! J’aime bien les saucisses, quand elles sont préparées avec des herbes, si vous voulez savoir, c’est une des rares viandes hachées que je supporte ; quoique le bœuf me plait bien aussi, mais en petites proportions parce que vous voyez un bœuf vivre dans la forêt ? C’est bien ce que je disais, rien que pour cela je changerai bien de tribu pour devenir Pikuni. Le gibier tendre c’est excellent également ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! Il me veut quoi le Rahjak qui n’a que du mouton et de la chèvre à se mettre sous la dent ? En élevage qui plus est, même pas foutu de les laisser sauvages !

Saperlipopette, le virage ! Non, non non, accroche-toi vieille branche ! Ce n’est pas à toi que je parle l’arbre, c’est à mon bébé, qui devrait reprendre son envol, au lieu de se ratatiner sur le sol à toute vitesse ! On perd de l’altitude ! Encore cette foutue branche de sapin sur le chemin ! C’est bien à toi que je parle l’arbre maintenant ! Le frein, le frein ! Oui j’ai ajouté un système de freinage à mon aérodelta, ne riez pas, je ne l’ai encore jamais expérimenté parce que jusqu’ici, juste avant que lui ne me dérange, lui en bas avec cet air courroucé parce que sa toile n’est certainement pas dans le bon sens – d’ailleurs que fait-il en pleine forêt ? Ce n’est nullement son habitat naturel, il devrait être dans le désert, là j’aurais remis la toile dans le bon sens !

Aie. Je vous assure que le cul sur la terre humide, ça n’a rien d’agréable ! Comme ça je suis délicat ? Regardez le vendeur de carpettes avant de me faire la remarque je vous prie ! Je mets mes doigts dans la tuyauterie, dans le miel, dans tout ce qui peut être gras, huilé et vous insinueriez que je serai délicat ? Mais regardez-le ce dandy avec son nez aquilin et ses petits airs innocents l’air de vous dire qu’il n’a jamais rien fait alors que tout sur son visage montre qu’il raconte des salades ! Vous allez voir quand je vais l’accuser, il va encore me dire que ce n’est pas lui ! Et voilà, j’ai encore un trou , alors que tout allait bien jusqu’à son arrivée ! Je savais que je n’aurais pas du voler aussi bas, je le savais ! Et que je devrais regarder la route au lieu de pavaner comme le corbeau tenant en son bec un fromage ! Je jure, peut-être un peu tard, que l’on ne me prendra plus ! Quant au renard, il n’a qu’à aller voir ailleurs !

« Quelle idée de me dissiper pendant mon vol ! Voilà qu’elle a encore un trou ! C’est malin ! A chaque fois que je te croise tu trouves un moyen pour que je sois contraint de prendre tes étoffes ! Je te préviens je ne prendrais jamais la rouge avec des pois blancs, jamais ! En plus elle est délavée, ça a viré au rose, c’est d’un mauvais goût ! »
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le Lun 25 Jan - 15:36
Regardant le ciel, Basile observait avec attention ce vaste espace surplombant la forêt. Personne à part quelques animaux pouvaient survoler le sol, s'élever dans les airs et s'éloigner sans laisser de trace. Les avions n'existaient plus et dorénavant seuls quelques êtres humains avaient ce privilège de se déplacer ainsi. Ces êtres tel qu'Anatole n'étaient pas des sorciers et n'étaient aucunement dotés de pouvoir magique. Ils étaient des êtres comme les autres, de simples humains relevant du plus commun des mortels. Alors comment faisaient-ils pour voler ? Par quel moyen réussissaient-ils à transformer un simple bout de tissu en moyen de transport aérien ? À force de curiosité, Baba avait fini par comprendre que cela relevait d'un savoir que peu de ses congénères avaient acquis. Comment Anatole avait-il appris à voler ? Très certainement en lisant et en comprenant les nombreux livres que leurs ancêtres avaient laissé sur Terre suite à cette guerre meurtrière. Bien qu’ignorant sur certains points, Basile avait tout de même une certaine idée de la vie avant la bombe nucléaire. Une vie qu’il imaginait fort mal, mais qui semblait pourtant bien intéressante.

Observant le ciel, suivant le regard de sa proie, il découvrit son très cher « ami » Anatole, volant au grès du vent. Malgré le fait que ce n’était pas la première fois qu’il le croisait en ces circonstances et donc aucunement la première fois qu’il voyait son engin voler, il ne pouvait s’empêcher d’être quelque peu impressionné. Ce n’était pas tous les jours qu’on pouvait voir ce genre de chose. Admirant calmement l’homme voler au-dessus des arbres, toujours caché derrière ses broussailles, il aurait pu rester ainsi longtemps sans bouger. Si seulement il n’avait pas remarqué quelque chose qui clochait. Son nom, sa publicité, ils étaient où ? Se relevant soudainement, faisant fuir toutes formes de vie mouvantes à des mètres à la ronde, il ne put s’empêcher de pester, criant à plein poumon, hurlant le prénom de cet idiot de Naori. S’attendant à une réponse, Basile se demandait si ce génie de pacotille l’avait bien entendu. Il était tout de même assez haut dans le ciel. Le suivant sur quelques mètres, ne cherchant guère à se camoufler d’un quelconque danger, il garda un œil sur l’étourdi oiseau humain.

Soudainement sans vraiment s’y attendre, il vit l’engin s’engouffrer dans un arbre, dorénavant au prise de délicates branches. S’approchant doucement du grand et majestueux frêne, il vit le corps et l’aeromachinchose s’étaler violemment à terre. Esquissant une grimace douloureuse, Basile ne bougea pourtant pas. Pourquoi l’aiderait-il à se relever, le voilà déjà debout en train de râler. Passant outre les accusations stupides à son encontre, Basile resta stoïque un long moment, son visage plongé dans sa paume de main, consterné. Que pouvait-il répondre à ça ? « J’hallucine ! » finit-il par lâcher, marmonnant dans une barbe quelque peu invisible. « Si la toile se délave, ramène-la-moi. Tu sais parfaitement où je me trouve, non ? » fit-il en relevant le visage vers Anatole. Prenant énormément sur lui, il tentait de garder son calme. S’énerver inutilement n’était pas son genre et le grand Anatole restait tout de même d’une certaine utilité. « Et puis si faire le chemin ne te plaît guère, tu m’envoies un message et j’arrive. » Expirant fortement, il réfléchit quelques minutes. Sieur Silviero n’aimait pas la toile rouge à pois blancs. Basile n’allait donc pas le forcer davantage, si c’était pour qu’il retourne le tissu et qu’il dissimule un possible moyen de revenu, l’utilité n’y était pas. Valait donc mieux qu’il lui propose quelque chose davantage à sa convenance. « Sinon le vert clair à pois vert foncé, ça t’irait ? Je peux aussi te fournir une toile avec une autre couleur et un autre motif. Par contre… » fit-il tout en stoppant toute contestation. « …pas de toile blanche, ni même de couleur unie, ce n’est pas accrocheur et ça n’intéressera personne. » Les objets colorés attiraient les regards et rendaient attractifs ce qui de base ne l’étaient pas forcément. Un peu de fantaisie n’allait donc faire de mal à personne. « De toute façon ce n’est pas comme si je te demandais quelque chose en échange. » Moyennant la visibilité de son prénom, il pouvait tout fournir gratuitement.
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le Mer 10 Fév - 20:00
Le voici courroucé, visage rougi par la colère qu’il ne sait guère dissimuler. Vous croyez qu’il porte de cette poudre que les femmes portent sur leur visage pour avoir l’air belles ? Vous savez, ce truc qu’elles portent pour faire disparaitre des boutons que je ne saurais voir ! Vous n’avez qu’à regarder que je porte à leurs têtes pour savoir combien toute leur petite cérémonie n’est qu’une petite perte de temps ! Il pourra toujours le nier, Basile incarne le parfait dandy avec son espèce de nez aquilin et sa manière de se comporter qui parfois me laisse perplexe à propos de sa fiabilité. M’enfin, nous ne sommes que deux incompris qui ne se comprennent pas davantage dès qu’ils se croisent. Compliqué alors que ça ne l’est pas tant que cela. Si l’on se base sur la probabilité que cette incompréhension soit comprise par deux incompris, comment de temps aurons-nous besoin pour parvenir à un terrain d’entente compréhensible ? Ce n’était qu’une question à laquelle je n’ai de réponse qu’un constat ineffable : c’est passionnant ne trouvez-vous pas ? Profitons donc de ces folies auxquels nul ne peut échapper voyons ! Et puis nous trouvons un terrain d’entente sans que personne ne comprenne les origines de ces folies, personne pour avoir l’aisance de traduire notre conversation qui plus est étrange !

Il m’a dérangé, tandis que je n’ai pas su faire face à ce que me tombait sous la main. Grands dieux, quelle folie ! Un arbre s’est mis en travers de mon chemin ou plutôt je dirais que je me suis placé sur la trajectoire menant à lui. Verdict ? Une véritable folie, me voici accroché à ces lianes, dont je dois me débarrasser pour pouvoir retrouver un semblant de dignité ! Me voici tout sale, sur le sale et j’ai à peine commencé à passer mes mains sur mon fessier pour retirer les traces de végétaux que voici l’acolyte enragé par la tenue de sa toile ! De toute façon, déchirée, il pourra hurler cela ne changera rien du tout ! Outré je vous dis, jouant son rôle de dramaqueen à la perfection pour sembler réellement surpris que je lui cause autant de tort. Voyez-vous comme il se comporte ! C’est du jamais vu, non mais quel toupet ! Je suis un homme pressé moi monsieur, je n’ai pas le temps pour ce genre de folies ! Il a certainement du temps à perdre pour se montrer aussi désagréable, ce qui est loin d’être mon cas, qu’il se le fourre au fond du crâne ! Quel gamin, c’est un comble !

« Non, tu bouges trop, je ne peux pas te trouver ! On s’en moque qu’elle se délave, tu la préfères au fond d’un tiroir en oubliée ? »

Vous savez les couleurs et moi, j’ai à un moment cru que j’étais daltonien pour ignorer comment faire la distinction entre toutes ces couleurs, et en fait, c’est tellement stupide que j’ai mis trop de temps à le réaliser : je ne fais simplement pas attention parce que je ne suis pas intéressé ! Enfin quand il est question de plantes et de matériaux c’est différent mais le reste n’a pas d’importance, vous comprenez ? J’ai en plus d’une mémoire sélective, une vision sélective, je ne remarque que ce qui suscite mon intérêt et rien d’autre ! Mais je vous assure que tout ce que je vois est passionnant.

« Ouais ouais ça peut aller »

Ce sera moins voyant que le rouge ! Dans les bois avec tout ce vert aux alentours, il n’est pas très malin de me proposer une couleur tape à l’œil se fondant dans le décor de la forêt et des plaines ! Si ça lui plait, de toute manière, je dois réparer mon aérodelta et aller le décoincer de l’arbre et il devra m’aider sinon ben… je rentre à pieds ! Je suis capable, j’ai un sandwich à la terrine de sanglier pour tenir le coup, je saurais me déplacer ! Comment ça il me rendait service et pas moi ? En plus il se moque de moi l’autre, regardez-le ce goujat !

« Bah si tu veux me mettre une toile de couleur, c’est déjà demander quelque chose en échange ! Ne fais pas comme si tu ne savais que c’était voulu ! »
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le Dim 21 Fév - 11:15
L’énergumène volait au-dessus des arbres, surpassait la nature humaine et se prennait pour un oiseau. L’énergumène était doté de cette intelligence supérieure qui lui apportait une connaissance infinie. Une intelligence qui lui permettait d’inventer, de créer et d’imaginer une vie différente. Malheureusement, quand bien même l’énergumène était un grand connaisseur de la science de ses ancêtres, il n’en demeurait pas moins que l’intelligence n’était guère synonyme de sagesse. Tombé du ciel suite à une malheureuse rencontre avec un arbre, Anatole était enfin revenu sur Terre parmi les siens. Mécontent de son « ami » Naori, Basile ne s’était pas précipité pour l’aider, préférant le toiser du haut de ses un mètre quatre-vingt. De ses lèvres pincées, il l’observa ainsi de longues secondes, laissant le temps à son drôle d’acolyte de se remettre d’une chute presque mortelle. Souhaitant débuter les hostilités, ce fut pourtant Anatole qui émit la première plainte, pestant à l’encontre de son donateur. Quelle audace, il ose se plaindre. Exaspéré, le fin marchand qu’il était, tenta tout de même de trouver une solution au problème. Si le Naori n’appréciait guère le rouge devenu rose, il n’avait qu’à rendre visite à son fournisseur tant estimé. Celui-ci magnifiquement nommé « Basile » se ferait un plaisir de lui en donner une nouvelle. « Tu t’en moques qu’elle se délave ? N’est-ce pas toi qui vient de m’agresser pour du pauvre rose ? » Sa voix se voulait posée et calme, malheureusement il ne pouvait s’empêcher de hausser le ton. Le comble de l’exaspération ne lui permettait guère de garder sa retenue légendaire. Anatole avait ce chic pour lui faire perdre les pédales.

Reprenant sur lui, il continua à chercher une solution à ce problème fort épineux. Anatole n’aimait pas le rouge, il fallait proposer une nouvelle couleur. Défilant rapidement sa palette de couleurs mentale, il finit par proposer le vert. Certes, la couleur demeurait moins accrocheuse que le rouge et pouvait aisément se mêler avec la couleur dominante d’une forêt, mais Basile avait dans l’idée d’user d’un vert légèrement pimpant. Chose que ne savait pas forcément Anatole. De plus, quand le grand Naori aura dans l’idée de voler haut dans le ciel, le vert se démarquera aisément du bleu. « Allons pour le vert » finit-il par lâcher. « Et si finalement le vert ne te plaît guère, je t’en fournirai une orange. » Son sourire hypocrite aux lèvres, le grand Rahjak commençait doucement à reprendre de sa prestance. Il avait réussi à mettre d’accord Anatole, quand bien même cette situation ne semblait guère lui convenir. Il fallait juste espérer qu’il arrête de n’en faire qu’à sa tête. « La prochaine fois que tu rendras visite aux tendres Rahjaks, passe faire un tour dans ma boutique et réclame moi auprès de mes employés. Si malencontreusement je suis absent, tu n’auras juste qu’à demander ta toile, elle sera prête pour toi. » Entouré d’un certain nombre d’esclave, Basile n’avait pas forcément besoin d’être présent pour fournir Anatole. Un ordre auprès de ses jolis biens et ceux-ci le respectait à la lettre près. La menace d’un lourd châtiment n’étant jamais loin, ils se devaient d’être strictement obéissants. Douce dictature.

Cherchant à comprendre l’esprit rebelle de son « coéquipier », Basile déclara poliment qu’il n’avait rien à perdre en usant de ses créations. La toile était d’une gratuité totale, si évidemment on omettait son nom lourdement inscrit dessus, il n’avait donc aucunement besoin de se plaindre. Loin d’être stupide, l’inventeur était suffisamment vif d’esprit pour comprendre le but du marchand. Il n'était pas fort intéressant pour rien. « Une toile de couleur te dérange autant ? Tu voles moins bien avec ? Elle t’empêche d’user de ta création à ta convenance ? » Une couleur ne devrait pourtant pas être aussi dérangeante. Chercher à comprendre ce refus de la part d’Anatole, lui permettrait peut-être d’éviter une situation similaire. « Je peux aussi faire des recherches pour améliorer la résistance de ta toile, sa stabilité et sa vitesse. » Basile n’avait actuellement pas forcément toutes les connaissances nécessaire pour réussir à produire une telle chose, mais curieux de nature, il aimait perfectionner ses créations, s’adonnant à des recherches parfois fructueuses. Il devait sa réputation à sa capacité d’innover constamment. Améliorer un tissu pour le rendre plus performant dans certaines situations n’était donc en aucun cas une nouveauté pour lui.
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le Jeu 3 Mar - 21:00
J’ai osé critiquer le travail de Basile, attention aux pluies d’injures, il va y avoir comme une averse de jurons dans l’air ! Alors oui pour un fou mégalo comme je le suis, disons que je suis au-dessus des normes colorimétriques et que l’esthétique comment dire, on s’en fourre les doigts dans l’œil tant que ça fonctionne ! Le ballonfière vous voyez personne ne regarde la couleur du machin, mais tout le monde se dit qu’il veut entrer dedans pour admirer la vue ! C’est ça qu’on veut ! Des personnes qui se focalisent sur ce qui vaut le coup, sur ce qui a de l’importance ! Ôtez-moi, de là vos histoires de couleur à la noix, j’ai bien mieux en réserve que ces stupides choses superficielles ! Si je devais choisir une couleur à mon bois dans toutes mes constructions mais vous imaginez la catastrophe que ce serait de devoir penser au matériel à la fois beau et de la qualité attendue pour l’invention ? On passerait des années à élaborer un produit parfait pour plaire ! Autant que cela reste moche pour que personne ne s’y intéresse et que je m’amuse sans qu’on vienne se mettre dans mes pattes ! Il y en a qui aurait besoin d’une petite leçon sur l’usage d’un aérodelta en milieu sauvage, il faut croire qu’il n’a pas compris !

« Mon petit père, cette toile, elle vit dix fois plus vite que toi ! Elle voit le soleil, la pluie, le vent, la grêle, la neige, les arbres, et tu voudrais en plus qu’elle reste inchangée ? Mais ces choses n’existent pas voyons ! Tu aurais voulu qu’elle soit trop propre peut-être ? Alors elle est moche, c’est certain, le joli rouge est parti, mais ce n’est pas du tout terrain ton tissu c’est tout ! Ils font comment tes clients quand leur habit rouge déteint sur leur peau avec la transpiration ? Pas très chic pour un vendeur de carpettes. »

C’est clair ou faut que je repasse l’information en boucle ? Vous remarquerez l’effort de vulgarisation scientifique de ma part, j’ai condensé et usé de vocabulaire connu pour le laisser faire ses déductions par lui-même. Je reconnais être plutôt fier et satisfait de ce que je viens de lui montrer et lui faire comprendre, félicitations à moi-même et peut-être qu’il arrête de m’en faire tout un patacaisse.

« Le vert va pas délaver vers trop affreux je prends ! »

Et voilà que je me prends à jouer la carte de l’esthétisme, vous y croyez-vous ? Je suis quand même moyennement convaincu, faut pas non plus pousser mes capacités ! Disons que le orange pourrait être intéressant mais le vert étant plus discret, il l’a en plus proposé en premier je ne vais pas me faire prier ! Pis quoi encore faudrait que je vienne et parler en son nom sans qu’il ne supervise ? Ah ça non, c’est bon moi la cité rahjak, c’est une plaie d’y aller, en plus ils ne sont pas aimables, s’occupent mal de vous, sans parler des quartiers mal famés, je ne vais pas m’amuser à me promener dans le coin non plus !

« Tu as intérêt à être là ! Tu me dois une visite commentée des merveilles de ta cité ! La dernière fois que j’ai demandé, j’ai provoqué un scandale, la nunuche s’est sentie offensée et m’a brandi un arc en pleine poire, tu rigoles je n’avais pas d’armes comment je pouvais être menaçant ? L’amabilité de votre cité me rendra toujours pantoise. »

En soi la cité semble intéressante à visiter mais le reste ? Laissez tomber, trop compliqué. Comment vous dire… oui trop compliqué de les comprendre ces lascars. Je m’offusque je m’offusque, mais lui aussi le fait, pourquoi pas moi alors ? Ah ! Voilà ! Ça c’est bien, le vendeur de carpettes porte un intérêt sur son produit et ses critères d’amélioration ! Là nous allons pouvoir parler mon petit monsieur, c’est bien ! Donc, comment améliorer la résistance et éviter au tissu de vieillir prématurément ? J’ai bien une petite idée en tête tiens !

« Tu ne pourrais pas foutre une espèce de résine sur tes bouts de tissus là ? On peut faire des essais avec de la sève ou je ne sais pas trop quel résidu résistant aux intempéries t voir ce que ça donne. Ça risque de rendre le tissu rigide, à la limite on installe la toile sur l’aérodelta et on enduit après de résine et on voit ce que ça donne. Faudra la diluer un peu pour pas que ça soit trop visqueux. On pourra faire des tests ensemble si tu veux ! »

Moi aussi je suis curieux de voir le résultat, parce qu’on ne va pas faire un test directement sur l’aérodelta ! On prendra des échantillons et on verra ce que ça donne avant l’essai final, un peu de méthodologie que diable !
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le Mar 3 Mai - 15:51
La forêt calme et bienfaitrice accueillait en ce jour d’automne deux hommes forts étranges. L’un était tombé du ciel, l’autre mécontent n’avait pu s’empêcher de l’accueillir à l’atterrissage. Ainsi une conversation s’engagea, houleuse et étrange. La toile de couleur gentiment fournie par Basile, dérangeait l’élégant homme qu’était Anatole. Le savant n’en voyait pas l’intérêt, dénigrant le travail du couturier. Un travail évidemment effectué par ses esclaves, mais un travail tout de même. Le temps alloué à la fabrication de la toile n’était certes pas énorme, mais elle demeurait tout de même couteuse. Ainsi Basile ne pouvait que s’en offusquer, n’appréciant guère que son bénévolat soit remisé, camouflé, réduisant à néant ses efforts. Face à son interlocuteur, le grand brun l’observa. Anatole était cet homme qui échappait à Basile, volubile et incompréhensible, il était de ceux difficilement contrôlables, dont la manipulation n’avait que très peu d’effet. Le Naori était frustrant et dès qu’il le croisait, le grand Rahjak ne pouvait s’empêcher d’hausser le ton, perdant ses moyens. Le laissant bavasser, Basile ne tenta aucunement de relever. Qu’avait-il à dire face à « Cette toile vit dix fois plus vite que toi. » ou encore « Ils font comment tes clients quand leur habit rouge déteint sur leur peau avec la transpiration ? » Il n’y avait pas grand-chose à répondre. Une toile qui navigue dans les airs fréquemment se détériore plus rapidement qu’un habit et quand bien même l’habit se détint, un bon bain et un peu de shopping et le problème était réglé. De plus pour tout ce qui est à même la peau, Basile usait d’une matière et d’un colorant différent. N’ayant pas le même usage, le tissu d’un habit pouvait-être légèrement moins résistant que celui d’une toile. Ne souhaitant pas perdre ses moyens une seconde fois, Basile resta droit tel un piquet s’empêchant d’y répondre sèchement. Se faire traiter de vendeur de carpette par un mendiant avéré n’avait certes rien de bien agréable, mais valait mieux se taire et demeurer sage que de s’enfoncer une nouvelle fois dans la bêtise.

Hochant solennellement de la tête quand son très cher ami approuva le vert, Basile était content que l’idée « plaisait » à Anatole. Tout valait mieux que le blanc terne et grisâtre d’une toile monotone, même le vert qui risquerait de se fondre parmi la couleur dominante des arbres. Un vert criard serait très certainement en parfaite adéquation avec l’objet, la forêt, le ciel et quand bien même le rouge était plus performant pour attirer l’œil, Basile le savait, le vert aura son petit effet. Lui proposant de récupérer sa future toile dans son humble demeure, il ne put s’empêcher d’afficher un sourire crispé quand le « noble » Naori exigea sa présence. « Je lui demanderai donc d’être davantage complaisante avec toi. » fit-il en parlant de l’une de ses esclaves. Quand bien même le client était roi, Basile ne pouvait guère lui en vouloir. Elle avait reçu pour ordre d’éloigner toutes personnes susceptibles de déranger la tranquillité des véritables clients. Ainsi, Basile savait dorénavant qu’elle travaillait consciencieusement. « Pour ma présence, je ne peux rien te promettre. » Étant un homme fort occupé, il pouvait difficilement se trouver à plusieurs endroits en même temps. Pourtant ne souhaitant guère vexer Anatole, il proposa rapidement. « Préviens-moi avant de passer et je serais à ton entière disposition. » Offusquer l’un de ses panneaux publicitaires serait bien stupide. Ainsi il tentait de rester bienveillant, calme et ouvert à toute discussion et cela quand bien même son interlocuteur demeurait légèrement énervant.  

Cherchant à savoir ce qui dérangeait réellement Anatole, les réflexions de Basile se tournèrent vers de possible moyen d’améliorer les performances de la toile. Pourtant quand bien même il cherchait, pour le moment, le secret du tissu demeurait flou. Ainsi naturellement il fit part de ses pensées à l’inventeur, très certainement bien mieux placées pour donner des idées constructives. « La résine est une idée, mais elle rendra ta toile plus lourde. » Donc l’aérodelta verra sa vitesse diminuer et il sera plus difficile de montrer plus haut dans le ciel. « J’en conviens qu’il faudrait tester. Nous pourrions utiliser plusieurs toiles et vérifier l’effet de la résine à plusieurs degrés de dilution. » Lancé dans ses hypothèses et ses idées, il s’imaginait déjà leurs expériences. « Si tu passes par chez moi, nous pourrions tester en plein désert. »
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le Sam 11 Juin - 21:12
J’aime bien briser la répartie des autres. Cela me donne comme un air de je ne sais quoi, d’inventeur à l’intelligence tellement géniale que personne ne sait comment détruire des arguments à la logique implacable. C’en serait presque ennuyeux ne trouvez-vous pas ? Se retrouver à parler dans le vide face à ceux qui n’ont pas même le courage d’aller au bout de leur raisonnement pour assurer la défense de leur pensée ! C’est tellement dommage quand il suffirait d’aller au-devant de son petit nez pour trouver foule d’arguments à portée de doigté ! Je suis trop fort c’est tout, que voulez-vous, on me vénèrerait presque pour ce côté visionnaire n’attirant certes pas des masses de foule, mais l’assurance constante que le cerveau le plus évolué de toute la tribu, et bien c’est le mien voyons ! Regardez les Rahjaks, aucun ne pourrait me dépasser avec leur mentalité trop obtus pour qu’elle soit digne d’un quelconque intérêt, quant aux autres, force est de constater que chez eux, on vit simplement et que tout se porte à merveille dans le plus beau des monde ! Au fond, ce cher collègue je l’appréciais plus ou moins, il avait le sens des affaires, on ne pouvait lui retirer cette caractéristique-là, encore que il aurait bien plus d’avenir autre part mais on ne peut tout lui demander, il faut y aller doucement avec les cerveaux pubères tout de même ! On peut avoir quarante ans et l’encéphale d’un adolescent, un bien grand désespoir pour nous tous mais que voulez-vous, il faut savoir accepter la vérité en face ! Moi je l’ai depuis longtemps acceptée, me sachant au-dessus de l’échelon de l’intelligence humaine mais à force de me fréquenter vous êtes bien au courant de ce que j’en pense ! Autant vous faire une petite répétition supplémentaire comme pour m’assurer que vous l’avez bien consolidé dans votre esprit, chose qui ne vous fera pas de mal !

« Comment contacte-t-on un vagabond dont on ne sait même pas où il se rend ? Tes paroles en l’air ne fonctionnent pas avec moi, mon vieil ami »

Ce n’est pas vraiment mon vieil ami mais c’est l’occasion de faire genre, de donner l’apparence d’illusions parfaites quand tout n’est pas au beau fixe. La consécration de deux tempéraments explosifs tentant vainement de se coordonner sur certaines choses et de faire comme si tout allait pour le mieux quant au final tout ne résonne qu’au son de palabres bien assujetties sans grand fondement, sans la moindre envie. On se donne un genre, on fait semblant, comme si de rien n’était. C’est ce qui me fait vomir dans les relations humaines, ne vous étonnez pas si je les fuis comme la peste depuis des années ! Cela ne mène à rien, alors que le raisonnement scientifique, lui, demeure à jamais intact et universel, apportant à sa suite ce sentiment sécuritaire et fiable à ceux qui comme moi ne sont bâtisseurs que sur de la pierre solide même si au fond, le sable pourrait nous être autrement plus utile finalement ! Va falloir que je lui donne un petit cours pour remettre tout ça d’aplomb, parce qu’il n’est pas non plus bien débrouillards, alors on va tenter de lui mettre quelques petites notions dans le cerveau même si je doute de l’efficacité apportée à mes propos.

« Ta résine, il faudra aussi la tester sous le froid et l’humidité, je ne vais pas dans le désert tous les jours ! Faut que ce soit plus ou moins utile pour l’usager ! »

La logique scientifique ne semblait pas l’atteindre, quelle tristesse ! A jamais incompris, pour toujours condamné à devoir expliquer démesurément des principes pour le moins logiques à ceux qui n’avaient pas la moindre notion de ce que cela signifiait mais coupez moi les pieds qu’on en parle plus ! Et puis bon, il est bien gentil de me faire tester ça en plein désert mais je ne suis pas tous les jours chez ces avortons inutiles et gros tas de muscles inintéressants ! Si vous voyez ce que je veux dire…

« Hormis faire des bouts de tissus de couleur et avoir un raisonnement dénué de tout fondement, tu pourrais m’expliquer ce que tu veux de moi hormis faire panneau publicitaire ? Allons un gars aussi intelligent ne prendrait pas la peine de remplir les conditions du plus mégalo des Naoris presque en claquant des doigts ! Ou alors… tu es plus naïf que je ne le pensais. »
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le Lun 8 Aoû - 17:15
« Comment contacte-t-on un vagabond dont on ne sait même pas où il se rend ? Tes paroles en l’air ne fonctionnent pas avec moi, mon vieil ami » Levant les yeux au ciel, Basile, pourtant, garda un calme olympien. Agacé et agaçant, Anatole avait ce chic pour remettre en question les « sages » paroles du grand « orateur » qu’était Basile. Il était un peu comme un fouineur, jamais content, râleur à ses heures perdues. Le Naori était très certainement le genre de personne que le Rahjak pouvait difficilement supporter. Pourtant il avait ce petit quelque chose qui le rendait intéressant. Peut-être était-ce son intelligence ou peut-être était-ce parce que le couturier avait ce goût étrange au masochisme, appréciant qu’on lui tienne tête, qu’on le dément et qu’on lui démontre une certaine véhémence, alors que généralement on l’écoutait sagement. Qu’importe. Quand bien même Anatole demeurait fatiguant, Basile n’arrivait guère à s’en détacher réellement et l’excuse « publicitaire » n’en était plus une. « Hum… Je vois qu’on m’a percé à jour. » fit-il d’un sourire amusé. Vil menteur, Basile avait ce côté mythomane qui le poussait régulièrement à mentir. Parfois par pure nécessité, comme parfois par pure envie. Ainsi il était souvent difficile de démêler le faux du vrai et parfois ses interlocuteurs pouvaient se tromper sur ses réelles intentions. Mentait-il ou disait-il la vérité ? À ce jeu, même le grand Anatole pouvait se tromper. « Par contre, même si parfois mes paroles ne peuvent qu’être du vent, je t’avouerai que j’étais on ne peut plus sérieux avec toi, Anatole. » Les attentions de Basile étaient claires, si Anatole souhaitait qu’il soit présent lors d’une de ses visites dans sa boutique, le Rahjak n’allait certainement pas refuser l’exigence. « Si tu souhaites ma présence, envoie-moi un message à ma boutique et attends ma réponse. » Cela pouvait prendre des jours et des jours, mais malheureusement ils pouvaient difficilement faire autrement.

La conversation déviant vers une possible amélioration de son aéromachinchose, Basile tenta d’émettre quelques idées, comme par exemple tester la fameuse résine d’Anatole en plein désert. Une idée qu’il n’avait pas trouvé mauvaise, mais que le grand scientifique qu’était l’inventeur trouvait peut-être un peu trop simple. « Ta résine, il faudra aussi la tester sous le froid et l’humidité, je ne vais pas dans le désert tous les jours ! » Bien évidemment, il n’a jamais été question de le faire uniquement en plein désert. Anatole avait cette habitude de prendre toujours tout au pied de la lettre, oubliant peut-être les points d’ombre que dissimulaient fréquemment les beaux discours de Basile. Non, l’harmonie n’était clairement pas l’adjective qui pouvait au mieux qualifier leur relation. « Ne joue pas avec les mots Anatole. Le désert est un endroit proche de mon atelier, un endroit relativement sec pour faire les premiers tests et un endroit dépourvu d’obstacle. Évidemment, je n’excluais pas la possibilité de faire divers tests à divers endroits dont ceux humides. » Avait-il été clair ? Il fallait croire qu’avec le Naori, il ne le serait jamais bien assez. Ainsi, il ne s’étonnerait pas qu’il vienne une nouvelle fois le contredire, cherchant la petite bête, là où il n’y en avait pas forcément. Basile pouvait l’avouer, c’était un peu son charme au fond.

Vint le grand questionnement « existentiel » d’Anatole. Que souhaitait faire Basile de lui hormis le fait qu’il était l’un de ses moyens d’amasser un peu plus de clientèle chaque jour ? Une question intéressante qui força Basile à sourire. Le Naori allait même jusqu’à le définir de naïf. Très certainement l’adjectif qu’on lui donnait le moins. Naïf était d’ailleurs rarement le mot qu’on donnait volontiers au peuple du désert et le fouet en était peut-être la cause.  « Tout d’abord, panneau publicitaire est une assez bonne utilité, je trouve. » Pourquoi mentir alors qu’Anatole avait clairement comprit son petit manège ? Ça n’avait plus aucune utilité. Pourtant laissant en suspens son affirmation, il continua d’un sourire plutôt inquiétant, ses bras dorénavant croisés dans son dos. « Mais peut-être que j’en veux davantage ! » Quoi exactement ? Basile laissa ses mots sujets à interprétation, et cela même si son comportement délivrait un message plutôt clair. Qui sait comment Anatole l’interprétera, Basile était curieux de le voir.

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le Dim 16 Oct - 18:29
Percé comme une pique que l’on enfoncerait dans son cou pour planter sa tête en objet de décoration. Quelle drôle d’idée que de vouloir faire ça ! Il n’a qu’à pas utiliser d’expression rocambolesque, cela m’éviterait d’avoir ce genre d’image folle dans la tête. Dites tout de suite que rien ne va dans mon crâne, je vous assure que tout va bien pour mon cerveau, il tourne à plein régime comme d’ordinaire ! Le jour où il ne pensera à rien, ce sera la fin des haricots, que dis-je la fin du monde tout court ! Comment fera t-il pour tourner avec tous ces ignares qui n’ont aucune conscience de ce qui vient de leur arriver ? Il sera toujours là mais se sentir un peu seul que personne ne le comprenne, comme toujours. Que voulez-vous, nous avons régressé au stade embryonnaire, avant nous avions des civilisations et ce n’est pas moi qui vous l’affirme, ce sont les livres ! Les derniers que j’ai trouvés, il y en a certainement d’autres, s’ils n’ont pas déjà servis à faire du feu pour se réchauffer. Allez, avec toute la forêt que nous avons, on pourrait au moins tenter de les conserver ! Que vous soyiez d’accord ou non, ça n’a aucune importance pour ma part ! Je sais parfaitement ce que je veux, ce que je vaux. Je l’ai toujours su et ce n’est pas ce cher Basile qui va me l’apprendre et me dire quoi faire. Quoi que… pour une fois je pourrais lui donner des raisons de croire que je le mets en estime qu’il est le meilleur de tous et que je vais lui vouer un culte sans nom ! Vous pensez que ses chevilles vont beaucoup gonfler ou qu’il va rester les pieds sur Terre ?

« Oui chef, à vos ordres, chef ! »

Petite courbette bien placée, hop hop hop, on l’a joue gentleman c’est parti ! Moi, me moquer ? Noooon ! Qu’est ce qui pourrait bien vous faire croire ça ? Ma façon de lui répondre ? Pour si peu, c’est un grand garçon, regardez comme il est vaillant et fort, et résistant par-dessus tout ! C’est un jeune homme du désert, on ne l’arrête pas ainsi c’est presque une mauvaise herbe résistante qui repousse tout le temps ; j’ai dit presque, ne le prenez pas aussi mal quand même c’est presque un compliment ! J’ai encore dit presque. On ne peut même plus rigoler, quel manque d’humour ! Rabat-joie à la fin, voilà. Il voulait une réponse, il en aurait quand j’aurais le temps, voilà c’est tout ! Sur mon engin c’est moi qui commande et puis c’est tout !

« Pas d’obstacles j’ai bien remarqué ! Par contre le vent dans ta face et le sable dans les yeux on en reparle ? »

Quel abruti ! Il n’y connaissait vraiment rien et se permettait de faire comme s’il savait ! Le comble de l’ânerie ! Qu’il se félicite que j’emploie uniquement ce mot et pas un autre, comme quoi je suis un homme plutôt sympathique que je m’y mets ! Et oui cela existe chez moi, parfois quand la folie ne me pousse pas vers d’autres horizons, je me montre agréable au commun des mortels. Bon par contre, il commence à me chauffer les nerfs ce cher petit ! Et je veux bien l’écouter mais à un moment donné il faudrait qu’il apprenne à ne pas me manquer de respect ! Et puis elle est remise la nouvelle toile, je ne vais pas coucher ici ! Pas encore du moins, alors il s’y fera le cher homme !

« Si tu en veux davantage, il faudra passer commande ! Quelle exigence très cher ! Bon j’ai cours de poney, tu m’excuseras je n’ai pas toute la journée pour toi »

Je ne suis pas un jambon, on ne prend pas au mot ! Un peu d’éducation que diable ! J’espère que vous êtes d’accord avec moi ; et même si vous ne l’êtes pas en fait puisque c’est moi qui décide de ce que je mets sur mon aérodelta ! Ni lui ni personne n’aura ce pouvoir je vous l’affirme et le proclame ! Saperlipopette !


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