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le Dim 13 Déc - 15:58

L  a brise glacée annonçant la rudesse de l'hiver hurle dans mes oreilles, chassant la chevelure de mon visage à demi couvert par une étoffe noire. Je replace dans ma besace la gourde d'eau après une pause méritée il est temps de reprendre la route. Mon entrevue avec cet éclaireur ne m'a apporté que des réponses sommaires sur ma soeur, peut être serait il bientot temps d'aller à la cité du désert voir par moi même si je peux retrouver sa trace. Mais en parlant de traces... le bleu givré rencontre le sol eneigé, parsemé d'empreintes sommaires, un genou sur le sol et mes doigts mesurant l'empreinte, me permettent de m'assurer que le visiteur passé par ici il y à peu n'est pas de très grande taille, un enfant ou une femme dont les dessins étranges de la semelle m'indiquent qu'il ne s'agit pas d'un habitant d'une des tribu aux alentours. Tête inclinée sur le côté je ne dois sous estimer la menace, ces enfants ont bien lancé une guerre et possèdent des armes que nos boucliers ne peuvent pas parer. Un reniflement agacé après avoir compris que je devais m'assurer que cette personne ne représentait pas un danger et qu'elle ne me suivrait pas jusqu'au village de ma tribu. je devais donc suivre ces traces afin de m'en assurer et l'idée de faire un détour par cette température et saison annonçait une nouvelle nuit de campement en pleine nature qui ne me réjouissait guère. Un feu attirait l'attention et la température ne me permettait pas de tenir une nuit complète sans la présence des flammes pour réchauffer mon corps. Un grognement agacé roule dans ma poitrine et je chasse la neige collée à mon genou avant de me mettre en route. Si je trouve sa trace sans trop de mal il semblerait que ma présence ne lui soit pas inconnue. Qui traquait qui? De loin tapis dans les bosqués dégarnis par l'hiver j'observais la beauté aux cheveux d'or tout droit descendue du ciel me demandant ce qu'une frêle créature de son genre faisant dans cette forêt seule. Il semblerait qu'elle soit partie en chasse et je començais à douter que l'animal qu'elle recherchait soit autre que moi. Si je devais en savoir plus il me fallait l'approcher mais avant tout m'assurer qu'elle ne possedait pas une de ces armes dangereuses et bruyantes, ni que sa tribu soit dans les parages. Je décidais donc d'attirer l'attention sur moi, laisser des traces volontaires de mon passage, usant du même manque de discretion qu'elle se servait pour se déplacer. A travers le sol humide et neigeux, je m'enfonçais dans la végétation attaquée par la saison, un sourire amusé de temps à autre m'assurant qu'elle me traquait. Viens mon enfant, suis moi... m'amusais je de la situation alors que je me chargeais d'user de mes connaissances du terrain pour la perdre un peu plus dans les bois. J'etouffais même un rire moi même surpris que ce petit jeu soit si amusant, peut être étais ce la nouveauté ou l'imprévu mêlé à ce gout délicieux du danger lorsque je l'invitais à accelerer la cadence afin de l'épuiser un peu. Lorsque j'avais décidé d'être assez loin de toute civilisation et avoir suffisemment épuisé la femme pour ne pas lui faire courir de danger mortel, c'est à travers les arbres que je me déplaçais, laissant la femme déboussolée par mes traces à présent invisibles. Oui c'est ça, cherches moi. Pensais je amusé en observant ta silhouette désordonnée qui prenait conscience de la situation. Tu as perdu ma trace et tes repères. Bien! A mon tour de jouer maintenant! Je n'attendais pas que le désespoir et l'angoisse gagnent trop de terrain pour sauter de mon perchoir et laisser mes chevilles se faire douloureuse sous l'impact de mes pieds sur le sol.     « -Heya Skaiplan» bonjour dame du ciel. Soufflais je amusé en atterissant juste derrière toi. Si j'avais prévu un hurlement ou un sursaut, je n'avais pas prévu que tu fasses volte face si rapidement en m'envoyant ton poing s'écraser avec tant de violence sur mon visage le découvrant sur son passage et m'arrachant un gémissement de douleur.Sonné par le choc, je reculais de deux pas en vacillant, avant de laisser un rire étouffé franchir mes lèvres malgré a brûlure sur mon visage. Quelle force, quelle rapidité! Pensais je admiratif. Avant de ne pas te laisser le temps supplémentaire pour devenir un véritable danger. Je bondissais sur toi te clouant au sol, coinçant ce corps frêle entre le sol et mon corps robuste. Mains au dessus de la tête je maintenais fermement tes poignets en te dévisageant avec curiosité et intensité. Admirant ces traits doux et ces yeux cristallins chargés de peur, ces lèvres généreuses et la grimace qui les tordait.    « -si toi pas vouloir jouer avec moi... pourquoi toi  me suivre?» articulais je difficilement dans le langage qui était le votre. « si toi vouloir me tuer moi pas te laisser faire.» t'avertissais je en me penchant plus près de ton visage. « -toi être jolie comme fleur de la montagne, mais pas être gentille. Et si toi pas gentille moi aller te perdre dans la foret!» ajoutais je en espérant ne pas me tromper de termes dans ce langage qui m'était difficile.   « -si moi te lacher? Toi pas faire mal à moi?» demandais je par précaution afin de m'assurer que si je te relâchais tu ne tenterais pas quelque chose de stupide. Je ne cherchais pas à me battre avec toi mais je devais d'abord vérifier tes intentions. « -traité signé moi pas vouloir faire de mal à toi!» me semblais je obligé de préciser mes intentions.
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le Lun 14 Déc - 17:55
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Arwel Shankara ∞ Faust Lohmann

Faust n'aurait jamais dû se laisser aller à ses pensées les plus fragiles. Elle s'était dit qu'il n'y aurait aucune conséquence à sortir pour s'éloigner un peu de toute cette agitation fébrile qui secouait le campement depuis les premières tombées de neige, elle s'était dit que ça lui ferait du bien de prendre du temps seule, loin de ses obligations de soldat et leader, même si ça n'était que pour un court instant. S'éloigner de cette sensation d'étouffer. Seulement, c'était sans compter son sens de l'orientation aussi bancal qu'une chaise à trois pattes et sa curiosité maladive qui l'avait poussé à suivre une silhouette sombre qu'elle avait entraperçue entre deux arbres. D'un point de vue stratégique, elle savait qu'elle n'aurait pas dû se faufiler à la suite de cette ombre austère, ce n'était pas prudent. Néanmoins, les Naoris qu'elle avait rencontrés lors de leur expédition de chasse n'avaient pas été très clair sur le sujet ? Pour l'instant, une trêve était en cours et elle aimait à penser que cela concernait toutes les personnes descendues du ciel ; un seul mort suffirait à faire reprendre les hostilités, ou du moins, instaurerait un climat de tension que personne ne voulait. Pas vrai ? Dans tous les cas, elle avait confiance en ses capacités et elle n'était pas sortie désarmée. À la sangle qui lui ceignait la cuisse droite, deux lames reposaient tranquillement. Et deux de plus étaient disposées dans une de ses bottes et dans sa manche. Et son corps tout entier était une arme, en réalité, elle savait s'en servir pour blesser, parer, attaquer. Elle saurait se défendre... si elle retrouvait la trace du Terrien, se rendit-elle soudain compte.

Elle fronça les sourcils et se retourna pour s'assurer qu'elle avait suivi la bonne piste. Oui, toutes les empreintes de pas gravées dans la neige ne lui appartenaient pas et une branche cassée non loin lui indiquait qu'une personne était passée par ici, peu de temps avant elle. Elle leva le regard et balaya les alentours avec attention, soudain confuse dans le silence pesant de la forêt, par tous ces petits bruits qui auraient dû résonner mais qui étaient aujourd'hui étouffés par la neige. Elle ne s'était jamais aventurée dans cette partie des bois. En fait, elle n'avait jamais été aussi loin, se rendit-elle compte. Elle ne s'en était pas aperçue durant sa traque, concentrée sur ce Terrien au pas rapide mais... plus de traces devant elle, plus aucun signe d'un quelconque passage. Elle s'était fait piéger.

Alors même qu'elle commençait à comprendre ce qui s'était produit, un bruit sourd retentit juste derrière elle, suivi d'un murmure amusé : « Heya Skaiplan ». Son cœur bondit dans sa poitrine mais son instinct reprit immédiatement le dessus ; elle fit volte-face, son poing ganté de cuir levé, et l'écrasa contre ce qui s'avéra être un visage. Elle reçut une plainte de douleur et l'homme qui lui faisait face recula un peu. À son tour, elle fit un pas en arrière, les yeux écarquillés. Merde, elle n'avait pas voulu frapper si fort, le coup était parti de lui-même. Et s'il engageait le combat, elle était mal partie. Elle n'était pas particulièrement petite mais cet homme était bien plus grand qu'elle et, sous la couche de ses vêtements, son corps ne semblait qu'être muscles pleins. Certes, elle était vive, ce qui pourrait jouer à son avantage, mais... un rire s'échappa de l'étranger et elle releva les yeux vers son visage séduisant. Elle voulut se remettre en garde mais n'en eut pas le temps ; il se jeta sur elle et la seconde d'après, son dos heurtait le sol gelé. Un peu sonnée par la chute, il en profita pour attraper ses poignets et les maintenir avec force au sol. Aussitôt, la peur la saisit à la gorge. Peut-être ce terrien n'était-il pas au courant du traité instauré. Ses poings se serrèrent et elle se cabra pour essayer de s'arracher à la poigne de fer de l'inconnu, pour tenter de se dégager. Rien à faire, pesant sur elle, il la clouait au sol comme un vulgaire papillon de collection. Les lèvres serrées de mécontentement, Faust songea qu'il y avait bien longtemps qu'elle ne s'était pas retrouvée aussi impuissante. Vulnérable. Particulièrement sous le regard pâle du terrien qui la dévisageait curieusement.

« si toi pas vouloir jouer avec moi... pourquoi toi me suivre? », demanda-t-il avec un anglais approximatif, souligné d'un fort accent grave. Soudain déstabilisée, elle ouvrit les lèvres pour se défendre, se justifier mais s'en retrouva muette. Durant quelques instants, elle avait oublié que ce n'était pas lui l'étranger mais elle. Et elle venait tout juste de tenter de le suivre, sans prendre en compte un instant ce si léger détail. « si toi vouloir me tuer moi pas te laisser faire.», renchérit-il en approchant encore un peu plus son visage du sien. Tous ses muscles se tendirent à ses mots, mais elle ne put que ciller. Elle avait voulu voir des terriens ? Elle était exaucée. Elle n'aurait pas pu le voir de plus près. Elle pouvait presque sentir la pointe de ses cheveux sombres effleurer ses joues rougies par le froid et leurs souffles se rencontraient dans un petit nuage de vapeur blanche entre leurs bouches. « toi être jolie comme fleur de la montagne, mais pas être gentille. Et si toi pas gentille moi aller te perdre dans la foret! ». Elle secoua la tête de droite à gauche pour signifier que l'option ne lui plaisait guère, mais... OK, d'accord, il allait falloir qu'elle prenne la parole et maintenant serait le moment idéal. Elle ne voulait pas être perçue comme une ennemie. Elle s'était juste montrée un peu trop curieuse. « si moi te lacher? Toi pas faire mal à moi? », l'interrogea-t-il, avant de conclure ; « traité signé moi pas vouloir faire de mal à toi! ». Bon, il avait entendu parler du traité. C'était bien, même très bien.

Son corps se détendit sous le sien et elle se retint de soupirer de soulagement. Elle desserra les poings pour lui montrer qu'elle abandonnait le combat et s'humidifia les lèvres avant de répondre dans un murmure prudent : « Je suis gentille, vraiment. Je ne te veux pas de mal non plus. J'ai juste été... surprise. Désolée pour mon coup de poing. ». Elle espérait qu'il comprenne un peu mieux l'anglais qu'il ne le parle, mais elle avait essayé de reprendre des termes qu'il avait employés pour se faire bien comprendre. Elle ne souhaitait pas qu'il y ait un autre malentendu. « Tu es un des premiers terriens que je rencontre. C'est pour ça que je t'ai suivi. J'étais curieuse, c'est tout. ». Elle parlait lentement pour ne pas le perdre dans un flot de paroles et croisait les doigts pour que le message passe avec brio. Quand elle fut certaine qu'il n'interpréterait plus tout mouvement comme une menace, elle remua un peu sous lui pour essayer de se libérer à nouveau. Pas que cette position devenait inconfortable – si on excluait ses poignets un peu endoloris – mais elle commençait à être un peu gênée par cette proximité et la chaleur qu'il dégageait. « Euh... tu me lâches ? », proposa-t-elle doucement en détournant les yeux, cette fois trop embarrassée pour soutenir son regard perçant.
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le Lun 14 Déc - 21:24


J  e cesse de parler lorsque je sens ce corps si frêle abandonner toute tentative de résistance. Ses lèvres charnues s'animer sans que le son mélodieux d'une voix féminine ne soit capable de surpasser une respiration brute. Fasciné par ce visage dont le soleil ne semblait pas avoir coloré, ces yeux semblables à la couleur de l'eau de la cascade caressant les rochers et ses lèvres dont la couleur et l'épaisseur pouvaient être comparées à un fruit d'été. Elle hésite, prend du temps, avant d'emplir le silence par la mélodie de sa voix. Douce, si calme, articulant lentement dans son langage et me demandant beaucoup de concentration pour traduire ces propos. Des excuses, probablement pour la violence qu'elle nommait coup de poing. Etait ce une diversion? Ou la peur de recevoir un retour de ma part? Ma tête s'incline légèrement sur le côté sans que je ne cherche à me redresser restant toujours si proche.. trop proche? De ce visage aux traits harmonieux. Curieuse? Terrien? Etait ce simplement la raison de ta traque ?  Une esquisse de sourire naissant sur le coin de mes lèvres je me murais dans le silence tentant de rassembler les pièces pour recomposer ton histoire. Je ne fréquentais pas les tiens, pas que la peur ne m'en empêche, mais simplement parce que mon coeur et mon esprit était concentré sur autre chose. Je ne connaissais les tiens que par observation à distance ou encore grace aux propos de ma tribu et celles aux alentours. Les avis étaient divisés, certains vous voyaient comme une menace, d'autres comme des insectes et maman, elle, dont le coeur était si grand, trop grand, vous portait une affection particulière. De part mon passé je ne pouvais que laisser cet attendrissement me toucher, car si elle n'avait été ainsi, jamais elle n'aurait recueillit l'enfant du désert que j'étais. Et peut être que vous ne venez pas d'ici, mais que vous aussi êtes des enfants fragiles courant un grand danger face à la nature et ces habitants. Humectant mes lèvres je fixais ses prunelles d'un bleu translucide qui me fuyaient peu à peu. Déçu de ce contact qui se rompait je sentais ma poitrine se serrer de douleur, as tu peur? Ton corps s'agite sous le mien et je réprime l'envie de le contraindre à s'immobiliser à nouveau, ne souhaitant te causer de la douleur avant que tu ne me demandes de te lacher. Pourquoi? Es tu mal? Me refusais je de te demander un brin surpris. Une grimace tordait la ligne mince de mes lèvres et je fixais tes poignets cerclés de mes doigts, une jolie scène dont j'allais devoir me passer. A regret je relâchais la pression, laissant le bout de mes doigts dessiner des lignes aléatoires sur les teintes rougeâtres formées sur ta peau. Mon buste se redresse et je croise ton regard un instant avant de rouler sur le côté sans prévenir. Réflexe de fuite, de repli, protection et mise à distance. Accroupi non loin de toi te dévisageant prêt à anticiper toute attitude d'attaque. Mais tu semblais inoffensive, si fragile, si douce et la couleur captivante de ces longs cheveux dansant sous le vent me donnaient l'envie de te protéger, te conduire au village, te ramener à mère. Mes doigts comprimaient l'objet que je tenais dans le repli de tissu de mon pantalon.     « -toi pas avoir peur de moi. Moi prendre soin de toi.» soufflais je dans l'espoir de ne pas devoir affronter un violent rejet.Prenant conscience de ton attitude qui n'avait rien d'offensive je laissais mon corps vaciller pour tomber les fesses dans la neige. Tant d'interrogations remuant mon esprit à cet instant.   « -Moi, m'appeler Arwel et venir de la tribu de l'océan. Toi peut être connaitre maman, Aura qui donner aux enfants du ciel vêtements couverture et nourriture. Elle avoir gros coeur, elle m'avoir aidé quand moi enfant. Est ce que toi vouloir la revoir?» Demandais je persuadé que la jeune femme faisait parti du campement de gens du ciel, de ces enfants fragiles et divisés, ne sachant pas que la terre qui avait tremblé il y a peu était la cause de ta venue ici. Qu'il y en avait d'autres... Je tendais ma main en avant pour saisir du bout des doigts une mêche de tes cheveux le regard étincelant d'admiration « moi pas connaitre beaucoup de femmes aux cheveux couleur du soleil. ça être très joli! Comment toi t'appeler?» Demandais je avant de remarquer la gêne, le repli peut être la surprise de mon geste. Vous aviez peut être des moeurs différentes et je ne souhaitais pas te voir offensée par mon attitude. Retirant ma main rapidement pour éviter d'avoir à affronter la colère ou la peur dans ce regard si clair, si doux. Je soupire légèrement attristé que ma fascination ne semble pas réciproque et sortais  une gourde d'eau de mon sac dont j'ôtais le bouchon avant de te la tendre. « -toi devoir boire! Nuit tomber bientôt et nous devons trouver abrit pour la nuit! Nuit dangereuse en forêt et moi ramener toi à ton village demain!» les expressions de ton visage semblaient si hostile tout à coup, était ce la peur? Le dégout? Ou autre contrariété? Je tentais de te rassurer.   « -Moi pas pouvoir conduire toi à mon village, trop loin. Mais toi pas t'inquiéter, moi te protéger et te nourrir.» précisais je maladroitement tentant de chasser les nuages noirs qui obscurcissaient ton coeur et ton regard.  Un peu impressionné par les expressions peu familières de ce visage si doux je baissais le regard en fouillant dans les plis de mes vêtements pour en sortir cet objet noir à la texture étrange. Je dévisageais le bracelet que je dégainais en fixant les inscriptions qui clignotaient. L'objet que j'avais dérobé à ton poignet m'était inconnu et j'ignorais que ces chiffres indiquaient l'heure, cette façon dont vous sembliez découper le temps. Les sourcils froncés, j'inclinais l'objet sous plusieurs  angles après t'avoir jeté un regard et sourire amusés par la surprise que ce vol avait suscité   « -ça.. être quoi?» demandais je avant que mon doigt ne ripe sur une protubérance qui le fit s'illuminer d'une couleur bleutée. Je sursautais lâchant l'objet comme s'il venait de me brûler,la terreur dans mon regard alors qu'il touchait à présent la neige . Mes doigts se compriment et je relève prudemment les poings, le regard fixé sur le bracelet noir alors que je guettais toute réplique pouvant provenir de ce que je pensais être une arme.
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le Mer 23 Déc - 16:18
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Arwel Shankara ∞ Faust Lohmann


Indéniablement, Faust n'aimait pas être restreinte dans ses mouvements. Le soldat en elle aurait aimé avoir la chance de répliquer, de se défendre, et ainsi retenue au sol, il lui serait bien difficile de faire quoi que ce soit contre cet inconnu si les choses finissaient par mal tourner. De plus, sa méfiance naturelle poussait tous ses sens en alerte, même si elle ne captait aucune agressivité de la part de cet homme. Cependant, ce n''était pas uniquement pour ces raisons que Faust osait à peine respirer, coincée sous ce terrien imposant. Il l'intimidait, fait assez rare pour elle. Il dégageait une force certaine qui contrastait étrangement avec le regard d'un bleu très doux qu'il posait sur elle sans aucune animosité. Et il la contraignait, bien qu'il ne lui fasse aucun mal – il serrait juste assez pour qu'elle ne puisse pas lui filer entre les doigts, mais... Habituellement, pleinement confiante dans son rôle de militaire, il lui en fallait beaucoup pour lui faire baisser les yeux. Même lorsqu'elle était mal à l'aise face aux conversations personnelles, elle ne le faisait pas. Elle se contentait de prendre la fuite ou de couper court à la discussion. Seulement, ici, elle ne souhaitait pas partir, pas maintenant, ni même le faire taire. Juste se redresser pour effacer un peu de cette proximité dont elle n'avait que trop peu l'habitude. Et elle désirait également en apprendre davantage, non pas seulement sur sa tribu et ses coutumes, mais sur lui.  

Le mince sourire qui relevait ses lèvres pleines et qui adoucissait son visage aux traits durs s'effaça lorsqu'elle lui demanda de la relâcher. Fuyant son regard, elle ne put voir la contrariété qui marqua son visage mais elle sentit ses doigts se détendre autour de ses poignets. Des petits élancements apparurent aux endroits où il avait serré mais elle n'y prêta plus attention la seconde d'après, lorsqu'il fit glisser ses doigts sur sa peau en de légères caresses. Elle fronça légèrement les sourcils mais resta immobile, sans le repousser ou dire quoi que ce soit. Elle releva des yeux curieux vers lui et se demanda si tous les terriens étaient aussi tactiles que celui-ci. De là où elle venait, les contacts humains étaient rares et elle n'en faisait que rarement l'expérience. En fait, la plupart du temps, elle se comportait comme un automate bien réglé alors les attentions spontanées de ce genre lui étaient inconnues pour la plupart.

Soudain, l'homme s'écarta, lui jeta un regard et s'éloigna vivement sans qu'elle n'ait eu le temps de faire un geste. Aussitôt, elle se redressa par réflexe mais ne fit plus un seul autre mouvement en voyant l'attitude du terrien. Accroupi, elle connaissait la position qu'il venait d'adopter. Il était prêt à se défendre. Pourquoi la voyait-il telle une menace à présent ? Avait-elle fait quelque chose d'offensant, sans même s'en rendre compte ? Si elle ne disait jamais non à un bon combat, Faust n'avait pas envie de se battre contre cet homme. Pas parce qu'elle craignait de perdre, mais parce qu'elle souhaitait en savoir plus à son propos. Aussi, Faust humidifia ses lèvres et força ses muscles à se dénouer pour qu'elle se détende. Elle ramena ses jambes sur le côté mais resta assise dans la neige, ses mains gantées posées sur ses genoux, ses yeux balayant l'étendue immaculée tout autour d'elle pour ne pas qu'il pense qu'elle le défiait du regard. « -toi pas avoir peur de moi. Moi prendre soin de toi.», lui affirma-t-il soudain de sa voix basse, grave. Surprise, elle releva la tête vers lui et l'observa retomber en arrière et s'asseoir à son tour.

« -Moi, m'appeler Arwel et venir de la tribu de l'océan. Toi peut être connaitre maman, Aura qui donner aux enfants du ciel vêtements couverture et nourriture. Elle avoir gros coeur, elle m'avoir aidé quand moi enfant. Est ce que toi vouloir la revoir?», reprit-il pour se présenter. Elle enregistra les informations au fur et à mesure ; déjà, elle avait un prénom à donner à cette ombre aux yeux pâles et la confirmation qu'il ne venait pas de la même tribu qu'Harlan ou Eywa, les Naoris rencontrés au cours de leur expédition précédente. Et il pensait probablement qu'elle venait des Cents. Puisque les seuls terriens ayant aidé l'Odyssée ne venaient pas de la tribu de l'océan dont parlait le dénommé Arwel. Faust hésita quelques secondes, ne pouvant dire s'il serait judicieux d'aller dans son sens et de dire qu'elle était bien l'une des leurs. Elle se demanda également quelle serait sa réaction si elle lui avouait qu'elle était l'une de ceux  ayant participé à l'arrestation de ces enfants du ciel. Seulement, lui mentir lui semblait être une idée fort déplaisante. « Elle a l'air d'être une femme incroyable mais je ne la connais pas, je ne... je ne suis pas exactement avec ce groupe d'enfants du ciel. Je suis venue après eux. », avoua-t-elle finalement.

Alors qu'elle ne s'y attendait pas, Arwel leva soudain un bras et attrapa une de ses mèches folles entre ses doigts pour l'observer avec une attention particulière. « moi pas connaitre beaucoup de femmes aux cheveux couleur du soleil. ça être très joli! Comment toi t'appeler?». Ce n'était pas tant le geste que le regard qui la déstabilisa. Elle n'avait pas l'habitude qu'on la complimente ou qu'on la dévisage ainsi et elle ne savait pas vraiment comment réagir. Ses joues s'empourprèrent et elle s'en retrouva d'autant plus gênée. « M-merci. Je m'appelle Faust. », bredouilla-t-elle tandis qu'il retirait sa main comme s'il venait de se brûler. Comme pour expliquer ce geste de repli, il sortit une gourde de son sac et la lui tendit. « -toi devoir boire! Nuit tomber bientôt et nous devons trouver abrit pour la nuit! Nuit dangereuse en forêt et moi ramener toi à ton village demain!». Aussitôt, les questions fusèrent dans son crâne, entrecroisées de doutes et de craintes. Elle ne pouvait pas ne rentrer que demain ! Elle avait des responsabilités à assumer, des gardes à assurer. Elle devait se montrer raisonnable, il devait bien lui rester un peu de temps pour rentrer, non ? Pourtant, il avait raison, découvrit-elle en portant son visage vers le ciel, qui se remplissait peu à peu des couleurs vives du crépuscule. Elle ne parviendrait jamais à retourner au campement avant la tombée de la nuit. Ses sourcils se froncèrent et ses lèvres se pincèrent. Une partie d'elle était particulièrement dérangée à l'idée de ne pas être à la hauteur de ce que ses rôles lui demandaient. Mais elle était bien plus agacée par l'autre morceau de sa conscience qui soupirait de soulagement ; elle pourrait enfin se contenter d'être Faust, pas un soldat, pas un leader. Elle ne retrouverait pas tous ces gens qui en attendaient bien trop de sa part. Elle pourrait reprendre son souffle, juste l'histoire de quelques heures.

« -Moi pas pouvoir conduire toi à mon village, trop loin. Mais toi pas t'inquiéter, moi te protéger et te nourrir.», ajouta Arwel, comme s'il avait perçu son malaise et tentait de la rassurer. Si cela avait été n'importe qui d'autre que lui, elle aurait probablement répondu qu'elle pouvait prendre soin d'elle-même sans l'aide de personne, mais elle n'avait pas à jouer les gros durs, ce soir, pas en sa présence. Elle n'avait rien à prouver et c'était peut-être la première fois de toute sa vie qu'une telle liberté lui était accordée. Elle prit donc la gourde qui lui était offerte et répondit avec un sourire timide : « Tu n'es pas obligé de faire tout ça, tu sais... Mais merci pour ton aide. ». Elle but une gorgée d'eau qui apaisa sa gorge sèche et lui rendit la gourde. Elle avait été habituée au minimum de confort toute sa vie, elle se contentait donc de très peu à présent. Elle capta un mouvement de la part d'Arwel et braqua son regard sur l'objet qu'il sortait des replis de ses vêtements. Sa montre. Il avait dérobé sa montre. Elle ne pouvait qu'applaudir la discrétion et l'habilité dont il avait fait preuve ; elle ne s'était rendue compte de rien sur le moment et elle n'aurait toujours pas pu dire à quel instant il l'avait délesté de son bien personnel. Probablement au moment où ses doigts avaient caressé le creux de son poignet mais elle ne pouvait en être sûre à cent pour cent. Un souffle surpris s'échappa d'entre ses lèvres et elle eut un léger sourire admiratif. Il lui rendit une œillade amusée et demanda : « -ça.. être quoi?». Elle n'eut pas le temps de répondre ; il appuya sur le bouton de la lumière, qui s'enclencha et qui sembla l'effrayer. Ses mains se dérobèrent et se transformèrent en poings, alors qu'Arwel continuait de dévisager, effrayé, le petit objet inoffensif. Ce qui était logique, dans un sens. Il ne connaissait pas leur technologie et le peu qu'il avait dû en voir avait été durant cette guerre récente, s'il y avait participé. Pas de quoi rassurer.

Aussi, Faust s''approcha avec précaution, combla l'écart entre eux en se redressant sur ses genoux et porta doucement ses mains aux poings serrés de l'homme. Elle les enveloppa avec douceur des siennes pour ne pas le brusquer et les poussa vers le bas pour qu'il abandonne sa position défensive. « C'est une montre. Les chiffres indiquent l'heure. », expliqua-t-elle d'une voix posée en cherchant des yeux le regard d'Arwel. Quand elle fut certaine qu'il ne risquait plus d'avoir recours à la violence, elle se laissa retomber sur ses talons et s'empara de la montre. Elle lui montra le bouton qu'il venait d'actionner et éteignit la petite lumière bleue, avant de l'allumer à nouveau. « C'est pratique quand il fait trop sombre pour voir quoi que ce soit. Ce n'est pas une arme, Arwel. », précisa-t-elle. Elle tendit une main vers son bras et demanda d'une voix incertaine : « Je peux ? ». Sans attendre l'autorisation, elle baissa les yeux et entreprit d'attacher la montre au poignet de l'homme. Elle se recula ensuite et esquissa un sourire en coin. « Elle te va bien. Tu peux la garder, si tu veux. ».
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le Ven 25 Déc - 21:46

S  i douce, si calme, généreuse et rassurante j'ai envie de te faire confiance au dàla d'un simple traité de paix relativement fragile, qui pourrait se briser en un rien de temps. Ton regard tantôt intense, intime, profond, tantôt fuyant, fragile, pudique, il va et vient comme cette plume au gré du vent et me fait tourner la tête. Je tente de comprendre les explications que tu me fournissais -hésitante- sur ta provenance. Mais si tu n'es pas l'une des leur qui es tu? Je doute que tu sois seule et n'ose guère te demander ou sont les tiens, si vous venez en paix, si vous connaissez les enfants, si vous êtes responsable de ce ciel lumineux en pleine nuit précédant le tremblement de la terre causant de larges envolées d'oiseaux. Tant de réponses qui m'effraient tout autant que ces questions. Je me contente d'admirer ce visage à la fois pale et coloré, ces traits harmonieux et ces cheveux aux reflets des blés, ni eux ni les autres pourront m'ôter ce souvenir et la proximité pousse un peu plus ma curiosité. Humer ton parfum, toucher la texture de cette chevelure agressée par le froid hivernale qui semble pourtant plus douce que les tresses des femmes de ma tribu. La pâleur de ton teint dévoile au gré de mes gestes de délicieuses couleurs rosées et carmines m'arrachant un sourire empli de tendresse. Faust, répétais je d'abord comme un automate avant de souffler le nom sur un ton plus admiratif sans pour autant noter ce que je me doutais être des tonalités et accents différents de celui des tiens. Tu m'intrigues et fait naitre en moi l'instinct protecteur que je réserve aux rares proches, ce n'est plus une simple question de fierté, de devoir, mais bel et bien l'envie de protéger et prendre soin de la jeune femme qui je le sais au petit matin rejoindra sa tribu me laissant à nouveau seul et probablement le coeur lourd et l'esprit chargé de jolis souvenirs.

L'objet que je t'ai dérobé secoue mes sens ravivant les flammes de mon instinct de ssurvie, prenant peur que cette arme destructrice anéantisse tout. Un hoquet de surprise secoue ma poitrine s'échappant de mes lèvres dans un son étouffé alors que tes mains se posent sur mes poings. Ma respiration se débloque sous forme soufflant par saccades brusques rendant mes muscles douloureux. C'est dans ton regard cristallin que je trouve la douceur nécessaire à calmer les houles violentes d'instinct de survie qui m'auraient poussé en tant normal à quelqu'un ayant osé me surprendre par un contact autre qu'un simple besoin primaire de nous défaire de nos vêtements pour nous adonner à un partage de chaleur trompant la solitude. Non tu aurais pu être en véritable danger et je n'ose guère imaginer tes vêtements tachés de rouge et ta peau déchirée et marqué de la violence dont j'étais capable en situation de défense. Immobile je fixe le bleu clair aux reflets similaires à l'eau douce de la cascade un après midi de printemps, bouche à demi ouverte je sens ma gorge se dénouer pour se faire moins souffrante alors que tu prends la parole. Le son mélodieux et doux caresse mes tympans comme un baume réconfortant bien que je ne saisisse pas le sens de tes propos. S'il est trop tôt pour te demander ce que signifient ces termes, je te laisse faire sans bouger rassuré par les propos suivants m'assurant que le danger ne réside pas dans cet objet. La gêne colore légèrement mes joues faisant s'abaisser vers l'objet que tu manipules pour me prouver ton point avant de se lever lentement vers ton visage ne cherchant pas a dissimuler mon incompréhension face à ta requête. Bouche à demie ouverte je ne prononce aucun mot concernant ta demande d'autorisation que je ne comprend que lorsque tes doigts rempli de précaution lient l'objet a mon poignet recouvert de liens de cuir. Je fixe quelques instants l'objet sertissant mon poignet que je fais doucement tourner pour mieux regarder alors que tu me dévoiles ta demande, enfin ton offrande. Mon regard luisait alors d'étranges cristaux iodés brouillant ma vision, floutant ton visage que je fixais avec surprise avant de laisser un sourire ému étirer mes lèvres. Ne souhaitant pas ternir l'instant de questions je me contentais de souffler     « -merci.» avant de réfléchir au cadeau que je pourrais t'offrir en retour pour te prouver ma gratitude. Ma main se porte à ma poitrine glissant sous la couche de fourrure pour en tirer une petite cordelette de cuir sertie d'une plume et d'une pierre d'un bleu aussi profond que ton regard. Serrant l'amulette dans ma main je tire sur la cordelette pour la l'ôter de mon cou et la faire passer soigneusement au dessus de ta tête. La pierre retombe sur ta poitrine et je replace tes cheveux soigneusement par dessus la tresse de cuir qui les encercle  « -ça être amulette porte bonheur, protéger des démons et maladies, apporter chance et force, toi devoir la garder sur toi.» je souriais un instant en  fixant l'objet que tu portais à merveille avant de sortir un gros  coquillage de ma besace et le porter à ton oreille.   « Et si toi vouloir te souvenir de moi ou écouter la mélodie de l'océan.» je posais mon indexe sur mes lèvres pour la laisser écouter le son du vent et des vagues que l'on pouvait retrouver dans cet objet que la mer ramenait sur le sable comme s'il portait une part de lui par la magie de ces sons. un bruissement glacé agite la cime des arbres accompagné d'une envolée d'oiseaux me contraignant à te quitter du regard pour prendre conscience des couleurs qui  naissaient dans le ciel. Je me levais avant de tendre ma main pour t'encourager à faire de même « -nous devoir trouver et préparer abri pour la nuit glacé et remplie de prédateurs! Si toi fatiguée moi pouvoir te porter.» mais elle semblait vouloir marcher d'elle même me rendant admiratif de cette silhouette frêle et pourtant si forte et courageuse. Il ne fallu que peu de temps pour trouver une grande tanière abandonnée dont la roche était couvert de mousse et de neige. Je m'assurais que l'animal dont l'odeur était absente n'avait fréquenté ce lieu depuis bien des mois, laissant la nature reprendre ces droits. J'arrachais les végétaux obstruant l'entrée les abandonnant sur le sol pour me tourner vers toi. « -Toi savoir faire feu?» demandais je en me dégageant de mon packetage et une couche de fourrure pour abattre les branchages morts autour de la tanière, m'assurant que le barrière suffise a repousser un peu les prédateurs aventureux qu se piqueraient la truffe sur les végétaux secs et épineux. Un sourire amusé et je me penchais vers le tas de brindilles et bois mort que tu avais réunis. je poussais le tout avec mes pieds hors de la grotte, juste à son entrée « -fumée pouvoir tuer nous dans notre sommeil, nous devoir le faire ici et chaleur pouvoir entrer dans la tanière.» Je me mettais accroupi à tes côtés coinçant un morceau de bois lisse entre tes mains, appuyé en son extrémité sur du bois sec et lisse sur lequel j'ajoutais quelques brindilles.   « -Toi devoir tourner ça vite et longtemps pendant que moi aller chercher bois et poser pièges pour souper.» Sans vraiment m'éloigner je m'assurais que notre abri soit sécurisé et entouré de collets composés de ficelles devant lesquelles je m'étais chargé de disposer quelques baies pour attirer le petit gibier. Il était un peu tard pour aller chasser et je craignais le danger que la jeune femme pouvait courir a l'heure ou le crépuscule approchait. Je ne doutais pas que certains prédateur curieux viendraient nous visiter avant le milieu de la nuit et peut être aurais je plus de chance d'en tuer un que de capturer un maigre lapin ou furet. Réunissant suffisamment de bois que je jetais de l'autre côté de la palissade de fortune pour nous faire un stock disponible et suffisant pour nous chauffer cette nuit. avant de revenir à tes côtés et t'aider à préparer la naissance du feu qui serait un élément essentiel à notre survie en cette saison. Je gardais un morceau large pou nous servir de siège et qui nous servira cette nuit à maintenir le feu pendant notre repos. Prenant place sur le banc provisoire je t'indiquais de me rejoindre pour aiguiser des fins morceaux de bois à l'aide d'un couteau, qui nous serviraient à cuir de la viande lorsque les pièges ou une visite d'animaux viendrait.   « -Toi devoir être patiente pour manger, nous devoir attendre tombée de la nuit pour relever pièges.» Sans lui parler de l'éventualité que des bien plus gros prédateurs risquaient de nous procurer un meilleur dîner, mais je ne tenais pas à effrayer la jeune femme en envisageant une visite probable de ceux ci. Je posais sur ses épaules un morceau de fourrure que je venais de dérouler hors de ma besace. « -En patientant, toi pouvoir m'expliquer ce que tu nommes heure et si toi connaitre les enfants du ciel.»
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le Lun 15 Fév - 15:21
Tarzan VS Jane
Arwel Shankara ∞ Faust Lohmann


Arwel parut surpris quand elle sangla la montre à son poignet recouvert de liens en cuir. Faisant tournoyer l'objet pour mieux l'observer, il ne tarda pas à relever un regard un peu brillant vers elle. Faust faisait rarement de cadeaux. En réalité, elle n'en avait jamais fait qu'à Murphy mais Murph restait un cas à part et ses réactions étaient toujours prévisibles pour elle. Aussi, elle se retrouva figée, incapable de trouver les mots justes. Elle ne savait pas si elle avait fait quelque chose de travers ou si c'était une réaction positive ; sa maladresse dans tout ce qui touchait au domaine du personnel était vraiment accablante. Elle voulut prendre la parole, peut-être pour s'excuser ou pour expliquer son malaise mais alors, un sourire éclaira le visage grave du Terrien et toute hésitation fut balayée. Il paraissait tout simplement touché. « -merci.». Soulagée de ne pas s'être plantée quelque part et que son offre soit si bien accueillie, elle ne put retenir un sourire. Arwel glissa alors une main sous ses vêtements, comme s'il était à la recherche d'un objet, puis finit par sortir un bijou d'entre ses fourrures. Une petite pierre bleu sombre accordée à une plume délicate, toutes deux liées par du cuir. Il l'ôta de son cou pour venir la passer autour du sien avec une attention toute particulière. « -ça être amulette porte bonheur, protéger des démons et maladies, apporter chance et force, toi devoir la garder sur toi.», lui expliqua-t-il tout en replaçant ses cheveux sur ses épaules. Pendant une seconde, elle se retrouva un peu gênée, elle ne s'était pas attendue à recevoir quoi que ce soit, ce n'était pas pour cette raison qu'elle lui avait fait don de sa montre. Puis, elle songea qu'il s'était contenté d'accepter son cadeau sans faire de problèmes donc qu'elle pouvait en faire de même. Ils avaient chacun leur croyances, leurs traditions et elle était vraiment touchée qu'il lui offre un si beau morceau des siennes. « Je n'attendais rien en retour. Merci, j'aime beaucoup. », lui dit-elle avec un sourire sincère.

Il lui rendit son sourire puis sortit un nouvel objet qu'elle reconnut après un temps de réflexion. Elle en avait déjà vu dans de vieux livres pour enfants. On le représentait souvent sur du sable, près d'immenses étendues d'eau. Un coquillage, si elle se souvenait bien. Avec surprise, elle le vit le porter près de son oreille et il lui expliqua : « Et si toi vouloir te souvenir de moi ou écouter la mélodie de l'océan.». Elle doutait d'avoir besoin de quoi que ce soit pour se souvenir de lui mais elle ne dit rien et se contenta de l'observer alors qu'il l'intimait au silence. Elle n'entendit pas grand-chose au début, puis soudain... semblables à des bruissements, de vagues échos. Étonnée, elle se rapprocha de la coquille creuse et eut un sourire admiratif. « C'est vraiment ce bruit que fait l'océan ? », demanda-t-elle, sans pouvoir s'en empêcher. Après tout, elle n'avait jamais été aussi loin pour avoir la chance de l'apercevoir.

Il détourna soudain son regard du sien et nota l'avancée de la nuit, ce qui précipita leur départ. Elle prit la main qu'il lui tendait pour l'aider à se relever et tandis qu'elle époussetait son pantalon, il lui proposa ; « -nous devoir trouver et préparer abri pour la nuit glacé et remplie de prédateurs! Si toi fatiguée moi pouvoir te porter.». Elle eut un sourire en coin et déclina son invitation ; il lui en fallait un peu plus pour la fatiguer. Ils se mirent ensuite directement en route et marchèrent un court temps dans le silence. Il était étrange de se dire qu'elle allait passer sa première nuit en-dehors du campement, loin de ses responsabilités, loin de ses problèmes habituels. Et il était encore plus étrange que ces dits problèmes ne lui paraissent plus aussi terribles dans ce crépuscule timide.

Ils ne tardèrent pas à investir une caverne qu'elle n'avait pas remarqué au premier coup d’œil, dissimulée sous la fougère et la neige. Mais ce n'était visiblement pas le premier campement improvisé d'Arwel.  « -Toi savoir faire feu?», lui demanda-t-il. Pour être tout à fait honnête, on avait tenté de leur apprendre à Murphy et elle, mais ça n'avait pas vraiment été concluant. « Je peux essayer. », proposa-t-elle, désireuse de ne pas être un boulet pour lui. Elle alla rassembler quelques brindilles et autres branchages qui n'avaient pas été rendus humides par les tombées de neige persistante, mais Arwel ne tarda pas à déplacer le tout vers l'entrée, lui expliquant avec un sourire amusé : « -fumée pouvoir tuer nous dans notre sommeil, nous devoir le faire ici et chaleur pouvoir entrer dans la tanière.». Oh, voilà qui était bon à savoir. Si elle avait été seule, elle se serait probablement auto-asphyxiée. Génial. Elle eut mince sourire embarrassé et s'accroupit près du petit tas. Elle appréciait son indulgence même si elle avait l'impression d'être retournée au temps où elle n'avait encore jamais eu d'entraînement de toute sa vie et où elle n'avait pour elle que ses deux mains gauches. Il la rejoint au sol et, de nouveau, la guida dans sa tâche. « -Toi devoir tourner ça vite et longtemps pendant que moi aller chercher bois et poser pièges pour souper.». Elle hocha la tête et se concentra sur son devoir. Bon sang, à quel point était-elle soulagée d'être tombée sur un Terrien tel que lui ? Elle ne savait pas faire de feu, ni choisir des abris adéquats et encore moins chasser ; autrement dit, son expérience au niveau survie était proche de zéro. C'en était vraiment frustrant. Habituellement, c'était elle qui avait le contrôle sur la situation, elle savait comment régler ses problèmes et s'occuper des siens. Là, pour le coup, elle se sentait vraiment inadaptée.

Arwel revint l'aider à finir le feu et elle fut vraiment ravie de le voir démarrer, comme si elle avait réalisé quelque chose d'important, ce qui la fit se sentir d'autant plus ridicule. C'était visiblement une tâche que tous les Terriens auraient pu réaliser les yeux fermés. Arwel l'invita à venir s'asseoir près de lui et elle le rejoint en s'efforçant de ne pas penser à leur retard à tous en matière de survie. Le voyant tailler des morceaux de bois, Faust sortit un de ses couteaux de sa botte, se mit en tailleur et suivit l'exemple d'Arwel. « -Toi devoir être patiente pour manger, nous devoir attendre tombée de la nuit pour relever pièges.». Attendre n'avait jamais été un problème, elle était du genre patiente. En revanche... « C'est peut-être le moment où je dois t'avouer que je n'ai jamais chassé. Ni relever de pièges. Mais j'aimerais beaucoup apprendre. », l'informa-t-elle, un peu embarrassée par son ignorance. Les yeux braqués sur le bois qu'elle taillait avec des gestes plus adroits – se servir d'une de ses lames était d'un étrange réconfort – elle ne fit pas attention lorsqu'il s'arrêta, elle ne leva le nez de son travail que lorsqu'elle sentit un poids sur ses épaules. « Oh, merci... », lui dit-elle avec un sourire reconnaissant quand elle remarqua l'épaisse fourrure. « -En patientant, toi pouvoir m'expliquer ce que tu nommes heure et si toi connaître les enfants du ciel.», lui fit-il savoir de sa voix grave. Elle se raidit un moment. Lui expliquer le concept de temps allait probablement être difficile mais parler des Cents s'avérerait bien pire. Bien sûr, elle les connaissait tous. Ils étaient son obsession, sa culpabilité incarnée. Ils étaient le sacrifice nécessaire à sa couverture pour certains, des dommages collatéraux, des injustices pour d'autres. Aucun de leur nom ne lui était inconnu. Même ceux dont elle n'était pas responsable. Elle ne pouvait pas l'expliquer ; elle avait juste eu l'impression qu'il était important de ne pas oublier ceux que l'Odyssée avait condamnés.

Ses mains s'arrêtèrent de tailler la branche qu'elle tenait et elle essaya de focaliser ses pensées sur la première requête d'Arwel. Comment expliquer une notion telle que celle-ci ? Elle n'était pas certaine d'avoir des qualités de pédagogue mais elle allait essayer et faire au mieux. « La journée est découpée en moments, on est d'accord ? Eh bien, nos ancêtres ont numérotés ces moments. ». Que Dieu lui vienne en aide, c'était encore plus compliqué que ce qu'elle avait imaginé. Elle avait l'impression que tout ce qu'elle disait n'était que pur charabia. « Ici, je suppose que vous utilisez l'inclinaison du soleil pour savoir dans quel moment vous êtes, dans quelle tranche de la journée vous vous trouvez. Et ce moment, pour nous, c'est une heure. », tenta-t-elle de nouveau de lui expliquer avec maladresse. Elle posa son couteau et le bâton devant elle, puis tendit la main vers les siennes. Elle prit le poignet orné de la montre entre ses doigts et lui indiqua le cadran. « Par exemple, là, à ce moment précis de la journée, pour nous, il est 19h34. 19H35, maintenant. », lui montra-t-elle alors que le quatre laissait sa place au cinq. Elle aurait peut-être dû lui parler des minutes et des heures, elle n'en savait trop rien mais elle pressentait qu'elle s'était déjà assez embrouillée pour le moment. Elle eut un petit rire et s'excusa : « Je n'explique pas très bien, désolée. ».

Elle secoua la tête et perdit un peu de sa bonne humeur. « En ce qui concerne ceux que tu nommes enfants du ciel, je... oui, je les connais. ». Elle marqua une pause et reprit son couteau, taillant le bois avec un peu plus de vigueur. « Quand nous étions dans l'espace, ils étaient des prisonniers. Pour vols, injures ou crimes plus graves. Notre gouvernement les a envoyés en premier sur Terre et le reste de notre peuple est arrivé après eux, il n'y a pas longtemps. Nous sommes encore à leur recherche. ». Ses mots avaient été hésitants, incertains, mais dans tous les cas, il n'était pas bien difficile de comprendre pourquoi ces gamins avaient été envoyés avant le reste de la population ; ils étaient un test. Elle était retournée pleinement au bon déroulement de sa tâche quand un bruissement à l'extérieur de la caverne lui fit relever la tête. Elle se tourna vers Arwel, les sourcils froncés. « Tu as entendu ? ».
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le Dim 21 Fév - 10:45

M  on regard ne quitte pas ton visage, captivé par les lueurs dansantes dans tes yeux et le frut gourmand de tes lèvres s'étirant en un sourire, amusé par les dessins formés par la pudeur et la gêne, je me perdais dans la contemplation de cette peau pâle prenant des teintes rosées lorsque tu recevais mes cadeaux. Un ricanement amusé, enfantin-et pourtant si rare ces dernières années- s'extirpait de mes lèvres avec un naturel déconcertant.  Loin des vices du jeu ou de la moquerie il n'était qu'expression de joie et admiration à ta découverte du coquillage. « -presque.» me contentais-je de murmurer en guise de réponse à ta question. Bouche à demie ouverte, fasciné par la scène, je retenais la pulsion de te proposer de te faire découvrir l'océan, de te conduire à mon village, de t'inviter dans ma modeste demeure, de te présenter à Aura et faire naitre les regards jaloux des hommes de la tribu alors que je me dresserais fièrement aux côtés de cette beauté pure. Mais je ne pouvais pas prendre le risque d'un tel voyage, je ne pouvais guère te confronter aux menaces des plus sceptiques d'entre nous concernant ce traité de paix, je ne pouvais pas créer un nouveau conflit entre ma tribu et celle du ciel qui partirait probablement à ta recherche si tu venais à disparaitre. Déçu et attristé de ne pas pouvoir mettre ce projet à l'oeuvre je me contentais de laisser mon regard glisser sur tes traits, sur cette peau qui semblait aussi douce que les étoffes rares et précieuses, sur cette chevelure balayée par le vent qui avait les couleurs chatoyantes du reflet du soleil dans l'océan, sur ces yeux cristallins d'un bleu si pur semblable à la glace bordant les lacs en hiver. Je n'avais rarement connu de si grande beauté et imprimait dans ma mémoire chaque trait si doux et gracieux comme si c'était la seule chose que je pouvais posséder de toi. Je reprenais néanmoins mes esprits, m'attelant à la tâche de nous construire un camp sommaire et nous préparer à une nuit loin des dangers de la nature, comme si mon unique mission était de prendre soin de toi, de te protéger pour te reconduire des l'aube à ton campement. Si tu ne semblais guère connaitre les règles et taches d'une mission de survie en pleine nature, tu ne manquais pas d'enthousiasme et de curiosité, je ne pouvais que laisser mon regard rempli de tendresse couler sur toi alors que tu semblais vouloir m'offrir l'image délicieuse d'une parfaite élève, à l'écoute et appliquée. Amusé par ta gêne concernant ce manque de connaissances, je ne cherchais pas à cacher la tendresse que tu faisais naitre avec ces grimaces ornées de rougeurs sur tes joues. Couvrant ton corps frêle d'une épaisse fourrure, je te laissais effectuer ta tache pendant que je m'occupais des miennes, avant de te demander ce que signifiais l'objet que tu m'avais offert, tout du moins comment se servir de cette chose qui semblait plus utile que décorative. Buvant chaque parole avec attention j tentais de décrypter ces mots et leurs signification, sourcils froncés mon regard ne quittait pas ces lèvres généreuses étalant la mélodie de consignes à l'aide de ta voix si douce et mélodieuse.  La gêne s'emparait de moi, comme si elle était contagieuse, ma main libre glissait sur ma nuque et une grimace mêlant concentration et interrogation naissait sur mon visage, le regard encré sur le cadran lumineux je finissais par le relever vers le tien alors que tu me soumettais tes excuses en les justifiant par une explication bancale. J'avais l'impression de comprendre un peu mieux ce concept mais ne semblait pas avoir tout les éléments en main. Je secouais la tête de gauche à droite en répliquant « -nombres, être heures et heures être moments de la journée? Hum... journée être composée de beaucoup d'heures.» étais je en train de te demander confirmation ou me faire un bilan, un résumé à moi même? Avais je bien saisi ce concept? Ton rire chatouillait mes oreilles et j'ajoutais sur un ton plus léger.   « 19h35 être heure de trouver nourriture pour diner.» ignorant si la plaisanterie faisait partie de vos moeurs et si elle allait être comprise.

Ton visage semblait se fermer sous un amas épais de nuages gris, comme sil'évocation des enfants du ciel était un sujet tabou, grave, trop sérieux pour être évoqué. Sourcils froncés et tête inclinée sur le coté je commençais à comprendre pourquoi les notes de joie avaient disparues, mais aussi comment nous en étions arrivés à se retrouver en guerre avec ces enfants. Ils n'étaient pas des enfants, mais de la vermine criminelle, pas assez durement punie par votre peuple à mon gout. Mes yeux se plissent alors que je réplique « -chez nous, les criminels être attaché à un piquet, soumis à la punition des villageois et à la famine, les crimes de sangs sont punis par le sang.» soufflais je d'un ton sérieux et grave avant d'ajouter « -moi savoir ou se trouve le campement des enfants mais nous pas pouvoir nous rendre sur leur territo..» « Tu as entendu ? » Coupé dans ma phrase Je tournais aussitôt la tête vers al source du bruit, un animal rodait autour du camp. Un hochement de tête et je posais mon indexe sur mes lèvres après avoir soufflé « -animal.» m'emparant de deux couteaux je scrutais les environs obscures. Tentant d'habituer mon regard au contraste sombre comparé aux lueurs du feu, je me tournais vers la jeune femme pour murmurer   « -Toi rester près du feu, animaux craindre feu.» avant de traverser la barrière sommaire de branchage nous servant de refuge. L'animal rodant était bien plus gros qu'un lapin, a en juger par ces bruits circulaires il s'agissait d'un cochon sauvage. Un sourire étirait mes lèvres à l'idée de ramener ce met généreux et gouteux à la belle aux cheveux d'or. Mes doigts se crispent sur mes armes alors que je me rapprochais lentement des fourrés qui s'agitaient , m'appretant à bondir sur l'animal assez gros et puissant pour me renverser je sentais le sol trembler sous mes pieds. Mes sens en alerte à cause de cette vision légerement lésée par l'obscurité je bondissais sur l'animal qui me chargeait à vive allure. projeté au sol par l'impact violent, je n'en n'oubliait pas pour autant mon expérience du combat et mes réflexes, plantant aussitôt mes lames dans son ventre et sa jugulaire. L'animal couinait de douleur se débattant encore quelques instants, tentant de fuir avant de tomber lourdement sur le sol. Le souffle court, j'essuyais d'un revers de la main les perles de sueurs mêlés au sang sur mon visage , me retournant vers toi immobile et captivée par la scène.Tu devrais être rassurée, mais la terreur ne quittait pas ton visage, peut être était ce la violence du combat et je tentais de te rassurer   « -cochon être robuste mais délicieux repas, toi avoir besoin de forces pour....» un crié déchirait le silence, ton regard rempli de terreur n'était pas braqué sur moi, mes ces yeux luisants qui me scrutaient. Je n'eus pas le temps de réagit que mon corps fut projeté au sol, me désarmant au passage. La tempête de grognements secouait mon corps de toutes parts alors que le gros félin tentait de me dépecer à l'aide de ces griffes et de ces dents. Lutte acharnée, alors que je sentais les vives douleurs déchirer ma peau je tentais de barrer le passage à l'air dans sa gorge et éviter toute morsure mortelle. Le feu s'agitait trop vite, trop prêt et l'animal souple, fort et élancé bondissait sur sa nouvelle proie. Tu étais sortie du refuge sans mon autorisation, ayant retenu cependant la leçon sur la peur du feu. Ta torche tombait das la neige et la terreur glaçait mon sang alors que ton corps était soumis à ces griffes acérées. Récupérant mon couteau d'une main et la torche de l'autre je frappais le Lynx de mon pied pour détourner son attention de toi, provoquant rage et terreur a mon encontre alors que je brandissait la torche pour le faire reculer. N'hésitant pas à effleurer sa robe poilue pour le faire couiner et s'enfuir à grandes foulées. Je ne tardais pas à lâcher la torche et abandonner mon couteau dans son fourreau, notre diner gisant sur le sol n'était plus aussi important que toi. Je t'aidais à te relever, alors que tes vêtements n'étaient plus que pièces de tissu en lambeaux. Assez robuste et épargnée pour tenir sur tes jambes, je n'avais guère besoin de te jeter sur mon épaule pour te ramener près du feu, me contentant d'enrouler ton bras autour de mes épaules en te maintenant par la taille pour ramener ton corps secoué à l'abri des prédateurs. .   « -moi devoir te soigner.»  Je te faisais t'asseoir et sortait un pot de mélange d'herbes de ma besace, me dégageant de mes peaux de bêtes pour déchirer le tissu plus fin couvrant mon buste et l'imbiber de l'onguent que j'appliquais sur tes plaies légères, repoussant a plus tard le dépeçage de l'animal ainsi que les soins de mes propres blessures couvrant ma peau par endroits  d'une épaisse couleur rouge. Je tamponnais légèrement la tempe rougie en soulevant ta chevelure à l'aide de mon autre main, mon regard inquiet croisant le tient   « -courage et inconscience. Toi n'avoir pas écouté mes consignes... enfin, pas toutes.»  ma voix grave terminait sur une note douce, remplie de gratitude même si j'aurais du me montrer plus ferme alors que tu avais franchi la barrière, tu avais pris le risque de tenter de me secourir en usant d'une bonne technique pour faire fuir ce prédateur. Je lâchais le tissu laissant le bout de mes doigts glisser le long de ta joue comme dans un remerciement silencieux,
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le Jeu 25 Fév - 3:33
Tarzan VS Jane
Arwel Shankara ∞ Faust Lohmann


Aucun homme n'avait jamais porté un tel regard sur elle. À la fois tendre et curieux, elle n'y était pas habituée et ne savait pas vraiment comment réagir. Habituellement, ce traitement était réservé aux autres. Elle, elle était le soldat, le leader. Froide, impersonnelle, on ne l'imaginait guère avoir des émotions ou des sentiments, donc on s'en moquait bien. Ce n'était pas grave de la froisser ou de la blesser, si on croyait qu'elle ne pouvait pas l'être. Ce n'était pas grave si on ne lui portait pas d'attention particulière, si on pensait qu'elle n'en voulait pas. Certes, il y avait eu Lucie, une véritable bouffée d'air frais dans sa réalité viciée, mais Lucie était et resterait toujours différente, à part. Alors, oui, ses joues étaient en feu et ses sourires un peu timides mais c'était tout ce qu'elle avait à offrir pour le moment, tant elle se sentait perdue dans ce monde qui n'était pas le sien. Dans ce monde où elle devenait, avant tout, une femme, un être humain. Où elle n'était plus résumée à un rôle, à un titre. Et elle était soulagée d'avoir rencontré quelqu'un qui ne semblait pas se soucier plus que de raison de son comportement maladroit et qui se montrait d'un naturel bienvenu avec elle. Il se moquait gentiment, lui offrait des souvenirs et des sourires amusés, ne quittait pas un seul instant du regard ses lèvres lorsqu'elle s'efforçait de lui fournir des explications sur le temps ou les enfants du ciel. Elle se sentait vraiment et étrangement bien en sa compagnie. Arwel avait un goût de liberté.

Et ce fut bientôt à son tour de se sentir un peu mal à l'aise face à son manque de connaissances concernant les heures. Il frotta sa nuque, gêné et demanda ; « -nombres, être heures et heures être moments de la journée? Hum... journée être composée de beaucoup d'heures.». Faust ne put s'empêcher d'avoir un petit rire amusé face à ce résumé. Elle était ravie d'avoir pu lui expliquer le concept et, surtout, qu'elle n'ait pas trop mal réussi et qu'il en ait tiré quelque chose. « De beaucoup trop d'heures, parfois. », confirma-t-elle en plaisantant. Elle ne savait pas pour lui mais, dans son cas, il y avait des jours qui s'étiraient plus longuement que d'autres, qui ne semblaient pas avoir de fin. Son rire se fana quelque peu mais il réanima son sourire quand il ajouta, taquin ; « 19h35 être heure de trouver nourriture pour diner.». Elle rit et hocha la tête. « Ça m'a l'air d'une bonne idée. ». Pourtant, avant de mettre ce plan à exécution, Faust savait qu'elle se devait d'être patiente, qu'une bête devait déjà montrer le bout de sa truffe avant qu'ils ne puissent faire quoi que ce soit. Et avant tout, il fallait également répondre à cette question sur les Cents. Elle essaya d'être sommaire car il était toujours difficile d'en parler pour elle. Faust n'avait jamais eu besoin de construire de pièges pour manger, de faire du feu pour ne pas mourir de froid ou de trouver un abri car elle était loin de chez elle. Elle n'avait jamais réellement eu besoin de survivre. Et dans un certain sens, elle en était gênée car les Terriens n'avaient pas eu cette chance. Il était peut-être devenu normal pour eux d'agir ainsi, c'était probablement là leur mode de vie mais Faust ne pouvait s'empêcher d'éprouver cette culpabilité mal placée. Celle d'être née en-haut. Et celle d'avoir envoyer ces gosses en bas, alors qu'ils n'y avaient pas été préparés. La Terre n'était même pas sensée être habitée. Le Conseil avait simplement ordonné leur mise à mort sous une forme nouvelle. Et elle avait envoyé certains de ces gamins en prison, ayant bien conscience de les conduire à cette condamnation à mort. Elle s'était montrée sans pitié et s'était résolue à prier pour le salut de son âme, tout autant que la leur. Ils avaient été son alibi, une excuse pour garder sa couverture et monter en grade. Elle s'était servie d'eux, alors qu'elle était sensée les aider. Elle s'était montrée sous son jour le plus impitoyable avec eux et elle se moquait de regagner un jour leur confiance, tant qu'elle pouvait les aider à reprendre leur place dans leur société. « -chez nous, les criminels être attaché à un piquet, soumis à la punition des villageois et à la famine, les crimes de sangs sont punis par le sang.». Le ton sérieux d'Arwel lui fit relever les yeux vers lui et elle remarqua que ses beaux traits étaient devenus graves. « Les criminels sont attachés... », corrigea-t-elle sans y prêter attention, les yeux légèrement écarquillés, abasourdie par cette annonce. Elle qui pensait que son peuple pouvait se montrer impitoyable, voilà une information à laquelle elle ne s'attendait pas. Arwel s'était montré si doux, si attentionné, qu'elle ne s'était pas attendu à l'entendre prononcer des paroles aussi cruelles. Elle savait qu'elle n'avait pas le droit de juger leurs traditions, ni leurs façons de faire mais elle ne put néanmoins s'empêcher de prendre la défense des Cents. « Ils n'étaient pas tous des meurtriers, ils n'étaient pas... ils ne méritaient pas d'être sacrifiés de cette façon. Le Conseil a eu tord. », souffla-t-elle plus pour elle-même que pour le Terrien. Et le Conseil payera pour ses crimes.

« -moi savoir ou se trouve le campement des enfants mais nous pas pouvoir nous rendre sur leur territo..». Au bruit d'un craquement de branche, Faust ne put s'empêcher de l'interrompre. Arwel fut aussitôt aux aguets et il lui intima rapidement le silence. « -animal.», lui expliqua-t-il, même si elle s'en doutait déjà un peu. Il prit ses armes à la main et aussitôt, ses propres lames trouvèrent aussi le creux de ses paumes, s'y calant avec habitude. L'homme s'avança et resta immobile, quelques secondes, avant de se retourner vers elle et de lui intimer ; « -Toi rester près du feu, animaux craindre feu.». Elle fronça les sourcils et voulut contester cette décision mais déjà, Arwel disparaissait dans l'obscurité. Un peu frustrée d'être mise à l'écart de cette chasse, elle se leva et fit glisser la fourrure à terre, prête à bondir au moindre appel. Faisant tourner ses lames entre ses doigts habiles, elle bouillonnait d'impatience, ayant peu l'habitude de rester en arrière. Elle se figea quand elle entendit des craquements et des bruits de lutte. Aussitôt, Faust s'élança vers la sortie et traversa le barrage, avant de se stopper à nouveau, quand elle entendit les derniers couinements plaintifs d'un animal retentir et vit Arwel se relever. Elle esquissa un bref sourire en rangeant ses poignards quand elle vit qu'il avait réussi son coup mais l'instant d'après, toute couleur quittait son visage. Un animal bien plus imposant que celui qu'il venait de tuer se dressait derrière lui, l'air féroce et les yeux brillants.  « -cochon être robuste mais délicieux repas, toi avoir besoin de forces pour....». Et Arwel n'avait visiblement pas conscience de la menace qui se dressait à ses côtés. « Attention ! », lui cria-t-elle, paniquée. Mais il n'eut pas l'occasion de se retourner ; la seconde d'après, le félin l'avait plaqué au sol.

Immédiatement, les rouages de son cerveau se mirent en branle, son entraînement militaire reprenant le dessus ; elle devait trouver une solution au problème. C'était quelque chose qu'elle savait faire, qu'elle pouvait faire. Toi rester près du feu, animaux craindre feu. Aussitôt, elle fit volte-face, arracha presque sa veste de son corps et déchira un morceau de son pull. L'important n'était pas que sa torche dure longtemps mais assez longtemps pour que l'animal fuit ou qu'ils prennent le dessus. Elle se saisit d'une branche sèche qu'ils comptaient utiliser pour entretenir le feu, enroula le tissu autour d'une des extrémités et la plongea dans le feu. Elle eut l'impression de mettre une éternité avant de revenir près d'Arwel mais loués soit ses réflexes, l'animal n'avait pas encore fait de dégâts irréparables au Terrien. Elle approcha sa torche improvisée de la gueule rugissante du félin mais si ce dernier n'apprécia pas, comme elle l'avait escompté, elle n'avait pas prévu qu'il change de victime. Il bondit sur elle et la plaqua rudement au sol. Le feu tomba dans la neige et ses poignards se retrouvèrent hors d'accès. Elle planta ses poings dans la fourrure épaisse, tentant d'éloigner de sa gorge les griffes et les crocs acérés de la bête mais elle avait visiblement un adversaire tenace et affamé au-dessus d'elle. Elle sentit le froid et la douleur mordre sa peau et l'impuissance et la peur lui serrèrent la gorge.

Puis soudain, l'animal disparut au-dessus d'elle et elle se retrouva allongée dans la neige, haletante et tremblante. Elle se redressa et Arwel l'aida à se relever. Sa hanche la tiraillait un peu et sa tête tournait légèrement mais elle n'avait principalement que des égratignures. Plus de peur que de mal. Arwel l'aida toutefois à regagner leur abri, ce dont elle lui fut reconnaissante, même si elle n'en dit pas un mot. « -moi devoir te soigner.», lui dit-il en la sommant de s'asseoir. Elle l'écouta et prit place là où elle se trouvait un peu plus tôt mais fronça les sourcils. « Et toi ? », demanda-t-elle, en essayant de trouver du regard ses éventuelles blessures. Il ne parut pas l'écouter et appliqua un baume à l'odeur étrange sur ses plaies. Elle avait quelques écorchures superficielles au bras gauche. Trois marques de griffes peu profondes à sa hanche. Un vêtement en pièces. Et... visiblement une coupure à la tempe. Probablement la raison pour laquelle sa tête l'élançait de cette façon. Elle siffla entre ses dents quand il pressa le tissu imbibé contre sa tempe mais se força aussitôt à esquisser un sourire pour signifier que tout allait bien. « -courage et inconscience. Toi n'avoir pas écouté mes consignes... enfin, pas toutes.», la réprimanda-t-il en douceur. La compresse improvisée tomba à leurs pieds et il laissa le bout de ses doigts glisser le long de sa joue en un geste qu'elle trouva étrangement significatif. Un sourire timide releva ses lèvres et elle haussa les épaules, avouant avec une petite moue coupable ; « D'habitude, je suis celle qui donne des ordres. Alors, je crois que je n'aime pas trop en recevoir. ». Elle porta sa main par-dessus celle d'Arwel et la pressa légèrement, les yeux plongés dans les siens, reconnaissante. Puis elle laissa retomber son bras et se pencha pour ramasser le tissu qu'elle imbiba de nouveau avec l'onguent magique du Terrien. « C'est ton tour, maintenant. », lui dit-elle en lui désignant son épaule ensanglantée. Elle s'approcha et fronça les sourcils, concentrée sur la plaie. « Je ne suis pas médecin mais je crois qu'il faudrait nettoyer tout ce sang. ». Elle jeta un regard autour d'elle, remarqua les lambeaux de son pull et tira sur l'un d'eux. Elle n'avait pas le temps de faire dans la fine dentelle et de toute façon, il était déjà assez irrécupérable comme ça. Elle se leva, retira les restes en tournant le dos à Arwel, ramassa la fourrure dans laquelle elle s'enroula et alla imbiber le morceau de tissu dans la neige. Elle revint ensuite s'asseoir près de lui et passa avec précaution et douceur le tissu sur la peau ensanglantée de son tout premier patient. Elle releva un regard curieux vers lui et demanda ; « Est-ce que c'est tous les jours comme ça, ici ? Le temps difficile, les bêtes sauvages, les rencontres mouvementées... ».
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le Dim 28 Fév - 9:42

E  changes, découvertes sur un monde qui n'était pas le notre, tu me parles de tes coutumes, je t'inities aux miennes, un miraculeux diner semble interrompre la discussion. Pas besoin d'attendre le petit matin pour relever les collets dans l'espoir d'avoir au moins un lièvre pour maigre repas. Mais je n'aurais pas du me réjouir trop vite, j'aurais du savoir que nous n'êtions pas seuls et sur le territoire d'un autre prédateur. Il avait suivit sa trace et nous lui avons dérobé son repas. Le lynx souple et puissant se rue sur moi, puis sur toi, je n'ai pas eu le temps d'anticiper sa venue comme de prévoir que tu passerais ces barrières de fortunes pour venir à mon secours. Différente de ces jeunes, ces prisonniers, ces criminels dont je venais de découvrir le statut par tes mots, ceux qui possédaient des armes puissantes au son sourd, ceux qui avaient le pouvoir de nous trouer la peau bien plus vite et plus fort que la lame de nos épées, que la pointe de nos flèches ou de nos lances, ces enfants a qui j'avais fait la guerre en combattant aux côtés des miens pour protéger ma tribu. Toi tu étais si différente, douce, calme, patiente , ne refusant pas l'apprentissage et bien plus encore. Secoué par ce combat , je ramenait ton corps vacillant dans l'enceinte de nos murs de branchages et ronces, près du feu, à l'abri de prédateur, oubliant notre repas qui couvrait la neige d'une couche de velour rouge. Si je ne perd pas de temps pour prendre soin de toi, toi qui à risqué ta vie pour sauver la mienne, tu sembles te préoccuper de mes blessures plus que les tiennes. Je prend le temps de nettoyer, ignorant ton empressement à vouloir prendre soin de moi alors que tu sembles encore sonnée. Je tente une réprimande mais la gratitude est bien trop présente, la tendresse dissimule la contrariété et l'inquiétude que tu as provoqué par ton inconscience, tu aurais pu être bien plus blessée que ça. Surpris, mes yeux s'arrondissent à tes mots faisant écho à ma bouche formant un parfait ovale avant que ta main ne se pose sur la mienne. J'aurais pu sursauter à ce contact, avoir un réflexe de défense et te clouer au sol. Mais je ne bougeais pas, le regard rempli d'admiration encré  dans le tien encore sonné par ta révélation je murmurais d'une voix remplie de gêne   « -tu..être chef de ton clan?» Un peu honteux de ne pas avoir su te défendre, te proposer un meilleur confort pour la nuit, le diner sommaire était généreux mais il aurait du être meilleur pour un chef. Je secouais la tête de gauche à droite prêt à refuser ton aide parce que je n'étais qu'un simple cordier, qu'un jeune guerrier, rien dans mon statut actuel n'indiquait une position importante au sein de ma tribu, si j'avais été noble il y à bien longtemps, la trahison et le meurtre de mes parents m'avaient fait dégringoler les castes. Je ne méritais pas que tu prennes soin de moi, pas toi qui était une figure influente de ton clan. Ma question semblait t'amuser et je finissais par rendre les armes, être contraint d'accepter ton aide. Le regard prudent, réflexe de méfiance quotidienne, je fixais tes moindres gestes. J'aurais voulu te stopper alors que tu me faisais don de ces morceaux de tissu pour t'en servir comme matériel, te couvrant de l'épaisse fourrure avant de t'approcher dangereusement de moi. La gorge nouée, le souffle coupé, j'avais du mal à croire  que cette main tendue m'était destinée, je luttais contre moi même anticipant la suite. Ne pas bouger, ne pas te faire de mal, alors que tu approchais tes mains de moi. Si les contacts physiques éveillaient en moi le son strident d'une sonnette d'alarme, je contractais mes muscles pour ne pas céder à la facilité d'une habitude, d'un réflexe d'auto défense, celui de t'immobiliser, de couper l'entrée d'air sur ta gorge à l'aide de mes mains, parce que dans ton regard, si doux le danger semblait être abstent. Avaler ma salive devenait soudainement une tache difficile, comme le fait de retrouver un rythme convenable de respiration alors que tes mains faisaient glisser le linge sur mon épaule. Mon regard inquiet dansait rapidement entre cette main et ton visage, partagé entre l'envie de me couvrir d'étoffes pour me cacher et celle de stopper brutalement tes gestes. Mes doigts s'enfoncent dans le sol dur et froid pour ne pas céder à une malheureuse pulsion qui condamnerait cette paix ambiante. Avant que ta question ne me distrait légèrement, la surprise couvrant la peur je lachais ta main du regard pour la poser sur ton visage. « -Ici? Oui, probablement.» soufflais je en fronçant les sourcils.   « La forêt être territoire des animaux, passage des brigands, guerriers et autres hommes dangereux..» Si j'avais voulu être rassurant ma réponse aurait était un échec cuisant. Mais tu devais être consciente du danger et ta démonstration récente m'avait prouvé ton courage et ta force, tu avais le droit de savoir la vérité. Mon regard dérive sur le sol que les flammes dansantes éclairaient « -Saison d'hiver être difficile, les cultures être gêlé, les déplacement dans la neige être lents et risqués. La renaissance de la nature venir dans quelques lunes... l'air être plus doux, les arbres porter bourgeons et fleurs, toi..tu.. surement aimer ça. La nature être jolie bien que voir faire attention la nuit air être encore très froid. Après la saison chaude viendra, l'air être sec et toi devoir beaucoup boire, temps être idéal pour les bains dans rivière mais dangereux pour les longs trajet quand le soleil est haut. Trouver ombrage et refuge sous les arbres ou poser linge sur ta tête que tu pouvoir enlever quand soleil descendre vers l'ouest. Ensuite, la nature porter couleurs oranges, jaunes et rouges, nous offrir quelques fruits avant que les feuillages ne tombent pour laisser place à cette saison froide.» tentais je de t'expliquer ce cercle qui te semblait inconnu. j'ignorais si vous avait eu accès à des informations sur notre culture ou mode de vie, mais la terre semblait être tellement inconnue pour toi que je me demandais ce qui vous avait poussé à venir vous échouer sur ce territoire hostile pour vous. « -Chez moi, hiver être un peu plus doux, moins de neige, air doux mais l'océan apporte odeur unique et rendre air... comment toi appeler ça...ah oui.. humide.» T'expliquais je avant de remarquer que tu t'étais stoppé dans tes gestes, pas parce que tu étais aspirée par ces explications mais peut être à cause de la découverte de cet immense tatouage recouvrant mon dos et glissant sur ma clavicule jusqu'à mon torse. Je tentais de décrypter l'expression de ton visage qui avait étrangement d'autres nuances que l'admiration. Etait-ce la vue de ces longues lignes de cicatrices composant les parties blanches du dessin? J'enfonçais mes dents dans ma lèvre inférieure, gêné que tu me scrutes ainsi, réprimant l'envie de me couvrir immédiatement. « ça être tatouage. Moi en avoir plusieurs... être comme un dessin qui jamais s'effacer. Aura avoir dessiné si toi aimer, peut être un jour moi pouvoir t'emmener la voir pour faire tatouage à toi.» tentais je de concentrer son esprit sur le dessin et non sur ces marques jonchant mon dos. Je m'emparais d'une des fourrures au sol le froid était un parfait prétexte pour couvrir mon dos rapidement. Je me levais un peu trop rapidement.   « -moi devoir vider la bête si toi vouloir remplir ton estomac.» avant de me précipiter derrière la barrière  à la recherche du cochon. Je ne sais pas si c'est parce que je ne t'avais pas donné la consigne de rester prêt du feu ou si tu étais curieuse et têtue, mais te voila non loin de moi éclairant à l'aide d'une torche  à me regarder ôter la peau de l'animal et me défaire de ces vicères. Je te jetais un coup d'oeil amusé ne pouvant retenir le sourire reconnaissant naissant au coin de mes lèvres. Mon épaule me faisait souffrir et me ralentissait un peu dans ma tache, surtout que l'animal n'était pas un des plus petits et légers. Je jettais les abats dans un petit trou creusé à l'aide d'un morceau de bois et les recouvrait de terre et de neige. Essuyant mon front humide d'un revers de la main je me redressais croisant ton regard intrigué.   « -viande et sang attirer prédateur, tu devoir toujours éloigner ça d'un camp ou les cacher. Tu pouvoir aussi te servir de ça pour faire piège pour autre animaux.» T'expliquais -je avant de trainer la bête dans la neige pour la ramener non loin du feu et y découper des bouts de viande que je te passais après t'avoir montré comment les enfiler sur les morceaux de bois que tu avais taillé un peu plus tot. Je me chargeais de faire deux trépier à l'aide d'autres morceaux  et les disposait de part et d'autre du feu afin de nous servir de support pour poser les brochettes de viande. Les morceaux étaient généreux mais je n'avais pas de quoi faire sécher et fumer cette viande, la nuit déja tombé ne me permettait pas de construire de fumoir pour pouvoir  la conserver sur le long terme. Nous devrions probablement tout cuire ou en gâcher une partie qui serait certainement mangé par des animaux.
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le Mer 16 Mar - 15:08
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Arwel Shankara ∞ Faust Lohmann


Faust avait lancé cette affirmation sur le ton d'une demi-plaisanterie, sans vraiment penser que cette déclaration pourrait avoir un quelconque impact sur lui. Pourtant, lorsqu'elle lui avoua qu'elle était plus habituée à donner des ordres qu'à en recevoir, les yeux de l'homme s'écarquillèrent légèrement de surprise, avant que son regard ne s'illumine d'une lueur étrange, comme si elle venait de lui faire part d'une nouvelle incroyable. « -tu..être chef de ton clan?». Ce ne fut qu'un murmure mais elle eut l'impression qu'il était contrarié par cette idée, sans qu'elle ne puisse en comprendre la raison. Elle fronça légèrement les sourcils et demanda prudemment ; « Est-ce que ça changerait quelque chose pour toi ? ». Pas qu'elle craigne qu'il retourne sa veste, il lui avait déjà suffisamment prouvé qu'il ne tenait qu'à la protéger, mais Faust préférait éclaircir ce point pour ne pas s'imaginer le pire. Après quelques secondes de silence, elle se sentit néanmoins obligée de préciser avec un petit sourire en coin : « Pour répondre à ta question, non, pas exactement. Je suis commandant dans la garde et j'ai des hommes sous mes ordres, mais rien de plus. ». À ses paroles, elle eut l'impression qu'une lourde pierre lui tombait soudain dans l'estomac et elle pinça les lèvres, contrariée. En la présence du Terrien, elle avait presque oublié ce qu'elle était. Les rôles qu'elle possédait. Celui qu'elle venait de lui avouer et celui qu'elle taisait. Un désagréable sentiment d'urgence s'empara d'elle mais elle essaya de le refréner. Sortir de cette grotte signerait probablement son arrêt de mort. Elle ne connaissait que trop peu la forêt ou ses habitants, l'absence de lune dans cette nuit profonde finirait par la piéger en territoire inconnu et surtout, ses blessures – bien que légères – seraient encombrantes. Jouer les fortes têtes ne l'aiderait pas, pas ce soir. Elle se retint de soupirer et ferma un instant les yeux pour se reprendre. Il était tellement agréable de n'être rien d'autre qu'une femme égarée mais peu importe à quel point elle avait essayé de se leurrer, Faust ne se limitait pas à cette version d'elle-même. Elle était plus que ça, sa mère s'en était assurée.

Bien décidée à ne pas s'attarder sur le sujet, à s'accrocher encore un peu à cette nuit loin de toutes responsabilités, elle rouvrit les yeux et se mit en tête de panser les plaies d'Arwel. Concentrée sur sa tâche, le tissu imbibé glissait en de légères caresses. Faust n'avait jamais eu à panser d'autres blessures que les siennes et elle n'était pas particulièrement douillette mais elle essayait d'être aussi douce que possible avec le Terrien. Pourtant, malgré ses gestes mesurés, elle sentit sous ses doigts le corps du jeune homme se tendre et lorsqu'elle releva les yeux vers les siens, elle perçut une inquiétude qu'elle ne comprit pas. Elle esquissa un mince sourire pour tenter d'apaiser ce qui le troublait mais il ne sembla pas même le voir. Toutefois, sa question retint son attention et ses muscles se détendirent de manière presque imperceptible alors qu'il lui répondait. « -Ici? Oui, probablement.». Un mince sourire froissa ses lèvres ; il n'avait pas hésité et elle appréciait l'honnêteté dont il faisait preuve. « La forêt être territoire des animaux, passage des brigands, guerriers et autres hommes dangereux..», précisa-t-il, toujours avec ce même froncement de sourcils. Heureusement pour elle, elle n'avait eu un avant-goût que de la première partie des dangers qu'il lui énumérait. Les seules personnes qui avaient croisé son chemin étaient de la Tribu Naori. Pas qu'elle craigne de ne pas savoir se défendre si elle croisait un Terrien hostile, elle restait l'une des meilleures recrues de sa génération, après tout. Cependant, elle avait bien conscience que les Terriens ne jouaient pas dans la même cour que les siens. Leurs méthodes, leurs savoirs étaient différents et cela pouvait les avantager en combat.

Arwel baissa les yeux et continua ; « -Saison d'hiver être difficile, les cultures être gêlé, les déplacement dans la neige être lents et risqués. La renaissance de la nature venir dans quelques lunes... l'air être plus doux, les arbres porter bourgeons et fleurs, toi..tu.. surement aimer ça. La nature être jolie bien que voir faire attention la nuit air être encore très froid. Après la saison chaude viendra, l'air être sec et toi devoir beaucoup boire, temps être idéal pour les bains dans rivière mais dangereux pour les longs trajet quand le soleil est haut. Trouver ombrage et refuge sous les arbres ou poser linge sur ta tête que tu pouvoir enlever quand soleil descendre vers l'ouest. Ensuite, la nature porter couleurs oranges, jaunes et rouges, nous offrir quelques fruits avant que les feuillages ne tombent pour laisser place à cette saison froide.». Faust buvait avec attention les paroles du jeune homme, écoutant et digérant toutes les informations dont il voulait bien lui faire part et elle fut quelque peu rassurée d'apprendre que l'hiver ne durerait pas éternellement. Bien sûr, ils avaient tout été émerveillés en observant les premières tombées de neige mais cela n'avait pas duré bien longtemps. Le froid était devenu vif, mordant. La nourriture s'était mise à être rationnée, des plans d'urgence avaient été mis en place. Ils s'étaient retrouvés comme sur l'Odyssée, le mauvais temps en prime. Et elle en était venu à se demander si cette saison aurait bel et bien une fin. Visiblement, la réponse était oui et elle se retrouvait impatiente de découvrir ces nouvelles beautés et ces nouveaux dangers. Car s'il était vrai qu'on savait ce qu'on perdait mais pas ce qu'on retrouvait, Faust aimait les défis. Un sourire inconscient flotta sur son visage et elle se redressa un peu pour continuer à laver la plaie d'Arwel, qui s'étendait au haut de son dos, tout en écoutant la suite. « -Chez moi, hiver être un peu plus doux, moins de neige, air doux mais l'océan apporte odeur unique et rendre air... comment toi appeler ça...ah oui.. humide.». Alors même qu'il finissait de lui expliquer les nuances que prenait l'hiver chez lui, elle fut soudain coupée dans son élan par la vue d'un dessin considérable imprégné dans sa peau. Ses vêtements avaient été déchirés dans la mêlée et elle se retrouva happée par sa surprenante découverte. Ses doigts se retrouvèrent suspendus au-dessus de son épaule et ses yeux inquisiteurs balayèrent curieusement les volutes sombres qui tapissaient le dos musclé du jeune homme. Le motif était magnifique, elle ne pouvait en détacher son regard. Sans en avoir conscience, fascinée par cette nouveauté, elle effleura une des lignes noires pour en suivre le tracé. Elle s'arrêta à mi-parcours, lorsqu'elle découvrit des lignes blanches qui n'auraient pas dû être là. Des cicatrices, comprit-elle rapidement. Elle retira doucement sa main et ses yeux inquiets cherchèrent ceux d'Arwel. Son attitude confirma ses pensées et ses épaules se voûtèrent légèrement. Dieu qu'elle avait été naïve ! Quand il lui avait conté les punitions réservées aux criminels de sa tribu, elle n'avait pas envisagé un seul instant qu'un tel traitement – ou du moins, un traitement semblable – ait pu lui être imposé. Il s'était montré si prévenant, si généreux qu'elle n'avait pas pu imaginer qu'il ait subi un sort pareil. Mais elle ignorait tout de lui, de son passé, de son mode de vie. « ça être tatouage. Moi en avoir plusieurs... être comme un dessin qui jamais s'effacer. Aura avoir dessiné si toi aimer, peut être un jour moi pouvoir t'emmener la voir pour faire tatouage à toi.», lui dit-il finalement et elle comprit aussitôt qu'il essayait de détourner son attention des marques. Loin d'elle l'envie de le mettre mal à l'aise, elle se contenta de hocher la tête, sans savoir quoi dire ou faire. Toutefois, lorsqu'il passa une de ses fourrures sur le dos et se leva d'un bond, elle ne put se résoudre à laisser cette conversation se finir ainsi. « Arwel, je... ». Maigre tentative qu'il ne manqua pas de couper ; « -moi devoir vider la bête si toi vouloir remplir ton estomac.».

Il ne lui laissa pas le temps de protester et sortit de la grotte d'un pas rapide. Elle ne souhaitait pas jeter de l'huile sur le feu mais Faust n'avait pas envie de laisser Arwel seul dehors, pas alors qu'ils venaient tout juste de se faire attaquer par un félin. Pour ce qu'elle en savait, il y en avait peut-être d'autres. Et puis, la manière dont s'était achevée cette discussion lui laissait un goût amer sur la langue qu'elle ne voulait pas garder. Elle se leva alors à sa suite, fabriqua une nouvelle torche avec le reste de son pull, puis s'emmitoufla un peu plus dans la fourrure avant de le rejoindre dehors. Elle s'approcha suffisamment pour l'éclairer mais resta hors de son chemin pour ne pas le gêner. N'étant pas bavarde et ne désirant pas recréer un malaise, elle resta silencieuse pendant l'opération de dépeçage. Elle n'avait jamais été sensible, aussi se contenta-t-elle de regarder avec intérêt la manière dont il fallait s'y prendre. Bien qu'elle doute de réussir une telle opération seule si elle se présentait à elle, elle pourrait déjà avoir une base, ce qui n'était pas négligeable. Il lui offrit un sourire amusé par-dessus son épaule et il finit par lui expliquer ; « -viande et sang attirer prédateur, tu devoir toujours éloigner ça d'un camp ou les cacher. Tu pouvoir aussi te servir de ça pour faire piège pour autre animaux.». Deux informations qu'elle prit grand soin de noter dans un petit recoin de sa mémoire. « Très ingénieux. », confirma-t-elle en hochant la tête.

Ils rentrèrent dans leur abri et Arwel prépara le cochon avec des gestes assurés qui trahissaient une habitude. En ce qui la concernait, jamais elle n'aurait pu imaginer qu'un jour elle se retrouve obligée de chasser et tuer son propre repas, ce qui la fit sourire. Tant de choses avaient changé depuis l'arrivée de l'Odyssée sur Terre et ils avaient tant à apprendre des Terriens. Les siens n'étaient pas habitués à un tel mode de vie et elle songea qu'ils seraient bien vite morts de froid et de faim si les Naoris ne les avaient pas aidés. Tout comme elle, ce soir. « Merci. », lâcha-t-elle soudain en relevant la tête vers le jeune homme. « Pour m'aider mais aussi pour ce que tu m'apprends. J'ai une sérieuse dette envers toi. », précisa-t-elle. Elle posa sa première brochette au-dessus du feu et laissa son regard dériver vers les flammes quelques instants. Puis elle releva les yeux vers lui et lui offrit un sourire timide en haussant les épaules. « Et c'est vrai que l'idée de marquer ma peau pour toujours m'est un peu intimidante mais ton... tatouage, c'est ça ? Il est remarquable. », le complimenta-t-elle. Elle ne voulait pas revenir sur le sujet des cicatrices, pas s'il n'y revenait pas de lui-même, mais elle se devait au moins de commenter ce qu'elle avait vu au premier abord et ce qui l'avait laissé sans voix.
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