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˜˜˜˜˜˜Kyran ♆ Blood on my name
maybe life should be about more than just surviving

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05/10/2015 Electric Soul 5182 Jensen Ackles Tag & tumblr Traître en cavale & rebelle anti-esclavagiste anti-royaliste (ex-mercenaire, ex-gladiateur) | Combat & maniement des armes 136
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Sujet: Kyran ♆ Blood on my name
Lun 5 Oct - 17:24

Code:
✜ [color=firebrick]Jensen Ackles[/color] → Kyran Arkadi

SURNOM
Ky. Bête enragée, pour les moins polis.
ÂGE
35 ans
ORIENTATION SEXUELLE
Hétérosexuel
SITUATION AMOUREUSE
Marié à la Vengeance. Pas de divorce en vue.
MÉTIER / FONCTION
Mercenaire
APTITUDE(S)
Combat & maniement des armes
TRIBU
Rahjak
Cassé. Comme un miroir brisé. Des morceaux éparpillés ci et là. Inégaux et irréguliers. Incapables de former un tout cohérent, une fois remonté, parce qu'une pièce s'est égarée lors de la casse. Les veines du mélange poli de verre-métal ressortant d'autant plus quand on essaie de le ré-assembler, rehaussant la fracture, les défauts. Tranchant, coupant quand on essaie de s'en saisir. Dangereux, mortel, incapable d'être tenu en main sans blesser autrui, sans faire saigner autrui. Jeté aux ordures car rendu inutilisable, inutile, indésirable. Un miroir brisé, sept ans de malheur, non ?
Si seulement c'était seulement sept ans.
Et il suffit de si peu pour briser ce miroir. Un coup de colère, l'ennui, une remarque déplacée. Même un simple geste maladroit. Un écart, une perte de contrôle. C'est tout ce qui suffit pour que tu passes tes nerfs sur autre chose. Un corps humain. Un esclave. Toi-même.
L'amertume, la rage, la revanche...ce ne sont que quelques unes des émotions qui te vrillent, à chaque instant. Comme des piques, des lacérations, ou peut-être ces coups de fouet, dispensés si librement. Plongé dans la tourmente, dans un tourbillon sans fin. Haine, douleur, colère. Il semble que ton panel d'émotions se limite à ça. Et à ses variantes. Hors de contrôle, comme une bête torturée, affamée, qu'on jette dans l'arène. Rendue folle par les mauvais traitements, par l'asservissement, par le rôle auquel on l'a confinée. T'es qu'une bête. Tu sers qu'à tuer. T'es rien de mieux que les lions des Romains, que le taureau de la corrida, que le chien de rue. On te provoque, on te pousse, on te coupe de tes distractions. On te montre le drapeau rouge, on sonne le gong, on lève les barrières, tout revient au même. Tu fonces, tu combats. Tu tues, tu meurs. Peu importe. Ta vie n'a pas d'importance.
T'es impulsif, agressif, brutal, imprévisible, incontrôlable. T'es une bête, tu vaux rien, tu sers qu'à obéir aux ordres, à distraire. Et tu accueilles la distraction avec joie. Quand tu combats, tu ne penses plus. Il n'y a pas de raisons, pas de conséquences. Tu fais semblant que ce rôle te plaît. Tu fais comme si gagner les combats, ramener tes proies, ça te satisfaisait. T'es fier et arrogant et t'aimes qu'on t'admire, après tout. Du moins, c'est ce que disent les autres, ce que pensent les autres. Tu ne les dissuades pas. C'est plus facile de faire croire que t'es cruel, que t'aimes faire souffrir les autres, que t'es juste un connard sans coeur qui aime la richesse et la gloire. Personne ne sait que c'est juste un masque. Un voile, qui sert à cacher le vrai toi. Le miroir brisé, aux côtés trop tranchants et que personne n'a envie de reconstruire parce que le toucher, c'est s'y couper.
Même toi, t'as pas envie de le reconstruire. Toi, t'aimerais juste briser un peu plus le miroir, et voir ton sang maculer le verre-métal poli. Tu mérites pas qu'on essaie de te recomposer. Tu mérites rien. Tu vaux rien. Tu hais ce que tu es. T'es même pas foutu de retrouver le tueur, même pas foutu de venger ton demi-frère, ta dernière famille comme tu le devrais. Tu t'accroches à ce mantra, à cette mission pour pas te laisser submerger par le chagrin et la douleur, mais tu dérailles, mon pauvre, tu dérailles totalement et tu te perds et rien ni personne ne peut quelque chose pour toi.
Y'en a d'autres qui ont essayé de te faire voir tes bons côtés. Mais toi, t'en vois aucun. Certains te disent courageux et déterminé. Toi, tu dis que t'es insouciant, téméraire jusqu'à la folie pure et que tu réfléchis pas, tu fonces, tu veux un truc, tu fais tout pour l'avoir. Tu penses pas aux conséquences, et surtout, tu t'en fous si tu mets ta vie en jeu, si tu vas t'en sortir avec des côtes brisées ou de nouvelles cicatrices. T'as pas peur de la mort, c'est une vieille amie. Certains murmurent que t'es suicidaire, mais tu vois pas les choses comme ça. Tu cherches pas à te tuer. Si tu crèves, c'est que ton heure était arrivée, c'est tout. Et si ton côté bagarreur a un peu provoqué les choses, bah tant pis. Bouger, agir, ça t'empêche de réfléchir. Parce que si tu penses trop, tu finis par déconner et si t'as aucune cible devant toi, tu te défoules contre toi-même. Tu t'aimes pas. Tu te foutrais en l'air si t'avais pas ta mission qui te maintenait en vie. Peut-être qu'au fond, t'as un peu envie de vivre. T'en sais rien. Tu t'en fous. Au fond, tu sais pas vraiment ce que tu veux. Tu changes d'avis comme de chemise, t'es lunatique. T'es sarcastique et joueur une minute, mortellement sérieux la seconde qui suit. Personne n'arrive à te comprendre. C'est pas grave, t'as pas envie que les gens te comprennent. T'as pas envie qu'on remette tes décisions en cause, t'as pas envie qu'on te dise que t'as tort. Tu veux pas qu'on t'aide. T'es maudit et tu brises tout ce que tu touches. Alors autant tous les faire fuir le plus loin et le plus vite possible. Avant que tu t'attaques à eux. Avant qu'ils disparaissent, eux aussi, juste parce qu'ils ont été proches de toi.

Aptitudes : combat & maniement des armes.
+ Quelle est la pire chose que tu aies faite ? Des regrets quelconques sur ta vie ?


Des regrets, t'en as tellement. Si tu t'y attardes trop, ils t'étouffent, t'étranglent, aussi sûrement que le fouet que tu manies au quotidien. Tu essaies de les repousser plus loin, toujours plus loin, dans un recoin sombre de ton esprit où ils ne peuvent t'atteindre. Tu fais déjà assez de cauchemars comme ça. Quand tu fermes les yeux, tu revois l'exécution de tes parents, tu revois le cadavre mutilé de ton frère, à peine reconnaissable si ce n'était pour ces yeux que vous avez partagés. Tu revois tous ces gladiateurs que t'as dû mettre à mort pour pas qu'on te tue toi. Certains étaient tes amis. Tu revois ces esclaves, que t'attrapes et que tu troques contre des pièces ; des hommes, des femmes, des enfants. Parfois, ton métier te rend malade. Parfois, non, souvent, tu te dégoûtes. Pourquoi tu continues ? Tu sais pas. Tu te dis qu'un jour tu t'arrêteras, mais que peux-tu faire d'autre ? Tu t'es entraîné à ça, t'es formé à ça. Alors tu t'efforces d'arrêter de penser et tu continues, mécaniquement. Si tu regardes en arrière, t'es perdu.

+ Ton opinion sur les cents ? En as-tu déjà rencontré ? Face aux récents événements (cf intrigues) ta première impression depuis leur arrivée a t-elle changée ? D'autres personnes sont également tombées du ciel (Odyssée), que penses-tu de ça ? Est-ce que tu te sens menacé ? Fasciné ? Penses-tu qu'il y en aura d'autres ?


T'en as entendu parler, de ces gens venus du ciel. Des gamins pour la plupart, paraît. Inexpérimentés, n'ayant jamais connu la vie sur Terre. Préservés quelque part là-haut, comme s'ils valaient mieux que vous, mieux que tes ancêtres, laissés pour morts sur une planète bouffée par la radioactivité. Tu ne sais pas vraiment pourquoi ils sont là. Pourquoi ils sont revenus alors que leur peuple (car ils sont un autre peuple, encore plus éloigné de toi que les Naoris, ou les autres tribus terriennes avec qui pourtant tu n'as que peu d'affinités) a fui, il y a des générations de ça. Tu sais juste qu'ils sont étrangers et qu'ils n'ont rien à faire ici, rien à faire dans la cité de feu. Pourtant, t'as entendu dire que certains avaient été capturés, en plus de Naoris, qu'ils étaient retenus dans les cachots du palais. Exposés, comme des bêtes de foire. Ça te rappelle trop ce que t'as toi-même vécu, ce que t'as toi-même été. T'as refusé d'aller les observer comme les insectes curieux qu'ils sont. Il y en aura toujours d'autres, non ? Tu auras l'occasion d'en croiser un ou d'en capturer un. T'en es à peu près certain.

+ As-tu déjà envisagé de quitter la tribu dans laquelle tu évolues ? Si oui, pour quelle(s) raison(s) et pour faire quoi ?


T'y as songé, à quitter les Rahjaks. À fuir cette vie d'esclave, cette vie de bête juste bonne à combattre pour le plaisir des citoyens libres. Tu te rappelles quand tu les regardais toi-même, des étoiles plein les yeux, ces gladiateurs. Tu te rappelles comment tu pensais à eux comme des distractions, pas comme des humains. Aujourd'hui, putain, t'as révisé ton jugement. Ouais, t'as voulu partir. T'as voulu te saisir d'un de ces gardes, lui trancher la gorge, et fuir au beau milieu de la nuit. T'évader dans le désert. Même la mort de soif, de faim, de fatigue, c'était mieux que trimer comme esclave. T'as parlé avec tes frères d'arène, ceux que tu pouvais tuer ou qui pouvaient t'ôter la vie le lendemain, ceux avec qui t'as partagé pain et douleurs. T'as parlé de tes projets d'évasion, quand t'étais encore rebelle, quand t'avais encore du feu en toi. Et les vieux te disaient que ça valait pas la peine, que c'était trop risqué. Mais putain, t'aurais pris le désert et les scorpions et les vipères, tout, plutôt que continuer ainsi. Même si t'avais jamais foutu un pied hors de la citadelle. Même si tu connaissais rien aux autres tribus, même si tu savais même pas ce que t'y ferais si tu survivais, si tu parvenais à y aller. Tout valait mieux que ça. Mais tes plans ont échoué. Tout ce que t'as réussi à avoir, c'est un visage défoncé, des côtes brisées, un dos presque cassé en deux et un bras inutilisable pendant des semaines. Ça aurait été plus facile de te tuer. Peut-être qu'ils ont cru que t'allais crever. T'aurais dû. Mais t'as survécu, tu sais pas comment. Et ils se sont dits que tu valais peut-être encore la peine. Qu'on pouvait peut-être encore tirer quelque chose de toi. Après ça, t'as plus essayé. T'as laissé le feu mourir. T'es Rahjak jusqu'à ce que tu crèves.

+ Quelle place accordes-tu à ta famille, tes proches ? Te sens-tu bien intégré(e) parmi les tiens? D'ailleurs, dans quelles activités t'épanouis-tu ?


T'as plus de famille. Plus depuis que tes parents ont été exécutés, sous tes yeux. Plus depuis que ton demi-frère les a rejoints dans la tombe. Torturé et éliminé comme un chien par une autre tribu alors qu'il était en mission. Ta famille, tes parents, c'était tout pour toi, même si t'étais pas toujours d'accord avec eux. Et c'est ton frère qui t'a sauvé la vie, t'a arraché à l'arène et à cette vie d'esclave. Sans lui, tu serais pas là. Sans lui, t'aurais succombé sous les coups d'un gladiateur plus jeune, plus rapide, plus fort, moins cassé. Pour eux, tu dois continuer à vivre, parce que sinon, ça veut dire que leur sacrifice était vain. Tu dois continuer d'avancer, pour les venger, pour faire que leur mort ne soit pas vaine.
Pour les autres Rahjaks, pour les autres mercenaires, t'es un paria. T'étais bon qu'à combattre et qu'à distraire, et ta vie d'esclave chasseur d'esclave les fait rire, dans le meilleur des cas, les fait te mépriser dans le pire. T'aurais pas dû t'échapper de l'arène. Le combat, c'est tout ce pour quoi t'es bon, pas vrai ? Nan, t'es pas doué pour la stratégie, nan, t'as aucun don pour être éclaireur ; t'as rien retenu du métier de tes parents, agriculteurs. Nan, tu vaux rien, t'as à peine un nom. C'est plus facile ainsi.

+ Des angoisses/craintes/phobies/problèmes de santé à signaler?


T'as peur de jamais pouvoir venger ton frère. T'as peur de l'échec. T'as peur de foirer ton coup. T'as peur de pas pouvoir lui donner la revanche qu'il mérite, que ta famille mérite. T'as peur de jamais pouvoir réussir à laver ton nom de l'opprobre qu'on a jeté dessus. T'as peur d'un jour retomber dans l'arène. T'as peur de finir esclave à nouveau. Tu préférerais crever. Crever plutôt que subir les os cassés, le mental brisé, la mort au bout des doigts, le fouet autour de la gorge. T'es cassé, brisé, les combats t'ont éprouvé, y'a des jours, tu tiens à peine debout. Putain, t'es heureux de vivre dans le désert, parce que si tu vivais dans un lieu humide, tes os souffriraient le martyre. T'as peur de perdre le contrôle aussi. Des fois, tes nerfs craquent, ton esprit se morcelle, tu tombes dans un gouffre, tu te noies et ton seul refuge, c'est la violence. Contre toi, un autre, un contrat, un innocent...peu t'importe dans ces cas-là. T'as besoin d'un exutoire. Tu réfléchis plus. T'es juste un chien enragé à qui on a enlevé sa muselière, un clebs à qui on dit attaque. Tu te reconnais plus quand t'es comme ça. Quand tu vois juste rouge, rouge, rouge et que t'es plus Kyran, t'es plus rien. Rien qu'un monstre aveugle. Rien qu'un animal.

+ Le péché capital/la vertu qui te représentent le mieux?


La colère te dévore. Elle te bouffe, te consume, te ronge jusqu'à la moelle de tes os. Tu la respires et tu l'inspires, elle coure dans tes veines, dévore ton coeur. Au final, il ne reste plus qu'elle. Elle, et sa parente Vengeance. Tu ne peux penser qu'à ça. C'est comme du feu dans ton sang, des flammes dans ta tête. Ça chasse tes autres pensées, ça te détruit et ça te tue, et ça te reconstruit comme pour faire de toi un tueur parfait. Une bête enragée, entraînée à lui obéir.
Toi, tu dirais que t'as pas vraiment de vertu. Peut-être que ne pas courir après l'argent est une vertu ? Ou un défaut, plutôt, pour un mercenaire Rahjak. Peut-être que c'est le courage – mais t'es pas tant courageux que téméraire et insouciant. Tu t'en fous bien de ce qu'il t'arrive, tant que t'atteins ton but. Certains diraient que c'est de la folie et du suicide, plutôt que du courage. T'es plutôt d'accord avec eux. Ou peut-être que c'est de la détermination, de la persévérance ? Non, ça doit être juste de l'entêtement. La justice ? Non, tu ramasses des esclaves alors que tu l'as toi-même été, c'est pas vraiment ce qu'il y a de plus juste. T'es pas forcément modeste, ou humble ou charitable ou chaste ou croyant ou optimiste. T'es loyal, peut-être. C'est peut-être la seule chose qui puisse un tant soit peu briller dans le tréfonds de ton âme. La loyauté.

+ Que penses-tu de la radioactivité, de tes ancêtres ayant détruit leur habitat un siècle plus tôt ? Quelle est ta relation avec la nature ?


La nature, tu t'en sens pas si proche. Tu la vois plus comme un obstacle qu'un cadeau. T'as grandi dans le désert, toi, pas dans la luxuriante forêt des Naoris. Parfois, tu regrettes un peu. Ce climat aride, rude, hostile, cette terre qui ne donne presque rien et qui peine à produire le peu qu'elle offre. La terre forge l'homme et tu as appris à vivre avec le soleil sur ton dos, le sable dans ta bouche, le vent dans tes yeux. Tu sais que ça ne changera pas. Tu te demandes parfois si c'était pas mieux, avant. Ils avaient des instruments, la technologie. Tout ça, ça te paraît un peu abstrait. Mais s'ils étaient si avancés, c'est qu'il devait y avoir une raison, non ? Pour autant, tu te dis que tes ancêtres ont trop joué avec le feu. Ils ont trop voulu jouer à Dieu et ont conduit le monde à sa destruction. T'espères que ta génération fera pas pareil mais au fond, tu te demandes si elle y est pas vouée. Détruire, c'est dans vos gènes.
Voir les deux posts juste en-dessous.
DERRIÈRE L’ÉCRAN

Je m'appelle Electric Soul et j'ai un certain âge. Vous pouvez donc vous en douter, je suis une fille. J'ai connu le forum grâce à Grace l'infâme et je le trouve plutôt pas mal.


Mon personnage est un scénario créé par Shade Bryden et je vous autorise/ne vous autorise pas à en faire un scénario si mon compte se retrouve supprimé.





Kyran Arkadi
Watch the fires rise under my skin, down to the bone, scorching my soul


Dernière édition par Kyran Arkadi le Ven 19 Fév - 22:15, édité 11 fois
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Sujet: Re: Kyran ♆ Blood on my name
Lun 5 Oct - 17:25

Mon histoire

Le soleil chauffe ta peau, la teinte d'une couleur dorée, presque cuivrée. Les adultes disent qu'il brûle trop fort, que tu devrais mieux te protéger la tête, qu'il peut te rendre malade. Tu ne les écoutes pas. Tu restes là, sur les bancs de l'arène et tu laisses les rayons te réchauffer, t'incinérer à petit feu. Tu le regretteras sûrement plus tard, quand ta peau trop pâle pour être purement Rahjak arborera les teintes de rouges du coup de soleil plutôt que le bronzage auquel tu t'attends. Mais tu t'en fiches. On est le premier jour d'été et les gladiateurs combattent dans l'arène, s'entre-tuent sous les vivats de la foule. C'est la première fois que tu y assistes alors que tu as atteint l'âge adulte, le fameux cap des treize ans. Aujourd'hui, tu t'échappes à ton entraînement de mercenaire pour rejoindre ta famille. C'est un jour de fête et tes parents oublient pour un moment leur désapprobation à ton choix de carrière : l'argent et la chasse aux esclaves plutôt que l'agriculture vers laquelle eux ils se sont tournés. T'as oublié les valeurs familiales, qu'ils disent, mais toi, depuis que t'es gamin, tu les admires ces mercenaires, tu rêves de devenir comme eux, aussi grand et puissant et fort. T'es qu'au début de ton entraînement, t'es jeune encore, mais t'es fier du S qui court entre tes omoplates. Tu te rappelles comme si c'était hier de la morsure du fer rouge sur ta peau, des cris de douleur de l'autre gamin qui partageait ta date d'anniversaire. Toi, t'as pas crié. C'était douloureux et les larmes perlaient au bord de tes yeux, mais aucun son n'est sorti de tes lèvres. T'es pas faible. T'as fait honneur à ta tribu, à ta famille. Et si ton père et ta mère ont pas aimé que tu te diriges vers les mercenaires, au moins, ils ont été heureux de la force de ton caractère.
Le soleil tape et la température élevée commence à te faire tourner la tête. Tu résistes. C'est mille fois pire dans le désert, et tu dois déjà t'y accoutumer. Qui sait où te mènera ton boulot, par la suite ? Tu vivras pas pour toujours dans la citadelle.
Les cris résonnent autour de toi. Le gladiateur favori de la foule a mis à mort son adversaire d'une façon brutale et spectaculaire. Tu souris et applaudis tandis que le sang teinte de rouge le sable ocre sur lequel son corps s'est effondré.
C'est une belle journée.

Tu ne te rends compte de rien au début. Tu ne remarques pas les regards en coin, les yeux qui te fixent ou t'évitent, les murmures sur ton passage. Tu ne remarques pas les gens qui traînent autour de chez toi, comme autant de chacals qui lorgnent une proie mourante. T'as seize ans, t'es encore apprenti mais t'effectues déjà tes premières missions de mercenaire. Ton maître te dit doué, presque né pour ça et t'en es bouffi d'orgueil. L'avenir te sourit. Grâce à la fortune que tu amasseras, tu pourras peut-être payer cette maison dont tes parents rêvent tant d'ici quelques années. T'as de grands projets.
Peut-être que t'es idiot, naïf, aveugle, ou peut-être tout simplement trop jeune. Mais tu ne t'attends pas aux gardes qui viennent soudain aboyer ton nom, te saisir brutalement sur le terrain d'entraînement, pas du tout. Au début, tu penses qu'il y a erreur, méprise. T'essaies de le prendre sur un ton léger, de blaguer. Mais tout ce que tu gagnes, c'est une insulte et un « t'as pas à répondre, sale traître ». Sale traître ? Tu comprends pas. Qu'est-ce qu'il se passe ? Qu'est-ce que t'as fait ? C'est quoi cette histoire ? T'as beau clamer ton innocence, t'as beau dire qu'il doit y avoir erreur, les gardes tiennent bon. Tu tournes des regards paniqués, implorants vers tes frères mercenaires, vers ceux qui ont partagé ta vie ces trois dernières années. Ton maître a l'air consterné, mais il reste immobile tandis que tu te fais traîner hors du terrain ; mais ce sont les expressions des autres mercenaires qui te glacent. Tu vois du mépris et de la haine, mais ce qui te marque le plus, ce sont les sourires cruels et satisfaits, comme si tout ce qui t'arrivait, là, tu l'avais mérité. Traître, tu te rappelles. Pensent-ils vraiment que tu puisses être un traître ? Tu te débats, mais leur poigne est trop forte, et tu sens tes tendons et tes os protester face au traitement, prêts à craquer sous la pression. T'es traîné presque comme un sac de toile jusqu'au centre de la citadelle, là où on rend la justice du roi. Tes genoux raflent le sol et le métal de la tenue des gardes te mord la peau mais toi, tu ce que tu vois, c'est que tes parents s'y trouvent déjà, sur la place, genoux à terre, tête courbée. Tu peux entendre ta mère pleurer, ton père supplier. Les badauds s'agglutinent autour de la scène, en cercle, comme tout autant de mouches qui convoitent un morceau de viande.
Le silence pèse ; les regards s'attardent sur vous, vous évitent, s'éloignent. Tes yeux s'affolent et tu cherches à comprendre, tu cherches à savoir pourquoi tout ce cirque, pourquoi personne ne vient à votre aide quand tout n'est qu'une grossière erreur, pourquoi il y a tant de méfiance et d'hostilité dans les yeux de ceux que t'as côtoyé toute ta vie.
Quand le représentant de la justice annonce les chefs d'accusation, t'es tétanisé. Tes muscles te répondent plus, ta langue te semble comme du plomb dans ta gorge. Tu entends les mots complot et atteinte à la famille royale et des dates et des lieux qui ne te disent rien, et des noms qui te sont à peine familiers, des visages que tu n'as croisé peut-être une fois ou deux. Les "preuves" accablent tes parents et la Justice reste sourde à leurs protestations. Quand un garde frappe ta mère, tu tentes de te relever pour la défendre, mais un autre homme te jette  terre comme si tu ne valais rien et le coup te sonne suffisamment pour que tu n'entendes plus rien pendant plusieurs secondes. La foule siffle traîtres, comme autant de serpents en colère et tu ne comprends pas, tu ne comprends plus.
C'est un simulacre de justice qui se déroule devant tes yeux, une pièce de comédie ou de drame peut-être, avec des acteurs inexpérimentés et des dialogues affreux. T'es trop choqué pour réellement comprendre, trop abasourdi pour réellement agir. Et si une part de toi hurle et désespère de se faire entendre, désespère de résoudre cette situation, crie non, non, non, la grande majorité de ton être est plongée dans une stupeur résignée. Le choc t'a enfermé en toi-même et t'assistes, spectateur impuissant, prisonnier de ton propre corps, à l'exécution.
Quand les têtes de tes parents roulent dans le sable, tout ton être craque. Comme un vase en céramique, tu éclates en mille morceaux, chaque tesson plus tranchant que l'autre. Peut-être que tu hurles à en perdre la voix et te débats comme une bête enragée. Peut-être que tu restes complètement amorphe, tandis qu'on prononce ta sentence à toi, qu'on te condamne à l'esclavage en guise de dédommagement, sous les huées de la foule. Tu ne sais pas. Tu ne sais plus. Tu n'as plus conscience de rien, rien à part ce coeur qui semble s'être arrêté dans ta poitrine et ces morceaux de toi qui se brisent un peu plus et te coupent à chaque inspiration que tu prends.
En à peine une heure, tu perds tout. Ta famille, ta maison, tes biens, ta liberté, ton nom.
Ta vie.

Un an, deux ans, trois ans. Tu te demandes combien de temps tu vas encore passer dans cette arène. T'as l'impression que ça fait une éternité que t'es là. T'as l'impression que tu as des siècles alors que t'as même pas vingt ans. T'as même pas vingt ans et ton corps est déjà couturé de cicatrices, couvert de de plaies qui n'ont pas encore fini de guérir (on t'en laisse pas le temps, tu dois t'entraîner, combattre, divertir, amuser, tuer,...ça ne s'arrête jamais), déjà cassé et rebâti à la hâte. T'as l'impression d'être un pantin disloqué qu'on envoie à la mort à chaque nouveau jour de combats. C'est tout ce que t'es, un pantin. T'es même plus un humain. T'es qu'un corps qu'on envoie crever dans l'arène. Toi, un autre, peu importe. Tout ce qui compte, c'est le spectacle, le combat et la mort (mais attention, ne tue pas trop vite, ne meurs pas trop vite, tu dois assurer le spectacle, tu dois assurer que les gens ne sont pas venus pour rien).
T'as perdu ton humanité, dans cette arène. T'as oublié pourquoi t'es là. T'as oublié pourquoi tu combats, pourquoi tu tiens debout. T'as oublié tes parents et la honte jetée sur ton nom, t'as oublié l'injustice et t'as oublié ta révolte, t'as oublié. On t'a battu, on t'a brisé et maintenant t'es plus rien, plus rien du tout. T'as plus aucune pensée, plus aucune logique. T'es rien qu'un corps, un animal. Lèvres retroussées, dents découvertes, tu grognes et tu aboies, tu mords et tu griffes, tu déchiquettes et tu déchires. T'attaques quand on te dit d'attaquer, dans les mauvais jours, tu tires sur ta chaîne quand on t'attache mais en général, dès qu'on te fout ton collier, t'es placide, tu bouges plus. T'attends le prochain ordre, la prochaine cible, le prochain combat.
C'est la rage qui te guide. La rage qui te fait maintenir en vie. Ton existence, tu l'appréhendes seconde par seconde. Visage gluant de ce mélange de sueur, de sable et de sang, tu penses qu'à l'acier et aux os qui craquent, à la chair qu'on tranche, aux yeux dont tu ôtes la dernière lueur. T'as perdu le compte du nombre de combats, du nombre de morts. Tu sais comment ils t'appellent, là, dans la foule, dans les gradins. Bête enragée. Tu te bats de toutes tes forces, avec toute ta rage, parce que t'as rien à perdre. T'as plus rien. Pas de famille, pas de vie, pas de nom. Parfois, dans tes moments lucides, quand t'es fatigué et que tu te sens juste fini, tu pries pour que l'autre t'achève. Tu pries pour une mort rapide et propre, au tranchant d'un sabre. Mais toujours, toujours, t'en réchappes. Tu ne sais pas si c'est une bénédiction ou une malédiction. Si c'est une punition, pour les vies que t'as ravies, pour le crime que tes parents ont commis (ils ne l'ont pas commis, non, non...ou si ? Tu ne sais plus, tu ne sais plus, t'es un traître, non, c'est pour ça que t'es là, non ?).
Le soleil brille sur ta lame et le reflet t'aveugle l'espace d'une seconde. Tu fixes les yeux noirs de ton adversaire, tu vois la mort dans ses yeux. Il est jeune, si jeune, plus jeune que toi. On scande ton nom, peut-être, dans les gradins. Tu es le favori, aujourd'hui.
Tu n'oses pas espérer un jour sortir de l'arène grâce à la faveur du public ou au nombre de combats gagnés. Tu ne te fais pas d'illusions.
Tu tranches la gorge de l'espoir au bout de vingt minutes de combat. Il a le goût de la rouille et du sel.

C'est un jour comme un autre. Tes articulations protestent et tes bandages, changés hier soir, sont du rouge brunâtre du vieux sang. Quand tu les enlèves et que tu inspectes ta blessure, tu remarques qu'au moins, elle montre les premiers signes de cicatrisation. Une nouvelle balafre, sur ton coeur. C'est passé près, très près, presque trop, mais c'est tes côtes qui ont pâti du coup et si ça te fait un mal de chien, t'es pourtant toujours en vie. Respirer te fait mal, bouger est un véritable supplice mais t'es toujours là. T'es toujours là.
Tu ne sais pas combien de temps tu vas encore pouvoir durer comme ça. Ça fait quinze ans que tu combats. Tu lui as donné ta vie, à cette arène. Peut-être que tu rendras ton dernier souffle aujourd'hui, enfin. T'es amer, cassé, brisé. Le feu qui te maintient en vie te semble mort depuis longtemps mais c'est l'adrénaline et ce foutu instinct de survie qui te sauvent toujours au dernier moment. Toi, t'aimerais presque crever, presque laisser la lame te transpercer, mais toujours au dernier instant, t'as ce monstre en toi qui se réveille, ce monstre qui se déchaîne et se débat, qui prend plaisir à voir la douleur d'autrui, qui prend plaisir à cette énergie et ces flammes acides qui courent dans tes veines. Tu le hais, ce monstre, le hais comme s'il ne faisait pas partie de toi. Tu préfères ignorer qu'une part de toi aime cette violence et ces massacres à répétition, a pris goût à ce pouvoir de vie et de mort dont tu disposes. Quinze ans, que tu survis dans cette arène. Ils devraient te libérer, pour tous les combats que t'as gagné, mais le public t'aime trop, t'adore trop quand t'es à cet état de bête et le roi n'est pas assez fou pour te transformer en garde. Y'a des paris qui circulent sur qui te mettra à mort. Tu penses que le combat d'aujourd'hui te donne perdant. T'en sourirais presque, si t'arrivais à te rappeler comment.
On appelle ton nom, à travers la porte, et tu te lèves automatiquement, un sifflement de douleur s'échappant de tes lèvres. T'as le souffle court un moment, et t'es désorienté. T'as presque envie de rire. Le combat commence plus tôt ? Le public est-il si pressé de te voir mourir ?
Le garde entre dans ta cellule, sans que tu lui ais répondu. Il n'a pas besoin d'autorisation, après tout. Tout est mécanique, maintenant, tout suit la même routine depuis toujours (on prend tes chaînes et on t'emmène dans les couloirs, t'emmène vers la porte d'où tu sortiras aujourd'hui, te donne les armes et le rôle que tu joueras aujourd'hui, les trompettes sonnent et la porte s'ouvre et c'est l'arène et vas-y, vas-y, attaque), et c'est pour ça que tu cilles quand tu entends le déclic du cadenas qui relie tes chaînes. Trop tôt, c'est trop tôt. Tu relèves un regard prudent vers le garde, et tu vois son expression mécontente, comme si on lui avait fait avaler un citron. Quelque part dans ta cage thoracique, t'as l'impression qu'il y a quelque chose qui s'éveille.
« T'es libre, Arkadi. »
T'as dû mal entendre. Ta voix est essoufflée, quand tu demandes :  « Quoi ? »
« T'es libre. On t'a acheté. Tu quittes l'arène. »
Tu quittes l'arène.


Tes doigts courent sur les grain du bois, les draps, les murs de terre cuite. Effleurent ces petits objets, statuettes de bronze, bibelots en céramique. Tes phalanges serrent, serrent jusqu'à presque casser, déchirer. Pour t'assurer que tout est réel. Que tu n'as pas imaginé ces dernières semaines, qu'elles ne sont pas qu'un rêve fiévreux dû à une énième blessure. Que tu n'es pas enfermé à nouveau dans l'arène, face à des ennemis sans visage, lame au poing, la haine brûlant dans leurs yeux, la rage dans ton ventre. Recroquevillé sur toi-même, tes membres mettent un temps à se délier, à se détendre. Tes doigts relâchent enfin leur pression mortelle sur ce qui t'entoure (c'est réel, réel, réel). Au bout d'un temps qui te semble infini, tu finis par te lever, tremblant, en sueur, de ce lit qui est à toi et qui t'es pourtant étranger et tu te diriges vers la bassine d'eau au coin de la pièce. Tu t'asperges le visage, force ta respiration à se réguler, ton coeur à se calmer. Tu sens ta gorge enrouée, à vif. Tu as probablement crié.
Tu entends des pas feutrés dans le couloir, et le voile murmure quand il l'écarte pour te parler.
« Ça va, Ky ? »
Tu hoches la tête sans un mot. Stelios ne bouge pas. Il reste là, une ombre dans ton champ de vision, silencieux mais présent. Tes muscles se détendent un peu plus, presque malgré toi. Comme s'il te suffisait d'une présence non-hostile pour que tu sois en confiance. T'es trop fatigué pour lutter contre tes instincts, trop fatigué pour réfléchir à tes réactions primaires.
Dans ces moments-là, ces moments amers où t'es au plus proche de la bête, sans le contrôle et l'assurance qu'elle t'offre, juste laissé avec sa violence et sa terreur, tu te demandes si c'est ce qu'il souhaitait, ce qu'il imaginait. Ce gosse que t'as connu quand t'étais gamin, ce cadet de trois ans avec qui tu passais tout ton temps alors et qui s'est révélé ton demi-frère sans que tu n'en saches rien. Ce gosse que tu n'as pas reconnu de prime abord parce que ça fait trop longtemps, trop longtemps et que tu n'as jamais su la trahison de ton père, n'a jamais su ses errances. Tu pensais que tu n'avais plus aucune famille, plus rien du tout. Mais surtout, surtout, tu te rappelles ta méfiance, ton refus de croire qu'on pouvait t'acheter pour te rendre ta liberté sans vouloir quelque chose en retour. Tu pensais finir en animal de foire personnel, en trophée humain (« regarde, tu te rappelles ce gladiateur, la bête enragée ? »). T'étais incapable de croire qu'on pouvait encore être bon. Pas quand on t'a condamné à l'arène pour un crime que tu n'as pas commis, pas quand on a exécuté ta famille pour des accusations fallacieuses.
Trop perdu dans tes pensées, tu ne te rends pas compte que Stelios a bougé et tu réagis violemment quand tu sens sa main se poser sur ton épaule, dans un geste qui passerait pour du réconfort pour un être humain normal mais toi, t'es plus un humain, t'es juste une bête torturée et tu attaques, par automatisme, tu repousses violemment, tu plaques l'ennemi contre le mur et tu bloques la respiration et tu cherches l'arme qui te permettra de tuer, tuer, tuer. Mais l'arme n'est pas là, elle n'est pas là et ton adversaire...
« Ky... » Les doigts se referment autour de tes phalanges, essaient de déserrer ta poigne. Ton adversaire suffoque et soudain, soudain, le voile rouge disparaît et tu te rends compte de ton erreur. Tu relâches ton frère comme si t'avais été brûlé.
« Pardon. Pardon, pardon, pardon. » Les mots tombent de tes lèvres en cascade, toujours le même.
Au fond, tu meurs de peur de devoir retourner là-bas. Tu crèves de trouille à l'idée que t'es trop cassé pour encore l'intéresser, que t'es pas la famille, le grand-frère qu'il aurait voulu que tu sois. Tu crains de finir à nouveau là-dedans, tu crains que tout ça n'est que le fruit de ton esprit malade et que t'es toujours dans cette cellule, et que dans quelques heures, quelques minutes, tu devras à nouveau aller à la mort. T'as peur de le décevoir et qu'il te renvoie aux fers en conséquence.
« Hey, ça va, c'est bon, je n'ai rien. Je vais bien. » te rassure ton frère. À distance, cette fois. Tu le détesterais presque pour cette peur que tu sais qu'il ressent, si elle n'était pas tant justifiée. Merde, Stelios ne devrait pas te craindre. Pas toi.
« Ky...je pense que retrouver un boulot te ferait du bien. » Prudent. Toujours trop prudent.
« Non. » rétorques-tu aussitôt. Parce que retourner à ta vie d'avant, ta vie de mercenaire te rend absolument malade. Non. Non, tu ne referas pas ça. L'idée de traquer d'autres pour les condamner au même sort que toi te remplit horreur, te dégoûte.
Mais au-delà de ça, le malaise est plus profond. T'as du mal à te refondre dans la société, à retrouver tes marques, ta place. T'as passé presque plus de temps esclave que libre et tu sais plus vraiment ce que c'est, d'être normal. Ton nom est couvert de honte et même si l'affaire est vieille, toi, t'as pas oublié l'exécution de tes parents, t'as pas oublié cette justice du roi sur laquelle tu craches. Les autres non plus. Pour eux, t'es le visage familier d'un esclave qu'ils ont vu combattre, les traits d'un traître qui a voulu porter atteinte à la famille royale. Pas pour la première fois, tu te demandes si tu ne devrais pas aller ailleurs. Quitter ta tribu. Déclarer forfait. Pour avoir une chance de recommencer ailleurs. Si seulement tu peux parvenir à prendre un nouveau départ.
« T'as pas besoin d'être à nouveau mercenaire. Tu pourrais...tu pourrais devenir éclaireur, peut-être, comme moi ? Ça pourrait te convenir, je crois. »
Tu tournes le regard vers ce frère que tu ne connaissais pas il y a encore quelques semaines. À la lueur des flammes, tu peux voir l'espoir danser dans ses prunelles et ce sourire timide quand il croise ton regard. Il croit en toi. Aussi absurde que cela paraisse, il croit en toi. Alors peut-être que toi aussi, tu peux commencer à faire de même.
Tu hoches la tête. Tu n'as rien à perdre à essayer.

Peut-être que ta méfiance s'est endormie. Peut-être que tes instincts se sont rouillés, sans les combats, sans le souffle de la Mort sur ton cou à chaque instant. T'as jamais retrouvé la normalité à laquelle t'aspirais, mais t'avais un semblant de stabilité. Un semblant de vie paisible.
Ta stabilité vole en éclats quand on frappe à ta porte, en pleine nuit.
Ça fait des jours que tu te ronges les sangs. Des jours que Stelios aurait dû revenir de mission et des jours qu'il manque à l'appel. Les difficultés, les imprévus, c'est pas impossible et tu les connais, toi aussi, alors t'as pas fait attention, t'as tenté de calmer l'inquiétude. Tu te soucies trop pour lui. C'est plus un gamin, c'est un homme adulte, c'est lui qui t'a appris comment être éclaireur. Tu sais qu'il est compétent, tu sais qu'il va sûrement rentrer sans problème, qu'il s'est peut-être perdu ou s'est tordu la cheville ou toute autre histoire bête qui puisse expliquer ce retard.
T'aurais dû prévoir que tu pouvais pas avoir la paix longtemps. T'aurais dû prévoir que ce fragile équilibre allait se briser. Comme tout autour de toi tout se brise.
C'est un autre éclaireur qui t'annonce la macabre découverte. Ton frère, assassiné, vraisemblablement par une autre tribu de terriens. Torturé, mutilé. Quand tu vois son corps, il est à peine reconnaissable. La seule chose que tu arrives à distinguer dans cet amas de chair et de sang, ce sont ses yeux, parce que vous avez exactement les mêmes.
En toi, tu sens monter un feu que tu n'as pas connu depuis longtemps. Ce feu dévorant, acide, qui te ronge, te détruit pour mieux te façonner à son image. La bête, tapie trop longtemps dans l'ombre, crie victoire.
La rage te bouffe, elle te dévore. Elle fait battre ton coeur, fait courir le sang dans tes veines. Et tu jures que tu vengeras ton frère. Tu jures que tu trouveras ses assassins. Tu reprends les armes, reprends tes vices, reprends ce métier que t'avais cru abandonné pour toujours. Tu te fabriques un masque cruel et intouchable, fier et arrogant. Tu deviens aussi fourbe et mauvais qu'eux. T'as plus de coeur, t'as plus de pitié. Et sous couvert de tes missions, tu glanes les informations, tu cherches l'identité de ceux qui t'ont ravi ton dernier espoir, ta dernière part d'humanité.
Lentement, tu plonges dans un gouffre sans fond. Lentement, tu te laisses entièrement consumer par la soif de vengeance, la douleur, la haine.
Lentement, tu dérailles et lentement, tu te perds.



Dernière édition par Kyran Arkadi le Ven 19 Fév - 23:09, édité 10 fois
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Sujet: Re: Kyran ♆ Blood on my name
Lun 5 Oct - 17:25

Mon test RP



TEST RP; un autre esclave à sa collection + miminum 600 mots, je dirais. Connaissant le passif et le caractère de Kyran, je propose une situation toute simple où il attrape un esclave en fuite qui n'est pas Shade et avant sa rencontre avec elle. Il a des remords qu'il étouffe sous sa rage et sa haine constantes, il essaye de tenir bon, motivé par l'idée qu'un jour il n'aura plus à traquer qui que ce soit, qu'il n'aura plus à chercher le meurtrier de son demi-frère. Animé par l'espoir désespéré qu'un jour, il pourra déposer les armes et arrêter de se battre contre les autres et lui-même. Et surtout, qu'il ressentira autre chose que cette colère qui le consume doucement.

Des jours que tu la courses. Des jours que t'es à dos de dromadaire, sous ce soleil de plomb et avec une réserve d'eau qui s'amenuise au fil des jours. Des jours que tu jures sourdement et que tu maudis son nom. Rat des sables, souris des sables, tu ne sais pas ce qu'elle est mais elle t'échappe et tu la hais. Du talon, tu presses le flanc de l'animal, qui grogne avant d'accélérer la cadence, de ce pas chaloupé caractéristique auquel un étranger aurait du mal à se faire.

Tu plisses les yeux, essaie de te repérer dans ce paysage de dunes toujours changeantes, dans cet enfer aride où ta tribu s'est fixée, envers et contre tout. Tu fixes le ciel et une fois ta position déterminée, tu te diriges vers l'ouest, sans être réellement convaincu. Au fond, tu ne sais pas vraiment où la trouver. Par défaut, tu suis la route commerçante du sud la plus rapide pour rejoindre les Naoris, car c'est sa tribu d'origine, après tout. Tu sais peu de choses sur cette esclave. Prostituée, propriété d'un riche maître qui s'en est entiché et est prêt à payer une somme conséquente pour la revoir à ses côtés. Tu sais à quoi elle ressemble, tu as son portrait gravé dans ta mémoire, tu sais où se trouve son village natal, tu sais combien de pièces elle vaut. Mais elle-même, tu ne la connais pas. Tu supposes qu'elle suit les voies connues et fréquentées, parce qu'affronter le désert quand on ne le connaît pas, c'est du suicide. Tu t'arrêtes aux oasis, tu questionnes les marchands et voyageurs que tu rencontres, pas seulement sur elle, mais sur eux aussi (en vain, toujours, c'est trop vieux, trop loin, tu le sais pourtant, mais tu t'entêtes). Tu évites les autres mercenaires, des fois qu'ils te piqueraient ta proie et ton gagne-pain. T'as eu une piste, tout au début, il y a déjà trois jours de ça, mais depuis, plus rien. Pour ce que t'en sais, elle est peut-être morte sous le coup de la chaleur, sans provisions, sans eau et sans monture. Sa fuite a été rapide, brouillonne, non préméditée. Tu ne sais pas pourquoi elle est partie, si elle était maltraitée et au fond, tu t'en fous. Tu dois t'en foutre. C'est une esclave, plus une humaine, juste une mission de plus, un contrat de plus. Si tu penses ainsi, si tu penses comme le connard sans coeur que tout le monde pense que tu es, peut-être que tu le deviendras. Peut-être que tu y arriveras.

Les heures passent encore et le soleil décline à l'horizon. Bientôt, le jour mourra et la nuit glaciale prendra sa place. Tu devrais trouver un abri, un autre groupe de voyageurs peut-être. Tu sais que pas loin d'ici, il y a une oasis. Tu n'es pas si loin que ça des terres Naoris et tu veux la rattraper avant qu'elle ne parvienne à ces forêts qui te sont étrangères. Elle n'aura pas de difficulté à te semer, là, et si tu es raisonnablement doué pour pister et traquer, ce n'est quand même pas ton point le plus fort. Mais la nuit tombe et tu ne vois pas dans le noir ; poursuivre la recherche serait futile et surtout insensée. Tu pourrais même te perdre – le paysage change, dans les ténèbres, et tu ne serais pas le premier homme à halluciner à cause de la fatigue et des démons des sables.

C'est la lueur d'un feu qui te guide jusqu'à une petite oasis. Tu vois quelques montures, attachées aux palmiers, et quelques voyageurs massés autour des flammes. À leurs vêtements, tu devines que seule la moitié d'entre eux sont des Rahjaks. Tu restes sur tes gardes, instinctivement, mais tu connais l'hospitalité des voyageurs. Pour une place autour du feu et un abri pour la nuit, tu donnes une partie de tes provisions, non sans avoir rempli tes gourdes auparavant. Le repas est cordial, sans être fastueux, et les conversations et histoires meurent comme le feu qui vous réchauffe doucement. Ce n'est qu'alors que tu salues tes compagnons d'une nuit, prêt à t'en aller te coucher, que tu te rends compte que le visage de l'une d'entre eux est familier. Tu ne l'avais pas remarquée, au départ, à cause du foulard qui cache presque entièrement son visage. Mais quand elle le réarrange après le repas sommaire, tu reconnais ses traits, et c'est un choc. Tu as conversé avec ta proie sans le savoir.

Aussitôt, c'est la colère qui te saisit. Elle t'a fait courir des jours entiers, t'as fait parcourir des kilomètres alors qu'elle était là, tranquille dans cette oasis ? Depuis combien de temps est-elle là ? A-t-elle pris plaisir à te faire courir ? Tu lui en veux, tu la détestes, même si logiquement, tu sais qu'elle n'y peut rien, qu'elle n'a fait que chercher à survivre. Tu ronges ton frein dans les minutes qui suivent, tu évites de la fixer mais tu ne la quittes pas des yeux. Tu refuses qu'elle t'échappe ; tu l'as trop traquée pour qu'elle te file entre les doigts maintenant. Tu attends que la congrégation se disperse et aille se coucher, attends que les autres soient endormis avant d'aller la trouver dans son coin à elle, à l'écart des hommes et près des bêtes.

Ses yeux sont terrifiés quand tu la saisis, ses membres bloqués par ton poids, et étouffe ses protestations d'une main. Tu vois l'horreur et la peur dans ses yeux, et tu as l'impression qu'une part du dégoût que tu ressens pour toi se reflète dans ses prunelles. Ou peut-être la dégoûtes-tu tout autant. Tu sais pour quoi elle te prend, et la bile te monte à la gorge quand tu songes à quoi tu dois ressembler, là, mais tu t'en fous. Elle bouge trop, se débat trop et malgré tes efforts, des bruits parviennent à lui échapper. Tu n'hésites pas avant de lui donner un coup bien placé ; pas assez violent pour abîmer son visage (tu sais que ton client la veut intacte) mais suffisant pour l'assommer. Elle retombe, molle, entre tes bras, et tu ne perds pas de temps avant de la hisser sur ta monture. Tu t'enfuis comme un voleur dans la nuit, ta victime en travers du dromadaire, pieds et poings liés, bâillonnée.

Tu reprends la route vers la cité de feu, plus guidé par ta bête que par la lueur des étoiles ; ta monture connaît le chemin et elle avance d'un pas sûr dans les dunes, alors que toi, tu hallucines à moitié, à voir des ennemis cachés dans les mirages. La scène est connue, imaginée tant et tant de fois ; une embuscade, des coups de poignards en traître, et des rires sur ton cadavre. Sauf qu'au lieu de son visage, c'est le tien que tu vois, mutilé presque au-delà de toute reconnaissance. Ces mêmes yeux, vides, rendus aveugles par la mort. Ces yeux que vous partagez et qui te hantent, nuit après nuit.

Tu ignores combien de temps passe avant que les frissons violents de ta victime ne te sortent de ta rêverie. Il fait froid, dans le désert, et si toi, tu t'es préparé à un voyage de nuit, elle, non. Tu te retournes et saisis une des épaisses couvertures que tu empaquettes toujours lors d'un voyage et tu la jettes sur elle. Tu penses qu'elle se réveille, mais tu l'imagines peut-être, car elle ne dit rien et ne cherche pas à s'enfuir. Tu continues ton chemin sans un mot. Demain midi, vous serez aux portes de la citadelle. Elle aura retrouvé ses chaînes et toi, tu auras gagné tes pièces. La vie continue.

« S'il vous plaît. » te supplie-t-elle. S'il vous plaît quoi ? Libérez-moi ? Laissez-moi partir ? Mais elle n'ajoute rien, ne fait que répéter « s'il vous plaît », les lèvres sèches, la voix faible, à te rendre fou.

Tu restes sourd à ses demandes et tu fais semblant de ne pas l'avoir entendue. Pourtant chaque supplique creuse un peu plus dans ta carapace et l'ébrèche, cherchant après le coeur que tu possèdes encore mais fais semblant d'avoir échangé pour de l'or. Tu te répètes que tu ne ressens rien et tu ne plies pas.

Tu t'arrêtes quand le jour pointe. Tu as réussi à trouver un coin d'ombre dans ce désert, quelques roches, mais c'est mieux que rien. T'es à l'abri du vent ainsi et ton dromadaire peut se reposer. Tu fixes ta victime et tu vois le sang qu'ont absorbé les cordes, à force d'essayer de s'en défaire. Elle essaie de t'affronter quand tu as le malheur de lui tourner le dos l'espace d'une seconde et tu n'éprouves aucun remords à la frapper pour son insolence. Elle est ta victime. Une esclave. Elle n'a pas à se rebeller contre toi.

Elle ne perd rien de son feu, pourtant, et se défend horriblement bien pour quelqu'un dont les mouvements sont limités. Ce n'est que quand tu la frappes à l'abdomen qu'elle cesse soudain se débattre, les yeux écarquillés de terreur. Et le mot qui tombe de ses lèvres te remplit d'effroi. Mon bébé.

La colère qui enflamme ton sang à chaque instant siffle que ce n'est qu'une ruse. Un moyen d'obtenir ta pitié et pouvoir se libérer de toi. Que tu le fasses volontairement ou qu'elle t'attaque en traître (tu sais qu'elle est en capable, tu l'as vue fixer ton poignard d'un regard calculateur). Qu'un prétexte, en somme, pour que tu ne fasses pas ton travail. La colère siffle ne l'écoute pas. Mais malgré tout, tu la fixes et oui, à peine notable, et pourtant là, tu remarques la courbure arrondie de son ventre, qui aurait pu passer pour une nourriture trop riche chez quiconque n'était pas un esclave. C'est possible, c'est entièrement possible et tu t'en veux, soudain, de ce geste malheureux. Tu compatis, et c'est contraire à tout ce que tu dois faire, c'est dangereux et tu ne peux pas t'en empêcher.

Parce que tu sais ce que c'est. Tu sais le désespoir qu'elle ressent, tu sais la peur et la colère et la honte. Toi, t'as jamais goûté à la liberté avant qu'un mercenaire te rattrape. T'as jamais réussi à t'enfuir. Tu sais pas à quel point ça doit être douloureux de t'envoler pour mieux être enfermé par la suite. Mais tu sais ce que ça fait d'avoir des chaînes et tu sais ce que c'est de préférer mourir plutôt que de retourner là-bas. Tu sais que l'enfant sera tué dès qu'il sera découvert ou réduit à l'esclavage. Tu es beaucoup de choses et parfois, tu penses que tu es un monstre mais tu sais que tu ne veux pas condamner un innocent. Pas si tu peux l'empêcher.

« Va-t'en. » murmures-tu. Ta voix est sourde, rauque. Elle te donne l'impression que tu n'as pas parlé depuis des siècles.

L'esclave te fixe sans comprendre. Elle t'agace. Ne comprend-t-elle pas la chance que tu lui offres ? Est-elle complètement idiote ?

Quand tu sors ton poignard, elle recule instinctivement, mais tu la saisis durement, l'empêche de bouger tandis que tu coupes ses liens pour découvrir la peau éraflée dessous. Tu ne la regardes pas. Tu ne veux pas voir ce qu'il y a dans ses yeux. Incompréhension, gratitude, haine – tu ne veux pas savoir. Tu ne sais pas quelles chances elle a de survivre dans le désert. Tu ne vas pas lui donner ta monture, ce serait trop étrange. Et tu ne peux te résoudre à l'accompagner à l'oasis la plus proche. Cette bonne action te bouffe déjà littéralement. Le doute te consume, et la rage tempête face à ta faiblesse. T'as pas à sauver les gens. T'es là pour les capturer, pour les tuer, pas pour les libérer ou les secourir. T'as tout oublié ou quoi ? Et pourquoi sa vie vaudrait-elle mieux que la tienne ? Imbécile Kyran, faible Kyran. Même une bête vaut mieux que toi.

« Maintenant fous le camp. Disparais, ne reviens jamais à la cité et ne me fais pas regretter ma décision. »

Tu ne la regardes pas quand elle avance à pas vacillants vers le chemin que vous venez d'emprunter. Tu ne l'entends pas quand elle te murmure un merci à peine audible. Tu attends, immobile, qu'elle soit suffisamment loin pour avoir le sentiment qu'elle n'a jamais été là. Quand tu tournes la tête vers l'horizon, tu ne vois pas sa silhouette et le vent a déjà effacé ses traces. Tu remontes en selle et reprends ta route. Sur le trajet du retour, tu effaces ton contrat perdu, effaces ce sauvetage dont tu n'as jamais voulu, effaces cette entière nuit. Elle est morte dans le désert, que tu te répètes, sa carcasse bouffée par les chacals.

Avec amertume, tu songes que tu n'es peut-être même pas un menteur, au final.
 


Dernière édition par Kyran Arkadi le Ven 19 Fév - 23:09, édité 5 fois
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Sujet: Re: Kyran ♆ Blood on my name
Lun 5 Oct - 17:30

ravie que tu aies trouvé ton bonheur^^ bon courage pour ta fiche^^

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Sujet: Re: Kyran ♆ Blood on my name
Lun 5 Oct - 17:34

Bienvenue parmi nous la folle

(Oui parce que questions + test Rp + Histoire... c'est du jamais vu ici )

Tu as 7 jours pour terminer ta fiche et si tu as des questions, n'hésite pas à contacter le staff (même si tu l'as déjà fait )

Courage pour la rédaction de ta fiche

PS : COMMENT CA GRACE L'INFAME

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Sujet: Re: Kyran ♆ Blood on my name
Lun 5 Oct - 17:38

Bienvenue mademoiselle, mon courage pour touuuut le tralala

Ahah, le visage de Grace est dévoilé au grand jour ! On le savait !

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Sujet: Re: Kyran ♆ Blood on my name
Lun 5 Oct - 18:03

Bienvenue sexy Jensen

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Sujet: Re: Kyran ♆ Blood on my name
Lun 5 Oct - 18:11

Kyara : oui, merci  

Grace d'amour (tavutavu, c'est mieux) : La folle, la folle, nan mais t'es bien placée pour parler, toi    Et tu sais que j'aime faire des longues fiches, c'est pas ma faute  Marchi et t'inquiète, je viendrais t'embêter pour mes questions  

Darrow : merci ! Nan, en fait, c't'un amour, faut juste pas trop lui dire sinon elle va prendre la grosse tête  

Tessa : Merci sexy Willa !
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Sujet: Re: Kyran ♆ Blood on my name
Lun 5 Oct - 18:18

Comment tu deviens bisounouuuuuurs *lui retire sa couche de paillettes et fout de la cendre *
Voilà tu es mieux comme ça

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Sujet: Re: Kyran ♆ Blood on my name
Lun 5 Oct - 18:34

Bienvenue ici et parmi les Rahjaks
Bon courage pour ta fiche

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Sujet: Re: Kyran ♆ Blood on my name
Lun 5 Oct - 19:55


Voilà, tout est dit en une image.

Plus sérieusement, je te souhaite de manière officielle la bienvenue sur le forum. Et encore un grand merci pour ton choix, j'suis trop contente. (et si tu lis ça, Grace, merci à toi aussi :zieut: ) Si tu as une question/hésitation/la simple envie de me harceler, ma boîte mp t'est toute ouverte sur ce, bon courage pour ta fiche, je sens que je vais l'adorer. :hug4:


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Sujet: Re: Kyran ♆ Blood on my name
Lun 5 Oct - 19:56

(Je lis tout :river: )

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Sujet: Re: Kyran ♆ Blood on my name
Lun 5 Oct - 20:19



BIENVENUE PARMI NOUS & COURAGE POUR TA FICHE

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Sujet: Re: Kyran ♆ Blood on my name
Lun 5 Oct - 20:37

Grace méchante : En fait, tu préfères quand je suis comme ça, c'est ça ?

Spoiler:
 

Espèce d'espionne

Merci Irina  

Shade :

Merci encore (d'avoir créé ce magnifique scénario) et je vais sûrement encore te  harceler par MPs, t'en fais pas      

Rose : Merci
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Sujet: Re: Kyran ♆ Blood on my name
Lun 5 Oct - 20:59

oh oui tellement
 

Kyran ♆ Blood on my name

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