Aller en bas
† Hell Ain't Civilized †
Ozvan Hickok-Cannary
DATE D'INSCRIPTION : 27/05/2015 PSEUDO/PRENOM : I MULTICOMPTES : My Boy D'Arbanville & Hyacinthe & Dix & Elouan & Tam-Tam MESSAGES : 4844 CELEBRITE : Anson Mount COPYRIGHT : AVENGEDINCHAINS & Brimbelle & Pivette METIER/APTITUDES : Eclaireur & Orientation & Combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 33
Voir le profil de l'utilisateur

Tous les matins du monde ne reviennent jamais ... Empty Tous les matins du monde ne reviennent jamais ...

le Ven 17 Juil - 16:58
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
∞  † Is this a place I can rest my poor head, To gather my thoughts in sweet silence ? Is this a place where the feelings aren't dead, From an overexposure to violence ?    † 


Tous les matins du monde ne reviennent jamais ...



La respiration se rythmait sur le tempo du silence. Depuis des heures il marchait. La mort de Taoki. La mort de l'enfant. La mort du mari de Grâce. La mort de Solan. Tous mort. Lui aussi mourra, l'enfant du ciel  répondra de son crime. L'homme du désert l'avait assommé sans autre forme de procès. Il serait l’unique juge. Le garçon répondrait de ses actes. Il marchait, il ne pensait plus à ses propres fautes. Le soleil trônait au dessus de sa tête. Il n'en souffrait pas, Tout petit déjà il jouait en passant à travers ses rayons brûlants. Maintenant il était son allié. Il savait que son otage ne possédait pas les armes pour lutter contre une telle morsure. Sa tête heurtait sous les reproches .. Les siens, ceux des autres ... Tous les autres.  Mais il ne fallait pas écouter non, il devait s'enfoncer plus loin. Là ou on ne les trouverait pas : Lui, l'enfant et le criminel.

Quelques jours plutôt Oz au détour d'un chemin, découvrit finalement le corps de Taoki. Mutilé. L'espoir de son départ vers d'autres contrées s'éteignit. Il resta des heures agenouillé prêt de lui. Répétant inlassablement *Pourquoi?*. Oui pourquoi n'avait-il pas cédé à sa demande d'entreprendre la découverte des terres inconnues. Pourquoi n'avait-il pas plus prit compte du mal aise que ce dernier ressentait. Pourquoi n'avait-il pas été un meilleur mentor? Pourquoi ... Pourquoi ... Pourquoi .... Pour finir il brûla sa dépouille par dessus ce feu qui ressemblait à celui de leurs réunions nocturnes, silencieuses et précieuses. Les bestioles ne le dévoreraient pas. Il garda une parure ensanglantée qu'il revêtit, l'esprit en état de guerre permanente.

les pas de l'éclaireur se firent plus lents, ils étaient arrivés dans ce coin perdu habité autrefois. Quand il ne faisait pas encore parti de cette terre. Des vestiges restaient. Un étrange poteau métallique, usé par le temps et le climat, prêt duquel on pouvait deviné le dessin d'une ancienne route, pour ce monde civilisé disparu. Il s'arrêtait là régulièrement lors de ses voyages ou quand ses envies de solitude extrême le prenaient. Il savait l'existence d'un puits à proximité, semblant trompeusement tari. Le voyageur n'avait plus mangé depuis un moment, mais il se sentait particulièrement bien. Sa colère, sa douleur et sa vengeance le portaient. Il détacha l'être ignoble qu'Elle, sa monture fidèle, trimbalait depuis cet instant ou Oz décida de mettre en pratique le célèbre loi du Talion. Œil pour œil, dent pour dent. Il lâcha la bride puis de sa dague libéra le corps du cent qui tomba comme un sac sur  le sable. Le Rahjak l'avait agressé de façon asse brutale, sans se poser de questions, en traître, dans le dos. Rapide il avait saisit son lance-pierre, un roche coupante, puis visé le crâne. La force de l'impacte l'avait projeté en arrière, inconscient. Il pouvait voir son cuir chevelu recouvert de sang séché Ayant coulé jusque dans son cou, souillant aussi ses habits. Blessure profonde mais pas mortelle. l'éclaireur s'en était assuré. Ses yeux douloureux, cernés, que les larmes de rages avaient rougis au moment de la découverte du l'acte barbare se posèrent sur la dépouille.

Hors rp :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Cet enfant il le connaissait, il ne le comprit pas tout de suite. Ce n'est qu'après quand il approcha de l'endroit ou se trouvait son meurtrier maitrisé et le corps sans vie de ce petit qu'il le reconnu. Sa rage fut décuplée. L'homme jouait parfois avec lui, il ne comprenait pas comment il se faisait qu'il fut si loin de son village. Il faudrait prévenir les parents, mais devant la haine que le Rahjak rencontrait face à son origine, il lui devenait compliqué d'arriver avec un mort sur les bras. Il serait tout de suis accusé. Il aurait aussi pu amener le coupable mais certainement il se serait défendu. Il y aurait discussion, pas de solution, rien. Oz voulait le voir souffrir, pour toutes les peines qu'il causait, lui et les siens depuis leur arrivé. Cet acte barbare fut celui de trop. La ligne fragile de la sanité de l'homme du désert constamment mise au défi ces derniers temps, ne résista pas à cette mort injuste et inutile. Il fallait enfin accomplir les gestes définitifs, il s'en chargerait, il découvrirait la vérité. le petit  pourrait trouvé la paix ou il se trouvait désormais. Son sang répandu sur les mains du cent serait lavé et purifié.

Le silence régnait en maître, interrompu par le léger bruit des sabots de Elle qui, libérée de ses poids morts avait trouvé un peu de fraîcheur, prêt d'un arbuste éloigné. Le mort recouvert d'un linge reposait sur le sable alors qu'Oz tirait par les chevilles le coupable mal en point mais vivant. Une chaîne sur ses épaules, rien ne le distrayait de son but. Tel un automate il accomplissait les gestes longtemps pensés. Bien arrimée, verrouillée, attachée à ce vieux poteau survivant, il attacha à l'autre bout l'une des chevilles du garçon. Lui envoya une gifle aussi rude que sa hargne, puis reparti accomplir son dernier devoir. Là ou se trouvait son prisonnier il ne pourrait trouver aucune échappatoire, fraîcheur ou ombre quelconque. Une fois réveillé et bien conscient, les choses sérieuses commenceraient. L'espace d'un instant il  pensa laisser la victime et le coupable dans un face à face d'horreur. Mais le petit ne méritait pas une tel dénouement. Aussi il entreprit de creuser un dernier lieu de repos pour lui, sans plus se préoccuper de sa victime dont le bien-être lui était tout à fait indifférent.



[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Dernière édition par Ozvan Hickok-Cannary le Mer 19 Aoû - 23:53, édité 1 fois
Invité
Invité
Anonymous

Tous les matins du monde ne reviennent jamais ... Empty Re: Tous les matins du monde ne reviennent jamais ...

le Ven 14 Aoû - 0:35
Tous les matins du monde ne reviennent jamais
OZVAN & LAZE

C'est un joli soir pour mourir. Et si ta main tremble, dis-toi qu'il faut juste partir. ✻✻✻ Son corps tomba brutalement, suffisamment pour qu'il reprenne subitement vie, ou tout du moins un semblant de vie. Les ténèbres gardaient son esprit captif, et il se sentait glisser vers les abysses, le sol semblant rouler sous son thorax sans qu'il ne comprenne ce qui se produisait. Les grains de sable qui s'élevaient dans quelques souffles cruels du désert incrustaient son regard d'un millier d'étoiles mordorées, maintenant ses paupières à demi-closes tandis qu'il tentait en vain de les soulever. Il se concentrait, Laze, il luttait pour discerner les formes et les couleurs qui dansaient autour de lui. Une mosaïque jaunâtre, voilà tout ce qu'il était capable de discerner. Doucement, son esprit se reconnectait à un semblant de réalité, ses instincts primaires lui hurlant de se réveiller, de comprendre, de se protéger. Animant son coeur d'une pulsation irrégulière, animale, lui broyant les côtes à chaque nouveau battement. Ses pensées s'assemblaient difficilement, réflexion impossible dans la panique de l'inconnu. Sa bouche était sèche, sa gorge tarie au point de le laisser là incapable de produire le moindre son, seul un souffle agitant ses cordes vocales pour mourir au seuil de ses lèvres. Comme un de ces cauchemars où à la porte du danger le mutisme l'accablait, empêchant quiconque de venir l'aider. Y avait-il quelqu'un pour l'aider, aujourd'hui ? Doucement, sa vue gagnait en précision, s'accommodant tant bien que mal à la sécheresse de sa conjonctive. Une étendue infinie s'étendait en face de son visage plaqué sur le sable brûlant, cette incandescence qu'il ne sentait pas agresser sa chair et rougir la moitié de ses traits encore légèrement rosée par son sang qui ne cessait de tourner si vite dans ses artères. Quelqu'un le tirait sur ce chemin qu'il ne connaissait pas. Et la peur gagnait doucement son être. Où es-tu, Laze ? Qu'est-ce-qui t'est encore arrivé ? C'est un murmure qu'il hallucine, une voix féminine qui l'affola un peu plus encore. Une seconde, tandis qu'enfin il se retrouvait immobilisé, les boucles de feu se dessinèrent sur la ligne d'horizon. Elle n'est pas là, Laze. Tu délires. Il ne sentait pas la morsure qu'avait laissé la roche dans son occiput, tranchant les tissus en lui laissant une croûte ensanglantée, dessinant des arabesques sur sa nuque. Peut-être alors aurait-il compris plus rapidement qu'il avait été attaqué. Mais quand ? Tout ce dont il se rappelait c'était.. C'était ? Le brun eut à peine le temps de tenter de se souvenir que son corps entier repartait à la renverse sous un coup inattendu, dont il perçut la violence à défaut d'en sentir l'empreinte cuisante qui s'imprégnait dans sa chair. Et tout lui revint.

La forêt qui défilait en flash derrière ses yeux noyés sous un miroir de larmes, des nuances de vert qui s'incrustaient dans sa rétine tandis que ses pieds martelaient le sol au rythme de sa course.  Et puis, l'écorce sous ses paumes, les échardes qui s'incrustaient à son insu dans la corne de ses doigts. Son corps hissé à la force de ses bras au dessus de la cime de ces arbres qu'il affectionnait tant. Une inspiration profonde dans la lumière claire du soleil, ses yeux captant tout du paysage, et un hurlement de rage tranchant le silence de la forêt. La détresse à l'état pure. Un cri à fendre l'âme envahissant les bois, le libérant une seconde de la douleur emmagasinée dans chaque cellule, arrachant pour un instant l'image d'Egon dans son lit de sang et de poussière. Et puis, de nouveau les branches lui frôlant les cils, manquant d'y laisser un oeil, ses pieds dansant d'un appui à un autre tel un équilibriste. Et puis, soudain, ces yeux d'enfant braqués sur lui à une dizaine de mètres du sol. Ce regard interloqué le transperçant de part en part, le stoppant brutalement dans sa descente. Quelques mots dans une langue presque inconnue, dont le cent avait pourtant appris les rudiments. Mais il ne réfléchissait plus, pas dans ces moments là, dans cette douce montée d'insanité se propageant par tous ses pores. Un gamin. Un gamin terrien. Quelques secondes à se dévisager, à se jauger comme pour deviner lequel disparaîtrait le premier. Il n'avait pas l'air farouche le gosse, surtout pas face à ce portrait ravagé qui se tenait face à lui, surtout pas lorsque l'écho de son hurlement semblait avoir pétrifié l'enfant. Son souffle ralentissait à mesure qu'il comprenait l'expression figée sur les traits du petit. La peur. Laze lui faisait peur. Et soudainement, un grand vide. Levant une main dans sa direction dans un geste se voulant rassurant, sans anticiper le mouvement de recul du môme, cette précipitation pour rebrousser chemin, agile comme l'un de ces iguanes ailés que l'explorateur avait eu l'occasion d'observer. Il avait disparu comme le vent, le bruissement de sa fuite agitant à peine les feuilles sur son passage. Et puis, la plainte, longue et aïgue. Le sursaut du cent, reprenant sa course à sa suite tandis que l'adrénaline secouait tout son organisme. Le bruit sourd avait résonné bien trop rapidement, bien trop proche de sa position pour n'être que le fruit d'une coïncidence. Et lorsque Laze avait baissé les yeux du haut de son perchoir, tout s'était arrêté. La silhouette inerte du gosse, comme l'une de ces poupées de Flora que le brun avait pu casser par inadvertance dans son enfance, agité de quelques hoquets sur une terre qui s'apprêtait à devenir son tombeau.

Doucement, ça serpentait dans sa boîte crânienne, venin acide distillé dans ses souvenirs morbides. Le désert lui apparaissait de plus en plus nettement, ce paysage inconnu qui lui avait  laissé penser qu'il nageait au beau milieu d'un rêve. Le visage de l'enfant se peignait avec une précision déroutante dans son esprit embrumé. Son regard terrifié cherchant quelque chose à quoi s'accrocher, captant maladroitement celui de Laze qui s'était en quelques minutes retrouvé posté au dessus de lui à tenter de trouver une solution pour que le carmin cesse d'affluer sur ses tempes. Mais il ne savait pas, l'explorateur, comment sauver un enfant déjà presque mort. Il ne savait pas comment calmer les soubresauts de ses côtes sous ses poumons noyés de sang, comment apaiser un regard qu'il ne pouvait pas supporter, qu'il ne pouvait soutenir. Une toux rauque agita le cent sur le sable, aucune larme capable de se former devant ses yeux asséchés, capable d'effacer ces yeux braqués sur lui dans ses pensées. Ce fut à cet instant précis qu'il le vit. Silhouette se découpant en ombre chinoise, s'agitant au dessus du sol sans qu'il ne comprenne tout d'abord ce qu'il pouvait faire. Parce que ça ne l'intéressait pas, Laze, de savoir ce que pouvait bien foutre l'inconnu qui se tenait à quelques mètres de lui. Pas lorsqu'il se retrouvait ainsi perdu en un lieu étranger, après ces souvenirs qui lui nouaient les tripes à l'en faire dégueuler. Littéralement. Son estomac se souleva et déversa sa bile sur le tapis d'or du désert. La chaleur qui martelait son corps et son crâne y était sûrement pour quelque chose, mais l'insensible n'avait pas encore compris à quel point la situation pourrait devenir critique. Tentant de reprendre appui sur ses genoux, quelque chose le retint brutalement au niveau de la cheville. Une chaîne. L'éclat rouillé irradia sa rétine, le contraignant à fermer les yeux une seconde. Il était attaché. Prisonnier ? Quelques instants s'écoulèrent avant qu'il ne parvienne à rassembler ses forces pour se tourner vers celui qui ne pouvait être que son geôlier. « EH ..! » L'interpellation trancha l'air sur sa langue déjà sèche, ses yeux se plantant droit sur le dos de l'homme qu'il apercevait de loin, ses muscles se contractant tandis que Laze se relevait dans un effort dont il ne perçut le prix que dans le vertige qui s'empara de lui, le contraignant à prendre appui sur le poteau auquel il était férocement lié.

✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.
† Hell Ain't Civilized †
Ozvan Hickok-Cannary
DATE D'INSCRIPTION : 27/05/2015 PSEUDO/PRENOM : I MULTICOMPTES : My Boy D'Arbanville & Hyacinthe & Dix & Elouan & Tam-Tam MESSAGES : 4844 CELEBRITE : Anson Mount COPYRIGHT : AVENGEDINCHAINS & Brimbelle & Pivette METIER/APTITUDES : Eclaireur & Orientation & Combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 33
Voir le profil de l'utilisateur

Tous les matins du monde ne reviennent jamais ... Empty Re: Tous les matins du monde ne reviennent jamais ...

le Jeu 27 Aoû - 19:30
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
∞  † ♫ Is this a place I can rest my poor head, To gather my thoughts
in sweet silence ? Is this a place where the feelings aren't dead,
From an overexposure to violence ?
   †  



Tous les matins du monde ne reviennent jamais ...



Au dessus des grains de sable on pouvait s'imaginer voir une petite couche presque transparente provoquée par les rayons du soleil se répercutant sur ce mur appelé désert. Pareille à une mini vague de vent se déplaçant au ras du sol. Et là se trouvait un trou. Creusé par les mains rudes d'Oz. Dedans on pouvait y voir le corps de l'enfant. Une fois descendu, longtemps le Rahjak le contempla sans bouger. Les souvenirs. Les rires. Les jeux. Les paroles. Une petite vie rayée par bêtise. Le vagabond parlait tout seul, ne prenant pas la peine de se retourner pour s'assurer de ce que devenait son prisonnier. Même - fort peu probable - si ce dernier parvenait à briser ses chaînes, il ne serait pas sauvé pour autant. Le lieu précis ou ils se trouvaient, l'éclaireur, vieux briscard, le connaissait depuis l'enfance. Plus personne ne s'y aventurait. Éloigné des routes invisibles mais fréquentées, quelques pièges mortels traînaient le long du parcours pour s'y rendre. Le meurtrier aurait tôt fait d'y trouver un destin aussi fatal que douloureux. Moins cependant que ce qu'il comptait lui faire subir. Le bâillonner ne serait pas non plus nécessaire. Déjà trop affaibli sa voix ne porterait pas sur la distance. Mais dans le cas incroyable ou ça se produirait, les tortures et meurtres étant si communes en ces lieux, personne ne se dérangerait pour un cri perdu au milieu d'un tel paysage désertique. Occupé Oz parlait au monde des mort, un long monologue, pour que ceux-ci accueillent cet enfant comme il se devait. Car l'heure de sa mort fut avancée, et le scélérat l'ayant provoquée payerait très bientôt. Il leur confiait la dépouille car la famille ne devait pas le voir dans un tel état. Aussi il ne fallait surtout pas qu'il soit seul. L'éclaireur parlait haut et fort. En anglais et de façon assez claire pour être entendu de l'assassin dont il ne connaissait pas le nom. Puis il se signa, se mit à genoux, plusieurs minutes, peut-être une heure.. Avant de recouvrir le cadavre.

Un mal de tête effrayant lui sciait le crane, mais il n'arrêterait pas ses projets. Il fallait que toutes ses voix se taisent. Taoki, Shawn, solan, Grace et surtout l'enfant. Pour cela il devait mettre à nu son prisonnier. Le détruire seconde après seconde. L'entendre hurler. Oz détacha le fouet de sa ceinture, le fit voler dans l'air, sifflant comme des serpents. Continua, tournant en rond comme un prédateur autour de sa proie. Sans un mot. Le garçon reprenait conscience. Au vu des traces laissées autour de son poteau, il avait bougé un peu. Il semblait avoir tenté de se lever, mais le coup  porté dans la forêt pour le rendre inconscient faisait encore son travail. Encore un peu de patience et il serait éveillé. Il le regretterait. Mais avant que soit complétement conscient, le rahjak souhaitait que déjà il puisse se sentir agressé. Oz lançait la lanière de son arme dans l'air la faisant claquer et rebondir dans le sable autour du cent pour qu'il se cru en danger. puis il le laissa à nouveau rôtir sous le soleil pour s'atteler à une autre tâche. la ronde des voix fantomatiques lui arrachait les cheveux alors qu'il s'enfermait dans une bulle pour s'enlever toute humanité. Ou à l'autre, enchaîné la-bas. Il ne savait pas, il ne voulait plus y penser. A tous ces morts, ces amis, ces enfants assassinés. Il fallait faire une exemple pour que ça cesse, un seul, lui donner son chemin de croix pour toutes les souffrances passés et à venir.

Avant que de se laisser envahir par son rôle de justicier, le Rahjak décida de consacrer quelques instants à son Alezane. Elle ne devait pas être impliquée dans ce jeu de vengeance. Alors il la caressa tout en lui murmurant ce qu'il lui était nécessaire de savoir. Que pour les temps à venir, il ne savait pas lui dire le nombre exact, elle pourrait folâtrer selon son envie, qu'à l'ombre de l'ancienne demeure en ruine un bac d'eau l'attendait, que non loin du puits, elle pourrait se sustenter un petit moment. Que finalement si cette excursion tournait mal, sa liberté s'offrait à elle. Il lui ôta les besaces de son dos et tout ce qui l'entravait, puis lui flatta longuement le col avant de se détourner. Ozvan ne la retrouverait peut-être jamais, mais si cela était le prix à payer pour voir justice rendu alors il l'acceptait. Maintenant, tout doucement, pour qu'il retrouva sa place, il invitait le guerrier sauvage et froid à se joindre à lui. Il oubliait tous ceux pour qui il tentait désespérément de rester un exemple. il ne pouvait pas laisser leur présence lui rappeler combien il devait se maîtriser, pour une fois, parce que cette fois-la il se devait de lâcher prise. Tout avait été prévu, pensé dans sa folie pour que rien ne puisse venir entraver sa démarche. Sa propre dépouille humaine devait rester derrière lui. Maintenant préparé il pouvait faire face à l'ennemi.

Alors que sa victime tentait de se relever, il entendait ses halètements, l'éclaireur ne lui prêtait toujours pas attention, implacablement il lançait les hostilités, qui ne se limitaient pas à de simples menaces. non. le dépaysement, la chaleur, la solitude, le désespoir .... tout cela faisait parti d'une mise en scène concoctée par l'homme du désert d’où était absente toute forme de bonté. Et pourquoi lui en donner ? Ou même le bénéfice du doute ? Il n'était qu'un vicieux petite serpent qu'il fallait déglinguer. Tranquillement Oz s'en était allé puiser de l'eau, une fois son récipient empli, il posa sur le puits une grossière bouteille qu'il éclata avec l'aide d'une pierre. Cette dernière Explosant, des morceaux de verres atterrirent partout de façon désordonnée. Aussi coupants que son âme. Il pensa tout d'abord en écraser certains de manière à ce qu'ils ne soient pas perceptibles. Mais finalement le voyageur se dit qu'il arriverait trop vite à son but final, et décida de les rajouter tels quels dans le bol contenant le liquide vital à toute survie. Il entendit une voix lui criant "Heh ..." alors que tranquillement il se déplaçait vers l'endroit ou il avait laissé l'arme de tout bon Rahjak. Il déposa ce qu'il portait ramassant l’objet par sa lanière et se redressa consentant enfin à rendre son regard à l’être abject s'appuyant sur le poteau. Il se fit alors la remarque intérieure que pas encore ce traître ne semblait avoir manifesté la moindre douleur au traitement qu'il venait de subir. Un résistant. Ce serait d'autant plus long et jouissif.[/b]

Il marcha alors vers le garçon, et dans ses pas suivaient l'enfant, Taoki, Shawn, ainsi que beaucoup d'autres. Chaque geste, chaque parole, chaque pensée seraient désormais aussi accomplis par eux. Au fur et à mesure que les secondes s'écouleraient tous ils s'infiltreraient dans son esprit, s'y loveraient, en prendraient possession et discuteraient ensemble. Mais avant que cette fusion fut faite, l'homme du désert s'adressa d'une voix monocorde au cent pour lui jeter son nom comme un morceau de viande "Ozvan". il voulait au moins l'honorer de ce qu'il s'était abstenu de faire connaître à l'enfant, savoir qui serait celui qui mettrait fin à ses jours. Le Rahjak n'était pas réputé pour être bavard et il ne commencerait pas aujourd'hui. Même il ne se souciait aucunement de l'impression qu'il donnait. Pourquoi? le seul témoin ne survivrait jamais à ce voyage. Prenant le récipient contenant le précieux liquide d'un main et gardant le fouet de l'autre il se rapprocha du meurtrier, de façon à ce que celui-ci n'eut qu'à tendre la main pour le toucher. il ne comptait pas user de son arme, juste induire en lui un peu plus de peur. Il Posa le contenant sur le sable sachant que la soif le rendrait tout d'abord imprudent, aussi rusé qu'il soit. Bien que plus savants depuis leur arrivé, il comptait sur l'inexpérience des enfants du ciel pour que celui-ci commette toutes les erreurs du débutant. Il s'en délecterait alors sachant que ses fantômes l'applaudiraient avec force à chaque éraflure sur la surface de ce visage trompeur. Tranquillement il corroderait toutes ses bases jusqu’à ce qu'il le supplie de le tuer mais jamais il ne lui ferait ce cadeau. "Oui" lui accorda t'il. Cela signifiait que l'enchaîné avait désormais toutes son attention, son répit pour peu qu'il en ait eut un, se terminait. Le garçon pouvait s'attaquer physiquement à lui, il lui en donnait l'occasion, mais il en ressortirait plus amoché encore. "Qu'as tu à me dire pour ta défense?"

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Invité
Invité
Anonymous

Tous les matins du monde ne reviennent jamais ... Empty Re: Tous les matins du monde ne reviennent jamais ...

le Mar 27 Oct - 21:26
Tous les matins du monde ne reviennent jamais
OZVAN & LAZE

C'est un joli soir pour mourir. Et si ta main tremble, dis-toi qu'il faut juste partir. ✻✻✻ Il avait un millier de cris dans le ventre qui ne demandaient qu'à sortir, qu'à jaillir de ses lèvres pour se briser aux quatre vents, quitte à ce que personne ne les entende, peu lui importait. C'était un poids dans son estomac qu'il voulait extérioriser, les tripes nouées et la gorge serrée maintenant captifs ces hurlements destinés à ne résonner que dans sa tête, butant contre son crâne et labourant sa cervelle. Egon. T'es où. Egon. Le souffle brûlant du désert ne tarderait sans doute pas à projeter devant lui sa silhouette imaginaire, prête à s'extirper de son esprit pour lui asséner le coup de grâce de ces dernières semaines. Parce qu'il ne pouvait qu'être en train de délirer, pas vrai ? Les muscles de ses jambes semblaient mues de spasmes invincibles, les rompant bientôt sous les rotules qui retrouvèrent le sol brûlant tandis que l'homme enfin se tournait vers lui. Attaché comme un chien à sa potence, des gouttes ne cessaient de ruisseler à ses tempes pour venir s'écraser dans le sable en fusion, y disparaissant avant même de l'avoir effleuré. Hissant pour la seconde fois son corps endolori sur des genoux tremblants, levant le menton pour discerner ce que transportait le récipient que s'apprêtait à lui offrir gracieusement le dénommé Ozvan, avec des airs de bête sauvage attendant le prochain coup. « Laserian. » Naïvement, il répondait, la voix à demi-brisée par la morsure asséchée de sa langue, plantant des yeux à demi-hagards dans ceux de l'étranger. Il n'avait pas les idées au clair, peut-être était-ce la chute, ou bien la chaleur, ou encore l'errance qui animait ses iris assombris par la fatigue. Il se présentait pourtant à lui comme il l'aurait fait envers n'importe qui, d'une politesse solennelle, parce qu'il n'avait pas compris, Laze, qu'il ne servait à rien de jeter son nom aux pieds de l'inconnu. Une arme qu'il ne connaissait guère se balançait dans la main de l'homme qui s'approchait de lui, sifflante et menaçante, son écho se réverbérant dans le souvenir de ces minutes de semi-inconscience, et son oeil intrigué s'y attacha une seconde. Libérant quelques pulsations adrénalinées au fond de sa poitrine. Mais seule l'eau comptait. Seule cette sensation désagréable au fond de son organisme manoeuvrait chaque mouvement. La chaîne vacilla en retenant sa cheville lorsque le cent se jeta vers le récipient. L'attrapant de ses mains tremblantes, ses lèvres rêches trempées dans le breuvage salvateur. Il ne sentit pas la déchirure, ne perçut pas l'entaille dans la chair de sa joue, et seule la sensation de quelques morceaux présents dans l'eau l'alertèrent. Ils avaient buté contre ses dents, pour la plupart, tandis qu'il ouvrait de grands yeux. Les arabesques vermeilles s'étaient liés au liquide translucide, et ses mains lâchèrent brusquement le réceptacle tandis qu'il expectorait déjà l'âpre épaisseur qui avait envahi sa bouche, s'évadant des plaies creusant son palais, ses joues, sa langue, sans que Laze n'en comprenne la provenance, pas avant d'avoir recraché au milieu du sol peint de carmin les quelques morceaux scintillant qui avaient transgressé le seuil de ses lèvres. Ses deux mains portées à sa bouche, ses doigts s'y enfonçant sans réfléchir, pour sentir les crevasses se découper sous la pulpe de ses doigts. Une appréhension viscérale secoua ses côtes, toussant et laissant le sang s'éparpiller sur le tapis d'or sans parvenir à le retenir. Il délirait. Il ne pouvait en être autrement. Une main brusque reprenant possession de l'écuelle de fortune pour détailler le fond de celle-ci, pour comprendre quelle surprise macabre s'y camouflaient. Son sang pulsait à ses tempes dans un rythme effréné, tandis que l'horreur le gagnait lentement, décomposant ses traits sous l'ombre que projetait la silhouette assassine. Son regard orageux se releva vers l'homme qui n'avait pas manqué de reprendre la parole. Pour le questionner. S'imposer en juge d'un procès que Laserian peinait à cerner. Exacerbant l'angoisse qui s'imposait lentement en maîtresse sur l'explorateur.

L'incompréhension quittait doucement ses traits, l'instinct de survie ne laissant guère de place aux questionnements, la colère de s'être ainsi fait dupé raisonnant à ses tympans comme un tambour de guerre. Il aurait pu jouer le jeu, répondre d'un ton arrogant comme le petit con qu'il pouvait être, parfois. Ou peut-être dresser sa propre défense d'un ton solennel, moquant la mise en scène de l'agresseur en se foutant bien des conséquences. Mais il n'avait plus le goût à rire, plus le goût à balayer toute forme d'inquiétude d'un sourire en coin et d'une remarque sarcastique. Pas après ces journées à ne plus parler qu'aux fantômes, murmures incertains suspendus à ses lèvres, répétant encore et encore quelques mots à jamais perdus dans l'air humide de la forêt. Cet instant précis était peut-être bien le seul à lui arracher quelques sursauts, à étirer ses bras fatigués pour effleurer la vie, le goût d'être en vie. Ce goût qui se perdait sur le chemin de sa fuite au fil des jours. Et qui lui revenait doucement au milieu des embruns métalliques parsemant ses papilles et envahissant ses narines. Ce n'était pas grand chose. Une flamme vacillante animée derrière les barreaux de sa cage thoracique. Qui gagna en intensité lorsque les paroles s'évadèrent, mordantes. « De quoi tu m'parles, de quoi... » Sa langue abîmée s'animait de travers, laissant infuser ses phrases dans le bain rougeâtre qui ponctua chaque mot d'une centaine de gouttelettes tranchant l'air. La tête lui tournait, le garçon était pourtant presque sûr de ne pas avoir perdu suffisamment de sang pour en ressentir venir les effets, et le soleil battant sa nuque en semblant le principal coupable. Une main tendue, impuissante, levée au hasard comme pour signifier toute l'étendue de son ignorance. Et puis, les prunelles qui suivirent la course de son bras. Les paupières qui se plissèrent en vain pour tenter d'y discerner quelque chose. L'image de l'étranger lui revint, quelques minutes plus tôt, au dessus de cette terre inconnue aux reflets mordorés. Qui s'agitait, sans qu'il n'y prête attention. Peut-être aurait-il dû. Peut-être aurait-il réalisé qu'il s'employait à creuser, avec la même ferveur que lui-même, une quinzaine de jours plus tôt. Ou une vingtaine. Une douzaine. Le temps lui filait entre les doigts. Et peut-être aurait-il compris, Laserian, qu'il s'agissait d'une tombe, une tombe à laquelle se rattacheraient à nouveau tous ses maux. « Tu... tu vas perdre ton temps. » Un coup d'oeil au cuir enroulé près de la main de son geôlier. Mille pensées désordonnées ancrées sur sa langue meurtrie, étiolant les consonnes d'une accentuation étrange. Tu perdras ton temps, si tu comptes me blesser. Peut-être aurait-il dû feindre la souffrance, laisser quelques plaintes factices trancher l'air tandis que la limpide traîtresse lui dilacérait la gueule. Peut-être l'aurait-il laissé tranquille plus longtemps. L'espace d'une fraction de seconde, le regard d'Egon se posa sur lui, vague figure offerte par les couches d'air en incandescence. Cet expression qu'il avait toujours, lorsque le guerrier en mousse fonçait tête la première sous prétexte de ne rien sentir. A combien de reprises, l'avait-il mis en garde, au juste ? A ce souvenir se lièrent les sourcils froncés de Liam, ses prunelles incendiaires lorsque l'explorateur se jouait du danger sous ses yeux réprobateurs. Sûrement qu'il aurait dû les écouter. Arrêter de s'imaginer invincible. « Tu veux quoi ? » Mots crachés dans les vestiges d'une fougue au déclin certain. Les phalanges blanchies sur une poignée de sable rougie, le cent le contemplait, laissant le sang sécher sur son menton, dans son cou, dessiner ses lignes irrégulières sur son t-shirt. Difficile de s'exprimer, et pourtant tant de questions à poser. Tant de démons à exorciser, pour se révéler bien incapable de sauver sa propre peau. D'en éprouver ne serait-ce qu'une envie suffisamment forte, pour ne pas ainsi provoquer l'ennemi de ses prunelles à demi-flamboyantes.
✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.
† Hell Ain't Civilized †
Ozvan Hickok-Cannary
DATE D'INSCRIPTION : 27/05/2015 PSEUDO/PRENOM : I MULTICOMPTES : My Boy D'Arbanville & Hyacinthe & Dix & Elouan & Tam-Tam MESSAGES : 4844 CELEBRITE : Anson Mount COPYRIGHT : AVENGEDINCHAINS & Brimbelle & Pivette METIER/APTITUDES : Eclaireur & Orientation & Combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 33
Voir le profil de l'utilisateur

Tous les matins du monde ne reviennent jamais ... Empty Re: Tous les matins du monde ne reviennent jamais ...

le Dim 8 Nov - 15:33


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


Tous les matins du monde ne reviennent jamais...
Laserian & Oz


Rien ne raisonnait dans l’écho insaisissable de l'air se répercutant contre les grains de sables fuyants d'imaginaires dangers sous les pieds du vagabond. Pas un cri pour orner cette journée dont le soleil chantait au Zénith, seul joyeux drille de l'assemblée. Le solitaire se tenait debout, savourant cette ruse dont il s'improvisait l'instigateur. Chaque goutte de sang revivifiait ses chers disparus. Un délice. IL se pencha même pour admirer la souffrance dansant dans les prunelles du jeune homme. Le Rahjak n'y lu que de l'incompréhension. Première déception. Il se redressa brusquement perdant de sa superbe quelques instants. *Pourquoi?* lui demandèrent ses morts. Car le carmin versé dans le sable ne pouvait être suffisant pour assouvir leur colère. Depuis le départ de cette aventure le deal conclu s'appuyait sur la douleur douce puis insupportable du condamné. L'espérance d'une imploration. Laserian ... puisque tel il se nommait, ne lui opposait que des questionnements. D'un coup de pied brusque il envoya le récipient volé quelques mètres plus loin, ce qu'il en restait se mêla au sol poudreux, désaltérant une petite araignée du désert qui zigzagua entre les bris de verre. Pour les animaux ainsi que les plantes les entourant, la vie continuait sans dommage, inéluctable, insensible à la détresse du cent.

La question d'Oz, raisonnant dans l'espace pour souligner ce qu'elle pouvait avoir de petit et de ridicule, n'appelait en réalité aucune réponse. L'éclaireur la prononça pour la forme, car la sentence du prisonnier, depuis le départ, ne recherchait aucune argumentation. Il s'agissait d'une mise en scène pour l'enfoncer, le mener dans des interrogations douloureuses, vers ses fautes ou ses remords qui n'obtiendraient jamais la rédemption. Ainsi la fin la plus logique restait la mort, mais pas avant que de donner leur du aux esprits vengeurs que l'homme du désert portait en lui.  Le bourreau s'éloigna suivant le mouvement du geste rageur qu'il avait exécuté, revint vers l'enchaîné, saisit sa chevelure lui levant brusquement la tête et plongea ses yeux dans les siens, un long moment. A la recherche de ce qu'il devait y trouver pour que ses actes trouvent une sens, ou une direction qui l'amènerait au but désiré. Il le disséqua comme une sujet d'expérience, annihilant l'humain qui le ramènerai alors aux terres du raisonnable. Puis l'égaré le relâcha avec brusquerie, silencieux toujours, dubitatif devant le spectacle créé de ses mains. Les images se déroulaient parfaitement devant ses yeux, mais le son ne suivait pas, et la raison lui en demeurait dissimulée.

Jusque là il restait le maître du jeu, et bien qu'il tint encore toutes les cartes en mains, il supputait une fuite, un défaut dans un emplacement que son œil trop certain manqua au moment opportun. A moins qu'il ne fut question d'un paramètre nouveau, jamais affronté ? Ou tout simplement un défi que le jeune imprudent lui lançait. Tel un vautour il tournait autour de ce dernier, donnant une image de sureté alors que tranquillement les enfants de la folie s'installaient dans l’entièreté de son être. Il devenait impératif de provoquer une réponse que les morts apprécieraient, sinon jamais ils ne réussiraient à passer dans l'autre monde, toujours et à jamais hanteraient son esprit, souhaitant d'autres victimes pour que leur soif soit jugulée quelques temps. Et recommencer. « Je te parle de ton crime ». Longtemps après vint la réponse pour le cent, preuve, malgré l’irréalité de sa situation, que ses mots atterrissaient bien là ou il seraient entendus, pas forcément écoutés, ni compris. la phrase fut suivit d'un sifflement, la lanière du fouet s’abattit sur le dos du prisonnier avec férocité. Rien ne se répercuta alors dans l'oreille du rahjak qui puisse le satisfaire. Plus durement il déchira le vêtement du jeune homme pour que le traitement qu'il lui réservait ne fut pas amoindri par un morceau de tissu. C'est alors qu'il découvrit une myriade ce cicatrices qui auparavant n'attirèrent pas son attention. Le renforçant dans la fausse idée que ce garçon s'entraînait régulièrement à résister à la torture.

Alors il laissa sa fureur envahir son bras tenant l'instrument de supplice pour qu'il s'enfonce profondément dans la peau, y laisse ses morsures ... deux, trois, quatre, cinq .... Même pas un murmure ... six... Encore moins un soupir... Sept... L'homme du désert stoppa net, lançant son arme  qui alla rejoindre le sol moins aride, ou se logeait la petite araignée dont la journée plus qu'une autre se trouvait fort mouvementée. Trop loin cependant, pour que le garçon, si la pensée l'en effleurait, puisse récupérer l'objet. La silhouette du voyageur, debout, s'étendait sur Laserian, non pour le protéger de l'astre du jour, mais le désir de vérifier si ses coups portaient fruits, prévalait sur toute tactique. Malgré lui, alors qu'il frappait, écoutant ses locataires invisibles hurler *encore, encore, encore* il retint son bras. Non pas de pitié, ce sentiment émietté à la capture du cent, n'accompagnait plus le kidnappeur. Dès le début de "l'aventure" il l’égorgea sur le route, le laissant pour mort. État que ne devait pas atteindre Moriarty avant qu'il ne le suppliât. Pour reprendre le cycle aussi longtemps que son souffle s'accrocherait. « je n'ai plus rien à perdre ... » Une autre miette pour le condamné, prononcé dans un anglais aux accents étranges mais très compréhensibles, depuis le départ. Oz souhaitait se faire entendre même si ses explications restaient sommaires, perdre du temps à parler aux murs ne faisait pas parti des qualités - ou défauts - de l'homme. Son oncle, mercenaire, guerrier l'utilisait couramment, et l'éleva en s'adressant régulièrement à lui sous plusieurs  dialectes dont celui-là.

Il le laissa là, se dirigeant vers les besaces déchargées de son alezane qui se reposait plus loin. Il se pencha, fouilla énergiquement dedans déposant sur le coté des livres puis quelques affaires en bois puis récupérant plusieurs cailloux il délimita un petit périmètre dans lequel il se mit en devoir de faire démarrer un feu. Ces bouquins destinés à Gamora pour qu'elle puisse les remettre aux cents seraient donc sacrifiés pour la bonne cause. La sienne, les morts, les assassinés, les disparus, les injustices ... tout ce que représentait le blessé à ses yeux. Oui un feu, en plein jour, en plein soleil ... même l'homme du désert suait à grosses gouttes mais n'y prêtait aucune attention. Car il devait récupérer qui lui était nécessaire dans cette opération : les cendres. Oz tournait donc le dos au jeune homme sachant que ce dernier ne possédait aucune échappatoire, mais il pouvait toujours s'amuser, si il y arrivait encore. Pendant ce temps Elle, curieuse, reposée s'en alla fourrager avec ses naseaux dans la chevelure de laserian, douce, sans le savoir, elle lui procurait presque un mur de protection contre le soleil, lui octroyant des moments de répit dont il devait bien avoir besoin.  L’homme sombre fut absorbé par sa tâche pendant un long moment, alors que le garçon blessé et l'animal partageaient une étrange moment de douceur inattendue, avant que le rahjak ne revint pour l'éloigner de ces lieux souillés.

« Ce que je veux ? que tu souffres autant que lui  » Lui l'enfant, il devait le savoir non ? Il n'allait tout de même pas essayer de le nier ? Mais le temps pressait, il ne fallait pas que son écuelle refroidisse. Il plaqua son pied sur l'épaule du garçon l'enfonçant tête première dans le sable puis répandit sur son dos ce que contenait la grosse écuelle qu'il tenait : des cendres rouges. Bien chaudes qui pourraient aller se coller dans ses plaies ouvertes et meurtries pour abimer sa chair douce et tendre qui pourrirait bientôt au soleil. Mais non sans l'avoir  fait grimacer sous les tourments avant. Soudainement il cru voir le corps de Taoki, brutalisé sous son pied, comme s'il s'en trouvait l'artisan alors il recula, relâcha Laserian, laissa tomber l'objet qu'il tenait à la main. Lequel rebondissant sur l'épaule de ce dernier s'en alla buter contre le seau ou s'affairait la petite araignée pour se construire un nouveau repaire. Que se passait-il là ? *continue continue continue* lui hurlaient ses invités imaginaires dans le creux de son oreille. « Taoki ? » Sa voix jusque là forte et puissante devenait chevrotante devant ce spectacle. Mais la tête se releva, non, son protégé n'avait pas ressuscité. il s'agissait bien  de ce tueur d'enfant, et sans doute que son ami mort indiquait à Oz qu'il marchait sur la bonne voie. Si donc ça ne suffisait pas il faudrait passer à l'étape suivante, les yeux ? non les tourments devaient en émerger, la Langue ? non les gémissements, les suppliques devaient pouvoir se savourer sans obstacles.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Hold on to your heart:
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


Edit : Ce RP ne pouvant être terminé à cause du départ du personnage Laserian voici les quelques explications quant à sa
suite et fin:
avec un petit éclaircissement quant à notre rp avec Oz que l'on n'a pas pu finir, et qui laissait donc le sort de mon casse-cou en suspens.

Dans le désert, Oz a commencé à halluciner. Et Laze aussi. Laze pensait avoir affaire à Egon, et Oz à Taoki. Ce n'était pas un rp qui devait avoir une fin négative, malgré les apparences. C'était pas de la torture pour de la torture. La torture était le moyen, mais pas la finalité. Le moyen pour Laze d'outrepasser les limites de ce corps qu'il poussait à bout depuis des semaines, pour enfin se confronter à la réalité, à la mort d'Egon. La rencontre de deux coeurs torturés. Malgré l'horreur du rp, c'était le moyen pour Laze d'enfin avancer. C'est ainsi qu'il a été prêt à rentrer au campement, par la suite.
Contenu sponsorisé

Tous les matins du monde ne reviennent jamais ... Empty Re: Tous les matins du monde ne reviennent jamais ...

Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum