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le Jeu 16 Juil - 19:14
Please, make it stop
" I'm fine. Yeah, aside from the not sleeping, the jumpiness, the constant, overwhelming, crushing fear that something terrible's about to happen." "It's called hyper - vigilance, the persistent feeling of being under threat". "But it's not just a feeling, though. It's - it's like it's a panic attack. You know, like I can't even breathe."
Je passais mes journées à l’attendre, je retournais sur le lieu du crime en espérant qu’il ait réussi à se sauver. J’attendais, le souffle court et le ventre noué de voir ses cheveux en bataille se dessiner derrière l’un des arbres, j’attendais en vain, je le savais, mais je m’accrochais à cet infime espoir. Naïve à ce point jamais je n’aurais pensé tomber aussi bas un jour, comme si l’angoisse, les terreurs nocturnes n’étaient pas suffisantes, il a fallu qu’on m’arrache Rhys de façon trop brutal sans que je ne puisse rien faire pour le garder. Si le reste du camp me voyait à cet instant précis ils m’hurleraient de plus recommencer, que je ne dois pas sortir seule, encore moins en restant assise par terre, que comme ça je suis une cible trop facile d’accès. Peut-être que je n’ai tout bonnement plus envie qu’on me sauve et que je n’attends pas Rhys mais simplement de me faire assommer à mon tour. Assise dans l’herbe, j’observe d’un œil triste le buisson dans lequel Rhys m’a poussé pour me sauver… Me sauver, j’étais sans cesse cette chose à sauver, même lorsque c’est moi qui lui vient en aide il se doit d’être le héros. Avec sa jambe, il n’aurait pas pu faire grand-chose et en m’infligeant un second traumatisme n’était pas la meilleure chose à faire si jamais il voulait s’en sortir. Il avait fait ce choix sans penser à moi, à comment je réagirai après sa disparition. Mais c’est lui que j’attends, les fesses dans l’herbe, j’attends de vois sa silhouette, me convaincre qu’il va bien et non pas en train de subir je ne sais quoi avec ce terrien. Je craque mes doigts un à un à rythme régulier, je pourrais passer ma journée et ma nuit ici si personne venait me chercher, si j’étais certaine que personne ne s’inquièterai de ne pas me voir errer dans le camp.

Le regard dans le vague, je suis dans un monde à part, droite et impassible, j’ai simplement la lèvre inférieur qui tremble. Impuissante, je suis incapable de chasser les images du kidnapping de Rhys. Elles sont floues brouillées par le double traumatisme crânien que j’ai subi. Puis c’est tout corps qui se met à réagir, mon cœur s’accélère, mes mains deviennent moites alors que je  ne bouge pas. Je ne sais même pas très bien ce que je fixe, est-ce que je fixe réellement quelque chose trop absorbée par toutes ses pensées qui m’écrasent depuis quelques jours. Un craquement, une branche qui cède sous le poids d’un inconnu me fait relever la tête subitement. « Qui va là ?! » Pas de réponse, la dernière fois que j’ai posé cette question j’ai manqué de terminer avec un flèche dans la tête, je m’étais sauvée et Rhys, Rhys avait fait le reste ? Je pense constamment à lui alors que les larmes me montent déjà aux yeux, je suis pathétique et pitoyable. Complètement abattue si je venais à mourir maintenant ça ne sera pas dans une quelconque dignité. Le ventre retourné et les yeux humides, j’ai juste envie de vomir à la simple pensée qu’on puisse me voir dans un état pareil. Resserrant mon poids, jusqu’à en blanche les jointure, jusqu’à sentir mes ongles s’enfoncer dans ma peau, j’arrive à  me contenir un minimum. Je vais pas bien, je crève de l’intérieur et j’ai personne pour me sortir de cette torpeur continue. Ils disent que ça ira, que c’est Rhys, qu’il est costaud, qu’il s’en sortira que je ne devrais pas autant m’en faire et que quand bien même je dois continuer pour lui. Stupidité… continué pour lui… Il s’est sacrifié pour moi pour me protéger et les gens continuent quand même de mourir ou simplement disparaître autour de moi. Ils ne savent pas ce que je ressens et si je perdais Rhys comme j’ai perdu James et Ashera, si je le retrouvais mort alors qu’on venait à peine de se réconcilier. Ce n’était que des broutilles et dans l’horreur de la situation j’en avais pris conscience



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le Ven 17 Juil - 15:35
     

Ailina E. Branwell ♦ Livia Wicklow

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P
etite curieuse que je suis, je guette. Le peuple du ciel est toujours aussi intéressant mais leur rang on tendance à se réduire avec le temps. Je surveille car je cherche une personne en particulier, un jeune homme arrogant et beau parleur qu'il m'arrive de taquiner. J'ai besoin de lui parler à lui, de l'isoler pour avoir cette entrevue, sauf que cela fait plusieurs jours que je ne l'ai pas aperçut sur le camp. De mon perchoir, je dispose d'une vue d'ensemble pourtant je suis certaine qu'il n'est pas là. Où peut-il bien être ? Une petite blonde souvent fourrée avec lui s'éloigne seule du campement, au début je ne l'ai à peine remarqué, puis au fil des jours je me suis interrogée. Le jour suivant, elle sortit encore, le visage à l'expression si triste, le regard si vide. Quelques chose ne va pas – mais quoi ? Seule, elle s'éloigne. Il ne m'est pas difficile de la suivre. C'est comme si elle s'en fiche totalement, inconsciente, elle se balade tout simplement. Pas d'armes. Pas de regard pour surveiller les environs. Rien. Juste une âme errante prête à servir de proie à n'importe qu'elle prédateur. J'éprouve des soucis à me mettre dans la peau des gens, encore plus quand il s'agit de désarrois, ce vide intersidérale dans le regard comme si il y avait un trou béant dans leur poitrine. Une notion que je ne m'imagine pas. Je les compare à une grande famille livré à eux même, dans ce cas peut-être que la perte de l'un des leurs est comme perdre un membre de famille et non un membre de mon village. Subtile analyse qui m'aide à y voir plus clair.

Elle s'est arrêtée. Assise. Immobile, devant un buisson. Je commence à la croire folle. Elle fixe le lointain mais ne semble pas voir ce que moi je vois. Prise au piège de ces pensées, elle ne sent pas ma présence. Sa lèvre tremble, puis son corps. J'ai besoin de savoir. Besoin de comprendre. Je saute de mon arbre et m'avance sans discrétion volontairement, une branche finit par craquer et la sortir de sa torpeur. « Qui va là ?! » déclare-t-elle. Elle n'a pas perdu sa langue, mais je ne répond pas. Je n'aime pas m'étaler sur de grands discours avec eux. Même si je les secours. Même si je les observe. Même si je veille sur eux. Je ne suis pas leur amie. Je ne partage pas, mise à part avec quelque uns après quelque temps. Le temps que je m'habitue à eux, leur face confiance. J'approche sans un mot alors qu'elle n'a toujours pas daigné bouger, elle demeure le cul par terre à attendre sa sentence. Suicidaire. Sacrifice. Je remarque tous ces gestes à présent, le mal qu'elle se fait. Qu'est ce qui peut la torturer à ce point. Elle n'est pas en paix avec elle même et je décide d'enfreindre tous mes principes. Pas d'armes. Pas de menace. Je tente d'enlever les peintures sur mon visage pour ne pas l'effrayer plus. Silencieuse, je m'assieds à ces côtés.

Comme elle je fixe devant. Pas un regard. Pas un mot. De longue minutes à contempler la forêt et je ne vois que la forêt. Je sens son regard ahurit sur moi, si déconnecté de la réalité qu'elle n'a pas encore fuit. Je m'adresse alors à elle sur un ton neutre « Je ne vois que de la verdure, des tronc et une dense forêt en finalité. Toi, qu'est ce que tu vois ? » mon visage effectue un quart de rotation pour la regarder dans les yeux. Je ne montre rien d'agressif à son égare et quoi qu'elle tente, j'aurais le dessus. Je suis entraînée. Elle non. Je prends sur moi pour ne pas entrer dans le vif du sujet mais je lis dans son regard que ce n'est pas d'un interrogatoire qu'elle a besoin, mais plutôt d'aide.


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le Dim 19 Juil - 15:10
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" I'm fine. Yeah, aside from the not sleeping, the jumpiness, the constant, overwhelming, crushing fear that something terrible's about to happen." "It's called hyper - vigilance, the persistent feeling of being under threat". "But it's not just a feeling, though. It's - it's like it's a panic attack. You know, like I can't even breathe."
Je n’arrive plus à avoir peur, craindre le monde, craindre les terriens et peut-être que je ne suis pas assez prudente mais tant pis, je n’ai aucun remord à être ce que je suis. Peut-être que Rhys finira par débarquer de derrière un arbre même si j’ai du mal à croire à cela, j’essaye de me faire gober mon propre mensonge. Il y a des jours où j’y parviens, je me dis que c’est Rhys, qu’il parviendra à se barrer d’une façon ou d’une autre et puis il y a ces jours, comme aujourd’hui, où je n’y crois tout bonnement plus, qu’au vu de l’état de sa jambe il a eu milles et une occasion de se vider de son sang, de chopper la gangrène ou n’importe quelles autres infections plus déroutantes les unes que les autres. Que Rhys n’est pas du genre à se laisser faire alors, il répondra, grande gueule qu’il est ça va lui jouer des tours là où il est. Si j’étais parvenue à me sortir du buisson, j’aurais peut-être pu faire quelque chose, l’autre aurait pris peur, peur de ne pas pouvoir nous gérer tous les deux.

Puis, le bruit de la branche qui craque me sort de toutes rêveries, j’appelle la personne à se montrer, qu’elle le veuille ou non, ça ne changera rien à mon état. Curieuse de savoir qui ose s’approcher de moi et peut-être voir le dernier visage de ma vie, je tourne la tête vers l’origine du bruit, une jeune femme qui frotte son visage pour y retirer les peintures. Sans un mot, elle s’approche encore plus avant de s’assoir à côté de moi. J’aurais pu être surprise, interloquée par sa façon d’agir, voire même choquée mais non. Je reporte seulement mon attention au buisson, l’objet de mes tourments et je retourne dans cet état un peu second qui m’animait il y a encore quelques minutes. Le temps est sans saveur dans cette situation, je pourrais passer mes journées entières ici à attendre qu’il se passe un truc, que je m’en sorte ou pas. « Je ne vois que de la verdure, des tronc et une dense forêt en finalité. Toi, qu'est-ce que tu vois ?  » Sa voix résonne comme un écho lointain, incapable de raisonner de façon correct, je n’arrive pas à savoir si je l’imagine parler ou si sa question est sincère. Je reste sans broncher un instant, me questionnant soudainement sur les attentions de la jeune femme qui avait pris place à mes côtés quelques instants auparavant. Qu’est-ce que je vois quand je regarde dans cette direction, ce n’est pas la forêt que je regarde, c’est bien au-delà de la forêt. Je ne suis pas folle, même si pour le coup j’ai de plus en plus de mal à m’en dissuader. Je suis choquée, oui en état de choc constant, comme si j’étais incapable d’oublier et de passer outre les récents évènements. « C’est vide. » Vide de tout, un peu comme moi, je ne suis même plus certaine de ce que je vois ou non. Et je rêvais, si cette femme n’était qu’une hallucination et que je parle toute seule dans le vide, si tout ça n’était finalement pas si important que cela. « Parfois des choses terribles de passent dans des lieux magnifiques… » Je respire lentement mais je sens toujours ma lèvre inférieur trembler, je finis par reporter mon attention à la brune à mes côtés. « Est-ce que je suis folle de penser que vous allez tous nous exterminer un à un sans nous laisser la moindre chance. » Ce vous, ce n’est pas elle mais son peuple, ces terriens qui s’obstinent à vouloir diminuer l’effectif de nos rangs alors que nous avions seulement tenté de survivre.




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le Sam 25 Juil - 14:00
     

Ailina E. Branwell ♦ Livia Wicklow

Please, Make it stop.
J
'imagine qu'elle fixe l'horizon dans l'espoir d'y voir apparaître quelque chose de précis. Sinon, peut-être est-elle sous l'emprise d'un poison ou d'une substance modifiant sa vision et jouant sur son inconscient. Dans les deux cas, ce qu'elle cherche à observer n'existe pas. Je peux le certifier, je ne quitte pas la direction qu'elle regarde des yeux. Inerte. Absente. J'ai l'impression de m'adresser à un mur qui ne m'entends pas, une fille qui ne réalise pas que je viens de m'asseoir à ces côtés. Stoïque. Vide. Je suis désemparée. Je ne sais pas quoi ajouter, je penche mon visage pour la détailler. Elle me semble réellement perdue. Ces yeux rougis et bouffis, m'indique qu'elle a longuement pleuré. Ma petite sœur, la plus jeune a souvent les yeux dans le même état après un gros chagrin. Mon analyse est interrompue par une note lointaine : « C'est vide. ». Interloquée, je demeure silencieuse. Ce n'est visiblement pas l'environnement qui est vide mais bien elle. Elle poursuit sur sa lancée. « Parfois des choses terribles de passent dans des lieux magnifiques… » Voilà, une information de choix, mais sans contexte il m'est compliqué de comprendre de quoi elle cause. Sa respiration est lente, presque artificielle, trop contrôlée pour être naturelle. Sa dernière question me fait me redresser. Droite comme un « i ». « Est-ce que je suis folle de penser que vous allez tous nous exterminer un à un sans nous laisser la moindre chance. » M'interroge-t-elle indirectement. Je comprends de quoi elle parle, ce qu'elle veut dire par ce vous. Ce vous qui m'englobe mais qui rassemble bien des peuples différents. Elle, elle ne sait pas. Ils n'ont pas besoin de savoir. Je pose ma main sur la sienne, contact chaleureux, doux, que je lui dédie. « Je ne penses pas que tu sois folle. Mais il est fou de songer que nous désirons tous vous tuer... Sinon, tu serais déjà morte. » En effet, j'aurais du la tuer en toute logique si je suivais son raisonnement de base. Hors, je m'étais simplement assise à ces côtés. Je pose mes mains sur ces yeux, le noir total. Je murmure à son oreille : « Tu es rongé par un mal. Ta peine est visible mais elle t'aveugle. » Je tentais de lui faire comprendre. De lui montrer notre façon, ma façon, de relever la tête lorsque qu'un drame se profile. Je n'aime pas m'exprimer dans cette langue qu'ils comprennent, je vais très souvent au plus court. Là, c'est différent. « Tu es faible. » Mon ton est neutre mais impose la vérité. J'aurais pu m’arrêter là, m'en aller et la laisser à la merci d'un animal ou d'un autre Grounder bien moins amical. « Chez nous, il est important de se relever, de se battre pour survivre, sans quoi nous risquons notre vie. Cherches-tu a finir ton combat ? » Je libère ces yeux pour la forcer à me regarder dans les yeux, ma main guidant son menton vers moi.

Je réfléchis. Je cherche un moyen de la reconnecter. Un sourire malicieux illuminant mon visage, je me met à fouiller mon sac. Il est temps que ces blessures disparaissent. Je peins délicatement le contour de ces yeux lui forgeant son masque de guerrière. L'on ne doit pas voir qu'elle a pleurer et que son cœur est triste. Je me relève après avoir terminé, lui tendant ma main pour l'inviter à me suivre : « Tu as le choix, soit tu te relèves et tu viens avec moi pour te battre. Soit tu restes là assise à te morfondre, mais quand je partirais il sera trop tard. » Je la laissais analyser mes mots et la proposition. Ma main toujours tendue vers elle, je décide de spécifier un point : « Si tu décides de venir avec moi, il faudra partager ta douleur pour que je t'aide à la surmonter. ». Je n'avais plus qu'a attendre.


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le Lun 27 Juil - 23:17
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" I'm fine. Yeah, aside from the not sleeping, the jumpiness, the constant, overwhelming, crushing fear that something terrible's about to happen." "It's called hyper - vigilance, the persistent feeling of being under threat". "But it's not just a feeling, though. It's - it's like it's a panic attack. You know, like I can't even breathe."
Des questions, toujours trop de questions dans ma tête, j’aimerai que toutes ses petites voix se stoppent, ne plus m’interroger sur quoi que ce soit, j’aimerais me moquer de tout, dire que ce n’est pas grave, que la vie est ainsi faite et que je ne pourrais rien y faire. Elle suit son court voilà tout. Mais non, je me brûle le cerveau avec des questions qui restent sans réponse et la seule que je parviens à formuler de façon intelligible c’est avec cette terrienne qui a pris place à mes côtés. « Je ne penses pas que tu sois folle. Mais il est fou de songer que nous désirons tous vous tuer... Sinon, tu serais déjà morte. » Elle ne fait qu’appuyer ce que je pense : qu’ils ne sont pas tous mauvais, mais que cela ne changera pas notre fin pour autant. Mon regard retourne sur le buisson, l’objet de mes craintes, la terrienne bouge mais mon attention est retenu par l’arbuste, sans doute qu’elle part, aussi vite qu’elle est venue. C’est ce que je pensais jusqu’à ce qu’elle pose ses mains sur mes yeux, un léger sursaut dû à la surprise, je n’ai plus l’habitude d’être touchée, encore moins des mains sur mon visage, sur mes yeux, m’empêchant de voir ce que je fixais depuis des longues minutes. « Tu es rongée par un mal. Ta peine est visible mais elle t'aveugle. » Elle a raison, mais je me sens pas capable de me relever seule, je me sens détruite, vidée de tout. Pourtant, je ne suis pas celle qui a été kidnappé, ni celle qui doit probablement souffrir à l’heure actuelle, cette personne c’est Rhys, il m’a sauvé à sa façon mais en me laissant seule il m’oblige à devoir affronter les faits, à avancer seule et ça je n’y arrive pas. « Tu es faible.  » Sa voix résonne dans mon tympan pointant du doigt une évidence que j’avais réussi à faire seule, triste constatation mais c’est la vérité pure. Je suis faible, et je ne parviens à me gérer et je ressens les choses de manière trop brutale, ça me bouffe de l’intérieur, ça me pique au vif et je suis incapable de faire face à tout ça parce que oui, je suis faible. « Chez nous, il est important de se relever, de se battre pour survivre, sans quoi nous risquons notre vie. Cherches-tu as finir ton combat ? » Ses mains libèrent ma vue et me force à la regarder dans yeux, j’entends ce qu’elle me dit et je tente de comprendre. « Mais j’essaye, j’essaye tellement… C’est épuisant… je suis épuisée. » Je ne pleure pas mais ma voix est rauque, brisée, parce que c’est ce que je suis. J’ai l’impression que plus j’essaye d’aller mieux et moins je vais bien. C’est un tout qui s’empile et dont l’équilibre est plus que bancale.

Elle s’éloigne légèrement pour fouiller dans son sac, je la regarde du coin de l’œil, curieuse de savoir ce qu’elle fait, mais bien vite elle retourne vers moi et sa main s’affaire à étaler quelque chose sur mon visage que je pense être du maquillage.  Je ne saisis pas trop l’intérêt de son geste, je ne sais même pas à quoi je ressemble, je sais juste que j’ai le visage barbouillé quand elle se relève. « Tu as le choix, soit tu te relèves et tu viens avec moi pour te battre. Soit tu restes là assise à te morfondre, mais quand je partirais il sera trop tard. » Elle me tend la main, alors que je reste surprise par sa proposition. Que dois-je faire ? Mes pensées s’embrouillent, frappée par la réalité de ses propos. Je dois me bouger, mais en suis-je capable ? « Si tu décides de venir avec moi, il faudra partager ta douleur pour que je t'aide à la surmonter. » Suis-je prête à me confier ? À parler de mes maux sans rien omettre, tout dire sans fioriture. Parler de Rhys mais pas seulement. Tremblotante, je tends ma main vers la sienne. Je dois me relever, je dois aller mieux, je dois aller de l’avant, panser mes plaies. Je me retrouve debout, un peu bancale comme toujours. « Je m’appelle Ailina. Ça te sera sûrement utile. » Mon prénom fait de moi qui je suis, c’est mon identité et il fallait peut-être qu’elle le sache. « Je te suivrai et je peux partager toute mes peines. » Elle avait un regard neutre, neuf sur moi, sans aucun préjugé ni idées préconçues. Elle peut m’aider, j’y crois.





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le Jeu 30 Juil - 20:50
     

Ailina E. Branwell ♦ Livia Wicklow

Please, Make it stop.
L
a jeune femme est complètement perdue, au point de me laisser faire, de me laisser parler. Intrigante enfant du ciel, je la regarde, je l'observe. Je n'ai pas la moindre envie de lui faire du mal, quelque part j'ai besoin d'elle. Besoin d'elle pour retrouver celui que je cherche en particulier, mais sa situation m'a détourné de mon objectif. Je ne vois pas cette gamine survivre. Oui, gamine même si elle est très probablement plus agée que moi. Je considère comme enfant, tout être n'étant pas capable de survivre seul dabs la nature. C'est seulement à ce moment là que l'on devient adulte, nous les terriens somment plus mature qu'eux en comparaison de nos ages. Je ne leur en tiens pas rigueur, je crois que cela est du à leur vie la haut. Je ne m'y suis pas réellement intéressé. Pourquoi ? Par ce que je juge plus imperatif le moment présent et essayer de les aider à subsister. lourde tâche dant je me suis incombée. Elle finit par enfin me répondre, une réponse décousue qui n'a pas grand intérêt: «Mais j’essaye, j’essaye tellement… C’est épuisant… je suis épuisée. », qu'essaie-t-elle ? De se battre ? De se relever ? Je demeure perplexe. Si elle veut que j'y crois il va falloir qu'elle fasse ces preuves. Elle me laisse poursuivre. J'ai véritablement envie de l'aider à se relever, un peu comme avec Hannah qui avait besoin de savoir comment évoluer seule au milieu de la nature. Pour moi, la solution serait de les pousser à s'adapter à notre mode de vie pour qu'ils s'intègrent plus facilement. Pour que mon peuple ne les perçoit plus comme des étrangers venu de nul part.

Je lui ai donc tendue cette main que je doute qu'elle saisisse, pourtant sa peau délicate et douce vient caresser la mienne. Sa main est froide. Sensation particulière pour moi qui ne connais pas ce problème, sauf peut-être quand je suis malade. Je relis ceci à son état de faiblesse. Elle se redresse bancale. J'esquisse un sourire un peu moqueur en l'aidant à retrouver son équilibre. Elle me décline son identité, Ailina. Jugeant que cela me serait probablement utile. Intérieurement, je songe que c'est elle qui aura le plus besoin de mon patronyme si elle a besoin de me faire voler à son secours. Elle ponctue notre échange avec une note plus déterminée que précédemment: « Je te suivrai et je peux partager toute mes peines. » . Excellente nouvelle. Je suis ravie d'entendre cela et je l'exprime d'une manière très enthousiaste. « Bien, maintenant que tu es prête, je vais te dire ce qu'il en retourne. » Je la fixe. Elle ne s'enfuie pas en courant, ce qui est une bonne chose. « Moi c'est... » J'hésite un instant, « Olivia pour le peuple du ciel. » Je ne lâche pas sa main et l’entraîne à ma suite, je l'éloigne pour l'emmener vers le cœur de la forêt. Je me fiche bien des questions qu'elle pourra poser, ce qui compte aujourd'hui c'est de faire d'elle une Terrienne. Du moins quelque chose qui y ressemble. « Tu sais te battre ? Chasser ? Reconnaître les bonnes ou les mauvaises plantes ? » Je n'attends pas sa réponse car j'ai besoin d'autres informations. « Le chemin de la guérison ne dépendra que de toi, j'espère que ton peuple n'ira pas à ta recherche car nous nous éloignons. Et j'allais oublié, c'est le moment de parler. Nous allons marcher longtemps. » Je ne la lâche pas. Je dois être vigilante pour deux et je ne laisserais rien lui arriver. J'attrape mon sac, mon arc et mon carquois que j'avais mit de côté en arrivant près d'elle pour ne pas l'effrayer. Je suis parée à repartir avec une froussarde émoustillée et visiblement hypersensible. Ce que l'avenir nous réservait serait déterminant, je m'imaginais déjà lui confectionner une tenue plus appropriée, afin qu'elle ne se fasse pas tuer si nous croisions l'un des miens. La tâche n'allait pas être une partie de rigolade.

Je réfléchis à la façon la plus appropriée d'aborder le sujet avec Ailina. Comment va-t-telle prendre le fait que je veuille la déguiser, la transformer en terrienne ? Je m'en moquais, pour être honnête. Mon seul et unique but était qu'elle ne se fasse pas tuer et moi non plus, pire qu'on m'oblige à la tuer moi même. J'active le pas. Il ne faut pas qu'on se traîne. Je n'ai pas le droit à l'erreur surtout avec ces temps qui courent. Beaucoup trop de terrien réclament la guerre. Il serait vraiment contraignant d'être vue entrain d'aider une enfant du ciel. Je ne suis pas certaine qu'elle mesure l'impact de mon geste, ce que je risque à lui tendre la main. Ça m'est égale. Je me moque de ce qu'ils peuvent penser. Je suis certaine au fond de moi qu'ils se trompent tous, qu'ils font fausse route et qu'il y a nombreux opportunistes parmi les terriens prêt à tout pour parvenir à leur fin. A ces nombreuses pensées brouillons, je jette un regard à Ailina que je tiens toujours par la main: « Je vais devoir te faire quitter des vêtements pour les remplacer par quelque chose de plus approprié. » Je marque une courte pause et ne lui laisse pas le temps d'entre ouvrir la bouche. «Tu n'as pas le choix.» finis-je par conclure un peu froidement.


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le Mar 4 Aoû - 17:47
Olivia, c'est donc le nom qu'elle utilisait pour nous parler, nous... peuple du ciel. Je n'aimais pas être caractérisée par ma provenance, à les écouter nous avions eu le choix. Peuple du ciel... on y avait été envoyé pour survivre bien avant ma naissance. Dans un sens nous les caractérisons des terriens. J'avais cru comprendre qu'ils étaient divisés en tributs. Dois-je lui dire que je suis au courant ou dois-je rester silencieuse à ce sujet ? « Tu sais te battre ? Chasser ? Reconnaître les bonnes ou les mauvaises plantes ? » J’entre-ouvre la bouche, m'apprêtant à répondre que j'avais acquis quelques connaissances, du moins en botanique. En même temps après un an sur Terre... Mais Olivia m'interrompt avant que le moindre mot parvienne à sortir.  « Le chemin de la guérison ne dépendra que de toi, j'espère que ton peuple n'ira pas à ta recherche car nous nous éloignons. Et j'allais oublié, c'est le moment de parler. Nous allons marcher longtemps. » S'inquiéter pour moi ? Je suis presque invisible, encore plus depuis le kidnapping de Rhys et la disparition de Liam, sans doute que je mets volontairement en retrait. Les questions qui fâchent n'ont jamais été une chose que j'affectionne particulièrement et la peine n'aide pas. Ils ne verront rien, pensant que je suis cachée dans une tente ou en mécanique, si jamais ils remarquent que je ne suis plus là. Un signe négatif de la tête pour lui indiqué que mon absence ne sera pas remarqué d'aussitôt.  « J'ai l'habitude d'être transparente. Cela sera utile pour une fois... » Pur fait, même Charlie avait ignoré jusqu'à mon prénom et même mon appartenance au camp, je ne peux pas la blâmer pour ça, je ne me mets pas en avant alors je n'attends pas d'eux à ce qu'ils se souviennent de moi. « Je ne suis pas vraiment bavarde... Je suis maladroite avec les mots... et les gens. » Je sais qu'elle aimerait que je parle, que je lui dise ce qui ne va pas. Je ne la connais pas, cela sera peut-être plus évident de m'ouvrir ai-je le choix ? « Il y a quelques semaines de ça maintenant... je ne sais même plus trop... l'un des vôtre à kidnapper  l'un des nôtre... juste devant moi... Il m'a protégé... d'une certaine façon. Il a préféré être pris à ma place... » Je ne suis pas prête à parler de ma "relation" avec Rhys, cela n'a pas de réel importance si ?

« Je vais devoir te faire quitter des vêtements pour les remplacer par quelque chose de plus approprié. » Je la regarde interloquée, ma mâchoire se décroche légèrement. Me déshabiller ? Ici ? En forêt ? Devant elle ? Je suis quelqu'un de naturellement pudique, pas seulement sur ma vie mais aussi sur mon physique, je sais pas c'est particulier, personnelle. Olivia doit sentir ma réticence et ajoute. « Tu n'as pas le choix. » Ah... Bon... je déglutis un peu difficilement. « Tu as des vêtements à me donner. » Elle ne me laisse pas le choix, elle l'a dit mais autant récupérer les dits vêtements. Olivia me tend les habits, je présume qu'elle souhaite que je passe inaperçue dans les terres reculées du camp, oui sans doute il vaut mieux que je revêtisse une tenue plus adéquate, plus passe partout. J'observe la tenue, je n'ai pas pour habitude de porter ce genre de chose. « Tu peux te... non laisse tomber. » Finalement, je me retourne et commence à retirer mes vêtements, doucement, je suis soulagée d'être en été, de ne pas devoir affronter le froid de l'hiver contre ma peau. Les bouts de tissus qui couvrent mon corps depuis mon arrivée sur Terre me quitte pour être remplacé par ceux qu'Olivia m'a donné. Une fois chose faite je me retourne pour lui faire face. « Voilà, je crois je suis prête. »

HRP:
Je suis partie du principe que Livia donne les vêtements à Lina j'espère que ça ne gêne pas.
Tu pardonnes aussi l'absence de mise en page et les potentielles fautes un peu stupide, je suis chez ma sœur et voilà
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le Dim 15 Nov - 0:51
RP archivé suite à la suppression de Livia Please, make it stop † Livia 484338566
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