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le Lun 6 Juil - 2:49

« Pernas são feitas pra andar »
ft. katelynn hawkins

La sable doré et fin lui glissait entre les pieds. La sensation n’était pas désagréable, elle en avait l’habitude. Naître les pieds dans l’eau et grandir avec donnait une certaine connaissance des plages. Elle se voyait mal partir de là, loin de la mer. Il y avait des histoires, des mythes, qui racontaient que la mer était habitée par des créatures étranges et faîtes comme des hommes. Sirah doutait de leur existence, et pourtant elle ne pouvait s’empêcher de s’imaginer nager avec eux dans l’eau. Les jambes remplacées par une queue d’écailles, telle un poisson, glissant avec les courants et les créatures sous-marines. Tous ces poissons qui chaque jour étaient arrachés de l’eau pour nourrir la population. Elle avait déjà l’impression de vivre avec eux, certes, mais vivre avec des poissons vivants, ce devait être clairement mieux. Bien sûr qu’elle se demandait si ces créatures là, celles des mythes, les sirènes, mangeaient autre chose que des algues, comme dans les contes. Si elles avaient la capacité de parler sous l’eau, de respirer sur la terre, de devenir humaines à la pleine lune, de se reproduire sans faire les choses qu’elle savait que les humain faisaient. Un monde étrange auquel il était toujours bon de rêver. Même si, pour l’instant, elle avait bien les deux pieds sur terre et aucune queue qui partait du haut des jambes.

Laissant ses rêves sous-marins entre deux grains de sable, elle examina la plage. Elle n’y avait pas grand-chose de spécial à faire. Elle avait besoin d’une occupation. Quelque chose qui lui serait utile. Quelqu’un qui pourrait lui être utile. Quelqu’un qu’elle aimait bien peut-être. Son prince charmant était peut-être entre deux rochers ? Elle avait l’habitude de le chercher même quand il n’était pas là. Elle avait besoin de savoir que même si elle ne pouvait pas aller lui parler de but en blanc, elle le voyait là. Elle se prêtait parfois à l’imaginer quand il n’y était pas. Même s’il n’y avait absolument aucune utilité à faire ça.  Pour l’instant, il y avait peu de monde sur la plage. Sirah observait les visages un à un, tous familiers ou presque. Elle connaissait beaucoup de monde ici. Mais peu de monde qui l’intéressait. Peu de monde utile pour gravir les échelons ici. Peu de monde qui pourrait lui servir à grand-chose en somme. Elle finit par dénicher un visage plus familier que les autres. Un visage qu’elle aimait bien et qui pouvait surement lui être utile. Katelynn. La cousine du prince charmant, quoi de mieux ? Dans l’histoire, on en avait tous besoin. La petite cabane cousine au fond du jardin, c’était toujours très utile. En l’occurrence, celle-ci était peut-être en mesure d’aider la jeune fille à obtenir ce qu’elle voulait. La cousine était une personne proche, ça ne faisait aucun doute. Elle pouvait peut-être lui glisser quelque mots sur la tragédie que vivait Sirah dans son cœur. C’était digne des plus grandes pièces de théâtre de l’Antiquité, au moins. La belle-mère qui aimait le beau-fils qui aimait la reine avec laquelle il n’avait pas le droit de se marier qui aimait le boulanger de la petite société qui aimait le prêtre. Au moins tout ça. Ce devait à peu près être le dénouement de toute cette histoire d’amour qui semblait impossible à la jeune fille. Même si elle savait gagner un jour, elle savait qu’elle gagnerait le cœur de son bien-aimé et que tout ça finirait en romance pure et dure. Mais bon…

Elle se cala aux côtés de Katelynn qui tentait de devenir écrevisse sous un soleil de plomb. Du moins, elle semblait tenter de gagner des couleurs. Ce n’était pas de causer avec Sirah qui allait l’aider, mais la jeune fille semblait bien résignée à avoir une conversation utile avec elle. Après tout, elle ne pourrait pas ne rien apprendre d’elle. Il paraissait qu’elle était douée dans pas mal de domaines la Hawkins. Comme Sirah, voilà, elles ne pouvaient que bien s’entendre tout le temps et depuis toujours, non ? « Salut. » Clair, net et précis, expression qui signifiait clairement « je vais te parler parce que j’ai envie de te parler et que de toute façon tu es obligée de me parler puisque c’en est ainsi que j’en ai décidé et que je ne te laisse pas le choix d’engager cette conversation. » Elle ne savait même plus quoi dire après. Elle savait pourquoi elle était là, mais elle ne voulait pas lancer le sujet trop vite. « Je ne sais pas comment tu fais pour ne pas brûler directement. Avec la peau de bébé que j’ai, le soleil marque trop vite ma peau. A croire que je l’attire trop. » Sa beauté naturelle attirait le soleil voyons. C’était même écrit dans les étoiles, tiens.
(C) Wynn

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le Ven 10 Juil - 20:41
Les rayons du soleil caressent sa peau qui, déjà, prend un teint hâlé depuis les premiers jours de l'été. Ses doigts glissent sur le sable fin, dansent et jouent avec, inconsciemment, comme une habitude. Ils s'y meuvent avec aisance et douceur, en frôlant à peine les grains chauds. Katelynn a les yeux fermés mais la lumière vive traverse ses paupières closes, rendant sa vision légèrement écarlate plutôt que d'être plongée dans la nuit complète. Elle paresse sur la plage, quelques instants, l'oreille tendue pour écouter la berceuse lente et régulière des vagues qui lèchent le sable encore et encore, sans jamais s'arrêter. Il y a du monde dehors, des familles surtout, des hommes et des femmes qui s'occupent des plus jeunes. Quand ceux-ci ne sont pas à travailler ou à s'entraîner pour une guerre à venir. La Calusa rumine ces sombres pensées depuis quelques temps déjà. En fait, ça doit faire des mois qu'elle y songe. Elle n'a pas envie de prendre les armes pour combattre les débarqués, et si la guerre devait avoir lieu, elle ne pourrait s'empêcher d'intervenir. Oui, toute seule s'il le faut. Contre trois tribus réunies. Ah, il n'a jamais été dit qu'elle est la plus maline du coin hein. Mais plus elle y réfléchit, plus elle est décidée. Elle ne voit pas d'autre alternative ; elle ne veut pas de guerre, elle ne veut pas que les siens meurent, elle ne veut pas que les enfants du ciel meurent. Un trop trop grand nombre d'entre eux sont devenus ses amis, il est hors de question qu'elle leur fasse le moindre mal. Et puis la plupart ne sont que des gosses paumés ou des incapables qui ne savent pas se battre. Ils ont probablement d'autres talents, certes, mais à ce train là ce sera un génocide, pas une guerre.

Tout ça tourne dans son esprit sans arrêt depuis ce matin. Probablement la raison pour laquelle elle a quitté son atelier plus rapidement que prévu, préférant prendre un bain de soleil que de manipuler des armes que certains useront à des fins uniquement belliqueuses. Pas question. Le travail manuel la détend d'habitude pourtant, mais même tailler un coffret ou tresser un bracelet pour sa nièce ne la contente pas. Il fait trop chaud, elle se sent bouillonner de l'intérieur. Alors elle a quitté sa cabane en vitesse, a retiré presque tous ses vêtements et a piqué une tête dans l'océan. La fraîcheur des vagues salées la revigore et lui permet de reprendre ses esprits. Alors elle y a passé un long moment. Elle aurait même pu y rester des heures, à nager, à plonger pour récupérer des coquillages au fond de l'eau, entre les grains de sable. Elle a vu rire des gamins qui découvraient un petit groupe de crabes qui retournaient dans l'eau et leurs parents qui les ramassaient pour le repas du soir. Tout ça, c'est son élément et pourtant, elle devra prendre la route dans quelques jours pour aller s'entraîner au cœur de la montagne des Athnas. Perspective peu réjouissante compte tenu des événements récents, mais au moins, elle pourra parfaire ses techniques et ça ne lui fera pas de mal. Simplement, elle ne s'entraînera pas pour faire la guerre mais uniquement pour entretenir sa forme, elle tient à cette distinction, même si personne ne s'en rend compte.

Après un moment à barboter, Katelynn s'est donc installée à même le sable, se laissant sécher par les doux rayons du soleil de l'après-midi. Mais son calme est de courte durée. Une ombre masque un instant la lumière et une voix trouble la mélodie naturelle de l'océan. « Salut. » La Calusa entrouvre un œil et pose son regard sur la silhouette qui se trouve au-dessus d'elle. Tiens, la gamine Reinhart, quelle surprise. Si elle vient dans ses pattes, c'est qu'elle n'a pas dû trouver Mewan. Katelynn se demande bien où il a pu passer d'ailleurs son intrépide cousin. Il traîne d'habitude aux alentours de la tribu, pas beaucoup plus loin. Elle espère qu'il ne s'est pas attiré des ennuis. « Salut. » répond-elle d'une voix légèrement absente, refermant les yeux sans chercher à démarrer la conversation, même si elle sait que c'est peine perdue. Elle l'aime bien cette petite, mais elle est décidément encore trop naïve et ne connaît pas grand chose à la vie. À croire qu'avec un père pareil, elle devrait être un peu plus au courant, mais elle semble toujours vivre dans un monde féerique dans lequel elle joue indubitablement le rôle de la princesse. Rôle très honorable, mais terriblement lassant. « Je ne sais pas comment tu fais pour ne pas brûler directement. Avec la peau de bébé que j’ai, le soleil marque trop vite ma peau. A croire que je l’attire trop. » Katelynn esquisse un sourire sans prendre la peine d'ouvrir les yeux. « Il faut passer un peu plus de temps dehors tout au long de l'année, c'est pas qu'en été qu'il faut fourrer son nez dehors. » réplique-t-elle gentiment, quoique légèrement sarcastique. Elle finit par ouvrir les yeux, sa main au-dessus de la tête pour faire écran aux rayons qui l'aveuglent. « Tu voulais me demander quelque chose ? » Ou comment demander poliment ce qu'elle fout ici et pourquoi elle est venue la déranger elle en particulier. Non pas qu'elle ne supporte pas la gamine, mais elle n'est pas vraiment d'humeur à un bavardage sans fond là, tout de suite.
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le Ven 10 Juil - 23:02

« Pernas são feitas pra andar »
ft. katelynn hawkins

Était-elle en train de l’embêter ? Peut-être. Katelynn n’ouvrait même pas les yeux pour lui répondre. Sans oublier que sa réponse n’était pas forcément vraie. Sirah passait du temps au soleil, été comme hiver. C’était naturel pour elle de se mettre là où elle brillait. Et elle brillait sous le Soleil. Katelynn ne devait pas connaître ça, c’était tout. Elle ne connaissait pas l’irrésistible attirance que le Soleil pouvait avoir pour une personne comme Sirah. Ces personnes qui n’avaient pas besoin de rester sous l’étoile des heures pour avoir une belle peau. La jeune file ne savait pas si l’autre cherchait à bronzer ou si elle ne cherchait qu’à être seule et penser. A vrai dire, elle s’en fichait. Elle était là pour lui faire la conversation et obtenir des informations, qu’elle le veuille ou non. Même si, au final, ce n’était que pour s’occuper d’une façon ou d’une autre. Elle n’avait pas trouvé celui qu’elle cherchait, elle allait embêter la cousine. Sirah écarta les jambes et pose ses mains entre elles, jouant avec les petits grains ronds. Elle regarda l’autre fille ouvrir un peu les yeux et lui demander ce qu’elle venait faire là.  Pas grand chose. Soutirer des informations ou des conseils sur la meilleure façon d’obtenir ce qu’elle voulait. Ou peut-être se rassurer sur le fait qu’elle était mieux que les autres, en regardant cette fille. Même si, au fond, elle savait bien que chacune avait ses valeurs et que Kate était tout aussi bien qu’elle, peut-être même mieux. Cette fille avait tous les garçons qu’elle voulait, Sirah le savait. Ça se voyait comme si c’était écrit en plein milieu de sa figure. Ecarte les jambes plus vite que pour monter à cheval. Elle ne devait même pas s’en cacher. Katelynn aimait toutes ces choses que Sirah n’avait pas encore essayées. Peut-être même qu’elle pouvait lui en apprendre, des choses intéressantes là-dessus. Sirah serait la meilleure dans ce domaine, de toute façon. Certes, il devait bien y avoir une personne qui ne serait pas d’accord. Mais elle voulait être la meilleure dans tous les domaines, et celui-là en ferait parti.  Restait à savoir comment amener à Katelynn à parler de toutes ces choses dont Sirah avait envie de parler.

Elle devait y aller au talent dans ses paroles, pour sûr. Heureusement qu’elle en avait, du talent. « Pas spécialement. » Elle risquait de se faire recaler en commençant comme ça. Elle pouvait faire mieux, assurément. Elle faisait toujours mieux. Relevant la tête droite, histoire de bien réajuster sa couronne imaginaire, elle reprit : « En fait, si. J’étais venue te demander si tu ne cuisais pas, et peut-être si tu savais où se trouvait la personne que je cherchais. Mais c’est sans importance, elle n’est pas là. Et puis, discuter avec toi, je trouve ça nettement plus intéressant. » Blague. Mauvaise blague. Discuter avec elle, être plus intéressant que d’épier Mewan à travers un buisson d’algues dans l’eau. Mais bien sûr. Elle pouvait toujours tenter de lui faire croire ça, mais Katelynn de devait pas être dupe. Sirah pensa à changer de sujet et fit courir ses mains entre leurs deux corps en cherchant de l’inspiration. Si Kate lui avait répondu, elle n’avait pas écouté. Oups. Heureusement qu’elle se donnait tous les droits et que ce n’était pas grave. Qu’elle se plaigne, c’était Sirah qui décidait quand elle écoutait ou pas de toute façon. Pour s’approuver, elle continua de parler. « C’est quand même marrant que tu sois toute seule ici. J’ai plus l’habitude de te voir en bonne compagnie. » Pas comme elle. « La bonne compagnie que j’aimerais ne veut pas. » Ils ne savent pas ce qu’ils ratent. Rejeter une fille pareille. IL ne sait pas ce qu’il rate.

Sirah perdit ses yeux dans le bleu de l’eau. Ce n’était pas tellement dans l’eau qu’elle aurait aimé être perdue. Elle aurait préféré se perdre à deux dans les bois avec la personne qu’elle aimait. Comme deux enfants s’en allant jouer à cache-cache dans un arbre pour finir par jouer au docteur entre deux pissenlits en se faisant des bisous partout. Ce beau-monde où elle aurait dû naître. On lui refusait peu de chose dans sa tribu, mais ce n’était pas pour autant qu’elle avait tout ce qu’elle voulait. Elle aurait aimé demandé à son père de lui obtenir ce qu’elle voulait le plus, mais forcément que non. Elle devait se débrouiller toute seule pour obtenir une personne. Elle avait les capacités de se débrouiller toute seule et de prouver que personne ne lui résistait. C’était sûr. Même si, pour l’instant, elle était plutôt au bas de l’échelle de la victoire en ce qui concernait ça. Sirah se retourna et se mit sur le dos, longeant toujours l’autre fille. Il était agréable d’être dans cette position, pleine vue sur l’espace derrière la plage. D’autres positions auraient certainement convenues à cette vue, mais celle-ci restait la plus reposante. Elle en aurait bien testé d’autres : se mettre en tailleur (moins pratique niveau accessibilité) ; à quatre-pattes (pratique mais inconfortable) ; sur le ventre (impossible de voir ailleurs de le ciel, dans ce sens-là). Au final, elle était bien, sur le dos. « Enfin, ils ne savent pas ce qu’ils ratent, c’est tout. » Mode copiage pour être la meilleure on. « Qu’est-ce que tu fais de spécial pour les garçons toi ? Certes, tu es belle, sexy et intelligente. Je ne vois pas ce qu’on a de différent. » Oups ? Bin… Après tout, elle l’avait posée sa question.  Plus ou moins ce qu’elle avait prévu. Au final, tout ça se rapportait à Mewan. Elle voulait savoir comment Katelynn aurait fait pour l’attirer. Ou pour l’extirper des autres et se le garder que pour soi.
(C) Wynn

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le Ven 17 Juil - 16:54
« Pas spécialement. » Ah voilà, c'est bien ce qu'il lui semblait. Elle s'ennuie et elle n'a rien trouvé de mieux à faire que de venir l'emmerder alors qu'elle paresse bien tranquillement au bord de l'eau. Pour une fois qu'elle a juste envie de rester seule plutôt que de s'activer dans tous les sens comme elle en a l'habitude. Katelynn, au quotidien, c'est la jeune femme qui ne peut rester en place, mais il arrive toujours un moment où elle a besoin de calme, où l'isolement est le bienvenu. Alors elle s'en va parcourir la forêt, parcourir la plage et les falaises, sans s'encombrer d'une compagnie inutile. Cette fois, elle profite simplement des rayons du soleil et des vents marins qui soulèvent les vagues et amusent les gosses au bord de l'eau. Sauf que c'est sans compter sur la miss Reinhart qui semble bien décidée à rester à ses côtés, s'installant à son tour dans le sable avec lequel elle joue. Katelynn n'a pourtant aucune réaction. Elle se dit que peut-être elle finirait par se lasser si elle ne lui répond plus, mais voilà une belle illusion qu'elle se fait. « En fait, si. J’étais venue te demander si tu ne cuisais pas, et peut-être si tu savais où se trouvait la personne que je cherchais. Mais c’est sans importance, elle n’est pas là. Et puis, discuter avec toi, je trouve ça nettement plus intéressant. » La Calusa se retient de pousser un soupir, répondant d'un bref « Mmh. » blasé. Elle pourrait faire semblant de s'intéresser à ce qu'elle lui raconte, mais à quoi bon ? Elle pourrait même lui demander qui est cette personne qu'elle cherchait ; amie, membre de la famille, un garçon ? Consciente que poser la moindre question serait l'encourager à continuer, elle préfère opter pour la voie du silence. Elle ne relève même pas sa fausse flatterie. Pourtant, elle sous-estime la petite princesse du village car elle semble désormais inarrêtable.

« C’est quand même marrant que tu sois toute seule ici. J’ai plus l’habitude de te voir en bonne compagnie. La bonne compagnie que j’aimerais ne veut pas. » Pardon ? Katelynn rouvre les yeux, haussant un sourcil en tournant la tête dans sa direction. La gamine s'est allongée à ses côtés, comme inconsciente de ce qu'elle vient de dire, tout naturellement, sans la moindre gêne. Elle est sérieuse là ? Une autre qu'elle lui en aurait collé une pour avoir fait preuve d'autant d'impertinence. Oh et puis zut, c'est pas comme si elle avait de quoi en rougir la jeune Hawkins, alors elle laisse tomber et reporte son regard sur le ciel totalement dégagé. Pas un nuage en vue malgré le vent venant de l'océan, seulement quelques oiseaux qui tournoient en hauteur, très loin au-dessus d'eux. Journée idyllique si son petit instant détente n'avait pas été interrompu par une gamine. Voilà qu'elle semble tout à fait décidée à rester là, à la coller, telle une huître contre son rocher. Katelynn en vient à espérer qu'elle va se contenter de rester à ses côtés sans ouvrir encore la bouche, mais c'est peut-être un peu trop en demander à une Reinhart. « Enfin, ils ne savent pas ce qu’ils ratent, c’est tout. » Nouveau grognement qui peut tout autant signifier 'oui oui, tu as raison' ou 'tu m'emmerdes, par pitié tais-toi'. Nul doute qu'elle l'interprète de la première façon puisqu'elle continue sur sa lancée. « Qu’est-ce que tu fais de spécial pour les garçons toi ? Certes, tu es belle, sexy et intelligente. Je ne vois pas ce qu’on a de différent. » Cette fois, c'est un soupir qui s'échappe de ses lèvres et elle se tourne vers la future tombeuse en devenir – ou c'est en tout cas comme ça qu'elle l'a compris. Elle la voit à ses côtés et elle se souvient de la petite haute comme trois pommes qu'elle gardait autrefois et qui la suivait partout. Enfin, ce dernier point n'a pas vraiment changé, mais elle a bien grandi, c'est une certitude.

« Si tu leur parles toujours autant, c'est pas étonnant qu'ils fuient. » répond-elle avec une pointe d'ironie. Son ton n'a rien de méchant, mais elle cherche consciemment à la titiller un peu. Finalement, en y réfléchissant un peu, ça peut être drôle de discuter de ce sujet avec Sirah. Qui sait ce que penserait le paternel Reinhart s'il venait à l'apprendre d'ailleurs. Cette idée finit de la convaincre et un sourire amusé étire ses lèvres. « Est-ce que tu sais au moins comment ça marche avec les garçons ? Est-ce que t'as déjà été plus loin qu'un bisou mouillé ? » Et soudain, prise d'un doute, elle ajoute : « Est-ce que quelqu'un t'a au moins expliqué comment ça marche ? » Oui, comment ça marche, l'histoire de la fleur et de l'abeille, tout ça. Est-ce qu'elle a la moindre notion de tout ça ? Elle s'appuie alors sur son coude, le visage contre sa paume, et elle l'observe avec plus d'attention que précédemment. Voilà qui risque d'être intéressant.
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le Lun 3 Aoû - 23:28

« Pernas são feitas pra andar »
ft. katelynn hawkins

Katelynn l’avait enfin calculée. Sirah détestait être ignorée comme elle l’avait été là. C’était bien pour ça qu’elle avait continué à parler, toujours et encore. De toute façon, sa voix était belle et elle attirait les gens en parlant, c’était bien connu. Katelynn n’aurait pas pu résister bien longtemps à elle, malgré qu’elle fut bien habituée parce qu’elle se coltinait déjà Sirah depuis des années et des années. Elle avait déjà passé pas mal de temps avec elle, depuis qu’elle était petite, et elle aimait toujours autant la coller. Pire qu’un chewing-gum sous la chaussure, elle pouvait être la Sirah lorsqu’elle voulait arriver à ses fins.  La jeune fille finit par lui répondre. Mais non, elle ne parlait jamais autant. C’était juste parce qu’elle ne savait pas tellement comment lui expliquer son idée qu’elle avait autant parlé… Pour trouver les mots. D’habitude, ça lui venait tout seul. Elle était la meilleure, son élocution était parfaite. Mais quand elle voulait parler des sujets qui fâchaient, c’était tout de suite moins facile pour elle. Surtout quand elle voulait parler de Mewan, en réalité. Parce que c’était un grand sujet qui courait dans son cœur et qui en même temps l’éloignait de certaines choses. Même si, pour l’instant, la question qu’elle avait posée à Kate semblait l’avoir intéressée. Sirah ne savait pas ce qui l’enjouait là-dedans, mais elle était bien contente d’obtenir enfin de l’attention. Elle rougit fortement lorsque celle-ci lui demanda si elle savait comment ça marchait avec les garçons. Ah euh oups… Non, bien sûr. Du moins, elle connaissait la théorie, de loin. Elle n’avait jamais pratiqué ni regardé quelqu’un faire. Ce n’était pas tellement le genre de choses qu’on voyait à tous les coins de rues… Les coins sombres peut-être. Elle avait bien surpris sa sœur avec l’homme de son cœur mais… Ce n’était pas la même chose, alors non, elle n’y connaissait rien et  non personne ne lui avait expliqué. « Pas vraiment. Ce n’est pas comme si j’en avais eu l’occasion. » Ce n’était pas sa mère qui allait lui expliquer ça, ni même son père. Remarquez, tous les deux avaient surement de bonnes connaissances dans le domaine. Alors pourquoi n’était-elle pas informée ? N’existait-il pas des brochures qui lui auraient appris tout ça ? Non ? Dommage, ça aurait été drôlement bien. « C’est pas comme si c’était papa ou maman qui allait m’expliquer comment ça marche avec les garçons. Tu sais bien qu’ils risqueraient plus d’enterrer à coup de pelle celui qui aurait envie de… euh de… regarder de trop près ? Non, c’est vrai, j’y connais rien. » Elle rougit de plus belle. Affirmer qu’elle n’y connaissait rien dans un domaine était un grand effort contradictoire avec tout ce qu’elle avait entreprit jusque là, elle n’avait pas l’habitude d’avouer comme ça. Mais mieux valait s’affaiblir comme ça et remonter la pente pour exceller après.

« En fait, si. Je n’ai plus cinq ans non plus mais… Je sais bien que les bébés naissent pas dans les choux et les roses quoi. Mais sinon… J’avoue que je planche… Tu vas m’expliquer peut-être ? Comme ça, j’aurais peut-être… fin ça m’arrangera peut-être les choses. » Elle s’enfonçait parce qu’elle ne savait pas comment aborder le sujet plus que ça en étant une pure ignorante. Que Kate en profitât, parce que Sirah ne ramait jamais souvent, mais elle s’embourbait dans profonds dans les sables mouvants sur ce coup-là. Elle glissa ses yeux le long de son corps. Bien sûr qu’elle savait que c’était les femmes qui portaient les bébés, bien sûr qu’elle savait que c’était les hommes qui mettaient les graines. Mais elle ne savait pas comment ces choses-là se passaient. Elle n’avait pas l’aisance de Kate à en parler parce qu’elle n’y connaissait encore rien, mais peut-être dans quelques années serait-elle comme elle. Elle pourrait peut-être attirer avec son corps tous les hommes qui lui passaient sous la main. Après tout, elle avait déjà la perfection en elle, il ne manquait plus qu’à l’utiliser. Et il n’y avait pas de manuel pour ça. Mais elle avait quelque chose de mieux, elle avait une Katelynn toute chaude qui allait pouvoir lui expliquer. Ce n’était pas merveilleux ça ? Sirah dessina ses propres courbes d’une main, attendant d’assister au cours de sexualité particulier qu’allait lui donner la jeune fille. Du moment qu’elle n’allait pas lui chercher un partenaire sur le champ en lui disant quoi faire, tout allait bien. Remarquez, elle en était bien capable. C’était toujours beaucoup plus intéressant, un cours pratique et guidé. Sirah espérait beaucoup de cette petite conversation finalement, peut-être même pourrait-elle aller recueillir la version d‘autres personnes après, ou même aller tester avec plusieurs personnes différentes histoire de se faire une idée. Punaise, elle n’était pas encore bonne à marier celle-là, aussi incompétente et à penser comme ça. « Genre, je peux essayer de déduire un peu et tu me corriges ? » Elle essayait de rattraper son ignorance. « Déjà, faut être deux, hein. Après, j’imagine que faut pas rester aux bisous mouillés comme t’as dit ? Mais disons que… Je ne vois pas quarante-mille façons de faire des bisous quand même. Faut peut-être toucher l’autre aussi ? Se coller et avoir des papillons dans le bas-ventre, comme quand je regarde Me… Oui, fin t’as compris. C’est un peu tout ça nan ? Et puis j’imagine que y’a une histoire de rentrer dedans et… » Elle ferma les yeux en terminant ses divagations, qu’est-ce qu’elle pouvait être inutile.
(C) Wynn

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le Sam 8 Aoû - 2:46
Ah, la princesse Reinhart. Elle la revoit encore, haute comme trois pommes, courant sur le sable à toutes jambes ou voulant construire d'immenses châteaux de sables dans lesquels elle aurait pu vivre. Elle a toujours eu une imagination débordante, ça ne fait aucune doute, et elle a toujours apprécié raconter ses histoires à Katelynn qui s'en amusait. En fait, celle-ci l'encourageait même, voguant avec elle sur les eaux tumultueuses d'histoires fantasques et sans queue ni tête. Mais maintenant, elle a grandi et, bien que toujours friande d'aventures en tout genre, elle n'arrive plus à être transportée par les babillages d'adolescente de Sirah. Ce n'est pourtant pas faute d'essayer, mais le fait est que dix années les séparent et qu'elle perd parfois – souvent – patience lors de ses tirades qui s'étendent à l'infini. Toutes ayant le même et unique point commun : sa petite personne. Exaspérante, oui, mais parfois très drôle à écouter. C'est à se demander dans quel monde elle vit, si elle foule réellement la même terre que tous les autres membres de sa tribu. C'est une rêveuse, peut-être même un peu trop d'ailleurs. Non pas que ce soit un problème en soi, mais ça risque de lui retomber dessus un jour, Katelynn le sait d'expérience. La Calusa assoiffée d'aventures aux mille merveilles s'est bien souvent repris la réalité en pleine face et c'est douloureux. Mais ce n'est pas le genre de choses que l'on apprend en écoutant ses aînés, ça non. Il faut l'expérimenter pour le croire. Il faut avoir mal, en profondeur, pour se rendre compte que tout n'est pas tout beau ni tout rose. Sirah l'apprendra elle aussi, un jour ou l'autre. Elle est encore jeune et son peuple est à l'aube d'une guerre qui semble inévitable. Elle sera rapidement mise devant le fait accompli et n'aura aucun moyen d'y échapper.

Mais pour le moment, la conversation dérive sur un sujet bien plus intéressant. En quoi est-il plus intéressant ? Parce que princesse Sirah devient grande et commence à aborder des sujets d'adultes. Voilà qui lui changera de ses délires et de ses petites amourettes. Elle est encore innocente bien sûr, mais elle commence à ouvrir les yeux et ça, c'est bien plus amusant que ses histoires rocambolesques. « Pas vraiment. Ce n’est pas comme si j’en avais eu l’occasion. » Katelynn lui adresse un sourire indulgent. Ca viendra. Oui, même plus vite qu'elle ne le pense. C'est qu'elle est mignonne cette gamine. Un peu naïve, mais mignonne et les garçons de son âge finiront par s'en apercevoir et se demanderont même comment ils ont fait pour louper une telle évidence avant. Bien entendu, l'idée de se faire démonter par le paternel n'aide pas à faire le premier pas. « C’est pas comme si c’était papa ou maman qui allait m’expliquer comment ça marche avec les garçons. Tu sais bien qu’ils risqueraient plus d’enterrer à coup de pelle celui qui aurait envie de… euh de… regarder de trop près ? Non, c’est vrai, j’y connais rien. » Cette fois, elle manque d'éclater de rire, mais c'est parce que ses propos ne sont que trop vrais. Le couple Reinhart est bien celui à ne pas énerver. Entre Nova qui intimide même les plus courageux des guerriers par un simple regard et Chavo qui peut partir au quart de tour si on le pousse un peu trop à bout, Sirah risque d'attendre un moment avant d'avoir de sérieux prétendants. La petite princesse, cloîtrée dans sa tour d'ivoire, sous bonne garde nuit et jour. Et personne ne lui a expliqué comment ça fonctionne ? Son père n'est pourtant pas le dernier des crétins dans le domaine. Mais peut-être est-ce justement pour cette raison qu'il ne veut pas en parler à sa fille. Il ne sait que trop bien ce que les hommes dans son genre peuvent avoir derrière la tête.

« En fait, si. Je n’ai plus cinq ans non plus mais… Je sais bien que les bébés naissent pas dans les choux et les roses quoi. Mais sinon… J’avoue que je planche… Tu vas m’expliquer peut-être ? Comme ça, j’aurais peut-être… fin ça m’arrangera peut-être les choses. » Katelynn esquisse un sourire en coin. Lui expliquer... pourquoi pas après tout ? Peut-être que si elle se trouve enfin un amoureux, elle sera un peu moins collante et cherchera un peu moins à attraper Mewan dans ses filets. Quoique, rien n'est moins sûr de ce côté-là. Difficile de balayer son premier amour d'un revers de la main, surtout si celui-ci a joué les chevaliers servants en la sauvant d'une mort certaine. « Genre, je peux essayer de déduire un peu et tu me corriges ? » Elle hoche la tête, acquiesce doucement et la pousse à se jeter à l'eau. Allez Sirah, montre-moi que la situation n'est pas encore totalement désespérée. « Déjà, faut être deux, hein. Après, j’imagine que faut pas rester aux bisous mouillés comme t’as dit ? Mais disons que… Je ne vois pas quarante-mille façons de faire des bisous quand même. Faut peut-être toucher l’autre aussi ? Se coller et avoir des papillons dans le bas-ventre, comme quand je regarde Me… Oui, fin t’as compris. C’est un peu tout ça nan ? Et puis j’imagine que y’a une histoire de rentrer dedans et… » Katelynn fait de gros efforts pour ne pas lui rire au nez. Bon d'accord, elle n'est pas si loin de la vérité, mais bon sang, quelle innocence à son âge ! On pourrait croire qu'avec des parents pareils, elle saurait au moins les bases, mais il faut croire que ce n'est pas aussi simple. Bon, reprenons les choses depuis le début...

« T'es sur la bonne voie, mais c'est pas encore ça. » dit-elle avec amusement avant de s'asseoir en tailleur dans le sable. Elle observe l'adolescente, le regard lointain, en pleine réflexion. Elle décide alors de commencer en douceur. « Déjà oui, il faut être deux. Enfin, rien ne t'empêche de te faire plaisir toute seule hein, c'est important de bien connaître son corps. Surtout ce que t'as entre les jambes, c'est ça qui intéressera les garçons. » C'est ça commencer doucement ? Bah, après tout, il n'y a pas cent façons d'expliquer l'anatomie et les relations sexuelles à une jeune femme de son âge. Inutile de lui parler de choux ou de graines, ce ne serait pas lui rendre service à ce stade. « Ensuite, il faut trouver un garçon qui te plaît. Vous êtes pas obligés de... comment tu dis ? Ah oui, de vous rentrer dedans tout de suite. Tu dois te sentir assez bien avec lui. Et si l'un d'eux va trop loin alors que t'en as pas envie, tu viens me le dire et je lui en colle une. » Sourire en coin, elle lui adresse un clin d’œil. Oui, faut pas exagérer non plus. C'est pas parce qu'elle se lance en mission séduction qu'il faut céder au plus petit caprice de ces messieurs. Et puis, elle l'aime bien cette gamine au final. Pas question qu'elle se fasse emmerder par un pseudo Don Juan. Elle la regarde avec sérieux, malgré son sourire et puis ajoute finalement : « Tu sais, le sexe – ou faire l'amour – est pas bien compliqué. Le garçon insère ce qu'il a entre les jambes entre celles de la fille et hop ! Le tour est joué. L'important dans tout ça, c'est que tu sois assez à l'aise pour aller jusque là. » Tout en délicatesse la Hawkins. Pourquoi prendre des pincettes après tout ? Sirah parlait de rentre dedans, c'est qu'elle savait à peu près comment ça marchait. Mécaniquement parlant, c'est toujours plus ou moins le même principe. Et pourtant, une relation ne ressemble jamais à une autre. Elle aura le temps de s'en apercevoir elle-même. « Alors, ça te paraît déjà plus clair ? » demande-t-elle, espérant qu'elle ne l'a pas déjà perdue en cours de route.

Spoiler:
tu m'excuseras pour ce RP, je me suis laissée emportée « Pernas são feitas pra andar » ft Kate. 1689179954 j'ai failli aller plus loin, mais ce sera pour la suite XD
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le Mer 19 Aoû - 17:21

« Pernas são feitas pra andar »
ft. katelynn hawkins

Ca faisait un peu mal quand même, de lui dire qu’elle se trompait. Elle avait encore la chance de ne pas s’être trompée totalement. Katelynn lui avait dit qu’elle était « sur la bonne voie ». Tant mieux. Et puis, la seule voie que Sirah empruntait était toujours la bonne, parce qu’elle ne pouvait jamais rater le tapis rouge qui se déroulait sous ses pieds. Les pétales de rose jaillissants sous ses pieds dénudés lorsqu’elle marchait vers son palais… Enfin bref. Manquait plus que la petite jupe à froufrous et le doudou en éléphant rose, et bienvenue au parc d’enfants. Sa professeur se cala en tailleur dans le sable. Ouf, elle abandonnait sa bronzette pour s’occuper de Sirah. Voilà qui était nettement mieux. Sirah était impatiente. Elle l’aurait bien secouée pour la presser de lui expliquer, mais elle l’aurait certainement mal pris. Prenant son mal en patience, elle esquissa un sourire en se mettant dans la même position qu’elle pour l’écouter attentivement. Katelynn commença ses explications. Enfin. Elle ne fut pas étonnée d’apprendre qu’il fallait être deux. Ca, elle le savait déjà. Ce n’était pas comme si elle ne savait pas que pour faire un « couple », il fallait être deux. Un garçon et une fille, même, c’était mieux. Même si… Peut-être qu’un garçon et un garçon, de même qu’une fille et une fille, ça marchait aussi. Elle n’en croisait pas tous les jours des gens comme ça par contre. Et à vrai dire, ça ne l’intéressait pas. Ce n’était pas comme si elle allait se mettre à aborder le sujet avec Amaryllis. Elle haussa un sourcil lorsque Kate lui parle du plaisir toute seule. Ah oui ? Eh bien non, elle ne faisait pas vraiment ça. Elle connaissait son corps, certes, mais elle n’allait pas non plus se tripoter et puis… Non, ce n’était pas son truc. Elle allait plutôt laisser de côté les choses comme ça. Elle se mordit la lèvre en se retenant de baisser les yeux sur ce qu’elle avait entre les jambes. Te baisse pas, te baisse pas Sirah… Oh et puis merde, c’était vraiment ce qu’il y avait là qui intéressait les garçons ? Elle trouvait ça vraiment étrange, maintenant que c’était dit clairement. Même si elle le savait déjà, elle se  demandait bien pourquoi. Elle souffla un petit « Je vois… » en relevant une tête rougissante. C’était tellement classe comme geste. Heureusement que la personne avec laquelle elle parlait n’était pas du genre à prendre tous ces gestes de travers pour acquis et qu’elle faisait plutôt semblant de ne pas y voir. Du moins elle espérait qu’elle n’allait pas rire intérieurement de ce que Sirah faisait. Elle devait déjà rigoler de son incompétence. Enfin, après tout, elle était incompétence pour moins la dépasser plus tard. Pas sûre que toute cette histoire plaise à papa…

Un garçon qui lui plaisait. Voilà qui n’était pas le problème, elle n’en avait qu’un. Qui malheureusement ne la voyait pas. Il avait vu sa sœur, mais pas elle. Ce qui aurait été inconcevable pour Sirah. Elle était jeune, certes, mais ce n’était pas pour autant qu’en sachant ce que Sirah avait pour lui, il avait eu le droit d’aller voir Adhara. La plus grosse erreur de sa vie à celui-là. Il n’y connaissait absolument rien. Elle rit à moitié jaune lorsqu’elle lui expliqua qu’il ne fallait pas forcément faire caracbadadoum tout de suite. C’était pourtant bien ce qu’il  avait fait avec elle… Elle lança un sourire colgate lorsque Kate lui fit un clin d’œil en lui affirmant mettre un coup de poing à celui qui voulait la toucher sans qu’elle ne le veuille. Sirah préférerait se défendre seule, pour prouver aux gens qu’elle n’avait besoin de personne et qu’elle était bien capable de se défendre toute seule. Elle n’avait plus 5 ans, elle savait bien se défendre quand même, non ? Dans sa tête, surement que oui. Dans la réalité… C’était encore un point sacrément discutable.

Katelynn finit son petit discours très galamment. L’un dans l’autre et pif paf pouf c’était bouclé. Rien de bien compliqué. C’était sûr que pour elle, ça ne devait pas être compliqué, vu comment elle avait exploré beaucoup de terrains. Sirah se posait encore des questions, mais dans l’ensemble, elle avait compris le principe. Il ne fallait pas être idiote pour comprendre que le zizi du garçon rentrait dans celui de la fille au moment où la fille et le garçon se sentaient bien. Elle se demandait même quel plaisir il y avait là-dedans. « On ne peut plus clair. » Elle se mordilla la lèvre inférieure en tentant de s’’imaginer elle en train de faire ces choses-là. Hum… Ce serait surement plus clair après un bon essai. « Mais où est-ce qu’il y a de l’intérêt là-dedans ? Je veux dire… J’ai compris le principe, ce n’est pas compliqué. Mais si c’est quelque chose que l’on  ne fait qu’une fois que l’on a passé un certain âge et qu’on se sent prêt à le faire, je me demande pourquoi. C’est juste cet acte qui donne des enfants ? Vu le nombre de fois que certains l’ont fait, je me demande bien comment ils ont fait pour en pas être en cloque, ou alors c’est autre chose ? C’est encore flou tout ça… » Elle lança un regard entendu à Kate. Après tout, elle qi l’avait fait déjà tant de fois, il devait bien y avoir d’autres choses. Parce que sinon ils ne passeraient pas tous leur temps à sauter tout ce qui bouge. Son père le premier, ils devaient bien tous trouver quelque chose d’intéressant là-dedans. « J’imagines que tu m’as passé les détails. Mais juste comme ça, je n’en vois pas tellement l’intérêt. L’un dans l’autre et puis c’est tout. Ça ne fait pas mal au moins ? Parce que… J’ignore la taille de ce que les garçons ont entre les jambes, mais… Par rapport à nous j’imagine que… » Elle rougit de ses mots. Ce n’était pas le genre de sujet que l’on abordait avec tout le monde, tout le temps. Mais il fallait bien que ça vienne un jour, si elle voulait contenter les personnes qu’elle voulait pour les garder un peu plus longtemps. Ou même les garder tout court.
(C) Wynn

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le Dim 6 Sep - 22:10
Si on lui avait dit le matin même qu'elle se retrouverait à donner un cours d'éducation sexuelle sur la plage à une gamine de dix-sept ans, elle aurait probablement éclaté de rire. En fait, elle n'est pas tout à fait certaine d'être bien éveillée à cet instant, tellement la situation lui semble absurde, quoique cocasse. Peut-être s'est-elle endormie à la faveur des rayons d'un soleil brûlant, bercée par les vagues sur un lit de sable chaud. L'océan l'appelle et l'apaise, c'est tout ce qu'elle aime et tout ce à quoi elle aspire. Dans une autre vie peut-être sera-t-elle une grande exploratrice des mers, une pirate sans foi ni loi, une aventurière qui ne craint ni la houle ni les tempêtes. Mais pour l'instant, la terre la rappelle, sa famille également. En équilibre entre ces deux univers, elle vogue continuellement, enfant de la forêt et de l'océan. Tant à voir, tant à explorer, tant à découvrir. Une vraie Calusa ; l'esprit dans les nuages et les pieds jamais réellement sur terre. Sirah ne déroge pas à la règle, elle la suit même au pied de la lettre, se trouvant à son extrême limite. Elle ne fait pas que rêver, elle impose aux autres sa réalité nuancée de désirs encore très enfantins pour une adolescente qui devient une femme. Ne pas savoir comment on fait un enfant à dix-sept ans, c'est un comble. Ne s'est-elle jamais posé la question avant ? Est-elle en train de la mener en bateau ? L'a-t-on tellement préservée des dures réalités de la vie que ce sujet a toujours été ignoré, balayé, pour qu'elle dessine dans son esprit brumeux des esquisses de conception magique, presque mystique ? Grossesse instantanée sans passer par la partie pratique ? On prie assez fort et pouf ! Voilà que neuf mois plus tard une version miniature de nous-même en ressort. Pourquoi pas après tout ? Ce serait une méthode intéressante. Mais où serait le plaisir là-dedans ?

« On ne peut plus clair. Mais où est-ce qu’il y a de l’intérêt là-dedans ? Je veux dire… J’ai compris le principe, ce n’est pas compliqué. Mais si c’est quelque chose que l’on  ne fait qu’une fois que l’on a passé un certain âge et qu’on se sent prêt à le faire, je me demande pourquoi. C’est juste cet acte qui donne des enfants ? Vu le nombre de fois que certains l’ont fait, je me demande bien comment ils ont fait pour en pas être en cloque, ou alors c’est autre chose ? C’est encore flou tout ça… » C'est encore pire que ce qu'elle pensait. Bon sang, il va falloir tout reprendre depuis le début, lui inculquer les bases. Mais sa question est légitime ; pourquoi certaines femmes ne tombent pas enceinte après tout ce temps ? Elle en est un exemple flagrant. Peut-être a-t-elle simplement eu de la chance, que ce n'était pas que de la pseudo prudence. Il y a sûrement des détails qui lui échappent encore à ce sujet, elle n'est pas non plus une experte en anatomie ou en biologie. Elle en sait juste assez pour s'éviter des ennuis et c'est clairement suffisant. Du moins ça l'a été jusqu'à maintenant. « J’imagine que tu m’as passé les détails. Mais juste comme ça, je n’en vois pas tellement l’intérêt. L’un dans l’autre et puis c’est tout. Ça ne fait pas mal au moins ? Parce que… J’ignore la taille de ce que les garçons ont entre les jambes, mais… Par rapport à nous j’imagine que… » Cette fois-ci, elle ne peut empêcher un rire de s'échapper de ses lèvres. Sincère, amusé, bref. Elle rit légèrement et il y a de quoi. Mais maintenant, il faut bien qu'elle lui explique non ? Ou alors elle pourrait lui dire de poser exactement les mêmes questions à son père ? Et elle irait avec elle, juste pour le plaisir de voir sa tête quand elle le fera ? Ca lui ferait sa soirée, c'est certain. Parce que là, elle ne sait vraiment pas par où commencer. Quoique... « Oh tu sais, la taille ça varie. En général, c'est inversement proportionnel à la taille de leu ego. » répond-elle avec une pointe de malice dans la voix. Ce n'est peut-être pas tout à fait vrai, mais elle a bien le droit de plaisanter un peu sur le sujet non ?

Faisant désormais face à la jeune Reinhart, Katelynn laisse courir ses doigts dans le sable. Au loin, des enfants jouent au cœur des vagues. À l'horizon, les voiles des bateaux de pêche paraissent minuscules, des ailes de papillons immaculées sur une mer calme et scintillante. La Calusa la regarde droit en face d'un air conciliant. « Tu sais, en vrai y'a rien de très bizarre là-dedans. Si ton partenaire est un minimum doué dans ce qu'il fait, c'est censé te donner du plaisir. C'est pour ça que les gens le font, tout simplement. » Ben oui, pour quelle autre raison ? S'embarrasseraient-ils vraiment de tout ça si ce n'était pas un minimum agréable ? Surtout en courant le risque de se faire engrosser derrière ? Aucun intérêt si ce n'est que pour faire des gosses. « Pour faire un enfant, suffit pas de se rentrer dedans hein. Faut que ton partenaire atteigne l'orgasme et qu'il produise du sperme et que ça rentre en toi et que tu sois dans la bonne période de ton cycle pour que ça marche. T'as déjà tes règles non ? » Et bam, sans aucune délicatesse la Hawkins, encore une fois. Pourquoi prendre des pincettes après tout ? Elle veut des détails, elle en a. Est-ce qu'elle sait ce qu'est un orgasme ? Et du sperme ? À dix-sept ans, elle doit au moins connaître comment se passent les menstruation non ? Elle a une mère, une tante, une sœur aînée, c'est pas bien sorcier. Du moins elle l'espère pour elle. « Mais avant de faire tout ça, commence déjà par des bisous mouillés, ce serait pas mal. Le mieux c'est encore de tester, tu verras bien si ça marche ou pas. Tiens, y'en a deux par là bas qui sont mignons, tu veux pas tenter le coup ? » Elle pointe le doigts vers deux garçons qui semblent avoir à peu près son âge. Sauf qu'au moment où Sirah se retourne, elle remarque également qu'ils ne sont pas seuls, mais qu'un certain Rainhart les accompagne. Ah ben ce n'est peut-être pas une très bonne idée d'envoyer sa fille séduire des mecs sous ses yeux. Quoique ça pourrait s'avérer amusant si elle prend ce défi à cœur.
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le Mar 8 Sep - 22:32

« Pernas são feitas pra andar »
ft. katelynn hawkins

Sirah ne se sentait pas du tout drôle, et pourtant Katelynn riait. Elle se sentait plutôt plus qu’ignorante et elle était gênée de devoir avouer qu’elle ne savait pas. Certes, ce n’était pas le genre de sujet où elle aurait pu réellement trouver les réponses toute seule. Elle n’avait pas trouvé de cobaye pour pratiquer de toute manière, et puis des explications par quelqu’un qui s’y connaissait, c’était nettement mieux. Katelynn reprit pour parler taille. Sirah n’était pas très douée en mathématiques, mais si c’était quelque chose ressemblant à un cylindre, qui plus est tiendrait dans le pantalon des garçons, alors ce ne devait pas être si énorme que ça. Elle rit légèrement quand Katelynn lui annonça que la taille était proportionnelle à leur égo, mais dans le sens contraire. Donc celui qui disait avoir une taille de vieil arbre n’avait en réalité qu’un ver de terre ? C’était noté. Pas compliqué à retenir. Elle ne dit rien et l’écouta continuer. Si elle disait qu’il n’y avait rien de très bizarre, Sirah n’avait qu’à la croire. Mais tout ça lui semblait bien extraterrestre à elle...  Tout théorème était bien mieux appliqué lorsqu’on en faisait une démonstration. Mais ce serait à elle de trouver de quoi faire la démonstration, ce n’était pas Katelynn qui allait le faire pour elle. Et puis... cette histoire de partenaire doué, n’arrangeait pas tellement les choses. Comment pouvait-elle savoir s’ils étaient doués avant de les essayer ? Ils n’étaient pas tous pareils, et ce n’était pas écrit sur leur front. Mais s’il y en avait un qu’elle était sûre de savoir doué, c’était son futur mari. Il ne pouvait que l’être. Mais Sirah était contente d’avoir enfin la raison pour laquelle les gens faisaient ça. Après tout, si ce n’était pas plus compliqué. Le « plaisir ». Rien que ce mot qui sonnait bien, et la définition qu’elle connaissait lui donnait presque envie d’en savoir plus. Elle voulait bien essayer pour comprendre quel plaisir tout ça pouvait donner.

La petite Reinhart écouta Katelynn lui expliquer pour les enfants. Ah, enfin quelque chose qui pourrait être plus utile. De la prévention sexuelle, voilà qu’il ne fallait absolument pas oublier.  Elle fronça les sourcils lorsque son interlocutrice parle « d’orgasme ». Mais qu’était-ce donc que cela ? Un type de nuage ? Vu le sujet, surement pas. Elle fut encore plus étonnée lorsque Kate parla de « sperme ». Non mais y avait-il réellement tout un langage spécifique à ce genre de choses ? Ce n’était pas croyable. Mais elle avait comprit que le sperme devait être quelque chose venait que la quille du garçon. Elle n’était pas stupide. Après, l’orgasme... Elle ignorait ce que c’était. Mais surement quelque chose en rapport avec le plaisir, ou elle ne savait pas. La jeune femme lui expliqua que c’était quand même dû aux cycles de ses règles. Ah, ça elle connaissait bien. Elle fit la grimace en se rappelant toutes les fois où elle avait pu souffrir à cause déjà, depuis quelques années déjà, et tous les mois. En se disant que les garçons n’avaient pas ça, elle se demandait pourquoi elle n’aurait pas pu être un garçon, que ça aurait été beaucoup plus simple. Mais elle n’aurait pas été une princesse, qui plus est aussi parfaite, si elle avait été un garçon. Mais peut-être cela aurait-il rendu son père beaucoup plus fier d’elle. « Oui, je les ais. C’est en quelle période de cycle ? Parce qu’ils ont peut-être oublié de nous fournir un calendrier à la naissance... Et puis, c’est quoi un orgasme ? Si je ne veux pas être enceinte alors que je suis dans la bonne période « pour », il me suffit de dire au garçon de ne pas euh... de ne pas faire de... sperme en moi ? Ouais, il aura qu’à se retenir, c’est tout. Je ne suis pas un containeur  de toute façon, il peut faire ça ailleurs. » Pas sûr que Sirah ait vraiment compris le principe. Elle leva les yeux au ciel et reporta son attention sur Katelynn. De toute évidence, celle-ci était déjà partie dans une autre idée. Sirah la vit pointer du doigt derrière elle. Deux garçons, mignons, et Kate voulait qu’elle tente les bisous mouillés ? Sérieusement ? Pourquoi pas. Ça pouvait toujours être utile, un peu d’entraînement. « T’es sûre ? Et je suis censée m’y prendre comment ? Parce que ce n’est pas tellement mon genre de m’abaisser au niveau de gens comme ç...  Pourquoi pas. » Elle haussa les épaules et regarda Kate d’un air déterminé. Elle se glissa sur ses jambes et remit ses cheveux et son sourire d’enjôleuse en place. Pas sûre que ça marche, mais elle n’avait pas tellement le choix de faire autrement. Sans faire plus attention que nécessaire à ce qu’il y avait autour que sa cible, elle se planta les mains sur les hanches devant les deux garçons.  

« Eh, je fais un test. Est-ce que l’un de vous aurait la bonté de me servir de cobaye genre... 3 minutes. Juste... Non, rien. Bouge-pas. », Ordonna t-elle au plus proche. Et Sirah lui sauta presque dessus, avec toute la grâce d’une princesse quand même, ne pas perdre les habitudes ; et posa ses lèvres sur les siennes. C’était bien ça que Kate appelait un bisou mouillé ? Elle l’espérait. Peut-être fallait-il faire plus ? Elle n’en savait absolument rien. Quelles parties de sa bouche, dans cette situation, pouvaient lui servir ? Elle risquait d’être bien mal prise si elle utilisait ses dents, pas sûre que les gens aimaient être mordus. Sa langue peut-être ? Oh non c’était bien trop sale. Mais c’était peut-être quelque chose d’utile. Ça pouvait l’être. Sans trop savoir comment, elle s’employa à trouver le chemin avec la sienne pour rejoindre celle de l’autre. Ah non, ce n’était pas très génial comme truc ça. Quitte à mélanger les microbes, elle tenta de faire ça bien et explora un peu l’autre. Bon, en réalité, il n’était que mignon et il n’allait peut-être pas apprécier ce qu’elle était en train de faire. Mais il était surement bien trop choqué pour dire quoi que ce soit. La jeune fille finit par mettre fin à sa découverte linguistique et se reculer. « Merci. » S’essuyant galamment les lèvres, elle s'en retourna vers Kate, qui n’était pas si loin. « C’est ça que t’avais demandé ? Moi je trouve pas ça génial. Consentant ça aurait peut-être été mieux... Mais ça aurait pris trop de temps. »
Elle ose, Sirah.
(C) Wynn

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le Mer 9 Sep - 20:44
pernas sao feitas pra andar
sirah ∞ katelynn

. ✻✻✻ Une routine factice rythme les frasques du serpent pernicieux depuis qu’il a laissé son étoile s’éteindre. Elle ne brillera plus pour lui. Elle ne brillera plus pour personne, car il ne la laissera pas éclairer les nuits - les jours - d’un autre homme.
Jaloux. Possessif. Malade.
La vicieuse, avant de lui tourner le dos, a réussi à lui refiler ce mal qui l’a rongée toutes ces longues années; ce besoin d’exclusivité maladif. Triste ironie, Chavo, il s’est rendu compte trop tard qu’il était atteint de la même affection que cette femme; que sa femme. Hanté par la rancoeur, l’instabilité du Calusa se voit exacerbée. Ses sauts d’humeurs sont plus fréquents et l’alcool dont il use à outrance pour panser ses maux ne semble guère être la médecine idéale. Jamais. L’euphorie éphémère sous laquelle ce poison le noie, laisse trop rapidement place à une colère illégitime qu’il prend plaisir à déverser sur ses élèves. Pauvres élèves. Pauvres idiots. Elle est loin l’époque où il badinait avec ces adolescents un peu niais. Aujourd’hui, Chavo, il est dur, intransigeant, inflexible. Chavo, il est injuste. Tant pis.

Malgré cette brise iodée, des perles de sueur apparaissent sur le front des élèves appliqués. L’entraînement touche à sa fin -enfin- et quelques sourires viennent illuminer le visage des adolescents lorsque le professeur les libère définitivement. Le soulagement est palpable et l’atmosphère oppressante semble s’être envolée lorsque Chavo laisse tomber son rôle de bourreau pour taper amicalement l’épaule de ce garçon, Javier; le plus prometteur de ses élèves. Ils badinent. Quelques mots sont échangés et il le laisse filer avec son ami. Un soupire et voila que son regard se perd sur cet horizon qui inlassablement l’appelle, l’attire. La mélancolie s’impose à lui lorsque l’éthanol ne trompe pas ses sens. Chavo, il se laisserait presque aller aux regrets. Presque. Mais cette douce sensation, triste sensation, est bien vite perturbée par cette voix qu’il reconnaitrait entre toutes.  Sirah. « Eh, je fais un test. Est-ce que l’un de vous aurait la bonté de me servir de cobaye genre... 3 minutes. Juste... Non, rien. Bouge-pas. ». Pas totalement surpris de la voir fréquenter la plage, il ne peut pourtant détacher son regard dubitatif de la silhouette de sa fille. Sa princesse maladroite.

Sans la moindre délicatesse, elle saute au cou de Javier avant de lui rouler un patin des plus répugnants. L’ironie et la honte s’entremêlent pour diviser l’esprit du Chavo; spectateur impuissant de cette scène tragi-comique. Devant tant de maladresse, il ne peut s’empêcher d’esquisser un sourire moqueur, précédant le pétillement de ses pupilles qui trahissent son amusement. Un amusement bien vite balayé. Trop vite oublié. La naïveté de ce spectacle qui l’avait presque attendri n’était qu’une duperie. Une vile duperie. Triste désillusion. Sirah, relâchant sa victime, se retourne vers cette silhouette qu’il n’avait pas remarquée  jusqu’à présent. Katelynn. Qu’est-ce qu’elle fout là ? C’est ça que t’avais demandé ? Moi je trouve pas ça génial. Consentant ça aurait peut-être été mieux... Mais ça aurait pris trop de temps. » Ce qu’elle avait demandé ? Comment ça ? Les sourcils froncés, Chavo ne prend même pas la peine de relever la suite de la tirade ennuyeuse de sa fille. Au lieu de ça, il se contente de foncer tête baissée jusqu’à l’Hawkins qui s’improvisait conseillère… de Dieu sait quoi. Il sent le regard hébété de Javier sur lui, il l’ignore. Chavo, n’accorde à présent son attention qu’à cette brune aux idées fantasques. «  C’est comme ça que tu occupes tes journées ? Tu dévergondes mes filles ? » Chavo, il aurait pu être crédible si cette réputation d’homme à femmes ne le précédait pas. Chavo, il aurait probablement pu avoir une quelconque autorité sur Katelynn s’il s’était contenté d’être son professeur d’arme… et pas son amant d’un soir. Au lieu de ça, il joue l'homme faussement contrarié... Parce que est-il réellement contrarié ?
«  Si tu fais quelque chose, fais-le bien au moins.  » Le ton s’est radoucit et Chavo, il vacille entre le badinage et les remontrances qu’il avorte presque aussitôt. Se retournant vers Sirah, il la toise l’air amusé tandis que sa victime, ce pauvre Javier, s’éclipse en vitesse avant d’être une fois de plus le martyr d’un Reinhart. «  Tu t'attendais à quoi en agressant ce garçon ? Il fallait me le dire, Sirah, si tu avais l’intention de devenir une guerrière qui fait fuir tout ceux qui croisent ta route.  » Papa poule. Papa cool. Rares sont les fois où ses foudres s’écrasent sur sa princesse bienaimée. Dommage. Si Sirah avait eu une éducation plus sévère, elle ne serait pas si capricieuse aujourd’hui. Il s’en rend compte… Mais c’est trop tard. Alors il fait avec et il assume. Presque.

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le Sam 19 Sep - 22:28
À chaque minute qui passe, elle s'étonne de ne pas être déjà écroulée de rire. Elle s'amuse des réactions de sa jeune amie, elle observe attentivement ses mimiques dignes d'une de ces comédies télévisées qu'elle n'aura jamais l'occasion de voir. Sirah n'en croit pas ses oreilles. Mais surtout, elle semble ne pas tout saisir. Dans son regard, la réflexion se dépeint sous toutes ses formes, sourcils froncés et concentration à son paroxysme. Sait-elle au moins de quoi elle parle ou doit-elle carrément reprendre la leçon à partir du vocabulaire de base ? Il semble pourtant que sperme et orgasme sont des termes assez simples. Doit-elle en plus lui faire un dessin ? Tiens, c'est vrai qu'elle pourrait lui faire quelques esquisses dans le sable. Des coquillages, un bout de bois et le tour et joué. Quelques petits traits tracés du bout des doigts, un petit schéma rapide, et ça devrait enfin rentrer non ? Enfin, peut-être pas. C'est une Reinhart après tout, les informations mettent du temps à accéder au cerveau. Alors elle fait preuve de patience. D'indulgence aussi. Parce que Sirah semble réellement faire un effort et qu'elle ne veut pas non plus la décourager. Elle a beaucoup de choses à apprendre, mais en parler n'est pas suffisant. Pourtant, elle demande encore des éclaircissements.

« Oui, je les ai. C’est en quelle période de cycle ? Parce qu’ils ont peut-être oublié de nous fournir un calendrier à la naissance... Et puis, c’est quoi un orgasme ? Si je ne veux pas être enceinte alors que je suis dans la bonne période « pour », il me suffit de dire au garçon de ne pas euh... de ne pas faire de... sperme en moi ? Ouais, il aura qu’à se retenir, c’est tout. Je ne suis pas un containeur  de toute façon, il peut faire ça ailleurs. » Prise de cours par la fin de sa tirade, Katelynn en oublie de répondre à ses questions. Malgré elle, elle a en tête les images que Sirah vient de lui décrire et elle s'efforce de les repousser très loin de son esprit. Bon sang, mais où va-t-elle chercher tout ça ? Enfin, elle n'a pas totalement tort en disant qu'ils peuvent faire ça ailleurs. Mais elle n'a pas encore l'intention d'entrer dans ce genre de détails avec elle, c'est peut-être un peu tôt. En fait, elle risque de tellement la dégoûter que la jeune Reinhart ne voudra plus jamais rien tenter. Certainement que ça arrangerait son paternel, mais la Calusa n'en voit pas l'intérêt. Mieux vaut qu'elle soit préparée. Après tout, quand on sait, on peut contrôler. N'est-ce pas ?

Katelynn finit par lui proposer un petit jeu interactif. Assez de théorie, passons à la pratique. Surtout que sa patience atteint gentiment sa limite et qu'elle en a un peu marre de devoir tout lui expliquer dans les détails. Ce n'est pas son boulot après tout. Elle n'était que la baby-sitter, pas l'éducatrice attitrée, faut pas exagérer non plus. Et c'est avec un amusement difficile à dissimuler qu'elle réalise que sa jeune amie accepte son challenge sans sourciller. « T’es sûre ? Et je suis censée m’y prendre comment ? Parce que ce n’est pas tellement mon genre de m’abaisser au niveau de gens comme ç...  Pourquoi pas. » Même après ce bref instant d'hésitation, elle se lève et fonce droit sur le premier jeune homme qui est arrivé sur la plage. Non loin, Chavo s'avance, mais elle ne semble pas le remarquer. Tant mieux, ça promet d'être intéressant. Katelynn observe la scène d'un œil attentif, se mordant la lèvre pour ne pas rire. Critique, elle se rend compte qu'elle n'a pas choisi le plus vilain des deux qui se présentent sous ses yeux. C'est qu'elle a des goûts de luxe la princesse. Enfin, normal, puisqu'elle a jeté son dévolu sur Mewan. En tout cas, elle ne perd pas son temps. Elle s'empare du jeune homme et lui roule un patin des plus audacieux. Et ce, sous les yeux de son propre père. Cette scène absurde dure tout de même plusieurs secondes jusqu'à ce que Sirah estime en avoir terminé avec cette expérience et revienne jusqu'à elle, l'air plutôt confiant. Bon, au moins elle n'a pas perdu de son assurance. Katelynn jette tout de même un coup d’œil au jeune homme complètement choqué à qui elle fait vaguement signe de filer, au cas où le paternel déciderait de s'en prendre à la victime plutôt qu'à la coupable. Les coupables, serait certainement plus juste. Mais la Calusa ne voit pas en quoi cet acte est mal. Elles ne font que s'amuser un peu. Et tester.

« C’est ça que t’avais demandé ? Moi je trouve pas ça génial. Consentant ça aurait peut-être été mieux... Mais ça aurait pris trop de temps. » La Calusa hausse les épaules. « Ouais enfin... consentant c'est quand même mieux hein. Mais c'est déjà pas trop mal pour un début. » Sur ce, Chavo fait son entrée, en grand prince, l'air totalement offusqué. « C’est comme ça que tu occupes tes journées ? Tu dévergondes mes filles ? » Katelynn hausse un sourcil, relevant la tête vers lui sans bouger de sa position, assise nonchalamment sur le sable, comme c'est le cas depuis l'arrivée de Sirah. Il veut vraiment s'engager sur ce terrain là ? Lui, dont la réputation n'est plus à refaire ? « Si tu fais quelque chose, fais-le bien au moins. » Okay, c'est qu'il la provoque en plus. Un sourire rusé prend place sur ses lèvres tandis qu'elle observe le père se tourner vers sa fille, tentant de lui faire la leçon. « Tu t'attendais à quoi en agressant ce garçon ? Il fallait me le dire, Sirah, si tu avais l’intention de devenir une guerrière qui fait fuir tout ceux qui croisent ta route. » Katelynn a bien envie d'en rire mais elle se retient. Sirah guerrière c'est comme imaginer Chavo couturier. Ca n'arrivera certainement jamais, ou dans un univers parallèle. Elle se redresse légèrement, époussetant le sable collé contre sa jambe, l'air plus détendu que jamais. À croire que l'arrivée des Reinhart a définitivement chassé les soucis qui la tourmentaient depuis le réveil. « Je lui ai jamais demandé de l'agresser, mais on peut pas dire que ta fille soit très calée sur le sujet. » commence-t-elle en douceur, sans prendre la peine de surveiller ses paroles devant Sirah. Après tout, elle le sait qu'il lui manque des notions, ce n'est une surprise pour personne. « J'aurais pourtant pensé que dans une famille comme la tienne, on parlait de ces choses-là au quotidien. » ajoute-t-elle avec un sourire. Réplique mordante qui n'a que pour but de le titiller et ça se voit sur son visage. Rien de blessant dans ses paroles, juste de quoi emmerder un peu. Mais elle ne s'arrête pas là. « Tu sais quoi ? Le mieux, c'est que tu prennes le relai. Il lui manque vraiment les bases. Explique donc à ta fille ce qu'est un orgasme. » Et son sourire s'élargit, le regard planté dans celui de Chavo.
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le Dim 8 Nov - 16:51

« Pernas são feitas pra andar »
ft. katelynn hawkins

Sirah n’avait jamais vraiment été la fille la plus intelligente de la Terre dans tout ce qu’elle avait fait. Aller embrasser ce pauvre garçon qui n’avait rien demandé à personne n’avait pas été une fabuleuse idée. Dans un sens, ça n’allait rien faire d’autre que la rendre un peu plus… Non, rien du tout. Mais c’était la faute de Katelynn. Pas celle de la jeune princesse. Ni celle de ce pauvre garçon. Après tout, c’était la jeune femme qui lui avait dit de faire ça. Elle lui avait presque lancé un défi, et Sirah n’avait fait que le relever. Et puis…. Ce n’avait pas été une si mauvaise expérience que ça. C’était un bisou un peu étrange, mais elle n’avait pas connu d’autres pour comparer. Si seulement Mewan avait bien voulu d’elle plus tôt… Elle n’aurait pas été embêtée là, à devoir se faire expliquer le sens de la procréation par Katelynn. Sirah hocha la tête avec un sourire quand celle-ci lui dit que c’était déjà pas mal. Ah, voilà qui lui assurait encore une fois que tout ce qu’elle entreprenait, elle le réussissait. « La prochaine fois… » Elle ne termina pas d’exprimer ses pensées, coupée par une voix familière. Elle tourna ses yeux vers celui qu’elle n’avait pas encore vu. Qu’est-ce que son père faisait là ? Forcément quand elle tentait de faire des trucs de grande fille, il devait être là. Elle croisa les bras en voyant qu’il s’était adressée à la femme et non pas à elle. Et en plus il arrivait comme une fleur sort de terre et même pas il en avait pour elle ? Elle était prioritaire sur l’autre. Il aurait dû lui parler à elle d’abord et non pas à Katelynn. N’arrivait-il donc pas à lire sur sa tête qu’il y avait écrit en grosses lettres : « regardez-moi, je suis f.a.b.u.l.o.u.s. » ? Encore un qui avait oublié sa paire de lunettes avant d’arriver vers elle. Pourquoi les garçons, et même son père, n’en avaient pas que pour elle ? Il fallait qu’il y ait une mégère et que ce soit être qui soit VIP. Certes, elle était vieille et en plus, elle, elle connaissait les  choses de la vie ; mais sa fille n’était-elle pas plus importante ? Sirah attendit tranquillement que son papa  la voit enfin. Un sourire vint marquer ses lèvres lorsqu’elle vit l’air amusé de son père. Au moins, il n’avait pas mal pris de voir sa fille « embrasser » quelqu’un sous ses yeux. Elle fut surprise de constater que même lui avait trouvé le geste un peu brutal. Bah… En même temps, si on n’y allait pas franchement, jamais on aurait eu ce que l’on a dans la vie. Sirah avait pris ce qu’elle avait besoin. Prenant possession des lèvres de ce jeune homme tel la marée montante aurait pris d’assaut un pêcheur sur un ilot.

Sirah marmonna pour elle-même avant que Katelynn reprenne la parole. « Ca va, je l’ai pas agressé… Je lui ai demandé, il a rien dit, c’était comme un oui. » Elle rougit quand la femme annonça qu’elle n’était pas calée sur la sujet. Y avait-il vraiment besoin d’exposer ainsi ses failles ? Non, voyons, même devant son père, elle aurait préféré prétendre tout savoir. Même sur ce sujet-là, et surtout devant son père. Il aurait pu être impressionné, tout ça… Ou complètement choqué, tout dépend. Elle ne dit rien quand Katelynn fit le rapprochement entre les choses… qu’elle ne connaissait pas et sa famille. Il était bien vrai que là-dedans… Ils étaient tous bien calés sur le sujet. Sa sœur… Son père… Un peu tous. Sirah rougit de plus belle lorsque Katelynn proposa à son père de prendre sa place et de finir son « éducation ». Euh… Fallait-il vraiment ? Certes, il lui manquait quelques termes et quelques points pratiques, mais quand même… « Kate elle m’a déjà dit deux trois trucs… Mais après elle a dit que la pratique c’était mieux. Et elle m’a dit d’aller embrasser le garçon là-bas. Moi j’ai fait que ce qu’on m’a dit. Mais si toi aussi tu veux m’expliquer… »

Elle haussa les épaules. « C’est pas comme si t’étais inculte toi aussi. J’avais demandé à Katelynn parce que je sais qu’elle s’y connaît plutôt bien. Vous, les aventures, tout ça… Un orgasme, j’ai toujours cru que c’était un nuage, mais je me doute que non. Pis y’a d’autres trucs… Mais bon. » Elle pataugeait. Elle n’aurait pas voulu avoir l’air aussi stupide et incompétente devant son père et la jeune femme.  Sirah repensa à ce qu’avait dit Katelynn sur la taille et l’égo et eut un sourire en pensant à Chavo. Elle se demanda s’il n’aurait pas mieux fallu demander un cours pratique sur ces choses-là à un garçon de son âge, parce qu’en parler avec son père et elle était quand même assez bizarre, mais Kate lui avait bien dit qu’il fallait un garçon avec qui se sentir bien et tout ça… Alors à moins que ce ne fût Mewan, elle n’aurait pas eu grandes chances d’être dans cet état-là. « Mais euh… Dîtes-moi… » Elle marqua une pause et prit un air timide. « C’est pas un peu dangereux comme truc quand même ? Parce que c’est quand même vachement louche comme acte. Un truc qui… Bah je ne sais pas, un garçon et une fille. L’un dans l’autre et tout ça. Déjà ça doit être vachement bizarre d’avoir un truc dedans, et en plus ça a l’air vachement barbare. Avec tous vos termes et vos trucs que je ne connais pas là… Déjà que le bisou c’état étrange. Ah, tenez, comment vous faites vous ? Parce que le garçon là il ne servait pas à grand-chose, et puis arrivée dessus je savais pus comment faire non plus. Kate elle avait dit « bisou  mouillé », mais comment est-ce que vous voulez mouiller tout ça ? La bave c’est vachement dégoûtant, et puis, on ne partage pas sa salive avec n'importe qui. Surtout avec des gens du niveau inférieur... Très peu peuvent prétendre pouvoir partager quelque chose comme ça avec moi hein. Vous pensez aux microbes ? Alors si en plus on est tous nus et qu’il faut… Ouais, c’est vachement étrange. Mais vous arrivez quand même à dire que c’est plaisant. Il y a-t-il un truc qui m’échappe ? »
(C) Wynn

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le Sam 14 Nov - 11:38
pernas sao feitas pra andar
sirah ∞ katelynn

. ✻✻✻ Sa désinvolture usuelle se lit sur son visage amusé. Il joue, Chavo. Il provoque aussi. Surtout. Savourant ce badinage sucré qui contraste terriblement avec les mots acides qu’il n’a cessé de jeter au visage de ses élèves lors d’une heure interminable. Son lunatisme est exacerbé depuis le départ de celle qui faisait tenir dans un équilibre périlleux la balance de ses émotions. Sans elle, il vacille d’un extreme à l’autre sans la moindre logique. Les humeurs de Chavo n’ont de toute manière jamais été dictées par la logique, elles sont uniquement enflammées par cette passion incendiaire qui consume chaque parcelle de son être. « Je lui ai jamais demandé de l'agresser, mais on peut pas dire que ta fille soit très calée sur le sujet. » Chavo, il retient comme il peut ce sourire moqueur tandis que ses yeux crépitent - malicieux, railleurs. Non, Sirah n’est pas réputée pour être douée avec les garçons et Chavo s’en est souvent contenté. Presque trop satisfait de savoir que sa seconde fille ne suivra pas les traces de son ainée - Adhara, une jeune femme déjà bien trop provocante. La pomme ne tombe jamais bien loin de l’arbre. Cela s’applique parfaitement à Adhara - bien moins à Sirah, cette princesse idéaliste, ce vilain petit canard. L’adolescente se justifie d’ailleurs, du moins elle essaie, s’enfonçant toujours plus dans sa bêtise. C’est pathétique, digne des plus grandes comédies burlesques. « J’aurais pourtant pensé que dans une famille comme la tienne, on parlait de ces choses-là au quotidien. » Cette fois-ci, il ne parvient pas à retenir son rire. Sa réputation le précède et il s’en amuse. Pourquoi ne devrait-il pas ? Il n’y a pas de honte à se laisser porter dans le courant parfois tumultueux des plaisirs de la vie - au risque de boire quelques fois la tasse. Katelynn ne pourra pas dire le contraire, elle qui a pu partager - après quelques années de patience et d’obstination - ce genre de douceurs avec un Chavo déjà marié à l’époque. Elle a profité, elle aussi. «  Oh, tu sais chez moi on ne parle pas de ce genre de choses, on est trop occupés à les mettre en pratique. » Chavo, il entre dans le jeu de l’Hawkins, oubliant presque la présence de sa fille. Idiot ! Et si il s’est longtemps satisfait de l’ingénuité de Sirah - de son ignorance, aujourd’hui, il commence à se poser quelques questions sans pour autant oser les prononcer à voix haute. À l’aube de ses dix-huit ans, ça parait terriblement étrange à Chavo que sa fille soit encore aussi naïve alors que lui, au même âge, s’enivrait à outrance des plaisirs de la chair. Découvrant et expérimentant toujours plus, de manière toujours plus intense et passionnée. Tout le monde n’est pas lui, fort heureusement, mais l’immaturité de Sirah commence à l’inquiéter. Et si elle n’était pas normale ?

« Tu sais quoi ? Le mieux, c'est que tu prennes le relai. Il lui manque vraiment les bases. Explique donc à ta fille ce qu'est un orgasme. » Un sourire étire le visage parfois encore juvénile de Katelynn. Elle est maligne, l’Hawkins. Mais ça ne suffira pas à faire perdre pieds au Reinhart, fier comme un coq. À l’instant où son regard se pose sur la silhouette de Sirah, cette dernière laisse sa langue se délier pour qu’une centaine de mots s’échappe sans interruption de sa bouche.  « Un orgasme, j’ai toujours cru que c’était un nuage, mais je me doute que non. Pis y’a d’autres trucs… Mais bon. » Un nuage ? Sirah, du haut de ses dix-sept ans, elle se fait les mêmes réflexions que sa soeur cadette, Kytah, onze ans. Chavo, il ne sait plus si il doit rire ou pleurer. Si il doit se moquer ou l’instruire. L’instruction chez elle, semble pourtant vaine… Nova n’a jamais rien tenté, préférant laisser à Chavo cet honneur parce que c’est sa fille. Aujourd’hui, il regrette. Une main de fer comme celle que Nova possède aurait certainement été utile à Sirah. «  On explique pas ce que c’est un orgasme, on le ressent ou on le provoque. Et on ne peut pas le ressentir en s’imposant au premier venu.  » Après avoir joué au professeur d’armes, le voila professeur d’éducation sexuelle et autant dire que si dans cette matière là, il est tout aussi calé… Il ne se sent cependant pas capable d’expliquer la théorie parfois gênante. La pratique est révélatrice, mais il ne peut pas dire à sa propre fille d’aller faire ses propres expériences, c’est hors de question. «  Je n’comprends pas Sirah… Comment ça se fait que tu sois toujours aussi à côté de la plaque ? Tu ne parles jamais à ta soeur ? Ce sont des discussions de soeurs, ça. Tout comme tes histoires de coeur.  » Il esquive, Chavo. Préférant éviter un sujet qui l’agace - et qui l’angoisse peut-être un peu. Autant donner une utilité à une Adhara rebelle qui semble bien au courant de ces petites choses de la vie. Mais voila que Sirah s’enflamme, déversant un torent de paroles déliées sur ses interlocuteurs démunis. Chavo, il coupe l’ingénue en pleine tirade, de peur de ne jamais y voir la fin. «  Contente- toi du bisou mouillé, c’est très bien pour l’instant. Si tu te poses autant de questions c’est que tu n’es pas prête pour la suite.  » Certaines fleurs prennent plus de temps à s’épanouir - Sirah en fait partie et surtout, il ne faut pas forcer les choses. Peut-être que le Calusa fait l’erreur de lui dissimuler trop de détails, mais les questions de Sirah sont dignes d’un enfant de dix ans et à dix ans, aucun enfant n’est prêt à recevoir de véritables réponses.
Chavo échange un regard entendu avec l’Hawkins, espérant qu’elle n’en rajoutera pas une couche. Mais il doute. Elle manque de subtilité et de tact, c’est terrible.
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le Dim 15 Nov - 21:37
Le duo Reinhart lui fait définitivement oublier les soucis qui pouvaient la tourmenter au petit matin. Désormais, elle profite du spectacle, heureuse finalement d'avoir été dérangée sur son petit nuage de tranquillité. On dit que le rire est le meilleur des remèdes et en l'occurrence, elle ne peut contredire cet adage vieux comme le monde. La légèreté de la rencontre la détend, elle se sent plus apaisée, surtout maintenant que Chavo se mêle à la conversation. Il n'y a aucune gêne dans les paroles ou le comportement de la Hawkins. Elle assume parfaitement les conseils donnés à l'adolescente et n'a pas à rougir de parler ouvertement d'un tel sujet. Peu pudique, elle a honte de très peu de choses en fait et c'est très certainement le cas du patriarche Reinhart aussi. C'est du moins l'impression qu'elle a toujours eu et son arrivée en fanfare ne fait rien pour contredire cette image haute en couleurs. Un vrai numéro qui fait mine de ne pas apprécier ce qu'il vient de voir alors que son sourire parle pour lui. Il en rit même ouvertement quand elle le provoque. « Oh, tu sais chez moi on ne parle pas de ce genre de choses, on est trop occupés à les mettre en pratique. » Ah vraiment ? En voilà une information qui devrait plaire à Sirah ! Katelynn lui jette un regard de biais pour ne rien manquer de sa réaction. Après la conversation qu'elles viennent d'avoir, elle risque d'être hantée à jamais par ces images. Que disait-elle déjà ? L'un dans l'autre et puis c'est tout ? Eh bien maintenant elle sait que ses parents pratiquent souvent cette technique entre deux lancers de vaisselle à travers la demeure. Et non, ce ne sont pas que des cris de colère qu'elle entend depuis sa chambre. Mais il est sans doute inutile d'entrer dans les détails n'est-ce pas ? Elle n'a même pas encore compris les bases alors mieux vaut y aller en douceur. D'ailleurs, et si Chavo les lui expliquait ces bases ? La Calusa en rajoute une couche en lui demandant d'expliquer ce qu'est un orgasme. La bouche en cœur, elle attend sa réponse mais Sirah le devance.

L'adolescente a un débit de parole impressionnant. Katelynn se retient à grand peine de ne pas rire à nouveau, surtout quand elle compare un orgasme à un nuage. D'accord, elle a encore un long chemin à faire. Bizarre qu'en dix-sept ans elle n'ait jamais montré de curiosité à ce sujet quand même ! C'est pas comme si c'était quelque chose de tabou dans la tribu. Ni dans sa famille. N'importe qui aurait pu lui en parler. Ses amies. Sa sœur. Toutes les femmes de son entourage. A-t-elle fait la sourde oreille jusqu'à maintenant ? Elle ne voit pas d'autre explication à son ignorance parce que, clairement, ce n'est pas le sujet le plus compliqué du monde ! En tout cas, elle demande à la bonne personne. Après tout, il s'y connaît le paternel, non ?

« On explique pas ce que c’est un orgasme, on le ressent ou on le provoque. Et on ne peut pas le ressentir en s’imposant au premier venu. » La Calusa reporte son attention sur Chavo, haussant un sourcil, sourire en coin. Ah bon ? Et qui va se porter volontaire pour le lui faire ressentir avec des parents qui terrifient tous les potentiels prétendants à des kilomètres à la ronde ? Enfin, Sirah n'a pas besoin d'aide pour les terroriser. Il n'y a qu'à voir la tronche que le gamin a tiré quand elle s'est jetée sur ses lèvres. Son trop plein d'assurance finira par lui jouer des tours. Surtout utilisé de cette façon. « Je n’comprends pas Sirah… Comment ça se fait que tu sois toujours aussi à côté de la plaque ? Tu ne parles jamais à ta sœur ? Ce sont des discussions de sœurs, ça. Tout comme tes histoires de cœur. » Son sourire s'élargit. Voilà qu'il tente de dévier la discussion. Aurait-il honte d'aller dans les détails avec sa fille ? Pourtant, ce serait tellement plus amusant. « Contente- toi du bisou mouillé, c’est très bien pour l’instant. Si tu te poses autant de questions c’est que tu n’es pas prête pour la suite. » C'est exactement ce que Katelynn lui a dit. Du moins, à peu près. Elle lui a dit de commencer par là, histoire de ne pas brûler les étapes. Elle capte pourtant le regard de Chavo et elle ne peut s'empêcher de prendre ça comme un défi. Oui, Katelynn ne serait pas Katelynn si elle ne le contredisait pas un peu juste pour le plaisir.

« Bah... tu l'as dit toi-même, ça ne s'explique pas. Ca se ressent ou ça se provoque. Le mieux c'est encore qu'elle teste par elle-même, les réponses viendront toutes seules. » Son regard faussement angélique passe de Chavo à Sirah. Après tout, elle est assez grande pour décider non ? « Par contre, évite de sauter sur le prochain, c'est pas top comme méthode. » ajoute-t-elle en se relevant, époussetant le sable collé à sa peau. Est-ce qu'elle l'écoutera ? Elle en doute. Mais au moins, elle aura fait son possible pour épargner les adolescents Calusas de la tornade Sirah. « Demande à ton père, il en connaît un rayon sur ce qui plaît aux hommes. Il t'expliquera touuuut dans les détails. » Elle tourne la tête pour adresser un clin d'oeil au concerné et s'éloigne, l'air de rien, lui laissant sa fille sur les bras. Qu'il se débrouille. Après tout, c'est à lui de se charger de son éducation, non ? Et la journée ne fait que commencer, il a tout le temps nécessaire pour le faire.
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