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le Mer 25 Fév - 13:11
COMMENT FAIT-ON LES BÉBÉS ?
THAÏS & SOLEL

COMMITMENT IS A BIG PART OF WHAT I AM  AND WHAT I BELIEVE. HOW COMMITTED ARE YOU TO WINNING ? HOW COMMITTED ARE YOU TO BEING A GOOD FRIEND ? TO BEING TRUSTWORTHY ? TO BEING SUCCESSFUL ? HOW COMMITTED ARE YOU TO BEING A GOOD FATHER, A GOOD  TEAMATE, A GOOD ROLE MODEL ? THERE'S THAT MOMENT EVERY MORNING WHEN YOU LOOK IN THE MIRROR : ARE YOU  COMMITTED, OR ARE YOU NOT ? ✻✻✻ L'astre Séléné brillait dans sa mer noire, illuminant le monde de sa blancheur opaline tout en berçant les enfants qui l'admiraient encore au travers de leur fenêtre. De petites voix résonnaient dans la nuit, chacune portant un vœu que l'on offrait à la belle et capricieuse princesse dont d'antiques légendes parlaient, mais toujours, elle restait sourde aux suppliques pleurant des larmes de perles et laissant son immortalité s'écouler en une pluie d'étoiles filantes. Merveille parmi les merveilles, elle n'en restait pas moins seule au milieu d'une marée montante de chagrin et de ressentiments que trop humains, belle Séléné que tous observaient sans savoir. Sublime Séléné que son frère, toujours, éclairait de son ardeur, tentant de réchauffer son cœur glacé sans y arriver alors qu'elle plongeait la grande Gaïa dans un mélange extatique de mélancolie et de grâce. Tout un chacun s'endormait alors sous l'ombre de la nuit, touché par la grâce alors que s'égrainait la poussière d'étoiles dans les yeux rêveurs des enfants d'un monde désolé. Il fallait bien encore avoir un peu d'imagination et de rêve pour pouvoir vivre dans un tel monde, il n'y régnait plus que la violence, la luxure et un peu plus, chaque jour, ou pouvait voir l'univers dans lequel évoluaient les humains. Ils s'étaient mis, tout seul, dans cette panade, ils n'avaient pas eut besoin de 'monstres' pour se laisser entraîner par les douces paroles du malin, pas plus qu'ils n'avaient vraiment eut besoin d'un quelconque diable pour se lancer dans des guerres fratricides. L'histoire ne faisait que se répéter, inlassablement, et la peur que l'un pouvait avoir de l'autre, contraignaient les peuples à se battre jusqu'à ce qu'il ne reste plus que sang et désolation sur le champ d'une bataille inutile. Ils criaient à un dieu qu'ils se battaient pour lui foulant du pied des idéaux religieux. Ils priaient ce même dieu d'apporter une victoire, mais toujours, à l'instar de la belle Séléné, il se contentait d'observer en pleurant avec miséricorde.

Bien sûr, tout le monde n'était pas pareil, chaque individu ne faisait pas partie du fond du panier, il existait encore de ces personnes riches de cœurs et d'âmes qui arrivaient par un sourire ou une simple parole à faire qu'autrui se sente le plus serein. Cependant, ce genre de personnes était terriblement rare, et Solel n'en faisait pas partie. Il avait quelque chose en lui qui n'était que colère, il pouvait prôner la paix tout en ravalant ses ressentiments, il n'en restait pas moins que quelque chose bouillonnait en lui. Une simple idée de vengeance qui surpassait de loin l'amour universel que les plus grands humanistes prônaient ; mais cet amour unique que l'on portait sur tout et n'importe quoi n'apparaissait aux yeux du leader militaire que comme une utopie. Pas plus qu'un rêve éphémère, pas plus existant que la princesse de la lune et ses larmes de perles. Ce soir-là, il n'avait rien de prosaïque, on aurait presque pu dire qu'il y avait quelque chose de morose au fond de ses prunelles d'argents. Pas de flamme passionnée pour rendre ses regards langoureux, pas de sourire habituel aux coins de ses lèvres pour le rendre insupportable, juste une mine fatiguée qu'il levait à la lune. Le jeune homme serait resté ainsi bien longtemps, à observer la lune blonde et ronde, si la raison de cette promenade nocturne ne lui était pas soudainement revenue en mémoire. Il avait eut l'étrange envie de 'la' voir. Son existence même avait été une source de problèmes pour lui, pourtant, 'elle' s'acharnait à entrer de manière insipide dans son esprit. Les lois du sang étaient impénétrables. Errant alors entres les tentes du campement, Shacksfil entra silencieusement dans l'une d'elle. Il savait où 'elle' succombait dans les bras de Morphée. S'approchant du petit corps endormis, emmitoufler dans ses chaudes couvertures, il prit place sur la couche, observant cette enfant plongée dans ses rêves les plus profonds. Glissant doucement pour ne pas la réveiller une main sur son visage pour dégager une de ses mèches brunes, il eut presque un sourire. « Tu dors comme un bébé alors que tu m'empêches de dormir ... » Dit-il presque dans un murmure.

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le Mar 3 Mar - 22:49
Comment fait-on les bébés ?
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Une voix qui sort du lointain, un écho. La conscience remue, s'étire les méninges en renâclant, tape contre les parois, pousse la gymnastique jusqu'à titiller les nerfs et les muscles. Le monde réapparaît, avec le souvenir qu'il a toujours été présent, l'entourant, elle, tout ce temps où elle s'en ait échappé, s'en ait isolé quand la paupière lourde est tombée. De nouveau, les sensations s'éveillent : la main frémit sous la brise fraîche, la langue tâte le palais sec, puis explore des lèvres charnues mais sculptées malhabilement par le froid, jaloux ; l'ouïe s'entrebâille à l'approche du vent, chargé de son et de voix, cette voix, voix que oreille, tu connais. « Tu dors comme un bébé alors que tu m'empêches de dormir ... » Alors, quand le corps et l'esprit sont prêt et ne peuvent plus s'échapper, se glisse la pernicieuse mémoire. Elle attaque par tous les côtés, mêlent les souvenirs sans distinction de temps ou sentiments et envoie le troupeau dans un trou à souris. Alors, enfin, les yeux s'ouvrent.

Il est encore le milieu de la nuit. Encore une insomnie ... Non, elle ne s'est pas réveillée seule. Aucun cris, aucun gigotement, aucunes larmes ne mouillent sa joue. Elle se sent bien, dorlotée par ses draps, une partie d'elle encore dans les bras de Morphée qui se plaint de ce contre-temps. Son regard parcoure la tente et reconnaît chaque forme sombre qui se découpent au gris lunaire sur fond noir. Le lit d'à côté est vide : Leny et Logan doivent être partis de bonne heure, ou vont rentrer tard. Elle réalise qu'elle n'a aucune idée de l'heure qu'il peut être et une vague de plaisir mêlé à l'inconnu la surpris. Tout pouvait arriver. Quant au reste, l'enfant ne s'inquiète pas pour ses colocataires, ils savent prendre soin d'eux. Mais s'ils ne sont pas là, qui l'a réveillée ? Ce creux dans son lit n'est pas là naturellement ...

Il faut qu'elle se réveille ! Son nez s'enfouit dans l'oreiller alors qu'elle étire tous les muscles de son corps, montrant définitivement qu'elle avait repris conscience. Au moment où elle émerge, l'enfant avait récupéré une fine lame dans sa main droite qu'elle cache sur les couvertures, prête à frapper. Il y avait un intrus dans sa chambre ! Ce pouvait être simplement quelqu'un de perdu dans le camp ou ce pouvait être un terrien aventureux, chercheur d'enfants frais à déguster. Ou pire, ce pouvait être Katelynn !

Solel. Le couteau de cuisine en tomba d'étonnement sur le matelas. Un silence s'imposa. Au début, son petit cerveau embrouillé ne sut quoi dire à part un « Bonjour ... ? » Qu'est-ce qu'il faisait dans sa tente ? Il avait trop bu ? Thaïs le poussa avec son doigt un peu sur le côté pour voir comment il se rétablissait. « Tu t'es perdu ? Tu te sens pas bien ? » Testa-t-elle sa théorie. En même temps, elle plissait les yeux pour mieux le distinguer. Elle chercha des signes d'une ivresse trop poussée ou inhabituelle, des blessures ou juste un état second. Difficile de dire si il avait les yeux vitreux avec cette lumière. Alors elle posa son couteau sur une caisse qui lui servait de table de nuit en attendant sa réponse.



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le Jeu 5 Mar - 11:12
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COMMITMENT IS A BIG PART OF WHAT I AM  AND WHAT I BELIEVE. HOW COMMITTED ARE YOU TO WINNING ? HOW COMMITTED ARE YOU TO BEING A GOOD FRIEND ? TO BEING TRUSTWORTHY ? TO BEING SUCCESSFUL ? HOW COMMITTED ARE YOU TO BEING A GOOD FATHER, A GOOD  TEAMATE, A GOOD ROLE MODEL ? THERE'S THAT MOMENT EVERY MORNING WHEN YOU LOOK IN THE MIRROR : ARE YOU  COMMITTED, OR ARE YOU NOT ? ✻✻✻ Bien qu'il eût fait preuve de douceur, l'enfant se réveilla doucement, quittant les bras de Morphée. « Bonjour ... ? » Sourire sur le visage, et ayant la réplique facile, le jeune homme voulu répondre. Or, un petit doigt se logea vicieusement dans son flanc gauche, lui assénant alors une douleur vive. Sursautant, son altercation ou plutôt son jeu avec Luka avait laissé des traces, traces qui n'étaient pas encore parties malheureusement. Ce sale con lui avait laissé un cadeau ! « Le jour ne s'est pas encore levé. » Se contenta-t-il de répondre. « Tu t'es perdu ? Tu te sens pas bien ? » Cherchait-elle à savoir 'il était trop bourré ? Petite insolente ! L'ivrogne qu'il était tenait très bien l'alcool ! Il avait un certain entraînement d'ailleurs, ayant une pratique de plus en plus soutenue. Fronçant les sourcils en la regardant, il la vit alors déposé un couteau sur une caisse. Et bien ... Chucky n'avait peur de rien ! « Je ne suis ni bourré, ni défoncé si tu veux tout savoir. J'avais juste une envie comme ça, de voir un film d'horreur. » Dit-il presque moqueur. La poussant ensuite d'un coup de fessiers pour qu'elle lui fasse de la place, le papa à temps-partiel s'allongea dans le lit, lui piquant en plus un bout de couverture. Il avait froid !

« Je me suis rendu compte qu'à part mon nom, je ne t'ai rien laissé. » L'éducation. Les valeurs. Le savoir-vivre. Tant de patrimoines qu'un parent se devait de laisser à ses rejetons. Et en bon PSC – papa s'est cassé -, le jeune homme n'avait encore rien donné à sa fille. Rien ! Ce détail le perturbait quelque peu. Quand bien même il n'arrivait toujours pas à assumer sa paternité, il était désireux de lui donner quelque chose avant de mourir. Il voulait 'survivre' dans ce monde à travers elle. Il voulait lui laisser quelque chose, aussi insignifiante soit-elle. Il voulait qu'elle se dise 'Ça, c'est grâce à mon père'. Drôle d'évolution, lui, qui avait rejeté la petite au début. « Et mieux vaut tard que jamais, autant commencer tout de suite. » Toutefois, il se demandait ce qu'il pouvait bien lui apprendre à cette petite. Lui apprendre à se battre ? Non, la dernière fois, il avait fait une tentative, tentative qui fut un échec après la réticence de l'enfant. Les bonnes manièrent alors ? Non plus, Solel n'était pas vraiment un modèle ayant un débit de gros mots par seconde, se rapprochant plus du porc que de l'élégant papillon. Oui, il le reconnaissait lui-même. Les valeurs dans ce cas ? Se posant la question, il hocha de la tête pour se répondre à lui-même. Oui, les valeurs étaient importantes dans la vie. C'était la base de la base. « Tu sais ce qu'il y a de pire dans la vie ? Le mensonge. Tu peux voler, tricher, escroquer, malmener, tabasser, insulter, forniquer, ... Tout ce qui finit en -er, mais mentir ! Ça s'est vilain ! » Dit-il levant un doigt pour appuyer ses dires.

Le vil forban avait une conception très à lui des valeurs, une conception 'libertine' comme il disait. Quand tu désires, tu prends. Quand t'as envie, tu dis. Quand tu veux, tu frappes. En somme, ce n'était pas du tout le père idéal. C'était un père un peu spécial. La petite avait plus de chance de devenir une jeune fille douteuses qu'une fille de bonne famille. Chose soit dit en passant qu'elle aurait dû être si elle avait eut une vie de famille plus seine en portant Shacksfil fièrement. Se réchauffant quelque peu dans les couvertures, il regarda un point fixe, puis tourna son visage pour la regarder. C'était la première fois qu'ils partageaient quelque chose, un souvenir.
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le Sam 7 Mar - 23:37
Comment fait-on les bébés ?
Or a Shacksfil talk
Les poings frottent ses paupières encore alourdis par la poussière du marchand de sable. Vendeur de rêve, tu as du mal à te défaire de ton endormie. Ce doigt qui pousse le fantôme rentré dans la chambre sans invitation, sans un souffle pour s'annoncer, avec le visage pensé pour la faire douter, est interrogateur de la présence et de la raison, du pourquoi du comment mais ne trouve que plus de question pour la tête qui le commande. Il souffre, ce fantôme, comme s'il était de chair et de sang, comme s'il était son père. Réveille-toi. Son index est-il devenu trop fort ? Il a sursauté, pas vacillé comme il aurait dû le faire avec trop de liquide dorée dans ses veines et un voile d'inconscience dans ses yeux. Au contraire, son corps réagissait vite.

« Le jour ne s'est pas encore levé. » Un sentiment amer s'enfonça en elle : l'inquiétude. La question passa ses lèvres trop rapidement, elle voulait savoir comment il se sentait.  « Je ne suis ni bourré, ni défoncé si tu veux tout savoir. J'avais juste une envie comme ça, de voir un film d'horreur. » Il ne pouvait pas la blâmer de l'avoir pensé. Ses épaules se haussèrent en reprenant de la légèreté. « Idiot. » Il la poussa alors de son popotin pour se faire une place dans son cocon à elle. Il l'envahissait, soulevant couvertures pour s'installer, lui piquant un bout de lit, un bout de vie. Elle avait toujours imaginé qu'elle serait une tornade dans sa vie d'alcoolique, une envahisseuse qu'il tenterait vainement de chasser comme on agite un éventail face à la tempête. Finalement, c'était lui qui venait l'envahir sur son territoire. Il se coucha, elle se mit en tailleur pour étudier les traits de son visage, toujours plus que surprise de le trouver ici et certaine de devoir trouver une raison valable. « Je me suis rendu compte qu'à part mon nom, je ne t'ai rien laissé.  Et mieux vaut tard que jamais, autant commencer tout de suite. » Un sourire ironique lui répondit. C'était le moins qu'on puisse dire mais elle ne comprenait pas où il voulait en venir. « Je veux bien un collier, ou un arc. Ne penses même pas à une poupée ! » Elle rigolait de sa propre bêtise. Il réfléchit à la question un moment, Thaïs se demanda s'il a allait lui accorder un des ses souhaits. C'était une blague mais il était vrai qu'elle aurait aimé avoir un arc. Elle aurait bientôt finit de grandir et on pourra lui en faire un sans être obligé de le changer quelques mois plus tard. Pour l'instant ses bras étaient bien trop faibles. Solel reprit enfin la parole. « Tu sais ce qu'il y a de pire dans la vie ? Le mensonge. Tu peux voler, tricher, escroquer, malmener, tabasser, insulter, forniquer, ... Tout ce qui finit en -er, mais mentir ! Ça s'est vilain ! » Et il leva le doigt comme un instructeur en pleine leçon. Thaïs ne sût quoi dire dans un premier temps. Puis elle lui tendit son petit doigt. « Alors jure que tu me mentiras jamais ! » Il n'y avait pas plus sérieuse qu'elle à ce moment.

Puis, sans prévenir, elle souleva un pan du tee-shirt de son père. Elle n'arrivait pas à oublier sa réaction quand elle l'avait touché. Pourquoi avait-il sursauter ? Sa peau était parsemé de couleurs comme un arc-en-ciel et des traces d'anciens coups se distinguèrent. Elle fronça les sourcils. « Tu t'es blessé. Comment tu t'es fais ça ? »



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le Mar 10 Mar - 19:38
COMMENT FAIT-ON LES BÉBÉS ?
THAÏS & SOLEL

COMMITMENT IS A BIG PART OF WHAT I AM  AND WHAT I BELIEVE. HOW COMMITTED ARE YOU TO WINNING ? HOW COMMITTED ARE YOU TO BEING A GOOD FRIEND ? TO BEING TRUSTWORTHY ? TO BEING SUCCESSFUL ? HOW COMMITTED ARE YOU TO BEING A GOOD FATHER, A GOOD  TEAMATE, A GOOD ROLE MODEL ? THERE'S THAT MOMENT EVERY MORNING WHEN YOU LOOK IN THE MIRROR : ARE YOU  COMMITTED, OR ARE YOU NOT ? ✻✻✻ « Je veux bien un collier, ou un arc. Ne pense même pas à une poupée ! » Le jeune homme hocha doucement de la tête, un sourire en coin. Lui offrir un présent était aussi une bonne idée, bien qu'à la base, il n'était pas venu dans ce but. Effectivement. Il avait réfléchi durant des jours et des jours, se demandant bien ce qu'il pouvait faire en étant le 'père' de cette enfant. Et il l'avait trouvé au nom de l'éducation. Un bien grand mot pour un type comme lui. Or, il voulait faire des efforts. Ce sentiment d'inachèvement, le frustré lorsque ses yeux se posaient sur elle. Il voulait – ou espérait - qu'elle dise un jour 'je suis fière que ce type soit mon père', chose que lui-même n'avait jamais dite au siens ... Chose qui paraissait difficile quand le dit père s'appelait Solel. Il n'était en soit, pas un très bon exemple. Une personne qu'on ne devait surtout pas montrer aux enfants, et qu'on devait sans nul doute censuré. Et si Dieu existait vraiment, il n'aurait jamais donné à cet abruti le pouvoir de concevoir. Néanmoins, la vie était bien ironique. Solel Shacksfil l'alcoolique avait eut une fille ! « T'es plus Arya Stark que Barbie alors ... Très bien. Tu auras ton arc, mais pour l'instant, tu vas devoir te contenter de ce que j'ai ... » Dit-il amuser.

Se redressant un peu en croisant les jambes, il ôta son collier de son cou. Ses fameuses plaques de garde. Y détachant ensuite une de celles-ci, il enleva le lacet d'une de ses chaussures pour y mettre la plaque en guise de pendentif. Opération faite, l'ancien militaire mit le collier au cou de l'enfant, soulevant ses longs cheveux. Un nouveau sourire naquit sur ses lèvres. Il lui avait fait un cadeau ! Un truc moche fait à la va-vite et qui n'allait sans doute pas lui servir dans cette jungle truffée de descendant de Tarzan prêt à en découdre, mais un cadeau quand même ! Lui faisant ensuite la leçon sur les mensonges, elle lui tendit son petit doigt qu'il regarda en arquant un sourcil. Pourquoi diable lui donnait-elle son petit doigt ? « Alors jure que tu me mentiras jamais ! » Ah ! Il comprit ensuite, tendant lui aussi son petit doigt pour que les deux se joignent, scellant une promesse. Mais pourquoi faire une promesse alors qu'il n'avait jamais usé d'entourloupe avec elle ? Papa Shacksfil avait effectivement omis de lui dire le pourquoi du comment de son arrivé ici, mais à part ça, il ne lui avait jamais menti. « Tu sais, je ne t'ai jamais menti. Si je l'avais déjà fait, je t'aurais dit à quel point tu es la plus belle chose qui me soit arrivée ! » Dit-il presque outrer. Oui, parce que monsieur accepté volontiers qu'on l'insulte de tous les noms, mais de menteur, hors de question ! Se rallongeant ensuite, ses côtes le faisant souffrir, il se retrouva le nombril à l'air. Frissonnant un peu, en regardant Thaïs, Solel aurait sans doute été très content si la propriétaire de ses mains baladeuses auraient été celle d'une fille un peu plus grande, avec beaucoup plus « d'arguments », et qui n'était pas de son sang.

La regardant alors, il s'apprêta à lui dire quelque chose, mais elle le devança : « Tu t'es blessé. Comment tu t'es fait ça ? » En adulte responsable, il aurait dû inventer une histoire. Le genre d'histoire qu'il ne l'aurait pas inquiétée, qui ne lui aurait pas montré le mauvais exemple, et qui ne lui aurait pas confirmé que papa n'était pas qu'un vaurien ... Or, point menteur, le jeune homme lui répondit en toute sincérité : « Un chihuahua m'a attaqué. Ça a beau être petit, c'est violent, ces saloperies. » Remettant correctement son tee-shirt, il chercha un autre point à aborder avec elle. Et ... Il se souvint alors de son âge. Quatorze ans. L'âge où il avait conçu l'enfant. Se redressant subitement pour lui faire face, quitte à ce qu'une douleur le lance au niveau du thorax, il fut choqué par des images. Des images où cette petite qu'il voyait encore comme un bébé, se faisait tripoter par un porc. « Tu ... Tu sais comment on fait les bébés ? » Il voulait être rassuré. Qu'elle lui réponde non, et pas d'un oui qui aurait laissé planer le doute sur sa virginité. Mon dieu ... Peut-être qu'elle était déjà enceinte ?! « D'ailleurs en parlant de ça ... Dame Nature t'as déjà apporté ton colis mensuel ? » Se mordant la lèvre inférieure, il la regarda, sérieux comme il ne l'avait jamais été.

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le Dim 15 Mar - 21:00
Comment fait-on les bébés ?
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L'enfant dévoila ses timides fossettes lorsque Solel accéda à sa requête. Est-ce qu'elle pouvait le jeu un peu plus loin ? Il avait accepté si rapidement que, déjà, dans les mécaniques mi-arc-en-ciel, mi-gangster, mi-Indiana Jones, s'imaginait d'autres cadeaux pour tenir compagnie à celui qu'il lui avait déjà promis. Petite fille, tu es pire qu'une pie, tu n'as même pas besoin que ça brille pour vouloir le mettre dans ton nid ! Tu voles au-dessus des trésors des autres et tu évalues de ton oeil brillant de gourmandise lequel mettrait le plus ta collection en valeur. Ce désir de posséder provient de l'absence de bien matériels, des brindilles sans valeurs qui constituait ton seul capital survie de moineau : à moins que ce ne soit les prémices d'un instinct de dragon protégeant son trésor. Pour l'instant, le dragon n'était que lézard observant de grands yeux étonnés papa dragon retiré une écaille.

Elle ne comprenait pas très bien ce que cette plaque de métal représentait pour lui ou pourquoi, mais elle savait que ça faisait partie de son passé, que c'était un bout de soi qu'il lui donnait. Le lacet transformé en collier vint orner sa poitrine avec goût. L'ingénue s'en saisit délicatement et le tourna et retourna, déchiffrant les quelques mots que ses yeux captaient à ce clair de lune. Elle se délaissa de l'objet pour pencher la tête en sa direction libérant un torrent de cheveux sur le côté. Il lui parlait de mensonge, elle voulait s'assurer qu'il n'en dirait jamais, pas avec elle. Peu importait tous les cadeaux du monde, elle voulait pouvoir le regarder dans les yeux et savoir. « Tu sais, je ne t'ai jamais menti. Si je l'avais déjà fait, je t'aurais dit à quel point tu es la plus belle chose qui me soit arrivée ! » Un sourire discret se dessina sur ses lèvres. Elle était contente d'être arrivée à ses fins. Solel venait de se garantir la confiance de sa fille, du moins un début de sentiment s'y apparentant. Mais son attention se reporta sur la blessure qu'elle avait remarqué plus tôt. « Un chihuahua m'a attaqué. Ça a beau être petit, c'est violent, ces saloperies. » Dit-il pour expliquer les bleus qui fripaient ce front enfantin. « Un chi-huahua ? C'est une bête sauvage ? J'ai jamais vu d'animaux ici encore ...  » Et ce n'étais pas faute d'essayer ! Combien de fois la dresseuse de lions n'avait-elle parcourus les bois sombre, le fouet à la main ? Mais jamais rien de plus grand qu'une souris ne sortait son museau à ses alentours. Sans doute, ses grands pas les faisaient fuir. Toute fois, elle continuait à rêver de rencontrer une bête à sa taille, plus mignonne que les chatons des livres d'écoles, plus exotique que le perroquet aux milles couleurs. Mais le chiouaoua semblait dangereux.

Perdue dans ses pensées, Thaïs en fut arraché par un Solel bondissant, comme piqué par la mouche Tsétsé ! Elle sursauta avec lui. Que se passait-il ? Les indiens attaquaient ? Une pluie acide ? Mais non. « Tu ... Tu sais comment on fait les bébés ? »
Un silence l'accueillit froidement. « D'ailleurs en parlant de ça ... Dame Nature t'as déjà apporté ton colis mensuel ? » « SOLEL ! C'est ... Je ... Je comprend rien à ce que tu dis et- et j'ai pas envie d'en parler ! » La petite fille ressemblait à une timide tomate. « Bien sûr que je sais comment on fait les bébés, jsuis jeune, pas stupide. » A vrai dire elle n'avait qu'une vague idée, basée sur ses souvenirs de sa mère et les films qu'elle a pu voir, quelques couples qu'elle a surpris. Elle ne s'était jamais demandé ce qui se passait après l'étape d'un homme et une femme, s'embrassant ensemble dans un lit, pensant que ce jour était encore bien là pour elle. Mais qui sait ? Sans penser à la production de bébés, Thaïs songeait de plus en plus à la sensation que pourrait avoir d'embrasser un garçon. Et c'était là peut-être son principal embarras. Il faut être franc aussi, qui a envie de parler de ce genre de personne avec son père ?


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le Lun 16 Mar - 19:04
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COMMITMENT IS A BIG PART OF WHAT I AM  AND WHAT I BELIEVE. HOW COMMITTED ARE YOU TO WINNING ? HOW COMMITTED ARE YOU TO BEING A GOOD FRIEND ? TO BEING TRUSTWORTHY ? TO BEING SUCCESSFUL ? HOW COMMITTED ARE YOU TO BEING A GOOD FATHER, A GOOD  TEAMATE, A GOOD ROLE MODEL ? THERE'S THAT MOMENT EVERY MORNING WHEN YOU LOOK IN THE MIRROR : ARE YOU  COMMITTED, OR ARE YOU NOT ? ✻✻✻ La petite fille avait accepté la babiole ! Et le papa en apprentissage en fut non seulement ravi, mais également soulagé. Effectivement, il avait cette étrange impression de marcher sur des œufs avec Thaïs, ne sachant guère comment s'y prendre avec elle. Il nageait dans des eaux troubles, bataillant contre des vagues violentes, et il ne comprenait pas pourquoi ça se passait comme ça avec elle. Il le sentait ce malaise, il le ressentait. Pourtant, plus d'une fois, il l'avait surprise en train de rire avec les autres, être tout simplement heureuse ... Et ça l'horripilait qu'elle n'ait pas ce genre de sourire collé aux lèvres avec lui. Il en était même jaloux. Situation plutôt ironique quand lors de leur première rencontre, le jeune homme n'avait voulu voir que des larmes glissaient sur ce doux visage poupin. Est-ce qu'il était inconsciemment en train d'apprendre à l'aimer ? Peut-être. L'aimait-il déjà ? Sûrement, bien qu'il ne l'ait toujours pas compris. Ainsi, il apprécia chaque minute de cet instant, quand elle examina avec soin son « cadeau ». Visage qui ne montrait pourtant aucune émotion, ses iris bleutés le trahirent, brillant comme jamais. La savoir contente alors qu'il ne lui avait finalement rien donné de concret si ce n'est un bout de ce passé qu'il avait rejeté en bloc, le satisfaisait. Et Solel se surprit à vouloir faire les « choses bien ». Il s'en rendu compte. Pourquoi vouloir faire des efforts maintenant, alors qu'il avait plus de dix ans de retard ? Il eut derechef sa réponse, quand il aperçu ce sourire discret sur le visage de Thaïs. Oui, c'était ce sourire qu'il avait tant cherché. Celui-là même qu'il avait jalousé aux autres. Il se surprit alors à sourire à son tour. Quelle niaiserie ! Mais plutôt mourir que de l'avouer à qui que ce soit. Le leader militaire n'était pas vraiment réputé pour être un tendre. « Un chi-huahua ? C'est une bête sauvage ? J'ai jamais vu d'animaux ici encore ...  »  Sourire tendre qui se transforma en un rictus moqueur en pensant à Luka, il regarda sa fille. « Oui, une bête sauvage. C'est traître comme bestiole, elle est toute petite alors on ne s'en méfie pas. Mais quand cette saloperie attaque, elle devient hargneuse. Je te le montrerai, elle rôde souvent autour d'Aidan. » Dit-il, se faisant violence pour ne pas rire. Il ne ratait décidément pas une seule occasion pour se moquer de Luka !

Toutefois, l'ambiance enjouée, changea quelque peu. Papa Shacksfil devint soudain blanc comme neige, et l'angoisse l'entrava tout d'un coup en pensant à de vilaines choses concernant Thaïs. Que pouvait-elle connaître du sexe ? Lui avait-on déjà expliqué au moins ? Question fondamentale, surtout pour lui, sachant de par sa condition que les hommes n'en rataient pas une pour se soulager allègrement. C'était tous des porcs ; pas un pour rattraper l'autre ! L'alcoolique suicidaire se hâta alors à lui poser la question dont il eut pour seule réponse un silence bien glacial. « SOLEL ! C'est ... Je ... Je comprends rien à ce que tu dis et- et j'ai pas envie d'en parler ! » Cria-t-elle, les joues en feu. Bah quoi ? Il fallait bien qu'un jour, tôt ou tard, ce sujet soit mit sur le tapis, non ? Ou peut-être était-ce la manière d'avoir abordé le dit sujet ? Thaïs aurait pourtant dû savoir qu'il ne mâchait jamais ses mots ! Ou peut-être qu'elle était gênée d'en parler avec lui ? Pourquoi donc ? Le jeune homme fronça les sourcils en se posant la question. Très ouvert d'esprit, sans limite, ni aucune gêne, il ne voyait pas pourquoi elle aurait pu se fermer comme une huître sous prétexte qu'il soit un homme, ou plutôt son père. « C'est important de parler de ces choses-là ! Un jour, tu te retrouveras avec un bébé sous le bras en maudissant le sale type qui a confondu une capote avec un essuie doigt ! » Mon dieu, ça sentait le vécu ! Oui, le seul abruti fini qui avait confondu un bout de plastique emballé avec un essuie doigt n'était autre que Solel Shacksfil. Et au lieu de déballer la dite capote, il se demanda pourquoi la dame lui avait donné ça, ce qui était complètement inapproprié, voir absurde selon lui, vu la situation dans laquelle il se trouvait : entre les jambes de madame. Il se débarrassa donc de la seule chose qui lui aurait apporté le salut en le jetant au sol. Pour sa défense, un puceau était un ignare. Erreur fatale malheureusement, neuf mois, plus tard, voyait le jour une petite fille du nom de Thaïs. Voilà, le secret de sa conception, et comment lui expliquer d'une autre manière qu'en lui disant que papa n'était qu'un crétin ? C'était sans doute le seul type depuis que l'homme vu le jour sur Terre qui a fait une telle confusion !

« Bien sûr que je sais comment on fait les bébés, j'suis jeune, pas stupide. » QUOI ?! Qui lui avait donc expliqué ça ? De quelle manière surtout ? Le papa à mi-temps s'imaginait déjà un vil salopard lui faire un cours privé en mode « Je vais te montrer comment ça ce passe, chérie ». Serrant les poings au point que ses jointures devinrent blanches, son regard devint soudainement noir. Et il se fit violence pour se contenir, et ne pas exploser sur place. « Comment et avec qui tu as appris ça ? » Sa réaction allait dépendre de sa réponse. « Et t'en es certaine ? Faisons un récapitulatif, je veux être sûr moi. Je suis encore trop jeune pour qu'un sale morpion m'appelle papy ! » Dit-il. Jouant avec les cheveux de sa fille, il réfléchit alors à un moyen de lui expliquer « la chose ». D'une manière crue peut-être ? Non, il voyait déjà toutes les femmes du camp lui faire un scandale. « Si je comprends bien la situation, Dame Nature ne t'a jamais apporté de colis ... Mais ça ne serait tardé. Cette garce est détestée de toutes les femmes, elle se fait insulter tous les mois ... Que je t'explique. Un jour, Dame Nature va frapper à ta porte, toi aussi, tu vas devenir vulgaire et irritée en sa présence. Or, tu ne pourras pas y échapper, malheureusement t'es née sans kiki. C'est le cycle de la vie, car c'est cette vieille peau qui t'informera si oui ou non un sale porc aura élu domicile dans ta tasse ! » Il se pensait clair dans ses explications.


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le Mar 7 Avr - 21:54
Comment fait-on les bébés ?
Or a Shacksfil talk

Comment en étaient-ils arrivés là ? A converser sur le comment du faire des enfants alors qu'un des deux interlocuteurs ne possédait pas encore toutes les aptitudes physiques pour même y songer ou tenter l'expérience ; et que l'autre prouvait encore son habilité à en avoir. Tâtonnant tous les deux sur le sujet comme des aveugles, l'un ne parlait que de la mécanique pure, et l'autre ne voyait que le produit final et l'amour, et l'amour. Jeter un coup d’œil derrière le rideau, essayer d'entrevoir les formes floues et régulières qu'elle pouvait deviner que Solel connaissait si bien, semblait vraiment effrayant, comme briser sa bulle d'imagination par des images brutales de corps s'entrechoquant. Alors elle n'y pensait tout simplement pas, parce que sa répugnance à ce propos ne pouvait rivaliser complètement avec le fait que certains ne juraient que par cet acte étrange. On avait créer des mythes à partir de là, la vie en dépendait. Thaïs en avait donc déduit qu'il lui manquait juste des informations, des expériences et qu'elle avait le temps de les résoudre.

Sauf que Solel apportait le sujet avec des jolis rubans pour torturer l'esprit encore largement innocent de son enfant. « C'est important de parler de ces choses-là ! Un jour, tu te retrouveras avec un bébé sous le bras en maudissant le sale type qui a confondu une capote avec un essuie doigt ! » C'était important ? D'en parler ? Thaïs croyait que ces choses-là ne se discutaient qu'entre deux draps et par deux bouts de chairs partiellement exposés l'un à l'autre. Qui d'autre cela pouvait-il intéresser ? C'était intime ... non ? Non, parce qu'il y avait des conséquences qui braillaient dans les oreilles si on n'en parlait pas correctement lui expliqua le pauvre géniteur. La Conséquence, détentrice sans le savoir du secret de son infortune conception, fronça les sourcils. « C'est quoi une capote ? » Dit-elle d'une moue boudeuse, honteuse de son ignorance. Mais elle finit par ajouter qu'elle savait le comment du pourquoi, un peu sur la défensive, un peu pour se débarrasser de lui, beaucoup en surestimant son savoir. « Comment et avec qui tu as appris ça ? » Le cas de la jeune fille s'avérait plus compliqué qu'on ne pouvait le penser en premier lieu. Elle n'avait pas chercher à savoir quoique ce soit, encore moins que les autres filles de son âge - jusqu'à ce jour en tout cas, Solel plantait malgré lui des graines de curiosités et qui sait quelle plante allait en ressortir ? - cependant elle y avait souvent été confronté sans rien chercher du tout. Une enfance dans un bordel l'expliquait facilement. Elle avait vu des femmes séduire des hommes, et des hommes séduire des femmes par tous les procédés possibles depuis qu'elle avait ouvert les yeux. Elle avait vu sa mère voler d'hommes en hommes et leur offrir des sourires sans joie, des gestes calculés, des caresses discrètes et précises, des baisers langoureux mais jamais, jamais elle n'avait vu ce qui se passait derrière le rideau. Les bruits par contre, les gémissements, les souffles d'animaux qu'elle entendait avant qu'on ne l'enlève de la pièce lui ont inspiré cette méfiance pour l'art de sa mère qu'elle n'était pas pressée de découvrir.

« Et t'en es certaine ? Faisons un récapitulatif, je veux être sûr moi. Je suis encore trop jeune pour qu'un sale morpion m'appelle papy ! » « Beuh j'ai appris comme tous le monde. Pourquoi c'est si important ? Il y a un âge pour ce ... ç-ça ? C'était quand pour toi ? Je veux dire, la première fois, ... que tu as fais un bisous à quelqu'un sur la bouche. » Tout en posant la question, elle s'était rendus compte de ce qu'elle disait et du niveau dégoûtant que la réponse pourrait entraîner. Elle n'avait aucune envie de savoir ça, même pour prouver son point. Solel se mit alors en tête de lui expliquer comment les bébés atterrissement dans les choux. « Si je comprends bien la situation, Dame Nature ne t'a jamais apporté de colis ... Mais ça ne serait tardé. Cette garce est détestée de toutes les femmes, elle se fait insulter tous les mois ... Que je t'explique. Un jour, Dame Nature va frapper à ta porte, toi aussi, tu vas devenir vulgaire et irritée en sa présence. Or, tu ne pourras pas y échapper, malheureusement t'es née sans kiki. C'est le cycle de la vie, car c'est cette vieille peau qui t'informera si oui ou non un sale porc aura élu domicile dans ta tasse ! » Le visage de Thaïs virait d'une émotion à l'autre à fur et à mesure qu'elle se prenait dans l'"histoire". Une Dame Nature se baladait dans le coin avec un colis qui ressemblait à une bombe à retardement pour elle. Pourquoi est-ce que personne ne l'avait jamais prévenu avant ? Sûrement parce que c'était inévitable. C'était comme une malédiction pour avoir refusé le cadeau du kiki avant sa naissance, une sorte de remplacement à double tranchant. Quand il eut finis, sa mâchoire pendait la faisant ressembler à un poisson hors de l'eau. « C'est trop pas juste ! Pourquoi il y a que les femmes ? Et si je veux pas de tasse, elle viendra pas ? » Pas sûr qu'elle est compris toutes les allusions.


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le Mar 14 Avr - 5:33
COMMENT FAIT-ON LES BÉBÉS ?
THAÏS & SOLEL

COMMITMENT IS A BIG PART OF WHAT I AM  AND WHAT I BELIEVE. HOW COMMITTED ARE YOU TO WINNING ? HOW COMMITTED ARE YOU TO BEING A GOOD FRIEND ? TO BEING TRUSTWORTHY ? TO BEING SUCCESSFUL ? HOW COMMITTED ARE YOU TO BEING A GOOD FATHER, A GOOD  TEAMATE, A GOOD ROLE MODEL ? THERE'S THAT MOMENT EVERY MORNING WHEN YOU LOOK IN THE MIRROR : ARE YOU  COMMITTED, OR ARE YOU NOT ? ✻✻✻ Shacksfil savait sa fille bercée d'illusion et de contes, et il se doutait bien qu'elle avait une image assez précise sur la conception d'un enfant. Elle s'était certainement imaginé un tas de choses de couleur rose, dégoulinant de sentiment niais. Or, c'était ce genre de vision qui apportait neuf mois plus tard les gros problèmes. Des problèmes bruyants, et puants – oui c'était ça l'image qu'il avait des bébés -. Ainsi, désireux de jouer au 'bon papa', il se sentait donc dans l'obligation de lui apprendre convenablement la dure réalité de la vie. Faire l'amour, c'était bien, faire des bébés ça l'était moins. « C'est quoi une capote ? » Le problème se résolvait en un mot : capote. Esquissant un petit sourire en regardant sa petite, il lui dit : « C'est comme l'emballage d'un carambar. » S'amusant toujours avec les longs cheveux de Thaïs, il essaya tant bien que mal d'en tresser une mèche. Résultat foireux, le jeune homme emmêlait plus la tignasse de l'enfant, plus qu'il ne la coiffait malheureusement. Il avait pourtant les doigts habiles pour 'divers' domaine en plus ! « C'est ce qui sert à protéger son biscuit pour ne pas salir la tasse, et donc de ne pas faire de bébé. » Ajouta-t-il. Arquant un sourcil, il se demanda vraiment ce qu'elle savait vraiment. Elle n'avait pas l'air d'être au courant de grand-chose, et il voulut s'en assurer. « Beuh j'ai appris comme tout le monde. Pourquoi c'est si important ? Il y a un âge pour ce ... ç-ça ? C'était quand pour toi ? Je veux dire, la première fois, ... que tu as fais un bisous à quelqu'un sur la bouche. » Euh ... S'il n'avait été question que de bisou, l'humanité se porterait sans doute mieux ! Que lui répondre ? L'alcoolique notoire avait opté au départ pour un mensonge du genre « la première fille que j'ai embrassée, c'est ta mère », néanmoins, il se rappela de sa promesse : ne jamais lui mentir. « Je ne me rappelle plus le nom de la première fille à qui j'ai donné mon premier baiser, mais je me souviens que c'était une amie de ta mère. Et ce que je t'apprends est très important, car tu commences à devenir une jeune fille. Mieux vaut prévenir que guérir comme on dit. » Dit-il avec sérieux.

Puis il continua sur une chose primordiale pour une future femme : ses menstruations. Sujet délicat, mais il fallait bien lui expliquer, personne ne l'ayant fait jusqu'à présent. « C'est trop pas juste ! Pourquoi il y a que les femmes ? Et si je veux pas de tasse, elle viendra pas ? » Solel se fit violence pour ne pas éclater de rire, se grattant faussement la barbe pour dissimuler se rictus qui aurait pu le trahir. Bizarrement, apprendre les choses à sa fille était assez amusante, tant, qu'il allait sans doute recommencer à lui faire la leçon dans un avenir proche. Même là, il trouvait à rire ! Et c'était tant mieux, pour la première fois il aimait sa condition de 'papa' étant conquis par la naïveté de la petite. Effectivement, elle avait des réactions aussi mignonnes qu'hilarantes. Et il se surprenait à apprécier ce caractère enfantin qui l'aurait sans doute fait soupirer auparavant. Son indifférence face aux enfants avaient fondu comme neige à l'instant où il avait appris l'existence de l'enfant, du sien. Il venait de le comprendre. De l'admettre. « Si ... Elle viendra quand même ; elle a beau être vieille, elle n'est pas sénile. Mais rassures-toi, les hommes aussi ont leur fardeau, car nous aussi, on cra ... On a notre colis, sauf qu'il n'est pas de la même couleur. Chez les filles, c'est rouge, et chez les garçons, c'est blanc. Et quand les filles ont une tasse, nous, on a des biscuits. » Explication imagée. En soit, une méthode difficile pour un type comme lui. D'ordinaire, il ne se serait pas amusé à jouer métaphore sur métaphore, préférant dire les choses comme elles étaient quitte à passer pour un gros porc à la grande gueule. Or, là, il avait choisi la route la moins facile certes, mais la plus amusante. Et puis, cette méthode lui correspondait plutôt bien à dire vrai. L'abruti fini étant complètement déclassée, sa manière de faire reflétait très bien sa personnalité. Et autant apprendre en s'amusant non ? Enfin du moins, lui s'amusait.

« Et je t'avertis avant ! Les colis c'est rien comparé à l'accouchement ! Alors rappelle-toi qu'un biscuit ne doit jamais être trempé dans une tasse. Jamais ! » Bien que ce 'jeu' était fort amusant, il n'en oublia pas pour autant le véritable objectif de ce cours éducatif : zéro bébé. Et ses craintes étaient plus que justifiés : il avait conçu Thaïs à l'âge de quatorze ans. Autrement dit, sa mère avait joué pour la première fois à touche pipi à son âge. D'ailleurs, en lui expliquant le mode d'emploi, n'avait-il pas involontairement ouvert une porte qui aurait dû rester fermer pour justement éviter ce genre d'accident fâcheux ? Thaïs, bien qu'elle avait dit le contraire, ne savait rien jusqu'à présent. Or, là, le jeune homme avait peut-être fait une bourde en lui expliquant ... Ainsi, il se sentit obliger de dire : « On est autorisé à faire des bébés qu'à l'âge de trente ans, et pas avant. On risque de devenir tout bleu, et même de mourir sinon ! » Bon d'accord, il avait promis de ne jamais lui mentir, mais là, c'était plus un mensonge par omission.


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le Lun 27 Avr - 22:59
Comment fait-on les bébés ?
Or a Shacksfil talk

« C'est comme l'emballage d'un carambar. » Répondit-il à sa si naïve question, si transpirante d'innocence qu'elle avait voulu se cacher sous ses coussins comme une petite souris. Tout ça pour un emballage. Un emballage de quoi ? Carambar ... Cette conversation allait décidément n'importe où ! Thaïs devait de plus en plus se concentrer pour suivre l'idée principale. « C'est ce qui sert à protéger son biscuit pour ne pas salir la tasse, et donc de ne pas faire de bébé. » Ha c'était une protection ! L'univers de Thaïs de sucre et de paillettes n'était pas si loin de celui de Solel avec ses tasses, biscuits et carambars. Soudain, faire l'amour ressemblait à une partie de thé, ce qui n'était pas pour lui déplaire. Le jour où elle décidera d'avoir un enfant, elle n'aurait qu'à sortir son service de porcelaine. « Donc il faut que j'emballe le carambar ? Avec n'importe quoi ? » Où est-ce qu'elle allait bien pouvoir se faire fournir une capote ? Est-ce qu'elle pouvait juste l'emballer une fois pour toutes ou il fallait recommencer l'opération à chaque goûter ? Des questions que Thaïs n'osait pas encore poser. Sa petite bouille semblait réfléchir intensément au problème et à tenter de visualiser tant bien que mal l'idée. « Je ne me rappelle plus le nom de la première fille à qui j'ai donné mon premier baiser, mais je me souviens que c'était une amie de ta mère. Et ce que je t'apprends est très important, car tu commences à devenir une jeune fille. Mieux vaut prévenir que guérir comme on dit. » Lui expliqua-t-elle. Elle remarqua qu'il avait évité la question principale : quand. Bah oui, elle voulait savoir quand elle allait devoir faire le grand saut. Mais elle l'oublia vite en apprenant que le premier baiser de son père était avec l'amie de sa mère. Un petit aperçu à quel point l'amour était compliqué. Peu importe ce qui avait pu les lier, sa mère et lui, ça n'avait pas suffit à le retenir, ou suffit pour que maman décide de lui confier quelques détails sur l'essuie-doigt. A moins que ce ne soit que pour des raisons esthétiques -gros ventres, chevilles enflées, etc-, Thaïs avait commencé à se demander pourquoi elle ne lui avait rien dit, à lui, au père, qu'elle portait son enfant. Alors elle décida de passer outre.

« Si ... Elle viendra quand même ; elle a beau être vieille, elle n'est pas sénile. Mais rassures-toi, les hommes aussi ont leur fardeau, car nous aussi, on cra ... On a notre colis, sauf qu'il n'est pas de la même couleur. Chez les filles, c'est rouge, et chez les garçons, c'est blanc. Et quand les filles ont une tasse, nous, on a des biscuits. » Et nous revoilà replongé dans le scénario de l'horreur. Plus de mots sortaient de la bouche de l'éducateur sexuelle, plus la vision de la jeune fille basculait vers une traque d'une horrible vieille dame qui, comme le père-noël, a le pouvoir de faire le tour de la Terre (et de l'espace) pour visiter chaque femmes au monde quasi simultanément. Venait-on de découvrir pourquoi le père-noël portait des habits rouges et la véritable fonction de mère-noël ? Enfin, au moins, père-noël offrait aussi des présents aux possesseurs officieux de kikis. « Et je t'avertis avant ! Les colis c'est rien comparé à l'accouchement ! Alors rappelle-toi qu'un biscuit ne doit jamais être trempé dans une tasse. Jamais ! On est autorisé à faire des bébés qu'à l'âge de trente ans, et pas avant. On risque de devenir tout bleu, et même de mourir sinon ! » Elle voulait savoir l'âge, elle savait. Mais Thaïs pouvait être naïve sur le sujet, pas stupide. le regard qu'elle lui lança en disait long. « Solel. Quel âge as-tu ? Et si je deviens bleu, je deviendrais une Na'vi et j'irais vivre dans la forêt ! »

Puis son visage s'assombrit. Un sujet ne voulait pas partir de son esprit. Elle devait poser la question. « Ma maman ... Tu l'as aimé ? Un peu ? Plus que son amie ? » Quand son regard se posa soudainement sur les mains emmêlés de Solel dans sa chevelure. Elle réalisa que déjà légèrement emmêlés par la nuit, ses cheveux ne ressemblaient maintenant plus à rien. Peut-être que Solel en savait plus à propos des carambars et des essuies-doigts, mais il ne pouvait pas rivaliser au niveau capillaire. " Mais ! Qu'est-ce que tu ... " C'est que les peignes étaient plutôt rares. Thaïs faisait à peu près tout à la main, plus ou moins rapidement. Un bout de bois qui traîne et pouf on entremêle tout ça ! Elle dégagea la boule de noeud et l'examina. « Au moins, tu peux arrêter de t'inquiéter, tu vas pas être grand-papi avant lonnnngtemps. Comme ça, aucun carambars ne voudra de moi. Et les garçons ne me regardent pas de toute façon, je dois pas être assez jolie. Donc, pas de carambar, pas de bébés ! » Ses épaules se haussèrent alors qu'elle affrontait son regard avec un sourire déconcertant bien qu'un peu triste.




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le Jeu 2 Juil - 21:14
COMMENT FAIT-ON LES BÉBÉS ?
THAÏS & SOLEL

COMMITMENT IS A BIG PART OF WHAT I AM  AND WHAT I BELIEVE. HOW COMMITTED ARE YOU TO WINNING ? HOW COMMITTED ARE YOU TO BEING A GOOD FRIEND ? TO BEING TRUSTWORTHY ? TO BEING SUCCESSFUL ? HOW COMMITTED ARE YOU TO BEING A GOOD FATHER, A GOOD  TEAMATE, A GOOD ROLE MODEL ? THERE'S THAT MOMENT EVERY MORNING WHEN YOU LOOK IN THE MIRROR : ARE YOU  COMMITTED, OR ARE YOU NOT ? ✻✻✻ « Donc il faut que j'emballe le carambar ? Avec n'importe quoi ? » Le jeune homme grimaça de dégoût en ayant de nouveau des images malsaines de sa fille avec un type dont les yeux étaient cachés d'une mosaïque. Quiconque allait être l'heureux enfoiré, il était certain que Solel allait le tuer. « Non ! Surtout pas ! Ne touche JAMAIS un carambar ! Et si jamais un petit con te le montre ou te le propose, enfuis-toi, et viens me voir tout de suite ! C'est clair ? » Oui, il était certain qu'il allait être violent avec le malheureux petiot qui allait s'enticher – ou pas – de sa fille. Pourtant, ça ne faisait pas longtemps qu'ils se connaissaient tous les deux, néanmoins, ayant accepté son nouveau statut, l'ivrogne de service libéra son côté paternel. Thaïs était devenue sa fille, son bébé. Et endossant son rôle de père, il était de son devoir de faire peur - ou de faire disparaître (barrez les mentions inutiles) - à quiconque en voulait au cœur ou à la culotte de son précieux rejeton. « Solel. Quel âge as-tu ? Et si je deviens bleu, je deviendrai une Na'vi et j'irais vivre dans la forêt ! » Elle était trop maligne pour son propre bien, et des sueurs froides, parcourues subitement le dos du plus âgé. Lui dire la vérité allait lui donner des idées. Qui était le pauvre type qui avait engrossé à l'âge de quinze ans à peine une pauvre jeune fille ? Son père ! Ainsi, se raclant la gorge pour reprendre contenance et se laisser du temps pour trouver une excuse, il lâcha enfin : « Ce n'est pas toi qui vas devenir bleu si jamais il trempe son biscuit dans ta tasse, c'est lui qui va le devenir, je te le garantis. Et il ne va pas ressembler à un écolo futuriste tout droit sorti d'une planète inconnue … Ce sera plus … Laid et sale. » Dit-il, esquissant un sourire malsain en imaginant déjà tous les calvaires qu'il allait faire endurer à tous ces enfoirés futurs qui tourneraient autour de son petit morpion. Et sa tension monta en flèche, si bien que sans s'en rendre compte, l'ex-soldat joua de manière beaucoup moins douce avec les cheveux de cette dernière. Les pointes s’entremêlaient autour de ses doigts, et il fallut qu'elle pose 'la' question, pour qu'il s'arrête. « Ma maman ... Tu l'as aimé ? Un peu ? Plus que son amie ? » Son regard azuré se déversa dans celui de sa fille, et il put voir que ce visage si lumineux de curiosité d'ordinaire, c'était assombrit. Le sujet qui fâche … On y était. Soupirant un bon coup, Solel réfléchit quelques instants. Que valait-il mieux faire ? Lui dire la vérité au risque de la blesser et de fracturer ses derniers espoirs, ou lui mentir pour qu'elle garde ne serait-ce qu'un peu de 'beaux', et de rêve que sa mère lui a offert avant de mourir ? La décision aurait été tout réfléchie normalement, cependant, il venait de faire une promesse, et il n'était pas homme à mentir. « Oui plus que son amie, je l'ai aimé durant une nuit ... » Et il ne mentait pas. Le jeune homme avait toujours eut des rapports très difficiles avec les femmes. Il n'était jamais véritablement tombé amoureux de qui que ce soit. Toutefois, chaque femme qu'il avait tenu dans ses bras pour ne faire qu'un avec elle, il l'avait aimait sincèrement. Chose qu'il a réellement ressentit pour la mère de l'enfant, et chose qu'il n'a jamais fait avec son amie par contre. Laissant ensuite en paix ses cheveux, vu qu'elle râlait, il se rallongea sur le lit. « Au moins, tu peux arrêter de t'inquiéter, tu ne vas pas être grand-papi avant lonnnngtemps. Comme ça, aucun carambars ne voudra de moi. Et les garçons ne me regardent pas de toute façon, je dois pas être assez jolie. Donc, pas de carambar, pas de bébés ! » Arquant un sourcil, le leader militaire se redressa instantanément pour lui faire face. Pas assez jolie ? Il en rit presque ! Prenant alors sa fille dans ses bras sans lui demander son avis pour la poser sur ses genoux, il glissa ses mains sur son visage poupin, l'encerclant. « Qui est le crétin qui a dit que tu n'étais pas assez jolie pour que je puisse aller le frapper ? » Examinant soigneusement son rejeton, ses pouces caressèrent ses joues. « Moi, je vois une très jolie jeune fille ! Elle est tellement jolie que j'ai peur qu'un sale petit con ne lui tourne autour ... » Dieu qu'elle pouvait ressembler à sa mère ! S'en était perturbant, au point que Solel resta un long moment silencieux par la suite. S'il avait oublié le visage de cette femme, il lui revenait peu à peu en mémoire à chaque fois qu'il passait du temps avec Thaïs. « Tu ressembles beaucoup à ta mère, et si ta mère avait été un laideron, tu ne serais jamais venue au monde. » Esquissant un petit sourire, il s'adossa contre le lit pour mieux la contempler.


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le Mar 14 Juil - 13:50
Comment fait-on les bébés ?
Or a Shacksfil talk

Thaïs était toujours concentré sur le nœud qui tenait sa chevelure en otage. Un ciseau allait peut-être être nécessaire ... Elle manipula les mèches sans savoir où commencer tout en écoutant son père avec attention. Son père. Oui, tout ça ressemblait étrangement à une relation presque normale entre une enfant et son paternel. C'était comme s'il avait été ensemble depuis le premier jour, que Solel avait fait partie de sa vie alors qu'elle ne comprenait pas encore qu'il y avait un autre univers que la famille. Thaïs se surpris à rêver de cette vie et que c'en était l'aboutissement, le prolongement naturel. Mais ce n'était pas le cas. Est-ce qu'ils pourraient rattraper toutes ses années ? En avaient-ils vraiment besoin pour vivre l'instant présent ? Thaïs ne voulait pas se poser toutes ses questions. Elle voulait oublier, juste un instant, les rancunes et les regrets pour profiter du moment simple.

Au début elle avais complètement paniqué face à cette conversation d'adulte, qui tournait de plus en plus en conversation de bac-à-sable entre deux couches-culottes. Maintenant, un fou rire la prenait en voyant l'implication irrationnel de Solel envers ses tasses et ses carambars. Elle avait imaginé beaucoup de choses à propos de l'homme de son enfance : des disputes, arguments, pleures, ressentiments. Mais pas qu'il la ferait rire. Elle en délaissa ses cheveux pour le fixer avec ses yeux plissés sous son sourire. Ce fut sa seule réponse sur les directives à prendre avec les ptits cons. Elle était sûre qu'il était très sérieux, mais tout de même, il ne pouvait pas la garder dans une cage jusqu'à ses 30 ans ! Elle ne s'imaginait pas observer un carambar, jamais, et encore moins venir en faire un rapport au paternel. Il ne voulait pas non plus qu'elle prenne une photo pour lui apporter une preuve, le nom et prénom avec le numéro du bracelet pour être sûre qu'il reçoive la bonne correction ? Il lui assura ensuite qu'il massacrerait originalement le pauvre garçon qui s'approcherait un peu trop près de sa tente, elle en leva les bras au ciel. « Mais je ne veux pas être toute seule ! Je serai bientôt une femme, et ma tasse veut pas être oubliée au fond du placard. » Elle eut une moue boudeuse pour ajouter ensuite plus malicieusement. « Donc tu n'approches aucunes tasses, Solel ? Si tu veux contrôler qui devient bleu de mon côté, j'ai le droit de savoir pour toi aussi. » Elle hocha la tête dramatiquement. Elle savait bien que Solel traînait beaucoup dans les tentes des femmes attirantes. Elle ne comprenait pas, si c'était si mal, pourquoi continuait-il ? Ah oui, c'est pas lui qui subissait les fameux cadeaux de mère nature ou l'accouchement mortel. L'accouchement, rien que l'idée la fit frémir. Solel avait au moins réussit à l'effrayer avec quelque chose. Malgré son côté détaché, la jeune fille y repensera à deux fois quand le moment viendra.

Puis Thaïs apporta le sujet qui fâche. La bulle dans lequel ils étaient pouvait se briser mais ils avaient besoin d'en parler. Elle avait besoin de savoir. Savoir d'où on vient pour avancer, quelque chose comme ça. Et, étrangement il eut exactement les mots qu'elle avait voulu entendre. Sa main se posa sur sa joue. « Merci. Elle t'aimait aussi, à sa manière » Enfin, elle rompt le contact pour se plaindre de son apparence. Vous ne changerez pas une adolescente peu sûre d'elle. Bien qu'elle avait aussi besoin de changer de sujet, se sentant mal à l'aise. Et il réussit à la faire rire encore. « Beuh, tu dis ça parce que tu es mon papa. » Elle ne réalisa pas que c'était la première fois qu'elle l'appelait papa. « Mais c'est gentils. T'es pas mal non plus. Maman aurait pu choisir un pire chevalier. Mes enfants pourront être heureux d'avoir un jeune papy. » Ajouta-t-elle, taquine.

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