Partagez | 
 

˜˜˜˜˜˜Nous ne sommes pas là pour vous faire du mal - Feat Laurelin
maybe life should be about more than just surviving

Aller à la page : 1, 2  Suivant

avatar
27/07/2014 Sammix Adriel 17204 Barbara Palvin Mayumi + Tumblr Ramasseuse de fruits & plantes / Agricultrice / Parcourir la forêt à la recherche de nouvelles plantes & fruits Les 100 80
Sans peurs et presque sans reproches


Sujet: Nous ne sommes pas là pour vous faire du mal - Feat Laurelin
Lun 9 Fév - 15:32

    La période est difficile, je dirais même qu'elle est cruciale pour notre survie à tous, et je dois vous avouer que la nourriture n'est pas présente en abondance chez nous. Tout le monde mange un peu, mais beaucoup ne mange pas autant qu'il le faudrait, je le sais bien. Je n'ai pas besoin d'énormément pour être rassasiée mais ce n'est pas le cas de tout le monde alors je dois essayer de jouer mon rôle à la perfection absolue, enfin, du mieux que je peux. Je suis herboriste, cueilleuse, alors je dois obtenir la meilleure cueillette possible, je le sais bien, alors de plus en plus, je brave le froid, je vais à nouveau loin du campement comme si mon corps s'était habitué à ne pas avoir aussi chaud qu'à notre arrivée. Ce n'était peut être qu'une fausse impression, je m'en rends bien compte mais c'est peut être véritablement le cas. Je ne suis pas une scientifique, et à vrai dire ça m'est égal, mais j'ai cette impression de mieux résister au froid. Ainsi, aujourd'hui, je suis partie en quête de coin sauvage que la neige n'a pas pleinement absorbée, mais qui laisse place à des choses bonnes à manger. Je sais que cette quête ne serait peut être pas couronnée de succès, mais je dois la faire, je dois aller au delà de ce que je devrais faire, je le fais pour eux, plus que je ne le fais pour moi. Je ne peux pas rester dans le vaisseau à ne rien faire, je dois être active, au maximum alors je pars, loin, plus loin que je ne le devrais, mais il est tôt, je sais ce qu'il me reste comme temps pour satisfaire à cette petite expédition avant que la nuit et que le froid n'arrive sur nous. J'ai un grand sac sur les épaules, pour le moment, il est vide, mais je compte bien le remplir autant que possible pour revenir les bras chargés de cadeaux pour les autres. Je marche dans la neige, le paysage est toujours aussi sublime avec ce givre et cette petite pellicule blanche qui le recouvre. J'essaye pourtant de rester vigilante, car je peux voir des traces dans la neige. Il y a des traces de pas humains, mais pas seulement, il y aussi de petits animaux, quelques oiseaux mais aussi des animaux plus gros, mais je n'en croise véritablement aucun, comme si le froid de cette journée sans soleil avait fait en sorte qu'ils restent dans leur cachette. Le sol étant recouvert de neige depuis plusieurs semaines, je suis bien incapable de dire si les traces sont fraîches ou si elles sont là depuis plusieurs jours. Mais soudain, il me semble entendre un bruit plus suspect que les autres. Je suis prête à dégainer un ou deux de mes couteaux habilement cachés dans mes vêtements. Pour le moment, je ne vois rien, mais ça ne saurait tarder.

avatar
Invité
Invité


Sujet: Re: Nous ne sommes pas là pour vous faire du mal - Feat Laurelin
Mar 10 Fév - 19:12

Une tenue faite de fourrure, les cheveux relevés, les yeux cerclés de noir tel un masque, des couteaux cachés çà et là. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis dans cette forêt. Une heure ? Deux ? Aucune idée. Le fait est que je chasse depuis un moment maintenant mais le gibier se fait de plus en plus rare avec ce froid. Mais la chasse n’est qu’une excuse pour me changer les idées et cesser de penser à ma fille. J’ai enfin retrouvé sa trace. Je sais qu’elle vit chez les Calusas. Le pire, dans une famille que je connais depuis toujours. Mon père a gardé le secret toutes ces années. Même la famille Hawkins. Je n’ai découvert que récemment tout ça. Je n’ai jamais cessé de chercher ma fille. Jamais. Et maintenant que je sais où elle se trouve… j’ai peur de la rencontrer. Arrête de penser à tout ça Laurelin, tu sauras quand c’est le bon moment. Je soupire. Lève les yeux vers le ciel couvert. Aujourd’hui, j’ai décidé d’emmener Lando avec moi. Mon premier faucon. Celui que mon père m’a offert il y a de cela des années. Celui avec qui je me suis entrainée sans relâche pour parvenir au niveau où j’en suis maintenant. Nous n’avons pas réussi à avoir un gros butin. Un ou deux lapins, et quelques autres rongeurs. Rien de bien intéressant. Mais c’est toujours ça de prix. Les arbres nus permettent à Lando d’avoir une meilleure visibilité, de repérer plus rapidement ses proies. Il ne cesse de tourner au-dessus de la cime des arbres. Jamais loin de moi bien longtemps. Pour ma part, je suis les traces que je peux trouver sur le sol enneigé, me mouvant avec rapidité, fluidité et discrétion, tel un félin, entre les arbres. Avec ma tenue faite de fourrure blanche, je me fonds totalement – ou presque – dans le paysage. Du sang tâche mes vêtements,  sang provenant des animaux que j’ai dépecé quelques instants plus tôt.  Je poursuis le pistage, mais d’autres traces se distinguent sur le manteau blanc. Des traces de pas. Un humain. La question est : ami ou ennemi ?

Je les suis, me faisant la plus discrète possible. Mes sens sont en alerte. Elles sont fraiches, ce qui signifie que la personne est toute proche. Lando émet un son, indiquant que quelque chose n’est pas loin. Je sais que ce n’est pas du gibier rien qu’à la tonalité employée par mon faucon. Ce dernier ne cesse de tourner autour de sa potentielle proie. Je la vois enfin. Une jeune femme. Je siffle de telle manière que Lando vient vers moi et se pose sur mon bras protégé par un gant renforcé, fabriqué par Kaëlig. Je ne suis qu’à quelques mètres de l’intruse. J’ouvre mon sac, donne un morceau de viande crue à Lando. Au même instant, l’inconnue s’arrête de marcher, surement alertée par ma présence.

« Chon yu bilaik? »
Je sais très bien qu’elle n’est pas des nôtres vu son accoutrement qui détonne dans le paysage. Elle fait partie du peuple du ciel. La question est : que fait-elle si loin des siens ? Et seule qui plus est ? Je n’aime pas ça. Je n’aime pas la savoir si près de ma tribu. Je n’ai perçu la présence de personne d’autre. Est-elle complètement inconsciente pour oser s’aventurer seule dans les bois ? Elle me fixe, un regard interrogateur. Elle ne doit pas comprendre un seul mot de ce que je viens de dire. Quoi de plus normal après tout. Après un moment d’hésitation et un soupire, je me décide à parler dans sa langue.

« Tu es bien loin des tiens »

Si ça se trouve, je suis la première terrienne qu’elle rencontre. Et je viens de lui montrer que je parle sa langue. C’est un risque que je prends, j’en ai parfaitement conscience. Je pourrais très bien la tuer sur le champ. Mais je ne peux pas me permettre de faire ça. Nous avons des ordres de la part des chefs de clan, et je me dois de les respecter. La jeune femme semble inoffensive, mais je reste sur mes gardes. Avec le temps, j’ai appris à me méfier de tout et de tout le monde. Aux aguets, je ne bouge pas, me contentant de la fixer, le visage impassible, fermé.

avatar
27/07/2014 Sammix Adriel 17204 Barbara Palvin Mayumi + Tumblr Ramasseuse de fruits & plantes / Agricultrice / Parcourir la forêt à la recherche de nouvelles plantes & fruits Les 100 80
Sans peurs et presque sans reproches


Sujet: Re: Nous ne sommes pas là pour vous faire du mal - Feat Laurelin
Jeu 12 Fév - 2:40

    Je ne sais pas combien de temps je suis en forêt, sans doute un petit moment, mais le soleil dans le ciel m'indique que j'ai encore du temps devant moi. Parce que oui, je me fis au soleil pour savoir approximativement quelle heure il peut être dans la journée. Pour le moment, je n'ai rien à craindre de la nuit qui tombera dans plusieurs heures, mais je suis loin, je ne peux pas me permettre de trop perdre de temps, car il est très précieux, surtout en cette période blanche, aussi bien sur le sol, que dans le creux de nos ventres. La nourriture se fait rare, notamment au niveau de la cueillette, mais j'insiste toujours, chaque jour pour aller de l'avant et trouver de nouvelles ressources. Je le sais, dès que le printemps arrivera puisque c'est la saison qui arrive après l'hiver si la terre n'a pas trop changer, je pourrais essayer de planter des choses dans le campement. Mais pour le moment, ce n'est pas le cas, pas encore car le sol est un peu trop gelé et puis il y a encore trop de neige pour pouvoir cultiver quelques choses. Je m'avance donc dans la forêt, loin, jusqu'aux limites que nous connaissons actuellement. Nous n'avons pas pu trop progresser à ce niveau avec la neige et la rivière qui coule qui fait un passage, une frontière naturelle qui nous empêche de véritablement nous rendre plus loin. Pourtant, je sais que ce n'est pas la fin du monde, mais j'ignore ce qu'il y a précisément de l'autre côté. En tout cas, j'entends un bruit, un cri que je ne connais pas mais qui m'alerte de quelques choses. Ce n'est qu'un oiseau semblerait-il mais on dirait qu'il en prévient d'autres. En vérité, il prévenait sa maîtresse de ma présence dans le coin, je le voyais bien à présent alors qu'elle était là. Je cesse de marcher, alors qu'elle me dit quelques choses que je ne comprends pas le moins du monde. C'est leur dialecte, du moins, il me semble mais je n'en parle pas un mot. Je connais un bon nombre de terriens, mais ils ont toujours parlé notre langue, ils ne m'ont encore jamais appris leur langue, mais ça pourrait être sympa, surtout les insultes. Pourtant, cette terrienne ne semble pas être des plus douces, mais elle n'était pas non plus si hostile que cela, elle ne m'avait pas encore sauté à la gorge. Pour le moment, avec son oiseau, elle me toisait du regard, je le sentais sur ma personne du genre, qu'est ce que je faisais là. Elle ne me posa pas la question mais sa phrase voulait bien dire la même chose, n'est ce pas ? Elle m'avait reconnue, en même temps mon accoutrement était différent du sien et puis je n'avais pas compris ce qui ressemblait à une question. J'étais loin du campement. Je ne savais pas quoi lui dire, je dois bien vous l'avouer.

    " Tu as raison, mais j'ai encore un peu de temps devant moi avant de devoir rentrer. Toi aussi tu semble éloignée des tiens. "

    Ou pas d'ailleurs, car je n'avais aucune idée d'où elle venait. Peut être qu'elle venait de la tribu la plus proche, ou alors de celles qui étaient un peu plus loin, je ne saurais dire.

    " En tout cas, votre oiseau est magnifique. "

    Oui, je tente une phase de rapprochement en lui disant que son oiseau était magnifique. Si je m'y connaissais un peu, j'aurais sans doute reconnu ce qu'il était, mais ce n'était pas le cas. J'osais espérer que c'était bien un oiseau toutefois mais même de cela je n'en étais pas certaine vu que je n'en avais jamais vu énormément depuis ma naissance.

avatar
Invité
Invité


Sujet: Re: Nous ne sommes pas là pour vous faire du mal - Feat Laurelin
Lun 16 Fév - 15:11

Je ne bouge pas, me contentant d’observer l’inconnue, mon oiseau sur le bras. J’aurais pu l’attaquer, la faire tuer par mon faucon ou via un coup de lame bien placée, ni vue ni connue. Un envahisseur de moins. Mais je ne fis rien. D’une part, parce que les chefs de clan nous l’ont interdit. Certes, je peux faire disparaitre le corps et personne n’en saura jamais rien. Mais je n’ai pas l’habitude d’aller à l’encontre des règles établies. D’autre part, ce n’est qu’une gamine et attaquer plus faible que soi n’est en aucun cas signe de courage ou de bravoure. J’en ai observé quelques-uns, de ces gens venus du ciel. Et même s’ils ont des armes, beaucoup ne savent pas s’en servir. Ou du moins, pas comme nous savons le faire. De ce côté-là, je sais que je n’ai rien à craindre car même si cette enfant est armée, je saurai anticiper chacun de ses faits et gestes, le tout avec une dextérité et une rapidité qui fait que quoiqu’il puisse se passer, j’aurai forcément le dessus. C’est peut-être un peu présomptueux de ma part de penser ça, mais je sais au fond de moi que j’ai raison. Après tout, nous sommes entraînés au combat pour la plupart d’entre nous, contrairement à eux…

La jeune blonde me faisait face, ne semblant pas éprouver de peur. Bien au contraire. Cela confirma quelque peu mes doutes quant au fait qu’elle a déjà surement rencontré des terriens. Rien que d’y penser, je boue à l’intérieur. Beaucoup des nôtres sont totalement inconscients, ne réfléchissent pas assez avant d’agir et se laissent d’avantage guider par leur curiosité que par leur bon sens. D’où les risques grandissants qu’ils tombent sur notre village. Sur nos villages. D’ailleurs, cette jeune femme est bien loin de chez elle. Et elle se rapproche de plus en plus de ma tribu. Hors de question qu’elle l’atteigne. Je ferai tout pour l’en empêcher, même si pour cela je dois la blesser pour qu’elle rebrousse chemin. L’inconnue prend la parole. Sa voix ne tremble pas. Je plisse les yeux. En tout cas, c’est comme si elle me confirmait être seule. Mais je reste tout de même attentive aux bruits alentours, la méfiance ne me quittant jamais.

« Sauf que contrairement à toi, je suis chez moi ici. »
Mon ton se veut sec, cassant. Je n’ai aucunement l’intention de faire amie-amie avec cette fille et je tiens à ce qu’elle le comprenne d’elle-même. Mon cerveau carbure à 100 à l’heure. Des milliers de questions me viennent à l’esprit. ? Combien de terriens a-t-elle déjà rencontré ? Sur qui est-elle déjà tombée ? Pikuni ou autre tribu ? Comment peut-elle savoir d’où je viens ? Est-elle déjà allée chez nous ou bluffe-t-elle ? Quoiqu’il en soit, je ne tomberai pas dans son piège si tel est le cas. Jamais elle ne trouvera ma tribu, jamais je ne lui révèlerai des choses à son sujet ou sur mon peuple. J’en fais le serment. La blonde commence à parler de Lando. Tente-t-elle une approche ou bien de faire diversion ? Cela ne marchera pas avec moi.

« Tu peux t’estimer heureuse que je ne t’aie pas encore tuée. »
Je fixe la jeune femme, le visage toujours fermé pour bien lui montrer que je ne plaisante pas. Nous ne sommes pas leurs amis. Ils n’ont rien à faire sur notre territoire. Mon regard passe de la blonde à la forêt et inversement, le tout en une fraction de seconde. Je suis attentive au moindre bruit alentour.

avatar
27/07/2014 Sammix Adriel 17204 Barbara Palvin Mayumi + Tumblr Ramasseuse de fruits & plantes / Agricultrice / Parcourir la forêt à la recherche de nouvelles plantes & fruits Les 100 80
Sans peurs et presque sans reproches


Sujet: Re: Nous ne sommes pas là pour vous faire du mal - Feat Laurelin
Mar 17 Fév - 2:14


    Cette terrienne ne me semble pas forcément parmi les plus sympathique se baladant dans le coin. Son oiseau est presque impressionnant, mais elle ne me fait pas peur, pas du tout comme toujours ou presque. Elle était là, statique, je sentais bien que ma présence dans le coin ne lui convenait pas le moins du monde, pourtant, j'étais du bon côté de la rivière n'est ce pas ? Jusqu'à présent, la rivière était un frein pour notre exploration, encore fallait-il oser franchir le pont pour se retrouver de l'autre côté. Je l'avais déjà fait mais je ne m'y connais pas assez pour me dire que je ne risque rien. Mais à partir d'un moment, il faudra pour ainsi dire se jeter à l'eau, non ? Notre exploration ne peut pas se limiter à ce morceau de terre autour de notre campement, il faut aller au delà de tout ceci. Pourtant, ce n'était pas mon objectif de la journée. Mais j'étais tombée sur elle, sur cette terrienne, très belle mais apparemment farouche à ma présence, à notre présence sans doute. Je ne montrais aucun signe de peur, peut être qu'elle réagirait autrement en voyant qu'elle et son oiseau me laissait impassible. Ce n'est pas parce que c'est une terrienne que je dois en avoir peur, si c'est ce qu'elle veut savoir, même si elle pourrait me faire mal. D'ailleurs, elle me réponds, et elle me fait comprendre que je ne suis pas chez moi par ici. Elle a raison, je n'ai aucun droit de propriété sur cette terre. Pourtant, nous avons élu domicile par ici dans notre campement autour de notre vaisseau. J'aimerais lui dire que ces terres ont appartenu à mes ancêtres, mais je n'en sais strictement rien. Son ton sec ne me laisse guère d'illusion quand à la finalité de cette rencontre, mais au moins, je vais essayer de lui faire comprendre que nous ne sommes pas là pour leur faire du mal.

    " C'est vrai, mais je n'ai pas choisie d'être ici. On nous a envoyé sur terre pour voir si elle était de nouveau viable car nous ne vallons rien. "

    Comprendrait-elle pleinement ce que je voulais dire ? Non, mais c'était le but. Je n'ai pas choisie de venir sur terre, mais comme je suis soit disant une criminelle, notre peuple là-haut à décider de nous envoyer sur terre puisque de toute façon, nous devions mourir. Quitte à choisir entre être éjecté dans l'espace ou mourir sur terre, mon choix était rapidement fait. En tout cas, j'essayais d'enchaîner sur son oiseau, mais ça ne lui plu pas. Enfin, elle me montrait qu'elle m'était clairement hostile en me disant que j'avais de la chance qu'elle ne m'ait pas tuée.

    " Nous ne sommes pas là pour vous faire du mal. Ce n'est pas notre but. Nous voulons simplement essayer de survivre. "

    Est ce que ces mots là lui iraient ? Sans doute guère plus que ceux que j'avais pu dire avant. Je ne montrais toujours aucun signe de peur alors qu'elle m'avait clairement menacée, mais si elle voulait véritablement me tuer, elle aurait déjà tentée le coup. Elle me voulait en vie pour ainsi dire, même si elle ne semblait pas avoir envie de se lier d'amitié. J'étais cependant persuadée qu'elle devait se poser des questions sur moi, autant que moi je me posais des questions sur elle, mais pas sûre qu'elle veuille véritablement les réponses tout comme moi.

avatar
Invité
Invité


Sujet: Re: Nous ne sommes pas là pour vous faire du mal - Feat Laurelin
Mer 25 Fév - 18:13

Je ne connais pas cette fille et je n’ai aucunement envie de la connaître. Ses vêtements me laissent croire qu’elle n’est pas d’ici, de la Terre, mais qu’elle fait partie de ce peuple du ciel, ces envahisseurs qui se croient tout permis. Je ne veux rien avoir à faire avec eux, et je ne compte pas en faire mes amis. Pour moi, ils sont une menace, même s’ils n’en ont pas l’air. J’aurais pu la tuer en une fraction de seconde, mais au lieu de ça, je me contente d’être froide dans mes propos pour qu’elle retour à sa tribu. Aussi, ce n’est qu’une gamine qui me semble sans défense. Du moins, je suis certaine de lui faire mordre la poussière si nous étions amenées à nous battre.  Elle ne semble pas effrayée par ma présence, ce qui m’irrite un peu. Ce genre de situation m’irrite souvent. Si j’avais été un homme, je suis sure qu’elle se serait mise à avoir peur. Mais voilà, je suis une femme, alors forcément, les gens se méfient moins. Grossière erreur. Surtout avec moi.

Elle est bien loin de chez elle, et bien trop près de mon village. Je ne sais pas combien d’entre eux se sont aventurés si loin sur nos terres, mais quoiqu’il en soit et peu importe combien ils sont, je ferai  toujours tout pour leur faire rebrousser chemin. Même si pour cela je dois les attaquer ou pire. Lando commence à s’agiter. Je sais qu’il n’aime pas rester trop longtemps statique. C’est pourquoi je fais un mouvement rapide et net du bras, afin qu’il puisse s’éclipser sans me blesser. De manière majestueuse, il prend son envol au-dessus de nous. Je sais qu’il n’ira pas bien loin, je n’ai pas à m’inquiéter pour ça. En revanche, c’est autre chose pour la jeune fille qui me fait face. Je reporte mon attention sur elle, toujours sur mes gardes. Un seul mouvement hostile de sa part, un signe rapide de la mienne et Lando fonce sur elle en une fraction de secondes... Ses mots me font arquer un sourcil. Alors comme ça ce sont des cobayes ? Intéressant. Quoiqu’il en soit, ce n’est pas une raison pour se croire tout permis ici. Aussi, cela signifie donc qu’il reste des gens là-haut…. Ca ne présage rien de bon tout ça.

Je la laisse finir. Survivre ? Quel toupet. Quand je les vois agir, je comprends parfaitement pourquoi la nature n’apprécie pas qu’ils soient ici. Je sens la colère monter lentement en moi. Je les ai beaucoup observés même si je ne les ai pas rencontrés, approchés. Enfin, j’en ai rencontré un, qui ne manque pas de culot. Un certain River je crois. Mais avec moi, il n’est pas au bout de ses surprises. Ce n’est qu’un insecte à mes yeux.

« Vous vous croyez tout permis. Vous n’avez aucun respect pour ces terres. Aucun. Vous arrivez en conquérants comme si tout vous était dû. Mais rien ne vous appartient. Absolument rien. Ici c’est chez nous. »

Quand j’étais plus jeune, mes parents et les autres membres de la tribu nous comptaient – à moi et aux autres gamins de mon âge -  les histoires de l’ancien temps. Des anciens peuples. Une guerre a fait rage et les plus puissants de ce monde – mais aussi les plus riches - ont tout abandonné en fuyant comme des lâches, laissant les plus pauvres derrière, comme si leur vie valait moins que la leur. Ce qu’ils n’avaient pas prévu, c’était que ces personnes survivraient à tout ça. Que nous survivrions. Et voilà qu’ils se décident à revenir, comme si de rien était.

« Ce qui vous arrive est déplorable, je le concède. Mais quand je vous vois agir… pas étonnant que mère nature tente de vous tuer ». Ainsi que nos peuples mais ça…  Avec le temps, nous avons appris à respecter la nature. A l’apprivoiser, à vivre en harmonie avec elle. Et voilà que ces étrangers débarquent en détruisant tout sur leur passage sans penser aux conséquences. Chose qui m’agace et me fait bouillir de l’intérieur.  Mais même si je n’apprécie pas leur présence et que je n’ai aucune envie de me lier d’amitié avec eux, je ne ferais jamais rien à leur encontre, sauf si j’y suis obligée évidemment.

avatar
27/07/2014 Sammix Adriel 17204 Barbara Palvin Mayumi + Tumblr Ramasseuse de fruits & plantes / Agricultrice / Parcourir la forêt à la recherche de nouvelles plantes & fruits Les 100 80
Sans peurs et presque sans reproches


Sujet: Re: Nous ne sommes pas là pour vous faire du mal - Feat Laurelin
Jeu 5 Mar - 15:33

    Cette terrienne ne m'aime pas, elle ne nous aime pas, je peux le voir dans son regard. Enfin, ce n'est pas moi personnellement, mais ce que nous sommes qu'elle n'apprécie pas le moins du monde, parce que nous avons débarqués sans rien demander à personne et que nous nous sommes accaparés cette partie là de la forêt. En même temps, je ne vois pas ce que nous pourrions faire d'autres, n'est ce pas ? Il y a plus de cent bouches à nourrir, comment le faire sans prendre les ressources environnantes ? Et puis, nous avons débarqués sur terre comme ça, du jour au lendemain, sans entraînement, sans rien du tout, nous avons véritablement appris sur le tas. Cela va que certains d'entre nous, nous connaissions des choses théoriques pour survivre, mais quand même, ce n'est pas formidable. Mais nous étions des poids morts, des poids dont il fallait se délester, des pertes négligeables. Et voilà où cela avait pu nous mener, sur terre, essayant de survivre. Durant la période chaude, cela ne posait pas tellement de problème mais avec l'hiver très rude qui était en place, c'était devenue bien compliqué, très compliqué. Pour le moment, personne n'était encore mort de faim ce qui représentait à mon sens un véritable exploit. Il faut dire que tout ceux qui peuvent apporter de la nourriture se démènent comme des fous afin de nourrir un peu les nôtres. Je fais partie de ces personnes là, du moins j'essaye. En tout cas, cette terrienne ne semble pas favorable à notre venue. Elle libère son aigle d'un geste bref, net et précis et celui-ci s'envole dans les airs, comme pour me dire que si je fais quelques choses qui ne va pas, elle n'hésitera pas à l'envoyer sur moi, mais je n'ai pas peur. Elle doit le voir d'ailleurs, ce qui doit l'irriter encore plus. Mais si elle se montre hostile à mon égard, elle ne semble pas vouloir me tuer. A vrai dire, si elle avait voulu me tuer, je suis presque sûre qu'elle l'aurait déjà fait. Étais-ce de la chance que j'avais ? Peut être, je ne savais pas vraiment après tout. En tout cas, elle ne semble pas comprendre que nous sommes ici pour essayer de survivre. Et sa réponse me le fait clairement comprendre, nous ne sommes pas chez nous ici, mais chez eux. Nous arrivons en conquérants, alors que cela ne devrait pas être le cas. Je la comprends, si j'étais originaire de la terre et que je voyais des gens arriver de nul part et camper sur ce qui m'appartient, ça ne me plairait pas. Mais nous avons été envoyé sur terre sans informations, sans rien du tout. Techniquement, il ne devait y avoir personne sur terre, alors comment pouvions nous savoir qu'elle était encore habitée ? J'essayais donc de me mettre à sa place.

    " Vous avez parfaitement raison. Je ne peux pas dire le contraire, nous nous sommes accaparés des terres mais nous n'avions aucune information concernant la situation ici. Selon nos pères, la terre est inhabitée depuis plus de 100 ans. Je suppose qu'on a du vous raconter ce qui s'est passé, la guerre nucléaire et tout. Les plus riches ont fui vers l'espace et aujourd'hui, ils nous ont envoyés sur terre pour voir si elle était viable. On ne savait même pas si en sortant de notre vaisseau, nous allions pouvoir respirer. Nous n'avons pas de formation, rien. Nous essayons de faire notre possible, nous apprenons à bien faire, mais ça ne se ferra pas du jour au lendemain. "

    J'en avais peut être trop dit, mais j'essayais de lui expliquer la situation en étant la plus sincère et réaliste possible. Sans doute qu'elle jugerait mes propos irrecevables, mais je n'avais rien d'autres à lui dire, pour le moment, j'espère simplement qu'elle comprenne que nous n'étions pas là pour leur faire réellement du mal.

avatar
Invité
Invité


Sujet: Re: Nous ne sommes pas là pour vous faire du mal - Feat Laurelin
Sam 14 Mar - 12:02

Je n’avais aucunement l’intention de me lier d’amitié avec cette jeune fille. Ni avec aucun membre de son peuple. Pour moi, ce ne sont que des envahisseurs qui se permettent beaucoup de chose sans penser aux conséquences, sans faire attention à la nature, la faune et la flore qui vivent ici. Sans penser au fait, que nous autres, terriens, sommes chez nous, que c’est nos terres et qu’ils ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent quand ils le veulent. Beaucoup de ces êtres venus de ciel se croient tout permis sous prétexte qu’ils sont les descendants des personnes qui ont eu la chance d’être sauvées après l’apocalypse. Je l’écoute parler, sans scier, sans montrer que je suis à l’affut du moindre bruit alentour. J’entends Lando qui continue de voler non loin de notre position. S’il y avait eu quelqu’un avec cette jeune femme, j’en aurais déjà été avertie. Je me détends légèrement.

Je dois bien dire que le récit de cette inconnue m’intrigue. Plusieurs questions me viennent en tête. Mais aussi plusieurs évidences. Notamment le fait que le reste de son peuple viendra bien à un moment ou à un autre en voyant que ces gamins sont toujours en vie et que donc, la Terre est viable. Ça ne me plait pas du tout. J’ai entendu beaucoup d’histoire sur la vie avant l’apocalypse, mais également pendant. Les plus riches se sont enfuis tels des lâches, pour sauver leur peau, laissant derrière eux les plus démunis. Une poignée s’est réfugiée dans l’espace. Et les autres ? Voués à mourir. Que les descendants de ces gens reviennent ici ne m’enchante guère. Nul doute qu’ils vont tenter de reconquérir la Terre comme l’aurait fait leurs ancêtres avant eux. Mais ce ne sera pas aussi facile qu’ils le pensent. Oh non. Si une guerre doit éclater, nous autres terriens seront prêts.

Je me mets l’espace de quelques instants à la place de cette jeune femme. Je comprends un peu son ressenti. Mais ce n’est pas une raison pour agir comme ils le font. Pour se permettre ce qu’ils se permettent. Au contraire. En ces lieux inconnus et dangereux, ils feraient mieux de se tenir à carreau et se faire tout petit. Or, cette jeune femme, par exemple, c’est tout le contraire. Elle se balade seule dans la forêt, s’éloignant de plus en plus des siens, et ne semble même pas effrayée par ma présence. J’avoue que ça me fait bouillir de l’intérieur. Je suis persuadée que si j’avais été un homme avec une plus grande taille, la donne aurait été différente. Mais ne jamais se fier aux apparences. Je ne compte pas l’attaquer. Du moins, si elle ne tente rien.

« C’est quoi ton nom ? »

Mon ton se voulait plus doux. Moins… sauvage. Mais qu’elle ne se fasse pas de fausses idées. Je veux juste savoir cette information pour si jamais nous sommes amenées à nous recroiser un jour. Et même si, l’air de rien tout en parlant, je l’éloigne de plus en plus de mon village, je compte bien la laisser repartir vivante. Cette jeune fille dégage quelque chose. Un je ne sais quoi qui fait que. Elle a bien de la chance d’être tombée sur moi. Bon nombre de mes paires l’aurait déjà tuée.
Spoiler:
 

avatar
27/07/2014 Sammix Adriel 17204 Barbara Palvin Mayumi + Tumblr Ramasseuse de fruits & plantes / Agricultrice / Parcourir la forêt à la recherche de nouvelles plantes & fruits Les 100 80
Sans peurs et presque sans reproches


Sujet: Re: Nous ne sommes pas là pour vous faire du mal - Feat Laurelin
Dim 15 Mar - 22:25

    Je voyais clairement que la terrienne n'était pas là pour sympathiser avec moi, mais elle ne me paraissait pas trop menaçante, pas pour le moment. Son oiseau était majestueux, imposant, il me fascinait, mais elle n'avait fait aucune remarque en plus même lorsque j'avais parlé de celui-ci. Elle se montrait froide, peu avenante, mais je m'en fichais, ce n'était pas ce que je lui demandais. Si ma présence ne lui convenait pas, elle pouvait simplement passé son chemin et s'en aller, ça ne me dérangerait pas. Je ne pourrais sans doute pas en tirer grand chose malheureusement, elle ne se laisserait sans doute pas amadouer facilement, mais je ne demandais qu'à parler, et à lui faire comprendre notre situation, celle que nous vivions depuis plus de six mois déjà. Le temps file, passe à une allure folle quand on y regarde de plus près. Nous réalisons déjà la prouesse de survivre à cet hiver qui aurait pu être mortel mais il ne l'a été qu'avec ce brouillard acide et la mort de James. Le froid n'a pas fait de victimes dans nos rangs si je ne me trompe pas, ou alors, c'est récent, ou alors c'était quelqu'un de très discret sur le campement, mais même quelqu'un de discret, je l'aurais remarqué. C'était pour moi, une petite victoire, et déjà je pensais aux jours meilleurs qui arriverait sans tarder à présent. En tout cas, elle semble m'écouter, elle semble entendre du moins le discours que je lui prononce, car cela ressemble à cela. Je veux essayer de lui prouver que nous ne voulons aucun mal, que nous essayons simplement de nous adapter à notre environnement et que ce n'est pas simple, pas du tout pour nous, pour moi, pour mon peuple. Parce que oui, devant elle, j'ai l'impression de jouer les portes paroles, pour essayer de calmer ces appréhensions, pour lui faire comprendre notre situation, pour lui dire que nous n'étions pas une menace, que nous voulions juste faire notre place, dans ce monde qui est à présent le nôtre. Mais elle ne dit rien de plus, elle semble là pour emmagasiner des informations sur moi, sur nous, rien de plus, comme si finalement, elle ne recherchait rien d'autres. Elle pouvait me poser les questions qu'elle désirait, je n'avais rien à cacher à mon propos. Puis, de but en blanc, elle me demande mon nom. Je suis étonnée de cette question, elle semble être plus amicale que ce qu'elle m'avait demandé jusqu'à présent. Je lui souris légèrement et je me présente donc.

    " Je suis Sierra, Sierra Megara. Et toi ? "

    Est ce qu'il fallait que je lui renvois la question ? Cela me paraissait assez logique, mais je ne m'attendais pas forcément à une réponse de sa part. Peut être qu'elle s'en fichait, peut être qu'elle avait eu assez d'information nous concernant, je ne saurais dire, son attitude était assez nébuleuse, je ne saurais dire si elle appréciait un peu ou pas du tout ma présence. Son oiseau en tout cas était toujours dans les airs, comme s'il attendait un signe de sa part pour m'attaquer, ou pour se reposer simplement sur son bras. Je ne savais pas quoi lui dire d'autres. J'aurais tellement de questions à lui poser, mais je sens qu'elle n'est pas celle qui y répondra avec le plus de franchise, je ne sais même pas si elle voudrait y répondre.

avatar
Invité
Invité


Sujet: Re: Nous ne sommes pas là pour vous faire du mal - Feat Laurelin
Sam 11 Avr - 22:23

Je ne comptais pas devenir son amie. Mais j’essayais tout de même d’être moins dure avec elle. Clairement, j’aurais pu gravement la blesser, voire même la tuer depuis longtemps, sans une once de remords. Mais je n’en fis rien, me contentant d’être menaçante. Après tout, ce n’est pas de sa faute si elle fait partie de ces jeunes complètement paumés et non respectueux de la nature. Et si je comprends bien, elle – et tous les autres – n’a pas choisi de venir ici, on les y a forcé. Mais tout de même, je ne cesserai d’être hostile avec eux tant qu’ils n’arrêteront pas de se prendre pour les rois du monde. Cette jeune blonde ne semble pas comme ces autres gamins insouciants. C’est peut être aussi pour ça que je ne l’ai pas tuée. Peut-être aussi parce qu’elle est d’une beauté à couper le souffle ? Peut-être bien les deux, allez savoir.

Quoiqu’il en soit, je m’étais radoucie. Pire, je lui avais même demandé son nom. Et la blonde, même si elle hésita quelques secondes, se présenta. En entier. Elle s’appelle donc Sierra. Un prénom et un visage que je ne risquais pas d’oublier. La jolie blonde en fit de même. J’esquissais un léger sourire en coin. J’aurais pu m’en douter. Après tout pourquoi ne me demanderait-elle pas la même chose ?

« Laurelin »
Inutile de lui dire mon nom de famille. Mon prénom est déjà bien largement suffisant à mon sens. J’aurais pu lui mentir aussi, chose que je ne fis pas car j’ai l’impression qu’elle-même ne m’a pas menti sur son identité. Toujours seuls dans cette dense forêt, je ne cessais de la fixer sans une once de gêne. Finalement, je me décidais à reprendre la parole.

« Si tu cherches de quoi te nourrir, sache que tu fais fausse route. Il n’y a rien dans le coin à cette période »
Je connaissais la forêt comme ma poche dans les environs, et si elle voulait trouver de la nourriture, ce n’était pas ici qu’il fallait qu’elle cherche. Avec le rude hiver, plus rien n’est comestible. Les plantes ont toutes – ou presque – pourries. Enfin, pas tout à fait, mais ça la jeune blonde ne le sait pas. Si je lui dis ça, c’est surtout que je ne veux pas qu’elle s’approche de mon village. Hors de question qu’elle le découvre.


« Si tu ne veux pas rentrer bredouille parmi les tiens, tu ferais mieux de continuer ton expédition vers le sud. » et je pointais du doigt la direction, située juste derrière elle, mon instinct me disant que ces jeunes ne doivent surement pas savoir s’orienter. Du moins, pas correctement. J’attendais que Sierra bouge dans la direction indiquée, histoire de lui emboiter le pas. Mais elle semble perplexe, comme si elle doutait de mes dires. Allez, ne m’oblige pas à te faire du mal.

avatar
27/07/2014 Sammix Adriel 17204 Barbara Palvin Mayumi + Tumblr Ramasseuse de fruits & plantes / Agricultrice / Parcourir la forêt à la recherche de nouvelles plantes & fruits Les 100 80
Sans peurs et presque sans reproches


Sujet: Re: Nous ne sommes pas là pour vous faire du mal - Feat Laurelin
Dim 12 Avr - 16:54

    Cette terrienne semblait clairement hostile mais je le voyais, plus nous discutions, plus elle me faisait face, plus son visage semblait s'adoucir comme pour me dire que finalement je n'avais rien à craindre d'elle, pourtant, je sentais qu'elle ne se laisserait pas amadouer si facilement mais sans doute que ma réaction avait aidé. Je me montrais la plus avenante possible et puis, peut être que mon faciès lui plaisait qui sait ? Je ne saurais dire, je ne m'étais pas tellement arrêtée sur ces traits mais elle était aussi très belle, il n'y avait pas à en douter. Elle me demanda alors mon nom et je lui répondais lui retournant la question. Je ne savais pas pourquoi elle m'avait véritablement posé cette question, mais je préférais ne pas trop en demander. Elle me répondit alors, ainsi elle s'appelait Laurelin. C'était un bien beau prénom que je ne connaissais pas, en tout cas, je n'en avais pas connu jusqu'à présent, elle était donc la première. Etais-ce un honneur ? Je ne saurais dire mais en tout cas, je ne faisais pas plus la conversation que ça, parce que je sentais qu'elle allait me dire quelques choses d'autres, comme si je représentais toujours une certaine menace vis à vis de je ne sais trop quoi, peut être son village. En effet, j'avais déjà croiser de nombreux terriens sur cette terre, mais je n'avais jamais eu l'occasion de voir leur "ville" ou "village" puisque tout me paraissait être revenu à l'état sauvage. Peut être même qu'ils vivaient dans une sorte de campement, quelques parts dans la forêt. En tout cas, jamais dans mon exploration, je n'avais trouvé d'habitation digne de ce nom, simplement des ruines, rien d'autres mais je doutais qu'elle habite dans une ruine, enfin, je supposais cela évidemment, je ne savais pas. Elle me dit alors qu'il n'y avait rien dans ce coin en ce moment en terme de plantes & de nourriture. Elle me disait qu'il y avait plus de chance que je trouve des choses vers le sud et elle me montrait la soit disante direction. J'étais un peu perplexe. Pourquoi me disait-elle cela maintenant ? Et pourquoi me montrer l'est, enfin, quelques parts entre le sud et l'est en guise de point de mire ? Mais je la gratifiais d'un sourire, elle connaissait assurément mieux la forêt que moi, même en cette période.

    " D'accord, je vais aller par ici dans ce cas. Il y a certains coins préservés en hiver mais je ne les connais pas vraiment. Tu pourrais peut être me guider si cela ne te dérange pas évidemment ? Je ne voudrais point abuser de ton temps. "

    Est ce que j'aurais du lui demander de m'accompagner pour découvrir quelques choses de potentiellement bon à manger ? Est ce qu'elle s'y connaissait vraiment à vrai dire ? Je ne savais pas trop, mais en fonction de sa réponse je le verrais bien vite. Peut être qu'elle ne voudra pas m'accompagner, peut être qu'elle reprendra simplement son chemin, je n'en sais rien, mais j'attends sa réponse et alors je me mettrais en route, seule ou avec Laurelin.

avatar
Invité
Invité


Sujet: Re: Nous ne sommes pas là pour vous faire du mal - Feat Laurelin
Mar 14 Avr - 11:49

Je m’étais radoucie. Et je crois bien que ce n’est pas passé inaperçu aux yeux de Sierra. Il ne faut pas que je montre trop de gentillesse ou de compassion car en aucun cas, je ne veux me lier d’amitié avec elle. Je la tolère et ça s’arrête là. J’ai fait mon possible pour l’éloigner de la tribu, et je crois bien que ça a marché. Tant mieux. Je ne suis pas d’humeur à tuer ou torturer quelqu’un aujourd’hui. Surtout quand la personne ne le mérite pas vraiment. Et il faut dire que cette blonde ne le mérite pas du tout. Elle semble même très… gentille. Trop gentille. Peut-être même un peu trop insouciante. A la voir, on se demande bien ce qu’elle a pu faire pour se retrouver ici et être considérée comme… quoi déjà ? Ah oui, une criminelle, d’après ses dires. Comme une bonne partie d’entre eux j’ai l’impression. Beaucoup, durant mes moments d’observation, semblent totalement inoffensifs et perdus. Je me demande bien comment ils ont fait pour se retrouver condamnés à venir ici… Peut-être que si nous sommes amenées à nous recroiser, je poserai la question à la blonde qui me fait face ? Ou peut-être pas. Je peux tout aussi bien le demander à ce type là… c’est quoi encore son nom ? Il a le nom d’un cours d’eau je crois mais là tout de suite ça ne me revient pas… Bref, peu importe.

Je décide d’aider Sierra, tout en profitant pour l’éloigner de mon village. Je ne mens pas quand je dis qu’il n’y a rien dans le coin. Et si elle continue à chercher par ici, elle tombera inexorablement sur notre tribu. Hors de question que je laisse cela se produire. Alors, dans mon humble gentillesse, je lui indique le sud. La blonde me regarde, perplexe. Je suis sure qu’elle pense que je lui indique une mauvaise direction. Je roule des yeux malgré moi. Au bout d’un moment, elle finit par capituler. Mais je ne m’attendais pas à la suite. Que je l’accompagne ? Je la regarde, dubitative. Est-elle sérieuse ? Apparemment oui. Je place deux doigts entre mes lèvres et me mets à siffler de manière stridente. Quelques secondes plus tard, Lando refait son apparition. Il tournoie quelques temps au-dessus de nous, jusqu’à ce que je tende le bras. Alors, il vient se poser. Je le récompense par un morceau de viande. Je fixe Sierra quelques secondes, avant de finalement lui donner ma réponse.

« Je veux bien t’accompagner un bout du chemin, mais après tu devras te débrouiller seule »
Je me mets finalement en route dans la direction que j’ai indiquée quelques secondes (minutes?) plus tôt, jetant quand même un coup d’œil furtif en arrière pour voir si Sierra m’emboite bien le pas.

avatar
27/07/2014 Sammix Adriel 17204 Barbara Palvin Mayumi + Tumblr Ramasseuse de fruits & plantes / Agricultrice / Parcourir la forêt à la recherche de nouvelles plantes & fruits Les 100 80
Sans peurs et presque sans reproches


Sujet: Re: Nous ne sommes pas là pour vous faire du mal - Feat Laurelin
Jeu 16 Avr - 15:39

    J'essaye de me montrer la plus aimable possible avec elle, car je sens qu'elle n'est pas forcément d'humeur à devenir une amie, même pas une connaissance comme pour certains terriens. En tout cas, elle n'est pas si hostile que cela finalement puisqu'elle veut me montrer un coin où je pourrais trouver des vivres pour nous tous. Peut être que nous sommes sur un terrain qui leur appartenait auparavant, je ne sais pas trop mais en tout cas, elle semble d'accord pour m'accorder un peu d'aide, même si cela ne semble pas tellement lui plaire. Nous nous scrutons quelques instants, puis elle siffle pour rappeler son oiseau qui arrive presque en un instant comme s'il s'était téléporté sur son bras. Elle me dit alors qu'elle accepte de me montrer le chemin mais que je le finirais seule. Elle ne m'en donne pas de raisons précises, mais peut être doit-elle rentrée dans son village ou campement avant une certaine heure et qu'ainsi elle ne peut pas trop s'éloigner de son parcours habituel. Je ne sais pas ce qu'il en est mais ça n'a pas d'importance, n'est ce pas ? Je le pense en tout cas, mais puisqu'elle accepte, je vais la suivre, sans sourciller d'avantage.

    " D'accord, cela me convient. Merci de m'aider en tout cas. "

    Et je la gratifiais d'un petit sourire comme pour lui dire que j'étais vraiment reconnaissante qu'elle puisse m'aider à nourrir les miens. Elle jeta un oeil derrière elle alors qu'elle commençait à partir dans la direction voulue. Je la suivais puis venais finalement à sa hauteur. J'avais envie de lui poser de nombreuses questions mais même si elle m'aidait, je sentais qu'elle ne le ferrait pas tout le temps et pas forcément avec tout le monde comme si nous étions une menace pour elle, alors que ce n'était pas notre but, loin de là même. Qu'est ce que j'allais pouvoir trouver ? Je lui posais la question.

    " Qu'allons nous trouver dans ce coin ? Peut être que si nous allons là-bas ensemble, nous pourrons partager ? "

    Peut être que non, peut être que ça ne lui plairait pas, mais il fallait faire avec, je le savais clairement. Je ne voulais pas la braquer en tout, espérant que mon offre de partage la pousse à faire un peu plus de chemin avec moi.

avatar
Invité
Invité


Sujet: Re: Nous ne sommes pas là pour vous faire du mal - Feat Laurelin
Ven 17 Avr - 16:17

Sierra me remercia de l’aider. Je roulais des yeux avant de me mettre en marche, Lando sur mon bras. Je ne lui rendis pas la pareille par un sourire. Mon visage n’exprimait rien. Totalement neutre. Pourtant, cette blonde ne m’avait rien fait. Bien au contraire. Même si je ne portais pas ce peuple du ciel dans mon cœur, même si je souhaitais la mort de la plupart d’entre eux, Sierra était plutôt amicale alors que moi, je me montrais hostile. Oh, j’aurais pu lui indiquer un mauvais chemin, la conduisant tout droit dans un piège ou dans une partie de la forêt qu’elle ne connait pas et très pauvre en ressources, mais je n’en fis rien. Non. Je me dirigeais dans la bonne direction, celle que je lui avais indiquée quelques minutes plus tôt. Je l’emmenais dans un endroit de la forêt où elle trouverait de quoi manger. Pas grand-chose certes, mais au moins elle ne reviendrait pas à son campement les mains vides. Et puis, plus elle sera loin de mon village, mieux ce sera ! Et on peut difficilement faire plus loin que là où je l’emmène.

Je ne sais pas depuis combien de temps nous nous étions mis en route. Sierra se mit finalement à ma hauteur. Je lui jetai rapidement un regard en biais, tout en continuant de marcher. Elle semblait un peu nerveuse. Et même si elle tentait de rien en montrer, certains signes ne trompent pas. En même temps, quoi de plus normal ? Je ne fais rien pour l’aider et la mettre en confiance. Pourquoi le ferai-je ? Au bout d’un moment de long silence, Sierra pris la parole.

« Tu es bien curieuse »
Cette fille est intrépide et audacieuse. Je ne saurais dire si ce sont des qualités ou bien des défauts dans leur cas. Beaucoup d’entre eux se seraient contentés de rentrer au campement et d’éviter tout échange avec moi ou n’importe quel terrien. Mais non, cette jeune demoiselle m’avait fait face avec aplomb, feignant ne pas avoir peur. Elle tentait même de me faire la discussion. Après quelques secondes sans réponse, je me décidais à lui parler.

« Avec de la chance, tu pourras très certainement trouver quelques champignons. Mais surtout des racines et des écorces. La nature n’est pas très généreuse en hiver. Mais on s’y habitue rapidement »
Voilà que je lui faisais la conversation alors que je ne souhaitais pas me lier d’amitié avec. Intérieurement je m’insultais, me maudissais. Comme pour justifier l'emploi de la deuxième personne du singulier, je repris la parole, sur un ton plus dur.
« Je t’ai dit que je t’accompagnerai une partie du chemin et qu’ensuite tu devras te débrouiller seule. Je ne compte pas changer d’avis. Aussi, je connais la forêt comme ma poche. Je sais où trouver de quoi nourrir les miens. »
Mais je ne précisais pas quoi. En tout cas, je ne comptais pas lui révéler les endroits les plus indiqués pour la chasse. Ils veulent s’approprier notre terre, n’en faire qu’à leur tête, eh bien qu’ils se démerdent.  Je me trouvais déjà suffisamment gentille de bien vouloir accompagner cette fille dans un endroit où elle pourra trouver de quoi se nourrir.  

Le silence retomba finalement, pour mon plus grand plaisir. Je scrutais l’environnement, voir si une proie potentielle n’était pas dans les parages. Mais surtout, voir si l’un des miens ne nous suivait pas. Il ne manquerait plus que ça. Tout semblait calme. Un peu trop. Je restai sur le qui-vive. Les alentours me parurent de plus en plus familiers. Nous n’étions plus très loin. Je me stoppai.

« Continue tout droit pendant environ 500 mètres. Après tu n’as plus qu’à ouvrir l’œil et chercher »
Je l’ai accompagnée bien plus loin que la limite que je m’étais fixée. Pas question que j’aille plus loin. Je lui signifiais en ne bougeant pas et en la fixant intensément.

avatar
27/07/2014 Sammix Adriel 17204 Barbara Palvin Mayumi + Tumblr Ramasseuse de fruits & plantes / Agricultrice / Parcourir la forêt à la recherche de nouvelles plantes & fruits Les 100 80
Sans peurs et presque sans reproches


Sujet: Re: Nous ne sommes pas là pour vous faire du mal - Feat Laurelin
Sam 18 Avr - 16:19

    Je la remerciais pour son aide mais cela ne semblait pas lui plaire car son aide ne semblait pas être donner de gaieté de cœur, plus par convenance que pour m'aider réellement, à moins que ce ne soit pour autre chose en ce temps d'hiver, allez savoir. Il y avait clairement quelques choses mais je ne saurais dire quoi, je n'avais pas de don de télépathie mais dans l'instant, j'aurais aimé savoir ce qui se tramait dans la tête de la terrienne. A quoi pouvait bien penser Laurelin en m'indiquant ce coin capable de me donner un peu de nourriture pour les miens en tout en laissant suffisamment de bonnes choses pour son peuple ? Impossible à dire, elle était assez fermée comme jeune femme, mais peu importe au final, puisque j'allais trouver ce que j'étais venue chercher dans le coin, n'étais ce pas le plus important ? Pour moi ça l'était alors que j'aille à l'est, à l'ouest, au nord ou au sud, ça m'était bien égal. En tout cas nous nous mettions en route pour ce petit coin propice à ce que je ne revienne pas les mains vides au campement. Alors que je la suivais, je décidais de venir à sa hauteur après quelques minutes de marches pour essayer de faire un peu la conversation, je n'aimais pas tellement suivre quelqu'un en faisant en sorte de ne rien lui dire. Elle me dit alors que je suis bien curieuse, mais après tout je ne fais que poser quelques questions, rien de plus, rien de moins. Pourtant, si je pensais qu'elle n'allait rien me dire, me laissant deviner ce que je pourrais trouver dans ce petit coin, elle me répondit parlant de champignons, de racines et d'écorces bonnes à manger visiblement. C'était bien si je pouvais avoir un coin comme celui-ci, et si possible pas trop loin du campement en plus de cela. J'avais beau parcourir souvent la forêt, je ne pouvais pas quadriller tout le terrain, ce n'était pas possible, mais avec l'aide de terriens comme elle, je devenais plus efficace. Je souriais donc à sa réponse, finalement, elle n'était pas si hostile que cela à notre encontre, ou alors elle cachait bien son jeu, je ne saurais dire ce qu'il en était. Mais ce n'était pas tout, elle répondit à ma deuxième phrase également, sous entendant qu'elle m'indiquait un bon endroit mais qu'il en existait de meilleurs mais qu'elle les gardait pour son propre peuple, autrement dit, je pouvais me servir à volonté pour nourrir les miens sans leur porter préjudice ce qui était encore mieux. Je ne rajoutais donc rien à cela finalement et le silence revint. La marche dura encore un certain temps, le temps de parcourir quelques kilomètres peut être et elle était encore avec moi ce qui m'étonnait presque selon ces propres paroles. Elle me dit alors que nous étions presque arrivé et qu'elle allait me laisser là.

    " Merci pour m'avoir indiqué cet endroit. Si jamais je peux faire quelques choses pour toi, je le ferrais. "

    J'aurais eu envie de lui serrer la main ou de faire quelques choses dans ce genre là pour la remercier plus que par de simples paroles, mais cela me semblait être une mauvaise idée alors je ne faisais rien de tout cela. Nos routes se séparaient donc ici, n'est ce pas ? Elle ne bougeait plus en tout cas. J'allais donc pouvoir faire une petite récolte pour remplir un peu le garde manger, c'était donc une bonne journée.

Contenu sponsorisé


Sujet: Re: Nous ne sommes pas là pour vous faire du mal - Feat Laurelin

 

Nous ne sommes pas là pour vous faire du mal - Feat Laurelin

Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» Nous ne sommes pas là pour vous faire du mal - Feat Laurelin
» Nous ne sommes pas des amies. Nous sommes des étrangers avec des souvenirs.
» Dimitri - Nous sommes de retour, pour vous jouer un mauvais tour.
» Dark',pour vous servir...
» Pour vous remonter le moral

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Hundred :: Il était une fois des jolies histoires-